06 août 2016

Donald Trump, éternelle cible

Quiconque lisant les médias au sujet Donald Trump finira immanquablement par arriver à l'une de ces deux conclusions:

  • Donald Trump est, au minimum, l'antéchrist. L'individu est cinglé, idiot, malhonnête et il s'agit là des qualificatifs les plus présentables. Son élection comme représentant du Parti Républicain est invraisemblable, inexplicable, et n'illustre rien d'autre que la stupidité intrinsèque des électeurs américains de droite, et par extension de tous ces fous d'Américains.
  • Donald Trump est la cible d'une campagne de calomnie absolument sans précédent. Dans un mélange de haine et de terreur, les médias travaillent d'arrache-pied à le démolir, fouillant dans ses poubelles et montant en épingle la moindre anecdote pour nuire au personnage ou à sa famille. Dans l'affrontement entre Clinton et Trump, toute déontologie a été jetée par-dessus bord et les rédactions travaillent ouvertement au succès de la candidate démocrate.

Le biais anti-Trump recopié par nos médias locaux avec un empressement servile trouve sa source outre-Atlantique. Le phénomène est si marqué qu'un éditorialiste poussa le bouchon jusqu'à la caricature, évoquant le candidat aux présidentielles comme "La Créature Démoniaque Surgie des Profondeurs de l'Enfer". Tout le monde comprit l'allusion.

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Plutôt que de s'acharner sur Donald Trump, les médias auraient pourtant de nombreux dossiers à traiter en examinant plus sérieusement les agissements récents de l'administration démocrate au pouvoir. Sous la férule de Barack Obama, l'homme qui décrète qui est qualifié pour être président, les États-Unis viennent de verser 400 millions de dollars en argent liquide étranger (Euro et Francs suisses, excusez du peu) à l'Iran pour la libération de quatre otages américains retenus là-bas.

Sur la fin de son mandat, le président américain ment désormais sans retenue, expliquant avec condescendance que les USA ne versent "jamais" de rançon. Mais le porte-parole de la Maison Blanche refusa de répondre à une simple question, à savoir, l'avion rapatriant les otages décolla-t-il de Téhéran avant l'atterrissage de celui transportant les millions? S'il eut été souhaitable d'obtenir ce détail de la bouche d'un officiel, la vérité est connue. Avant de pouvoir décoller, les otages attendirent sur le tarmac des heures durant que l'argent arrive. Rien à voir avec une rançon, n'est-ce pas!

Toujours sur l'Iran, nous apprenons via l'agence de presse AP que l'accord visant à limiter les capacités d'enrichissement nucléaire n'empêche en réalité rien du tout. Le deal largement négocié par la précédente Secrétaire d’État aux affaires étrangères, Mme Clinton, permettra au pays de disposer dans moins de dix ans, en toute légalité, de centrifugeuses tellement puissantes que l'intervalle entre une décision d'enrichissement militaire et l'obtention d'une bombe nucléaire se réduira à quelques mois.

Hillary Clinton est aussi impliquée dans la direction de Lafarge, une société industrielle française qui versa de l'argent à l’État Islamique et acheta vraisemblablement de son pétrole. La relation entre Mme Clinton et Lafarge, régulière donatrice à la Fondation Clinton, est une vieille histoire ; dans les années 80 déjà, la firme offrait un emploi à la politicienne au moment même où la CIA s'en servait comme couverture pour exporter des armes à un certain Saddam Hussein, nous apprend Wikileaks.

usa,médias,donald trump,hillary clinton,obama,manoeuvres politiques,iranLa bonne vieille guerre d'Irak fait d'ailleurs un retour sur le devant de la scène avec une des dernières anecdotes montées en épingle par les médias sur Donald Trump, la fameuse affaire de la famille du vétéran. Pendant la Convention Démocrate noyautée par Hillary, la parole fut donnée à un certain Khizr Khan, père d'un soldat mort en Irak.

Appuyé en silence par son épouse voilée ("celle-ci doit selon l'islam obtenir l'autorisation de son mari pour s'exprimer", rappela Trump), Khan brandit un exemplaire de la Constitution et attaqua violemment M. Trump en affirmant qu'il ne l'avait jamais lue ni "consenti de sacrifice", et invita finalement tous les américains d'origine immigrée à voter en faveur d'Hillary Clinton.

Les médias s'empressèrent d'appuyer les propos de M. Khan et de l'inviter sur les plateaux de télévision. Eussent-ils fait preuve d'un zeste d'esprit critique, ils auraient pu relativiser son intervention:

  • Le fils de M. Khan, Humayun, était majeur en s'engageant dans l'armée. Le choix d'aller en Irak était sa décision propre, non celle de sa famille. Khizr Khan le soutenait-il? Rien n'est moins sûr, et Humayun n'est évidemment plus là pour en témoigner. Le terme de "sacrifice" implique que les parents auraient appuyé le choix de leur fils de s'engager, mais ne correspond guère aux propos tenus.
  • L'intervention américaine en Irak en 2003 a été formellement approuvée par un vote de Mme Clinton. A l'inverse, M. Trump s'est plusieurs fois distancié de cette décision. Il est d'ailleurs proprement hallucinant de voir tous les médias hurlant continuellement contre la guerre en Irak devenir si subitement silencieux maintenant que cet aspect est devenu gênant pour la candidate démocrate.

"À chaque fois que le président juge que l’entrée de n’importe quel étranger ou de n’importe quelle classe d’étranger aux États-Unis serait au détriment des intérêts des États-Unis, il peut par proclamation, et pour la période qu’il jugera nécessaire, suspendre l’entrée de tout étranger ou de toute classe d’étranger comme immigrants ou non-immigrants, ou imposer sur l’entrée des étrangers toute restriction qu’il pourra juger appropriée."


Depuis, un portrait un peu plus complexe émerge: des gens ont naturellement commencé à s'intéresser à Khizr Khan, et découvert que celui-ci avait un cabinet de conseil juridique tirant directement profit de l'immigration musulmane à destination des États-Unis. Mieux encore, cette immigration se faisait au travers du programme EB-5, lourdement critiqué par des membres du Congrès et des services de renseignement comme une faille permettant l'exportation de technologie sensible, d'espionnage économique, et son détournement par des agents de gouvernements étrangers et des terroristes... Lorsque ces premiers éléments commencèrent à émerger, M. Khan mit rapidement son site hors-ligne.

Il y aurait donc beaucoup à dire et à creuser sur ce qui se passe dans le camp démocrate, du côté d'Hillary Clinton et de la Maison-Blanche, avec de vrais scandales à la clef. Mais les journalistes d'investigation travaillent exclusivement à charge contre Donald Trump. Les médias ne mettent donc en première page que les piètres morceaux qu'ils parviennent à dénicher: quelques phrases du discours de la Première Dame inspirées d'un autre écrit huit ans auparavant, ou un éventuel permis de travail dont elle se serait passée il y a 21 ans, en attendant un prochain "article de fond" sur des amendes de stationnement...

Évidemment, les Américains ne sont pas dupes. La popularité continue de Donald Trump est aussi la marque de la perte d'influence des médias traditionnels en faveur d'Internet où toutes ces informations se diffusent bien plus librement, et c'est le principal enseignement à tirer de cette campagne.

Les journalistes de presse et de télévision ont beau crier leur haine du candidat républicain, qui les écoute encore? En Amérique, plus grand-monde.

Commentaires

Il est vrai que Trump suinte d'intelligence, d'honnêteté, et de compétence.
Au point que sa sur-compétence rend certain républicains si jaloux, qu'ils annoncent qu'ils vont voter pour Clinton.
En plus c'est le premier qui ose faire du protectionnisme dans un pays libéral, quel génie, n'est-ce pas ?
Et puis il adore jouer les caliméros. Pour le futur président de la première puissance nucléaire mondiale, c'est touchant.

A voir si les électeurs américains vont se Trumper au vote

Écrit par : motus | 06 août 2016

@motus: le protectionnisme de M. Trump (auquel je suis personnellement opposé) devrait plaire aux électeurs de gauche, puisque c'est un truc qu'on retrouve souvent chez eux:
https://www.lepartidegauche.fr/search?search=protectionnisme
Vous noterez d'ailleurs que les médias critiquent peu cet aspect de son programme.

Votre remarque sur des cadres républicains déclarant qu'ils voteront pour Clinton est intéressante, parce qu'elle traduit parfaitement l'hypocrisie des élites américaines et la fausse opposition censée séparer Républicains et Démocrates. Je ne sais pas d'ailleurs si l'électeur démocrate de base se réjouira vraiment que des pontes du parti d'en face vienne annoncer que leurs valeurs sont mieux défendues par Mme Clinton...

La division au sein du parti républicain vient du sommet, et M. Trump est confiant car poussé par la base (ainsi que par une énorme proportion de gens qui s'abstenaient jusqu'alors de s'impliquer en politique). Je doute donc fort que cela lui nuise vraiment lors d'une élection au suffrage universel.

Pour les Démocrates, c'est exactement le contraire: la division vient de la base, qui était bien plus en faveur de Bernie Sanders qu'on a bien voulu de faire croire, et cette division profonde pourrait bien coûter la victoire à Hillary.

Écrit par : Stéphane Montabert | 06 août 2016

Ce qui est à mettre en cause, c'est ce système présidentiel où deux candidats aussi peu présentables l'un que l'autre sont le seul choix possible...
Que voter quand on a Sarkozy contre Hollande, ou contre Ségolène Royal ? Je vous le demande...

Écrit par : Géo | 06 août 2016

En général les médias dans leur majorité surtout chez nous ne soutiennent pas le candidats républicains. Mais concernant Trump et les attaques des médias contre lui il faut savoir que des conservateurs comme Daniel Pipes ou le site d'extrême-centre sont très remontés contre Trump sans pour autant soutenir Clinton.

Trump dépasse franchement les limites et que de parler chaque fois de dérapages de langages de sa part commence à devenir un peu gros comme excuse. Je n'aime pas Trump mais c'est avec regret que je doit espérer qu'il gagne pour faire barrage à 4 années de plus de pouvoir démocrate à la Maison blanche dont le bilan de ses 8 dernières années sont catastrophiques.

" L'intervention américaine en Irak en 2003 a été formellement approuvée par un vote de Mme Clinton. A l'inverse, M. Trump s'est plusieurs fois distancié de cette décision. "

Trump n'était pas contre l'idée d'envahir l'Irak. Il s'en distancé après l'invasion de 2003.

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/02/19/quand-donald-trump-soutenait-l-invasion-de-l-irak_4868377_829254.html

D.J

Écrit par : D.J | 06 août 2016

Le "politiquement correct" est tout aussi étouffant aux US que chez nous (en France), et probablement aussi qu'en Suisse.
Trump en prend le contre-pied systématique. Ce faisant, certes il choque les bien-pensants (pour la plupart hypocrites), mais il apporte du bonheur aux autres.
La mauvaise foi des média, anglo-saxons autant qu'européens, est révoltante. Il faut vraiment avoir une mentalité de mouton de Panurge pour les suivre.
Ses discours sont parfaits. On ne s'ennuie pas une seconde à les écouter, son ton est plaisant, toujours avec une pointe d'humour, et last but not least, sa diction est parfaite : il est particulièrement aisé pour un étranger de comprendre son anglais.
Il est vrai que c'est un professionnel des talk-shows.
Toujours est-il qu'un troisième mandat d'Obama and Co. serait un désastre pour les US, pour le Moyen-Orient et pour l'Europe.
Bref, en un mot comme en cent, j'espère qu'il va gagner !

N. B. à l'attention de notre hôte : le bouton "S'abonner au fil de discussion" ne fonctionne pas pour moi (mon navigateur = Safari).

Écrit par : AP34 | 06 août 2016

Trump ne semble pas faire partie de la cabale mondialiste et ses médias aux ordres qui dénaturent la nation, la famille, l'hétérosexualité, les Blancs, les valeurs, le genre, le christianisme, etc...
Ceci explique peut-être cela :)

Écrit par : Pierre Henri | 06 août 2016

@D.J: bien entendu, Trump ne fait pas l'unanimité même dans son camp, et c'est bien normal. Il n'est de loin pas exempt de critiques et n'était pas mon premier choix durant les primaires. Ceci dit et comme vous le rappelez, il faut faire la part des choses entre le candidat que l'on préfère et celui qui nous paraît le meilleur pour les Etats-Unis, en intégrant dans l'équation les chances qu'il soit élu. Je pense que M. Trump en est tout à fait capable, et c'est pour cela qu'il fait si peur.

Trump n'était pas contre l'invasion de l'Irak dans une interview de 2002, mais l'était dans d'autres interviews dès 2003, et nul ne sait ce qu'il aurait voté le jour J. On peut imaginer qu'il a changé d'avis (dix fois de suite, qui sait) ou qu'il s'est renseigné entre-temps, l'interview de 2002 ne portait pas sur la politique étrangère américaine et Trump n'était pas un homme politique à l'époque - deux excuses qu'on ne peut absolument pas accorder à Hillary Clinton à la même période.

@AP34: Trump est un homme compétent et maîtrise son sujet, et il est probablement bien plus intelligent que 99% des gens qui le critiquent. Rappelons-nous comme il a forcé des chaînes américaines à revenir sur leur intention de le boycotter! En termes d'aisance et de répartie l'écart avec Hillary Clinton est énorme, et comme beaucoup de gens j'attends avec impatience le débat entre les deux. Les élections américaines sont dans moins de 100 jours...

Écrit par : Stéphane Montabert | 06 août 2016

Comme on disait dans la Royale, on n'abdique pas l'honneur d'être une cible.

Écrit par : Franck Boizard | 07 août 2016

Excellent article mon cher Stéphane. Le plus rigolo c'est que les médias s'acharnent à critiquer son programme en affirmant qu'il est inapplicable ce qui est certainement vrai. Mais il est en campagne ou toutes les exagérations sont possibles. Si un politicien respectait son programme ça se saurait ! The Donald gère pour le moment parfaitement sa campagne en flattant tout le monde même si cela l'oblige à dire tout et son contraire dans la même phrase. Le but n'est pas de gouverner mais de gagner l'élection. Ensuite viendra le temps du programme et je crois qu'il à la capacité d'être le nouveau Reagan. Pourtant les baisses d'impôts qu'il propose sont idiotes si elles ne s'accompagnent pas d'une baisse des dépenses de l'état fédéral ainsi que la suppression des millions de pages de règlementations idiotes pondues par l'escroc Obama.

Écrit par : Rastapopoulos | 07 août 2016

C’est clair que ce n’est pas un politicien qui est prêt à affirmer tout et son contraire à condition que ses propos soient suffisamment choquants et provocateurs pour être repris par les médias qui va choquer l’UDC que vous êtes.

Au contraire, le populisme simpliste de Trump doit être un exemple à suivre, non ?

Sauf que, ne vous en déplaise, les propos de Trump sont aussi démagogiques qu’irresponsables et on ne voit pas trop qui peut se réjouir de voir un hurluberlu pareil à la tête d’une des plus puissante armée du monde.

Et s’il est vrai que cette façon (ô combien irresponsable et irrespectueuse) de faire de la politique qui consiste à caresser le citoyen dans le sens du poil en exploitant ses peurs et ses ressentiments, semble avoir le vent en poupe, il n’en demeure pas moins qu’il appartient plus que jamais aux citoyens les moins crédules de dénoncer haut et fort, la façon dont les populistes nous manque de respect en nous prenant pour des…imbéciles.

Écrit par : Vincent | 08 août 2016

Le libre commerce, c'est super... mais il aurait peut être mieux valu avoir mis le hola, quand on perd des industries stratégiques comme :
- les microprocesseurs : quand vous commandez votre puce en Chine, êtes vous capable de vérifier qu'elle a été exécutée conformément?
- la pharmacie : savoir que des matières premières sont confectionnées en Chine hors de tout contrôle ne fait peur à personne?
etc.

Il est très difficile de reconstituer une filière : tout le monde critique Anne Lauvergeon mais personne n'est capable de pointer ses erreurs soi-disant évidentes sur l'EPR! Et pourtant la filière nucléaire n'était pas démantelée, juste en pause.

On a trop laissé perdre des compétences essentielles. Le déclin est peut être déjà trop engagé.

Écrit par : simple-touriste | 08 août 2016

Les commentaires de certaines personnes d'ordinaire sensées dans leurs propos en disent long sur le déluge de feu sans précédent auquel Donald Trump fait face. A ce stade, se montrer pieusement outré des propos qui lui sont prêtés, quand on suit un peu ce qui se passe et qu'on a ne serait-ce qu'une vague idée des choses avec lesquelles Clinton s'en tire sans que ce soit seulement mentionné, c'est être victime d'intoxication de masse, ni plus ni moins.

Cette campagne est extrêmement édifiante dans le sens où c'est la première fois, de mémoire, que je vois l'ensemble des médias occidentaux sombrer dans une couverture digne de la Pravda des plus grandes heures, renoncer si massivement à toute dignité, à toute objectivité, au profit d'une propagande permanente et frénétique pour démolir définitivement Trump et tout ce qu'il représente. C'est un spectacle rare et impressionnant que pouvoir contempler le Moloch médiatique entièrement tendu vers la destruction d'un seul adversaire.

Je suis la campagne Trump de très près depuis un an, ce qui m'a épargné de m'adonner aux concours de vertueuse indignation qui semblent avoir gagné jusqu'à notre famille politique. Trump est loin d'être parfait, mais c'est un bon candidat. Le déluge de feu qu'il encaisse vient du fait qu'il est une menace réelle pour le système corrompu qui fait la loi non seulement aux Etats-Unis mais dans les échelons les plus élevés de la communauté internationale.

A propos des politiques qu'il entend mener, lesquelles font l'objet d'une déformation systématique quand elles sont seulement mentionnées, il importe de corriger certains points : Trump ne va pas commencer à détruire l'économie américaine à coups de tarifs, il entend utiliser la menace de ceux-ci comme leviers de négociation avec les grands partenaires commerciaux des Etats-Unis. Les analyses sérieuses s'accordent à dire que même envers la Chine, les tarifs ont peu de chance d'apparaître. Trump tient essentiellement des postures de négociation. C'est amusant d'ailleurs de voir à quel point beaucoup de libéraux européens n'ont pas de mots assez durs pour marteler ce point afin de se distancer de la candidature Trump et continuer à se faire bien voir de leurs potes de gauche, tout en ignorant gaiement les implications de la candidature Clinton en matière de commerce.

La gauche gagne la guerre culturelle depuis des décennies. Trump qui n'avait aucune raison de sortir du chemin qui le menait vers une retraite paisible et luxueuse se lance dans l'arène, utilise brillamment ses propres armes contre elle avec un succès remarquable... et nos conservateurs se bouchent le nez, teuh teuh, oui mais vous comprenez, son style, et puis il aurait pu s'adresser plus respectueusement à cette journaliste, kof kof.

La grande leçon donnée par Trump à la droite aux Etats-Unis et au-delà est qu'au lieu de cesser de rechercher l'approbation de la gauche il importe de lui rentrer dedans sans merci. A un moment il faut choisir : soit on constate l'effondrement civilisationnel pour ce qu'il est, on prend acte du fait qu'il y a une guerre culturelle à mener pour reprendre le dessus et qu'elle est plus salissante que quelques éditoriaux sur la nécessité de préserver la liberté de commercer, soit on rouspète pour la forme mais dans le fond on se satisfait de la situation, et alors il ne faut pas se plaindre de voir nos vieux pays s'appauvrir progressivement, vautrés dans un marxisme et un relativisme portés par des gens qui eux se moquent pas mal de notre approbation.

Écrit par : Mandos | 09 août 2016

Les médias sont les seuls à critiquer Trump? Lisez cela M. Montabert:

http://edition.cnn.com/2016/08/08/politics/republican-national-security-letter-donald-trump-election-2016/index.html

@Montabert toujours, comment pouvez-vous tolérer de tels propos sur votre blog?
"Trump ne semble pas faire partie de la cabale mondialiste et ses médias aux ordres qui dénaturent la nation, la famille, l'hétérosexualité, les Blancs, les valeurs, le genre, le christianisme, etc..."

Écrit par : R. Affoltern | 09 août 2016

Vivement que Trump soit élu et que le signal mondial STOP soit donné! Y en a marre des ces politicars qui "jouent" carrément leurs électeurs contre les idéologies bisounours qui nous ont menées aux catastrophes actuelles.

Quand on entend, comme hier soir kramer-GE dire qu'il faut que nos gardes-frontières regardent ailleurs pendant que les requérants-demandeurs-profiteurs passent en douce pour soi-disant se rendre en Allemagne ou au nord de l'Europe.
Après il faudra continuer à ravaler les couleuvres quand on lit tous les jours dans la presse les agressions en tous genre qui se produisent dans notre pays, notamment sur les femmes. Bien sûr on ne retrouvera pas les coupables....et pour cause.....ils sont de passage et en tout cas pas repérables.

La question sempiternelle que je pose : Combien; le quota de victimes qu'il faut encaisser pour que nos autorités bougent et fassent le job de protéger NOTRE POPULATION? (Ce que veut faire Trump et donc commencer par le début).

Juste au passage, heureusement que nous avons Oskar Freysinger en Valais et Norma Gobbi au Tessin (2 frontières bien sensibles) pour faire blocage et surtout respecter les Electeurs qui leur ont donné le mandat d'être responsables de notre sécurité et nos droits.

Écrit par : Corélande | 09 août 2016

Sur 20min c'est du daily Trump bashing !
Parfois il y a même 2 articles par jour.
Avant l'élection je suis persuadé que le 20min nous annoncera que The Donald a fait des partouzes avec Hitler.

Écrit par : Rastapopoulos | 10 août 2016

@R. Affoltern: Nous verrons encore de nombreux "comités d'expert militaires" s'effrayer de la candidature Trump et montés en épingle par les médias gauchistes jusqu'au jour de l'élection. Ce qui est assez amusant considérant qu'il n'y a pas plus va-t-en guerre que Clinton. On sait bien qui est la candidate du fameux complexe militaro-industriel...

Quant aux commentaires, je les publie tous en général sauf exception (insultes ou tombant sous le coup de la loi).

@Rastapopoulos: oui, en ce moment c'est vraiment 24/24. Et personne pour soulever le petit problème d'Hillary Clinton qui se retrouve avec, bien placé derrière elle en meeting, le père de l'auteur de la tuerie d'Orlando...

http://www.wptv.com/news/state/orlando-shooters-father-attends-hillary-clinton-rally-in-kissimmee

Vous savez, le type qui supportait les Talibans et appelait au châtiment contre les homosexuels... Eh bien il s'engage en faveur de Mme Clinton, mais pas de quoi susciter un article de presse ici, n'est-ce pas!

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 août 2016

"Sur 20min c'est du daily Trump bashing !"
Rien de plus normal.
Un candidat qui fait régulièrement appel à la haine, qui monte la population les uns contre les autres, n'a pas sa place dans cette course à la maison blanche.

Il ne s'agit pas combat gauche-droite, d'ailleurs, les démocrates sont ancré bien à droite, mais un combat entre 2 systèmes de valeurs : la démocratie et le néofascisme qui conduit dans un premier temps à la démocrature.

Le fait que les seul soutiens en Europe pour Trump, viennent de l'extrême droite et parmi la population, de la frange la plus haineuse n'est pas un hasard.

La démocratie est un Etat de droit, où chacun a les mêmes droits quelques soit sa religion, ses origines.

Il est heureux que les chambres, à majorité republicaine ont un pouvoir bloquant. Cela limitera les dérives antidémocratiques de cette personnalité instable.

Chacun a ses propres visions politiques. Tant qu'elle préserve la démocratie, l'Etat de droit, elle a sa place dans le débat politique.
Sinon, elle n'a pas à être autorisé dans le débat publique.

Écrit par : motus | 10 août 2016

«Quant aux commentaires, je les publie tous en général sauf exception (insultes ou tombant sous le coup de la loi)»

Je ne vais donc pas donner d'avis sur Madame Clinton... puisque c'est à l'échelle de 300 km/h sur route cantonale (barème OFROU Via Sicura).

Quant à mes sentiments envers le candidat Trump... disons que ça me fait ni chaud ni froid d'être pris pour un crétin par ceux qui tiennent l'anse de leur tasse de thé entre le pouce et l'index.

Écrit par : petard | 10 août 2016

Le fait est qu'on parle peu ou pas des morts suspectes qui n'ont cessé d'entourer les Clinton's, depuis leur accession au pouvoir et à la notoriété, i. e. depuis le second mandat de Bill comme gouverneur de l'Arkansas en 1988.
Rien que pour les quelques dernières semaines : Seth Rich, Victor Thorn, Joe Montano, Berta Caceres et John Ashe, des morts toutes liées, de près ou de loin, à la Convention démocrate.
La liste des morts, plus d'une cinquantaine, est tenue à jours sur ce site :
http://www.whatreallyhappened.com/RANCHO/POLITICS/BODIES.php
dans une rubrique intitulée : The Clinton body-count.
En lisant la liste, qui ne peut manquer de vous faire froid non seulement dans le dos mais aussi ailleurs, votre impression sera sans doute la mienne : "c'est fou comme on se suicide dans l'entourage des Clinton !"
La réputation sulfureuse de la candidate à la présidence est d’ailleurs bien illustrée par les pseudos dont ses opposants l'affuble, tels que : Killary, Hellary …
Quand les aficionados de Trump hurlent dans ses meetings, à propos de la susdite : "En prison, en prison…" on peut à juste titre, me semble-t-il, se demander si c'est là seulement de la provocation !
à R. Affoltern :
Vous vous offusquez des mots de Pierre Henri : "Trump ne semble pas faire partie de la cabale mondialiste et ses médias aux ordres qui dénaturent la nation, la famille, l'hétérosexualité, les Blancs, les valeurs, le genre, le christianisme, etc..."
Quant à moi, ne vous en déplaise, cette phrase non seulement ne me choque pas, mais de mon point de vue elle exprime de manière remarquablement concise les maux dont nos sociétés occidentales, de part et d'autre de l'Atlantique, souffrent du fait du monopole culturel et sociétal de la gauche.

Écrit par : AP34 | 10 août 2016

Quelle blague, il y a encore des gens pour avaler l'histoire à dormir debout des "démocrates ancrés à droite". Les mêmes gens viennent nous expliquer avec le plus grand sérieux que Trump est la réincarnation d'Hitler, mais sans jamais expliquer concrètement pourquoi. Ça se passe de commentaire ou d'évidence, c'est Trump et ça doit aller de soi voyons.

Les mêmes gens sont parfaitement à l'aise, du reste, à réclamer la censure de tout ce qui n'entre pas dans leur définition personnelle du cadre acceptable du débat politique, modulable à volonté via l'emploi de mots-valises comme "haine", "démocratie" ou "néo-fascisme". Les Américains ont de la chance d'avoir encore leur premier amendement pour les protéger des petits apprentis tchékistes qui pullulent en Europe.

Écrit par : Mandos | 10 août 2016

Ce que l'on ne risque pas de voir dans nos merdias d'état ou privés:

http://www.zerohedge.com/news/2016-08-08/something-wrong-hillary-bizarre-behavior-seizure-allegations-raise-doubts-about-her-

http://ripostelaique.com/la-video-choc-qui-prouve-quhillary-clinton-est-une-folle.html

Et qui me fout une trouille noire en imaginant que cette personne sera bientôt probablement à la tête de la première puissance nucléaire mondiale !

Écrit par : Paul Bär | 14 août 2016

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