29 août 2015

Le vrai nom des migrants

Le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU se tâte: affecté par une petite bouffée de réalité, même lui a fini par admettre qu'il existait une différence entre "réfugiés" et "migrants".

Le HCR explique que les réfugiés sont des personnes fuyant les conflits ou des persécutions. Ils ont droit à une protection internationale en vertu de la Convention de 1951 sur les réfugiés.

Les migrants ne sont pas directement menacés et choisissent de quitter leur pays principalement pour des raisons économiques, trouver un emploi, une formation, ou des raisons de réunion familiale. A la différence des réfugiés, ils peuvent rentrer chez eux sans encourir de danger. Les lois de chaque pays sur l'immigration s'appliquent dans leur cas.


Sauf en Europe, bien entendu, où les deux flux sont mélangés aux frontières, dans les médias et les esprits dans le but avoué par certains de faire rentrer le plus de monde possible. D'ailleurs, même après cette soudaine saillie de bon sens le HCR - toujours irréprochable - fait volte-face et prétend pouvoir déceler les uns des autres:

Le HCR précise que parmi le grand nombre de personnes qui affluent actuellement vers l'Europe à travers la Méditerranée, il y a des réfugiés et des migrants. Mais la majorité d'entre elles viennent de pays en guerre ou de pays où elles sont persécutées (Syrie, Irak, Afghanistan, Libye, Erythrée) et ont droit à l'asile. Seulement pour une minorité, venue d'ailleurs, il s'agit de migrants.

 
Une minorité? Examinant la carte des migrations vers l'Europe, pas de doute, nous pouvons conclure que depuis son quartier général genevois le HCR a des yeux sacrément perçants:

roads_to_europe.png
Les chemins vers l'Europe - image Reuters (cliquez pour agrandir)

Mais le HCR est une officine politique et on peut parier que le moindre de ses directeurs n'a jamais vu ce genre de carte. D'ailleurs, même la récente distinction entre "réfugiés" et "migrants économiques" n'a guère de sens: on peut très bien être les deux. Des dizaines de milliers de personnes correspondent à cette description. Mais quitte à définir les deux catégories comme exclusives, alors il faut décider comment classer un individu dans l'une ou l'autre.

Je suggère de quitter la définition spécieuse du pays d'origine ; un réfugié venu de Damas attendant quelques mois à Calais son passage en Angleterre n'est résolument plus en danger de mort. Cette distinction n'est pas qu'une vue de l'esprit ; reconnue dans les traités internationaux, elle est à la base des Accords de Dublin. La notion de réfugié se ramène donc au danger encouru à l'instant présent dans un pays donné. Munis de ce simple bon sens, la distinction entre réfugiés et migrants coule de source: un réfugié devient simple migrant dès lors qu'il continue à traverser des pays alors qu'il n'est plus en danger de mort.

Un Syrien s'échappant de l'enfer syrien et tentant de rejoindre par exemple l'Allemagne à travers la route des Balkans franchira successivement la Turquie, la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et l'Autriche pour enfin atteindre son but. Mais dès son entrée en Turquie, il ne sera plus "en danger de mort dans un pays en guerre".

Partant de là, s'il quitte la Turquie, il perdra sa qualité de "réfugié" pour simplement devenir un "immigré économique" à la recherche de confort matériel. S'il parcourt encore ces milliers de kilomètres pour atteindre les douces mamelles de l’État-providence allemand, c'est un choix, pas une question de survie. Certains trouveront sa démarche justifiée, mais ce débat ne doit pas servir à masquer une dénomination correcte. Que personne - et certainement pas les faux réfugiés - n'ose prétendre que la vie en Turquie, en Bulgarie, en Serbie, en Hongrie et en Autriche est "impossible" et que c'est toujours une question de vie ou de mort. Pareilles déclarations sont une insulte à ces pays et à leurs millions d'habitants. L'affront est plus grand encore pour les compatriotes de ces immigrés restés au pays et qui sont, eux, réellement menacés.

La plupart des civils ne quittent pas leur pays d'origine, comme les Ukrainiens, ou les Yézidis accrochés à leur montagne de Sinjar. Hormis cela, Les réfugiés de guerre au sens du droit international existent ; les Syriens fuyant au Liban, en Jordanie ou en Turquie, les victimes africaines de Boko Haram cherchant refuge dans d'autres régions du Nigeria ou au Cameroun, et ainsi de suite. C'est là qu'il faut les aider, et soutenir les pays qui les accueillent.

Ceux qui vont plus loin sont à la recherche de confort. Ce sont donc des immigrants économiques. Ils visent un logement gracieusement fourni par l’État, la nourriture, l'habillement, les traitements médicaux, l'école, l'aide sociale, l'assistance juridique et tous ces services ruineux que nos gouvernements socio-démocrates endettés jusqu'à la moelle ne parviennent même plus à fournir à leur propre population dans le besoin.

S'ils ont parfois été témoins d'horreurs authentiques, elles ne constituent pas pour autant un alibi pour violer toutes les lois sur l'immigration des pays qu'ils décident de franchir - à moins de redéfinir jusqu'à la notion même de loi.

La guerre fait naturellement rage sur le plan médiatique, journaux et télévision luttant sans cesse pour présenter ces cohortes d'immigrés sous le jour le plus favorable possible. Les journalistes font de grands efforts pour montrer des images sympathiques d'enfants et de familles. Mais le terrain montre une situation différente - des requérants revendicatifs et pas toujours honnêtes. La plupart des migrants sont des hommes. Dans le camion retrouvé en Hongrie et ses 71 victimes mortes d'asphyxie, il y avait 4 enfants, 8 femmes, et 59 hommes.

S'il n'est pas plaisant de qualifier les migrants économiques d'envahisseurs, la plupart des sens du verbe dans la définition du Larousse semblent pourtant s'appliquer:

  • Entrer en nombre et par la force dans un pays, une région, s'en emparer militairement.
    Les troupes ennemies ont envahi le nord du pays.
  • Pénétrer quelque part en nombre, de manière abusive ou non autorisée ; occuper, faire irruption dans un lieu.
    Les manifestants ont envahi le ministère.
  • Se rendre en très grand nombre dans un lieu.
    L'été, les touristes envahissent le village.
  • S'imposer, atteindre, concerner de nombreux points d'un lieu, de nombreux éléments d'un groupe, gagner un domaine.
    Cette mode a envahi la France.
  • (Familier) Venir chez quelqu'un et l'importuner en occupant une place excessive, abusive, en demandant trop de son temps.
    Elle vient nous envahir tous les dimanches.

Seule le premier sens - celui d'une occupation militaire - ne correspond pas encore complètement à la réalité. Mais lorsque l'Europe aura finalement fermé ses frontières, pensez-vous que les migrants hésiteront à employer la force ?

Tout ceci ne peut évidemment que se terminer très mal - et se terminera très mal.

Commentaires

Les gens en charge dans les organismes internationaux sont immobilisés dans leur pensée et dans leurs actes par les mêmes problèmes que les politiciens majoritaires: garder leur postes et camoufler leur incapacité de trouver des solutions. Et, bien sûr, ne pas se mettre à dos ceux qui pourraient leur nuire dans l'avenir. Nier les problèmes sont donc naturellement la première ligne de défense.

Écrit par : Mère-Grand | 29 août 2015

Félicitations et merci pour votre explication éclairée, qui devrait figurer dans tous les journaux du pays!

A tort, le peuple semble avoir confiance dans ses autorités et devrait enfin connaître les mensonges de ces dernières à son encontre, car ceux-ci concernent déjà les gens des Balkans et se poursuivent avec d'autres maintenant.

Accepter un mandat et le conduire dans l'immoralité devient monnaie courante dans ce triste monde!

Écrit par : Hélène | 29 août 2015

Et pourtant, M. Montabert est un migrant économique lui aussi. Et ses compatriotes, du moins ceux présent sur notre territoire, semblent répondre parfaitement aux définitions du Larousse si méticuleusement répertoriées par M. Montabert lui-même. cf: http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/moeurs-au-secours-mon-chef-est-fran%C3%A7ais

Écrit par : Lantoine | 29 août 2015

Question envahisseurs et bouts de gras...

On assiste actuellement à une déferlante de candidats politiciens cherchant postes d'élus avec CDI comprenant tous les avantages dévolus à ce genre de postes.

En somme, comme ces migrants, cette ribambelle de candidats “à la gloire" ne recherche que le confort économique sur le dos des crétins de contribuables.

C'est sûr que ça ne motive pas d'aller voter dans le sens du poil !

Écrit par : petard | 30 août 2015

@Lantoine: "Et pourtant, M. Montabert est un migrant économique lui aussi."

Je ne crois pas avoir jamais caché que je suis un Suisse d'origine immigrée, mais la similitude s'arrête là ; je suis entré en Suisse en respectant à 100% toutes ses lois. Si la Suisse n'avait pas voulu de moi je ne serai pas pas venu.

Cette façon de penser et d'agir est aux antipodes des hordes de migrants qui s'imposent aux populations autochtones sans leur demander leur avis.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2015

Depuis le fond de la Préhistoire, les hommes bougent et l'Histoire est pour une
large part l'histoire des migrations. Ils bougent parce qu'ils sont à la recherche d'une subsistance ou d'une existence plus assurée. Au cours des deux derniers siècles, les Européens, en masses considérables, ont migré...

Dès lors, vouloir faire des distinguos subtils entre migrants et réfugiés n'a pas de sens et relève de cet intellectualisme comme on l'aime à l'UDC : le
drapeau se tient bien droit dedans...

GS

Écrit par : gil stauffer | 30 août 2015

@gil stauffer: vous avez tout à fait raison. Depuis le fond de la Préhistoire, les hommes bougent et l'Histoire est pour une large part l'histoire des migrations. Et quelles que soient les raisons pour lesquelles les hommes migrent, lorsqu'ils veulent coloniser des lieux déjà habités par d'autres hommes, il y a la guerre.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2015

«le drapeau se tient bien droit dedans... »

C'est une constante dans tout et vous n'allez rien y changer.

Les clubs, les clans, les communautés, les partis, les sectes, les familles (mêmes), les classes, etc.

Vouloir IMPOSER la présence des uns aux autres, c'est allumer le feu, provoquer la guerre.

Le grand pique-nique amical entre “prochains", ça ne marche même pas quelques heures, Place St-Pierre...

Écrit par : petard | 30 août 2015

Et Gil Stauffer nous promet le sort des peaux-rouges dans leurs réserves. Les gens de culture arabo-musulmane auront supplanté les gens de culture européenne dans deux ou trois décennies en Europe. Que vont-ils faire de nous ? Ce qu'ils font aujourd'hui aux Yézidis...

Écrit par : Géo | 30 août 2015

Depuis cet été, on assiste à une offensive tous azimuts des immigrationnistes partout en Europe. Cette offensive passe par des tentatives de culpabilisation de plus en plus agressives des patriotes au travers de drames qui ne sont pas nouveaux : les noyades en Méditerranée : quelques milliers chaque année, en croissance. Alors que l’on parle à peine des centaines de milliers qui arrivent à bon port sur la même période. Soit une mortalité de moins de 1%, à peine plus importante que le risque que l’on court en empruntant les routes des vacances. Et un événement nouveau, lui, ces 71 morts récupérés récemment dans un camion frigorifique sur la voie d’urgence d’une autoroute autrichienne, qui n’est pas sans rappeler les camions à gaz des nazis pendant la guerre. Là aussi le risque d'y rester est probablement de moins de 1%, si l'on met ce chiffre en regard des cargaisons entières de migrants qui parviennent à traverser les frontières sans encombre par ce moyen de la route.
Et l'on assiste même aujourd'hui à un championnat européen : c'est au pays qui accueillera le mieux les migrants, et surtout le plus d’entre eux.
Merkel, en pointe sur le sujet, est en passe de remporter la palme. On explique que l'Allemagne est un trou noir démographique, et qu'accueillir des réfugiés par centaines de milliers chaque année est vital pour ce pays. Mais qui s'est interrogé sur l’alternative qui consisterait pour eux à mettre en place une politique incitative de leur natalité par des mesures sociales appropriées dirigées en priorité vers les Allemandes de souche ? Ne serait-ce pas là un moyen plus sûr et moins risqué d'assurer les retraites futures, plutôt que d'hypothéquer l’avenir par l'importation de populations extra-européennes inassimilables ?
Et ce n’est là que le début du processus ! La publicité faite autour de cette soi-disant “crise des migrants” et de ses heureux résultats crée un formidable appel d’air dans toute l’Afrique et le Moyen-Orient. Ils seront bientôt non plus des centaines de milliers, mais des millions à se presser aux portes maritimes et terrestres de l’Union. Les incitations à la repentance et à la contrition vont redoubler afin que les peuples avalent la pilule, et surtout qu’ils continuent sans broncher à subventionner par leurs impôts toujours plus lourds leur propre disparition.

Écrit par : AP34 | 30 août 2015

Clair et net.
Excellent billet!
Mériterait d'être publié.
Ne le sera pas.

Écrit par : Paul Bär | 30 août 2015

@Paul Bär: je doute en effet que ce genre de billet trouve son chemin sur la page d'accueil du 24Heures, mais j'ai au moins la satisfaction de réaliser que je ne suis pas le seul à penser ainsi. D'après un reportage de la RTS citant des chiffres du Matin Dimanche (vidéo agrémentée comme dans 95% des cas de paisibles images d'enfants) seuls 26,5% des Suisses accepteraient de recueillir les 30'000 réfugiés dont la venue a été décidée par le Conseil Fédéral. Et ils sont 83,1% à soutenir l'idée d'une aide sur place.

Toujours aussi représentatif du peuple, ce Conseil Fédéral...

Lien vers le reportage mentionnant ces chiffres:

http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/crise-des-migrants-la-suisse-ne-ferait-pas-partie-des-destinations-principales-pour-les-refugies-syriens?id=7041487

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 août 2015

N'oublions pas les pauvres migrants de l'été qui rentrent de vacances pour reprendre le chemin du boulot tandis que d'autres continuent allégrement à migrer d'un blog à l'autre.Comme quoi tout est relatif au pays de Molière

Écrit par : lovejoie | 31 août 2015

Je corrige mon commentaire précédent: le sondage vient de la Schweiz am Sonntag et non du Matin Dimanche.

44,6% des sondés veulent une fermeture temporaire des frontières. Seuls 26,5% acceptent que la Suisse accueille 40 000 réfugiés par année, alors que le Conseil fédéral prévoit environ 30 000 demandes d’asile en 2015 et 2016. Une grande majorité (83,1%) soutient avant tout une intervention suisse sur place.

Écrit par : Stephane Montabert | 31 août 2015

Vous avez évidemment raison, Monsieur Montabert, et vos billets sont toujours excellemment articulés. Il est vrai aussi qu'une majorité des populations autochtones européennes est de notre avis. Il n'en reste pas moins que la totalité de la presse de masse se positionne contre nous et que des groupes d'intérêt éminemment puissants sont "à la manoeuvre", contre l'Europe, contre la Suisse.

Sur la "force qui sera employée", je vous rejoins aussi, mais je vais déjà plus loin, convaincu qu'il faudra se battre, se battre vraiment, et peut-être même contre nos propres autorités, dans un processus de type révolutionnaire, un "printemps" européen.

"The tree of liberty must be refreshed from time to time with the blood of patriots and tyrants.

George Washington"

Écrit par : Paul Bär | 31 août 2015

"Depuis le fond de la Préhistoire, les hommes bougent et l'Histoire est pour une
large part l'histoire des migrations."
Et depuis toujours les gens sur place se sont défendus de ces migrations lorsqu'elles mettaient leur propre existence en péril. Puis il est advenu ce qui fait l'état du monde tel qu'il est aujourd'hui. Il me semble que c'est la discussion même des problèmes que peut poser l'immigration que certains veulent interdire, sans parler de choix ou d'interdictions éventuelles.
Il ne s'agit pas de nier cela et de fabriquer une histoire qui n'a jamais existé, mais de revendiquer le droit de s'exprimer et de défendre ce que l'on croit être menacé. et qui l'est certainement avec la déferlante des Musulmans en Europe occidentale.

Écrit par : Mère-Grand | 31 août 2015

@Paul Bär
Cette citation est devenue inacceptable pour tout l'Occident, alors qu'il affronte un ennemi musulman qui l'a adoptée tout en la trahissant totalement: "The tree of tyranny must be refreshed as often as necessary with the blood of the martyrs of our faith."

Écrit par : Mère-Grand | 31 août 2015

@Lantoine: c'est que vous n'avez jamais travaillé avec des anglais, alors...

Peu de français font d'ailleurs la démarche de devenir Suisses, et à ceux là la notion d'envahissement peut certes d'appliquer. Mais il est particulièrement injuste d'en faire reproche à quelqu'un qui s'est manifestement très bien intégré à la société helvétique, et qui en partage ses valeurs.

L'argument du gauchiste, en somme.

Écrit par : Alexei | 31 août 2015

La responsabilité de l'Europe est mise en avant dans cette crise majeure de la migration. Mais qu'en est-il de la responsabilité des pays plus proches, tels que les Pays du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis, Bahrein, Koweit etc)?

Pourquoi la Suisse ne gèle pas les avoirs de ces pays riches stockés dans ses coffres-forts? Même s'il est clair que la Suisse ne peut accepter toute la misère du monde, elle accepte du moins ses richesses. Et le boeing du roi Fahd et ses 90 limousines à Genève. La Suisse a les moyens de faire pression pour exiger de ces pays, riches et proches des crises,leur coopération. Le Qatar répond présent pour organiser la coupe du monde de football; il peut bien organiser la prise en charge de ces êtres humains provenant de pays voisins.

Écrit par : Yves | 31 août 2015

L'argument qui consiste à dire que "nous sommes tous des migrants" est évidemment fallacieux, à double titre.

Tout d'abord, il nie la distance identitaire manifeste (sauf aux yeux d'un gauchiste ou d'un libéral marxiste sociétal) entre un migrant d'Europe et un migrant extra-européen.

Il nie également le fait historique que, durant les 30'000 dernières années, les déplacements de population sur le continent européen ont été, très majoritairement, le fait d'européens ethniques.

Il suffit d'ailleurs d'avoir plus de 35 ans, aujourd'hui, pour se souvenir du monde "d'avant", fondamentalement différent à cet égard.


PS: sur le Conseil fédéral qui agit désormais, pratiquement, comme une junte, il conviendrait que soit relancée l'idée d'un Conseil fédéral élu non plus par des parlementaires, mais par le Peuple.

Écrit par : Paul Bär | 31 août 2015

Je serais curieux d'entendre une critique de ceci (l'Economist, journal libéral/conservateur pour le Grand Remplacement des peuples européens)...

http://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-limmigration-massive-une-force-pour-leurope

http://www.economist.com/news/leaders/21662547-bigger-welcome-mat-would-be-europes-own-interest-let-them-and-let-them-earn

... sous un angle.... libéral/conservateur.

Écrit par : Paul Bär | 31 août 2015

Et voilà pourquoi, quand on est de droite, il ne faut plus jamais voter pour la droite non nationale (on a les mêmes en Suisse):

http://www.dailymotion.com/video/x33u4km_quand-le-porte-parole-recadre-la-porte-parole-les-republicains_news

Trop drôle, la "secondo" incompétente sabote sans le vouloir le point presse, ce qui oblige le droitard de service a préciser que le parti de Sarkozy entend bien que la France se laisse submerger par la migration allogène, mais que ce sera fait de façon légale, euro-compatible.

Et les cons de droite (pardon pour l'expression, ce n'est pas une insulte gratuite pour le plaisir de la vulgarité, c'est purement descriptif) choisiront quand même le président des "Républicains" comme prochain président de la République française.

Écrit par : Paul Bär | 01 septembre 2015

Je ne sais pas si c'est authentique, mais ça circule sur internet...

Propos attribués au Général De Gaulle, le 5 mars 1959 et rapportés par Alain Peyrefitte


«C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la Françe est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France.

Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et lartine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire! Les musulmans, vous êtes allés les voir? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas?

Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre, puis agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau.

Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demains seront vingt millions et après-demain quarante? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcheriez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé?

Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées.»

CHARLES DE GAULLE

Écrit par : petard | 01 septembre 2015

C'est authentique.
C'est ce qu'on disait à droite quand la droite était encore la droite, pas la droite de la gauche.
Michel Poniatowski, vieux "grognard" du gaullisme, parlait également de façon très claire sur le sujet (j'imagine bien les haut-le-coeur du délicat Claude Ruey à la lecture de ces lignes):

++++++++++++++++++++++++
Le moment est venu de
traiter énergiquement le problème de l’immigration africaine et
notamment musulmane. Si tel n’est pas le cas, la France aura deux
visages : celui du « cher et vieux pays » dont parle le général de
Gaulle et celui du campement avancé du tiers monde africain.
Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser
suivre leur cours. Le campement africain toujours plus grand, plus
vaste, plus illégal, grignotera d’abord, puis rongera, avant de faire
disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera
annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées. Nos temps
sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes.
Nous allons vers des Saint-Barthélémy si
l’immigration africaine n’est pas strictement contrôlée, limitée,
réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un
effort d’intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire
répression. Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas
que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu’un charter
rapatriera des envahisseurs illégaux. Il faut donc ainsi que ce cher
vieux pays restitue à l’état sa place normale. Les libéraux l’ont
affaibli, les socialistes l’ont détruit.
++++++++++++++++++++++++

Écrit par : Paul Bär | 01 septembre 2015

Regardez tous cette vidéo...

http://www.lesobservateurs.ch/2015/09/01/gare-de-budapest-30-aout-2015-les-migrants-defilent-aux-cris-dallahu-akbar-video/

... et faites la passer à tous ceux qui seraient encore enclins à voter par naïveté pour la "droite" molle (même si bientôt, on ne discutera plus de cela de façon politique, mais de façon plus "active"; oui, il faudra bien nous défendre nous-même, comme nos autorités font désormais partie du problème).

Écrit par : Paul Bär | 01 septembre 2015

De l'état, de l'état n'assumant plus ses fonctions régaliennes pour lesquelles il perçoit l'impôt, comme principal facteur de désordre:

http://fboizard.blogspot.ch/2015/08/blocage-de-lautoroute-a1-ou-letat-en.html

A terme, il faudra bien réfléchir à des formes d'organisation citoyennes informelles reprenant pratiquement certaines des tâches régaliennes que l'Etat a choisi de ne plus assumer. Je pense par exemple au Mexique où des collectifs citoyens ont bien été forcé d'assumer la sécurité locale face à l'impuissance et/ou la complicité de l'Etat.

Écrit par : Paul Bär | 01 septembre 2015

Aux gens raisonnables qui estiment encore que les dirigeants européens pensent au bien de leurs nations respectives:

++++++++++++++++++++++
SPIEGEL ONLINE: Wie viele Flüchtlinge kann Deutschland denn noch aufnehmen?

Schmidt: Es kann für die Aufnahme von Menschen, die vor Verfolgung fliehen und Schutz brauchen, keine Grenze nach oben geben.
++++++++++++++++++++++

http://www.spiegel.de/politik/deutschland/bamf-praesident-manfred-schmidt-zu-fluechtlingskrise-a-1050538.html


"Keine Grenze nach oben geben", notre arrêt de mort en quelques mots.
Et comme certains indigènes européens ne veulent pas mourir déjà ...

Écrit par : Paul Bär | 01 septembre 2015

Quel paradoxe, hier soir sur Infrarouge, la gauchiste Calmy-Rey en soutien du grand patronat allemand réclamant du "cheap labor", et le "systémiste" Smadja (excellent) appelant à se prémunir du chaos migratoire.
Un espoir, que Monsieur Smadja ait conservé ses réseaux et plaide "à très haut niveau" pour la sauvegarde, hé oui, de l'Occident.

Écrit par : Paul Bär | 02 septembre 2015

propos de Claude Smadja sur Infrarouge, à réécouter - le brillant Smadja est l'un des rares sur médias francophones à exposer une vision de fond, à ce point éclairée

écarts de niveaux & maturité journalistique frappants hier: même sujet abordé à Infrarouge et sur le C dans l'air de TV5, aux invités et modérateurs incapables d'aborder le concret de front

semble qu'en France le traitement du même sujet stagne, englué dans leurs tabous, détourné dans l'émotivisme : pas touche aux incapacités UE, accords Dublin innapliqués, Shengen Hors Service

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 02 septembre 2015

Selon A2 13h. Merkel a déclaré que Schengen serait remis en question profondément s'il n'y avait pas d'accord entre les pays UE.

Est-ce que c'est ce qu'elle murmurera à l'oreille de Burkhalter et consorts
aujourd'hui et demain?
Calmy-rey doit s'étrangler ce matin, après les propos grotesques qu'elle a tenus hier soir; elle qui s'est tellement investie pour la libre circulation!

Si ça continue on va pouvoir remercier cette vague des migrants!

Ce que nous n'avons pas pu faire avec nos bulletins de vote, eux le provoque en toutes illégalité, c'est pas beau....l'anarchie!

Écrit par : Corélande | 02 septembre 2015

Je disais donc ;-) que Claude Smadja était un libéral économique estimable, conscient des grands équilibres, des choses à ne pas bousculer...
Pour réaliser qu'il n'est malheureusement pas représentatif de "l'espèce", une sorte de "poisson-volant", voir Le Temps d'aujourd'hui mercredi avec les libéraux économiques Couchepin et Ruey prônant les bienfaits éclairés du Grand Remplacement. Avec notamment, l'argument "bateau" cité par l'amiral en retraite Couchepin ("ces gens formés qui viennent combler nos déficits démographiques...) que Smadja a démoli magistralement sur Infrarouge.

Écrit par : Paul Bär | 02 septembre 2015

Couchepin, calmy-rey et compagnie se permettent d'intervenir à nouveau, uniquement parce qu'ils ne veulent pas assumer, voire les couvrir, les énormes erreurs qu'ils ont commises au temps de leur gouvernance.

Ils méritent tout simplement de passer devant un tribunal extraordinaire du peuple qui devraient les juger pour hautes trahisons envers leurs électeurs et concitoyens.

Écrit par : Corélande | 03 septembre 2015

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