03 mai 2016

Cette France impossible à réformer

Vue de Suisse, la France de ces derniers jours ne fait pas plaisir à voir.

La France s'entortille dans un projet de réforme d'une façon dont elle a le secret. Au départ, "l'avant-projet de loi El Khomri", du nom de la Ministre du travail, devait assouplir les horaires des salariés, plafonner les montants des indemnités prud'homales, préciser les motifs invoqués pour des licenciements économiques et impliquer directement les salariés dans des référendums d'entreprise.

france,réforme,droit du travail,françois hollande,manifestation

L'idée ne paraissait pas mauvaise, mais peu importe qu'on soit pour ou contre, finalement, car on peut en parler au passé. Le projet de loi a été tellement retouché, rapiécé et modifié qu'il en est devenu méconnaissable. Et ce n'est pas fini: le texte est encore l'objet de près de 5'000 propositions d'amendements. Des élus manquent à la majorité socialiste pour faire passer le texte. Le gouvernement français envisage de recourir à l'article 49-3 de la Constitution française pour couper court aux débats. Belle démocratie!

Pourquoi ce projet de loi, émanation de parlementaires professionnels, a-t-il été à ce point remis en question? À cause de la pression de la rue. Depuis des semaines diverses oppositions battent le pavé. Les fronts se sont crispés et beaucoup espèrent désormais faire complètement capoter le projet. François Hollande joue son avenir de candidat de la gauche. Le président essaye, bien tardivement, de se donner une image de réformateur ; il hésite à passer en force. Il veut parvenir à un résultat, même symbolique, mais à un an des élections présidentielles il ne peut laisser la crise s'étendre. À gauche on crie que la réforme est une trahison, un cadeau au patronat ; à droite, on s'indigne des reculades gouvernementales.

La situation, inextricable, finit de jeter les uns contre les autres toutes les factions de la vie politique française. Lycéens et étudiants, sempiternelle chair à canon des mouvements de gauche ; MEDEF ; majorité et opposition ; syndicats ; extrême-gauche poignardant le frère ennemi socialiste ; ambitieux cherchant à se profiler pour les présidentielles ; mouvements protestataires parasites cherchant à greffer leur propre cause sur l'agitation générale... Personne ne manque à l'appel.

france,réforme,droit du travail,françois hollande,manifestationNul ne sait quand ni comment le sac de nœuds se dénouera, ni même s'il parviendra à se dénouer. A ce stade, tout est envisageable. L'issue la plus probable reste celle d'une montagne accouchant d'une souris, une loi vidée de sa substance afin de ne fâcher personne tout en donnant aux uns et aux autres des motifs de victoire. Il y a évidemment peu de chances que le droit du travail français en sorte simplifié.

La France semble, en dernière analyse, impossible à réformer. Chaque intervenant aura son explication, principalement pour pousser en direction de sa paroisse. Mais selon moi, le problème est tout autre. La clé du mystère pourrait se trouver dans l'absence criante de démocratie en France, en particulier l'absence de référendum.

Nombreux sont ceux qui, en Suisse, n'éprouvent que mépris pour la démocratie directe. Le peuple est assez intelligent pour élire des candidats mais certainement pas pour décider davantage, disent-ils. Les politiciens helvétiques endurent les référendums avec fatalisme. Ils n'en voient pas les avantages. Ils existent pourtant bel et bien.

Le droit de référendum permet aux citoyens de convoquer un vote populaire contre une loi votée par le Parlement. La loi est sous toit: les commissions se sont prononcées, le projet a été relu dans ses moindres détails et approuvé par les deux chambres de l'Assemblée fédérale. Il ne manque pas un bouton de guêtre. Le peuple peut malgré tout s'emparer du dossier et l'envoyer à la poubelle.

L'idée que n'importe quelle loi aboutie puisse éventuellement être annulée provoquera chez tout politicien français un réflexe de rejet. Question d'ego et de perception de sa fonction. Les uns et les autres oublient pourtant qu'un référendum peut aussi servir à valider une loi en lui donnant un appui démocratique incontestable. Tout référendum ne se concrétise pas en rejet systématique!

Le référendum permet de pacifier la vie politique. Il permet aux camps en présence de se compter dans l'épreuve démocratique fondamentale, le verdict des urnes. Les démonstrations de force changent de dynamique: il s'agit désormais d'agir sur l'opinion publique et non plus celle des décideurs. Il ne faut plus intimider, il faut convaincre. Plus personne ne peut se bombarder d'une représentativité autoproclamée. La classe politique a aussi son rôle à jouer, elle doit entrer en contact avec la population, être didactique, comprendre et informer des tenants et aboutissants de ses propres textes. Se contenter de suivre la ligne du parti dans une assemblée ne suffit plus.

Dernier avantage, le résultat des urnes débouche sur un résultat clair et à une date précise. C'est Oui ou c'est Non, il n'y a plus à y revenir. Le référendum définit à l'avance la fin du débat politique, un luxe dont la France aurait bien besoin en ces heures troubles.

La loi El Khomri aurait suivi en Suisse un destin bien différent. Tous les partis auraient été consultés lors de son élaboration, tant pour mesurer le degré de résistance que pour tenter d'en faire un compromis acceptable. Le projet final aurait été approuvé par la majorité des représentants du peuple. Les adversaires du texte auraient alors livré une première campagne médiatique pour convoquer un référendum, suscitant une première salve de débats.

france,réforme,droit du travail,françois hollande,manifestationUne fois le référendum obtenu, la date en aurait été décidée, ouvrant la voie à une campagne officielle. Chaque camp aurait fourbi ses arguments dans la presse, les réseaux sociaux, les marchés ; les débats télévisés auraient vu s'affronter les pro et les anti. Les discussions auraient embrumé les comptoirs de bar, les pauses-café, les réunions familiales du dimanche. Et le jour dit, on aurait voté et enfin découvert dans les urnes le fin mot de l'histoire.

Nulle part il n'y aurait eu besoin d'occuper les rues, de manifester, de saccager, d'amender le texte dix fois de suite ; nulle part il n'y aurait besoin de faire du bruit pour donner contenance à son camp. Les urnes mesurent les rapports de force avec bien plus de légitimité et de précision que n'importe quel sondage.

La classe politique française n'est pas mûre pour les référendums. Hors de sa réélection, elle n'aime guère faire appel aux citoyens. La perspective d'une loi rejetée par le bas peuple lui inspire un profond dégoût. Elle ne veut pas prendre ce risque. Alors, elle tergiverse, dilue ses réformes, fait étalage de son impuissance et, souvent, recule.

En se méfiant de la démocratie, atteint-elle un meilleur résultat?

Commentaires

Remarquable billet ! D'autant plus remarquable qu'il accouche de la plume d'un Français qui a «épousé» la Suisse. Merci !

Vous devriez vous faire inviter par Ruquier pour tâcler cet enfoiré de Yann Moix !

Écrit par : petard | 03 mai 2016

Certes. Le référendum serait tout à fait le bienvenu, et nous sommes quelques-uns à le réclamer. Et tout cela est fort bien décrit et écrit.

Mais vous omettez, hélas, l'éléphant dans la pièce dont personne ne parle jamais : la France est un pays communiste. La France est aux mains des communistes. Il s'agit bien de la classe politique française !... le problème est bien plus grave.

Il y a une trentaine d'années déjà, l'une des personnalités les plus puissantes du Parti communiste français, Jean-Baptiste Doumeng, surnommé "le milliardaire rouge" par la presse et décédé depuis, a craché le morceau à la télévision. La conversation tournait autour des scores électoraux de plus en plus bas du PCF. Doumeng a alors lâché : vous savez, quand on tient la SNCF, Electricité de France et les ports, on n'a pas besoin de résultats électoraux... et c'est la stricte vérité.

Le coup d'Etat silencieux du PCF s'est produit entre 1945 et 1947, alors qu'il avait quatre ministres au gouvernement, dont le secrétaire général du Parti Maurice Thorez. Les institutions mises en place par les communistes à l'époque sont toujours là aujourd'hui : statut de la fonction publique, Sécurité sociale, rôle institutionnel des syndicats communistes, prise en main d'EDF, de la SNCF, de l'Education nationale, des journaux via le syndicat des imprimeurs...

Depuis, avec l'explosion du nombre des fonctionnaires et de la dépense publique, le cancer a métastasé. Le PCF n'existe pratiquement plus, même s'il conserve une présence médiatique et même politique. Mais c'est parce qu'il n'a plus besoin d'exister. Il a accompli sa mission.

En un sens, il est allé plus loin, dans le projet marxiste, que le parti soviétique lui-même. C'est le crime parfait : le PCF s'est effacé, les communistes tiennent le pays, et ils ne se désignent même pas sous ce nom ! Vous leur poseriez la question en privé, la plupart se décriraient, très sincèrement, comme tout ce que vous voudrez, sauf communistes.

Et la "classe politique" se balade au-dessus de tout cela, en faisant du théâtre à la télévision. Les hommes politiques ne sont que des acteurs, et médiocres, avec ça. Ils jouent à être ministres, ils font semblant d'être "députés de la Nation" (avec un grand N). Ils n'ont aucun pouvoir. Alors, ils font des "réformes". La "rue" joue son propre théâtre, et rien ne change.

Écrit par : Robert Marchenoir | 04 mai 2016

Parfaite analyse, RM, sauf tout de même sur ce point : " les communistes tiennent le pays, et ils ne se désignent même pas sous ce nom ! ". L'extrême-gauche française s'est diversifiée mais elle reste identifiable comme telle. Tout le monde sait que Duflot n'a rien à cirer de l'écologie. Que Eva Joly s'y connaît davantage en évasion fiscale qu'en biodiversité. Que Mélenchon a quitté le PS. Que le drapeau rouge de la CGT n'est pas rouge par hasard. Le coeur du problème actuel, c'est que Hollande, lui président, s'est fait élire sur un programme d'extrême-gauche (son ennemi, c'est la finance...) et qu'il a mis deux ans pour s'en distancier.
Entendu Cyrulnik dire sur un plateau de télé que la modification de la loi sur le travail ne peut plus se faire avec ce gouvernement et qu'il faudra attendre 2017. Il est meilleur psychologue qu'analyste politique. Un gouvernement de "droite" (Juppé, Fillon ou Sarko sont-ils de droite ?)se heurtera à un refus encore plus violent de la "rue" (la SNCF, Electricité de France et les ports).
D'ailleurs, Juppé en sait qqch...

Écrit par : Géo | 04 mai 2016

Géo,

En France, les communistes de fait se disent : de gauche, progressistes, républicains, partisans des valeurs de la République, membres de la gauche de la gauche, d'extrême-gauche, no borders, black block, écologistes, décroissants, anti-capitalistes, anti-libéraux, révolutionnaires, anarchistes, partisans des Lumières, souverainistes, défenseurs de la laïcité et même socialistes.

Certains appartiennent même à la droite. D'autres sont carrément au Front national !

Mais ils sont bien peu nombreux à se dire communistes.

Remarquez, le parti libéral-démocrate russe est un parti fasciste, qui dit tout haut ce que pense Poutine tout bas, tandis que ce dernier vante la Russie en tant que principal vainqueur du fascisme en 1945, et dénonce d'imaginaires "nazis de Kiev".

Faut se méfier, avec les mots.

Écrit par : Robert Marchenoir | 04 mai 2016

Robert Marchenoir @ En politique, quel que soit son camp, il faut savoir distinguer son ennemi principal de son ennemi secondaire. Peut-être que Poutine pourrait éventuellement un jour qui sait être un ennemi des intérêts européens, cela reste à prouver. Par contre, les USA nous pourrissent la vie dans les grandes largeurs. La GW II est due à la volonté de W Bush d'empêcher le bon papa Saddam Hussein, honnête dictateur arabe pas pire que n'importe quel autre dirigeant arabe de base, de faire des contrats pétroliers en euros et non en dollars. On lui a tous dit qu'il ne fallait pas faire ça, que l'explosion de l'Irak allait provoquer une catastrophe majeure. Celle que l'on peut admirer aujourd'hui. Mais ils s'en foutent, les Ricains ! Cela les arrange de nous entuber un max, figurez-vous. Et d'ailleurs, pour appuyer le processus, ils ont foutu le bordel en Bosnie en appuyant les nazis islamistes et poussent les Européens à laisser entrer la Turquie, le pire ennemi des Européens depuis toujours...

Écrit par : Géo | 05 mai 2016

La "réforme". Elle peut être importante, nécessaire, mais cela reste malgré tout au niveau du "règlement d'étage".
Ce qui importe vraiment, c'est qui habite la maison:

http://www.hostpic.org/images/1605061936170109.jpeg

Et là, la droite, la gauche, c'est un peu la même chose.

Écrit par : Paul Bär | 06 mai 2016

" Saddam Hussein, honnête dictateur arabe pas pire que n'importe quel autre dirigeant arabe de base, "

Honnête dictateur? Depuis quand ces deux termes vont ensemble? C'est incroyable à quel point votre haine des Etats-Unis vous amène à dire n'importe quoi. Saddam a mené contre son peuple une politique de terreur digne des heures sombre du stalinisme en URSS avec un bilan de deux millions de victimes. Les charniers découverts en Irak se compte en centaines. Il a rasé des villages entiers en gazant les populations chiites ou comme les 200'000 kurdes irakiens hommes femmes et enfants eux-aussi gazés.

" de faire des contrats pétroliers en euros et non en dollars. "

Les américains n'ont jamais voulu prendre le contrôle de la production du pétrole irakien. Faudra vous le dire combien de fois que se sont surtout les chinois, les russes, les malaisiens de Pétronas et l' anglo-néerlandais Shell qui ont décroché les principaux contre pétrolier avec le gouvernement irakien. C'est les même comem vous qui disait que le gouvernement irakiens était un gouvernement fantoche aux mains des USA pouir leur piquer le pétrole. hé bien ce n'étaient pas du tout le cas.

http://indices.usinenouvelle.com/energie/la-chine-acteur-dominant-du-petrole-irakien.4586

http://www.liberation.fr/planete/2013/06/04/la-chine-reine-du-petrole-en-irak_908078

" Par contre, les USA nous pourrissent la vie dans les grandes largeurs. "

Ils investissent massivement en Europe en créant des milliers d'emplois. Certainement pour nous pourrir la vie.

http://www.lesechos.fr/12/02/2014/LesEchos/21625-121-ECH_les-grands-investisseurs-americains-a-l-assaut-de-l-europe.htm

http://www.france24.com/fr/20130911-investissement-zone-euro-americain-record-economie-europe-crise-sortie-bourse

" ils ont foutu le bordel en Bosnie en appuyant les nazis islamistes "

C'est le régime serbe qui s'est sont comporté comme des nazis en amorçant une épuration ethnique en entassant les bosniaques et les kosovars comme du bétail dans des camps de concentration. Apparemment cela devait être joussif pour vous d'apprendre que des musulmans se faisait liquider dans des camps de la mort. Vous vous étonnez après cela qu'une frange de musulmans se sont radicalisés avant que l'OTAN fasse cesser ce début de génocide?

" et poussent les Européens à laisser entrer la Turquie, le pire ennemi des Européens depuis toujours... "

Mais pourquoi le feraient-ils par mauvaise intention. Votre haine aveugle des Etats-Unis vous empêche de voire certaines réalités qui ne collent pas avec vos propos. L'Europe est le principale client des USA. Je vois mal un pays nuire volontairement son client principale. Et je vous rappel que la Turquie a choisi son camps lors de la guerre froide. Elle avait le choix de s'intégrer à l'OTAN ou à s'allier avec l'URSS. Ce n'était pas le pire ennemi de l'Europe pendant toute la période le la Guerre froide. La Turquie est peut-être dirigé par des islamistes peu fréquentables et que c'est le seul point où je vous suit que la Turquie n'est pas du tout eurocompatible pour entrer dans l'UE. Mais aujourd'hui l'ennemi de la Turquie est plutôt du côté de Poutine que de l'Europe.

D.J

Écrit par : D.J | 06 mai 2016

1. "Saddam a mené contre son peuple une politique de terreur digne des heures sombre du stalinisme en URSS avec un bilan de deux millions de victimes"
Deux millions de victimes de Saddam Hussein ou victimes du blocus américain ? Je pense que c'est plutôt la deuxième option...

2. " de faire des contrats pétroliers en euros et non en dollars. "

Les américains n'ont jamais voulu prendre le contrôle de la production du pétrole irakien."$

Vous répondez à côté. Cela n'a rien à voir.

3. "les kosovars comme du bétail dans des camps de concentration."
Mensonge absolu. Il se trouve que j'y étais, au Kosovo. Pare contre, il y a eu pas mal de Serbes qui ont disparu et qu'on n'a jamais retrouvé. Trafic d'organes, selon Carla del Ponte et Dick Marty, nié par Kouchner, à la solde des Américains.

Écrit par : Géo | 07 mai 2016

«Il a rasé des villages entiers en gazant les populations chiites ou comme les 200'000 kurdes irakiens hommes femmes et enfants eux-aussi gazés.»



Ouais... et les Américain, ils sont en faveur de leurs terroristes préférés: ceux d'obédience sunnite et de leurs grands amis saoudiens, ainsi que de la gentille Turquie d'Erdogan qui adore les Kurdes et les Russes... Ce sont quand-même vos potes qui ont d'abord aidé Ben Laden et les Talibans.

Et quand ce sont les saouds qui anéantissent les chïites yéménites, pas un mot. Quant au génocide arménien par les Turcs... pas un mot non plus.

Faut savoir... ne pas mélanger les torchons et les serviettes. Vous avez la terroristivite à géométrie variable.

Écrit par : petard | 07 mai 2016

Pire que le constat de manoeuvres de surface en échec en guise de réformes, d'un mandat présidentiel bâti sur la promesse d'1 train de réformes de fond (emploi, formation, refonte fiscale, agriculture etc),

on est effrayé d'une série d'actes de ce gouvernement, lourds de conséquences, antidémocratiques, passés sous silence, par une omerta des médias français

on constate un Hollande soumis à pays arabes

- 2 ans que Hollande et sa diplomatie restent impassibles face aux arrestations & tortures policières d'ordre dictatorial, devant l'assassinat de ressortissants français en Egypte

Faits. Eric Lang, étudiant assassiné: 2 ans que la France n'entreprend aucune action judiciaire, la famille attend.

à l'opposé, le gouvernement italien, la presse et la population n'ont pas renié leurs valeurs démocratiques face à l'assassinat de l'étudiant italien Giulio Regeni. Le pays et son gouvernement, la presse et la population se sont immédiatement soulevés, ont exigé des explications & agi devant les autorités égyptiennes



- Hollande rappelle son exigence de respect des Droits de l'Homme lors de sa visite en Egypte; surmédiatisation d'innombrables déclarations hollandesques & Valsiennes post-attentats

pendant qu'à l'UNESCO, la France soutien les demandes arabes et vote une résolution relative au Mont du Temple, rebaptisée du nom du cheval de Mahomet, niant tous liens entre le Judaïsme et ses lieux les plus Saints à Jérusalem:

par cette résolution signée le 11 avril 2016,
- la France a soutenu la demande des pays arabes, visant à éliminer tous liens judaïques historiques et archéologiques, avec le site du mur des lamentations et + (Algérie, Maroc, Oman, Liban, Soudan) et s'est ralliée à la Russie

- par son vote, la France fait preuve de négationnisme, de révisionnisme et d'une insondable lâcheté


Revues de presse
"le mur du con a été franchi"
http://www.cjfai.com/eventmaster/2016/05/03/u-n-e-s-c-o-le-mur-du-con-a-ete-franchi/

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/05/02/31002-20160502ARTFIG00155-resolution-de-l-unesco-sur-le-mont-du-temple-la-france-complice-d-un-mensonge.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160211.OBS4448/egypte-eric-lang-battu-a-mort-en-prison-sa-famille-attend-toujours-la-verite.html

Blog de David Frenkel
http://davidfrenkel.blog.tdg.ch/archive/2016/05/05/les-mensonges-de-l-unesco-encore-et-encore-275952.html

Écrit par : divergente | 07 mai 2016

" Ce sont quand-même vos potes qui ont d'abord aidé Ben Laden et les Talibans. "

A cette époque l'islam radical dans le monde n'était pas une menace en soit. C'était le communisme et l'URSS. Je vous rappel que le radicalisme islamique qui a fait émerger les talibans en Afghanistan on le doit aux communistes afghans lors de leur coup d'état à la fin des année 70 avec le soutient de Moscou. Ils ont mené une politique de terreur contre les religieux en massacrant les imams et en brûlant les Coran sur les places publiques. L'occupation soviétique qui s'en suivit faisait le reste dans cette barbarie. Les USA ont soutenu une résistance à l'invasion soviétique. Les armes sont peut-être pas toujours tombé chez des gens fréquentables mais à qui à la faute? L’Afghanistan était laïc avant que les coco détruisent ce pays en radicalisant par la même occasion l'islam.

" Faut savoir... ne pas mélanger les torchons et les serviettes. Vous avez la terroristivite à géométrie variable. "

Mais où avez lu que je cautionnais le régime des saouds et le gouvernement turc? Contrairement à Géo dont c'est tout juste si il ne disait pas que Saddam était un bon pote.

D.J

Écrit par : D.J | 07 mai 2016

COP 21 & environnement: gaz de schiste des USA en France, importé par EDF. autres contrats d'importation similaires passés par stés privées en France, au Portugal, etc.

Ségolène Royale s'insurge... face à caméras.

Écrit par : divergente | 08 mai 2016

«Mais où avez lu que je cautionnais le régime des saouds et le gouvernement turc? Contrairement à Géo dont c'est tout juste si il ne disait pas que Saddam était un bon pote. »

Vous connaissez ? «Les amis de mes amis sont mes amis... les amis de mes ennemis sont mes ennemis... les ennemis de mes ennemis sont mes amis, etc.»

J'ai bien lu Géo à propos de Saddam. Il n'a pas dit que c'était un enfant de choeur... Il a juste dit qu'il n'avait pas été pire que d'autres dictateurs arabes. Quant aux cocos, personne n'a dit ici que c'étaient ou que ce sont nos potes.
Au cas où, la Russie de Poutine n'a rien à voir avec les cocos... c'est comme si vous dites que l'Allemagne de Merkel c'est Hitler, les SS et les camps...

Écrit par : petard | 08 mai 2016

@ Geo,

" Deux millions de victimes de Saddam Hussein ou victimes du blocus américain ? Je pense que c'est plutôt la deuxième option... "

L'embargo n'a jamais concerné les biens de première nécessité tel la nourriture et les médicaments destinés à la population irakienne. Il y a eu les accords onusiens pétroles contre nourriture et médicaments. Mais la dictature de Saddam a constamment détourné les bien qui devaient revenir à la population. Saddam a contourné plusieurs fois ces accords pétroliers en vendant illégalement son pétrole à d'autre pays arabes engrangeant des milliards de dollar qui aurait pu servir au bien de la population. Mais bon comme c'était un bon dictateur honnête comment aurait il osé faire ça. Il n'y avait plus qu'à mettre sur le dos des américains les enfants morts de malnutrition avec le prétexte de l'embargo.

" 2. " de faire des contrats pétroliers en euros et non en dollars. "

Les américains n'ont jamais voulu prendre le contrôle de la production du pétrole irakien."$

Vous répondez à côté. Cela n'a rien à voir. "

Je laisse ces délires aux adeptes du complot pour qui la guerre aurait eu comme origine un changement de devises.

" Mensonge absolu. Il se trouve que j'y étais, au Kosovo. "

https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration_d%27Omarska


" Pare contre, il y a eu pas mal de Serbes qui ont disparu et qu'on n'a jamais retrouvé. "

Parce que ça vous étonne encore que dans une guerre il y a des victimes que dans un camps? C'est pas étonnant que des serbes furent victime de barbarie après ce qu'ils ont fait aux autres.

" Trafic d'organes, selon Carla del Ponte et Dick Marty, nié par Kouchner, à la solde des Américains. "

Carla del Ponte est aussi celle qui a mis Milosevic au banc des accusés pour crime contre l'humanité et génocide contre les bosniaques et les kosovars. Vous allez aussi la traiter de menteuse à la solde des américains?

@ Petard,

" Vous connaissez ? «Les amis de mes amis sont mes amis... les amis de mes ennemis sont mes ennemis... les ennemis de mes ennemis sont mes amis, etc.» "

Je ne vois en quoi je serais impliqué et responsable dans les alliances entre les USA et les autres nations. Mes amis c'est le monde libre et non le model saoudien. je en suis pas devenu un ami de Staline parce qu'il à été un allié des Etats-Unis contre le nazisme.

" J'ai bien lu Géo à propos de Saddam. Il n'a pas dit que c'était un enfant de choeur... Il a juste dit qu'il n'avait pas été pire que d'autres dictateurs arabes. "

Il a bien parler d'un dictateur honnête ce qui est un non sens d'associer ces deux mots. Saddam a bien été pire que tout les autres. Il est le seul dirigeants arabes à avoir commis de tel massacres de masse contre sa propre population.

" Quant aux cocos, personne n'a dit ici que c'étaient ou que ce sont nos potes. "

J'ai juste rappelé qu'il étaient les principaux responsables du radicalisme islamique en Afghanistan.

" Au cas où, la Russie de Poutine n'a rien à voir avec les cocos... c'est comme si vous dites que l'Allemagne de Merkel c'est Hitler, les SS et les camps... "

Je n'ai jamais dit que la Russie de poutine était communiste. mais votre exemple avec Merkel monter bien que vous dites n'importe quoi. Poutine est bien plus proche d'un dirigeants communiste que Merkel le serait d'un pouvoir nazi.

D.J

Écrit par : D.J | 09 mai 2016

«Je laisse ces délires aux adeptes du complot»

Chez vous et vos amis (Corto, Marché Noir, Patoucha)...

Quand on est pas d'accord on est taxé systématiquement de: complotistes ou antisémites. C'est votre fond de commerce.

«Il a bien parler d'un dictateur honnête»

c'était un jeu de mot, au 2e degré...
Vous avez de la peine avec l'humour. Vous êtes décidément trop sérieux. Votre vie doit être chiante au possible.

«Poutine est bien plus proche d'un dirigeants communiste que Merkel le serait d'un pouvoir nazi. »

ça c'est votre interprétation.

Vous haïssez Poutine, OK !

Laissez-moi ne pas aimer les Américains ainsi que leur 51e Etat !

Écrit par : petard | 09 mai 2016

" Quand on est pas d'accord on est taxé systématiquement de: complotistes ou antisémites. C'est votre fond de commerce. "

Juste que les commentaires avec les liens que j'ai publié plus haut confirment que le pétrole irakien sous Saddam à la veille de l'invasion de l'Irak n'était pas le soucis des Etats-Unis.


" ça c'est votre interprétation.

Vous haïssez Poutine, OK ! "

Non non c'était juste de l'humour au second degré. Vous non plus vous n'avez pas le sens de l'humour. Je me passerai juste de vous répondre sur la votre de vie que vous menez. Ma vie est peut-être chiante au possible mais à moi au moins on m'a appris la politesse.

D.J

Écrit par : D.J | 09 mai 2016

«Ma vie est peut-être chiante au possible mais à moi au moins on m'a appris la politesse.»

Désolé, M'sieur Jordan... je disais ça comme-ça, je ne voulais pas vous blesser.

Mais vous avez raison, qu'est-ce que je suis malpoli. Oulala... Vous n'êtes pas le premier qui me le dit... ni le dernier.

Écrit par : petard | 10 mai 2016

Les commentaires sont fermés.