16 février 2017

Les immigrés plus diplômés que les Français ?

Dans une opération de propagande digne des plus grandes heures de La Pravda, un journaliste du Matin, Jonathan Zalts, se fait l'écho d'un article du Monde sur le niveau d'éducation des migrants. Son article est intitulé "Les immigrés plus diplômés que les Français" - oui, il n'y a pas de point d'interrogation. C'est une affirmation.

L'article n'y va pas par quatre chemins:

Dans son travail intitulé «Le niveau d’instruction des immigrés : varié et souvent plus élevé que dans les pays d’origine» relayé par Le Monde, le chercheur de l'INED (Institut national d’études démographiques) Mathieu Ichou met au jour une théorie bien éloignée de l'image du migrant primitif débarqué en haillons de son canot (sic).

Il révèle ainsi que certains groupes sont généralement plus diplômés que la population française. Par exemple, 37 % des immigrés nés en Roumanie et vivant en France posséderaient selon lui un diplôme de l’enseignement supérieur alors que seulement 27% des Français peuvent se targuer de pareille qualification. Le chercheur indique des chiffres similaires pour d'autres diasporas comme les Chinois, les Vietnamiens ou encore les Polonais. (...)

lematin_immigrés.jpg
La photo d'illustration de l'article montre quelques immigrés roumains,
chinois, vietnamiens ou polonais typiques.

Et de conclure d'un ton rieur:

Une étude qui risque de faire grincer quelques dents du côté du Front National.


A ce stade, on hésite: est-ce un poisson d'avril? Une attaque raciste anti-française? Un troll? Une simple fake news?

Creusons.

Le Monde, tel qu'il est

Le pamphlet du Matin vient d'une publication amie, Le Monde. Le titre de l'article est plus neutre: "Certains groupes d’immigrés sont plus diplômés que la population française en général". Le ton est moins ouvertement polémique. D'ailleurs, le texte comporte quelques précisions dont l'article du Matin ne s'embarrasse pas:

Quelques autres diasporas sont en revanche en dessous de ce taux [de diplôme de l’enseignement supérieur], comme les Tunisiens, dont 21 % ont au moins une licence, ou les Marocains (19 %) et les Algériens (18 %).


On passe donc de "Les immigrés" à "certains groupes d'immigrés, mais pas les Marocains, les Tunisiens ou les Algériens". L'effet est amoindri. Cela n'empêche pas le journaliste du Monde de se livrer au prêche habituel:

En France, le migrant reste, souvent, perçu comme un pauvre hère débarqué en haillons. Cette mythologie s’éloigne pourtant de plus en plus de la sociologie réelle de l’exilé. Même assignés au maniement du balai ou à un poste de vigile, les migrants installés dans l’Hexagone ont souvent des diplômes en poche.


Ah, l'éternel conte du videur de boîte de nuit BAC+5 mais contraint par le destin à se cantonner à de petits boulots... Il est tellement facile de ne pas tenir compte de quelques éléments connexes comme l'équivalence entre les diplômes internationaux ou les besoins réels du marché du travail. Si je reconnais bien volontiers que les immigrés sont parfois mieux formés que les autochtones - j'en suis un parfait exemple - cela ne correspond pas à une généralité, en particulier pour des pays qui ne parviennent pas à appliquer un principe d'immigration choisie.

Et si nous allions examiner cette fameuse étude?

Population & Sociétés, février 2017, par l'INED

L'avantage du monde scientifique est, en général, dans sa transparence. Mathieu Ichou est Chargé de recherche à l'INED. Son article n'apparaît pas (ou peut-être pas encore) dans sa bibliographie. En réalité, le document cité par Le Monde et Le Matin est simplement diffusé dans le numéro de février de la revue mensuelle Population & Sociétés de l'INED, une modeste publication de quatre pages.

La publication contient en fait deux articles. Le premier, de Mathieu Ichou, présente sur deux pages et demie le niveau d'éducation des immigrés en France selon leur origine. Données statistiques à l'appui, il relève que les immigrés sont généralement plus instruits que la plupart des personnes restées dans leur pays de naissance - et non par rapport au pays d'accueil, ce qui n'est pas du tout la même chose.

L'étude statistique souffre malgré tout de quelques faiblesses. Toutes les données datent de 2012, c'est-à-dire aux balbutiements de la guerre en Syrie. Elles ne recouvrent donc absolument pas les populations venues en Europe à la faveur de ce qui sera appelé plus tard la "crise migratoire", et qui modifiera en profondeur le visage de l'immigration sur le Vieux Continent. On peut supposer qu'en 2012 les gouvernements étaient encore à peu près capable d'identifier les immigrés et de saisir leur niveau de formation ; en 2017, les services d'accueil, dépassés, ne savent même plus distinguer les mineurs des adultes.

La seconde faiblesse tient évidemment à la proportion des différentes populations immigrées elles-mêmes. On peut certes clamer que les immigrés vietnamiens sont en moyenne plus instruits que les Français autochtones, mais quelle est la proportion de ces ressortissants vietnamiens face aux Algériens, aux Turcs ou aux Sénégalais qui sont, eux, bien moins lotis? En laissant de côté cette dimension essentielle, tancer les gens pour leurs "idées fausses à propos de l'instruction des immigrés" relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Le numéro 541 de Population & Sociétés contient un second article par Anne Goujon. D'une seule page, il a le mérite de présenter des données plus récentes, collectées en 2015 en Autriche. L'article rappelle que les immigrés sont en général des gens plus riches que la moyenne dans leur pays - les plus pauvres n'ayant même pas de quoi voyager - et relie cette richesse à leur niveau d'instruction. Il établit ensuite un tableau de comparaison entre le niveau d'éducation de certaines nationalités et le compare aux Autrichiens:

2017_goujon.jpg
Niveaux d'instruction des réfugiés en Autriche, comparé à ceux des Autrichiens
et de la population générale dans les pays d'origine (cliquez pour agrandir)

On notera donc que les populations immigrées de ce panel sont toutes moins bien formées que les Autrichiens, à l'exception d'une seule catégorie, les Irakiens ayant fait des "études post-secondaires". Cette maigre exception reste suspecte: dans un pays tellement plongé dans le chaos qu'il n'est même plus capable d'établir des statistiques d'éducation de sa propre population - alors que même l'Afghanistan y parvient - que valent des "études post-secondaires"? On peut douter du niveau d'enseignement de l'Université de Bagdad depuis la chute de Saddam Hussein il y a quatorze ans...

Enfin, la qualité de ces chiffres est elle-même sujette à caution, sachant que beaucoup d'immigrés illégaux mentent non seulement sur leur origine et leur âge, mais aussi sur leur niveau de formation s'ils pensent pouvoir diminuer ainsi leurs chances d'être refoulés.

Quoiqu'il en soit, pour l'essentiel et sans même tenir compte des nombreux biais et erreurs de mesures, les populations immigrées sont en général loin d'avoir le niveau éducatif des habitants des pays occidentaux qu'elles rejoignent.

Retour à la réalité

L'article du Matin représente un cas d'école de la façon dont un travail scientifique est progressivement exagéré et déformé pour finir en manchette outrancière, passant de "Les migrants sont mieux formés que leur population d'origine" à "Certains groupes d’immigrés sont plus diplômés que la population française en général" pour finir avec un "Les immigrés [sont] plus diplômés que les Français". Mais combien de gens se seront donné la peine de remonter à la source?

L'analyse statistique donnée par les chercheurs de l'INED entre en conflit direct avec la mesure empirique de la réalité, brutalement rencontrée par l'Allemagne. Ainsi, le Gatestone Institute se fait l'écho de quelques faits contradictoires:

Une enquête réalisée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung a révélé que les 30 plus grandes entreprises allemandes ont employé seulement 54 réfugiés, dont 50 ont été embauchés comme coursiers par Deutsche Post, le prestataire logistique. Les dirigeants d'entreprise ont déclaré que le principal problème des migrants est qu'ils n'ont pas de qualifications professionnelles et parlent mal l'allemand.

Selon l'Office fédéral du travail, le niveau d'instruction des migrants récemment arrivés en Allemagne est beaucoup plus faible que prévu : un quart seulement dispose d'un diplôme d'études secondaires, et les trois quarts n'ont aucune qualification. Quatre pour cent seulement des nouveaux arrivants sont hautement qualifiés.


Loin des diplômés universitaires en puissance présentés par les chercheurs de l'INED, la plus grande partie des migrants d'aujourd'hui s'apparente à de pauvres hères à peu près inemployables. Ils n'en sont pas moins dignes de respect, car celui-ci ne se mesure pas en niveau de formation. Mais cela a un impact direct sur leur avenir au sein des sociétés occidentales.

Nos économies développées ne laissent plus guère de place à des petits boulots sans qualification pour les éléments les plus faibles de la société - une porte refermée bien avant la crise migratoire. Le niveau éducatif réel des migrants est donc l'enjeu d'une bataille idéologique importante. Sont-ils un atout pour le futur de nos sociétés, ou une charge permanente sur la collectivité?

Les chiffres d'emploi des demandeurs d'asile en Allemagne, en Suède, en Suisse et dans d'autres pays ne poussent guère à l'optimisme. Avec la crise migratoire et sans même aborder les questions de communautarisme ou de criminalité, les Européens ont vraisemblablement fait entrer sur leur sol des populations entières qui resteront à la charge des autochtones toute leur vie, présageant la ruine des mécanismes sociaux.

Admettons par ailleurs que les migrants soient, en moyenne, plus riches et mieux éduqués que la population de leur pays d'origine. Ce n'est pas une meilleure nouvelle. Les diplômés sont abondants en Europe, mais manquent cruellement à la source des flux migratoires au Moyen-Orient et en Afrique. Cette fuite des cerveaux repousse d'autant la capacité des pays d'origine à sortir de la crise et du sous-développement.

Commentaires

Si j'étais le propriétaire d'un groupe de presse suisse, je ferais mon marché parmi ces migrants si diplômés et je remplacerais mes journalistes indigènes si chers et si peu productifs par ces jeunes étrangers si motivés et si compétents. Monsieur Jonathan Zalts serait évidemment en tête de liste parmi les personnes à remplacer. Je suis sûr qu'il doit y avoir plein de migrants offrant un meilleur rapport "qualité-prix" que ce journaliste suisse.

Écrit par : Paul Bär | 16 février 2017

Encore une fois, la science, y compris les statistiques, démographiques ou autres, ne peuvent s'accommoder d'idéologie.
A fortiori quand une couche en est encore rajoutée par ces journalistes qui ne sont pas des statisticiens et pour lesquels, j'imagine, la rigueur scientifique est un concept trop abstrait pour en user dans leurs articles.
En supposant que les immigrés soi-disant diplômés ne mentent pas au sondeur, et qu'ils n'ont pas acheté leur diplôme – ce qui est une pratique très courante dans ces pays du tiers monde quand on peut payer (je sais de quoi je parle) –, le problème se pose évidemment de leur équivalence avec les diplômes du pays d'accueil.
Selon le niveau de responsabilité du travail auquel le migrant prétend, médecin ou dentiste par exemple, plusieurs années d'études supplémentaires seront requises pour son obtention. Sans compter la langue éventuellement à apprendre, avec les termes techniques.
Par ailleurs, et comme le souligne notre hôte, la proportion de migrants des différentes ethnies est capitale dans des jugements tels que ceux donnés par les titres des articles du Matin et du Monde, ces proportions font toute la différence.
Par exemple, chacun sait que les Asiatiques, Chinois, Vietnamiens… sont non seulement travailleurs mais aussi généralement doués pour les études. Ce qui va avec leur QI moyen, plus élevé d'environ 5 % que celui des Européens de souche (105 contre 100).
À l'inverse, le manque de qualification des migrants africains, du nord comme sub-sahariens, va avec leur QI moyen de 85 (même quand ils ont été transplantés dans leur pays d'adoption), 15 % plus faible en moyenne que celui des Européens (85 est le QI moyen d'un Européen de 13 ans, et donc ce qu'on peut appeler son "âge mental").
Certes, ces données sont taboues. Mais ne devrait-on pas en tenir compte de quelque manière dans nos plannings familiaux, nos politiques sociale et migratoire ?
Voir ce site :
https://www.intelligence-humaine.com/differences-intellectuelles-entre-les-ethnies/#ethnie1
pour les statistiques de QI.
N. B. Il faut savoir que les courbes de QI sont toujours en cloche (gaussiennes, ou approchant, car en général non symétriques). Ainsi, la queue supérieure de la courbe des Africains rejoint-elle la queue inférieure de la courbe des Européens.
Ce qui signifie, en clair, qu’on peut trouver des Africains plus intelligents que des Européens de souche, Français ou Suisses par exemple, même si ce n’est évidemment pas le cas le plus fréquent.

Écrit par : AP34 | 16 février 2017

Cela corrobore ce que je dis depuis des lustres (depuis que j'ai travaillé en Afrique...) : ce sont les riches, les fils de nantis qui viennent chez nous. Après avoir suivi des écoles qui valent ce qu'elles valent, mais en tout cas sont payées par les naïfs Blancs, en premier lieu desquels et de très loin, les Français.
Tout ça pour aller faire l'esclave sous les serres de plastique de l'Andalousie, la vie y en a pas juste, patron...

Écrit par : Géo | 16 février 2017

Les Roumains? Oui, ils sont traditionnellement bien représentés dans les grandes écoles, notamment l'ENS.

Ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas une révélation. Personne ne tombe à la renverse en apprenant qu'il y a des diplômés étrangers en France.

Il y a des médecins étrangers, des profs de math venant d'Afrique du Nord... (vu les difficultés du métier d'enseignant, il faut trouver des gens peut être un peu plus rugueux que les bobos qui sortent de fac)

Pourquoi une baisse de l'immigration, notamment venant d'Afrique et du MO serait une catastrophe pour l'Occident décadent? Parce qu'on n'investit pas assez dans les écoles? Bonne blague propagée par les propagandistes d'extrême gauche se faisant passer pour des journalistes.

Le niveau de l'enseignement a décroché, depuis longtemps. Ce n'est pas lié à un accident en particulier, c'est une tendance générale; ce n'est pas seulement lié aux réformes débiles ou illisibles qui ont eu lieu (maths modernes, Common Core) mais aussi à celles qui n'ont pas eu lieu, parce que 97 % des gouvernants sont scientifiquement incultes.

L'inculture est la règle. L'école est un lieu de pantomime éducative où on fait des exercice de "physique" qui sont des exercices inintéressant de maths sans lien avec la réalité, sans comparaisons avec une quelconque réalité mesurable.

Des scientifiques tout ce qu'il y a de plus "sérieux" et académiques racontent des âneries comme l'idée que la méthode scientifique est définie par... la relecture des publications par des "pairs" organisée par les revues scientifiques. Ce qui exclut juste Newton et quasiment tout ce qu'à fait Einstein de la Science.

Comment une telle inculte historico-scientifique s'est-elle installée?

Pourquoi l'Université, ce haut lieu de culture donc en principe d'héritage collectif, a laissé tomber la transmission de cette culture? Où est passé l'héritage historique? Comment peut-on à ce point ignorer l'histoire lointaine comme contemporaine?

Est-ce que la culture scientifique est seulement perçue en France comme une culture? Ou bien comme une accumulation de connaissances éparses très utiles mais aussi profondes que la façon de changer un pneu?

Un monde où la justification post-Climategate est qu'il est habituel de ne pas partager les données justifiant les publications scientifiques dans cet univers-là. Oui, on sait, il est habituel de faire sauter les PV, il est habituel d'avoir des comptes cachés, il est habituel de faire des surfacturations, il est habituel de truquer les appels d'offre dans le BTP... mais ce n'en devient pas pour autant moral. Même ces politiciens corrompus se rendent vaguement compte que ce qu'ils font est immoral et inacceptable, et le comportement indigne de François Fuyons la Justice montre qu'il percevait l'immoralité de ses petites combines. Mais un certain monde qui se prend pour le monde scientifique (alors qu'il est seulement académique) a normalisé ses comportements foncièrement anti-partage, anti-contrôle véritable par les pairs, anti-indépendance, anti-esprit critique. Cela n'arrive que dans un monde soit totalement immoral comme celui de la pègre, soit dans le monde de la corruption douce du travestissement historique.

C'est le même travestissement qui mélange immigrations différentes, vaccins différents, etc.

Nos démographes n'ont pas hésité à faire de la propagande pour un vaccin en lui attribuant une baisse de la mortalité antérieure à son utilisation. Nos académiques n'ont même plus la notion du TEMPS (pas plus que les journalistes-propagandistes).

Écrit par : simple-touriste | 16 février 2017

Simple-touriste a le chic pour tout mélanger et faire tourner le bouillon si vite qu'on se prend à avoir le tournis.
Mieux vaut être à jeun pour le lire.

Écrit par : AP34 | 16 février 2017

@Paul Bär: "Si j'étais le propriétaire d'un groupe de presse suisse, je ferais mon marché parmi ces migrants si diplômés et je remplacerais mes journalistes indigènes si chers et si peu productifs par ces jeunes étrangers si motivés et si compétents."

Avec la restructuration en cours dans les médias romands - 36 postes supprimés au Temps et à L'Hebdo - on dirait que quelqu'un vous a entendu...

@AP34: je connais les théories dont vous faites part sur le QI. Je reste très dubitatif quant à leur validité. Outre que le QI est une mesure bien simpliste de l'intelligence, en plus des aspects purement liés à la race humaine, il y a aussi la culture, la qualité de l'éducation, les possibilités d'éveil laissées à l'enfant. Que vaut en QI moyen un noir éduqué en Suède, un asiatique éduqué en Afrique? Est-on toujours dans la marge d'erreur de 15%?

Plus important encore, une santé et une nutrition correcte sont essentielles pendant l'enfance. Cet aspect seul est responsable de terribles retards de développement intellectuels sur des générations nées dans des zones de guerre civile.

Ajoutons encore qu'il n'est rien dit de la composition ethnique des groupes retenus dans les tests de QI dans différentes régions du monde (des cases à cocher noir/blanc/asiatique dans un test de QI sur sol français? N'y pensez même pas!) me font prendre ce genre de thèse avec une grosse pincée de sel.

Enfin, et je conclurai ainsi, nous avons depuis longtemps la preuve avec nos élites qu'intelligence et niveau éducatif n'ont rien à voir l'un avec l'autre...

Écrit par : Stéphane Montabert | 16 février 2017

à S. Montabert :
Il y a trop d'expérimentations et de mesures de QI concordantes pour les balayer d'un revers de main, comme vous le faites.
C’est exact que la nutrition va jouer un rôle, ç’a été démontré, une absence de carence alimentaire va éventuellement réduire les différences, mais pas les effacer.
Comme je le dis dans mon post précédent, les QI sont relativement stables pour une ethnie donnée, même quand celle-ci a été transplantée dans un autre pays plus développé.
À l’évidence, c’est un trait lié à la génétique, comme les yeux bleus ou les cheveux noirs.
Quant à la valeur du QI pour mesurer une intelligence dans l’absolu – si tant est qu’une telle notion ait vraiment un sens –, j’irai dans votre direction en faisant l’hypothèse que ces tests sont mieux adaptés à notre mode de vie occidental, basé sur la technique, sur le rendement et l’optimisation des processus, et sur la capacité à l'abstraction.
Ainsi, quand un QI de 85 aura du mal à réussir le concours de polytechnique, un QI de 105 peut très bien être dans l’impossibilité de se débrouiller et de survivre dans la forêt équatoriale ou dans le bush australien.
En tout cas, il me semble loisible de se demander pourquoi les Africains ont été incapables de tirer profit des équipements que leur ont laissés les colonisateurs à leur départ : les usines ont périclité, les trains sont tombés en panne, les routes se sont dégradés etc. Et voyez également la pagaille actuelle dans bcp de ces pays. Est-ce vraiment notre faute de colonisateurs, ou bien y-a-t-il un vrai problème du côté des colonisés ? J’ai déjà entendu des réponses de leur part à des questions de ce type : ils s’en fichent, ils ne sont pas intéressés etc. Manque d’enthousiasme, indolence etc. Des Français qui ont vécu là-bas vous le confirmeront.
Par contre voyez la réussite des Asiatiques partout dans le monde, aux US, en Europe.
Commettent-ils des attentats, sont-ils revendicatifs ? Non ! Pourquoi ? Posez-vous la question ! Comme on dit : poser la question, c’est y répondre.
Mais il y a autre chose : en plus du QI, les mêmes chercheurs ont mesuré les taux de testostérone dans le sang. Et ça, c’est objectif, je dirai même : scientifique.
Les résultats sont clairs : ces taux varient en proportion inverse des QI. Autrement dit, si les Européens sont au milieu, les Africains ont des taux de testostérone plus élevés, et les Asiatiques, des taux plus faibles.
Plus de testostérone signifie un instinct génésique et une agressivité plus développés.
L'inverse pour des taux plus faibles.
Autrement dit, certains pensent davantage à se reproduire et à faire la guerre, alors que les autres pensent d'abord à construire pour leur famille.
Je vous laisse le soin de savoir qui fait quoi dans cette répartition des rôles que je viens, très sommairement, de définir.

PS: Vous écrivez: "Enfin, et je conclurai ainsi, nous avons depuis longtemps la preuve avec nos élites qu'intelligence et niveau éducatif n'ont rien à voir l'un avec l'autre..."
Je vous répondrai ceci : ne confondez pas intelligence et BON SENS, ce sont ces deux notions qui n'ont rien à voir l’une avec l’autre. Et en politique, le bon sens est nettement plus important.
En disant cela, je pense à un magnifique exemple : VGE. Voilà un homme qui était, qui est (il est encore là) remarquablement intelligent.
Et voyez son lamentable et unique septennat. C'est lui qui, en particulier, a inventé le regroupement familial.

Écrit par : AP34 | 16 février 2017

Visiblement AP34 est amateur des théories racialistes et racistes, sous couvert d'étude pseudo-scientifiques connues et décriées. Son lien est assez éloquent à ce sujet.

C'est pas beau de balancer des imbécilités démontées facilement sur des blogs publics.

Écrit par : lefredo | 17 février 2017

Lors de mon périple en Suisse, j'ai travaillé avec un Camerounais, titulaire d'un Doctorat de l'EPFL en mécanique des fluides qui avait un niveau effectif en math inférieur à celui d'un enfant de 12ans.
Étonné j'ai contacté son directeur de thèse, celui-ci m'a répondu honnêtement que les accusations de racismes l'interdisait de se prononcer sur le niveau du doctorant.

Mais il lui a quand même donné le PhD !

Écrit par : Julien | 17 février 2017

"Mais il lui a quand même donné le PhD !" Et ce n'est certainement pas un cas isolé à Lausanne. Voilà à quoi mènent l'idéologie des gens comme lefredo...

Écrit par : Géo | 17 février 2017

à S. Montabert,
cc. lefredo, qui trouvera sûrement à critiquer dans les mêmes termes – "théories racialistes et racistes, sous couvert d'étude pseudo-scientifiques connues et décriées" – "Intelligence", un journal d'Elsevier de renom, auquel je fais référence plus bas.
à Julien : l'exemple que vous donnez est intéressant, mais un cas isolé ne peut faire une statistique. En tous cas, bravo à votre directeur de thèse !
J'en viens au sujet :
Le hasard fait bien les choses, l'émission d’Éric Brunet de ce vendredi de 14h à 15h sur RMC (800 000 auditeurs en moyenne) était consacrée à la diminution de QI observée en France, et plus généralement en Europe : 4 points de 1999 à 2009.
Comme cette nouvelle, importante et grave pour nous il me semble, m’avait complètement échappé, j’ai effectué quelques recherches sur Internet.
De fait, cette baisse a été observée par deux chercheurs de l’Université d’Oulu, Finlande, et de l’Université d’Ulster, Royaume-Uni, qui ont rapporté leurs résultats dans le journal « Intelligence » :
Titre de l’article : « A negative Flynn Effect in France, 1999 to 2008–9 »
Source : Intelligence, Volume 51, July–August 2015, Pages 67-70
Authors : Edward Dutton, Richard Lynn.
L’article est malheureusement payant : $36. Aussi me pardonnerez-vous, j’espère, de n’avoir pas lu les résultats dans le texte.
Mais peu importe, car ces résultats ont été repris près d’un an plus tard, et simultanément, par deux médias mainstream français, le Monde et Le Point.
Liens ci-dessous :
http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/06/20/le-cerveau-assiege_4953797_1652666.html#SkUGe7OJf7SPiOK2.99
et
http://www.lepoint.fr/science/l-inversion-de-la-courbe-du-q-i-23-06-2016-2049092_25.php

Petite question : vu l’importance du sujet, pourquoi un tel délai ?

Quant à l’explication et à la cause possible de cette baisse, Le Point, publié trois jours après le Monde, l’a prudemment reprise du « quotidien de référence » : les polluants chimiques, et particulièrement les perturbateurs endocriniens, sont les coupables.
Dans une interview toute récente à Atlantico (1er février 2017), Barbara Demeneix, une scientifique connue (mais pas décriée !) revient en détail sur ces phénomènes d’intoxication du cerveau du fœtus.
Le lien :
http://www.atlantico.fr/decryptage/en-10-ans-qi-moyen-france-chute-pres-4-points-et-voici-qui-est-en-cause-barbara-demeneix-2952250.html
Tout ça semble bel et bon, me direz-vous !
Certes ! Mais il y a quand même un petit hic, et même deux :
1) les auteurs de l’étude eux-mêmes ne mentionnent aucunement les perturbateurs endocriniens comme cause possible de leurs observations.
2) ils mentionnent, par contre, une autre cause, qui va moins dans le sens du vent, celui de lefredo et de tant d’autres comme lui.

Et cette autre explication, un journal en ligne suisse, que vous tous ici devez bien connaître, n’hésite pas, lui, à la présenter (les quelques lignes en gras au début de l'article, j'imagine : une simple traduction en français de l'article originel en anglais) :
http://lesobservateurs.ch/2016/06/29/france-qi-aurait-baisse-raison-de-limmigration/
Je vous laisse la découvrir.

Écrit par : AP34 | 17 février 2017

@Stéphane Montabert : lors de la disparition de l'Hebdo, l'ensemble de la presse romande (enfin, ce qui en reste) nous a joué l'air de l'équipe fidèle soudée autour de son chef valeureux. Hier, j'ai lu que les journalistes licenciés de l'Hebdo souhaitent le licenciement d'Alain Jeannet pour soulager le plan social (400'000 francs quand même, Alain Jeannet) en le qualifiant de "capitaine du Concordia". Et c'est ces gens-là, autant du côté des licenciés que des "survivants", qui nous disaient constamment, du haut de leur très haut magistère moral, que faire et quoi penser.

PS: et Michel Dante, dans Médialogues (que j'écoute en tapant ce post) qui pleure pour un nouveau racket d'état pour les journaux "non clivés idéologiquement" (s'il devait être licencié, Monsieur Dante a une carrière d'humoriste qui s'ouvre à lui). Je vous recommande d'écouter l'émission.

Écrit par : Paul Bär | 18 février 2017

Petites précisions utiles, complémentaires à mes posts précédents :
1) Dans l'émission d'Éric Brunet sur RMC, la baisse de QI en France et en Europe au cours de la dernière décade n'a été contestée par personne. Ni par les spécialistes, ceux présents dans le studio ou contactés par téléphone, ni par les intervenants anonymes, identifiés par leurs seuls prénoms.
2) La raison de la baisse (l'immigration), celle invoquée par les auteurs de l'article originel, et timidement reprise par lesobservateursch, n'a pas du tout été mentionnée, ni les différences de QI entre Africains et Européens.
Par contre, un des spécialistes (je crois me souvenir que son prénom est Alexandre, mais je n'en jurerais pas) a bcp insisté sur les QI plus élevée des Asiatiques, et en hausse.
J'ai tenté de trouver la trace internet de cette hausse, mais je n'ai rien trouvé.
Ce même spécialiste – connu mais apparemment pas décrié (!) – s'est appesanti longuement sur l'exemple des pays asiatiques et particulièrement de Singapour. Ce pays dont le niveau de vie était moitié de celui de la France il y a 10 ou 20 ans (?) et est aujourd’hui le double de celui des Français. De même, les pays asiatiques sont en tête, et Singapour est premier dans le classement PISA (enquête menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE et dans de nombreux autres pays partenaires, portant principalement sur les sciences), alors que la France est 26éme (en 2016), juste devant le Portugal et le Royaume Uni, et derrière la Russie, le Suède et l’Australie (23èmes ex-aequo).
Pour lui, preuves à l'appui, il y a une corrélation étroite entre le QI moyen des habitants d’un pays et les performances de ce pays, et ceci dans tous les domaines.
L’habituel sondage de l’émission portait sur la question de savoir si la baisse de QI en France et en Europe signifiait leur déclin. La réponse a été OUI à une écrasante majorité.

Conclusions :
La baisse régulière du QI moyen en Europe est admise et acceptée, comme l’est une fatalité.
Les responsables désignés de cette baisse sont les perturbateurs endocriniens.
La différence positive du QI moyen des Asiatiques par rapport à celui des Européens n’est pas davantage contestée. À nouveau une fatalité contre laquelle on ne peut rien.
Mais la question du QI moyen de nos envahisseurs – et colonisateurs à rebours – arabo-musulmans depuis 40 ans (200 à 250 000 par an, légaux et illégaux confondus, rien qu’en France) n’est pas abordée.
Et, de fait, cette question ne peut pas l’être en l’état actuel des esprits et des consciences
Petit exemple sur ce fil avec lefredo, alors que lui et ses amis politiques et médiatiques pratiquent l’intimidation et le terrorisme intellectuels que l’on connait.
Et pourtant cette question nous concerne tous au premier chef, et conditionne notre avenir.
Et surtout celui de nos enfants.
S’ils restent en Europe ! Les plus diplômés autour de moi envisagent d’autres possibilités.

Écrit par : AP34 | 18 février 2017

Selon l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) à Genève, c'est la Chine qui a déposé le plus grand nombre de brevets en 2015 auprès de cette organisation, ce qui représente 38% du total mondial de la même année. Les statistiques 2016 ne sont pas encore publiées.

Écrit par : rabbit | 18 février 2017

Ce que l'enquête ne dit pas, c'est la valeur du diplôme et la légitimité de celui-ci. Où a t-il été obtenu ? J'ai personnellement connu des vétérinaires des pays de l'Est dont les déficits faisaient légitimement douter de la validité de leurs diplôme, un d'entre eux qui me racontait son parcours, ne s'apercevait pas qu'il était en train de me dire qu'il avait effectué ses études de vétérinaire en 3 ans...
Dans d'autres professions c'est bien pire, le diplôme s'achète comme le permis de conduire...
Parle t-on de diplômes français ou étrangers ?

Écrit par : Phil Asp | 19 février 2017

Excusez-moi "d'accaparer" ce fil, mais je me dois de faire la publicité d'une proposition extrêmement originale et novatrice d'un collègue blogueur de S. Montabert, Paysansavoyard.
Proposition en rapport direct avec l'immigration, sujet de ce même fil.
Le lien :
https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2017/02/19/marine-le-pen-devrait-passer-un-accord-avec-f-fillon-et-se-desister-en-sa-faveur/
L'idée, farfelue de prime abord, prend du sens à mesure qu'on lit les arguments imparables de ce paysan au bon sens plus que robuste.

Ci-dessous le commentaire que j'ai posté sous l'article :

"Un accord de Fillon avec Le Pen me semble une idée excellente, et même lumineuse.
C'est en effet une occasion unique d'impulser une entente que bcp dans les deux camps attendent depuis longtemps.
La récente faute de Macron, qui, en Algérie, a traité de crime contre l'humanité/l'humain (!) notre œuvre colonisatrice dans ce pays – et pourquoi pas également quelques petits voyages de notre nouveau Robin des bois dans les pays des anciennes AEF et AOF (Afrique équatoriale et occidentale françaises), sans oublier ceux de l'Indochine française (Vietnam, Laos et Cambodge) ? – cette faute majeure, disais-je, va peut-être lui amener des voix de binationaux, mais va lui en aliéner bien davantage. Cet affaiblissement relatif de Macron, que Fillon ne peut ignorer, pourrait lui redonner quelque espoir de battre Macron au premier tour. Regain d'espoir qui pourrait le renforcer dans son refus d'alliance avec le FN et sa détestation, au moins de façade, de ce même mouvement.
Cette idée novatrice d'alliance, reflet du bon sens de tout paysan, qu’il soit de Savoie ou d’ailleurs, mérite d'être popularisée dans les grands médias.
Que ledit paysan tente une tribune dans le Figaro ou une interview sur les radios, par exemple RMC (800 000 auditeurs à l'émission de Bourdin du matin, et à celle d'Éric Brunet, de 13h à 15h). Éric Brunet me paraît particulièrement indiqué, qui est, et se dit journaliste de droite (de droite très modérée de mon point de vue), par opposition à 90 % de ses anciens collègues à l'école de journalisme – il l'a encore dit sur l'antenne très récemment.
Le présent article doit également être envoyé, et j'espère que c'est déjà fait, aux intéressés. Mais ça ne suffira pas. Il faut prendre les Français à témoin. Et mettre Fillion, à la vue de tous, face à sa responsabilité : celle de nous faire repartir pour un tour de gauche et d'immigration de masse.
Il faut aussi penser qu'avec les quinquennats UMPS/LRPS qui se succèdent, et l'immigration qui galope – 200 à 250 000 immigrants légaux + illégaux, principalement musulmans, chaque année – le corps électoral change de nature. Bientôt, l'élection à la Présidence d'un/une opposant(e) à l'immigration invasive deviendra techniquement impossible."

PS: Prière d'excuser également les redites, eu égard à mes posts précédents.

Écrit par : AP34 | 19 février 2017

Les commentaires sont fermés.