02 décembre 2015

Trois papables pour un siège

L'élection du Conseil Fédéral approche à grands pas et la principale incertitude du vote tient en une phrase: l'UDC obtiendra-t-elle un second siège, mérité en regard de sa force électorale?

Pour légitime qu'elle soit, cette revendication n'a rien d'évident. Qui se rappelle encore la lutte homérique de Christoph Blocher en 2003 pour gagner sa place? Il fallut pas moins de trois tours de scrutin pour que le père du rejet de l'adhésion à l'UE passe l'épaule. Puis Eveline Widmer-Schlumpf trouva le chemin tortueux du pouvoir en 2007 et en 2011, à l'aide d'une profusion de justifications de mauvaise foi.

La classe politique suisse ne s'embarrasse pas de grand-chose dès lors que l'UDC est concernée, et certainement pas de scrupules. L'incertitude est donc maximale.

Les trois candidats officiels

Immédiatement après les élections fédérales, la politique politicienne prit rapidement le dessus. Les présidents des formations politiques hors UDC eurent donc tôt fait d'exprimer une liste d'exigences plus ou moins saugrenues pour un éventuel second siège de celle-ci, comme un candidat favorable à l'Union Européenne (autant trouver un socialiste rejetant le collectivisme...) ou issu de telle ou telle minorité.

Le parti prit néanmoins la classe politique au mot en sortant une liste de trois candidats issus de trois régions linguistiques de Suisse.

Aeschi.jpgThomas Aeschi, le Zougois. Âgé de seulement 36 ans, c'est le plus jeune des candidats. Travailleur et compétent, passé sur les bancs d'universités de renommée internationale en restant imperméable au gauchisme dont elles sont imprégnées, il vécut aux Etats-Unis et en Australie. Consultant en entreprises, il connaît le secteur privé. Il milite pour une Suisse souveraine et un gouvernement doté d'une épine dorsale, capable de négocier quelque chose sans se coucher à plat ventre en implorant pitié comme préalable à toute discussion.

Présenté comme le "grandissime favori", il fait peur à la gauche et se retrouve en conséquence violemment attaqué par les journalistes. Il serait la "créature" de Blocher / Dr. Frankenstein, à peine un être humain ; on le taxe "d'ultra-libéralisme", tare irrémédiable s'il en est ; enfin, c'est un Alémanique, source intarissable de mépris de la part des rédactions romandes. L'encre de son nom n'était pas sèche sur le communiqué de presse que déjà commençaient les campagnes sournoises contre sa personne, évoquant par exemple son implication dans "une procédure pénale pour violation du secret de fonction" en sous-entendant lourdement qu'il serait lui-même mis en cause... Ce qui n'est absolument pas le cas.

Tous les fouilleurs de poubelles sont sur la brèche.

Gobbi.jpgNorman Gobbi, le Tessinois. A peine plus vieux que le précédent (38 ans) l'élu a acquis son siège au Conseil national sous les couleurs de la Lega. Proche de l'UDC, il en est devenu officiellement membre après son élection juste pour pouvoir se présenter sous ses couleurs, procédure acceptée et entérinée par le groupe UDC. La proximité idéologique entre la Lega et l'UDC sur de nombreux sujets est un fait établi ; issu d'un Tessin victime depuis de nombreuses années des problèmes liés aux frontaliers italiens (dans l'indifférence générale du reste de la Suisse il faut bien le dire), Norman Gobbi serait, au sein du Collège, une voix entière et résolument hostile à la libre-circulation.

Cette position affirmée sur ce dossier crucial est sans doute son plus grand défaut aux yeux des sycophantes pro-européens. L'absence de représentant au Conseil Fédéral de la minorité italophone depuis Flavio Cotti en 1999 joue officiellement en sa faveur, mais on peut parier que cet argument ne pèsera pas lourd lorsque l'Assemblée fédérale votera à bulletins secrets.

Malgré la sympathie qu'il inspire, M. Gobbi fait figure d'outsider.

Parmelin.jpgGuy Parmelin, le Vaudois. Là où les autres candidats de l'UDC manquent de réseaux à Berne, le conseiller national de Bursins a patiemment bâti le sien depuis 1994 et les bancs du Grand Conseil vaudois avant de passer au Conseil National. Maître agriculteur-viticulteur de profession, il est apparenté à la branche agrarienne de l'UDC vaudoise et souvent considéré, à tort, comme un individu effacé. Son caractère aimable et son entregent habillent d'authentiques convictions.

Très à l'aise dans le fonctionnement des institutions politiques, il avoue une nette préférence pour les dossiers ayant trait aux assurances sociales, actuellement entre les mains d'Alain Berset. Le socialiste pourrait faire pression sur son groupe pour l'aider à se débarrasser de ce département toxique. Mais Guy Parmelin est romand et son élection porterait à trois sur sept leur nombre au Conseil Fédéral...

Quel serait mon candidat préféré? Tous! Sans langue de bois, je trouve chacun de ces candidats parfaitement valable, ce qui est déjà un tour de force. Je serai très satisfait si l'un d'eux parvient à entrer au Conseil Fédéral le 9 décembre.

Vous ne me verrez pas soutenir M. Parmelin avec des glapissements hystériques au nom d'un chauvinisme vaudois déplacé ; pas plus que je n'enterrerai sa candidature au prétexte qu'il vient d'une section cantonale pas toujours brillante à Berne. Il faut bien l'admettre, Guy Parmelin est le seul candidat que je puisse me targuer de connaître un peu ; derrière sa plaisante bonhomie, il m'a toujours semblé plus sérieux et solide qu'un examen superficiel laissait présager.

Norman Gobbi promet à l'inverse une communication plus rugueuse, ce qui ne serait pas pour me déplaire. Comme Conseiller fédéral, il serait sans doute un trublion imperméable au politiquement correct si mièvre et si typique de l'exécutif helvétique. Un anti-Burkhalter, en quelque sorte. Cette perspective inquiète certainement en haut lieu.

Thomas Aeschi, enfin, laisse transparaître de sa candidature suffisamment de compétence et de volonté pour clairement effrayer la gauche, ce qui en fait un candidat prometteur. Nul doute qu'il est sans doute le mieux placé des trois pour parvenir à dompter l'Administration fédérale, véritable État dans l’État.

Mais l'un d'eux sera-t-il seulement élu le 9 décembre? Ce n'est pas du tout certain.

Les manœuvres

S'il y a bien une erreur que peuvent commettre même les observateurs les plus blasés de la politique fédérale, c'est sous-estimer le niveau de cynisme dont sont capables les adversaires de l'UDC.

Par exemple, je reste persuadé que les exigences avancées pour accepter une candidature UDC au Conseil Fédéral n'avaient absolument pas pour objectif de dénicher la perle rare, mais seulement de préparer le terrain pour justifier la réélection d'Eveline Widmer-Schlumpf. Le ou les candidats de l'UDC auraient été trop anti-européens, ou pas assez latins, ou trop masculins, ou n'importe quel prétexte cousu de fil blanc qui permette d'empêcher l'UDC d'accéder à son second siège.

Une fois Eveline Widmer-Schlumpf réélue la population protesterait - mollement, elle qui a rejeté l'élection du Conseil Fédéral par le peuple, sans compter qu'un grand nombre d'anti-UDC s’accommoderaient grandement de ce nouveau "petit écart" - et les éditorialistes lâcheraient quelques lignes au vitriol sur cette affreuse UDC incapable de séduire le Parlement. Choisissant la "continuité", nous en serions quitte pour un nouveau tour de piste.

Malgré tout il arrive que les comploteurs les plus compétents subissent des vents contraires, ici, la force électorale du bloc UDC-PLR. Elle amena Eveline Widmer-Schlumpf à jeter l'éponge. La Grisonne annonça son retrait avant même que soit connu le visage final de l'Assemblée Fédérale. Se rappelant la façon dont elle acquit son siège, réclamer du courage eut été trop lui demander ; après deux législature, elle n'avait certainement pas envie de prendre le moindre risque d'une humiliation électorale.

Le plan Widmer-Schlumpf traditionnel étant tombé à l'eau, il fallait trouver une solution de rechange. Mais une nouvelle Widmer-Schlumpf semble hors d'atteinte. L'UDC de 2015 a présenté des candidats au positionnement clair ; plus possible d'y trouver des socialistes honteux comme lorsque les courants du futur PBD (positionné plus à gauche que le PLR, c'est dire) imprégnaient certaines sections cantonales.

thomas aeschi,norman gobbi,guy parmelin,udc,conseil fédéral,manoeuvres politiquesL'autre solution serait de trouver un UDC assez pro-européen et suffisamment respecté pour que la formation politique accepte d'avaler la pilule. Le nom de Peter Spuhler, de Stadler Rail, revient avec insistance. L'entrepreneur s'était fait remarquer pour s'être engagé en faveur de la libre-circulation contre l'avis de sa formation politique. Mais il quitta le Conseil national en 2013 et, au vu de l'évolution récente de la situation européenne, nul ne sait aujourd'hui s'il défendrait encore aussi aveuglément cette thèse.

Le jour J

Les chefs de parti de centre-gauche ont probablement quelques atouts dans leurs manches. L'attaque, si elle a lieu, sera déclenchée avec un maximum de force dès le premier tour alors que les voix de l'UDC et du PLR s'éparpilleront entre les trois candidats officiels, sans compter que certains PLR se joindront joyeusement à la curée. Si l'UDC tient le choc, elle se rabattra probablement en intégralité sur un candidat unique aux tours suivant pour préserver ses chances de succès, candidat que les médias s'empresseront alors de dépeindre comme "le seul vrai candidat qu'il y a jamais eu" en soulignant "l'hypocrisie" d'en avoir présenté plusieurs.

Mais il n'est pas dit que les petits comploteurs de Berne parviennent à trouver un nouveau poulain de la trempe d'Eveline Widmer-Schlumpf, et le grand public n'en saura probablement jamais rien. Le cas échéant, il faudra alors s'en remettre à la liste officielle, la mort dans l'âme. Il est peu probable que Norman Gobbi surmonte l'odeur de soufre qu'il charrie en tant qu'élu de la Lega. Guy Parmelin serait un choix raisonnable mais la surreprésentation romande au Conseil Fédéral ferait obstacle à l'ambition personnelle de Christophe Darbellay au moment de remplacer Doris Leuthard, ce qui serait problématique. Le Parlement pourrait donc opter pour une élection de Thomas Aeschi, sans enthousiasme et sous les huées de la gauche.

Tout cela n'est bien sûr que mon analyse personnelle et une bonne dose de politique-fiction. Il sera intéressant de relire ce texte après l'élection du 9 décembre.

Commentaires

Si l’intérêt pour l’UDC s’est manifesté dans l’électorat ces dernières années, c’est quand-même grâce à Chritophe Blocher qu’elle le doit. Et non pas aux agrariens.

Donc, je pars quand-même de l’idée que de placer - après la victoire de l’UDC au CN -, un pépère agrarien au Conseil fédéral, c’est quelque part se foutre de cet électorat.
En tant qu’électeur (conservateur) UDC, je me sentirais carrément floué si le « candidat perpétuel à la candidature » était retenu.

Et puis, il y a le bonhomme: son véritable dessein personnel, ses compétences et sa carrure. Désolé, mais là ça frise le ridicule. C’est fou, ça peut paraître insensé, mais sur la nature des personnes, je me suis trompe rarement. J’ai observé ça durant les 50 ans dans ma vie professionnelle. Les « neuneu », les c.., les parasites, je les débusquais immédiatement.

Sans vouloir être méchant, je pense que ce bonhomme s’intéresse d’abord à SA CARRIÈRE, son ÉGO, ses petits intérêts personnels, à la rente de situation… et à l’abonnement général en première classe, à perpète.
On le dit tellement calé en matière d’asssurances sociales: À part de répéter comme un perroquet qu’il faudrait réduire le taux de conversion de la LPP à moins de 6%, il ne dit pas grand chose. Evidemment LUI, pour LUI, ilaura résolu le problème avec ses 250000 balles de retraite pour 4 ou 8 ans de ventilateur. Après moi, le déluge…

Maintenant, pourquoi la gauche et le centre vont-ils voter pour lui ? Justement parce qu’il ne dérange personne et qu’un moulin à vent c’est fait pour brasser de l’air. Et puis ce sera toujours bon, pour dire plus tard que les conseillers fédéraux UDC sont nuls, archi-nuls.

Écrit par : petard | 03 décembre 2015

Voilà qui est dit pour le Romand. Ce serait un sale coup pour l'UDC. On rappelle que Ueli Maurer n'a pas réussi à faire passer le Gripen avec ses gaffes à répétition. Un 2ème CF de cet acabit et la messe sera dite pour le futur...
Gobbi fait de la figuration intelligente, merci.
Et Thomas Aeschi fait un peu peur par son aspect anti-Burkhalter, incompatible avec un gouvernement collégial. Il lui manque un peu de bouteille et cela m'étonnerait que les gens de l'UDC ne le savent pas...
On pourrait en déduire qu'ils désirent un 4ème candidat non-choisi par eux, ce qui les dédouanerait et permettrait de continuer de prendre des positions d'opposition.
PS hors sujet. Si vous étiez membre d'une fédération de football, vous continueriez de vous rendre à Zurich aux congrès de la FIFA ? Swiss Corporation ne semble être qu'une antenne des USA en Europe...

Écrit par : Géo | 03 décembre 2015

@petard: je peux vous comprendre mais vous allez un peu vite en besogne en enterrant la candidature de M. Parmelin. Je rappelle qu'il a tout de même été sélectionné comme candidat par le nouveau groupe UDC aux Chambres Fédérales, des gens qui n'ont certainement pas envie que le siège soit occupé à nouveau par un "demi UDC" à la Samuel Schmid. Je ne le vois absolument pas comme un ambitieux avide de tirer la couverture à lui.

Quant à son approche sur les assurances sociales, j'attends en effet des solutions un peu plus imaginatives que la simple baisse du taux de conversion / allongement de la durée de retraite, comme pour les assurances maladie ces système ont bien besoin de liberté. Reste à voir ce que les parlementaires (et le peuple!) sont prêts à accepter...

@Géo: aucun candidat officiel ne semble trouver grâce à vos yeux. Ce n'est pas avec ce genre de raisonnement que l'UDC aura un second siège!

Quant à votre remarque hors sujet, je ne vois malheureusement pas de quoi vous parlez, mais restons-en à l'élection du CF si vous voulez bien.

Écrit par : Stéphane Montabert | 03 décembre 2015

Parmelin n'a pas la carrure, les idées et les compétences pour aller au CF. C'est certainement un CN valable, même si on n'aime pas ses positions, il faut lui reconnaître de l'entregent et une capacité de dialogue. Mais cela ne fait pas de lui un candidat correcte. De plus, romand, il n'a aucune chance de trouver grâce auprès des Suisses-allemands. Pour moi, c'est clairement un candidat alibi. Et puis il y a déjà Maurer qui a le même genre de profil, c'est la peine d'en élire un second (et je suis vaudois)...

Gobbi, désolé, personne ne le connait. Son seul atout est d'être tessinois et que cela fait longtemps qu'il faudrait un tessionois au CF. Il est trop jeune pour avoir eu le temps de se faire un réseau à Berne et je doute qu'il soit élu uniquement parce que tessinois. De plus, je ne crois pas une seconde que les parlementaires UDC et PLR alémaniques voteront pour lui. Est-ce un bon conseillé d'état tessinois? Qui peut réellement le dire? Et la preuve a été faite avec Maillards que compétent ne suffit pas à être élu.

Le favori à mon avis? Aeschi, malheureusement. Pourquoi malheureusement? Parce qu'il n'a pas de réseau, pas d'expérience et qu'il n'a rien montré dans sa carrière politique jusqu'à maintenant. Ils auraient proposé Koeppel que cela n'aurait pas été différent.
Bon, pour M. Montabert, sauf erreur il est issu de l'uni de St-Gall...alors prétendre qu'il a résisté aux gauchistes, c'est bien mal connaître cette institution.
Autre problème, il n'a oeuvré que comme consultant d'affaire... c'est pas connaître les entreprises ça, c'est savoir lire leurs bilans et faire des propositions sur combien de personnes virer et quel département vendre et lequel garder...théorie court-termiste dans la majorité des cas, sans compréhension aucune du fonctionnement d'une boîte, de son coeur de métier. Alors ce n'est pas forcément un défaut en soi, mais cela ne peut être présenté comme un avantage ou une connaissance des sociétés. Je ne doute cependant pas qu'il plaise beaucoup aux économistes de la gold kuste.

Alors franchement, je n'aimerais pas trop devoir faire un choix parmi ces candidats. Les verts c'est facile, ils voteront pour aucun d'eux et on ne pourra pas trop le leur reproché. A la place du PS, je ferai exactement la même chose, ou en laissant juste les vaudois voter pour Parmelin, parce que vaudois, mais sinon ils ne devraient même pas se compromettre là-dedans.
PDC, PLR et UDC ont la majorité, qu'ils choisissent. Et dans ce cas ce ne sera pas gagné. Suffirait à un PDC tel Lombardi d'être ok pour se lancer dans la course et il sera élu. Mais est ce que les groupes politiques en question auront le courage, ou l'inconscience, de faire cela?
J'en doute et je le regrette.

Écrit par : lefredo | 03 décembre 2015

@lefredo: votre point de vue d'homme de gauche est intéressant. Vous parlez de "carrure" contre Guy Parmelin, mais la pianiste Simmonetta Sommaruga l'avait-elle? Que je sache, même le "champion" Alain Berset n'a jamais été non plus dans un exécutif.

Gobbi n'est pas connu à Berne certes mais pas moins qu'Eveline Widmer-Schlumpf, dont aucun parlementaire n'aurait été capable d'orthographier son nom correctement la veille de son élection. Et M. Gobbi a une expérience d'élu dans un exécutif.

Mais c'est intéressant de vous voir penser à Aeschi comme favori, alors que je pense que la gauche fera tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher son accès au CF (il n'y a qu'à voir le barrage médiatique dont il fait l'objet.) En guise d'universités gauchistes dans son parcours, je pensais moins à St-Gall qu'à Harvard où il étudia pendant deux ans. Et ne vous en déplaise, je crois que le métier qu'il exerce est un tout petit peu plus compliqué que le portrait que vous en brossez...

Mais en fin de compte vous n'aimez aucun candidat - ce qui est une excellente preuve de la qualité de leur sélection.

Écrit par : Stéphane Montabert | 03 décembre 2015

Je penche pour le roquet zougois, arrogant, méprisant, suffisant et incompétent, un bobo de l'extrême-droite, larbins des riches et des nantis et ennemis jurés des démunis, qu'il considèrent tous comme des profiteurs, des paresseux, des inadaptés.

Je souhaiterai voir ce petit roquet ce frotter à Bruxelles, dans quelques mois il sera à coup sur un nouveau, en encore plus grotesque et pathétique, Y. Perrin.

Vive l'UDC le parti des ringards, incompétents et frustrés, créateurs de problème aprce que totalement incapable d'apporter la moindre solution.

Écrit par : Stalinator | 05 décembre 2015

Moi je n'aime qu'un seul de ces candidats: Gobbi. Evidemment... parce que je suis un râleur et que Gobbi correspond parfaitement au profil du politicien que j'aime bien.

Je ne vais plus trop m'étendre sur Parmelin, malheureusement je parie dix caisses de bières que l'Assemblée fédérale le choisira. Précisément parce qu'il est nul et qu'il ne fera de l'ombre à personne. Farplait !!! Et puis les fonctionnaires des Offices dont il aura la charge pourront respirer... ils seront très tôt gratifiés d'être d'excellents collaborateurs. C'est comme-ça qu'on dit chez les nuls quand on s'abandonne sur les compétences des autres.

Bref, je ne vais même pas allumer la télé pour suivre en direct ce cauchemar.

Une chose me semble en tout cas certaine, l'UDC disque de payer très cher cette mauvaise plaisanterie... (en terme d'électorat, bien sûr).


PS à M. Montabert
Vous ne vous êtes pas gêné de dire tout le bien que vous pensiez de Mme Despot. Il se trouve que votre section aurait pu élire M. Parmelin à la présidence de l'UDC vaudoise, puisque il est si formidable. Mais non, il ne voulait pas... c'était bien trop "cheap" pour lui... tout comme remplacer Mermoud.

Écrit par : petard | 05 décembre 2015

@petard: Croyez bien que je ne me serais pas gêné de dire tout le "bien" que je pensais de M. Parmelin si j'avais pour lui la même opinion que sur Mme Despot!

Comme d'autres, vous semblez le considérer comme un mou et un incompétent, mais doublé d'un ambitieux. Ma foi, c'est au pied du mur qu'on voit le maçon et je pense qu'il vaut mieux que cela. Quant à la présidence de l'UDC Vaudoise, il l'a déjà assumée pendant sept ans...

La seule chose qu'on pourrait lui reprocher est de ne pas s'être lancé dans la course au Conseil d'Etat vaudois après le décès de M. Mermoud. Cette critique est fondée, mais j'aurais tendance à l'atténuer sachant l'épreuve que ce décès a représenté à l'interne. Je le perçois plutôt comme un signe d'humilité, et nul n'étant prophète en son pays, bien malin qui peut assurer qu'il aurait trouvé sa place au Château.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 décembre 2015

"Eveline Widmer-Schlumpf, dont aucun parlementaire n'aurait été capable d'orthographier son nom correctement la veille de son élection"
A tout hasard, on est en Suisse et les Suisse-allemands représentent les deux tiers de la population. Et cela m'étonnerait qu'il existe un seul suisse-allemand qui serait incapable d'orthographier correctement "Widmer-Schlumpf"...

Écrit par : Géo | 05 décembre 2015

@Géo: c'était pour ironiser sur le fait que c'était une illustre inconnue au Palais fédéral et qu'elle fut élue par des chefs de parti dictant leur mot d'ordre à leurs troupes.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 décembre 2015

Ce qu’il y a de «bien» dans ce pays, c’est qu’il y a toujours un plan «B» en matière de gouvernance. Si le chef nommé par consensus (c.-à-d., pour ménager la chèvre et le chou), s’avère nul; le pouvoir est relégué immédiatement aux arrières inammovibles qui concoctent sournoisement en petit comité les décisions à prendre (les fonctionnaires des Offices).

On le voit bien avec l’OFROU en matière de législation sur la circulation routière. Même si tout récemment le TF lui a tapé sur les doigts à propos d’une histoire de natel au volant, rien n’y fait, l’OFROU fait ce qu’il veut. Via Sicura, etc.

Evidemment, la «salle» n’avait pas du tout rigolé lorsque Christophe Blocher a fait un peu le ménage. Le résultat on le connait.

Moralité: vaut mieux donner un abo général en première classe - et accessoirement une LPP à un taux de conv. de 50%) à un gentil membre, que d’envoyer un Mister Proper incorruptible nettoyer les écuries d’Augias.

D’ailleurs, même le PS en persiflant tempère et rigole. Ainsi, Levrat sur le ticket UDC et Parmelin en particulier: «Guy Parmelin a glissé vers la droite à cause de ses ambitions». Appréciez, le «glissé»; ça veut tout dire. Et le «à cause de ses ambitions»… ça lui a pas échappé non plus le revers «pique-assiette».
Quant à Norman Gobbi, gratifié par la classe po de fachiste de service, pensez donc…

Écrit par : petard | 06 décembre 2015

EWS était très connue des ministres des finances cantonaux et elle avait une réputation d'excellence. Elle était inconnue des Romands mais les Romands, hein ?
Si on écoutait et suivait les Romands, la Suisse n'existerait plus depuis longtemps.

Écrit par : Géo | 06 décembre 2015

J'aime bien le profil d'Aeschi. On a besoin de quelqu'un qui sache parler aux milieux d'affaires. C'est donc assez logique qu'il fasse figure de favori et logique aussi qu'il fasse peur à la gauche, qui a grand besoin de continuer à raconter aux entreprises ses histoires à dormir debout sur la Suisse qui va se transformer en Corée du Nord et s'exclure du monde si la droite a l'outrecuidance d'entendre garder un œil sur ce qui passe les frontières.

Écrit par : Mandos | 06 décembre 2015

Juste pour finir... à propos de Christophe Blocher.

Lui, n'a pas fait de politique pour son morlingue. Lui, n'a pas bidouillé pour devenir conseiller fédéral pour la rente. Lui, s'est donné au pays en donnant beaucoup, beaucoup d'argent à son parti... dans l'intérêt du pays.

Alors, tous ces grippe-sous de centre gauche, de centre droit ou de la droite «Bahnhofstrasse», voyez ce que j'en pense !

Écrit par : petard | 07 décembre 2015

@M. Montabert

On parlait de Parmelin, pas de Sommaruga ou de Berset.
Alors effectivement, Berset n'avait aucune expérience non plus et j'avoue que j'aurais largement préféré Maillard. Mais est-ce que Berset est un bon CF? Pour le moment je ne peux pas totalement me positionner, mais il n'est certainement pas mauvais. Il est de toutes manières meilleur que Schneider-Ammann ou Maurer, cela ne fait aucun doute.
Sommaruga n'avait pas d'expérience? J'avoue que je ne la connaissais pas et que je n'en sais rien. Mais pour le moment elle fait le job, difficile. Et que c'est principalement de la mauvaise foi qui la rend responsable de tous les maux de l'asile, alors qu'il n'y a pas de soucis majeur avec l'asile, sinon dans la tête de Voiblet, qui n'a pas grand-chose d'autre à faire valoir que prétendre à l'envahissement non contrôlé, et quelques autres qui "capitalise" sur ce sujet en s'attaquant à la seule CF PS et femme.

Gobbi n'a pas la réputation de EWS et n'a pas le soutien des autres chefs de parti. Etant, de plus, nouvellement admis à l'UDC spécialement pour cette élection, il est un alibi, comme Parmelin. Je ne vois pas les conseillers nationaux l'élire. Déjà à l'UDC, ils ne voteront pas pour lui. Je ne parle que de stratégie, je ne connais rien à son bilan, sinon qu'il ne traine pas la meilleure des réputations et qu'il a plutôt axé sa campagne pour le conseil d'état sur le rejet des étrangers...ca veut tout dire.

Pour revenir à Parmelin, je persiste, il n'a pas la carrure ni les idées. Ce n'est pas un homme d'état. C'est d'ailleurs assez amusant de voir que le seul qui a le caractère et une forme de charisme pour le poste est Gobbi.

Je n'irai pas jusqu'à dire que Parmelin est mou, encore moins qu'il est incompétent, mais on peine à voir où se situe son action éclatante dans toute sa carrière, sinon son refus de se présenter pour conseil d'état vaudois, et ce n'est pas forcément une marque de clairvoyance.

En plus, il parle mal l'allemand et pas l'anglais. Pour des politiciens de ce niveau c'est grave. Et l'avez-vous déjà entendu prendre des positions claires, allant à l'encontre de son parti ou pour le défendre vraiment? Parmelin, ce n'est pas celui qu'on envoie en première ligne pour gagner, c'est celui qu'on garde avec soi pour faire le nombre.

Oui, j'ai évidemment un peu forcit le trait quant au travail d'Aeschi. Je n'ai jamais prétendu que c'était un travail simple qu'il faisait.
Je réagissais juste à ce que j'avais entendu, que certains tentaient de le faire passer pour un connaisseur des sociétés et de l'entreprise mais c'est faux.
Je doute qu'il soit bien perçu par les entrepreneurs. C'est le représentant d'une certaine classe d'économistes, plus proche du trader que de l'entrepreneur.
Et pour lui aussi, mise à part sa proximité d'avec Blocher et Brunner, on peine à trouver son action en première ligne...
Alors à mon sens c'est le favori, parce qu'il obtiendra les votes des UDC alémaniques. Les romands préféreront Parmelin, et le tessionois obtiendra quelques votes restant, éparpillés. Mais finalement, c'est la langue qui sera l'élément déterminant.
Il reste le cas où un 4ème nom sortirait, venant du parlement. Et là, ca pourrait changer selon qui est choisi. Car les PDC ne voteront pour l'un des 3 qu'à reculons et certains PLR seraient bien tentés d'en faire autant je pense, même s'ils pencheront vers Aeschi...

Voilà mon avis de "gauchiste" quant aux candidats. Pour l'élection, je ne me fais plus trop d'illusion depuis longtemps. Le parlement dans son ensemble n'élit pas assez en pensant au bien du pays.
Il a élu Maurer pour faire plaisir à l'UDC, c'était une grosse erreur. Il a élu Blocher on sait pas bien pourquoi, c'était aussi une erreur, corrigée dans les circonstances que l'on connait.
Mais il a surtout élu Schneider-Ammann, en lieu et place de Karine Keller-Sutter et c'est là une erreur difficilement pardonnable. Pour finir, il a préféré Berset à Maillard... alors peut être que les vaudois le remercie, mais je pense que Maillard aurait été meilleur que Berset et aurait fait un très bon conseiller fédéral.

Écrit par : lefredo | 07 décembre 2015

Bon ben voilà. Un second capitaine de pédalo UDC au CF...
Vous croyez vraiment que l'UDC ne va pas y perdre sa chemise, à ce jeu-là ?

Écrit par : Géo | 09 décembre 2015

On a bien vu hier comme l'UDC est à nouveau seul, seul! Alors qu'elle tombait à pic, déposée en septembre dernier, la motion exigeant le contrôle aux frontières avec militaires si nécessaire, a été refusée, par tous les autres!

Même pas peur les genevois ?, les lausannois dans la foulée? Du coup ce n'est pas d'avoir Guy Parmelin au CF qui va vous protéger de tous ces cinglés qui se baladent dans vos foules. Franchement cela en devient ridicule de voir toute la police leur courir aux trousses!

Quand on entend les commentaires des amarelle et cons sorts, c'est le summun de la malhonnêteté (si je le pouvais je serai nettement plus crue)....mais vous les avez élus et c'est parti pour 4 ans; sûrement les pires et sans majorités compétentes aux gouvernails!
Exactement ce qu'il ne faut pas faire; toujours dans la réaction et pas dans l'action!

Écrit par : Corélande | 11 décembre 2015

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