30 janvier 2016

Temps Présent, chronique d'un dénigrement ordinaire

Sous le titre "Y a-t-il un Suisse pour lancer sa boîte?" le magazine télévisé Temps Présent lança jeudi 28 janvier un sujet bien polémique sur la relation entre les Suisses et les étrangers établis en Suisse, attaquant selon l'angle de la création d'entreprises:

Les immigrés en Suisse sont deux fois plus entreprenants que les Suisses de souche. C’est le constat surprenant fait par une étude de référence. On sait que la Suisse est l’un des pays d’Europe où le taux de chômage est le plus bas. On sait aussi que les créations d’entreprises, et le tissu de PME qui en résulte, explique en bonne partie cette belle santé du marché de l’emploi.


On sait ceci. On sait cela. De ces affirmations sur lesquelles j'aurai l'occasion de revenir, la présentation se permet ensuite de livrer son verdict avec la subtilité du rouleau-compresseur:


C’est un fait : les immigrés sont plus audacieux, plus créatifs, et plus prompts à passer à l’acte que les Suisses.


Dont acte. La supériorité est gravée dans le marbre. Les Suisses, tellement inférieurs aux immigrés! Le tout étant présenté comme un fait absolument indiscutable. Voudrait-on encore nous faire avaler les innombrables avantages de l'arrivée d'étrangers de toute sorte, des faux requérants d'asile aux criminels? À quelques semaines des votations du 28 février, difficile de penser autrement. Mais l'entame du reportage donne l'explication: il s'agit seulement d'une campagne de propagande à posteriori visant à culpabiliser le bon peuple contre l'Initiative contre l'Immigration de Masse qu'il a eu le malheur d'approuver.

"Il y a près de deux ans, le 9 février 2014, le peuple suisse votait contre l'immigration de masse, avec l'espoir notamment de protéger ses emplois contre la concurrence étrangère. Il ne devait pas avoir toute l'histoire en tête."


Qu'il est benêt ce peuple! Mais réjouissez-vous, la leçon de morale est payée avec votre redevance...

Le prochain Steve Jobs sera migrant syrien ou ne sera pas

Le reportage entier fait reposer son postulat sur une étude du Global Entrepreneurship Monitor de 2012, partiellement réalisée par sondage et présentée comme une étude de référence, pour lui faire résumer la chose ainsi:

Sur cent Suisses, il y a exactement cinq créateurs d’entreprise. Alors que sur cent immigrés de première génération, il y en a 9,1 : presque le double. Pour cent immigrés de deuxième génération, il y en a huit. Autrement dit, plus on est Suisse, moins on est entreprenant.


Même en cherchant dans la base de statistiques du site, impossible de trouver des données pour des immigrés de première ou deuxième génération. Mais acceptons l'idée: les immigrés créent plus d'entreprises en Suisse que les Suisses eux-mêmes. Est-ce vraiment parce que, comme l'affirment les journalistes de Temps Présent dans un raccourci volontairement insultant, "plus on est Suisse, moins on est entreprenant"?

L'étude comparative de la population suisse avec celle des pays voisins ne montre pas vraiment cela. En prenant une statistique vraiment significative comme le pourcentage de personnes de 18-64 ans vivant de leurs entreprises depuis 3 mois mais moins de 3 ans et demi (indicateur "KN.A7"), soit les gérants de jeunes pousses, on voit que la Suisse s'en sort plutôt bien:

jeunes_entreprises_KN.A7.png

Taux de propriétaires de jeunes entreprises en % de la population

Mais en y réfléchissant, le graphique introduit un problème curieux: les pays frontaliers de la Suisse, fournisseurs des plus gros contingents d'immigrés présents dans le pays, montrent moins de jeunes entrepreneurs qu'en Suisse. Non seulement c'est contraire à l'affirmation réductrice de Temps Présent, mais cela nous amène à un paradoxe apparent: comment des gens issus de populations plutôt moins tournées vers la création d'entreprise deviendraient subitement des entrepreneurs féconds une fois arrivés ici?

Se pourrait-il que la Suisse suscite la vocation des nouveaux venus? Ou que les immigrés aient une nature différente de leur population d'origine? Et si la vérité tenait un peu des deux?

La Suisse, favorable aux entrepreneurs de toutes origines...

La Suisse constitue depuis des siècles un terreau favorable aux entrepreneurs. La tradition helvétique du droit de propriété et sa démocratie directe contrecarrent les volontés de spoliation les plus excessives de la frange jalouse de sa classe politique. Malgré des dérives récentes, elle se situe encore dans les premières places des classements internationaux de liberté économique. Elle reste l'un des pays les plus industrialisés du monde.

Ce terreau favorable suscite depuis longtemps les vocations. Sachant qu'ils pourront compter sur une main-d’œuvre de qualité et un cadre législatif raisonnable, de nombreux immigrés fondent leur entreprise dans le pays, générant dans leur sillage la prospérité pour tous. De Nicolas Hayek, fondateur de Swatch Group, à Stefan Kudelski, fondateur de Nagra Kudelski Group, bien des grands noms d'origine étrangère méritent tous les lauriers. Le reportage de Temps Présent fait d'ailleurs la part belle à ces entrepreneurs étrangers en donnant la parole à quelques-uns de ces précieux individus.

Reste que le cadre suisse n'explique pas la différence de comportement entre les autochtones et les immigrés. Selon moi, la raison se trouve ailleurs: de part leur nature, les immigrés sont des individus un peu plus entreprenants que la moyenne et transmettent dans une certaine mesure ce trait de caractère à leurs enfants. Pas dans des proportions incroyables, mais suffisantes pour être statistiquement significatives. Un individu capable de prendre la décision de quitter son pays aura probablement une attitude plus volontariste envers la vie en général, ce qui peut l'amener plus souvent qu'un individu lambda à tenter sa chance en fondant sa société.

Là encore l'affirmation doit être tempérée par un sérieux bémol, car mettre tous les étrangers dans le même panier est une grossière simplification. Les explications précédentes ne valent sans doute que pour des individus déjà capables de travailler dans un pays donné, par exemple. Si vous êtes illettré, débutant dans la langue locale, ou d'une culture radicalement différente du cru, vous aurez peu de chances d'être couronné de succès dans votre entreprise - à supposer que vous parveniez à engager les démarches administratives pour la fonder. Les statistiques de création d'entreprise par la "manne" des migrants de Syrie ou d'Irak ces prochaines années seront certainement instructives.

Les étrangers en Suisse ne sont pas des individus supérieurs ; à la marge, face à la création d'entreprise, une petite partie d'entre eux est plus susceptible de passer à l'acte. Ce trait de caractère n'est pas lié à leur statut légal mais à leur état d'esprit, et cela affecte aussi... Les Suisses! Nous avons de sérieux indices de cette différence en contemplant, tout simplement, les expatriés helvétiques eux-mêmes.

...Et les Suisses, des entrepreneurs!

Si les individus qui changent de pays sont plus susceptibles de devenir des entrepreneurs, cela doit aussi être vrai des Suisses qui choisissent l'émigration. Y a-t-il des individus de la trempe d'un Louis Chevrolet de nos jours?

Il n'existe malheureusement pas de statistiques sur les entrepreneurs suisses de l'étranger. Ni le site des Suisses de l'étranger, ni le média public SwissInfo, ni l'Office Fédéral de la Statistique ne maintiennent ce genre d'information. Tout au plus l'OFS se contente-t-il d'agréger péniblement les chiffres de présence de ressortissants helvétiques dans chaque pays, mais même là, identifier correctement les émigrants s'avère une tâche difficile puisqu'on peut compter de nombreux cas de double-nationalité retournant dans leur pays d'origine.

immigration,mensonges,médias,temps présentEntre un Suisso-péruvien revenant dans son Pérou natal pour y couler une douce retraite ou une famille genevoise s'offrant une maisonnette en France voisine, il est difficile de tracer le véritable contour d'une émigration volontaire, miroir de l'immigration reçue par la Suisse ces dernières décennies.

Nous avons malgré tout de petits indices du comportement des Suisses à l'étranger, par exemple à travers la série documentaire "Bye-bye la Suisse" de la RTS. La série relate les péripéties de familles suisses quittant le pays pour une vie plus exotique. L'émission en est à sa cinquième saison et montre avant tout des entrepreneurs. D'un magasin de surf à l'hôtellerie en passant par la construction de bungalows, personne ne cherche un emploi salarié traditionnel.

Ailleurs, des paysans suisses lancent de vastes exploitations agricoles en profitant de terrains moins chers. Là encore, des entrepreneurs.

Quitter la Suisse implique de laisser derrière soi un pays à haut niveau de vie. Il y a énormément de raisons personnelles de le faire (l'appel de l'océan par exemple) mais pour la recherche d'un poste de salarié bien payé, cela n'a pas grand-sens. Si un jour des statistiques détaillées sont disponibles pour des Suisses émigrés et sans double nationalité au moment de leur départ, je mets ma main au feu que la proportion de créateurs d'entreprises parmi eux sera bien plus élevée que celle des immigrés arrivant en Suisse. Elle pourrait même être écrasante.

Faux procès en culpabilité

Temps Présent se garde bien d'évoquer les créations d'entreprise par des expatriés suisses ; cela contreviendrait au message si lourdement martelé. Mais l'émission s'éloigne encore d'un compte-rendu correct de la situation en évoquant les chiffres de l'École polytechnique de Lausanne sur la distribution de bourses Innogrant. Dévoilons le paragraphe en rapport:

[L'EPFL] essaye de favoriser le lancement de sociétés exploitant des découvertes issues de ses laboratoires. Un système de bourses, Innogrant, a été mis sur pied. Le système fonctionne, mais il n’est pas pris d’assaut, et, de manière plus nette encore, les Suisses se font tirer l’oreille. Sur 82 bourses accordées depuis 2005, seules 23% ont été attribuées à des autochtones. Les autres viennent du reste de l’Europe, pour 58% d’entre eux et de pays extra-européens pour 19%.


etudiants_EPFL_schema.pngLes proportions annoncées sont rigoureusement exactes, on les retrouve page 24 de la présentation du programme. Mais elles ne dévoilent pas toute la réalité. Pour la comprendre, il faut creuser dans les statistiques de l'EPFL elle-même. Prenant par exemple les chiffres 2015, ces derniers montrent que 42% des étudiants en Bachelor ou en Master sont étrangers. Mais pour les étudiants en fin d'études, les doctorants, la proportion d'étrangers monte à 80%. Cette proportion est stable.

Or, la création de start-up basée sur des résultats de recherche est typique de cette catégorie de personnes. Un ingénieur fraîchement diplômé se mettra probablement en quête d'un emploi. Un étudiant-chercheur, lui, effectuera des travaux en laboratoire jusqu'à trouver quelque chose d'exploitable, et se lancera peut-être ensuite dans la création d'une micro-entreprise pour faire fructifier ses découvertes. Ce genre de parcours est répandu et encouragé au sein de l'EPFL.

Il n'y a rien de honteux à voir les Helvètes ramasser 23% des bourses d'un programme d'aide lorsqu'ils constituent seulement 20% de la population susceptible de les recevoir.

Peut-être Temps Présent n'a-t-il pas cherché à creuser plus avant, l'analyse superficielle du programme Innogrant correspondant trop bien au message à faire passer. Mais la réalité est nettement plus nuancée que le portrait de Helvètes qui auraient "indubitablement plus de peine à se lancer que les immigrés," comme l'affirment les journalistes...

Les immigrés entreprenants, et les autres

Le postulat du documentaire de Temps Présent est que les Suisses ont eu tort d'approuver l'initiative UDC du 9 février 2014 contre l'Immigration de Masse sur le plan de l'emploi. Les immigrés qui ne viendront pas ne fonderont pas d'entreprises, forcément.

Reste à savoir de quelles entreprises l'on parle. L'imagination joue des tours. Selon les statistiques sur les entreprises, 92,3% des sociétés suisses sont des micro-entreprises avec moins de 10 employés. Ne serait-ce qu'à cause de leur jeunesse, la plupart des entités créées par les immigrés appartiennent à cette catégorie. Les exemples choisis par Temps Présent sont des exceptions, choisis à dessein pour renforcer le message.

Le procès du 9 février est particulièrement mauvais parce que l'intérêt économique de la Suisse était la seule notion préservée dans le cadre du contrôle migratoire. Par ailleurs, l'Initiative contre l'Immigration de Masse s'inscrivait dans un cadre beaucoup plus vaste. Elle concernait certes l'installation professionnelle, mais aussi les travailleurs frontaliers, les requérants d'asile, les immigrés venus en Suisse au nom du regroupement familial (dont beaucoup ne travailleront jamais), et enfin la volonté de reprendre une politique migratoire autonome face à l'Union Européenne - autant d'aspects évidemment éludés dans le documentaire.

La classe médiatique continuera encore longtemps à clamer que la Suisse a jeté le bébé avec l'eau du bain le 9 février ; mais sachant que la population étrangère souffre d'un taux de chômage double des autochtones, même le volet économique ne peut pas se réduire aux simples créations d'entreprise. Les entrepreneurs étrangers, toujours bienvenus, ne peuvent pas faire complètement oublier les autres aspects d'une immigration incontrôlée, qu'il s'agisse des criminels, de la charge sur les mécanismes sociaux ou de la qualité de vie.

Reconnaissons à Temps Présent le mérite d'avoir fourni sur ce thème un angle d'attaque original. Sur le fond, en revanche, rien de nouveau.

Commentaires

@Monsieur Montabert il n'est pas dit non plus qu'il était interdit de réfléchir après avoir regardé Temps Présent idem pour les infos imagées grâce à ce qui ressemble de plus en plus à un nouveau métier comme* lecteurs reporters *
On sait très bien qui est visé en particulier votre parti! cependant il existe une différence énorme entre les anciens migrants qui ont créé des commerces qui tous ont imité les Suisses commerçants de père en fils alors qu'aujourd'hui les Suisses pas tous heureusement ne sont plus aussi endurants face aux poids énormes des directives de la part de nombreuses administrations ou Services de l'Etat et qui changent aussi souvent d'orientation que des -éoliennes par grands vents n'étant alors plus rentables
J'ai aussi été surprise par ce quia été dit lors de cette émission et depuis que je sais qu'il existe encore et ce depuis 2002 des logiciels à la portée de tout le monde pour fabriquer der faux diplômes sans doute pain béni pour la Scientologie surtout pour ces nombreux faux Sociologue et Cie à Berne vous avec encore beaucoup de travail sur la planche
Très belle journée

Écrit par : lovejoie | 31 janvier 2016

Depuis déjà plus d'une dizaine d'années, les banques suisses prêtent (je ne sais pas si c'est toujours le cas) volontiers même 1 million de Fr. à un pauvre Turc démuni qui veut ouvrir une entreprise en Suisse car le montant est (était) cautionné par la mafia de la drogue (on sait bien pourquoi d'ailleurs), alors que le pauvre péquin suisse ne se voit même pas prêter 10 ou 20'000 Fr pour créer sa propre entreprise. Bien sûr, c'est beaucoup plus facile comme ça. Quant-à dire que le prochain Steve Jobs sera Syrien ou ne sera pas,, et bien cela démontre le degré de médiocrité et d'imbécilité de nos journalistes. Quels sont les génies du Moyen-Orient ? Combien de Prix Nobel (je parle pas de celui de la paix car celui-là est immensément frelaté) ? Quelles marques de voitures viennent du M.O., quelles marques de microprocesseurs, d'ordinateurs, de panneaux solaires, de frigos, d'avions, de valves cardiaques ??? Ils savent bien utiliser les Kalashnikov pour tuer, mais savent-ils seulement les fabriquer ? Même pas ! Ces journalistes débiles ne font même pas la différence entre les immigrés et la qualité des immigrés, comme si ceux-ci venaient tous du même pays ! Quel amalgame ! Ça m'étonnerait qu'un immigré qui prie Allah 5 fois par jour et menotte sa femme au radiateur quand il sort devienne soudainement un Kudelski ou un Hayek ou encore un Einstein. Un peu de discernement, Messieurs les journalistes ! Pas d'amalgames !

Écrit par : Pierre Henri | 31 janvier 2016

Je rejoins l'avis de Lovejoie, cependant, il est normal que les immigrés développent plus de solutions d'intégrations que les "natifs", ce constat se vérifie un peu partout !

Prenons l'exemple des suisses expatriés, la plupart ont émigrés pour créer des entreprises à l'étranger !!

Par contre, il y a un hic, c'est le rôle des banques en Suisse dans les créations d'entreprises, mis-à-part engranger du fric douteux, on ne voit pas nos banques vouloir participer à l'essor économique national !

Écrit par : Corto | 31 janvier 2016

@Pierre H.: Bien que les ressortissant de certaines régions comme le Maghreb ou l'Afrique sub-saharienne posent parfois problème en Suisse, l'écrasante majorité des étrangers de Suisse est d'origine européenne ; et dans cette catégorie les ressortissants de pays voisins tiennent eux-mêmes la part du lion.

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 février 2016

@Monsieur Montabert je me permets malgré tout une question
Votre parti utilisant le terme criminel et pour qui a travaillé et soigné ceux qu'on nommait Têtes de boucs pour ne pas blesser les Turcs on ne sait jamais il y a malgré tout quelque chose qui cloche dans cette votation en tous cas pour moi et sans doute beaucoup d'autres
le terme étrangers criminels s'adresse t'il aussi à tous ces comportementalistes sectaires ou pas qui exigent du peuple qu'il change sa manière de penser et d'agir et ceci juste pour tester leur pouvoir de persuasion sur les contribuables
Manières de penser et d'agir qui ont porté de très très bons fruits plus de 60 ans quand même et qui encore aujourd'hui influencent les plus aguerris qui refusent de se laisser marcher dessus
Comme par exemple tous ces enfants formés par des anciens de la Mob et qi en voyant le désert social vidé de leur présence à presque tous affrontent ces théoriciens sans sourciller
Très bon lundi

Écrit par : lovejoie | 01 février 2016

Oups je crois m'être broutée car je voulais dire désert social vidé de la présence de ces hommes qui ont fait la fierté de notre pays et qui tous ont représenté force et courage pour les enfants que nous étions en ces temps là et que certains raniment grâce à leur mauvaise foi
Comme l'histoire des déchets et des migrants deux sujets fâchant une grande partie de l'électorat qui poussé malgré lui va retrouver ce qui en a sauvé d'autres avant lui c'est à dire le système D pour venir à bout des bonimenteurs comme les harcèlements téléphoniques qui eux aussi peuvent conduire au crime car ces appels répétitifs ne sont ils pas eux aussi d'origine criminelle surtout quand on sait qu'ils sont déjà près- enregistrés pour être faits à heures précises et ce chaque jour ?
En réfléchissant bien on voit qu'il y a plusieurs sortes de criminalités

Écrit par : lovejoie | 01 février 2016

Disons que derrière l'invasion en règle organisée contre l'Europe et le monde laïque et libéral, il y a évidement des ordures qui possèdent des comptes en Suisse, même si el assad avait, 3 ans avant son massacre prévisible, vidé la plus grande partie de ses fonds vers d'autres pays et notamment la Russie.

Ce fut également le cas de kadhafi, qui suite à de mauvais rendements fait avec ses 423 milliards placés dans une célèbre banque genevoise, décida de virer la totalité ou presque de ses fond à Singapour.

Par contre ce n'était pas le cas avec les deux comptes, l'un appartenant encore à Moubarak et l'autre a Ben-Ali, les deux contenant environ 40 milliards de Sfr.

Concernant kadhafi, les représailles contre le fiston ne ce sont pas fait attendre, 2 mois après que les ordres de virement vers Singapour, le fils à papa se fait arrêté dans la capitale bancaire pour mauvais traitement de ses domestiques marocains, vous vous souvenez tous de cet épisode plutôt insolite entreprit par le judiciaire de ce canton nanti.

Vous allez me dire, que ça n'a rien à voir avec le sujet, certes, mais combien de migrants vont-ils venir en Suisse suite à ces éventuelles vengeances plottées par quelques eminences grises sombres. Comme par hasard et en parallèle, un certain Sarkosy qui lui possède quelques comptes biens genevois (5), décide d'un seul bond et dans les semaines suivantes, d'attaquer le régime du dictateur devenu une ennemi prioritaire après l'avoir largement invité dans ses jardins élyséens.

Service pour service, voilà que la Libye se fait bombardée et commence son effusion de réfugiés et de fanatiques enragés.

Donc nous pouvons imaginé que certaines colères bancaires peuvent renverser l'ordre mondial, comme la plupart des pays son dirigés par des voyous, tous, clients de banques peu regardantes et à qui il arrive des malheurs dès qu'ils changent de pays pour mettre leurs milliards au chaud. Et pour le moins, des millions de réfugiés que les contribuables devront financer afin que leurs banques continuent d'abriter les milliardaires des états qu'ils fuient en bateaux gonflables.

Ne pas non-plus négliger le compte genevois de la mère de l'ex-premier ministre grec et ses 550 millions de Sfr., engrangés depuis l'entrée de fiston au gouvernement en 2011, fiston également président de l'internationale socialiste depuis 2006 !

Oui, l'immigration est très étroitement liée aux manoeuvres faites par certains clients des banques helvétiques, ça ne fait pas de doute !

Donc, pour compléter le commentaire de Pierre, dès lors, il n'est pas étonnant de voir remonter quelques millions par-ci et par-là octroyés à des nouveaux immigrants cherchant à justifier leurs présences en Suisse !

Écrit par : Corto | 01 février 2016

@Stéphane Montabert

Vous aurez bien compris que je ne fustige pas les étrangers qui sont chez nous ni ceux qui ont eu du succès en entreprenant chez nous dans divers business. J'ai énormément d'amis qui sont des Italiens, Espagnols ou Français (j'en avais même épousé une) de la première heure. Beaucoup sont devenus millionnaires et ont surtout beaucoup entrepris dans la construction, le bâtiment, les carrelages, l'électricité ou alors dans la restauration. C'est vrai aussi qu'ils ont surtout engagé des compatriotes à eux comme ouvriers ou employés. (Pour comparaison, j'avais un visa d'investisseur, mais de non-immigrant, aux USA où j'ai créé une société qui vendait sa propre ligne de produits diététiques. Les conditions pour obtenir ce visa étaient d'investir dans cette entreprise au moins 1 million de dollars (seulement 500'000 sous conditions spéciales), et d'engager au minimum 10 employé(e)s américains à plein temps). De plus ils sont devenus de vrais Suisses (je reconnais cette caractéristique quand ils ne vont plus en vacances dans leur pays d'origine LOL).

Ce qui m'horripile, m'énerve, par contre, c'est quand j'entends des journalistes de la presse audio-télévisuelle et écrite ou des gauchos qui prétendent que ce sont les étrangers qui ont fait la Suisse en entreprenant et qu'à la limites les Suisses sont des fainéants. Ce que ces gens de la sphère gauchisante oublient toutefois de dire, c’est que les immigrés sont venus en Suisse une fois celle-ci riche et pas avant. On peut donc en déduire que le pays était déjà prospère avant l’arrivée d’étrangers, si imaginatifs, courageux et ambitieux. Toutefois, dommage pour eux qu’ils n’aient pas fait usage de ces qualités pour remonter le brillant niveau de leur pays d’origine avant que celui-ci sombre.

Écrit par : Pierre Henri | 01 février 2016

ahhh....les gauchos!...qu'est-ce qu'ils prennent à longueur de blog..!..responsables de tous les maux de notre société exemplaire..
et pourtant...quel mal y a t-il à faire du cheval pour garder les troupeaux dans la pampas....dites moi...!

Écrit par : jocelyn | 01 février 2016

@jocelyn

Le problème avec les gauchos ?

Si l'un d'entre eux est végétarien, ça devient la norme et on doit tous devenir végétarien. Il se pourrait même que cela devienne un crime de manger de la viande.
Si l'un est pauvre, ça devient la norme et on doit tous devenir pauvre. Il se pourrait même que s'épanouir et prospérer devienne un crime.
Si un gaucho opte pour un style de vie, il ne peut pas juste se contenter de vivre la vie qui lui plaît ! Non ! Il faut absolument l'imposer à tous !

Et pour finir, vous en donnez l'exemple vous-même : "quel mal y a t-il à faire du cheval pour garder les troupeaux dans la pampas....dites moi...!"

Nous y voilà ! Il est sur son cheval, se prend pour le maître, pardon, le Maître du Monde et tous les autres ne sont que des benêts incapables de penser et qui doivent être gardés malgré eux dans la pampa...

Écrit par : Pierre Henri | 01 février 2016

quel mal y a t-il à faire du cheval pour garder les troupeaux dans la pampas....dites moi...!

Les gauchos n'ont pas compris que le troupeau se passe très bien d'eux pour les garder. C'est aussi simple que cela.

Écrit par : Otto_West | 01 février 2016

Personne et encore moins Temps-présent ne parle des fortunes qui sont engrangées par des activités mafieuses, loin de moi l'idée de généraliser, et un énorme bravo à tous les enfants issus de l'immigration qui ont réussis brillamment, mais que dire des milliers de femmes venant du Brésil, Afrique, pays de l'Est et autres qui ont envahi les milieux de la prostitution helvétique ?

Combien de ces petites fortunes provenant de la prostitution importée finissent dans des affaires enregistrées dans les registres du commerce ?

Combien des dealers qui hantent également les milieux de la cames finiront à la tête de sociétés tout à fait "honorables" ?

C'est aussi ça, le revers lié aux succès des immigrations !

Sans parler de tous les policiers et autres fonctionnaires qui sont très souvent très proches de ces milieux et qui eux aussi finissent par investir dans des affaires dont les investissements sont parfois plus que douteux !!

Écrit par : Corto | 02 février 2016

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