12 décembre 2016

L'Empire médiatique contre-attaque

L'élection de Donald Trump fut sans doute l'événement le moins conforme aux prévisions des médias depuis plusieurs décennies. Emportant leur crédibilité, elle fut aussi le signe d'un changement de paradigme avec la percée de nouveaux sites d'information sur Internet. Mais la guerre entre l'ancien monde médiatique et le nouveau n'est pas terminée.

Riposte coordonnée

"Nous assistons à une véritable guerre à mort entre les deux systèmes, qui continuera bien après que l'élection présidentielle ait eu lieu," prévenait Charles Gave. Groggy, les médias traditionnels se sont repris depuis leur sombre 8 novembre. Ils travaillent main dans la main avec leurs alliés pour mettre en place une riposte. Le récent retour de Mme Clinton hors de sa retraite pour fustiger les "fausses nouvelles" relève de cette nouvelle stratégie: décrédibiliser les sources d'information alternatives.

"L'épidémie de faux sites d'information mal intentionnés et de fausse propagande (sic) qui a inondé les médias sociaux pendant l'année écoulée - il est clair désormais que ces faux médias ont de vraies conséquences dans le monde réel", affirma Clinton. "Ce n'est pas un sujet de politique ou de bipartisme. Des vies sont en jeu."


Des vies, ou des carrières... Reste à savoir comment discerner la propagande de la vérité, ou, pour reprendre les termes étranges de la politicienne démocrate, distinguer la fausse propagande de la vraie. Hillary Clinton aura probablement une perception très différente d'un Donald Trump sur ce point essentiel.

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Chacun aura sa propre opinion sur ce qui constitue de "fausses nouvelles".

La défaite d'Hillary Clinton a clairement déclenché l'offensive des deux côtés de l'Atlantique - coordonnée avec une opiniâtreté qui force le respect. Jugez plutôt:

  • Le 17 novembre, Angela Merkel et Barack Obama déclarent conjointement qu'Internet est une force "perturbatrice" qui doit être "contenue, gérée et pilotée par le gouvernement".
  • Le 19 novembre, Mark Zuckerberg annonce que Facebook (lourdement engagé du côté démocrate dans la campagne présidentielle) mettra en œuvre un plan en 7 points visant à "éradiquer la désinformation" du réseau social.
  • Durant la même période on voit apparaître des listes de médias à éviter, qui comportent comme par hasard la plupart des sites de droite, et sans qu'aucun procès en désinformation ne soit formulé contre le moindre d'entre eux.
  • En Suisse des individus se réjouissent de nouveaux algorithmes qui permettront, espèrent-ils, de "filtrer l'extrémisme de droite" - la définition de ce dernier étant laissé à leur entière et satisfaisante appréciation.
  • Le 23 novembre, Angela Merkel déclare devant le Bundestag que le temps est venu de lutter contre les sites de fausses nouvelles - citant nommément RT et Sputnik pour leurs liens avec la Russie. Le challenge pour les démocraties est selon elle "d'atteindre et d'inspirer les gens" mais si cela échoue le temps de la censure est là: "nous devons nous confronter au phénomène et si nécessaire, le réguler".
  • Le 2 décembre, un média révèle que Facebook élaborera désormais son fil d'information à partir d'une liste de "partenaires médiatiques favorisés". On imagine qu'un site comme Breitbart n'en fera pas partie...

La distinction est ténue entre la volonté d'écarter de "fausses informations" d'une part, et l'élimination pure et simple d'informations divergentes par rapport à une ligne idéologique d'autre part. Le précédent de Google refusant de suggérer dans ses recherches les requêtes quant à la santé d'Hillary Clinton n'incite guère à l'optimisme.

Les vilains Russes

La dernière accusation en date désigne comme d'habitude la Russie: elle aurait interféré pour aider Trump. La conclusion du Washington Post, qui cite une "évaluation secrète de la CIA", permet les manchettes les plus accrocheuses. Malheureusement, les révélations se révèlent bien maigres:

À en croire le Washington Post, des personnes liées à Moscou ont fourni au site Wikileaks des e-mails piratés sur les comptes de l'ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du parti démocrate, entre autres.


Pour l'heure, aucune preuve de ce prétendu lien avec Moscou. Les connaisseurs du dossier ne seront pas surpris. C'est vrai, le compte mail de John Podesta a bien été piraté - le directeur de campagne d'Hillary Clinton utilisait un piètre mot de passe, "p@ssw0rd" - et une volumineuse correspondance finit donc entre les mains de Wikileaks. Mais le dirigeant de l'organisation elle-même, Julian Assange, défaussa l'accusation de "hackers russes" ; il affirma que sa source était interne au Parti Démocrate.

On l'oublie vite, mais avec son vaste historique de coups tordus, Hillary Clinton n'avait guère besoin d'aller jusqu'à Moscou pour se trouver des ennemis. Elle pouvait par exemple rencontrer sur son chemin des partisans de Bernie Sanders, écarté par des magouilles dont la révélation poussa la présidente du Parti Démocrate Debbie Wasserman Schultz à la démission.

Depuis, une vérité plus complexe émerge. L'accusation selon laquelle les e-mails de Podesta auraient été des faux conçus par les Russes était un mensonge délibéré inventé par un fan de Clinton et abondamment repris par les médias mainstream afin de diminuer l'impact des révélations qu'ils contenaient.

En octobre, lorsque Wikileaks publiait des courriels des archives de John Podesta, les officiels de la campagne de Clinton et leurs porte-parole dans les médias adoptèrent une stratégie de mensonge délibéré auprès du grand public, prétendant - sans aucune justification - que les courriels étaient falsifiés ou fabriqués et devraient donc être ignorés. Ce mensonge - et le terme est approprié: une affirmation erronée donnée en connaissance de cause ou un mépris souverain de la vérité - fut amplifié de façon agressive par des personnalités de MSNBC comme Joy Ann Reid et Malcolm Nance, David Frum de The Atlantic, et Kurt Eichenwald de Newsweek.

Que les courriels de l'archive de Wikileaks aient été altérés ou falsifiés - et ne doivent donc pas être pris en compte - était une "fausse nouvelle" caractéristique, diffusée non pas par des adolescents macédoniens ou des agents du Kremlin, mais par des acteurs établis comme MSNBC, The Atlantic et Newsweek. Et de par sa conception même, cette fausse nouvelle se répandit comme une traînée de poudre partout sur Internet, avidement découverte et partagée par des dizaines de milliers de personnes désireuses de croire que c'était vrai. À la suite de cette campagne délibérée de désinformation, quiconque faisant un rapport sur le contenu des courriels se voyait instantanément rétorquer des allégations selon lesquelles on avait prouvé que les documents dans l'archive étaient des faux.


Les e-mails de Podesta ont toujours été authentiques. Les grands médias ont juste choisi de couvrir Clinton. Pas facile décidément de distinguer la fausse propagande de la vraie...

Éliminer les fausses nouvelles, ou la concurrence?

Soyons clair: la désinformation existe. Mais elle n'est en rien limitée à un seul camp comme on souhaiterait aujourd'hui nous le faire croire. En fait, la découverte soudaine et cruciale de ces "fausses nouvelles" juste après la défaite de Clinton fait elle-même largement penser à une fausse nouvelle - jusqu'à France-Info qui parvint même à dénicher un repenti dans la pure tradition des procès de Moscou, à mi-chemin entre le regret et la vantardise.

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En fin de compte, prétendre que la désinformation est responsable de la victoire de Donald Trump contre Hillary Clinton ne traduit rien d'autre qu'une attitude puérile devant une situation désagréable. La thèse ne paraît guère vraisemblable, en particulier face au volume de propagande pro-Clinton déversé sur l'opinion publique durant la même période.

La volonté de se préserver des "fausses nouvelles" ressemble surtout un prétexte cousu de fil blanc pour reprendre le contrôle du secteur, tant aux États-Unis qu'en Europe. Les politiciens travaillent depuis des années à contrôler le débat public faute de parvenir à en gérer les causes ; on casse les thermomètres plutôt que de lutter contre la fièvre. De là les lois qui interdisent, en France, de tenir des statistiques ethniques ou religieuses ; en Suisse, la pression que s'infligent diverses rédactions pour ne pas mentionner le statut de résidence ou la nationalité d'agresseurs dans un fait-divers ; aux Pays-Bas, la justice déboussolée qui condamne Geert Wilders à la "discrimination raciale" pour avoir évoqué la quantité de ressortissants marocains vivant dans le pays.

Le débat sur les "fausses nouvelles" est un faux débat. Il traduit simplement un nouvel angle d'attaque pour préserver la vérité officielle. On ne discute plus des faits mais de leur source. Tout ce qui ne vient pas du bon canal est suspect d'office et doit affronter un procès en justification. Les termes connotés comme "normal/anormal", "vérifié/non vérifié", etc. permettent d'aiguiller et de canaliser la méfiance du public. La censure, trop brutale et trop voyante, est passée de mode ; on lui préfère aujourd'hui la mise en avant d'une information de "qualité", que le traitement de l'actualité par ceux qui s'en réclament met pourtant largement en doute.

Il n'est pas sûr que la manœuvre fonctionne. L'élection de Donald Trump contre vents et marées médiatiques a montré que les citoyens américains étaient désormais prêts à se forger leur propre opinion. En Europe, en revanche, l'issue de la bataille est encore incertaine.

Commentaires

"distinguer la fausse propagande de la vraie" => il faut un label, évidemment : propagande 100% élevée en plein air, nourrit avec des fausses informations 100% pures et sans OGM

Écrit par : simple-touriste | 12 décembre 2016

Commentaire chez Gowrié :
John Kerry se lance dans une campagne de mensonges insensés : carnage à Alep, destruction totale de la ville, plus grande catastrophe depuis la fin de la 2ème guerre mondiale...
Ces Américains nous préparent un de ces sales coups dont ils ont le secret...

Écrit par : Géo | 10/12/2016

Ces allégations de Kerry étaient reprises sans commentaire par la RTS...
Et personne à ma connaissance n'a relevé l'énormité de ces mensonges.

Écrit par : Géo | 12 décembre 2016

Notre foi en vous est inaltérable, ô Géo.
Dans ce registre, vous ne trouvez pas que l'ambiance du moment rappelle furieusement les Guerres de Religion, mais en version interconnectée ?

Écrit par : rabbit | 12 décembre 2016

"Ainsi, quand il a inventé une histoire selon laquelle les amish, une communauté religieuse rigoriste qui refuse le monde moderne, avait constitué un lobby pro-Trump, cette fausse information a été partagée des milliers de fois, rapporte The Washington Post."

Et franchement, c'est très drôle et sans aucune importance. Personne ne va abandonner ses convictions progressistes, LGBTQI, pro-immigration illimitée, pro-salaire minimum (à un niveau mélenchoniste), pro-immigration illégale acceptant n'importe quel job pour moins qu'un bouchée de pain, pro-mariage gay, pro-migrants désirant assassiner les gays, parce que quelques Amish (avec une majuscule) militent pour Trump. C'est tout simplement hilarant!

Il y a plein d'historiettes comme ça qui s'avèrent fausse au final. Une autre qui me plait bien : Megyn Kelly se ferait virer par la Fox! Sachant que Megyn Kelly était très critique à l'encontre de Donald Trump (notamment de ses propos sur les femmes, mais aussi de ses business), il est évident que l'idée qu'elle se fasse virer pourrait plaire à plus d'un supporter de Trump. Mais après? Est-ce que les gens vont voter différemment en sachant que Megyn Kelly quitte la Fox? Qui va devenir pro-Trump en apprenant qu'une présentatrice de la Fox se fait lourder? Qui peut simplement imaginer qu'une telle chose puisse modeler l'opinion publique?

"En analysant des données de Facebook, Buzzfeed a démontré qu'à l'approche de l'élection, les internautes avait partagé plus de fausses informations que d'articles écrits par de vrais journalistes (8,7 millions de partages de canulars, contre 7,8 millions de partages d'informations.)"

Rien de tel n'a jamais été démontré. C'est ENCORE UNE FAUSSE INFORMATION!!!

Tout ce narratif des "fausses informations" et de la "fausse" propagande semble être basé sur de telles annonces bidons. À ce niveau là de désinformation on peut parler de HOAX.

"Pour le créateur de faux site, les conservateurs constituent donc une cible de choix."

Alors que les progressistes ne sont pas une cible pour les faux sites mais pour les "vrais sites", ceux de ABC, CBS, CNN, CNBC, MSNBC, PBS, AP, Bloomberg, Washington Post, NY Times, LA Times, Guardian...

"Paul Horner lui-même confirme : "sans rire (...) les gens qui cliquent le plus sur les publicités (...) sont les républicains les plus à droite", soit les électeurs potentiels de Donald Trump."

Un clic sur une page Web se traduisant par une requête HTTP(s) (ou un message sur une connexion WebSocket sur un site utilisant les technologies du Web les plus récentes), je me demande bien comment un serveur HTTP(s) identifie la couleur politique du clic. Il n'y a rien dans la norme HTTP qui précise la couleur politique; on peut avoir le nom du navigateur dans "User-Agent:", la page qui contient le lien utilisée, dans "Referer:", les langues préférées dans le cas où une ressource existe dans plusieurs langues, dans "Accept-Language:" (cela permet d'afficher automatiquement la page d'accueil d'un site en français par exemple, quand le site existe en plein de langues, et d'où que vous établissez la connexion, même si rien n'indique que vous êtes en France), et les "cookies" qui sont juste des informations envoyées préalablement par le serveur (qui permettent de deviner que deux accès successif proviennent d'une même personne, ou plutôt d'une même session d'un navigateur). Pour avoir l'orientation politique, il faut le demander et le mémoriser, et rien ne permet de garantir que les gens disent la vérité dans un sondage en ligne!

"le mot "post-truth", "post-vérité" en Français. ... désigne "des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles"

Et le fait de mettre en couverture de pauvres ours blancs sur une minuscule plaque de glace, perdu dans l'océan, qui était un photo MONTAGE, alors que ces ours parcourent des centaines de km à la nage, ce n'est pas "modeler l’opinion publique" avec des "appels à l’émotion et aux opinions personnelles", peut-être?

"Ainsi, selon Paul Horner, "les gens sont juste de plus en plus bêtes. Plus personnes ne vérifient rien."

Et bien sûr "les gens" ne passent pas leur temps à vérifier toutes les informations, déjà les journalistes payés pour ne le font pas. "Les gens" ont autre chose à faire. Si une annonce n'est pas très importante, il y a peu de chances que "les gens" arrivent à trouver du temps pour la vérifier, d'autant que "les gens" doivent travailler plus longtemps à cause de l'augmentation records des prix des assurances à cause de "Affordable Care Act".

Est-ce que la découverte que de "fausses informations" se glissent dans les média est une découverte récente? Est-ce qu'elle a décoiffé les mauvaises personnes?

Qui a dit que les migrants étaient de la classe moyenne-supérieure? Qu'ils étaient les futurs cadres des pays du MO? Qu'il ne fallait pas les vexer sous peine de se voir exclus de ces marchés plus tard? (Sous entendu, si ça avait été des balayeurs, on pouvait les laisser se noyer ou se faire bombarder ou charcuter.)

Qui a dit que les contrôles à l'arrivée en Grèce étaient très poussés et qu'aucun immigrant ne pouvait être en fait un terroriste venant d'un autre pays que le pays en guerre d'où il prétend s'enfuir?

Est-ce que la définition de fausse information est variable?

Écrit par : simple-touriste | 12 décembre 2016

Facebook peut annoncer ce qu'il veut, Twitter aussi, mais il n'en sera rien, et ce n'est pas la première fois, pour la simple raison que ce ne sont pas les réseaux sociaux alternatifs qui manquent, qui sont pratiquement des coquilles vides à présent, mais qui pourraient se remplir en cas de changement de politique réellement perceptible par les utilisateurs.

Écrit par : Inma Abbet | 12 décembre 2016

La bataille est loin d'être gagnée parce que la Californie style Silicon Valley a choisi son camp plutôt deux fois qu'une.

Or, c'est ce microcosme qui règne sur internet (voir les filtres très orientés de Google et de Face de bouc).

Mais il est vrai que, dans le mouvement de méfiance généralisée vis-à-vis des Sectateurs de la Bonne Pensée, ils sont aussi atteints. Il faut dire que le rêve de transhumanisme de ces enfoirés, forcément réservé à une minorité, créerait une aristocratie comme il n'en existe pour l'instant que dans Le meilleur des mondes. Les peuples sentent très bien ce mépris de classe, bien plus cinglant que celui d'un courtisan de Louis XIV.

Il me semble que Apple, pourtant à la pointe de la Bonne Pensée avec ses pubs multiculti des années 90, a fait preuve d'une prudence salutaire en se montrant plus discrète.

Écrit par : Franck Boizard | 12 décembre 2016

Mais c'est aussi avec de la Bonne Pensée qu'on fait du mauvais commerce... Et comme l'objectif de ces entreprises est de gagner de l'argent, elles peuvent être tentées par la bienpensance, voire insister lourdement, mais elles ont aussi compris où est leur intérêt. Ce n'est pas sans ressembler à l'histoire de la créature de Frankenstein. Tout le monde applaudissait quand les réseaux sociaux servaient surtout à partager des photos de chats, mais ils sont en train de devenir quelque chose qui échappe totalement à leurs créateurs. Il y a deux raisons, à mon avis. La première, ce sont les différents niveaux de "privacy" à l'intérieur du réseau, qui permettent de créer toute sorte de petits groupes, comités et amicales secrets; la seconde, et la plus importante, est la volatilité du contenu et la notion de "partage", qui fait qu'un même texte ou image se retrouve sur plusieurs supports en même temps. C'est une rupture par rapport aux articles des journaux suivis de commentaires et aux blogs (qui conservent la structure des journaux en ligne). De cette façon, la diffusion et l'interprétation du contenu ne sont plus contrôlables.

Écrit par : Inma Abbet | 12 décembre 2016

Avec Trump, Monsieur Antisystème, tout va changer.
D'ailleurs les nominations de 2 personnalité de Goldman Sachs et un pétrolier montre sa détermination a s'attaquer à Wall Street et à toutes ces élites.
Un merveilleux message, un cadeau envoyé à tous ces oubliés du fin fond de l'Amérique profonde.

Continuez à nous faire rire Mr Trump, avant que vous déclenchiez une guerre mondiale avec la Chine !

Écrit par : polux | 13 décembre 2016

Inma,
Pour survivre dans cet environnement médiatique plein de bruit et de fureur, « il faut demeurer sans opinions, sans penchants et sans nous laisser ébranler, nous bornant à dire de chaque chose qu'elle n'est pas plus ceci que cela ou encore qu'elle est en même temps qu'elle n'est pas ou bien enfin ni qu'elle est ni qu'elle n'est pas. Pour peu que nous connaissions ces dispositions, dit Timon (*), nous connaîtrons d'abord l' "aphasie" (c'est-à-dire que nous n'affirmerons rien), ensuite l' "ataraxie" (c'est-à-dire que nous ne connaîtrons aucun trouble) ». (Eusèbe de Césarée, Préparation évangélique, XIV, 18, 2). (*) Timon de Phlionte (-280 av. J.C.)

Écrit par : rabbit | 14 décembre 2016

"D'ailleurs les nominations de 2 personnalité de Goldman Sachs et un pétrolier montre sa détermination a s'attaquer à Wall Street et à toutes ces élites."

Oui, pourquoi pas?

Moins de réglementations complexes, moins d'impôts et moins de procédés alambiqués pour réduire l'impôts, moins d'argent pour les fiscalistes et les intermédiaires plus ou moins mafieux, moins d'argent dans les paradis fiscaux et plus d'argent dans des banques normales aux USA, moins de marchés virtuels comme le marché du CO2 ou les promesses de ne pas faire (à ce propos : je vends l'engagement de ne pas chanter sous la douche la Traviata entre demain et Noël, il y a des acheteurs? - proposition honnête, pas sérieux s'abstenir - série limitée).

Plus d'industries et de services réels, moins de virtuels. Attention, l'Internet est un réseau réel; le dématérialisé est tout à fait réel. Par contre, un droit à polluer est une créance virtuelle.

Écrit par : simple-touriste | 14 décembre 2016

À ceux qui se posent encore des questions sur le médias et leur capacité à voir et analyser le monde réel – et également pour aller au-delà de l'intéressant article de notre hôte –, je conseille vivement la lecture du plus récent article du Gatestone Institute, intitulé :
Médias : Chasse en Meute et Aveuglement
Comment rater le Brexit et Trump en cinq leçons
Le lien :
https://fr.gatestoneinstitute.org/9606/medias-chasse-meute-aveuglement

Écrit par : AP34 | 19 décembre 2016

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