24 juillet 2016

Petits Mensonges Munichois

Le Vivrensemble est un objectif si noble qu'il exige parfois des sacrifices, comme celui de la vérité, par exemple. Au terme d'une période difficile, la tuerie de Munich oblige en effet les médias et les politiques à un effort particulier d'habillage des faits pour rendre l'horreur de la situation, sinon convenable, au moins conforme à la vision dominante.

Les neuf morts et les seize blessés seront donc victimes de l'extrême-droite. Dans ce contexte particulier, naturellement, l'amalgame est vivement conseillé. Ainsi, la RTS n'hésite pas à intituler un de ses reportages "l'Ombre de Breivik" ; mais elle n'est de loin pas le seul média à verser dans cette présentation du récit.

allemagne,terrorisme,islam
Le Matin choisit soigneusement ses illustrations d'article.

Pourquoi cette piste? Les autorités sont sauvées par le calendrier. La tuerie de Munich correspond au triste anniversaire des cinq ans du massacre sur l'île d'Utøya par Anders Behring Breivik. Et... C'est à peu près tout. Pour l'heure, pas de trace du manifeste du nazi chez l'adolescent et sur son ordinateur, pas de consultation avérée de sites en rapport. Il y aurait bien l'arme employée, un Glock de 9 mm, qui aurait été une des armes de l'arsenal de Breivik, mais c'est un pistolet répandu.

Le tueur de 18 ans aurait créé une fausse page Facebook pour inciter des jeunes à venir profiter de bons de réduction à un restaurant McDonald's tout proche pour avoir davantage de cibles. La plupart des victimes sont des jeunes. On est là encore très loin du mode opératoire de Breivik et de sa tuerie soigneusement orchestrée visant des cibles politiques, la jeunesse travailliste du pays.

La "piste Breivik" semble bien légère, et il n'est pas sûr que le grand public morde à l'hameçon. Le seul point commun avec le Norvégien est dans l'exécution d'une attaque indiscriminée: l'adolescent, souffrant apparemment de troubles psychiatriques, aurait peut-être éprouvé une fascination morbide pour les tueries collectives. Outre les inévitables "jeux vidéo violents" stigmatisés par la presse, il possédait des livres et des articles de journaux en rapport avec ces dernières, qui incluaient évidemment l'épisode des 77 victimes de Breivik. Mais à notre époque les tueries de masse ne sont pas le seul apanage de néo-nazis, loin de là.

Pour forcer le lien de la fusillade de Munich avec la tuerie d'Utøya, il fallait non seulement préparer l'opinion pour cette thèse, mais aussi couper les liens de l'agresseur avec la principale source d'attentats de notre époque, l'islam. Les premiers pas furent faciles: apparemment, le tueur n'avait pas de lien avec l’État Islamique, pas de drapeau noir chez lui, ne laissa pas de revendications. Il n'était donc ni un agent dormant, ni un "loup solitaire", ouf. Mais il restait quelques soucis.

Pour commencer, son nom un peu trop connoté, Ali Sonboly. Au fil des articles Ali Sonboly devint donc Ali "David" Sonboly, puis "David Ali" Sonboly, puis enfin, parfois, "David" Sonboly tout court. Pourtant Ali est bien son prénom d'usage, puisque c'est celui qu'il affichait sur sa page Facebook avant qu'elle ne soit désactivée:

allemagne,terrorisme,islam
Un germano-iranien parfaitement intégré.

Ensuite, deuxième souci, les témoins. Malgré les cris, la fuite éperdue, le bruit des tirs, plusieurs témoins entendirent distinctement que notre jeune homme criait en donnant la mort: "Allah akbar", bien sûr. Mais pour en avoir la confirmation, il faut aller chercher dans la presse britannique:

Dans une vidéo il fut filmé en train de sortir des toilettes d'un restaurant McDonald's avant d'ouvrir le feu sur des enfants. On rapporte qu'il cria "Allah akbar" avant de leur tirer dessus à courte portée.


Les journalistes d'outre-Manche disposent des mêmes informations de base que leurs collègues du continent, mais ces derniers se bornèrent à dire que le tireur avait dit "quelque chose". Il en va du vivre-ensemble, comprenez-vous?

Un échange entre un Bavarois sur un balcon et le tueur peu avant qu'il ne se donne la mort donne une idée de la confusion mentale du jeune homme. Il en avait apparemment contre les Turcs car il aurait été victime de harcèlement de leur part à l'école. Parmi les morts figurent trois Kosovars, trois Turcs et un Grec, mais il est difficile d'en tirer des conclusions au vu de la population du quartier et du facteur aléatoire d'un tir dans la foule.

Héritier du communautarisme germanique, Ali Sonboly est né en Allemagne mais ne se sentait visiblement pas réellement Allemand. Son statut de germano-iranien était source de frictions avec d'autres communautés de son quartier. Il souffrait d'une grave dépression pour laquelle il était en traitement, mais échafauda un plan inspiré d'autres tueries de masse où il donnerait libre court à ses pulsions vengeresses dans un final spectaculaire.

Il attira ses victimes, se procura une arme au numéro de série effacé et des centaines de munitions - comment un adolescent asocial peut-il avoir si facilement accès à ce genre de matériel? - puis se lança dans la tuerie. Il n'était pas en lien avec l’État islamique, n'était pas revendicatif comme les islamistes, ni un réfugié syrien traumatisé par la guerre ; il choisit néanmoins d'évacuer son mal-être avec un maximum de violence.

Plutôt que d'essayer à tout prix d'en faire un néo-nazi au même titre que Breivik, les autorités allemandes seraient plus inspirées de se livrer à davantage d'introspection sur le racisme intra-communautaire et les tensions qu'il provoque au sein des banlieues pauvres allemandes. Elles poussèrent à bout un jeune homme en l'amenant à choisir d'évacuer son mal-être selon la violente tradition musulmane de résolution des conflits, en vidant des chargeurs sur des innocents au cri de "Allah akbar". Car si Anders Behring Breivik était heureusement un cas isolé, ce n'est certainement pas le cas d'adolescents comme Ali Sonboly.

Mise à jour (24 juillet): l'enquête avance à grands pas et on en sait davantage sur le tueur. Le lien avec Breivik est finalement avéré, Ali Sonboly utilisait son portrait pour son profil Whatsapp et se serait procuré son manifeste sur son compte Twitter (?). Mais la fascination semblait moins politique que technique, car liée aux tueries de masse en général - l'adolescent avait même fait un voyage pour se rendre sur les lieux d'un tel acte en Allemagne.

On sait qu'il aurait planifié son attaque un an à l'avance, ce qui contredit toute hypothèse d'une soudaine crise de folie. On s'en doutait déjà largement au vu de la planification nécessaire à son geste (armes et munitions, appels sur Facebook à se rendre au fast-food où il avait prévu de frapper).

Or, Ali Sonboly, scolarisé dans l'école mal famée d'un quartier pauvre, était maltraité par les autres élèves immigrés, à cause de sa voix haut perchée et d'une légère claudication. Il aurait été passé à tabac sous les yeux de sa propre classe par deux "camarades". On comprend un peu mieux le verdict de "dépression" des autorités médicales, plus promptes à rendre un avis médical que de désamorcer les causes du mal-être...

L'hypothèse d'une vengeance nihiliste - le fameux "Amok" sur lequel l'adolescent possédait de la littérature - semble de plus en plus vraisemblable. Ali Sonboly aurait voulu se venger de la société, et y serait parvenu dans la mesure de ses moyens. Mais gageons que les médias continueront de se délecter de ses liens avec Breivik plutôt que de poser des questions plus gênantes sur les laissés pour compte du multiculturalisme.

Mise à jour (25 juillet): la "piste Breivik" se dégonfle progressivement. Le tueur a lui-même rédigé un texte avant son passage à l'acte mais la police refuse d'en dévoiler le contenu. Il ne semble finalement pas y avoir de trace du manifeste de Breivik chez Ali Sonboly. Les autorités semblent elles-mêmes faire machine arrière. Citant une dépêche:

"De son côté, le ministère de l'Intérieur allemand, cité par l'agence Reuters, s'est montré beaucoup plus réservé quant à cette piste ["d'adulation" de Breivik], estimant qu'il était trop pour faire le lien entre les deux tueries. Des documents et l'historique de navigation du tueur de Munich montrent toutefois qu'il avait un intérêt tout particulier pour les fusillades, y compris celle d'Anders Behring Breivik."


Il faut dire que malheureusement, l'actualité en Allemagne a donné d'autres motifs d'urgence à la population, toujours en rapport avec l'islam.

Commentaires

Cette tuerie de Munich n'est que le plus récent avatar d'une société multiculturelle et donc multiconflictuelle. Étant entendu, et c'est le détail important, que dans ce multi, il y a l'islam.
Avec la dernière attaque à la hache, ce n'est que le tout début des tribulations de l'Allemagne qui n'a pas fini de regretter, et de blâmer, la politique naïve des bras tendus de Merkel.
Harcelé par ses camarades, converti au christianisme, traité pour dépression – notez aussi l’intéressante substitution du terme canonique de « louveteau solitaire », au profit de « forcené » – vrais ou faux, les ingrédients sont là pour faire passer cette tuerie sur le simple compte d'une frustration juvénile, comme on l'a déjà tant vu aux US (Colombine etc)..
Dans ce tableau, le fameux Allahou akbar rituel, que les disciples du prophète crient pour se donner du courage et dédier leur acte, est évidemment la note discordante qu'il convient de taire.
De toute façon, si le diagnostic est faux, la maladie ne pourra qu'empirer. C'est presque ce que l'on souhaiterait au malade allemand (ou français et autres), afin que les peuples concernés se réveillent enfin avant que leur situation ne devienne irréversible. Sachant que le point de non-retour se situe à environ 20 à 30 % de musulmans dans la population.
D'après Wikipedia, la France en est à 7.5 % et l'Allemagne à 5% (on peut probablement multiplier ces chiffres par 1.5 ou 2 : 10 à 15 % pour la France, et 7 à 10 % pour l'Allemagne).
Mais rassurons-nous : avec l'immigration, dont le flot ne fait que s'accroître (avant il ne s'agissait que de migrants, maintenant s'y ajoutent les "réfugiés") + leur natalité galopante stimulée par les allocs familiales non plafonnées au nombre d'enfants, de toute façon, d'ici 20 ans, l'affaire sera dans le sac.

Écrit par : AP34 | 24 juillet 2016

@Monsieur Montabert le 80 pour cent des actus est une fabrique de petits mensonges transformés en gros par la rumeur
Il parait même que pour être bon politicien il faut savoir bien mentir
La Constitution Helvétique n'interdit pas au Peuple de réfléchir et ne lui impose pas non plus l'obligation d'avaler toutes les couleuvres des médias
Si le mensonge pouvait être transformé en énergie mais hélas ce n'est pas le cas /rire
Et pourtant il n'y pas plus durable que cette matière qui n'a besoin d'aucun effort surtout intelligent pour être recyclée
Très belle journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 25 juillet 2016

Ce qui est le plus inquiétant dans toutes ces affaires, c'est que les autorités de nos pays d'Occident se sont tellement déconsidérées en étouffant systématiquement non pas la critique de l'Islam, mais toute discussion sur cette religion qui risque "d'offenser" les Musulmans, c'est-à-dire avant tout les propagandiste de sa version la plus violente et discriminatoire, que nous ne pouvons plus accorder aucun crédit à leurs déclarations.
Nous ne pouvons qu'attendre qu'au bout de quelque temps des faits sont révélés qui contredisent les propos lénifiants des naïfs du "vivre ensemble" à la mode charia.

Écrit par : Mère-Grand | 25 juillet 2016

Si vous écoutez ce qu'ont dit les autorités allemandes sur ce tueur c'est qu'il était influencé par Breivik et qu'il s'est inspiré par Breivik mais ils ont bien précisé que l'inspiration de ce tueur pour Breivik se situait au niveau du mode d'action utilisé par Breivik et non pas au niveau de l'idéologie de Breivik. Il y a une grande différence. Or, les médias entretiennent la confusion en donnant l'impression que le tueur partagent l'idéologie de Breivik. Ce qui est totalement faux. La différence entre un attentat et un acte de déséquilibré c'est que l'un est motivé par une idéologie (comme c'est pour Breivik) et l'autre par une envie de tuer sans motif idéologie, politique (parce exemple juste pour se venger des humiliations subies). Or, ici, les autorités ont bien dit que le tueur était un déséquilibré qui n'avait aucune motivation politique (ce qu'a oublié de préciser les médias). Le tueur avait un complice: un réfugié afghan. Donc, difficile de dire qu c'est un acte motivé par une idéologie d'extrême droite

Écrit par : jacques | 26 juillet 2016

Par définition, aucun djihadiste, i. e. combattant de la guerre sainte, ne pourra jamais épouser l'idéologie ou la motivation de Breivik. Ceci pour la bonne raison que l'acte de ce dernier était destiné à "punir" ses compatriotes et à les dissuader de poursuivre une politique immigrationniste vis-à-vis des musulmans.
Contrairement à Breivik, les djihadistes ne sont pas des patriotes, ni de leur pays d’accueil, ni de celui de leurs ancêtres. Ils sont simplement de bons musulmans, qui ne font que mettre littéralement en pratique les préceptes que leur enseigne le Coran quant au sort réservé par leur prophète aux mécréants et autres infidèles, juifs en premier, chrétiens en second. Ils sont aussi des musulmans particulièrement impatients (l'impatience n’est-elle pas la marque de la jeunesse ?), qui ne veulent ni ne peuvent attendre 15 ou 20 ans que la démographie fasse son œuvre. Ceci, contrairement aux autres, dits modérés, qui ont compris que le temps travaillait pour eux, qu’ils n’avaient pas à activer les choses, qu’elles se feraient toutes seules.
La métaphore bien connue de la grenouille dans la marmite qui chauffe nous suggère que leurs actions sont probablement contre-productives pour atteindre leur objectif final : l'établissement de la charia dans nos pays. Car elles sont prématurées.
À cet égard, on ne peut que leur conseiller d’attendre encore un peu.
Attendre jusqu’à ce que, le feu mis aux poudres par leurs soins, une conflagration générale puisse tourner à leur avantage.
Car les banlieues s’arment sans cesse davantage, alors que nous, simples citoyens, le cerveau lavé par nos politiques toujours plus larmoyants et compassionnels, sommes de plus en plus démunis, tant physiquement que moralement. Tout aussi grave : notre police et notre armée – cette dernière recrute pas mal ces temps-ci, il n'est qu'à voir ses affiches hautes en couleur ! – sont infiltrées. Ainsi avons-nous dans notre pays (idem pour nombre d’autres pays européens) une véritable cinquième colonne. Comment celle-ci se comporterait-t-elle si un jour ce moment fatidique devait survenir ?

Écrit par : AP34 | 26 juillet 2016

"Comment celle-ci se comporterait-t-elle si un jour ce moment fatidique devait survenir ?" L'armée suisse est à l'image de l'équipe suisse de foot : albano-kosovare. Tout va bien tant qu'on ne joue pas contre l'Albanie. Comment faire pour marquer un but si l'on sait que la maison familiale va brûler dans l'heure qui suit ?

Écrit par : Géo | 27 juillet 2016

à Geo :
Je suis français en France, je ne parlais pas de la Suisse, que je connais mal.
Il me semble cependant que les mêmes forces immigrationnistes de gauche soient à l'œuvre dans votre pays, pour des résultats, certes retardés par rapports à notre enviable score national, mais similaires.
J'en veux pour preuve les déboires de l'UDC face aux autres partis suisses dans les votations, brillamment rapportés, souvent avec humour, par notre hôte.
D'ailleurs, vous allez dans mon sens. Si l’on regarde plus haut et plus loin, on observe que cet immigrationnisme gauchisant est un mal généralisé à l’Occident, pas seulement en Europe, mais aussi aux US (Obama, Clinton & Co.). À l'exception notable des pays de l'Est, anciennement sous la coupe des Soviets. À leur propos, et logiquement, après les évènements récents, le discours de Viktor Orban, premier ministre de Hongrie, tant critiqué par la bien-pensance européenne il y a peu, devrait devenir plus audible… Mais j'ai de sérieux doutes.
Notez la réponse française aux attentats : intensification des frappes aériennes sur l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Pour moi, et j’entends peu ce discours, nous n’avons rien à faire à nous ingérer dans une guerre civile (entre chiites et sunnites) qui dure, par épisodes et rémissions, depuis 1400 ans, et qui ne nous concerne en rien. Ces ingérences ne peuvent qu’entretenir la hargne de nos islamistes nationaux. Après le massacre du Bataclan (13 novembre 2015), l’Allemagne a décidé de se joindre à la coalition anti-E. I., quoique, contrairement à la France et aux US, elle ne semble pas effectuer de frappes. Qui nous dit que cette implication récente n’ait pas suscité les très récents attentats sur son sol ?
Et puis, il ne faut pas oublier que quand les islamistes nous tuent chez nous 250 personnes, nous leur en tuons, nous, dans le même temps, au bas mot dix fois plus. Des soldats, certes, mais aussi des civils. Des morts bien discrets dont, évidemment, on ne parle jamais ici. Chacun sait qu’il y a de bons morts et des mauvais ! Le problème pour nous est qu’ils ne sont pas les mêmes de part et d’autre !
Qu’on les laisse se débrouiller chez eux comme ils l’entendent, qu’on cesse de vouloir leur imposer nos soi-disant valeurs, et notre (pseudo) démocratie ! D’ailleurs, nos intentions sont bien hypocrites, il ne s’agit pas là de pure bonté d’âme de notre part, mais purement d’intérêts géopolitiques et mercantiles.
Dernier point que je voudrais souligner : on entend souvent : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes ! » Je pose la question : comment pourrait-on se faire aimer des musulmans quand on institue de force le mariage homosexuel, qu’on prône le libertinage, la marchandisation du corps de la femme etc ? Ce faisant, on ne peut qu’entretenir leur haine, à tout le moins leur rejet et leur mépris, et pas seulement de la part des islamistes. Il y a là un paradoxe. Il faut savoir ce que l’on veut, c’est l’éternelle histoire du beurre, de l’argent du beurre et, éventuellement, de la crémière…

Écrit par : AP34 | 27 juillet 2016

Je n'ai aucune envie "de me faire aimer des musulmans":
ce qu'ils peuvent penser, en bien ou en mal, m'est totalement indifférent.
Je veux juste qu'ils partent d'Europe.
Je précise que j'ai conscience du non-réalisme (pour l'heure) de ce souhait,
mais aussi de ce que la réalisation de ce souhait impliquerait, si d'aventure des conditions politiques nouvelles en permettaient la concrétisation.
Je crache sur le vivre-ensemble et tous les concepts qui y sont rattachés.
Je crache sur les classes politiques européennes qui ont rendu cela possible.
J'espère être encore assez jeune quand les choses sérieuses commenceront,
afin d'y participer activement.
Un dernier mot: je dis cela de façon calme, posée, parfaitement réfléchie
et définitivement déterminée.

Écrit par : Paul Bär | 27 juillet 2016

"Qu’on les laisse se débrouiller chez eux comme ils l’entendent" Reste à savoir quelles étaient les motivations de W.Bush pour envahir l'Irak. La stratégie actuelle des USA est limpide : il s'agit de créer le chaos de l'Ukraine à la Libye pour gêner le plus possible son principal concurrent : l'Europe. La plupart des analystes donnent pour raison à la 2ème guerre du Golfe le fait que les Américains ne voulaient absolument pas d'un paiement du pétrole en euros. Dans tous les cas, les Américains sèment le trouble et nous récoltons les résultats...

Écrit par : Géo | 27 juillet 2016

@Géo: propos très intéressants de LeLay sur le redéploiement territorial de l'armée française, ici...

https://www.youtube.com/watch?v=eUhjLrsX9mo

... propos d'autant plus intéressants à une époque où, chez nous, l'établissement suisse, gauche et "drauche" confondues, veulent tailler dans les effectifs (1), en transformant notre armée en une vague troupe de Securitas, mais équipée à la dernière mode.



(1) bon, vous me direz que si nos effectifs sont désormais majoritairement à l'image de notre équipe de foot...

Écrit par : Paul Bär | 27 juillet 2016

Ce que l'on oublie souvent avec Bush fils, c'est qu'il était plutôt isolationniste au début de son mandat et également assez neutre quant aux questions moyen-orientales.
Puis, on lui a fichu le 11 septembre dans les pattes.

Écrit par : Paul Bär | 27 juillet 2016

Et si on faisait pareil !

On recommande aux voyageurs et touristes occidentaux à se plier aux usages locaux:

ww.escapehere.com/fra/destinations/afrique-orient/8-choses-a-savoir-avant-de-visiter-le-moyen-orient/2/

Pour voir à peu près ce que ça donnerait ici. Petite déclinaison:

—————****————
Pour les musulmans: Cinq choses à savoir avant de s’installer ou de visiter l’Europe

En parlant de tenues et de normes culturelles, vous vous posez peut-être des questions sur le voile. Nous avons déjà indiqué que vous n’avez pas forcément besoin de découvrir votre tête dans la plupart des endroits, et dans certains lieux, mais porter un voile pourrait être considéré comme un manque de respect. Dans certains lieux publics comme les administrations et les grands magasins, les femmes doivent être découvertes par preuve de respect et pour des raisons de sécurité. Comme le dit l’expression, ‘À Rome, faites comme les Romains’, et cette expression ne pourrait être plus vraie dans ce cas ; suivre les coutumes locales est un signe de sensibilité et de respect envers la culture. Cela ne veut pas dire que vous devriez penser que l’obligation d’être découvertes soit forcé sur les femmes ; dans la plupart des pays européens, c’est leur décision de d’être découvertes ou non, même si dans certaine régions comme le Tessin il est interdit de se couvrir complètement.

Ne refusez pas de serrer la main

Une autre coutume qui peut paraître étrange aux visiteurs est qu’il est extrêmement grossier, de refuser de serrer la main à quelqu’un qui vous la tend. Lorsque vous visitez, vous voudrez peut-être faire du shopping. Si un commerçant vous tend la main dans un magasin, ne refusez pas, surtout si vous comptez faire un achat ou êtes déjà en train d’acheter un article. Cette coutume est une marque de politesses et d’hospitalité dans presque toute l’Europe occidentale et est rarement refusée.

Faites bon accueil aux produits du terroirs

Si vous sortez pour manger, ce qui devrait vous arriver au moins une fois durant votre séjour, ne soyez pas surpris de voir figurer en bonne place des sélections de vins et d’alcools fins, des variétés de charcuteries et de fromages dans la restauration. La diversité des spécialités des terroirs est la base des coutumes ancestrales de l’Europe continentale. N’oubliez pas que dans le Christianisme les fidèles sont conviés à la Scène, au partage du Pain et du Vin à la mémoire du Christ. Le vin est donc considéré comme une boisson sacrée. Ne refusez jamais le partage d’un verre de blanc.
En Europe, la consommation de viandes halal est mal-vue en raison de la souffrance infligée aux animaux lors des abattages rituels. Comme relevé plus, le Christianisme ne restreint pas l’ingestion d’alcool par les fidèles de cette foi. La seule restriction sévèrement punie est l’alcool au volant. Donc, si vous ne buvez vraiment pas, vous pouvez toujours - grâce à votre sobriété -, vous rendre utiles, par ex., en reconduisant quelques fêtards autochtones avinés à la maison.

On ne discute pas les prix

Les coutumes entourant l’argent et l’échange d’argent peuvent également être déroutantes pour les voyageurs du Moyen-Orient. Bien que les coutumes varient d’endroit en endroit, le marchandage est mal vu dans de nombreux commerces où les prix sont calculés au plus près, selon les règles du marché. Bien que les Orientaux s’attendent à voir des prix fluctuer lorsqu’ils entrent dans un magasin et de payer un prix négocié lorsqu’ils doivent payer la note, la plupart des commerçants s’attendent à être payés pour le prix demandé. Dans certains commerces, les prix sont habituellement barrés et proposés avec des rabais, notamment à certaines époques de l’année où ils peuvent être abaissés considérablement.

Les libertés individuelles sont de mise

Les Occidentaux sont très pointilleux avec les libertés individuelles. Même si certains comportement vous apparaissent comme grossiers, votre intolérance pourrait être considérée comme inacceptable. Socialement les hommes, les femmes et les personnes appartenant à des minorités ethniques ou sexuelles, sont égaux en droits et en dignité. En matière de moeurs, respectez le fait que toutes les personnes que vous rencontrez sont différentes et ont les mêmes droits. Se moquer ou dénigrer des minorités est presque partout puni par la loi.

Réciprocité dans la liberté de culte

Suite à une vague d’attentats terroristes perpétrés par des fanatiques islamistes, l’UE a décidé de limiter le nombre de lieux de culte musulmans, au nombre de lieux de cultes chrétiens actifs en terre d’Islam.
————****————

Écrit par : petard | 28 juillet 2016

"Puis, on lui a fichu le 11 septembre dans les pattes" Ses plans d'invasion de l'Irak étaient déjà prêts avant le 9/11 et il a bazardé le travail en Afghanistan vite et mal parce qu'il n'avait pas le choix. Puis il a fait croire qu'il y avait un lien entre Al Qaeda et Saddam Hussein, qu'il y avait des ADM en Irak, etc, etc.
Et il est parti dans ce qui restera dans l'Histoire comme la plus grossière erreur politique de tous les temps, la 2ème guerre du Golfe, perdue dans les grandes largeurs non seulement par les Américains mais par tout l'Occident devant la face du monde. On pourra dire par la suite que c'est le point de bascule de la domination chinoise sur la planète...

Écrit par : Géo | 28 juillet 2016

à Paul Bär :
« Je veux juste qu'ils partent d'Europe. »
C’est la remigration, nouveau terme pour les flux négatifs de J. M. Le Pen (cf. sa campagne présidentielle de 2002). Vous n’êtes pas le seul à y penser.
Hélas ! « … j'ai conscience du non-réalisme (pour l'heure) de ce souhait »
Je ne vous le fais pas dire ! Particulièrement à l’heure où les flux positifs, jusqu’alors insuffisants, semble-t-il, ont été volontairement boostés par un savant montage : d’abord la mise en scène de la photo du petit Aylan Kurdi, enfant syrien mort sur une plage turque, et ensuite la campagne médiatique qui a suivi, et enfin, comme bouquet final, la déclaration d’ouverture tonitruante de Merkel. Au flot ordinaire des “migrants” (une nouvelle ville comme Bordeaux chaque année), s’est ainsi ajouté celui des “réfugiés”.

à petard :
Au moins, le vôtre n'est pas mouillé ! Si c'est une improvisation personnelle, et non un copié-collé, bravo !
Effectivement, si nos musulmans étaient tenus à respecter les règles cruelles et inhumaines que vous préconisez, ils ne pourraient survivre que peu de temps dans nos pays, comme des poissons hors de l'eau. Ils en seraient réduits à n'être que des touristes, au mieux des résidents temporaires, et devraient abandonner l'idée de s'y établir, d'y croître et multiplier comme nos autorités les y invitent et encouragent.
Vous oubliez le relativisme, ou théorie qui veut que la culture de l'Autre (le Big Other de Jean Raspail) doit être préservée à tout prix – c'est ça précisément qui fait notre richesse –, alors que la nôtre, celle des colonisateurs sanguinaires, des bourreaux, et des esclavagistes, doit se fondre dans la leur, pour disparaître à terme.
À voir absolument : la dernière interview vidéo de G. Faye, intitulée : Après l'attentat de Nice, qui explique bien les tenants et aboutissants du problème :
https://www.youtube.com/watch?v=yHvjsHxQYS0&feature=gp-n-y&google_comment_id=z13ijv2ojkevwlpz504cf33xhxfnhlwbnzc0k

Écrit par : AP34 | 28 juillet 2016

"Même en Arabie Saoudite, personne ne force exactement les femmes à porter le voile, bien que ce ne soit pas bien vu de ne pas le porter."
Elle est bien bonne, celle-là. J'aimerais bien voir une femme occidentale déambuler tête nue à Djeddah ou Ryad. (Rappelons au passage que Médine et la Mecque nous sont strictement interdites...)

Écrit par : Géo | 28 juillet 2016

Remarquez comment la journhallaliste de la radio socialiste romande est passée en mode "pitbull", dès lors que Marc Bonnant allait aborder avec sa sagacité habituelle le sujet de la manipulation médiatique quant aux méfaits allogènes:

http://www.rts.ch/audio/la-1ere/programmes/forum/7889146-que-faire-des-potentiels-terroristes-emprisonnes-une-fois-leur-peine-purgee-27-07-2016.html

Écrit par : Paul Bär | 28 juillet 2016

«la journhallaliste de la radio socialiste romande est passée en mode "pitbull"»

Le pire, c'est qu'on m'oblige de payer Billag pour entendre cette ........ qui est persuadée de faire du service public.

...et le plus pire, c'est que si vous ne payez pas Billag, on vous envoie l'oncle Paul... et le pire du pire, c'est quand l'oncle Paul se pointe chez vous, il n'est même pas recommandé de l'accueillir avec un gourdin !

Conclusion: faut vraiment foutre le camp de ce pays qui commence sérieusement à être métastasé... ou s'inviter à l'apéro chez le bon docteur Sobel !

Écrit par : petard | 29 juillet 2016

Sur la RTS : les voix dissidentes se font de plus en plus entendre. Le temps des bisounours à 100% est visiblement passé. Déjà, faire passer la voix de Bonnant, je trouve cela très bien. Et en plus, on a pu remarquer que Paolo Bernasconi et lui étaient parfaitement d'accord. Voilà une baffe de plus pour les bien-pensants...

Écrit par : Géo | 29 juillet 2016

"Faut vraiment foutre le camp de ce pays..."

J'en viens à penser la même chose.
Des pays proches comme la Pologne ou la Hongrie.
Où l'on a encore le sentiment d'être en Europe.
Avec la possibilité de revenir rapidement si les "événements" devaient enfin se déclencher.
Ah, si seulement le hongrois ou le polonais n'étaient pas aussi difficiles à apprendre.


@Géo: laisser passer de temps en temps une voix dissidente, dans un cadre strictement contrôlé (style, un contre tous plus l'animateur) n'est pas le signe d'une évolution positive, mais simplement un moyen facile de préserver la fiction d'un débat qui serait libre (rires) dans une société qui serait démocratique (rires).

A mon avis, il faudrait strictement boycotter tous les médias de masse, qu'ils se "fassent parmi". Et tenir les journalistes pour ce qu'ils sont, des ennemis, des kapos du camp de détention mondialisé et empêcher leur travail par tous les moyens légaux possibles.

Comme le disait Laurent Ozon:

https://youtu.be/kSTTrjGy3I8

Écrit par : Paul Bär | 29 juillet 2016

Si vous voulez voir ce que c'est qu'un média pourri, écoutez "28 minutes" sur arte...
De toute façon, qui les écoute et qui tient compte de leur avis ?
Pour les trentenaires et plus jeunes, tout se passe sur Facebook et là, tout est simple :
- la Suisse, c'est fasciste.
- l'UDC, c'est fasciste.
- l'armée suisse, c'est fasciste.
- y a bon l'Europe.
Et ils s'autoproclament "société civile"...

Écrit par : Géo | 29 juillet 2016

Pas forcément munichois, mais gros mensonge quand même:

http://www.leparisien.fr/compiegne-60200/compiegne-vous-allez-voir-ce-que-c-est-un-terroriste-29-07-2016-6004249.php

http://www.fdesouche.com/752235-brahim-devient-vincent-quand-le-parisien-semmele-les-pinceaux

"Vincent", franchement, pauvre petit journalope qui ne se rend même pas compte qu'on sait décrypter tous ses petits trucs désormais.

Écrit par : Paul Bär | 30 juillet 2016

J'utilisais tantôt le terme de "kapos" pour désigner les journalistes de la presse de masse.

Ecoutez par exemple ici...

http://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/le-valais-a-t-il-besoin-dune-nouvelle-constitution?id=7894256

... comment la journaliste agit objectivement comme un "kapo", un kapo du Camp du Bien, en collant aux basques de l'intervenant UDC (1) et en déroulant un espace libre devant l'intervenante PS.


(1) fort heureusement, l'excellent Cyrille Fauchère.

Écrit par : Paul Bär | 31 juillet 2016

Sur les terroristes, il serait bon de se souvenir des grand-pères des actuels, tiré de l'excellent livre de Jacques Demougin : "Les mensonges de la guerre d'Algérie", 2005.

"Mais ce qui devait infléchir d’une manière décisive la nature de la guerre, ce fut la pratique systématique du terrorisme et particulièrement du terrorisme urbain.
Le terrorisme ne naît pas d’une explosion de colère spontanée, c’est un acte calculé qui produit un effet de résonance psychologique et politique. Au-delà des victimes d’un attentat, il vise l’opinion d’une société, d’un État qu’il veut déstabiliser, plonger dans la peur. (…)

L’action du FLN est à double usage. Interne, d’abord : il veut obliger les Musulmans à le reconnaître pour seul représentant de l’identité algérienne, à l’exclusion du MNA, des libéraux, des modérés et, bien entendu, des partisans d’une Algérie intégrée ou liée à la France ; externe, ensuite : le FLN veut attirer l’attention des instances par l’intermédiaire des médias. Il lui faut donc se signaler par des actions spectaculaires, dont le choc sera amplifié par la presse et les radios étrangères. Et le terrain de cette forme d’action ne peut être que la ville où les cibles sont plus nombreuses, et les possibilités pour les commandos d’échapper à la police, plus grandes. « Est-il préférable pour notre cause, demandera Abbane Ramdane, de tuer dix ennemis dans un oued de Telergma, ce dont nul ne parlera, ou bien un seul à Alger, ce que notera le lendemain la presse américaine ? » Il répondra lui-même à cette question en donnant pour directive à ses poseurs de bombes : « Un cadavre en veston vaut toujours plus que vingt en uniforme. »

Plus les attentats sont cruels, plus le fossé se creuse entre les communautés ; plus la répression engage de moyens, plus le terrorisme donne une impression de force, plus il prend de consistance devant les organismes internationaux. D’autre part, en frappant sur quelques points d’un vaste territoire, il crée un espace unique d’insécurité.

Alors que dans un crime on peut établir un lien précis, non aléatoire –sauf dans les cas des tueurs fous -, entre l’assassin et sa victime, les cibles du terrorisme n’ont pas d’importance : plus elles seront éloignées d’être des adversaires de ceux qui les tuent, plus fort sera l’effet de terreur. Un exemple particulièrement significatif du succès de cette méthode est l’assassinat en juin 1961 du cheikh Raymond Leyris, beau-père du chanteur Enrico Macias, à Constantine ; le meurtre de ce recréateur de la musique arabo-andalouse, sans activité politique et vivant en parfaite amitié avec la communauté musulmane, fut pour les Juifs d’Algérie un signal beaucoup plus fort que le saccage de la grande synagogue d’Alger, l’année précédente : la communauté juive savait désormais qu’elle n’avait pas sa place dans une Algérie indépendante. Écrivant, en janvier 1960, dans la « Revue yougoslave de politique internationale », Krim Belkacem confirmait : « Le terrorisme est l’unique moyen et le meilleur, celui qui frappe l’ennemi et l’effraie le plus. »

Abbane Ramdane justifiait l’action terroriste par des raisons « techniques » : « Je ne vois aucune différence entre la fille qui dépose une bombe au « Milk bar » et le pilote français qui bombarde une mechta ou qui largeur du napalm sur une zone interdite. » En réalité, le terrorisme avait à sa disposition un argument qu’il considérait comme sans réplique.
Le 12 mars 1959, l’Express publiait un entretien de Jean Daniel avec le commandant Azzedine, capturé le 17 novembre 1958 et qui avait signé un manifeste en faveur de la « paix des braves » - après plusieurs missions dans les maquis pour amener ses hommes à abandonner le combat, il rejoindra finalement Tunis et commandera la zone autonome d’Alger en 1962. Azzedine précisait la méthode de recrutement de l’ALN – il fallait avoir tué deux « collaborateurs » - et répondait à son interlocuteur qui s’informait des critères de définition des futures victimes : « N’importe qui, puisque tout le monde l’était. »

L’idée fondamentale qui sous-tend le terrorisme, et qui le met, à ses propres yeux, à l’abri de toute réprobation morale, c’est qu’il n’y a pas d’innocents, sinon peut-être parmi les meurtriers. Le terroriste du FLN pouvait faire sienne cette citation d’un verset du Coran qu’aimait à répéter en 1996 Antar Zouabri, l’un des chefs du GIA lors de l’inexpiable guerre civile algérienne : « Je suis innocent de la mort de ceux qui sont tués, parce qu’ils étaient liés à ceux qui doivent être combattus. » Mais il aurait pu aussi s’armer d’une référence authentiquement révolutionnaire : le 22 juillet 1789, l’intendant de Paris, Bertier de Sauvigny, et son beau-père, Foullon de Doué, étaient massacrés par la foule en place de Grève et leurs têtes promenées en bout de piques ;
À l’Assemblée constituante qui s’indignait de telles exactions, Barnave, le fameux représentant du Dauphiné et rival de Mirabeau, avait répliqué : « Ce sang est-il donc si pur ? » - quatre ans plus tard, la Terreur en faisant tomber sa tête lui permit de s’interroger sur le sien. Cette oraison funèbre s’adapte parfaitement aux victimes du terrorisme : enfants se rendant à l’école, femmes faisant leur marché, voyageurs dans un autobus. Mais aussi aux terroristes eux-mêmes, souvent jugés hâtivement par leurs chefs ou leurs pairs comme des tièdes ou des traîtres. Krim Belkacem devait un jour se glorifier devant Jean Daniel que, sur le « million de martyrs » de la guerre, « il fallait bien compter deux ou trois cent mille victimes du fait de la sainte terreur révolutionnaire. »

Heureusement, il n’en est rien et le bilan réel est déjà assez lourd. Si les purges internes de l’ALN sont responsables de 7000 à 15000 victimes selon les sources, le terrorisme du FLN a tué en Algérie, de 1954 à 1962, 19166 personnes, dont 2788 Européens, en a blessé 21151, dont 7451 Européens ; il faut y ajouter 13671 disparus, dont 375 Européens, avant le 19 mars 1962, et environ 6000 tués ainsi que 4000 blessés du MNA. Après le cessez-le-feu, et jusqu’au 1er mai 1963, on recensera encore 3098 enlèvements d’Européens, dont 969 seront retrouvés vivants, et 306 morts. Lorsqu’on compare les 40000 victimes du terrorisme aux pertes militaires françaises – 23196 hommes, dont seulement 15583 tués au combat -, on juge du rôle de ce type d’action dans le dénouement de la guerre d’Algérie. C’est le terrorisme qui apermis au FLN d’atteindre le premier de ses objectifs extérieurs, exprimés dans sa proclamation du 1er novembre 1954 : l’internationalisation du problème algérien. (…)

L’armée française a, elle aussi, tiré la leçon de son analyse des terrorismes asiatiques et
moyen-orientaux. Elle a compris que, si le terrorisme frappe au hasard, il n’est pas aveugle : il joue sur le fait que les opinions nationales et internationales, la presse et les responsables politiques, après avoir condamné les attentats sauvages dans des flots d’indignation morale, finissent toujours par se résigner à négocier avec les « assassins » - le général de Gaulle devait en donner un exemple quasi caricatural.
La préoccupation essentielle du gouvernement français et du ministre résident Robert Lacoste était de faire échec à l’objectif premier de la rébellion, qui est de séparer définitivement les deux communautés, européenne et musulmane, par un fossé de sang. Or, dès les premiers attentats qui ont frappé Alger, la réaction de contre-terroristes européens a été immédiate – leur première victime aurait été, dès le 17 novembre 1954, un cordonnier appartenant au mouvement messaliste. En juin 1955, en riposte au mitraillage d’un car d’Air France, un commando européen a anéanti un autobus transportant une centaine de musulmans. Le 10 août 1956, en plein quartier arabe, un bain maure et tout l’immeuble qui l’abrite se sont effondrés sous l’explosion de plusieurs dizaines de kilos d’explosif. La hantise des autorités est que Bab el-Oued se précipite sur la Casbah."

Écrit par : Géo | 04 août 2016

Je ne suis pas le seul à penser aux racines du mal :

http://www.causeur.fr/francois-hollande-saint-etienne-rouvray-39444.html

"Le crime de Saint-Etienne-du-Rouvray a un terrible arrière-goût de guerre d’Algérie. Par les origines du tueur, par la haine ethnique et religieuse qu’il portait en lui, par le moyen d’opérer qui rappelle les massacres de Pieds-noirs à Oran dont parlait Causeur il y a quelques jours. Il faudra que les musulmans s’interrogent sur ce terrifiant retour de l’égorgement par les mains d’un jeune homme né et élevé en France. Est-ce le fait d’avoir vu sacrifier les moutons de l’Aïd, est-ce le fait de connaître l’abattage halal ? Pourquoi ce resurgissement de l’archaïque le plus atroce chez un jeune homme de la génération internet et smartphone ? Il faudra qu’on nous explique. Au boulot, les psychanalystes et les sociologues"

Sauf que ce n'est pas des moutons que l'on égorge en Syrie ou en Irak et que l'on montre sur Youtube...

Écrit par : Géo | 05 août 2016

Grosse tartine indigeste pour ce que l'auteur titre lui-s'aime de "Petits mensonges munichois".

Écrit par : Tobler | 06 août 2016

Tobler@ Ahem...Je ne suis pas sûr que beaucoup de gens comprennent votre...langage. Vous pourriez amener quelques débuts d'arguments ?
Non, vous ne pouvez pas ? Alors pourquoi finalement S.Montabert laisse passer votre commentaire qui n'en est pas un, je ne le comprendrais jamais...

Écrit par : Géo | 06 août 2016

Les commentaires sont fermés.