22 décembre 2016

L'État allemand, entre aveuglement et incompétence

Dure période de Noël pour nos amis allemands ; ils découvrent, effarés, que non seulement leur pays est en première ligne face à l'islamisme, mais que les autorités chargées de veiller sur leur sécurité sont aussi incompétentes que leur gouvernement.

attentat_berlin.jpg"La polémique ne cesse de prendre de l'ampleur", résume avec pudeur Le Matin pour parler de la vague d'indignation qui étreint l'Allemagne après la fuite d'Anis Amri, l'auteur présumé de l'attentat. Il faut dire que la gestion du dossier a été proprement accablante à tous les niveaux.

Police - Alors que le portefeuille et les papiers d'identité d'Anis Amri avaient été découverts dans le poids lourd qui a ravagé un marché de Noël, la police de Berlin a préféré concentrer ses efforts sur un suspect pakistanais suivi à distance par un témoin depuis le lieu du crime. Ce demandeur d'asile fut lavé de tout soupçon mais au prix d'un précieux temps perdu. Même si on imagine que les enquêteurs se sont intéressés à M. Amri dès la découverte de ses papiers sous le siège du conducteur, ils n'ont lâché son nom que lorsque leur premier suspect a été mis hors de cause.

Moralité, le terroriste a une bonne longueur d'avance. La police envoya 150 policiers perquisitionner sans succès une de ses dernières planques connues, un foyer de réfugiés dans l'ouest de l'Allemagne, à Emmerich, où Anis Amri aurait séjourné il y a quelques mois. Mais lorsque les forces de l'ordre en arrivent à proposer une récompense de 100'000 euros pour tout indice permettant son arrestation, on peut imaginer qu'elles ne disposent plus de la moindre piste sérieuse.

Justice - Anis Amri disposait déjà d'un important casier judiciaire.

L'homme était très connu par les services de police et faisait l'objet d'une enquête pour un projet d'attentat. Il vivait en Allemagne depuis 2015, mais les enquêteurs ont remonté sa trace jusqu'en 2012, alors qu'il vivait en Italie en situation irrégulière. Il y a été condamné pour l'incendie volontaire d'une école. (...) Il devait quitter le territoire allemand avant le 30 juin 2016, mais l'homme a pris 8 identités différentes et déménagé de nombreuses fois.


Débouté de sa demande d'asile en juin 2016, il ne fut pas expulsé d'Allemagne, officiellement en raison d'un contentieux entre Berlin et Tunis. Les autorités de Tunisie n'auraient pas reconnu la validité des papiers d'identité de l'individu - et ce, bien qu'il ait été là-bas condamné à cinq ans de prison par contumace.

"Pourquoi une personne comme le suspect tunisien a pu jouer au chat et à la souris avec les autorités en charge de son expulsion?", demande le quotidien local Darmstädter Echo. La réponse est des plus consternantes: constatant l'impossibilité de le renvoyer en Tunisie, la justice allemande le laissa tout simplement libre.

Services de Renseignement - Anis Amri n'a rien non plus du sempiternel "loup solitaire". Âgé de 24 ans selon l'une de ses nombreuses identités, il faisait partie d'un groupe de Tunisiens comportant entre autres l'homme qui fonça sur la foule lors de l'attentat de Nice et un autre qui assassinat de sang-froid des touristes sur une plage de Tunisie. Et les autorités allemandes le savaient.

Anis Amri était pourtant bien connu [du centre de lutte antiterroriste]. Pendant l'essentiel de l'année 2016, il avait été placé sous surveillance à Berlin car suspecté de préparer un cambriolage pour financer l'achat d'armes automatiques et un attentat. (...)


L'enquête fut abandonnée en septembre faute d'éléments probants. Pourtant, il avait fait l'objet d'un signalement en novembre encore.

"Le fait que l'État Islamique revendique l'attaque avant l'arrestation de l'exécutant donne à penser que ce dernier est en contact avec un membre de l'organisation" explique Amarnath Amarasingam, un expert sur l'extrémisme de l'Université George Washington. On estime à au moins 6'000 le nombre de Tunisiens qui ont rejoint les rangs de l'EI, ce qui fait d'eux la nationalité la plus représentée au sein du groupe. Nombre d'entre eux s'entraînèrent en Libye voisine, les autres parvinrent jusqu'en Syrie et en Irak.

Peu de mystère et beaucoup de bêtise

Pourquoi viser l'Allemagne, ce pays tellement ouvert aux flux de migrants musulmans qu'il en a provoqué le chaos dans toute l'Europe? Pourquoi en vouloir à Mme Wir schaffen das! Merkel en donnant ainsi des points à ses adversaires politiques de l'AfD? Poser la question revient à admettre qu'on ne comprend pas la mentalité des terroristes affiliés à l'EI. Pour eux, chacun est coupable - et punissable de mort - à partir du moment où il vit en Occident. Les croyances et opinions n'ont pas d'importance. Même les musulmans locaux sont perçus comme des tièdes et des hypocrites dangereusement compromis. Allah reconnaîtra les siens.

anis_amri.jpgDe même, la présence de documents d'identité directement sur les lieux du crime n'a rien de surprenant. Les assaillants de Charlie Hebdo procédèrent ainsi, de même que l'un des terroristes des attentats de Paris et que le conducteur qui fonça dans la foule à Nice. Dans tous ces cas les terroristes furent tués. Les islamistes cherchent à mourir en commettant leur forfait. Laisser ses documents sur place facilite l'identification du coupable et permet une revendication d'autant plus forte. C'est aussi une quête égocentrique de célébrité à titre posthume - la proportion de selfies que les assassins laissent derrière eux avant de commettre leur forfait en est tout à fait symptomatique.

Il est probable qu'en fonçant sur le Marché de Noël de Berlin, Anis Amri s'était préparé à vivre ses derniers instants. Il s'imaginait sans doute finir criblé de balles comme Mohamed Lahouaiej Bouhlel après sa folle course sur la Promenade des Anglais. Il fut sans doute le premier surpris de constater qu'après avoir semé le chaos, seuls des cris de panique et les sanglots se firent entendre. Pas de mise en joue par un militaire ou un policier, pas le moindre impact de balle sur la carrosserie du poids lourd finalement immobilisé. Il put quitter son camion à pied et disparaître à la faveur de l'agitation, en toute simplicité. En tout état de cause, Anis Amri ne s'attendait certainement pas à ce que la police allemande le gratifie de 48 heures de tranquillité supplémentaire, un joli cadeau de Noël aux islamistes en période de fêtes.

Même les terroristes sont surpris par la naïveté des autorités allemandes.

Mise à jour (23 décembre): Le suspect a été abattu à Milan en Italie. L'homme le plus recherché d'Europe aura réussi à franchir au moins deux frontières en toute impunité pendant sa traque.

Mise à jour (25 décembre): Malgré les dénégations des officiels, on apprend que M. Amri a résidé deux semaines en Suisse. Et les médias (américains seulement bien sûr) révèlent que les quelques heures d'avance accordées au terroriste en cavale l'ont été par M. Till Steffen, Sénateur de la Ville de Hambourg et président de l'autorité judiciaire. M. Seffen - politicien écologiste - craignait que la diffusion du portrait de M. Amri un peu partout ne provoque des commentaires "racistes" sur Facebook. On voit le sens des priorités de nos élites.

Pendant plusieurs heures, la police allemande a donc cherché à appréhender Anis Amri mais en toute discrétion, sans se faire trop remarquer, et ce n'est qu'une fois que le suspect lui a complètement échappé (et a réussi à franchir les frontières franco-allemandes et franco-italiennes) que les enjeux de sécurité semblent avoir dépassé ceux de la communication de crise. Bravo M. Steffen!

Commentaires

Je vous avertis charitablement : vous allez finir par avoir des ennuis avec les syndicats de camionneurs.

Écrit par : Franck Boizard | 22 décembre 2016

Tous les terroristes en France étaient dans la même situation que ce Tunisien : suspectés de préparer un attentat et néanmoins sans surveillance. Tous ! Donc mieux vaut ne pas faire la leçon à l'Allemagne, personne ne fait mieux. On n'ose pas imaginer ce qui arriverait en Suisse avec les guignols qui s'occupent de la police par ici...
Vous avez vu comment une poignée d'excités d'ultra-gauche, par ailleurs tous fonctionnaires avec gros salaires, ont abîmé l'Opéra de Genève, sous le regard placide de la police* ? Et lors du G8 à Evian, comment un petit groupe black block a pu en toute impunité saccager le centre de Genève ?
Quand je parle de "guignols", c'est vraiment un euphémisme.
*la mieux payée du monde...

Écrit par : Géo | 22 décembre 2016

Même si elle ne se livre à aucun bombardement, l'Allemagne fait partie de la coalition anti-EI en Syrie.
Avec une dizaine d'avions de reconnaissance, une frégate et plus de 1 000 soldats.
Il n'y a donc aucune raison particulière pour qu'elle soit épargnée par le terrorisme.

Mettons-nous un instant à la place de ces gens de l'EI et de leurs sympathisants.
Que peuvent-ils faire dans une guerre tellement asymétrique ?
Une coalition de plusieurs dizaines de pays, incluant le poids lourd US, d'un côté, et entre 10 000 et 200 000 combattants de l'autre (si la fourchette est probablement exacte, les chiffres réels sont inconnus).
Dans une guerre asymétrique, le combattant le plus faible n'a à sa disposition, en dehors du combat sur place, que la guérilla, en l'occurrence le terrorisme sur le sol de l’adversaire.
Comment s'en étonner ?
D'autant plus que les motifs de l'intervention de cette coalition ne sont pas clairs.
Ou plutôt si, il s'agit d'intérêts mercantiles, de pétrole et de gaz – mais pas seulement (voir plus bas). Ses larmes sont de crocodile et ses grands sentiments humanitaires de la pure l'hypocrisie.
Rappelez-vous le franchissement de la ligne rouge de l'utilisation des armes chimiques !
Des études techniques précises, que j'ai suivies de près à l'époque, ont conclu que Bachar el Hassad n'y était probablement pour rien, et que les rebelles en étaient responsables.
Résultats très dérangeants pour les médias, qui se sont empressés de faire l’impasse sur le sujet.
Si ces gens aiment la charia, personnellement, ça ne me dérange pas. Laissons-les vivre leurs vies !
On a coutume de dire : si on ne fait rien, alors l’EI, qui est une pépinière à terroristes, nous les enverra.
Je m’inscris en faux contre cette doxa. Si nous avons le terrorisme chez nous, cest parce que nous intervenons chez eux et que nous nous obstinons à le faire.

Les intérêts mercantiles ne sont pas les seuls, disais-je.
Oui, je crois que les Occidentaux ont voulu faire coup double.
S'emparer des richesses pétrolières et gazières d’une part.
D’autre part, mettre un tel chaos dans ces pays que leurs habitants n’auraient qu’une échappatoire : migrer vers l’Europe.
Car c’est là l'objectif européiste ultime : dissoudre les nations par submersion démographique d'autres cultures.
De fait, pour nos dirigeants, le processus de l’immigration légale (200 000 chaque année, rien qu’en France) n’était pas assez rapide. Il fallait donc l’activer. C’est fait !
Bat Ye’or a fort bien démonté ces mécanismes dans son livre Eurabia.
Et c’était avant la crise dite “des migrants”. Nous attendons une seconde édition, revue et augmentée, de son livre.

Écrit par : AP34 | 22 décembre 2016

@AP34: "Si nous avons le terrorisme chez nous, cest parce que nous intervenons chez eux et que nous nous obstinons à le faire."

Outre le fait qu'il n'y a guère de pétrole en Syrie et que celui d'Irak n'a jamais été retiré aux Irakiens, permettez-moi de citer Dreuz:

"L’attitude tolérante de l’Allemagne envers l’Islam est un encouragement à l’invasion, les méthodes classiques de l’islam incluent le terrorisme.

L’Etat islamique vient de frapper le pays le plus progressiste du monde occidental envers l’immigration de millions de musulmans, le plus généreux envers l’islam, celui qui offre aux réfugiés les meilleures conditions d’accueil, qui ne met pas les délinquants musulmans et les prédateurs sexuels musulmans en prison.

Le Portugal, considéré comme le pays européen avec la population musulmane la plus faible, moins de 1 %, n’a pas connu d’attentat depuis 1983, quand l’ambassade de Turquie fut attaquée par l’armée révolutionnaire arménienne — même pas des musulmans. L’islam sait qu’il ne fera pas plier un Portugal déjà raidi contre lui en commettant des attentats. Il sait que l’Allemagne, la France, la Belgique aux gouvernements et médias déjà soumis sont des cibles molles faciles à dominer. C’est là que se concentreront les futurs attentats, jusqu’à la soumission totale."

Notez que le Portugal fait aussi partie de la coalition contre l'EI en Irak et en Syrie.

Si vous vous donnez la peine d'y prêter attention, les propagandistes de l'islam ont toujours quelque chose à reprocher à l'Occident dans son ensemble. Comme le dit un Internaute:

"Je suis toujours un peu étonné de cette opinion pourtant largement partagée qui consiste à croire qu’en arrêtant de s’en mêler, le problème du terrorisme sera réglé. Elle n’est pas très humaniste (« laissons les arabes se massacrer entre eux, on s’en f… ») ni très adroite stratégiquement (« laissons les russes et les iraniens occuper le terrain… »), et il y a peu de raisons de penser qu’elle sera efficace, parce qu’elle prend comme une raison ce qui n’est qu’un prétexte (« nous venons nous massacrer chez vous parce que vous êtes intervenus chez nous »). Si demain nous ne nous mêlons plus du Moyen-Orient, le prétexte sera les méchantes lois islamophobes (contre le voile ou autres), puis les lois qui empêchent les musulmans européens de vivre d’après la charia, etc."

Et j'en rajouterai d'autres
– ou le soutien à Israël (sachant que ne pas faire immédiatement la guerre à Israël revient à le soutenir)
– ou la vision dégénérée de nos émissions de télé / films / musique qui agressent les vrais croyants
– ou l’histoire coloniale / les méfaits passés de tel ou tel pays qui justifient une vengeance
– ou le fait que tel ou tel pays était il y a mille ans une terre sous domination musulmane donc doit y retourner
– ou des caricatures sur le prophète ou des paroles insultantes…

Les islamistes n’ont besoin d’aucune excuse mais si le besoin était ils en trouvent à la pelle.

En croyant qu'il est possible d'apaiser les islamistes, vous tombez dans leur piège. Vos compromissions ne seront jamais suffisantes parce qu'ils veulent votre disparition en tant qu'infidèles, esprits libres, occidentaux. Ces compromissions sont d'ailleurs perçues de leur côté comme des preuves de faiblesses qui leur prouvent que la victoire est possible et qui redoublent leur ardeur.

Écrit par : Stéphane Montabert | 23 décembre 2016

Vous avez la critique facile une fois de plus !!!

Seriez-vous capable de faire mieux ?

La question est posée ...

Écrit par : Marie | 23 décembre 2016

L'aveuglement ethno-civilisationnel n'est pas une spécificité allemande, c'est désormais une caractéristique majeure de la quasi majorité des populations blanches occidentales.



En Valais, les "aveugles" organisent ceci...

https://www.cath.ch/newsf/creche-de-bagnes-migrants-derangent/

... et quand ils auront cela...

http://www.fdesouche.com/802505-autriche-un-migrant-predicateur-islamiste-interrompt-un-spectacle-de-lavent

http://www.fdesouche.com/802811-lyon-une-eglise-evacuee-pendant-des-funerailles-suite-la-presence-dun-homme-en-djellaba

... ils trembleront, mais ne comprendront toujours pas.



Relire "La Machine A Remonter Le Temps" de Wells...

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Machine_%C3%A0_explorer_le_temps

... la majorité de nos concitoyens est effectivement tombée au niveau mental et caractériel des Éloïs du roman, "descendants des oisifs, hédonistes et décérébrés de la « surface »."

A titre personnel, je fais partie de la minorité qui n'entend pas se laisser faire ni les "Morlocks" ni par ceux, d'entre nous, qui leur facilitent la tâche.

Écrit par : Paul Bär | 23 décembre 2016

"ou le soutien à Israël (sachant que ne pas faire immédiatement la guerre à Israël revient à le soutenir)..."

Sur la question syrienne, la position israélienne est très étrange, pour ne pas en dire plus...

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3315347/Watch-heart-pounding-moment-Israeli-commandos-save-Islamic-militants-Syrian-warzone-risking-lives-sworn-enemies.html

... et pour le reste s'intéresser à la fable du Petit Coq du rav Ron Chaya.

Écrit par : Paul Bär | 23 décembre 2016

Une des victimes de l'attentat de Berlin...

http://www.repubblica.it/esteri/2016/12/20/foto/fabrizia_di_lorenzo_berlino_tweet-154552341/1/#1

... remporte le Darwin Award de la semaine.

Écrit par : Paul Bär | 23 décembre 2016

PS: pour ceux qui imagineraient que j'ai l'esprit mal tourné:

https://twitter.com/Bizia/status/713299444796678144

Écrit par : Paul Bär | 23 décembre 2016

@Marie: sur ce thème la gauche est prisonnière de ses œillères idéologiques ("ils nous attaquent parce qu'ils sont pauvres" "l'Occident est raciste" "le multiculturalisme nous enrichit" "l'islam est une religion de paix et respecte les femmes" "les migrants sont la prospérité de demain" etc) et évidemment, avec de tels obstacles dans le champ de vision elle ne peut pas apporter de solution efficace.

Je ne garantis pas le succès, mais pour avoir une chance il faut commencer par comprendre les motivations de l'ennemi et en déduire ses faiblesses. Les autorités occidentales, prisonnières du politiquement correct, n'étudient que ses tactiques.

Écrit par : Stéphane Montabert | 23 décembre 2016

à S. Montabert :
Ce que vous dites est exact. C'est l'autre volet, indissociable de celui que j'ai soulevé dans mon post précédent.
Je dis simplement que nos interventions chez eux ne font que les exciter davantage dans leur rage et leur volonté de conquête.
Cette volonté existe depuis les fondements, au 7ème siècle.
C'est le djihad, il est inscrit dans le coran.
Être un bon musulman et gagner leur ciel implique de faire le djihad. C'est une notion presque impossible à comprendre pour nous chrétiens, agnostiques ou athées.
Les méthodes du djihad ont longtemps été barbares, basées sur la terreur. Elles ont été efficaces, il suffit de se pencher sur l’Histoire pour s’en rendre compte.
Aujourd’hui, les méthodes barbares et terroristes n’ont plus guère d’efficacité. Même si elles font très mal à nos populations engourdies dans le cocon douillet de la consommation. Elles font surtout partie du spectacle. De fait, le terrorisme dans nos pays est presque anecdotique quant à son rôle dans le but ultime poursuivi, la conquête.
Car la méthode de la conquête d’aujourd’hui, infiniment plus efficace sur le moyen et long terme que la terreur ou le cimeterre, a aujourd’hui changé de nature. Elle est devenue soft, elle exploite de manière légale l’absence des frontières, les systèmes sociaux permissifs et laxistes de nos démocraties, la volonté prégnante de dissolution des nations.
Cette méthode nouvelle, c’est la submersion démographique (cf. mon post précédent), le remplacement des populations, le remplacement même de nos gènes (ADNs).
Ceci pour les méthodes du djihad.

J’en viens à la volonté même de faire le djihad, à la volonté d'expansion de l'islam.
Cette volonté n'a pas toujours été égale. Il y a eu dans l’Histoire des "rémissions", des périodes de repos” plus ou moins longues.
On doit s'interroger sur les raisons de ce renouveau auquel nous assistons aujourd’hui.
Il me semble que ce renouveau date des interventions des Américains, la 1ère guerre du Golfe, l'Afghanistan et la réaction de Ben Laden (11 sept. 2001). Et ç'a été ensuite la réaction en chaîne, Irak etc qui semble s'emballer, comme toute réaction de ce type, et ne plus pouvoir s'arrêter.
Et là est notre responsabilité.
Je dis STOP. Laissons-les vivre sur vie – et souvent leur mort – chez eux. Cessons nos interférences.
Nous avons déjà assez de travail avec ceux d'entre eux qui sont déjà chez nous.

Écrit par : AP34 | 23 décembre 2016

"Notez que le Portugal fait aussi partie de la coalition contre l'EI en Irak et en Syrie."
Parlons-en, des Portugais. Quand ils ont conquis à peu près la moitié de la planète, le Portugal, c'était une population de 1 million d'habitants, au plus.
Ce sont des gens qui remportent des batailles à 100 contre dix mille, et je n'affabule pas. Un Portugais vaut mille Français, ou quelque autre Européen.
Ce n'est pas par hasard qu'ils sont champions d'Europe de foot. Les Français sont tout sauf français, et surtout africains...
Par contre, il y a un retour de bâton et je me demande où cela va emmener ce pays. Lisboa est le seul endroit au monde où j'ai vu un petit blanc cirer les bottes d'un noir. Et les Angolais deviennent les patrons de tout ce qui compte là-bas...

Écrit par : Géo | 23 décembre 2016

Hors sujet mais d'actualité : Je vous ai déjà dit tout le mal qu'on pouvait penser de vos collègues de parti vaudois, S.Montabert. Je tiens à vous faire remarquer que si votre parti national ne se débarrasse pas de sa vice-présidente, qui pense qu'on peut tenir le volant avec 2/1000 d'alcool dans le sang, il ne faudra pas vous étonner que le ciel vous tombe sur la tête. On est en Suisse et les paroles ne comptent pas, seul l'exemple...

Écrit par : Géo | 23 décembre 2016

@ Stéphane Montaubert : je pense que vous n'avez pas saisi mon bref commentaire.

En effet, vous critiquez l'Allemagne dans le cadre de l'attentat de Berlin alors que le principal suspect tué la nuit dernière en Italie aurait transité par la France, plus précisément par Chambéry, ayant acheté un billet de train pour se rendre en Italie, billet retrouvé dans son sac à dos !

Avez-vous déjà vu la police arriver avant les voleurs lors d'un casse ?

Enfin, je ne cite aucunement un parti politique : nous sommes tous égaux, ces terroristes frappant sans se poser la question de savoir si les morts seront de gauche ou de droite !

Écrit par : Marie | 23 décembre 2016

@Marie: Peut-être n'aurait-il pas pu s'enfuir d'Allemagne si celle-ci n'avait pas attendu 30 heures avant de lancer un avis de recherche international...

Peut-être que rien de tout cela ne serait arrivé s'il avait été enfermé et expulsé une fois découverts les mensonges sur son casier judiciaire, son usage de faux papiers, ses nombreuses accointances avec les réseaux islamistes... Bref, tout cela aurait été différent si l'Allemagne n'avait pas opté pour le suicide collectif via la politique migratoire lancée par sa Chancelière.

Vous avez raison, il y aura des morts même parmi ceux qui s'opposent à ce suicide collectif. C'est mon principal grief: nous sommes tous emportés dans la même folie.

Écrit par : Stéphane Montabert | 23 décembre 2016

Paul Bär @ “En s’identifiant au migrant, le Christ révèle le caractère sacré de tout homme." Ben oui, c'est ça, le christianisme. Beaucoup de gens qui s'opposent à l'invasion de l'Europe par les hordes barbares arabo-musulmanes ont tendance à oublier que leurs alliés sont les chrétiens. Le curé Mittaz est en train de parler à la radio en ce moment. Il parle des migrants comme des hommes comme les autres. En oubliant que les coreligionnaires de ces migrants sont en train de finir de massacrer les chrétiens chez eux, dans les terres d'origine du christianisme...
Les chrétiens apprennent à leurs enfants à tendre l'autre joue quand on leur file une baffe, les musulmans apprennent à leurs enfants à baffer les enfants chrétiens sans pitié. Un vieux couple sado-maso...

Écrit par : Géo | 24 décembre 2016

@ Stéphane Montaubert : à vous lire, les dirigeants allemands ne valent rien ...

Ce personnage aurait transité par la France : elle a fait quoi ?

Le suspect N° 1 des attentats de Paris a subi un contrôle policier en rejoignant tranquillement la Belgique, les français n'y ont vu que du feu !!!

Etes-vous sûr que vos compatriotes font tout juste en tout ?

C'est mon dernier mot !!!

Écrit par : Marie | 24 décembre 2016

Les vertus chrétiennes devenues folles, comme disait Chesterton.
C'est un avatar, au sens premier du mot, du christianisme, mais pas le christianisme.
Malheureusement, une part de notre Eglise est désormais "du monde", "monde" qui est l'anagramme du démon. Espérons que cela ne soit que de la naïveté, de l'irénisme...
Il y aurait aussi beaucoup de choses à creuser du coté du "noachisme", manoeuvre très habile pour faire glisser l'universalité du message du Christ vers l'universalisme planétariste, mais là on entrerait sur des territoires très .

Pour finir, deux choses sur l'argument de "l'autre joue".

Malheureusement, le français ne connaît que le mot "ennemi", alors qu'en latin, il y a "l'inimicus" (l'ennemi personnel) et "l'hostis" (l'ennemi collectif). Quand l'Eglise n'avait pas encore été subvertie par l'idéologie mondialiste, on prêchait évidemment le pardon envers l'ennemi personnel, mais en aucun cas la soumission à l'ennemi collectif.

Et ce bon mot, et si juste, de Giulio Andreotti:

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Giulio Andreotti : J'ai à vous parler. Nous appliquerons désormais la philosophie de Saint Bernard: voir tout, supporter beaucoup, corriger une chose à la fois. Car s'il est vrai que tout bon chrétien doit toujours s'attacher à tendre l'autre joue, il est aussi vrai que Jésus Christ avec beaucoup d'intelligence et je l'en remercie, ne nous a donné que deux joues.
Le procès de Palerme est sur le point de débuter et je me défendrais de toutes mes forces. Et des forces, Dieu sait si j'en ai.

Toni Servillo, (Giulio Andreotti);, Il Divo (2008), écrit par Paolo Sorrentino

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Écrit par : Paul Bär | 24 décembre 2016

Voilà une superbe crèche...

http://www.fdesouche.com/803087-syrie-les-chretiens-dalep-fetent-noel-dans-les-ruines

... mais je n'espère pas qu'en Suisse, un jour, nous soyons forcés à imiter les chrétiens d'Alep, parce que les chrétiens de masse de Suisse ou d'Europe ne comprenaient rien aux lois implacables de la politique.

Écrit par : Paul Bär | 24 décembre 2016

Eh oui, Géo, et pourtant il s'agit juste d'inertie cognitive... Pardonnez-leur car il n'ont pas lu leur propre mode d'emploi.

Écrit par : rabbit | 24 décembre 2016

Vous ne me ferez pas changer d'avis sur les chrétiens, même le jour de Noël. Les croyants sont des moutons qui renoncent à leur dignité d'homme. Dubito, ergo sum...

Écrit par : Géo | 25 décembre 2016

Dans ce cas, on pourrait adapter le titre d'un tableau de Dali en illustrant la situation par: «L'Europe auto-mutilée par son propre angélisme».

Écrit par : rabbit | 25 décembre 2016

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