15 janvier 2017

La naturalisation dénaturée

Dans moins d'un mois le peuple suisse s'exprimera dans les urnes sur une réforme du droit de naturalisation. La modification vise à faciliter l'acquisition de la citoyenneté suisse par des étrangers de la "troisième génération". Hormis le vote de principe lié à une modification de la Constitution, les citoyens voteront en réalité sur un projet législatif largement engagé en coulisses, ce qui fait que les élus sont déjà très au courant de la façon dont cette réforme constitutionnelle se concrétisera.

Réforme à la hussarde

Mauro Tuena, Conseiller national, n'a pas de mots assez durs face à une propagande gouvernementale assumée en toute décontraction. Les explications du Conseil fédéral s'étalent complaisamment sur six pages dans la brochure explicative destinée aux citoyens, alors qu'un seul paragraphe est accordé aux adversaires du projet, leurs réserves étant immédiatement qualifiées d'infondées. Les 67 Conseillers nationaux et les 19 Conseillers aux États qui s'opposèrent au projet ont disparu de l'écran radar.

À la présentation biaisée des enjeux succède une vision pour le moins idyllique de l'immigration de troisième génération - "un tableau romantique de jeunes étrangers yodleurs et porteurs de costumes folkloriques", à en croire les explications du Conseil Fédéral. En fait, il pourra croire ce qu'il veut d'autant plus facilement qu'il sera aveugle:

L'intégration des candidats à la naturalisation facilitée sera vérifiée sur document par des fonctionnaires de la Berne fédérale qui ne verront jamais les personnes en question.


On devine la qualité des examens! Même le terme de "troisième génération" est galvaudé. Un seul parent étranger né en Suisse et passant quelques années de sa jeunesse - dix ans de résidence et cinq ans d'école obligatoire - suffira pour toute sa descendance. Quant au grand-parent, c'est encore plus souple. La Conseillère nationale Barbara Steinemann nous donne un aperçu de l'état d'esprit des législateurs:

Selon la nouvelle base légale, un étranger fait partie de la troisième génération si sa grand-mère ou son grand-père est né en Suisse ou bénéficiait d'un droit de séjour. Le candidat n'a pas à prouver ce fait, mais il suffit qu'il le "rende crédible".


Il suffira d'un unique grand-parent doté de n'importe quel titre de séjour légal - même un modeste permis de saisonnier - pour revendiquer une naturalisation facilitée. Même un grand-parent entré illégalement en Suisse et qui aurait obtenu ensuite un droit de séjour temporaire. Mieux encore, la seule possibilité d'avoir obtenu un tel titre de séjour pourrait suffire. Le registre central des étrangers n'étant géré de manière électronique que depuis 1972, devrons-nous attendre un jugement du Tribunal Fédéral pour deviner à qui le doute profitera lorsqu'un candidat à la naturalisation invoquera le souvenir d'un permis de résidence antérieur à cette date et malheureusement perdu?

Le grand retour du Droit du Sol

Reprenons: pour clamer une "troisième génération", il suffira à un étranger d'avoir un grand-père ayant passé un été comme saisonnier et d'un parent né en Suisse et qui y aura passé par exemple les dix premières années de sa vie, quitte à ce qu'il ait quitté le pays pendant le reste de son existence. Les générations se comptent vite. L'étranger n'aura alors lui-même qu'à être né en Suisse et y avoir suivi cinq ans d'école obligatoire.

En réalité, ce qui frappe dans cette réforme, c'est cette volonté assumée d'une introduction officielle du Droit du Sol. La qualité de l'intégration, langue, culture, est singulièrement absente de la future législation. Le lieu de naissance se substitue au devoir d'intégration, lequel ne se compte plus qu'en quelques années d'école obligatoire. Selon ce mode de calcul, les élèves musulmans bâlois qui défrayèrent la chronique l'été dernier en refusant de serrer la main de leur professeur féminin sont de véritables modèles d'intégration. Mais "serrer la main n'est pas une valeur constitutionnelle suisse", rappela l'inénarrable Nicolas Blancho, président du Conseil central islamique suisse. Nous voilà avertis, et aussi de là où mène une naturalisation sur dossier.

Mais, après tout, pourquoi lutter contre le Droit du Sol? Pourquoi s'inquiéter que la naturalisation soit accordée selon des critères simplifiés, voire, car c'est le but final, automatiquement? Pour ceux qui s'interrogent, trente secondes suffisent à l'aide d'une petite vidéo tournée dans une école de France:

Comme le dit Oskar Freysinger, "Ce qui me gêne, chez le parti socialiste, c’est la constance avec laquelle il masque son but ultime, qu’il sait inavouable, par des paliers qu’il nous vend comme des fins en soi."

naturalisation,immigration,prise de position,votation du 12 février 2017En route pour changer le peuple

S'ensuivent les inévitables querelles de chiffres sur la quantité de détenteurs d'un passeport rouge à croix blanche que la réforme permettrait d'ajouter aux 40'000 nouveaux Suisses annuels. Mais la question n'est pas là, et l'UDC l'a bien compris avec son affiche que les beaux esprits prétendent trouver choquante. Depuis, les médias rivalisent d'inventivité (et se couvrent de ridicule) en jouant les naïfs pour ne pas comprendre "qui est la jeune femme" présente sur les affiches. La réponse est simple: à travers ce vote, elle représente notre avenir collectif.

La naturalisation s'inscrit par nature dans un processus long, qui se compte en générations. La modification constitutionnelle sur laquelle le peuple est appelé à s'exprimer n'est pas une lubie temporaire destinée à être amendée ou révisée dans quelques années, mais s'inscrit dans la durée. La naturalisation touche au fondement le plus intime d'un peuple, décider qui peut en faire partie.

La question de la naturalisation des "étrangers de troisième génération" ne doit pas occulter d'autres aspects du débat.

  • Nul besoin d'être naturalisé pour bien vivre en Suisse. La moitié environ des quelque deux millions d'étrangères et d'étrangers vivant en Suisse satisfont aux exigences de la naturalisation sous une forme ou une autre, mais ne font pas les démarches pour obtenir le passeport rouge à croix blanche. À croire qu'un permis C leur suffit largement.
  • La naturalisation actuelle n'a rien d'un saut périlleux, et en tant que "naturalisé de première génération", je suis bien placé pour en parler. Tout ce débat a lieu autour de la naturalisation facilitée d'étrangers pour lesquels le dépôt d'une demande de naturalisation ordinaire relèverait de la formalité! Les bases légales en vigueur ouvrent largement la voie à une naturalisation des étrangers de la troisième génération tels que le Conseil Fédéral les présente.

On peut se demander la raison qui pousse les élites présentes au gouvernement à lancer autant d'assauts successifs pour rendre plus facile l'accession à la citoyenneté. Le peuple suisse a déjà rejeté en 1983, 1994 et 2004 l'introduction d'une naturalisation facilitée ou automatique pour les étrangères et les étrangers ayant grandi en Suisse. Chaque fois repoussé le sujet revient sur la table, tourné d'une nouvelle manière pour mieux passer la rampe. Pourquoi cet acharnement? La réponse coule de source: changer le peuple.

Ouvrir une brèche à tout prix

L'objectif s'inscrit évidemment dans le long terme, mais nos élites savent faire preuve de patience - qu'on constate depuis combien de temps elles nous poussent dans les bras de l'Union Européenne!

naturalisation,immigration,prise de position,votation du 12 février 2017Dans cette longue bataille permettant de changer la composition du corps électoral, l'introduction d'un droit du sol représente une forme de victoire décisive - même sous une forme très atténuée, même pour des étrangers de troisième génération. La brèche sera ouverte ; il suffira ensuite de l'agrandir en assouplissant progressivement les restrictions de génération vers un droit du sol simple comme il se pratique en France, ou amener plus d'automaticité dans l'attribution de la citoyenneté aux étrangers éligibles.

La votation du 12 février pourrait offrir l'ouverture tant attendue, d'autant plus que les premiers sondages font état d'une avance absolument incroyable pour le Oui, à 74%.

Seule la majorité des cantons pourra faire obstacle à la réforme, comme le note Le Temps, certains cantons alémaniques étant les derniers bastions du vieux concept selon lequel "la nationalité s'hérite ou se mérite". Pourtant, ce même journal se faisait l'écho en 2015 d'une nouvelle d'ordre démographique que je laisse méditer à tous ceux qui pensent que l'avenir fait de communautarisme et de burqa est une vue de l'esprit - pardon, un cauchemar de l'extrême-droite:

Chez les enfants de 0 à 6 ans, les Suisses « de souche » sont désormais minoritaires.

Aujourd’hui, 53,6% des plus jeunes habitants du pays naissent de couples issus de la migration, ou de couples mixtes (une personne ayant des racines étrangères, l’autre pas). Par «issu de la migration», on désigne essentiellement les étrangers de première et deuxième générations établis en Suisse, ainsi que les naturalisés.

D'autres indicateurs confirment ce phénomène, qui semble donner corps à un vieux cauchemar de l’extrême-droite (sic), le « grand remplacement » d'un peuple par les immigrés. Dans les naissances, la proportion de bébés non issus de la migration est devenue minoritaire dès 2013. La proportion de Suisses sans racines migratoires récentes dans la population totale a baissé de 70,4% en 2003 à 64,4% en 2013. Et lorsqu’on examine les chiffres au niveau local, la montée en puissance des habitants d’origine étrangère apparaît encore plus nettement.


Avec l'introduction du droit du sol dans le processus de naturalisation, la dilution du peuple suisse historique ne sera plus qu'une question de temps. La beauté de la chose est qu'il votera lui-même sa disparition.

Commentaires

Vous ne parlez ni l'allemand, ni l'italien et encore moins le reto-romanche et vous voulez nous donner des leçon de suissitude??? vous un français ...

Écrit par : Salvo | 16 janvier 2017

Vous avez l'exemple de Genève, cette république bananière de constituants et députés binationaux pro UE, gonflée d'électeurs newly-established, où les résidents d'origine étrangère, majoritaires, ont déjà voté pour la naturalisation facilitée, de même que les communautés de secundos avaient voté pour le rejet de l'initiative contre l'immigration de masse du 9 février 2014

Genève est devenu un canton à la dette/habitant plus importante que la dette grecque, aux services sociaux explosés, aux écoles en grand besoin de rénovations
qui hoste plus de 10'000 clandestins +/- répertoriés via les aides qu'ils perçoivent des associations de quartiers et services sociaux, 10'000 sans papiers que la justice se refuse ouvertement à poursuivre, prêts à faire leur demande de passeport suisse.

Genève est un canton où les suisses sont ultra-minoritaires dans tous les domaines, à commencer par les lieux de travail. Devinez qui sont les recruteurs, quels éléments facilitent les licenciements et augmentent le harcèlement moral dans les multis.

Sur le terrain politique: les socialistes sont accros aux étrangers futurs électeurs: lisez le blog du socialiste Pascal Holenweg qui crache son mépris des suisses et parle de miasmes pour désigner les contras. Ce fonctionnaire socialiste donne des leçons de Droits de L'Homme et me censure lorsque je le commente par l'exemple de plusieurs cas de natu facilité obtenus par des étrangers n'ayant jamais vécu en Suisse, dont je fus témoin.

Regardez ce que Genève a subi avec ce maire portugais, élu par une communauté de secundos, qui s'était publiquement exprimé sur son "RAC" du job.. au lendemain de son élection. Ce qui s'y passe avec les adeptes des Ramadan brothers, avec la + grande mosquée en Suisse. Reportez cela à l'ensemble des cantons suisses.


Pourquoi vouloir "donner" la nationalité suisse, à des gens dont le seul intérêt de venir en Suisse a été et reste le gros salaire et son confort? L'intention est le moteur le plus énergique dans la vie: n'oubliez pas ce qui motive le chercheur d'emploi qui se loge en sous-colocation dans votre voisinage.

Pourquoi faciliter une procédure de naturalisation, à des étrangers qui ne connaissent rien de notre histoire de neutralité au sein de l'Europe, du comment l'économie suisse qui les attire tant, a été construite par nos ancêtres, de durs travailleurs qui ont refusé la guerre et ont payé les envahisseurs (cf comment Bonaparte a envahi nos cantons les plus riches pour les racketter), (je cumule, non binationale, genevoise + originaire de Schwyz)

Que voulons-nous donc? d'étrangers qui se foutent totalement de la Suisse et pire, forts de leur appartenance à une majorité, se complaisent à dire haut et fort dans les médias, que les suisses sont des imbéciles ?

Vous pouvez aussi lire comment faciliter la naturalisation par le droit du sol revient à détruire le tissus socio-politique de nos cantons.
Michel Piccand, "Suisse, Années 2015... Un Peuple Qui Disparaît"

Pour nous suisses de Genève, il est trop tard, ici nous ne sommes que des étrangers: Genève, ses institutions, ses services, ses emplois, ses rues, sont en mains d'intérêts étrangers, d'entreprises parisiennes (RATP, BTP etc), maghrébines & africaines, et de leur nationaux.

Écrit par : divergente | 16 janvier 2017

Oh ! l'insoutenable légèreté du sentiment d'appartenance. Lausannois de souche, j'ai toujours eu le sentiment de vivre dans un coin de Bourgogne Transjurane colonisé par les Suisses au XVIe siècle. Ce que l'on peut probablement nommer ”atavisme”.

Écrit par : rabbit | 16 janvier 2017

« d'étrangers qui […] forts de leur appartenance à une majorité, se complaisent à dire […] que les suisses sont des imbéciles »

Il y a un proverbe qui dit: "bon et bête" ou "bon et con", peu importe…

C'est un fait avéré, on est en train de nous foutre à la porte. Ceux qui étaient "minoritaires" sont en passe de devenir majoritaires. Voyez par ex. le Conseil d'Etat vaudois:

Pierre-Yves Maillard, né à Lausanne, mais originaire de Mossel, Fribourg
Pascal Broulis, né à Sainte-Croix, mais d'origine grecque
Philippe Leuba, né à Lausanne, originaire Val de Travers et Puidoux
Béatrice Métraux, née à Arcachon, double nationale française et Suisse
Anne-Catherine Lyon, née à Lausanne, originaire de La Praz (VD)
Jacqueline de Quattro, née à Zurich, suissesse alémanique
Nuria Goritte, née à La Chaux-de-Fonds de parents immigrés espagnols

Et "attend au portillon":
Cesla Amarelle, née à Montevideo (Uruguay) de parents militants de gauche fuyant le coup d'état de juin 1973.

Première observation:
Avec Anne-Catherine Lyon, Il n'y aurait qu'un seul membre de l'exécutif qui serait purement vaudois de souche (si l'on admet que le patronyme "Lyon" est bien de La Praz-VD). Mais il semble que ce soit plutôt un patronyme français, voir ici: http://www.filae.com/nom-de-famille/LYON.html

Bref, on voit qu'on est plutôt pauvres en vaudois "pur sucre".

Mais rassurons-nous, les bi-nationaux ou naturalisés sont en passe de devenir majoritaires.

Après on vient nous dire, que nous les "fachistes nauséabonds" on est des menteurs ! Pffffh !!!!

Écrit par : petard | 16 janvier 2017

Le Tibet, déjà occupé par les Mongols, est devenu chinois lorsque Kubilai Khan a envahi la Chine au XIIIe siècle. Par analogie, quel pourcentage de la population vaudoise d'avant 1536 était vraiment de souche indigène, si l'on déduit les colons Bourguignons et Savoyards ? Il faut aussi tenir compte de la Grande Peste de 1359, qui a passablement éclairci les rangs "vaudois".

Écrit par : rabbit | 16 janvier 2017

@petard
Ne pas oublier dans le parti "suisse", Blocher l'allemand et Freysinger binational autrichien. Et Perrin, un Perrin de Suisse ou de France ?
Je dois certainement en oublier beaucoup.

SI on regarde l'Histoire, une grande partie de l'Europe était celte, comme une partie de l'Allemagne, France, Italie etc..
Puis sont venus les germains, et ainsi sur le territoire suisse, les celtes se sont germanisé.

Une grande partie des peuples autour de nous sont nos cousin celtes pour ceux qui ont cette origine.

Ou est-ce qu'on met notre appartenance, dans un territoire ou dans notre peuple d'origine ?

Si le choix est le peuple d'origine, alors il y a bien trop de frontières.
Si c'est le territoire, le "pur sucre" n'a aucun sens.

Écrit par : motus | 16 janvier 2017

Effectivement petard, "Lyon" se retrouve dans les patronymes de familles juives expulsées du royaume de France pour leur piquer leurs sous. Philippe le Bel l'a fait, tout comme il a occis les Templiers pour les même raisons. Et il n'est de loin pas le seul. Personne n'a encore songé à lancer une "class action" contre le gouvernement français, pour récupérer les sommes confisquées et les intérêts courant depuis plusieurs siècles. Pourtant les Américains excellent dans cet exercice.

Écrit par : rabbit | 16 janvier 2017

Ces retours sur le passé, l'histoire du passé c'est d'un antagonisme total dès lors que l'on nous bassine à longueur de journée que le monde a changé.

Si le monde a changé c'est que les mentalités ont changés. Ce qui était valable avant ne l'est plus aujourd'hui, notamment pour les valeurs et la cohésion des Etats-Nations avec leurs territoires et frontières.

Ce qui motive les immigrés d'origine se sont les intérêts, financiers prioritairement puis sécuritaires et parfois sournoisement comme les "sous-jacents+ des ramadan, par exemple.

D'autre part, si l'on ouvre grands les yeux et les oreilles, ceux qui veulent brader nos lois, nos principes, nos valeurs se sont ceux qui prioritairement privilégient les intérêts de leurs compatriotes d'origines. Allez voir les votes des bi-nationaux au parlement national ou dans les cantons et vous le constaterez tout de suite.

Donc la nationalité déjà donnée à ces gens, nous met en danger si nous les laissons poursuivre dans leurs volontés de "rassemblement". A un moment on sait parfaitement qu'ils auront une majorité et que nous deviendront minoritaire. Donc prenons les mesures adéquates afin de nous préservez, maintenant et n'attendons pas qu'il soit trop tard!

Et pour l'histoire, les Chevaliers d'antan savaient parfaitement faire le bouclier pour protéger les plus faibles de leurs communautés. De bonnes métaphores valent tout autant que des écrits interprétés selon ses convictions politiques.

Écrit par : Corélande | 17 janvier 2017

Ainsi donc vous combattez la loi sur la naturalisation facilitée ...

En allant sur "à propos", on ne peut que constater que vous avez acquis la nationalité suisse il y a quelques années !!!

Un peu curieux comme attitude ...

Écrit par : Marie | 18 janvier 2017

@Marie: auriez-vous la bonté de développer en quoi mon attitude serait "curieuse"? D'avance merci.

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 janvier 2017

@ Stéphane Montabert : votre attitude est un peu curieuse en effet puisque vous avez obtenu le passeport suisse sans être né en Suisse - ou me tromperais-je ? - alors que vous être CONTRE la naturalisation pour la 3ème génération qui, elle, est née en Suisse, et dans la très grande majorité des cas se sent plus SUISSE que les Suisses eux-mêmes !

Écrit par : Marie | 18 janvier 2017

@Marie: effectivement, je ne suis pas né en Suisse. Et je suis devenu Suisse, ce qui prouve...

1. qu'il n'est pas nécessaire d'être né en Suisse pour devenir Suisse et donc, mais on le savait déjà, que le lieu de naissance ne devrait rien changer à l'affaire ;

2. qu'on peut devenir Suisse sans problème dès la première génération.


Je n'ai rien contre la naturalisation des étrangers de n'importe quelle génération, bien au contraire. Pour ce faire, les lois actuelles existent et ma foi conviennent très bien, je les ai pratiquées moi-même.

Si la troisième génération d'étrangers, comme vous dites, "dans la très grande majorité des cas se sent plus SUISSE que les Suisses eux-mêmes", pourquoi leur faudrait-il une loi taillée sur mesure pour qu'ils daignent accéder au rang de citoyens?

Ces gens se sentent "tellement suisses" qu'ils attendent pour se lancer une réforme qui leur prémâche une procédure déjà facile? Expliquez-moi la logique?

Pensez-vous qu'en donnant plus facilement le passeport les bénéficiaires seront plus redevables envers les Suisses et la Suisse, peut-être? Vous feriez fausse route. Rappelez-vous: ce qu'on donne gratuitement est sans valeur. C'est ce que montre parfaitement la vidéo dans l'article.

https://www.youtube.com/watch?v=fR_2-RmXduo

Écrit par : Stéphane Montabert | 18 janvier 2017

Des Suisses naturalisés aujourd'hui ont payé des 10'000 à 15'000 francs à une époque pas si lointaine. Alors sommaruga dire que c'est pour arranger leurs affaires financières aux petits jeunes qui ne peuvent pas mettre 3'000 pour se naturaliser dès lors qu'ils découlent de la 3ème génération.

Il en va de même quand elle ose dire que ces jeunes selon certaines communes ils leur faut 12 années d'établissement et que cela les empêchent d'évoluer professionnellement. (Forum hier soir) c'est le comble de la malhonnêteté car si ils sont là en tant que 3ème génération donc souvent nés en Suisse, ils ont eu largement leurs douze années d'établissement.

Tout ce rammassis est l'œuvre d'adda mara et quand on voit ces votes au parlement, il y a lieu de se faire du soucis pour notre future majorité de Suisses en Suise, avec à la clé des bulletins de vote en mains.

Imaginez déjà rien que les 250000 actuels potentiels! Pour qui voteront-ils une fois leur passeport en mains? Ce n'est rien que cela veulent les socialos; grossir leur rang et il en va de même pour un certain nantermod qui lui se voit déjà conseiller fédéral grâce à ses positions de girouette.
L'étape suivante c'est la 2ème génération et quand on sait que l'on a quasiment 25% d'étrangers en Suisse le calcul est très vite fait.

Écrit par : Corélande | 19 janvier 2017

Le “prix" de la naturalisation est fonction du salaire. Dans ce cas, il vaut mieux être sans emploi que professeur d'université (l'un d'eux m'a dit avoir versé 15'000 CHF).

Écrit par : rabbit | 19 janvier 2017

"Le “prix" de la naturalisation est fonction du salaire"

Donc si quelqu'un n'a pas d'emploi et ne sait rien faire, mais exige beaucoup d'aide et coûte cher à la collectivité, il va être payé pour acquérir la nationalité?

Écrit par : simple-touriste | 20 janvier 2017

Un client de cette envergure n'a pas de prix pour les champions de l'état-providence. C'est également un fonds de commerce convoité par les églises.

Écrit par : rabbit | 20 janvier 2017

@rabbit: ça a été vrai, mais cela fait longtemps que ce ne l'est plus. Le prix de la naturalisation est devenu un simple acte administratif dont le coût n'a plus de rapport avec les revenus du demandeur. Il varie cependant encore selon certains cantons.

https://www.ch.ch/fr/naturalisation-ordinaire/

@simple-touriste: en théorie un individu à l'aide sociale n'est pas éligible pour la naturalisation. Hormis cette réserve et par rapport au scénario que vous décrivez, oui, pendant longtemps les individus que vous suggérez avaient droit à un "prix plancher" pour leur naturalisation alors que les gens aisés devaient payer plein pot et plus encore... Intéressant concept de sélection.

Écrit par : Stéphane Montabert | 20 janvier 2017

Une analyse chinoise qui ne manque pas de pertinence: le permis C a plus de valeur que le passeport, parce qu'il prouve que son détenteur travaille depuis 10 ans en Suisse (la durée a peut-être changé depuis).

Écrit par : rabbit | 20 janvier 2017

@rabbit: même pas, cela dépend de votre pays d'origine. Saviez-vous seulement que tous les ressortissants de l'UE peuvent demander un permis C après 5 ans au lieu de 10?

Je suis étonné de voir à quel point le grand public helvétique semble peu connaître les règles existantes ayant trait aux permis de travail et à la naturalisation. C'est comme si les gens persistaient à penser que l'entrée en Suisse et la naturalisation ordinaire sont difficiles, alors qu'il n'en est rien depuis bien longtemps.

Écrit par : Stéphane Montabert | 20 janvier 2017

En dehors du “droit de cité“, la question de la naturalisation n'est pas traitée dans le Code Civil. Raison pour laquelle on peut être vitre largué sur le sujet, si la politique politicienne n'est pas sa tasse de thé. Personnellement, j'en étais resté à 20 ans, ce qui avait été demandé à des personnes proches.

Écrit par : rabbit | 20 janvier 2017

@ Stéphane Montabert : j'ai lu votre réponse.

Je ne pense rien sur le sujet, je suis juste réaliste : vous refusez ce que l'on vous a accordé !

Ce qui vous dérange principalement c'est le verbe "faciliter", ce qui est regrettable.

Et en plus vous détestez que l'on vous tienne tête... passez un bon we !

Écrit par : Marie | 21 janvier 2017

@Marie: Je vous laissé le bénéfice du doute et je vous ai expliqué.

Vous n'avez ni pris en compte mes argument ni répondu à aucune remarque que je soulève ; à la place, vous lancez des phrases comme "vous refusez ce que l'on vous a accordé", ce qui est un énorme, et ignoble, mensonge.

Vous mentez - et pas seulement en affirmant que "vous ne pensez rien sur le sujet".

Cela n'a hélas rien à voir avec vos projections bizarres de me "tenir tête". Vous ne tenez tête à personne - vous n'êtes même pas une interlocutrice de bonne foi.

Bon week-end à vous aussi.

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 janvier 2017

@Marie, pour le cas où votre honnêteté mentale vous le permet, vous avez quelques réponses à apporter à vos propres critiques:

"et dans la très grande majorité des cas se sent plus SUISSE que les Suisses eux-mêmes !"
- Quelles sont vos sources/stats vous permettant cette affirmation des étrangers de 3me génération?

"votre attitude est un peu curieuse en effet puisque vous avez obtenu le passeport suisse sans être né en Suisse"
- Quel est votre pays d'origine Maria? puisque vous attaquez l'auteur du blog que vous visitez, à ce niveau

@Stéphane Montabert, mon regret dans ce débat est l'absence de discussion sur les doubles, triples nationalités voire plus, à propos d'un texte de naturalisation facilitée qui va nous emmerder pour toujours, avec la montée islamique dans ce pays où nous subissons plus de 35% parfois plus de 50% d'étrangers (et non 25%) en incluant les centaines de milliers d'opportunistes qui viennent d'obtenir un pass suisse facilité (si si, et avec un avocat coûteux à Genève, pas même besoin de s'encombrer des procédures officielles)

Les réactions de Maria agressives mais ultra-possessives, en rejet d'autres étrangers, sont fréquentes et typiques des bi- tri-nationaux latino-orientaux et de leurs parents secundos, dont les racines étrangères sont et ont été, à l'opposé de leur prétendue intégration en Suisse, profondément confortées par de rapides enrichissements "au pays" (tiens justement: pourquoi conserver cette expression) aux bas niveaux de vie, leurs flagrantes montées dans l'échelle sociale en pays d'origine, passant en 2 générations de saisonniers à salariés au gros salaire suisse, à riches propriétaires au pays

Maria attaque SM sans fournir ni source ni argument, mais nous fournit les raisons de refuser le droit au sol à ces 3me génération d'étrangers, pour qui une naturalisation "facilitée" n'est qu'une procédure administrative,

pour ces héritiers pluri -nationaux, l'acquisition d'une nationalité supplémentaire n'est qu'une procédure administrative, n'est que la possession d'un statut où la détention du passeport suisse n'est qu'un élément d'héritage parental : ces 3me générations viennent devant les suisses pour revendiquer l'octroi d'un droit de plus mais restent bien loin, très éloignés de l'affirmation d'appartenance à une identité confédérale.

Pour Marie: ce commentaire ne devrait pas exister, mais et vous n'êtes pas la seule sur ces blogs (cf Katia pour qui les suisses puent le fromage & sont des imbéciles), vous êtes d'une incorrection intolérable - mes sources sont les stats officielles, http://www.ge.ch/statistique/tel/publications/2005/analyses/etudes/an-ed-2005-37.pdf,

les chiffres sur la croissance exponentielle des populations maghrébines arabes et musulmans de Genève vont de pair avec l'accroissement des dépenses & surcharges des services sociaux, des dettes et des passe-droits obtenus des services de l'Etat auprès des élus - tous binationaux &/ou issus d'immigration, par ces communautés.

Entre autres conséquences des pouvoirs en mains des binationaux de 2 & 3 génération au niveau des élus: Genève appliquait déjà la naturalisation facilitée dans les faits, avant d'entériner cette situation dans les textes. Bref, Genève à depuis plus de 10 ans fait l'objet de transmutation socio-politique. Semble que Vaud ne soit pas loin de cette situation. Intéressant de voir combien de suisses vaudois vont soutenir la natu facilitée de leurs collègues, futurs binationaux

Écrit par : divergente | 23 janvier 2017

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