01 février 2017

L'ambition de François Fillon coulée par sa carrière

Une histoire de canard

Le Canard Enchaîné est une institution bien française. Le quotidien satirique paraissant le mercredi remplit ses pages des plus folles rumeurs sur le sérail politique français, des révélations souvent croustillantes et presque toujours justes. La rédaction du Canard est-elle remplie des meilleurs enquêteurs de la presse? Que nenni! Elle se contente de répondre aux innombrables sollicitations issues du monde politique. Que ce soit pour se venger d'un rival ou démolir un concurrent, il y a toujours quelqu'un pour passer des infos à un journaliste du Canard.

Depuis deux semaines, François Fillon en fait les frais. Mercredi dernier, le journal révélait que son épouse avait reçu des centaines de milliers d'euros de salaire de complaisance comme pseudo "assistante parlementaire". Mme Fillon aurait touché 500'000 euros de son époux entre 1998 et 2002, puis durant six mois en 2012. Le rôle de collaboratrice se serait poursuivi avec Marc Joulaud, le suppléant de M. Fillon, de 2002 à 2007.

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Ce mercredi, le quotidien en remet une couche. Le Canard chiffre désormais à 831'440 euros brut la somme perçue par Penelope Fillon, qui aurait aussi été assistante parlementaire entre 1988 et 1990. Au final, elle aurait reçu plus de 930'000 euros d'argent public. Et ce n'est pas tout. Citant le journal belge La Libre:

Mme Fillon aurait aussi touché 100'000 euros pour sa collaboration à La Revue des Deux Mondes pour des travaux dont l'hebdomadaire satirique dit ne pas avoir trouvé de trace.

Le candidat conservateur a par ailleurs rémunéré deux de ses enfants comme assistants parlementaires pour 84'000 euros lorsqu'il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007, selon les informations publiées par le journal le jour où les enquêteurs ont saisi des documents à l'Assemblée Nationale.


Le candidat des Républicains aux présidentielles, théoriquement favori, se retrouve dans la tourmente.

Les trois principaux dossiers Fillon

Quelqu'un de bien informé a prévenu le Canard Enchaîné. M. Fillon a des ennemis. Impossible de savoir d'où vient la fuite, mais comme pour Clinton et les e-mails de John Podesta fournis à Wikileaks, la source importe moins que la véracité des informations. Jusqu'ici les accusations d'emploi fictif semblent tellement plausibles que la justice française a ouvert une enquête - en fait, plusieurs.

Le rôle d'assistant parlementaire de son épouse, Penelope Fillon. Bien que ce dossier soit le plus documenté, c'est sans doute celui dans lequel le délit d'emploi fictif est le plus difficile à démontrer. Chaque député français reçoit une enveloppe de 9'000 euros mensuels pour rémunérer des collaborateurs comme il le souhaite. Aujourd'hui 20% des députés emploient leurs épouses, leurs enfants ou des proches.

Bien que moralement discutable (nous y reviendrons) la pratique est légale. Les témoignages de politiciens disant "qu'ils n'ont jamais vu Mme Fillon à Paris" sont pétris de mauvaise foi: les assistants parlementaires peuvent parfaitement travailler depuis la circonscription de leur député. Il suffira sans doute à M. Fillon de produire quelques brouillons ou documents de travail de cette période en proclamant qu'ils ont été écrits par son épouse - vrai ou faux - pour justifier de son activité.

Il reste malgré tout un problème: Mme Fillon aurait touché à elle seule jusqu'à deux tiers de l'enveloppe dévolue aux assistants de son député de mari, alors que la loi stipule que l'épouse employée comme assistante parlementaire ne peut recevoir que la moitié de cette somme. Cela suffira-t-il pour que les juges lancent un procès?

L'emploi de Penelope Fillon au sein de la Revue des Deux Mondes. Mme Fillon aurait touché 100'000 euros pour un travail dont on ne trouve guère de trace. Certaines sources non confirmées évoquent deux notes de lecture signées de sa main ; pour une collaboration s'étalant entre mai 2012 et novembre 2013, le bilan est maigre.

Le mensuel est une des plus anciennes publications européennes. S'il a connu des heures de gloire, il n'a plus qu'une diffusion confidentielle, moins de 5'000 abonnés en 2015. Selon la page Wikipédia de la publication, il n'emploie que dix salariés. Difficile de passer inaperçue en travaillant pendant un an et demi dans un si petit groupe...

M. Fillon fait la couverture du numéro de janvier 2017. La Revue des Deux Mondes est la propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami de François Fillon ; il ne fait pas mystère de son soutien au candidat des Républicains. Il s'expose malgré tout à un délit d'abus de bien sociaux si l'emploi fictif de Mme Fillon est avéré. Cette affaire est plus problématique car le travail effectif de l'épouse du candidat, payé à prix d'or, sera nettement plus difficile à démontrer.

Les mandats d'avocat des enfants Fillon. Alors qu'il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007, François Fillon a rémunéré deux de ses enfants comme assistants parlementaires. M. Fillon, évoquant des "mandats d'avocat", révéla lui-même cette affaire sur un plateau de télévision, sans doute pour désamorcer une nouvelle bombe. Depuis, on sait que ces mandats ont été rémunérés pour un total de 84'000 euros, mais aussi que ses enfants n'étaient qu'étudiants en droit à l'époque des faits...

Hormis l'aspect désastreux de cette confusion en termes d'image, sur le plan judiciaire le dossier est quasiment identique à l'emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire. Si François Fillon parvient à produire des documents ou des e-mails montrant une activité professionnelle de ses enfants pendant la période concernée, il devrait se tirer d'affaire, au moins devant la justice.

Et il y a encore trois autres affaires pendantes, quoique mineures à ce stade: L'embauche d'une de ses collaboratrices par la Revue des deux mondes ; de mystérieuses activités de consultant ; et un possible détournement de crédits réservés à la rémunération d’assistants au Sénat, grâce à un système de commissions occultes.

Une communication en forme de désastre

Si le "Penelopegate" est un test pour vérifier de quel bois est fait le futur locataire de l'Élysée, l'échec est total. François Fillon se dit "serein" et crie à la calomnie, au scandale, à la cabale:

"Je me suis exprimé devant les policiers hier, j'étais d'ailleurs très soucieux de m'exprimer très vite, ils l'ont fait, je m'en félicite, je suis confiant, je suis serein, j'attends désormais la fin de cette enquête. Mais je veux quand même dire qu'à ma connaissance, dans l'histoire de la cinquième république, cette situation ne s'est jamais produite."


Mais en amenant le débat sur le seul plan juridique, M. Fillon s'enterre complètement aux yeux des électeurs français. Interrogé sur les ondes de France-Info, Philippe Moreau Chevrolet, cofondateur de l'agence MCBG Conseil, brosse un portrait sans ambages de la façon dont le candidat de la droite s'est complètement fourvoyé dans sa communication depuis le début de la crise:

La stratégie de François Fillon est donc pour l'heure celle de la victimisation - l'objectif étant d'amener son camp à faire bloc autour de lui et à éviter les défections. Mais à chaque fois [qu'il parle du fond] il ajoute un clou à son cercueil en quelque sorte. (...) il a donné ses enfants, ça partait d'un "bon sentiment", c'était "puisqu'on m'attaque, puisque les dossiers vont sortir, autant précéder les choses et le faire moi-même, garder le contrôle." Le problème c'est qu'il le fait mal. Parce que c'est visiblement improvisé, parce que les informations ne sont pas exactes... En fait il donne toujours une version de la vérité et la vérité le rattrape après. Ça c'est terrible, ça donne l'impression qu'il ment en permanence. (...)

Le bon réflexe, la bonne réaction quand il a été accusé, aurait été de dire "c'est vrai, j'ai salarié mon épouse", reconnaître les faits, "à l'époque ça se faisait, je mesure que ça ne se fait plus aujourd'hui, je vais rembourser cette somme parce que de toute façon elle est contestée même si le travail est réel", et puis peut-être, "je vais changer la loi pour que cela n'arrive plus", "je vais donner un statut de la première dame"... Ça aurait été bien de projeter les gens vers l'avenir. C'est du bon sens.


Le fond est sans doute atteint lorsqu'il met sa démission dans la balance, l'équivalent de l'arme nucléaire:

[Évoquer sa démission] est une erreur parce que c'est trop fort. Il n'était pas obligé de le faire. Il y avait une manière beaucoup plus apaisée de gérer toute cette crise. Il donne l'impression de vraiment être acculé, de vraiment être en train de se débattre, mais en fait il se noie tout seul. C'est lui qui à chaque fois a apporté des informations à la presse, c'est lui qui à chaque fois essaye de nier les réalités qui sortent deux jours après, et il sort l'arme nucléaire "Je ne serai plus candidat si je suis mis en examen" à un moment où personne ne lui a demandé, et ça met une pagaille terrible à droite, parce que ça crée des vocations. (...)

À partir du moment où il dit qu'il peut ne pas être candidat, nécessairement les gens se demandent "alors peut-être qu'il y a possibilité qu'il ne soit pas candidat." Le lendemain matin de ses déclarations Alain Juppé est obligé de démentir que lui-même serait candidat. On est dans une séquence où François Fillon a lui-même ouvert un espace qui est "je pourrais ne pas être le candidat de la droite" alors qu'on sort de mois de primaires et qu'on s'est battu pour désigner un candidat de la droite, et que ça a été quand même douloureux...


Et de conclure: "François Fillon se sabote lui-même en permanence. C'est l'histoire d'une sorte de suicide politique en ce moment."

Le douloureux retour de la morale

La culpabilité de M. Fillon n'est pas établie mais les dégâts d'image sont déjà là et ils sont graves. Philippe Moreau Chevrolet explique comment la défense de Fillon revient à saboter ses propres chances d'élection à la présidentielle:

Les Français ne sont pas sur la légalité de façade. Ils sont sur la morale. Les Français sont restés au Fillon d'avant. Le Fillon d'avant ne parlait pas de ça mais de morale. Il ne parlait pas d'égalité mais de morale. Il était le "prêtre" dans l'élection de la primaire. Il appelait aux vertus républicaines. Il disait que la corruption n'était pas bien, qu'il ne fallait pas profiter de l'argent public... Les Français en sont restés là, ils n'ont pas suivi Fillon dans cette inflexion de son discours. C'est ça qui est terrible pour lui.


Les Français ne veulent plus de la politique des magouilles, des privilèges que s'octroient les politiciens du fait de leur position. Même si Penelope Fillon est finalement lavée de toutes les accusations d'emploi fictif qui pèsent sur elle, les citoyens français comprennent très bien que les rémunérations reçues au cours de la carrière politique de son époux sont absolument sans rapport avec sa formation ou le travail fourni. Pendant des décennies, François Fillon a fait partie de cette classe politique profiteuse, cette aristocratie républicaine qui arrondissait des fins de mois déjà rondelettes avec des jetons et autres budgets d'assistance théoriquement dévolus à un travail politique réel.

La chute de François Fillon n'est pas encore acquise mais certains Républicains estiment que c'est fini. Si ce sentiment se répand au sein de son camp, la légitimité du candidat sera minée même si la justice le blanchit.

À qui profitera le crime? Au remplaçant de M. Fillon, sans doute, si les Républicains en sont réduits à cette extrémité. Mais à ce stade, il sera difficile de trouver un nouveau poulain crédible qui ne soit pas entaché des mêmes reproches que l'ancien Premier ministre. Mais dans l'opinion des Français, la véritable bénéficiaire de l'effondrement de François Fillon ne fait aucun doute: Marine Le Pen. Bien qu'elle-même en proie à une affaire liée à des assistants parlementaires auprès de l'Union Européenne, elle garde dans l'esprit des gens le rôle de la seule candidate réellement antisystème - loin devant Jean-Luc Mélenchon qui joue aux Che Guevara d'opérette avec ses 18 ans passés au Sénat.

François Fillon aurait dû se rappeler qu'avant d'invoquer soi-même la morale, on se doit d'être irréprochable.

Commentaires

"Il reste malgré tout un problème: Mme Fillon aurait touché à elle seule jusqu'à deux tiers de l'enveloppe dévolue aux assistants de son député de mari, alors que la loi stipule que l'épouse employée comme assistante parlementaire ne peut recevoir que la moitié de cette somme."
Cette norme n'est intervenue qu'après la fin du mandat de Mme Fillon, sauf erreur.
(réf : un débat de C dans l'air, il y a quelques jours...)

Écrit par : Géo | 01 février 2017

Plus François Fillon parle, plus il s'enfonce. Ses contradictions en disent plus long que toutes les preuves qu'il n'arrive pas à fournir. Le costume a toujours été trop grand pour lui, il a une carrière similaire à celle du mime Marceau s'il avait été tétraplégique.
Le plus déplorable est de constater les réactions partisanes de la presse dite de droite, les articles de complaisance se succèdent pour sauver le soldat Fillon, personne n'est dupe, le bateau avance mais tout le monde connait la fin tragique du Titanic.
Avec cette épisode lamentable comme seul le biotope politique français est capable d'en produire, la France va s'enfoncer d'avantage dans l'océan de ses illusions. La question est : sommes nous loin du fond ?

Écrit par : Phil Asp | 01 février 2017

Pas encore, il faut boire le calice jusqu'à la lie...
Je me suis souvent demandé, au cours de ces 40 dernières années, pourquoi l'armée française n'avait jamais osé le coup d'état, même avec de bonnes raisons de le faire. A part les épisodes calamiteux d'Alger et du Petit Clamart, bien sûr. Je pense qu'à partir de la 5e République, tout a été entrepris pour lui enlever la moindre légitimité face au pouvoir exécutif. La disparition des tribunaux militaires a achevé le processus.

Écrit par : rabbit | 01 février 2017

Comme disait l'autre, en un résumé saisissant de la situation de Fillon :
"Un homme politique est cuit quand il n'est pas cru”
Je l’ai aussi entendu dire : "Moi aussi j'aimerais gagner à l'Eurofillions”

Écrit par : AP34 | 02 février 2017

Les Français rêvent d'un "Abbé Pierre" comme président… mais un abbé Pierre qui n'aime pas les chiffons s'ils emballent les femmes de la tête au pied...

À défaut, ils s'offriront un macaron rose bonbon, pour le thé ou le café, quitte à le vomir dans la rue six mois après...

Écrit par : petard | 02 février 2017

Fillon est un suiveur, pas un leader.
On s'en est aperçu pendant ses 5 années (2007-2012) de premier ministre.
Le seul petit écart qu'il s'est permis au cours de cette longue période a été de dire : "Je suis à la tête d'un État en faillite”.
J'attendais avec intérêt la suite. Et elle n’est pas venue. J'ai été déçu, comme sans doute bcp d'autres.
La raison : le docile premier ministre s'était fait "recadrer" par son chef. Et il n'a plus moufter jusqu'à la fin du quinquennat.
Clairement, c'est un type qui n'a pas de colonne vertébrale. Et pas davantage de convictions. Sarko, certes, n'en avait pas non plus, de convictions, mais il avait une colonne vertébrale.
Au mieux, Fillon aurait fait un Chirac bis.
D'ailleurs, à bien y regarder, on peut se demander s’il a vraiment quelque chose à envier à sa femme.
En effet, n’a-t-il pas lui aussi occupé un emploi fictif ?
Pendant 5 ans, à Matignon ?
14 910 Euros brut/mois x 5 x 12 = 0,895 million d'Euros, soit à peu près la même somme prélevée dans la poche des contribuables.
Pourquoi sa “communication” a-t-elle été, et est-elle encore, aussi désastreuse ?
La raison principale est évidemment que son dossier est indéfendable.
La seconde est qu’il considère que cette enveloppe de 9 000 Euros/mois, étant de fait une rémunération supplémentaire déguisée que les députés se sont accordée à eux-mêmes, lui appartenait en propre et qu’il n'avait de compte à rendre à personne.
Ainsi est-il peut-être de (relative) bonne foi quand il se pose en victime. Encore que cette attitude est au moins en partie destinée aux membres LR, pour qu’ils resserrent les rangs autour de lui.
De plus, et à sa décharge, le libre usage de cette enveloppe est très répandu. 20 % des députés rémunèrent un ou des membres de leurs familles, nous dit-on. Il y a fort à parier qu'une bonne partie des 80 % restants rémunèrent leurs maîtresses, leurs amants (pour les députés femmes), ou des amis proches.
Ces pratiques sont de toute façon pipées au départ, puisqu’il est d’autant plus difficile d’exiger un travail réel que la personne rémunérée est plus proche au plan familial ou affectif.
Ces pratiques sont surtout moralement condamnables. Autant ajouter les 9 000 Euros aux 14 000, ce qui ferait une rémunération brute mensuelle de 23 000 Euros. Ce serait plus simple, et plus franc.
Sous la 3ème république, on parlait de "danseuses”. Ce qui revenait à peu près au même, mais au moins ça avait le mérite d’être plus franc, là aussi.

Comment le sieur Fillon a-t-il pu commettre une telle bévue ? En plus de l’appât du gain, il est probable qu’il y a une quinzaine d’années, quand il a commencé à arroser sa famille, il n’imaginait pas monter si haut.
Car il ne pouvait pas ignorer la sagesse populaire qui veut que pour monter haut, mieux vaut avoir les fesses propres.

A S. Montabert :
Le cas Marine le Pen est différent du cas Fillon.
Pour elle, il n’y a pas d’emplois fictifs. Les personnes rémunérées ont bien travaillé, même si elles ne l’ont pas fait pour ce pour quoi elles l’étaient. De plus, dans le cas de Marine le Pen, et contrairement à Fillon, il n’y a pas eu d’enrichissement personnel, ni familial. Les Français le savent, et son contentieux avec le parlement européen n’aura vraisemblablement aucune incidence fâcheuse sur ses résultats aux élections prochaines.

Écrit par : AP34 | 02 février 2017

"Les personnes (du FN) rémunérées ont bien travaillé, même si elles ne l’ont pas fait pour ce pour quoi elles l’étaient."

Les partis anti-UE travaillent à obtenir un divorce si possible à l'amiable entre les nations de l'Europe. Il est difficile de distinguer l'activité européenne visant à obtenir ce résultat de l'activité nationale.

Si UKIP fait un sondage sur la sortie de l'EU, c'est européen ou national?

Écrit par : simple-touriste | 02 février 2017

Trouvé sur le net:
Bénévolat = Travailler sans être payé
Pénévolat = Être payé sans travailler
500€ = Assisté
5000€ = Assistant

Écrit par : AP34 | 03 février 2017

"Pénévolat = Être payé sans travailler"

et peut être sans être au courant (!)

Écrit par : simple-touriste | 04 février 2017

Fillon a raison de parler de complot, de toute évidence il a raison! La seule explication plausible de ces annonces est que Martin Bouygues voulait augmenter l'audience de TF1, sachant qu'il est important d'attirer les téléspectateurs juste avant le "prime", que c'est Nicolas Canteloup qui doit garantir ce résultat et qu'il ne peut rien faire sans avoir de matière, et là, il en a de première qualité, en mode feuilletonnant : le rêve!

Il est possible que Lagardère soit aussi dans le coup.

Écrit par : simple-touriste | 05 février 2017

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