14 décembre 2015

L'ignoble chemise edelweiss

L'information a fait le tour du web helvétique: en fin de semaine dernière, dix élèves d'une école secondaire de Gossau, dans le canton de Saint-Gall, se sont fait réprimander pour s'être pointé en classe dans la traditionnelle chemise paysanne brodée.

Citant 20 Minutes:

La vue de cet habit typiquement suisse a fortement déplu à un enseignant, qui les a priés d’aller se rhabiller. (...) le professeur a en effet estimé que cette tenue véhiculait des idées «racistes et xénophobes». Les dix élèves avaient décidé de se pointer à l’école avec des chemises de paysan et d’entonner des chants patriotiques pour afficher leur «fierté d'être Suisses».


Plusieurs médias rapportent que cette initiative serait venue des élèves suite à "des tensions avec des camarades originaires des Balkans." Doux vocabulaire de journaliste pour évoquer un certain nombre d'autres élèves arborant régulièrement (et sans la moindre réaction du corps enseignant) l'aigle bicéphale albanais, avec insultes et postures de domination de circonstances.

edelweiss_hunziker.jpgLa plupart des articles de presse minimisent ensuite l'affaire en expliquant par exemple que l'enseignante avait "surréagi", selon le directeur de l'école, et que non, la chemise à edelweiss ne violait pas le code vestimentaire de l’établissement... Paroles de modération elles-mêmes modérées par une interview plus longue où l'individu explique qu'il n'avait pas lui-même de sympathie pour cette opération vestimentaire, qu'il aurait "rendu les élèves attentifs au message qu’envoient dix personnes vêtues de la sorte" tout en les "mettant en garde contre toute forme d’extrémisme". On a déjà vu mieux comme soutien.

Et quoi qu'on en dise, les élèves ont bel et bien été renvoyés chez eux pour changer leur tenue.

Les jeunes en question se "sentent incompris", explique le journaliste. Ah, toujours les sentiments de la jeunesse! Les trublions ont en plus le mauvais goût de résumer la flagrante injustice dont ils sont victimes en trois phrases:

"On peut porter un foulard sur la tête à l’école. Mais avec une chemise à edelweiss, on se fait passer un savon. Nous ne le comprenons pas."


Je crois au contraire qu'ils comprennent très bien, comme tout le monde d'ailleurs. Porter un vêtement aussi banal qu'une chemise paysanne à edelweiss, un vêtement de travail traditionnel, devient dans l'esprit fièrement anti-suisse du corps enseignant une inadmissible marque de patriotisme, à bannir de toute urgence. Et c'est bien le patriotisme - suisse - qui est à bannir. Le directeur de l'école l'exprime d'ailleurs on ne peut plus clairement:

Lorsqu’elle est arborée par un seul écolier, cette tenue patriotique n’a rien d’insultant. Mais quand dix élèves décident de la porter en même temps, c’est qu’ils essaient en effet de «faire passer un message», estime le directeur.


Et le "message" est bien entendu intolérable, même si on aurait aimé que le directeur l'évoque plus explicitement. Quel mal y a-t-il à porter un vêtement traditionnel local? A chanter des chansons du pays? Dans cette posture anti-suisse typique, les traditions, les cultures, les modes vestimentaires sont toutes admises et respectées - sauf celles de Suisse. Celles de Suisse représentent l'agression, la honte, la xénophobie, le racisme, le repli identitaire et à peu près tous les sentiments négatifs imaginables.

Et ça, c'est pour les disputes de cour d'école. On se demande quel genre d'enseignement est dispensé aux enfants en classe sur l'ensemble des "sciences humaines".

Visiblement et quoi qu'en dise la presse, les positions du directeur ne sont guère éloignées de celles de l'enseignante extrémiste. Abritant au moins deux sujets en proie au délire anti-suisse, l'école secondaire de Gossau serait-elle un nid de gauchistes antipatriotiques? Que nenni! L'affaire n'a rien d'un cas isolé. Une polémique identique avait éclaté en mars dernier à Willisau (LU). L'établissement scolaire local avait décidé d’interdire le port de la chemise edelweiss à la suite d’une altercation entre Albanais et Suisses. Sous la pression populaire, l'école avait fini par faire machine arrière. On trouve la trace du même problème il y a deux ans dans une question remontée jusqu'au parlement fribourgeois. Réponse du Conseil d’État, excusez du peu: "Porter une chemise edelweiss est autorisé si les responsables d'un établissement scolaire estiment qu'il n'y a pas lieu de craindre des débordements".

Là encore, la formulation de la phrase fait clairement porter la responsabilité des "débordements" sur le compte des porteurs de chemises, jamais sur ceux qui les agressent. Dans le même ordre d'idée, on devrait interdire aux vieilles dames de se promener dans la rue avec leur sac à main, afin d'éviter tout "débordement" de la part d'un jeune voyou qui passerait par là.

Un affrontement de basse intensité a déjà commencé dans les salles de classe et les cours de récréation des écoles helvétiques. Elle oppose des enfants suisses à des enfants revendicatifs d'autres origines, en particulier albanaise. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les Suisses sont loin d'être en position de force, les fonctionnaires du corps enseignant jouant contre leur patrie. Dans ce monde aux valeurs inversées, porter un vêtement traditionnel helvétique autrement que par habitude devient un acte hautement subversif.

C'est assez formateur, finalement, de ce qui attend ces enfants à l'âge adulte, lorsqu'ils seront confrontés aux mêmes problèmes à taille réelle avec une administration et des médias prenant fait et cause contre les autochtones.

Il n'aura fallu que quelques chemises pour que les élèves de l'école secondaire de Gossau comprennent dans quelle Suisse ils devront vivre demain.

Commentaires

Est-on certain que l'enseignant ne soit pas d'une secte quelconque?
En principe ces gens ont l'esprit plus que carré !

Écrit par : lovejoie | 15 décembre 2015

Là on atteint le comble du ridicule total et nos juges sont de vrais collabos qui devront aussi rendre des comptes, un jour où l'autre!

La prochaine c'est tout le monde avec voile et foulard dans la classe, puisqu'il faut enfoncer le clou, allons-y!

Remarquer l'été prochain au bord du lac on va aussi aller se balader avec un drap noir sur la tête, histoire de ne pas faire tache dans le paysage!

Écrit par : Corélande | 15 décembre 2015

@lovejoie: l'objectif de ce billet est d'expliquer et de montrer que non, cette situation n'a rien d'un cas isolé comme les médias voudraient nous le faire croire. Le problème est répandu, récurrent, minimisé et passé sous silence.

L'enseignante est peut-être "apparentée à une secte quelconque" comme vous dites, mais dans sa manière de penser elle n'est certainement pas seule.

Écrit par : Stéphane Montabert | 15 décembre 2015

Monsieur Montabert en effet elle n'est pas la seule! c'est une vérité de Lapalisse /rire
On a aussi des esprits très carrés conte le foulard porté en classe
De la part de l'enseignant/e c'est peut-être un renvoi d'ascenseur ce qui est stupide
Car si les jeunes cherchent à se différencier du monde des adultes autant qu'ils se vêtissent de manière peut-être provocatrices plutôt que se droguer

Écrit par : lovejoie | 15 décembre 2015

Quand 10 personnes décident de porter simultanément la même chemise, celle-ci devient un uniforme. Qu'importe ensuite sa couleur. Elle devient porteurse de message. Je doute fort qu'un instituteur renvoie à la légère les jeunes se changer, par simple anti-patriotisme. Je crois plutôt que sa décision relève de l'appréciation d'une situation.
On devrait plutôt se demander quelles sont les conséquences de la suppression de l'instruction civique et de l'instruction sur les religions.

Écrit par : Méroz Jean-Christophe | 16 décembre 2015

@M. Méroz: jetez donc un coup d'oeil sur 20 minutes où apparaît une photo des élèves:

http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/29025170

Quand 10 personnes décident de porter simultanément la même chemise, celle-ci ne devient pas un uniforme, mais une mode. Personne n'a obligé qui que ce soit à la porter, à l'inverse d'un uniforme.

Je vous l'accorde, une simple mode peut être porteuse d'un message. Et tous les gauchistes de service s'accordent à dire que celui-ci est intolérable, mais sans l'expliciter. Moi je veux savoir. Quel est, en toutes lettres, le fameux message transmis par le port d'une chemise edelweiss? Et en quoi est-il intolérable?

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 décembre 2015

"les conséquences de la suppression de l'instruction civique et de l'instruction sur les religions." Oui, et donc ? Merci de développer un peu votre pensée...

Écrit par : Géo | 16 décembre 2015

L'enseignante a réagi d'une manière hystérique et on se demande pourquoi...?! Pourquoi n'a-t-elle pas été suspendue de ses cours? Si elle avait réagi de la même façon avec des élèves musulmans, il y aurait eu un tollé général de la gauche et des plaintes des parents au nom du racisme, de la démocratie et la prof renvoyée!

"Il n'aura fallu que quelques chemises pour que les élèves de l'école secondaire de Gossau comprennent dans quelle Suisse ils devront vivre demain."

Cela résume tout!

Écrit par : Patoucha | 16 décembre 2015

Cette Chemise est comme la Suisse, moche, ringarde, admirée par les paysans et les UDC fiers de leurs "racines", son interdiction comme celle du port du voile chez les bonnes soeurs catholiques devrait être obligatoire.

Écrit par : AntiFa | 17 décembre 2015

@S. Montabert: Les info disponibles sont contradictoires. Y a-t-il ou non tension avec des élèves issus des Balkans? Je n'ai aucune information de première main, mais je peux penser que l'institutrice a craint une tension communautariste. Si elle n'y a pas vu une manifestation potache,"bon enfant", c'est qu'il y a peut-être un certain malaise dans cette classe et qu'elle a perçu l'habit uniforme des élèves comme une manifestation d'exclusion: Suisse de souche contre demi-Suisses. Mais je ne demande qu'à voir et à me laissser convaincre. (PS: Pourquoi parlez-vous de gauchistes? avez-vous des info sur l'orientation polique de l'institutrice?).

@Géo: je fais partie des vieux scrangneugneux qui pensent que l'on devrait montrer aux jeunes quelles sont les valeurs de l'Etat et de sa Constitution et quels sont les préceptes moraux communs des religions majoritaires et minoritaires de la propulation suisse. Je pense que passablement de problèmes avec la génération montante (y compris le départ de djihadistes) sont dus au fait que celle-ci ne reçoit plus de balises et de points de repert.

Écrit par : Méroz Jean-Christophe | 17 décembre 2015

"... interdire le port du voile chez les bonnes sœurs catholiques"

Tiens, comme c'est intéressant.
Mais pas interdire le voile chez les sœurs musulmanes, bien évidemment!

Quid du t-shirt rouge avec une grande croix blanche dessus? Faut-il la retirer des rayons des magasins? Est-elle un étendard raciste? Quid de l'Union Jack, qui décore pas mal de vêtements à la mode? Et les maillots de joueurs de foot, c'est tolérable ou pas?

Écrit par : Arnica | 17 décembre 2015

@M. Méroz: les informations sont contradictoires parce que divers acteurs considèreront certains faits comme des peccadilles (soit parce qu'ils le sont, soit parce qu'ils les minimisent à dessein) alors que d'autres les rapporteront simplement, voire les monteront en exergue.

Pour vous donner un exemple, des inconnus ont dessiné le drapeau du Kosovo sur le mur de la cage d'escalier de l'établissement scolaire il y a quelques semaines. Est-ce anodin pour vous, pour un journaliste, pour le directeur? C'est selon.

Je n'ai pas d'info particulière sur la couleur politique de l'institutrice ni du directeur, pour supposer qu'ils sont encartés à gauche je me base sur leurs déclarations, leur comportement, et une certaine expérience dira-t-on...

Écrit par : Stéphane Montabert | 17 décembre 2015

"passablement de problèmes avec la génération montante (y compris le départ de djihadistes) sont dus au fait que celle-ci ne reçoit plus de balises et de points de repert (sic)."
Cela fait le sujet du dernier billet de Mireille Valette (TdG) et je maintiens l'opinion que j'y ai exprimée. Qui correspond à celle d'Olivier Roy qui s'exprimait dans "28'" de Arte* hier soir : l'islam n'est pas le seul problème, le manque absolu de perspectives intéressantes y est pour beaucoup. "Vivre vite, mourir jeune" de James Dean (mais aussi la limite à 27 ans de beaucoup d'"idoles des jeunes" aux USA...). Mais aussi les tueries de Columbine et autres, dont les auteurs ne se réclament pas de l'islam.
Il n'en reste pas moins que l'islam salafiste fédère cette révolte à son profit, comme autrefois le communisme avec le terrorisme rouge.

* Pour une fois intéressante...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2015

Il y a pas mal de problèmes dans les écoles en effet! Ces balkaniques à qui ont a tant donné, ont une fâcheuse tendance à se croire tout permis et à instaurer une idéologie clanique dans les classes.

Je viens de faire une lettre à un directeur d'école à ce sujet justement.

Les profs, notamment les femmes, croient que la solution passe par un consentement tacite pour le clan en question, contre les autres élèves qui rapportent de "vilains" exemples xéno-autochtones à la maison!

Avec tous les nouveaux problèmes qui arrivent avec la surabondance des fameux nouveaux migrants qui intègrent nos classes, c'est une "bombe" à court terme qui nous attend!

Écrit par : Corélande | 18 décembre 2015

@S. Montabert: Merci de votre info concernant le drapeau du Kosovo. Ceci n'est de tout évidence pas anondin. Cela montre et démontre que l'institutrice a agi dans un contexte de malaise évident. Elle a pris ses responsabilités pour éviter une escalade dans sa classe. Personnellement, je lui tire mon chapeau car elle a prouvé qu'elle a ce qui manque à son directeur: le courage de dire "Stop!".
Je trouve d'autant plus déplacée la réaction de députés de votre parti, l'UDC, qui ont littéralement soutenu cette lutte comunautariste en se présentant avec ladite chemise en session. J'attendrais d'eux plus de hauteur d'esprit et des questions: "Pourquoi? Comment en est-on arrivé-là? Que faire pour apaiser les esprits?".

Écrit par : Méroz Jean-Christophe | 18 décembre 2015

@Méroz: vous avez une étrange façon de voir les choses, puisque "le courage de dire stop" comme vous dites a consisté à punir des innocents qui, à l'inverse des voyous qui ont maculé la cage d'escalier de l'école, n'ont endommagé la propriété de personne.

De plus, et c'est bien plus important, peut-on considérer que TOUTE manifestation de patriotisme est à bannir? Y compris celle de Suisses en Suisse?

Vous avez le droit de penser que oui, moi je pense que non, car si on ne peut même plus exprimer son amour pour l'Helvétie dans son propre pays, le lieu où pareille manifestation est la plus naturelle et la plus acceptable, alors cela revient à dire que pareil sentiment ne peut plus s'exprimer nulle part. Notez d'ailleurs qu'à aucun moment il n'a été question d'interdire les manifestations patriotiques d'autres pays, qui doivent pourtant agiter la cour de récréation. Notez aussi que si vous agitez un drapeau même Suisse dans pas mal de pays vous irez au devant d'un certain nombre de problèmes.

Que les Suisses puissent manifester du patriotisme en Suisse et que les Kosovars manifestent leur amour de la patrie dans les rues du Kosovo me paraît la solution la plus raisonnable. De ce point de vue les manifestations patriotiques kosovares sont déplacées dans une école suisse, celles des Suisses, non, tant qu'elles se font dans le respect de chacun (et, non, une manifestation de patriotisme n'est pas "par essence" une agression, n'en déplaise à tous ces gauchistes qui conchient toute manifestation de patriotisme dès lors qu'elle ne concerne pas une dictature communiste).

"Pourquoi? Comment en est-on arrivé-là? Que faire pour apaiser les esprits?"

Interdire les manifestations patriotiques étrangères à l'école sauf dérogation (finale de Coupe du Monde...). Permettre les manifestations patriotiques helvétiques éventuelles, dans le respect d'autrui. Voilà ma réponse.

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 décembre 2015

"Notez aussi que si vous agitez un drapeau même Suisse dans pas mal de pays vous irez au devant d'un certain nombre de problèmes."
J'ai vraiment horreur de cette habitude qu'ont les Suisses mes chers compatriotes de hisser le drapeau national quand ils arrivent au chalet. Un jour, à Taveyanne, site pittoresque vaudois bien connu, j'en ai compté 18. Au cas où on aurait oublié dans quel pays on est ???
Mais le pompon, c'est que maintenant les étrangers s'y sont mis. Alors, le délire absolu, c'est aux jardins communautaires près de l'UCI à Aigle, où chaque cabane a son emblème, qui portugais, qui espagnol ou italien...
Et français sur certains chalets de luxe, bien sûr.

Écrit par : Géo | 18 décembre 2015

@S. Montabert: Afin d'éviter tout malentendu sur mon attachement à notre culture nationale, je vous invite à taper "Méroz + revue" dans votre moteur de recherche favori. Les résultats que vous recevrez écarteront toute équivoque, j'espère.

Cela étant posé, une manifestation du patriotisme est une (bonne) chose tant qu'elle esprime l'attachement à une culture. Il y a rien à redire.

La perspective change lorsque, comme dans cette affaire, le contexte est conflictuel. Ce qui est manifestement le cas lorsque le port de la chemise à édelweiss répond à un acte qui se veut revendicateur. Il y a un caractère d'escalade. Je félicite donc l'institutrice, mais j'attends du directeur qu'il cherche à savoir ce qui se passe dans son école et prenne un train de mesures (y-compris des sanctions, bien sûr) pour assainir la situation à moyen et long terme. L'intégration des immigrants des Balkans passe par là. Et ici, vous retombez notamment sur ma réponse à Géo.

Écrit par : Méroz Jean-Christophe | 18 décembre 2015

Très franchement, les Kosovars ont beaucoup de qualités, par ailleurs très liées à leur fort esprit communautariste. Et les défauts qui vont avec. Ici, c'est chez eux. Débarqués dans les fourgons des Turcs après leur victoire en 1389 à Kosovo Polje, ils se sont installé dans la terre d'origine des Slaves du sud (la terre d'origine des Slaves du nord, les Rous, étant la Crimée). Aujourd'hui, ils ont réussi grâce à la complicité des Américains (rappelons au passage que la mafia américaine est aujourd'hui dominée non par les Siciliens mais par les Kosovars) à voler le Kosovo aux Serbes. De quelques dizaines de personnes en Macédoine (je parle de l'ancienne république yougoslave) il y a une trentaine d'années, les Albanais en sont aujourd'hui à revendiquer toute une province du côté du lac Orid, à en croire les gens que j'ai rencontrés à Skolpje en 98.
Je n'ai aucun doute que dans quelques décennies, les Kosovars revendiqueront la Suisse comme étant leurs terres depuis toujours, ceux qui se prétendent suisses n'étant là que depuis quelques temps, tout cela avec l'appui des Américains et des naïfs du style Méroz...

Écrit par : Géo | 18 décembre 2015

@Géo: ha, ha! j'aime votre votre sens du 2e degré! Si ceux qui exigent des mesures sont les naïfs, que dire de ceux qui sont dans le déni?

Écrit par : Méroz Jean-Christophe | 18 décembre 2015

«Ce qui est manifestement le cas lorsque le port de la chemise à édelweiss répond à un acte qui se veut revendicateur.»

... parce que les casquette à l'envers, les capuches, le parler "rebeu", le port du voile par les soeurs des abrutis à casquette à l'envers ou à capuche, ne sont pas des actes revendicateurs ???

Écrit par : petard | 18 décembre 2015

Excellent blog qui parle principalement de la liberté de chacun et de chacune de s'exprimer, n'en déplaise à certains.

Ces jeunes ont réalisé ce qu'ils avaient décidé en commun : quel mal y a-t-t-il ? aucun !!!

Lors de grandes manifestations sportives, telle la Coupe du Monde de foot, on voit des jeunes et moins jeunes se promener dans les villes - que ce soit en Suisse ou ailleurs - arborant les couleurs de leur équipe favorite : Est-ce que cela dérange ? Non !

Perso, j'ai trouvé ces jeunes sympas.

Apparemment, les jeunes et moins jeunes qui portent des habits "siglés" de grandes marques dérangent moins et pourquoi ? Ils font de la publicité gratuite à leurs marques favorites et sans doute aucune/aucun enseignant ne se permettrait de vouloir les renvoyer à la maison se changer !

Là est toute la différence : dix jeunes qui portent des vêtements arborant leur marque ne dérangent pas mais dix qui OSENT porter une chemise bleue à edelweiss oui et cela quelle que soit la raison : ethnique ou pas.

S'ils ont choisi de le faire, c'est sans doute pour une bonne raison dont on pourrait tout à fait imaginer être un "appel" rappelant aux enseignantes et enseignants que TOUS LES ELEVES sont égaux.

Je me souviens qu'il y a quelques années, ma fille m'avait rapporté que l'un de leurs professeurs "ventait les mérites d'une élève "albanaise" qui travaillait mieux que d'autres et qui avait reçu un prix en fin d'année ...

Écrit par : Marie | 19 décembre 2015

"Il n'aura fallu que quelques chemises pour que les élèves de l'école secondaire de Gossau comprennent dans quelle Suisse ils devront vivre demain."
Une Suisse aussi stupide, apparemment, que le reste de l'Europe, dont le seul désir est de ne plus exister comme porteuse d'une valeur quelconque.

Écrit par : Mère-Grand | 19 décembre 2015

Cher Monsieur Montabert

Je ne vais pas entrer en matière sur la chemise Edelweiss - magnifique habit que je porte très volontiers, contrairement à vous si j'en crois la photo qui accompagne votre blog (mais quelle belle cravate rouge!). Il va de soi que le fait de porter cet habit ne peut en aucun cas être considéré comme inacceptable - et pour quelle raison objective, je vous le demande.

Lisant votre blog avec attention, je me permets de vous citer:

'devient dans l'esprit fièrement anti-suisse du corps enseignant une inadmissible marque de patriotisme'

et

'cette posture anti-suisse typique'.

Là vous m'intéressez... J'ai moi-même deux enfants en âge scolaire, et vos propos retiennent toutes mon attention. Il va de soi que je ne souhaite pas que mes enfants soit soumis à cet esprit anti-suisse et manquant gravement de patriotisme. Non, vraiment pas.

Alors j'imagine bien sûr que vous disposez de sources sûres lorsque vous présentez ces faits et vous serait très reconnaissant de bien vouloir m'en faire part.

Afin que je puisse entreprendre les actions nécessaires afin d'y remédier dans les plus brefs délais. Sans me ridiculiser par manque de preuves. Car se ridiculiser est qqc que je laisse volontiers au enseignants qui réagissent stupidement aux provocations anodines. Et au blogueurs qui écrivent n'importe quoi.

Bien à vous

Écrit par : Patrick Chollet | 19 décembre 2015

Ce que manifestent ces histoires (puisque Monsieur Montabert nous informe qu'il y avait au moins deux précédents), c'est la volonté de certains Kosovars de ne pas s'intégrer à notre pays. Alors pourquoi devraient-ils être considérés comme les bienvenus? Ils sont un facteur de trouble manifeste. On peut supposer que les enseignants qui les ont eus n'ont pas fait leur travail en vue de leur intégration.
A Lucerne: "Afin de mettre un terme à la querelle, le recteur a donc décidé d'interdire les vêtements à fort caractère symbolique." Si l'on veut interdire à l'école le port de tels vêtements, il faudrait commencer par les symboles religieux et en tout premier lieu le port du foulard des musulmans.
Maintenant même un directeur ne peut empêcher le port d'une chemise qui ne manifeste AUCUN caractère illégal, car il n'a aucune base légale pour cela. Dire qu'une chemise à edelweiss est "patriotique" est complètement stupide. C'est une chemise avec de jolis motifs évoquant une fleur protégée de notre pays.Si j'étais enseignant je porterai une telle chemise sans problème.
Une petite précision: le Gossau en question est dans le canton de Zurich.

Écrit par : Charles | 20 décembre 2015

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.
C’est là qu’on voit que quoi qu’en disent les gauchos béats, les Kosovars/Albanais ne sont pas intégrés du tout et ne cherchent pas à le faire. Ils viennent avec une mentalité clanique. Sinon ils porteraient aussi de temps en temps une chemise à Edelweiss et surtout ne seraient pas gênés de le faire. J’ai vécu 10 ans aux USA, et bien je portais des t-shirts avec la bannière étoilée...

Écrit par : Pierre Henri | 20 décembre 2015

@M. Chollet: cher Monsieur, d'une photo vous déduisez toute ma garde-robe, et sur des années s'il vous plaît. Je suis impressionné, je m'incline.

Quant à vos enfants, je ne saurais vous conseiller de surveiller leurs leçons, les exemples fournis, le matériel de cours ; je m'en charge avec les miens, c'est très instructif (je vous résume le cours de géographie: l'immigration c'est supayr!)

Enfin, s'il ne faut pas mettre tous les enseignants dans le même panier - rappelons que M. Freysinger enseignait à l'école valaisanne - il existe de nombreux cas de gauchisme assumé au sein du corps professoral, en voilà une illustration récente sur les émeutes genevoises de samedi:

http://lesobservateurs.ch/wp-content/uploads/2015/12/12373271_431690347020349_7678027545297280339_n-720x960.jpg

Alors, je sais, je sais, vous prendrez bien cet exemple pour ce qu'il vaut, vous affirmerez que cela ne signifie rien, etc. Grand bien vous fasse. L'hirondelle ne fait pas le printemps, mais elle y contribue, comme dirait l'autre.

Et puisque nous en sommes là, un autre exemple :
http://lesobservateurs.ch/2015/02/28/limage-du-jour-laveu-dun-antiraciste-tu-peux-dire-ce-que-tu-veux-tient-les-programmes-scolaires/

Mais là encore, rassurez-vous, il est sans valeur aucune, il vient de France. Ouf! On a eu chaud.

" Car se ridiculiser est qqc que je laisse volontiers au enseignants qui réagissent stupidement aux provocations anodines. Et au blogueurs qui écrivent n'importe quoi."

Et que dire de certains commentaires!

Cordialement,

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 décembre 2015

Bravo pour vos réponses aux commentaires Monsieur Montabert.

Si bien des gens partagent vos points de vue, il est regrettable de constater que d'autres préfèrent continuer à faire l'autruche!

Écrit par : Chouette | 22 décembre 2015

Perso, je la trouve très mignonne cette chemise - portée par la "suissesse" aux tresses blondes - et son petit col Mao. Elle irait très bien avec mes vestes (de travail) bleu marine chinoises (=_=). On l'achète où? (sans blague).

Écrit par : Ambre | 22 décembre 2015

Ambre@ Il semble y avoir de nombreux fabricants de ces chemises. En voici un :
http://shop.jennihemden.ch/fr/cat/messieurs/chemises/chemises-edelweiss-originales/

Écrit par : Géo | 23 décembre 2015

@Géo : Jenni;-) coin-coincidence.
Pour la taille c'est bon ils font du XS. J'ai trouvé un autre marchand avec des tailles femme mais les manches sont beaucoup trop longues pour la petite bonne femme que je suis.
(Il faut que j'en parle à mon cheval)
http://www.kramer-equi.fr/Chemise-Haflinger-Edelweiss.htm?websale8=kraemer-pferdesport.14-FR&pi=420388&ci=252394&prod_number=420388-125-BL&ref=Produktportal%2FgoogleFR&subref=420388-125-BL&ref=google/FR/Shopping%20|%20Gamma%20|%20FR_fr&ws_tp1=kw&gclid=CMzrg4vX8ckCFUbmwgoduxwIXg

Écrit par : Ambre | 23 décembre 2015

Cet incident n'est que la triste répétition de quelque chose qui se produit à travers toute l'Europe, et même à travers tout l'Occident, puisqu'il faut y ajouter les Etats-Unis, le Canada et l'Australie.

Faut-il rappeler que la police britannique, il y a quelques années, a interpellé un automobiliste parce qu'il avait le drapeau anglais sur sa lunette arrière, et qu'il a reçu l'ordre de l'enlever, parce qu'il était "raciste, xénophobe, de nature à provoquer la haine", etc ?

Faut-il rappeler que le drapeau des Confédérés, qui fait partie de l'histoire américaine, est désormais considéré pratiquement à l'instar du drapeau nazi ?

Faut-il rappeler que de nombreux soldats de nombreuses unités de nombreux pays européens ont reçu l'ordre de leurs officiers de ne plus sortir en ville en uniforme, parce que cela "provoque"... on se demande bien qui ?

Je ne peux que conseiller aux Suisses de ne pas se tordre les mains en se demandant ce qu'ils ont fait pour ennuyer les Kosovars, mais de bien faire savoir qu'ils sont chez eux en Suisse, de même que les Hollandais sont chez eux aux Pays-Bas, les Burundais chez eux au Burundi, etc.

Ce genre de défaitisme doit être tué dans l'oeuf, faute de quoi ce ne sera plus une question de chemise ou de T-shirt, mais, comme en Angleterre, ce seront les soldats suisses qui se feront égorger dans les rues.

Et n'écoutez pas Olivier Roy. Ni Gilles Kepel. Ces deux Dupont et Dupond de l'islamologie officielle française sont les champions du long sanglot de l'homme blanc et de la haine de soi européenne. A les entendre, tous les méfaits des musulmans seraient... la faute des Européens. Curieusement, cela correspond exactement à la thèse des musulmans. Et en particulier de ceux qui "viennent, jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes".

Je n'aurais jamais pensé que je connaîtrais, de mon vivant, des jours où les paroles de la Marseillaise redeviendraient la description littérale de la réalité.

Écrit par : Robert Marchenoir | 23 décembre 2015

Bonjour,
ce qu'il manque souvent dans les articles des journaux de la pensée unique qui relayent et travestissent (éventuellement) la réalité, c'est la nationalité des intervenants.
A savoir ici dans le cas qui nous occupe:
manque encore la nationalité de l'enseignante et du recteur.
On serait peut-être étonné de voir que nos enfants sont instruits (et "endoctrinés") par des personnes qui ne sont pas forcément des défenderesses de notre chère patrie.

Écrit par : Olivier | 26 décembre 2015

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