14 septembre 2015

Adieu, Schengen

Refugees_Munich.jpgEt voilà. L'Allemagne ouverte et généreuse de Mme Merkel, affirmant il y a une semaine encore que les hordes de migrants étaient bienvenues, vient de réinstaurer "temporairement" les contrôles aux frontières et donc de suspendre de facto sa participation à l'Espace Schengen. Et bien que cela ne fasse pas autant les gros titres des journaux, la République Tchèque a eu la même réaction.

Peu de gens posent la question du pourquoi. L'explication tient en deux temps. Premièrement,  les autorités allemandes sont submergées. Plus de dix-sept mille migrants sont arrivés à Munich ce week-end, soixante-trois mille depuis le 31 août. On ne sait plus où les mettre. Deuxièmement, les migrants entrent en Allemagne à travers la frontière autrichienne, c'est-à-dire en Bavière, une zone traditionnellement dévolue à la CDU-CSU - qui ne veut pas de cette marée humaine - alors que les appels à une répartition entre Länder allemands restent vains.

Réalisant qu'elle était en train de dynamiter sa propre base électorale, la Chancelière fit brutalement machine arrière. La fête est finie, titre la presse, mais les dégâts sont là.

Déni de réalité

Face à un tel revirement il y aura toujours des croyants imperméables à toute réalité (mettez le gouvernement suisse en place d'honneur) pour ne pas comprendre que la Chimère de la libre-circulation est morte. Les spin doctors sont en alerte rouge ; ils ont déjà commencé à travailler l'opinion publique au corps pour expliquer que tout cela ne signifie rien en réalité, que nous n'assistons qu'à une fermeture temporaire de certaines frontières comme entre l'Allemagne et l'Autriche et que cela ne concerne que les réfugiés syriens, donc finalement - insérez une petite quinte de toux ici - tout ceci n'est qu'un petit écueil sur la voie de l'unité européenne pure et parfaite et voilà, hum, bon, on ne va pas en faire un fromage non plus.

En vérité, divers mensonges à l'intention du bas-peuple viennent de se fracasser sur le mur de la réalité.

Dans quel tiroir est partie se cacher la fable de ces travailleurs syriens hautement qualifiés, ce capital humain prêt à contribuer aux régimes socio-démocrates européens, qui sauveraient notre natalité et nos retraites par répartition? Tout d'un coup l'apport de richesse était tellement énorme, on nageait dans la prospérité, c'était un peu trop fort, il fallait y mettre le holà, c'est cela? Une croissance allemande trop vigoureuse aurait gêné ses partenaires plus prudents ou moins attractifs? Hum, pas vraiment.

La fable s'évacue sans doute dans le même égout que les belles déclarations invoquant la solidarité universelle européenne et le devoir d'assistance sans limite à toute la misère du monde, qui n'était pas plus tenable à défaut d'être crédible.

Oui, la politique allemande de la porte ouverte aura tenu une semaine. Une semaine de trop. Une semaine d'espoirs illusoires pendant laquelle se jetèrent sur les routes des dizaines de milliers d'immigrants économiques - au point de quitter leurs camps en Turquie et au Liban - pour caresser le rêve absurde d'un Pays de Cocagne chanté par Mme Merkel-la-généreuse. Même des Algériens. Et le gros de la troupe est encore en transit, notez bien. Ce trop-plein va être un tout petit peu plus difficile à gérer.

Qui commande en Europe

Mme Merkel a le droit de changer d'avis. Elle use d'ailleurs de cette liberté avec abandon. N'affirmait-elle pas en 2010 que le modèle multiculturel allemand avait "totalement échoué"? Puis il y a une semaine que l'Allemagne était un "pays d'espoir" pour les migrants? Avant de laisser dimanche un de ses ministres dire que le contrôle des frontières extérieures de l'UE est un "échec complet"?

Pouvoir dire une chose puis son contraire sans jamais être pris en défaut est sans doute la marque des grands politiciens ; Angela Merkel est bien au-delà. Elle prône des positions incompatibles simultanément. L'Espace Schengen est à la fois un pilier indiscutable de la construction européenne et un mécanisme à suspendre la veille d'un sommet européen. Il faut accueillir en Allemagne les réfugiés par charité chrétienne mais en même temps forcer les autres pays de l'UE à faire de même. Il faut sauver le peuple syrien mais aussi tenir fermement les frontières extérieures de l'Espace Schengen. Les migrants sont une chance pour l'Allemagne, toutefois on ferme les frontières parce que trop c'est trop. Quel talent!

Qu'on imagine le scandale et l'indignation continentale si la même décision de fermer une frontière eut été prise par, disons, la Pologne! Mais lorsque l'Allemagne fait entendre sa voix, chacun se tait. La décision unilatérale de l'Allemagne et l'absence de critique qui en résulte montrent aux yeux de tous, s'il en était encore besoin, qui commande réellement l'Union Européenne.

Le nain de jardin rouge à croix blanche

summaruga_merkel.jpegLa liberté d'action que s'autorise l'Allemagne en suspendant unilatéralement les Accords de Schengen renvoie douloureusement à la veulerie du gouvernement suisse face aux décisions votées démocratiquement par le peuple helvétique.

Depuis des années la Suisse subit une immigration dix fois supérieure à ce qui était prévu lorsque la population décida - avec une grande naïveté - d'adhérer à l'espace de libre-circulation européen. Depuis, deux initiatives majeures, le renvoi des criminels étrangers et le rejet de l'immigration de masse, sont passées par là ; les deux impliquent clairement un retour de la surveillance des frontières.

Mais ni l'immigration européenne incontrôlée subie par la Suisse depuis des années, ni les votations populaires, ni l'urgence de la déferlante migratoire en provenance d'Afrique et du Moyen-Orient n'ont changé d'un iota la trajectoire voulue par le Conseil Fédéral. La libre-circulation et l'appartenance à l'Espace Schengen doivent être maintenus à n'importe quel prix.

Samedi encore, par le biais de sa présidente Simonetta Sommaruga, le gouvernement suisse se réjouissait de participer au mécanisme de répartition des réfugiés, alors même que la Suisse n'est pas membre de l'Union Européenne et que rien ne l'y oblige.

Un futur, plusieurs impasses

L'Union Européenne est en proie à une contradiction insoluble entre un espace de libre-circulation idéologiquement crucial à sa construction, et une masse virtuellement infinie de migrants se pressant à ses portes.

L'Allemagne souhaite perpétuer "l'esprit de solidarité et d'ouverture" de l'Union Européenne à travers un projet de répartition contraignante des migrants. Selon sa population et sa richesse, chaque pays de l'Espace Schengen aurait l'obligation de prendre en charge, non une certaine quantité de migrants, mais une certaine proportion de migrants. Soit par exemple, pour un pays donné, 30'000 migrants s'ils sont un demi-million à entrer en Europe... Et 300'000 s'ils sont dix fois plus nombreux.

Sachant que l'Allemagne décide, la pression sera forte pour adopter ce programme. La réticence des pays d'Europe de l'Est semble pour l'instant résolue. Mais quelles que soient les joutes politiques la faiblesse fatale de ce plan tient dans sa construction même: comment forcer des centaines de milliers de migrants à s'installer dans des pays dont ils ne veulent pas? C'est précisément la base de ce qui les a jeté sur les routes en direction de l'Allemagne!

Si la répartition des migrants est un objectif contraignant pour les membres de l'Espace Schengen, la contrainte vaudra également pour les migrants eux-mêmes. L'Europe de demain va être belle à voir: camps d'internement, collecte systématique d'empreintes génétiques, relocalisation sous bonne garde de milliers de personnes dans leur pays d'attribution... Le tout alors que le business des passeurs sera florissant à l'intérieur même de l'Europe.

Dans tous les cas et en particulier pendant que les discussions à haut niveau s'éternisent, l'Espace Schengen tels que nous l'avons connu est mort. Dans les plus brefs délais, davantage de frontières seront gardées et il faudra à nouveau sortir des documents d'identité à l'intérieur de l'Union.

Le gouvernement suisse continuera-t-il à être le seul et dernier bon élève de la libre-circulation, quoi qu'il en coûte au pays? Réponse le soir du 18 octobre.

Commentaires

Comme toujours, tout est parfaitement clair... Merci!

Écrit par : Bérénice | 14 septembre 2015

Art. 266


Atteinte a l'indépendance de la Confédération

1. Celui qui aura commis un acte tendant

à porter atteinte à l'indépendance de la Confédération ou à mettre en danger cette indépendance,

ou à provoquer de la part d'une puissance étrangère, dans les affaires de la Confédération, une immixtion de nature à mettre en danger l'indépendance de la Confédération,

sera puni d'une peine privative de liberté d'un an au moins.

2.1 Celui qui aura noué des intelligences avec le gouvernement d'un Etat étranger ou avec un de ses agents dans le dessein de provoquer une guerre contre la Confédération sera puni d'une peine privative de liberté de trois ans au moins.

Dans les cas graves, le juge pourra prononcer une peine privative de liberté à vie.

1 Nouvelle teneur selon le ch. I de la LF du 5 oct. 1950, en vigueur depuis le 5 janv. 1951 (RO 1951 1 16; FF 1949 I 1233).
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Les citoyens suisses avons donc le devoir de désobéissance au vu de l'actualité ! Nous avons le devoir de condamner notre gouvernement actuel qui devient criminel !
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Extraits de notre constitution :

Art. 2 But

1 La Confédération suisse protège la liberté et les droits du peuple et elle assure
l’indépendance et la sécurité du pays.
2 Elle favorise la prospérité commune, le développement durable, la cohésion interne
et la diversité culturelle du pays.
3 Elle veille à garantir une égalité des chances aussi grande que possible

---(Je répète là le point 1 - 1 La Confédération suisse protège la liberté et les droits du peuple et ELLE ASSURE L'INDEPENDANCE ET LA SECURITE DU PAYS !!!!!- Or la confédération met sciemment en danger l'indépendance et la sécurité du pays et de ses citoyens !!!)---

Art. 16 Libertés d’opinion et d’information

1 La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties.
2 Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion.

3 Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer
aux sources généralement accessibles et de les diffuser.

Art. 26 Garantie de la propriété

1 La propriété est garantie.
2 Une pleine indemnité est due en cas d’expropriation ou de restriction de la propriété
qui équivaut à une expropriation.

Écrit par : Pierre Henri | 14 septembre 2015

"Face à un tel revirement il y aura toujours des croyants imperméables à toute réalité (mettez le gouvernement suisse en place d'honneur) pour ne pas comprendre que la Chimère de la libre-circulation est morte."
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C'est ce qu'Einstein disait en ses propres termes quand il parlait de démence. "La démence, c’est de faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent à chaque fois."
Cela ne correspond-il pas énormément au socialisme ? J'ai cessé de voir le socialisme/gauchisme comme une idéologie mais je le vois comme une maladie mentale. Il en a l'anatomie et tous les attributs et symptômes. Et comme elle, il est incurable. Résultats ? Destruction, victimes et chaos ! Comme pour les tueurs en série...

Il a dit autre chose de fort : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

Écrit par : Pierre Henri | 14 septembre 2015

Merci de ce rappel constitutionnel M. Jenni! C'est pour cela qu'un jour peut être pas si lointain, certain(e)s de nos gouvernant(e)s actuel(le)s devront passer devant un tribunal d'exception!

Rien que pour les juges étrangers, cela leur pend au nez!

1 La Confédération suisse protège la liberté et les droits du peuple et ELLE ASSURE L'INDEPENDANCE ET LA SECURITE DU PAYS !!!!!- Or la confédération met sciemment en danger l'indépendance et la sécurité du pays et de ses citoyens !!!)--- (se sont surtout 6 sur 7 conseillers fédéraux)

C'est d'ailleurs sur cela que s'était appuyé le Général Guisan lorsqu'il avait menacé d'arrêter le Conseil Fédéral de l'époque, qui voulait sournoisement ce rapprocher et collaborer avec les allemands!

Actuellement on veut sournoisement nous faire adhérer à l'UE, je vous le rappelle : www.ue-non.ch

Écrit par : Corélande | 14 septembre 2015

Des mêmes idées que vous, je tire la conclusion inverse !

http://fboizard.blogspot.fr/2015/09/lespace-schengen-existe-toujours.html

J'espère avoir tort et que vous ayez raison.

L'avenir est incertain.

Écrit par : Franck Boizard | 14 septembre 2015

@Pierre Henri: sachant que les juges sont nommés par le pouvoir politique en place, je n'en attends pas trop de cette trajectoire, même si les articles de la Constitution que vous citez sont parfaitement clairs.

@Franck Boizard: Schengen n'est pas apprécié - il suffit de voir avec quelle vitesse les pays l'abandonnent les uns après les autres. Mais vous avez raison, Schengen n'est pas mort. Il est en état d'animation suspendue.

Toutefois, avant qu'il ne revienne à la vie il faudrait que l'UE soit parvenue à régler la crise des migrants, ce qui voudrait dire que les problèmes de pauvreté et de violence en Afrique et au Moyen-Orient soient résolus et/ou que l'UE soit capable d'une politique extérieure cohérente.

Aussi, je pense que le retour de Schengen version début 2015 n'est pas pour demain.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 septembre 2015

"Sachant que les juges sont nommés par le pouvoir politique en place, je n'en attends pas trop de cette trajectoire, même si les articles de la Constitution que vous citez sont parfaitement clairs."
--
Je suis conscient de ça, c'est pourquoi j'attend une réaction des forces de police et des officiers de l'armée, qui ont beaucoup plus d'honneur que les politiciens, et qui sont entre le marteau et l'enclume. Parmi ces gens, une quantité non négligeable vient encore de la vieille école et se rangeraient du côté des citoyens. Diable, nous sommes des millions et ils ne sont qu'une poignée. Plus on attend et plus ça deviendra compliqué car ayant quelques connaissances dans la police, il m'a été rapporté que pour l'engagement des nouvelles recrues, la mention "socialiste" dans le pédigrée devient un pré-requis pour être embauché. Et comme l'a dit l'avocat écrivain conférencier français Adrien Abauzit dans l'une de ses conférences, depuis la révolution française jusqu'à aujourd'hui, les seuls gouvernements qui ont tiré sur et tué leurs concitoyens étaient des gouvernements socialistes. C'est là que j'en viens avec mon idée que le socialisme est une maladie mentale, c'est que tous ceux qui ne pensent pas comme eux, comme le FN en France ou l'UDC en Suisse sont considérés comme de la merde, comme des gens qui ne ont pas des êtres humains ni des citoyens de nos pays respectifs. Il n'a qu'à voir avec quelle virulence les fascistes auto-proclamés antifas peuvent frapper ou tuer ceux qu'ils considèrent comme des sous-humains ou des animaux. Comme les nazis avec les juifs.

Écrit par : Pierre Henri | 14 septembre 2015

Corélande@ Où êtes-vous allé chercher ça ?
"C'est d'ailleurs sur cela que s'était appuyé le Général Guisan lorsqu'il avait menacé d'arrêter le Conseil Fédéral de l'époque, qui voulait sournoisement ce rapprocher et collaborer avec les allemands!"

Écrit par : Géo | 15 septembre 2015

Géo, je donne la réponse dans le blog de M. Voiblet!

Écrit par : Corélande | 15 septembre 2015

Corélande@ Et donc, la source c'est vous ? Votre imagination débordante ?

Écrit par : Géo | 15 septembre 2015

Vous êtes caricatural, et fatigant en annonçant la mort de chapitres entiers de l'UE dès que se profile la moindre crise.

Ce genre de titre racoleur est éculé et nuit à la crédibilité de bavure.

Évidemment, l'espace Schengen n'est en rien menacé de mort par la crise des migrants : il s'adaptera à la situation, comme avant lui la gouvernance économique de l'UE s'est adaptée à la crise de l'Euro.

Votre haine de l'Europe et des étrangers, votre mépris des réfugiés, votre jouissance malsaine à espérer la ruine de l'autre, relève plus de la psychanalyse que de la politique.

Ayez le Courage de vous remettre en question.

Écrit par : M-UDC | 16 septembre 2015

@M-UDC: "Vous êtes caricatural, et fatigant en annonçant la mort de chapitres entiers de l'UE dès que se profile la moindre crise."

La moindre crise?! Vous avez un potentiel comique insoupçonné!

Mais faites-vous plaisir: l'UE ne s'est jamais aussi bien portée. Faillite de la Grèce, position commune face à la guerre en Ukraine ou en Syrie, espace Schengen et accueil de réfugiés, sur chaque dossier l'UE incarne compétence, diligence et unité. Tout va hyper-bien.

La crise permanente, voilà le nouveau modus operandi de l'Union Européenne. Les dossiers de crise s'ajoutent les uns aux autres sans qu'aucun ne soit jamais refermé.

"Évidemment, l'espace Schengen (...) s'adaptera à la situation, comme avant lui la gouvernance économique de l'UE s'est adaptée à la crise de l'Euro."

Bel exemple que la crise de l'Euro! Il n'y a qu'à voir comment on en est (toujours pas) sorti!

Bien sûr l'espace Schengen "s'adaptera". Tout est dans le choix des termes. On retrouve la bonne vieille novlangue de 1984:
- La guerre, c’est la paix.
- La liberté, c’est l’esclavage.
- L’ignorance, c’est la force.

On peut réinstaurer (et on réinstaure) les frontières intérieures de l'union, on remet des douaniers et des vérifications d'identité, et on continue à appeler le tout "Espace Schengen":
- Les contrôles aux frontières, c'est la libre-circulation.

Mais c'est sans doute une tare "psychanalytique" que de relever ces quelques contradictions. La haine que vous m'attribuez n'est rien d'autre que la haine que vous éprouvez vous-même à l'encontre de ceux qui ne rêvent pas comme vous.

Il y avait des camps d'internement pour les dissidents dans certains régimes. Je parie que dans un coin de votre tête vous adoreriez m'y envoyer.

"Ayez le Courage de vous remettre en question."

Pourquoi se remettre en question quand on a raison?

Écrit par : Stephane Montabert | 16 septembre 2015

@M-UDC

La réthorique habituelle du parfait gauchiste ! Déni de réalité, insultes, démolir le messager, déshumaniser l'adversaire et le psychiatriser mais ne jamais évoquer les vrais problèmes ni les résoudre. Ceux qui s'y emploient vraiment sont traités de fascistes. Vous détestez la nature et le naturel parce que vous ne pouvez pas la réglementer ni changer ses lois. Elle est plus forte que vous ne le serez jamais, vous tous réunis. Le produit final du socialisme et de tous ses projets est la destruction. Heureusement que le socialisme n'est pas millénaire car il y a longtemps que la Terre ressemblerait à Mars !

Écrit par : Pierre Henri | 16 septembre 2015

Ayez le courage de vous remettre en question et de vous informer sur d'autres canaux que les officiels:

http://www.breizh-info.com/30671/actualite-internationale/immigration-et-crime-organise-le-rapport-choc-qui-accable/

Écrit par : Corélande | 16 septembre 2015

«Pourquoi se remettre en question quand on a raison?»

Perso, je pense sincèrement que vous avez raison. Mais il y a quelques trucs que je ne comprends pas:

Pourquoi votre parti ne vous a pas choisi comme tête de liste ?
Pourquoi votre parti s'entête-t-il à représenter des Grin, Parmelin, Rappaz, etc. ? Pourquoi pas encore Bugnon ou Fattebert pendant qu'on y est...

Comprenez-vous que les électeur UDC sentent se floués avec ces gaillards ?

Dommage, c'est une campagne pour rien, des élections pour rien !

Écrit par : petard | 16 septembre 2015

@Pertard: "Pourquoi votre parti ne vous a pas choisi comme tête de liste ?"

Parce qu'il aurait fallu au minimum que je me porte candidat? :)

Plaisanterie mis à part, j'ai expérimenté l'influence d'un membre dans une assemblée et je vois d'ici les limites des joutes politiques bernoises. Et, n'étant pas dans le réseautage, l'élaboration des listes correspond à tout un rituel qui me laisse parfaitement indifférent.

Je conçois davantage la politique comme un contact direct avec le citoyen - la base de toute action politique dans le modèle helvétique - à travers les stands sur les marchés, ou ce blog.

Ne soyez pas trop durs ; les candidats de l'UDC sont (à une exception près) des gens tout ce qu'il y a de respectables, même s'ils n'animent pas un blog. Leurs avis divergent certainement du mien sur certains points secondaires mais c'est inévitable.

Et mieux vaut n'importe quel candidat UDC qu'une Géraldine Savary ou un Luc Recordon, parce que c'est bien à cela que ça se ramène.

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 septembre 2015

Monsieur [Montabert],

Vous dites: "... Et mieux vaut n'importe quel candidat UDC qu'une Géraldine Savary ou un Luc Recordon, parce que c'est bien à cela que ça se ramène."

Vraiment?... Même le candidat UDC qui fait exception, puisque ne faisant pas partie des gens tout ce qu'il y a de respectable ?
Si je devais vous rencontrer sur un stand au marché, est-ce que vous me diriez le nom de ce mouton noir?
Vous et toute l'UDC qui êtes grands pourfendeurs de moutons noirs, il faudra le dire afin que l'électeur puisse éliminer celui-là au moins de la liste qu'il mettra dans l'urne!

Écrit par : La paille et la poutre | 17 septembre 2015

@paille et la poutre: pas la peine de me croiser sur un marché pour me faire avouer quelque sombre secret, le noeud de l'affaire a été évoqué publiquement sur ce blog.

http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2015/07/27/fabienne-despot-dans-la-tourmente.html

Bonne lecture.

Écrit par : Stephane Montabert | 17 septembre 2015

Je me doutais bien qu'il s'agissait de la dame enregistreuse. Il s'avère tout-de-même qu'elle a été reconduite dans ses responsabilités par une majorité. Ce qui est surprenant après tout le ramadam qui a suivi les "révélations".

Dans le fond du fond on ne sait absolument pas pourquoi cette dame a été détestée dès le début par bon nombre d'élus udc… et pourquoi finalement personne d'autre s'est porté candidat à la présidence de la section vaudoise. Mystère !

On ne sait rien sur cette dame. D'ailleurs elle-même ne parle pas… ou elle débite des copeaux de bois façon Amstein. C'est p'être ça le problème.

«mieux vaut n'importe quel candidat UDC qu'une Géraldine Savary ou un Luc Recordon»

Stratégiquement parlant ça peut se tenir… si l'on ne prend en compte que le nombre de pouces baissés au finish. Mais c'est insuffisant.

Il faut des personnalités à l'aise et bien trempées pour mener les débats dans les médias, etc. Et là c'est le vide sydéral.

Faudrait quand-même que ces "lourdingues" comprennent que c'est le "spectacle" qui fait monter la sauce ou la mayonnaise.

Du pain… et des jeux !!!





Maintenant si vous voulez savoir quelque chose sur le sujet, faut pas espérer être informé autrement que par copeaux de bois par la bande à Grin, Parmelin, Rappaz & Cie.

Est-ce une histoire de cul ? Alors franchement tout le monde s'en fout !
Est-ce une manip ant-udc de la part de la presse ? On en a l'habitude, on s'en fout également.

Écrit par : petard | 17 septembre 2015

@Stephane Montabert

Fabienne Despot, une taupe socialiste ? Pour les socialistes, ce type de méthode (enregistrer les gens à leur insu, entre autres) est la règle !

Écrit par : Pierre Henri | 17 septembre 2015

"Pour les socialistes, ce type de méthode (enregistrer les gens à leur insu, entre autres) est la règle !" N'oublions peut-être pas que F.Despot s'était équipé d'un enregistreur parce qu'il était prévu de rencontrer un membre de l'UDC qui avait écrit une lettre de lecteurs incendiaire contre elle dans 24 heures - l'endroit évidemment le plus approprié pour régler ses comptes à l'intérieur du parti...-. Si vous deviez avoir une entrevue avec un taré capable de tout, vous ne chercheriez pas à vous couvrir ?
Après cela, elle a accumulé les bêtises, plutôt petites au départ, que ses charmants collègues se sont fait un plaisir de grossir et surtout dévoiler au grand public.
Conclusion : ceux-ci n'avaient rien à fiche des élections à venir. Ou bien ?

Écrit par : Géo | 17 septembre 2015

Messieurs-Dames, veuillez autant que possible formuler des commentaires en accord avec le sujet du billet, merci.

Écrit par : Stephane Montabert | 17 septembre 2015

Dans la première partie 19eme siècle, il a été décidé de supprimer les frontière, de mettre un pouvoir centrale fédérale, d'avoir une monnaie commune.
Certain, des conservateurs, n'acceptant pas de perdre une partie de son indépendance, se sont révolté. Mais battu, ils sont rentré dans les rangs.
Et donc voici la Suisse moderne qui est né en l'an 1848, et contrairement au siècles précédent, c'est une Suisse qui est devenu prospère. Pour une partie de la population, il n'était plus nécessaire d'émigrer pour s'en sortir.

Nécessité faisant loi, la construction de l'Europe, comme jadis la Suisse, est poussé par les évènements de l'extérieur, notamment la montée en puissance de pays émergent. La construction peut ralentir, muter, mais ne s'arrêtera pas.

Demandons aux suisse de rétablir les frontières entre cantons. On constatera que les conservateurs de jadis ont eut tort comme ont tort ceux d'aujourd'hui.

Écrit par : Glob | 17 septembre 2015

"Nécessité faisant loi, la construction de l'Europe, comme jadis la Suisse, est poussé par les évènements de l'extérieur, notamment la montée en puissance de pays émergent. La construction peut ralentir, muter, mais ne s'arrêtera pas."

Là n'est pas la question. Suite à ces événements, l'Europe va se construire de façon beaucoup plus autoritaire sous la direction de ses maîtres franco-allemands. Ou s'effondrer, ce qui n'est pas exclu non plus mais moins probable.
Les pendules vont être mises à l'heure sur les politiques budgétaires, fiscales, migratoires, sociales, de la défense et j'en passe.
Ce que la Suisse va devenir au milieu de l'Empire : la même chose que maintenant, en pire. Le droit européen sans discussion possible. Alors espérons que l'Europe s'effondre...

Écrit par : Géo | 17 septembre 2015

"(...) Alors espérons que l'Europe s'effondre..."

L'UE s'effondrera ! Certains rats commencent déjà à quitter le navire... Il faut les empêcher de partir, ils doivent être jugés.

Écrit par : Pierre Henri | 17 septembre 2015

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