02 avril 2016

L'impasse immobilière

"L'achat d'une maison est devenu un rêve inaccessible" explique Le Matin du 30 mars, chiffres à l'appui ; inaccessible pour le commun des mortels, cela va sans dire. Reprenant une étude publiée par le quotidien 20 minutes alémanique sur la base d'une analyse de 800'000 annonces du portail immobilier Homegate, il ressort que la classe moyenne n'est plus en mesure d'acquérir un logement dans la plus grande partie de la Suisse.

Qu'on en juge: un couple avec enfant et des revenus annuels de 90'000 francs cherchant un objet raisonnable - une maison individuelle de 4,5 pièces - n'en trouvera pas dans 88% des communes du pays, dont l'ensemble des cantons de Genève et de Zurich. En augmentant les revenus à 100'000 francs annuels, 65% des communes du pays restent hors d'atteinte. Il faut disposer de 200'000 francs annuels pour espérer acquérir l'objet convoité à peu près n'importe où en Suisse, et encore, certaines communes restent tout de même inaccessibles, dont la ville de Zurich. Mais, à ce stade, peut-on encore parler de classe moyenne?

Une tendance lourde

Partant d'une base 100 en 2003, la courbe des prix montre clairement une hausse, mais ce n'est pas la seule. Les loyers prennent eux aussi l'ascenseur. Les résidents payent une proportion de plus en plus grande de leurs revenus pour simplement se loger, car les salaires ne suivent pas.

immobilier_suisse_comparé.gif

Placer l'origine de la courbe en 2003 n'est pas anodin: c'est en effet en 2002 que l'accord sur la libre circulation des personnes est entré en vigueur. Il fallait donc attendre un an pour ressentir ses premiers effets sur le marché de l'immobilier, ininterrompus depuis.

En quatorze ans les prix sont montés de 36% - d'abord les prix des locations, puis les prix d'acquisition avec un léger retard. Fait accablant, les deux courbes ont été systématiquement supérieures à la hausse des salaires. "La libre-circulation des personnes a beaucoup amené à la Suisse" diraient ses adeptes ; c'est-à-dire, aussi, une énorme pression démographique qui a poussé l'ensemble des prix immobiliers à la hausse. Ce que la Suisse et les Suisses pensèrent gagner en croissance, ils le perdirent en loyers et en hypothèques.

Le défi est moins d'acheter la maison de ses rêves que de tout simplement parvenir à se loger, une épreuve que les familles de l'arc lémanique connaissent bien.

La Geste politique

Les indices d'inflation reposent sur des moyennes historiques et mettent l'accent sur les biens de consommation, ce qui permet aux autorités de minimiser l'impact du logement, signe essentiel de la dégradation économique de la vie en Suisse. Or, non seulement le logement est le premier poste de dépense d'une famille helvétique, mais il l'est de façon écrasante. Même les primes d'assurance-maladie sont loin derrière. Le déplaisir de découvrir la hausse annuelle des primes d'assurance-santé obligatoire s'efface devant la terrifiante perspective d'être obligé de déménager.

Le niveau des prix s'explique fort simplement par le mécanisme de l'offre et de la demande. Les constructions restent très lourdement réglementées. Les zones à bâtir vont et viennent au bon plaisir des politiciens. Si les immeubles semblent désormais pousser comme des champignons, les nouvelles constructions ne parviennent pas à rattraper des années de pénurie. Du reste, les Suisses voudraient-ils d'une vaste banlieue s'étalant de Genève à Zurich?

immobilier,immigrationLa question se pose puisque la demande, elle, ne s'est jamais tarie. L'utilisation du capital de retraite des salariés pour nantir les fonds propres d'une acquisition immobilière a été rendue plus difficile, mais la mesure s'apparente à une simple vexation. Cela ne change strictement rien pour tous ceux qui cherchent désespérément une simple location, et la racine du problème, le flot de nouveaux arrivants, ne faiblit pas.

Alors que la classe politique est déjà responsable de la situation, la tentation est grande pour des politiciens de s'emparer du dossier et prétendre faire quelque chose. Des aigrefins pourraient ainsi s'inspirer de la législation française dans ce qu'elle a de pire et introduire toute une gamme de mesures aussi démagogiques qu'inefficaces, s'attaquant aux effets et non aux causes.

On verrait - et on verra donc probablement - fleurir des lois pour le contrôle des loyers, la création de nouveaux appartements subventionnés, l'interdiction des expulsions, la gestion de diverses "priorités" au logement, et toute une ribambelle de régimes de faveur donnant autant de prétexte à une nouvelle corruption et de nouveaux passe-droits.

Le futur des prix immobiliers

Selon Claudio Saputelli, expert immobilier chez UBS, on relève des "essoufflements" et des régions comme Zurich ou Genève pourraient bien accuser des corrections allant jusqu'à 20%. Il faut espérer qu'il se trompe: l'effet serait catastrophique.

Les nombreuses personnes à la recherche d'un logement abordable aimeraient sans doute une baisse, c'est bien compréhensible. Mais une diminution franche des prix immobiliers ferait perdre leurs fonds propres à des milliers de familles. Elles y perdraient leurs avoirs de retraite. D'autres s'exposeraient à une vente forcée. Les banques seraient obligées de déprécier leur bilan en recalculant la valeur réelle de leurs prêts immobiliers. Tout un pan de l'économie menacerait de s'effondrer, dont les fonds de pension gérant les retraites par capitalisation des salariés.

De proche en proche, la crise immobilière toucherait toute l'économie, y compris ceux qui pensent qu'une baisse des prix ferait leurs affaires. Une baisse réelle des prix de l'immobilier en Suisse aurait des conséquences que ceux qui ont connu la décennie post-bulle des années 90 ne sont pas pressés de revoir.

A moins d'une hausse des taux, on peut plutôt tabler sur une stabilisation des prix, puisque le grand public voit ses limites financières désormais atteintes. Genève et Zurich donnent un aperçu du maximum tolérable des prix immobiliers. Les zones où ces tarifs se pratiquent vont peu à peu s'étendre - comme elles le font déjà à Nyon et d'autres villes de Suisse bien connectées à ces centres urbains.

Pour les nombreuses personnes qui n'arrivent pas à se loger, ce n'est évidemment pas une bonne nouvelle. A l'instar d'autres pays d'Europe, la Suisse voit donc fleurir toute une ribambelle de logements alternatifs: micro-maisons, camping, colocation, retour chez les parents, squats.

Sur ce dossier comme bien d'autres, l'idéologie de gauche domine au sein des élites jusque dans ses incohérences. La construction est mal vue, les promoteurs immobiliers méprisés, les Suisses attachés à leurs campagnes ; et dans le même temps, les vannes de l'immigration restent grandes ouvertes et la population du pays s'accroît de plus de 70'000 habitants par an.

Répétons-le, une baisse franche de l'immobilier jetterait le pays dans une crise financière ; la fuite en avant dans la hausse n'est pas plus tenable. Le seul salut est dans la stabilisation des prix à long terme, qui permettrait aux habitants du pays de revenir lentement dans la partie avec la hausse progressive des salaires. Mais tant que le solde migratoire dépasse le rythme des nouvelles constructions, il ne faut pas y compter.

Entre de jolis paysages, une Suisse sans frontières et des logements abordables, les citoyens doivent décider: deux de ces choix excluent le troisième.

Commentaires

Pas besoin d'aller chercher bien loin le nom du mal : socialisme ! C'est le nom du cancer qui ronge la planète.

Écrit par : Pierre Henri | 02 avril 2016

@ Pierre-Henri

Il est vrai qu'il n'y a pas pire "socialistes" que les promoteurs immobiliers...

Il est vrai également que, malheureusement sur ce genre de blog, il y a des gens pour qui tout est la fôôôte de la gôôôche.

Pourtant un tout petit peu de culture et d'histoire vous apprendrez que depuis que la suisse existe, celle-ci a toujours était gouverné par la droite...

Une explication?

Écrit par : Markus Wolf | 02 avril 2016

@ Markus Wolf

Mais tout est la fôôôte de la gôôôche ! Une explication ? Absolument ! Et votre insinuation à propos de culture et d'histoire est une insulte typiquement assénée par des gens de gauche dont la tactique est de vouloir détruire le messager.

Alors, premièrement les problèmes dont on parle dans cet article, contrairement à ce que vous semblez suggérer, ne datent pas depuis que la Suisse existe, mais depuis qu'elle est gouvernée par les socialistes ou par les partis appliquant une politique de gauche (comme le PLR, le PDC, le PBD, les Verts, les Verts Libéraux) Le parti qui était le plus à droite au siècle dernier et qui pourtant n'était que centre-droit (extrême droite pour un gauchiste, évidemment), et qui a fait de la Suisse la Suisse forte quand tout allait encore bien était le PRD (PRD qui pour la classe moyenne américaine, aurait un statut de parti de gauche). Mais le PRD, c'étaient des socialistes libéraux qui n'ont été classés à droite que par l'arrivée du parti socialiste, en 1888, encore plus à gauche qu'eux. Nous n'avons jamais eu de politique de droite en Suisse et l'UDC actuelle n'est qu'un parti de centre droit comme l'a été le PRD de l'époque avant de devenir le PLR, un parti bourgeois de gauche.

Gouvernés par la droite dites-vous ? Prenons nos "grandes" et moyennes villes. Genève, Zürich, Lausanne, Berne, Lucerne, Bâle, Fribourg, Neuchâtel... Donnez-moi le nom d'un seul maire/syndic/préfet d'une de ces villes qui ne soit pas socialiste ! Donnez-moi la composition des invité(e)s types des émissions TV politiques ou économiques , des journaux de la presse écrite, etc. Socialistes socialistes et encore socialistes et UN pauvre souffre douleur UDC non pas pour avoir une autre opinion mais pour pouvoir le démolir publiquement. C'est ça, la politique de droite ?? Micheline Calmy-Rey, Ruth Dreyfus, Christiane Brunner, Simonetta Sommaruga, Ada Mara, Cesla Amarelle ont détruit mon pays ou sont en train de le détruire. Ce sont toutes des socialistes !!! Des apatrides qui n'ont strictement rien à foutre de notre pays dont il a fallu des siècles pour en faire l'un des plus puissants économiquement au monde, envié et jalousé de tous il fût un temps et laissant indifférent aujourd'hui. Le socialisme est un cancer et il est bourré de métastases dans les médias, à la TV, dans les écoles pour lobotomiser nos enfants à cette idéologie (über alles) fossile d'un autre temps, contre nature qui n'a apporté que destruction sur la planète. D'ailleurs, le PS Suisse est membre de l'Internationale socialiste et membre associé du Parti socialiste européen. Des apatrides, comme je disais, à l'idéologie supranationale ! J'ai une question à vous poser à mon tour. C'est quoi pour vous une politique de droite ? Parce que je peux vous dire qu'avec l'appareil d'Etat lourdingue qu'on a, on est vraiment bien loin d'avoir une politique de droite.

Écrit par : Pierre Henri | 03 avril 2016

Et juste un petit détail, d'importance tout-de-même: Le TF, notre juridiction suprême, qui casse systématiquement les décisions de la volonté populaire… il est de quel bord ?

Par exemple, vous allez voir, dans l'affaire de l'assassin de Marie, dans 15 ans il est dehors !

Il est quasi devenu impossible au peuple de modifier une loi ou une disposition constitutionnelle. Les zélites de gauche ont pris le contrôle de tous les leviers stratégiques: Droit, éducation, information… et évidemment désinformation. Pour faire bonne figure, Ils ont juste laissé l'armée à quelques roquets ou neuneus de "droite"… forcément parce que ça sert à rien !

Écrit par : petard | 04 avril 2016

"forcément parce que ça sert à rien !" Si cela ne servait à rien, pourquoi les socialos s'efforcent de faire rendre les armes aux citoyens ? Il n'y aura plus jamais de guerre ni de violences ? Les citoyens suisses sont programmés pour tout abandonner aux nouveaux venus ?
En voilà une nouvelle qu'elle est bonne...

Écrit par : Géo | 04 avril 2016

«En voilà une nouvelle qu'elle est bonne...»

Ben oui, quand-même... c'est pas demain la veille qu'un char nord-coréen franchira le Gothard... faudra tout-de-même qu'il franchisse d'abord quelques autres obstacles plus "cotons".

Et puis, l'ennemi, le vrai, de toute façon, il est déjà à l'intérieur, ou il nous mâte de Bruxelles ou Vache Ing-tonne... le vers est dans le fruit et les mouches rôdent autour!

Et c'est pas marmelinpinglin et ses fantassins qui va nous rendre notre dignité.

Écrit par : petard | 04 avril 2016

@petard

C'est exactement comme vous dites ! La gauche a tous les leviers en mains et contrôle tout. TF, juges et police compris. D'ailleurs, pour entrer dans la police aujourd'hui, on donne la préférence à ceux qui ont une affinité politique de gauche. Seuls des gauchistes pourraient tirer sur leur propre population si besoin était.

Voilà quelques autres faits extraits du livre de Michel Piccand "Suisse, années 2015... Un Peuple Qui Disparaît"
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Citation :

Dans une intervention au Parlement fédéral durant la session de printemps 2014 une députée socialiste, professeure de droit public, déclarait « qu'en démocratie, le peuple est un organe de l'Etat, ce n'est pas le chef » [1].

[1] Bulletin officiel du parlement fédéral suisse, BO 2014 N 493, Cesla Amarelle, professeure de droit public, Conseillère nationale, socialiste, Vaud. Présidente de la Commission des institutions politiques du Conseil national.

Fin de citation
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Cesla Amarelle est-elle en train de reproduire dans mon pays la dictature qu'elle a fui du sien ?? Un comble !!!

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Citation :

La phrase de cette députée professeure n’était en fait qu’un écho parmi d’autres. Telle cette affirmation faite peu auparavant à la radio par un autre député socialiste au Parlement qui expliquait que « Le peuple n’existe pas, le peuple ne peut pas parler, la volonté du peuple c’est quelque chose comme la volonté divine, on ne sait pas, … » [2].

[2] Radio suisse-romande, émission « C'est pas trop tôt », 21 mars 2014, 25: 30, Andreas Gross, politologue, Conseiller national, socialiste, Zürich. Membre de la Commission des institutions politiques du Conseil national.

Ou encore ces affirmations plus précises faites par un autre professeur de droit public, lui aussi socialiste, qui dans une tribune libre intitulée « Le mythe du peuple souverain » et dont le titre en dit déjà long, n’hésitait pas à déclarer que le peuple « doit son existence et ses compétences à la Constitution » après avoir précisé que « Si chaque citoyen et citoyenne est susceptible de penser, de débattre et d’exprimer une volonté propre, tel n’est pas le cas du peuple » et que ce dernier « ne plane pas au-dessus de l’ordre constitutionnel, mais fait partie intégrante de cet ordre. » [3].

[3] Jean-Daniel Delley, professeur de droit public, socialiste, Le mythe du peuple souverain, Kontrapunkt, 12 janvier 2005. Texte contresigné par 16 professeur-e-s universitaires membres de Kontrapunkt.

Fin de citation
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Dans une vraie démocratie, après de tels propos anticonstitutionnels, les susmentionnées dans le livre devrait sortir du Parlement, de leur chaire ou de leur université entourés par 4 policiers les emmenant chez un juge pour explications.

Socialisme, gauchisme, communisme... Il n'y a aucune nuance, c'est tout la même chose.

Écrit par : Pierre Henri | 04 avril 2016

Votre graphique ne montre absolument rien concernant l'effet des bilaterales car vous ne montrez pas la tendance avant 2003. Le seul changement de tendance marquant est l'evolution des prix d'achats depuis 2008 (allez vous nous expliquer que c'est l'effet de Schengen ?). Pas un mot sur le possible effet de la crise, qui pourtant peut tres bien etre un facteur determinant, l'immobilier etant desormais probablement l'investissement le plus profitable.

Il est aussi interessant de constater que, dans le monde ou vous vivez, toute politique destinée a contenir l'explosion des loyers et/ou les prix de l'immobiler est sustématiquent vouée à l'echec, alors que le contrôle de l'immigration est quelque chose de facile a implementer, efficace et sans aucun dommage colatéral ...

Écrit par : Pierre | 05 avril 2016

@Pierre: J'ai concentré le graphique sur la période qui me semblait intéressante. Pendant les années 90-2002, ils descendaient (
http://dievolkswirtschaft.ch/content/uploads/2011/05/17F_Barnetta.pdf ) alors que le pouvoir d'achat des ménages augmentait. Nous étions donc dans une période propice à l'acquisition immobilière par les particuliers.

Il y a effectivement une accélération de la hausse en 2008. Je pense que cela peut s'expliquer par la baisse des taux de la BNS et la volonté d'investir dans la pierre comme placement stable face à la crise de la dette. Mais ce n'est que la "cerise sur le gâteau" d'une hausse qui avait commencé avant.

Je pense que toute politique destinée à contenir l'explosion des loyers et/ou les prix de l'immobilier est systématiquement vouée à l'échec, en effet, à partir du moment où ces politiques ciblent les conséquences et non les causes. Quant au contrôle de l'immigration, oui, il me paraît indispensable sur ce plan comme sur bien d'autres, et je pense qu'il est possible simplement parce qu'il a existé dans le passé.

Vous décrétez que mon analyse ne vous convient pas mais vous-mêmes ne proposez aucune explication.

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 avril 2016

« […] toute politique destinée à contenir l'explosion des loyers et/ou les prix de l'immobilier est systématiquement vouée à l'échec, […] à partir du moment où ces politiques ciblent les conséquences et non les causes.»

Parlons-en des causes…

C’est l’histoire de l’oeuf ou la poule… Est-ce la constructivite qui attire la foule, ou la foule qui active la constructivite ?

Si la mouvance immo-économique attise l’aspiration migratoire, c’est qu’elle y trouve son compte à court terme: du boulot, des clients et du profit facile tout de suite. Evidemment, c’est là qu’on m’accusera de crypto-gauchisme alors que ce n’est pas le cas…

On nous dit que la flambée des prix est due au phénomène de l’offre et de la demande… C’est quand-même curieux, jamais depuis quarante ans, les artisans et petits entrepreneurs n’ont subi autant de pression sur les prix. Et les faillites ont explosé depuis dix ans. Ou va donc l’argent ? Qui s’en met plein les fouilles ?

Au cas où… ce sont quand-même un ou deux centres commerciaux et habitations en PPE qui régalent une équipe de foot et nourissent les fantasmes d’un dirigeant de club.

Écrit par : petard | 05 avril 2016

Il n'y a pas de situation plus embrouillée que l'immobilier parce qu'au coeur de mouvements contradictoires. Nos autorités veulent faire entrer le plus possible de migrants en Suisse, 80'000 normaux chaque année et plusieurs dizaines de milliers de musulmans ex Syrie, Afghanistan, Pakistan chaque année, pour déstabiliser ce pays et faire comprendre à ses vieux habitants qu'ils doivent accepter la seule solution possible, entrer dans l'Europe. (si ce n'est pas ça, alors je ne comprends pas nos autorités...). De l'autre côté, nos autorités ont fait passer une LAT extrêmement restrictive, créant une pénurie de terrains et donc faisant monter les prix.

Écrit par : Géo | 05 avril 2016

@petard: "Est-ce la constructivite qui attire la foule, ou la foule qui active la constructivite ?"

La construction est en retard par rapport à la demande, c'est pourquoi les prix montent, ce n'est pas très compliqué.

"Ou va donc l’argent ? Qui s’en met plein les fouilles ?" A mon avis les promoteurs, les régies immobilières, les notaires, l'Etat (droit de mutation, impôt sur les plus-values). Les grands constructeurs aussi mais pas leurs sous-traitants, sous-enchère oblige. Voilà pourquoi vos artisans font faillite, ils ne font pas le poids face à des entreprises étrangères dont les employés sont payés à coup de lance-pierre. On en trouve régulièrement sur tous les chantiers de Suisse, même ceux diligentés par l'Etat...

Écrit par : Stéphane Montabert | 05 avril 2016

@Monsieur Montabert étranges coïncidences tout de même de voir ces articles envahir les médias dès que les journaux TV aient paru
En effet Les diaboliques dénonçant justement ce que tout le monde ou presque sait a été diffusé sur FR3 le jour même
On sait tous que le patrimoine coute cher à l'entretien et on sait aussi tous ou presque que beaucoup dont les sectes ne payant pas d'impôts préfèrent acheter ces monuments vrais gouffres financiers pour l'électorat
Alors là beaucoup de questions resteront en suspend on ne peut punir quelqu'un qui entretien ce que certaines communes ne pourront plus déjà qu'elles réduisent le nombre de fonctionnaires comme ceux de la voierie car coutant trop cher ou ne rapportant pas assez
très belle journée

Écrit par : lovejoie | 08 avril 2016

Votre graphique est intéressant. Après, vous le faites coïncider avec ce qui vous convient, en l'occurrence la libre circulation de 2002.
Je ne vais évidemment pas dire que cela n'a rien à voir, mais c'est un facteur parmi d'autres. On constate tout de même que l'augmentation s'est accentuée à partir de mi-2008/2009, suite à la crise donc. Et de manière nette et indiscutable alors que la courbe de salaires semble rester assez constante.
Donc attribuer l'augmentation à la libre circulation me semble un peu "abuser" du graphique. La mettre en parallèle de la courbe du chômage serait plus pertinent, ou du taux de vacances des logements. Le prix y est moins directement lié.

Les demandes concernant le "qui s'en met plein les poches" ne sont finalement pas difficiles à donner une partie de la réponse: Les actionnaires des grands groupes.
Il serait intéressant de voir à partir de quand des rendements de 15% et plus ont commencé à être demandé par les actionnaires, ainsi que les augmentations des dividendes.
Je donne un exemple, qui en vaut un autre, la romande énergie est repassé en 2015 dans les chiffres noirs avec un bénéfice annoncé de 1,2 millions de francs, ce qui est plutôt modeste, mais comparé aux pertes des années passées, on peut considérer cela comme rassurant, à voir si cela se confirme. Augmentation des employés, max 0.5% pour ceux qui auront droit à des augmentations, augmentation de la dividende: 5%...
Où passe l'argent? Ben dans la poche des actionnaires. C'est comme cela dans toutes les grandes boîtes, construction comprise. Et comme ils sous-traitent, et que l'UDC fait partie de ceux qui ne veulent pas de contrôles sérieux, ben la pression sur les prix des petits sous-traitant est forte. D'où augmentation des faillites...et là, la corrélation est directe...

Écrit par : lefredo | 12 avril 2016

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