11 avril 2017

Assad a-t-il lancé une attaque chimique sur Khan Cheikhoun ?

Ces derniers jours ont vu un revirement incroyable de l'opinion publique et des puissants de ce monde (notamment Donald Trump) vis-à-vis de la Syrie et du régime de Bachar el-Assad. La faute à un "bombardement à l'arme chimique" au-dessus de Khan Cheikhoun. Mais qui en est le responsable?

Confusion et brouillard de guerre

Le nom de cette ville située à 50 km au sud d'Idlib était parfaitement inconnu avant que ne déferlent sur tous les médias des informations issues de l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, une organisation non gouvernementale très suspecte et pourtant couramment utilisée comme source par les médias occidentaux. Les forces aériennes de Bachar el-Assad auraient effectué un bombardement chimique au petit matin, s'en prenant également à un hôpital.

syrie,armes chimiques

Dans les premières heures de l'affaire, même les Russes semblèrent mal à l'aise. Ils accusèrent dans un premier temps l'opposition syrienne d'avoir mis en scène les cadavres et les séquences d'évacuation des blessés, avant de se reprendre quelques heures plus tard en affirmant par le biais du ministère de la Défense que les armes chimiques faisaient partie d'un dépôt appartenant aux rebelles.

Le bombardement de Bachar el-Assad (dont personne ne conteste la réalité) aurait ainsi visé un dépôt de munition des ennemis du régime, dépôt dont l'inventaire était évidemment inconnu au moment du bombardement mais qui aurait contenu des armes chimiques et dont la destruction aurait entraîné un nuage de gaz fatal. Une explication plausible pour le grand public.

À qui profite le crime?

Parmi les différents services de renseignement, les Russes sont réputés pour leur talent dans la guerre de l'information - plus que leurs homologues américains. Sans savoir si c'était la vérité ou l’œuvre de quelques spin doctors, la thèse du "dépôt rebelle contenant des armes chimiques" commença à prendre de l'ampleur sur les réseaux sociaux.

Cette théorie cadrait notamment avec l'analyse géopolitique de la région. Assad n'aurait eu aucun intérêt à se livrer à une attaque non conventionnelle. Reprenant l'initiative grâce à ses alliés russes, face à un président américain ayant pour la première fois admis que son éviction était moins importante qu'une victoire contre l'État Islamique, le régime syrien n'avait apparemment rien à gagner et tout à perdre en brisant le tabou de l'utilisation d'armes chimiques.

Cette interprétation fut encore confortée par les conséquences du bombardement. L'outrage international fut à la fois intense et immédiat. Les Américains lancèrent 59 missiles contre une base syrienne. De nouveau, toute les options furent sur la table pour renverser éventuellement le régime de Damas. Là où on aurait pu s'attendre à une enquête pour établir les responsabilités des parties en présence, la communauté internationale surprit par son unanimité et sa rapidité de réaction. Venait-elle de tomber une nouvelle fois dans un complot dans la grande tradition des couveuses du Koweït?

Le Guardian analyse

La principale faiblesse de la dénonciation d'une attaque chimique venait de ses sources initiales - l'OSDH et l'UOSSM, une obscure association internationale de médecins syriens autorisés à travailler dans la zone aux mains des rebelles. Face à ces témoignages peu fiables, l'interprétation russe était tout à fait recevable.

Le 5 avril, le journal britannique The Guardian publia un premier article sur l'attaque avec les commentaires de Richard Guthrie, un expert britannique en armes chimiques. Il défaussa assez rapidement la version russe de l'explosion d'un stock d'armes aux mains des rebelles:

[Cette hypothèse] ne cadre pas avec les observations de terrain pour plusieurs raisons. Un raid aérien larguant des charges explosives sur un dépôt de munitions aurait détruit l'essentiel du gaz sarin immédiatement, et répandu le reste dans une zone bien plus petite.

"La distribution des victimes ne colle pas à la diffusion de matériau toxique que vous auriez eu avec la destruction d'une enceinte contenant des produits chimiques rompue par un bombardement. Elle cadre davantage avec des conteneurs de produit répartis sur une population plus grande", dit Guthrie. (...)

Le Sarin est trop compliqué et cher à produire pour que les rebelles en fabriquent eux-mêmes, et bien qu'ils aient potentiellement obtenu quelques stocks de gaz innervant ou d'autres gaz, il est très improbable qu'ils disposent de plus de quelques kilos.

 
Un autre expert, Gordon De Bretton, expliqua que le grand nombre de femmes et d'enfants parmi les victimes ne cadrait pas avec l'attaque d'un dépôt militaire. Un troisième intervenant, Dan Kaszeta de l'armée américaine, rappela enfin que le Sarin est un composé instable, devant être fabriqué au plus quelques jours avant son utilisation. L'alcool isopropylique hautement inflammable étant un des deux précurseurs du gaz, l'attaque d'un laboratoire de production de sarin aurait provoqué une boule de feu dont nul n'a rendu compte.

Le lendemain, The Guardian publia le témoignage direct de Kareem Shaheen, premier reporter d'un média occidental à rejoindre le site des atrocités. Pour la première fois il était possible de rendre compte sans dépendre des services de Bachar ni de ses adversaires islamistes. Il ne trouva qu'un petit cratère contenant le reste de la bombe qui dévasta semble-t-il le quartier.

Tout ce qui reste de l'attaque sur la ville de la province d'Idlib tenue par les rebelles est une mauvaise odeur qui dérange les narines et quelques fragments verdâtres de la bombe. Les maisons alentours sont vides de tout être vivant.

Le Guardian, premier média occidental à visiter le site de l'attaque, examina un entrepôt et des silos directement à proximité de l'endroit où le projectile atterrit, et ne trouva rien d'autre qu'un espace abandonné recouvert de poussière et des silos à demi détruits empestant le grain moisi et le fumier. Les résidents affirmèrent que les bâtiments furent endommagés six mois plus tôt et restèrent inutilisés depuis lors.

"Vous pouvez regarder ; il n'y a rien là-bas hormis peut-être du grain et des excréments animaux, et même un bouc mort asphyxié par l'attaque", expliqua quelqu'un. Les habitants répondirent par l'incrédulité aux allégations russes.

Il n'y avait aucune preuve d'un bâtiment récemment atteint ces derniers jours près de l'endroit où tant de gens furent tués et blessés par un agent chimique attaquant le système nerveux. Les maisons de l'autre côté de la rue ne semblaient pas endommagées. Il n'y avait pas de zone de contamination près du moindre bâtiment. A la place, la zone de contamination semblait avoir pour centre un cratère dans la route.



Autant dire que la version de l'usine d'armes chimiques frappée par surprise ne colle pas avec les observations sur le terrain...

À qui profite le crime, deuxième partie

"Le régime syrien n'avait apparemment rien à gagner et tout à perdre en brisant le tabou de l'utilisation d'armes chimiques", écrivais-je quelques paragraphes plus haut en me faisant l'écho de nombreux analystes. Mais ce n'était pas tout à fait exact. Propagande oblige, le régime de Bachar el-Assad vole de victoire en victoire avec son allié russe ; en réalité, l'armée syrienne est épuisée par des années de guerre et les batailles remportées ne sont pas aussi nombreuses qu'il y paraît. L'énorme empiètement dont disposent encore l'État islamique et les diverses milices sur le territoire national syrien témoignent du chemin encore à parcourir.

Rétrospectivement, une attaque chimique sur Khan Cheikhoun n'était pas une bonne idée pour le régime de Damas. Entre la riposte américaine immédiate et la perte du statut de "moindre mal" que Bachar el-Assad était parvenu à acquérir face à l'État islamique, le recul géopolitique est énorme, et sans rapport avec les gains négligeables obtenus sur le terrain avec des armes interdites. Mais ce n'est pas parce que le plan n'a pas donné les résultats escomptés qu'il n'a pas existé.

Bachar el-Assad gageait sans doute que l'utilisation de l'arme chimique susciterait la terreur chez ses ennemis ; il pensait peut-être aussi disposer d'une fenêtre d'impunité grâce aux ouvertures diplomatiques américaines, à l'impréparation du nouveau président, et aux tergiversations permanentes de la communauté internationale. Mal lui en prit. Le retour de flamme le place dans une position précaire et il ne peut s'en prendre qu'à lui et à ses généraux.

L'attaque chimique de Khan Cheikhoun passera peut-être à la postérité comme un tournant dans la guerre en Syrie - un calcul cynique qui n'a pas fonctionné.

Mise à jour (13 avril) : Un lien fourni par un lecteur (petard, que je remercie au passage) montre que les "rebelles" syrien auraient bidonné des photos pour rendre compte de l'attaque chimique. Il est donc possible qu'il n'y ait rien eu du tout - ni bombardement chimique, ni entrepôt contenant des armes chimiques - et que l'ensemble de cette affaire soit montée de toute pièce. Reste à comprendre comment Le Figaro peut faire état d'autopsies turques sur des victimes de Khan Cheikhoun établissant une mort par armes chimiques...

Commentaires

C'est un scénario en effet.
Mais la motivation supposée de Bachar qui "gageait sans doute que l'utilisation de l'arme chimique susciterait la terreur chez ses ennemis" semble trop mince pour ne pas fragiliser le scénario..
Le revirement de Trump à l'égard de Bachar vient bcp plus, je pense, d'une volonté de donner des gages à ses ennemis intérieurs, qui le disent vendu à Poutine. Trump commence à vaciller sous les coups qui lui sont portés, me semble-t-il, et a besoin de se refaire un brin de santé.
À cet égard, une bonne petite fâcherie avec Poutine ne peut que mettre de l'huile dans les rouage de sa politique intérieure.
Mais ça peut aussi être du pur cinéma.
Les 59 missiles sont en effet davantage un coup diplomatique et médiatique pour la galerie internationale qu'un coup militaire, surtout après avoir prévenu du bombardement afin de ne tuer personne, et surtout pas des Russes.
La question que je me pose : Trump peut-il encore appeler son ami Poutine sans être écouté par la CIA, la NSA ou le FBI ?

Écrit par : AP34 | 11 avril 2017

@AP34: je n'ai quasiment pas évoqué la réaction de D. Trump dans cet article car ce sujet en mériterait un autre et il est trop tôt pour l'écrire.

En évaluant les conséquences possibles de son bombardement, Bachar el-Assad n'avait d'autre choix que de se livrer à des conjectures sur la réaction américaine et l'indéchiffrable Trump. Je n'inclus pas le président américain dans l'équation tout simplement parce que sa réponse est venue à posteriori et elle a probablement surpris tout le monde.

Les relations entre Trump et Poutine sont encore à éclaircir mais il n'y a plus aucune naïveté d'un côté ni de l'autre, et les deux présidents prennent soin malgré l'escalade de se préserver une option diplomatique.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 avril 2017

Si vous prenez le «Guardian» comme référence...

... alors ne reprochez pas à vos adversaires de nous enfumer avec Le New York Times, Mediapart, Le Monde, l'Hebdo, Le Temps, l'obs, etc. etc.

Nooooooon... M. Montabert, pas vous !

Vous voulez savoir ce que pensent les adversaires des Occidentaux, de toute cette histoire et de la presse occidentale ? C'est ici:

http://journal-neo.org/2017/04/09/are-trump-s-military-plans-going-to-come-to-fruition-idlib-pyongyang-teheran-and-then-everywhere/

Ça serait quand-même bien d'attendre les conclusions d'une enquête diligentée par l'ONU.

Écrit par : petard | 12 avril 2017

Le Guardian... tssst !


Je vais lire le «Cri de Guerre» de l'Armée du Salut et je vais croire au petit Jésus...

Écrit par : petard | 12 avril 2017

"Parmi les différents services de renseignement, les Russes sont réputés pour leur talent dans la guerre de l'information - plus que leurs homologues américains"

Ils sont nuls, nuls, archi-nuls. Ils bénéficient d'une américanophobie qui les sauve mais c'est tout.

Manipuler l'information suppose une approche cohérente et des thèses alternatives plausibles. Le Soukhoï 25 (OTAN : "Frogfoot") est une sorte de A-10 "warthog" soviétique, c'est un avion d'attaque au sol très blindé et très lent, qui tire sur des cibles fixes (relativement à un avion); il est ridicule en performances de vol par rapport aux intercepteurs, il ne peut pas monter haut sauf pour un vol d'essai très allégé (pas en configuration de combat) et uniquement pour la montre.

L'Ukraine a plein d'avions rapides adéquats pour faire une interception. Ils avaient plein d'avion à hypothétiquement envoyer hypothétiquement détruire le vol MH17 pour faire hypothétiquement accuser la Russie. Mais non, pour les bras cassés de Poutou, pardon Poupou, pardon Vladimir Vladimirovitch (les Russes ont toujours beaucoup d'imagination quant au choix du prénom, et encore il y a pire) attribuent aux Ukrainiens le choix d'un avion largement inadéquat.

Donc à la base la propagande russe choisit comme choix de l'Ukraine l'avion le plus lent et capable de voler le moins haut pour attaquer au cannon un avion en vol de croisière. Son cannon tire des projectiles moins rapides que ceux du A-10 donc incapables de monter aussi haut (en supposant que ces avions attaquent au autre avion, volant plus haut, au cannon), ce que les commentaires russophiles incultes des forums n'ont pas l'air de comprendre, les bougres, ils insistent sur la masse des obus tirés par le Su-25 : en première approximation le vol d'un obus est balistique sans frottement, donc parabolique; la masse peut alors être négligée, c'est seulement quand on considère la traînée aérodynamique qu'on doit en tenir compte. En revanche la masse de l'obus combinée à sa vitesse très élevée (par rapport à l'avion) signifie que le cannon lui donne une impulsion significative à chaque obus. La masse élevée de l'obus (selon les poutinophiles) est donc un argument pour montrer que l'avion ne pouvait pas être proche de la limite de son domaine de vol quand il a tiré, parce que tirer (vers l'avant) des obus massifs fait perdre de la vitesse. La "puissance" du cannon du Su-25 vantée par les poutinophiles est un argument contre leur propre thèse.

Tout cela ne retire évidemment rien à l'utilité de l'avion qui est conçu pour dégommer l'ennemi au sol, en dessous des avions et pas au dessus. En en pratique, l'avion ne va JAMAIS utiliser son cannon alors qu'il fait des acrobaties aériennes, et en général quand il est à la limite de ses performances de vol. Pour tirer une rafale il faut il qu'il puisse se permettre de perdre de l'énergie cinétique.

En plus le cannon n'est pas orientable, et pour tirer vers le haut il faut que l'avion monte. Si un avion perd de l'énergie cinétique mais qu'il vole assez haut, il peut rattraper cela en monnayant son énergie potentielle contre de l'énergie cinétique, mais il ne peut pas attendre pour le faire : la nature ne fait pas crédit (et par conséquent on ne peut pas avoir de "dette envers la planète"). Il faut que l'avion qui a trop ralenti se mette à descendre avant le décrochage. Si l'avion est en montée, c'est impossible : la perte d'énergie cinétique de la montée s'ajoute à celle du tir en rafale. L'avion se retrouve dans une situation dangereuse mais il n'est peut pas foutu, vu qu'un décrochage à haute altitude est peut être rattrapable. Cependant tout cela n'a AUCUN SENS : un pilote ne va PAS se mettre en danger de cette façon.

Les données constructeur du Su-25 disponibles sur le Web confirment que tout cela relève du fantasme pur. Les performances acrobatiques avec rien sous les ailes sont une chose, les performances en combat en sont une autre. Le plafond opérationnel de l'avion ne permet pas d'envisager d'aller mitrailler un avion de ligne en vol de croisière.

Mais en fait pour les poutinophiles, le Su-25 est tellement génial et soviétique qu'il peut faire ce pour quoi il n'est pas conçu, à l'aise. Son cannon hyper puissant tire rapidement des obus rapides (faux, par rapport à son équivalent OTAN) et lourds (idem). Mais sans perturber le vol de l'avion poussé à ses limites.

Les poutinophiles sont amateurs de Westerns! Ils croient réellement qu'un homme, un vrai peut tirer sur un homme de corpulence sensiblement proche, l'envoyer valser en faisant trois tours sur lui même d'une seule balle, et rester immobile sur ses deux pieds. Donc le Su-25 peut faire de même.

Discussion sans calcul de niveau brevet des collèges. Ce qui démontre que ce niveau n'est pas acquis par l'ensemble des intervenants et plus généralement des membres d'une société basée sur la science et la technologie.

Une autre discussion d'un niveau similaire permet de voir qu'en dehors des problèmes de sécurité, en dehors des problèmes technologiques ou même des technologies sur lesquelles on n'a pas de problème parce que la technologie n'existe pas, le projet Hyperloop de transport dans des capsules dans le vide (de type spacial) dans un tube dont l'idée a été lancée par Elon Musk n'est pas compatible avec un transport tranquille de personnes fragiles (y compris malades, femmes enceintes) par opposition à un transport de personnes payant pour les montagnes russes (ou américaines en Russie) ou un astronaute, pour une simple raison de rayon de courbure nécessaire dès qu'on rencontre un obstacle : ou bien on se prend des accelerations fortes, ou bien dès qu'on quitte un terrain plat dégagé les courbes sont ridiculement grandes. Déjà pour une ligne à grande vitesse, l'idéal est de 10 km de rayon et le minimum 6 km (de mémoire, à vérifier).

Discussion niveau brevet des collèges.

La SNCF, qui ne doit pas savoir ce qu'est un trajet de ligne à grande vitesse, l'accélération latérale, etc. investit dans ce projet.

Je suggère qu'on
- on arrête l'école obligatoire à ce niveau
- on exige ce niveau pour les dirigeants de la SNCF

Ou alors on arrête cet enfume "d'école obligatoire" dont la plupart des adultes ne retiennent RIEN et on se concentre sur les fondamentaux qu'ils retiendront.

Pour revenir à Poupou et la propagande, les chaines russes ont passé un reportage où on voit un test censé montrer que les dégâts causés par les obus du Su-25 sont les mêmes que ceux de l'avion de la Malaysia Airlines. On y voit des ingénieurs nous expliquer qu'à l'évidence c'est forcément une attaque air-air qui a détruit cet avion, avec des schémas, ils expliquent d'où les tirs sont venus, la position relative de l'avion qui a attaqué, etc. (Ces ingénieurs ne forment aucune conclusion sur le modèle d'avion ayant mené l'attaque.)

La Russie va jusqu'à disposer un vieux Su-25 sur un champs de tir et envoyer un Su-25 mitrailler l'épave (par le dessus donc, ainsi que les Su-25 doivent être utilisés). Après ce long reportage, on voit à peine une demi-seconde la carcasse déchiquetée de l'avion, on nous montre la carcasse déchiquetée de l'avion de la Malaysia Airlines, de loin tout ça se ressemble (pas de point de comparaison pour la taille des impacts).

C'est puissant. Du niveau Thierry Meyssan et le trou du Pentagon et il n'y a pas eu d'avion et je ne sais quoi.

(Et en plus, les Russes collent sur leur infographie la représentation d'un avion de l'USAF, parce qu'ils n'ont pas trouvé de schéma de leur propre avion soviétique.)

Mais finalement on apprend, toujours par la propagande russe, que c'est bien un missile sol-air qui a détruit l'avion, balayant au passage des mois de propagande basée sur des soi-disant preuves incontestables et soutenues par des institutions technologiques russes (comme les académies des sciences soutiennent la "science" climatique, d'ailleurs), mettant au rebut des arguties foireuse des Su-25-ophiles.

Les poutinophiles ne mouftent pas, de même que les Clintonophiles n'ont rien dit quand elle a soutenu que le marquage "(C)" sur un courriel pouvait être interprété comme un moyen de classement alphabétique au lieu d'un marquage de confidentialité du contenu : http://edition.cnn.com/2016/09/05/politics/trump-tweets-classified-confidential-clinton-fbi-report/

Les poutinophiles sont aussi lessivés que les Démocrates.

Écrit par : simple-touriste | 12 avril 2017

@petard: ne nous faites pas du "décodex" à l'envers. Le Guardian est un journal anglais aligné à gauche mais probablement plus fiable que Libération ou Le Monde dans sa qualité de couverture de l'information.

Je prête foi aux explications qu'il livre par le biais de divers experts militaires versés dans les armes chimiques ; elles me paraissent vraisemblables et démolissent la version russe (issue du Kremlin).

Je note aussi qu'ils ont réussi à envoyer un gars sur place et qu'il s'est donné la peine de prendre des photos et d'interroger du monde, et que les destructions rapportées ne cadrent pas avec la version russe - il y a même une photo du fameux "entrepôt de munitions".

Alors bien sûr il n'est pas exclu que tout cela ne soit que mensonges, que le Guardian prenne fait et cause pour des rebelles plus ou moins islamistes, couvre leur fabrication d'armes chimiques et vise à renverser le régime d'Assad. Mais j'ai tendance à croire que tout cela est un peu trop tiré par les cheveux et que nous finirons par avoir le fin mot de l'histoire sur ce bombardement de Khan Cheikhoun.

Dès qu'on parle de Syrie il y a de la propagande partout dans un sens comme dans l'autre alors s'il vous plaît ne ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 avril 2017

Il y a eu ce commentaire dans le blog de Homme Libre, sur la TdG. Rappelons que le gazage de Ghouta n'a pas été attribué à Bachar, selon le MIT. Néanmoins, les journalistes occidentaux pro-américains ne cessent d'y faire référence contre le président syrien...

"Fin de journée hier je bois un verre sur une terrasse ensoleillée avec une vieille amie Syrienne.
Elle a travaillé il y a longtemps comme traductrice à l'ONU, et a conservé encore quelques contacts dans le réseau des organisations internationales.

Bien sûr elle a envie de s'épancher suite au dernières actualités dans son pays.
Notamment ceci; une de ses amies travaillait à l'ONU en 2013, elle recensait toutes les prises d'otages en Syrie. Combien, où, qui avec des photos d'identité si possible.
Lors de l'attaque chimique de la Ghouta elle a reconnu sans aucun doutes des otages venant d'un petit hameau entre Lattaquié et Idleb et capturés un ou deux mois plus tôt.
Elle en fit un rapport qui fût interdit par son administration !!!

Cette même personne à de fortes présomptions que les victimes de la dernière attaque chimique proviennent de populations prise en otage pendant la retraite des rebelles en fin mars à Hama.

A défauts de preuves , cela parle de l'opinion de quelques syriens vivant ici sur ce qui se passe dans leur pays. Cela souligne une répétition de modus operandi; à chaque perte de terrain des otages sont capturés et leurs morts mises en scène de manière à accuser le pouvoir. Et enfin je n'ai aucune raison de ne pas croire qu'un rapport produit par une personne employée par l'ONU soit censuré.
Ce n'est pas l'ancien émissaire de l'ONU en Syrie, Koffi Annan, qui dira le contraire"

Écrit par : aoki | 09 avril 2017

Écrit par : Géo | 12 avril 2017

« Le Guardian est un journal anglais aligné à gauche »

... donc sur la même ligne que le NYT, le Monde, etc.

Peu importe. Le problème, c'est que dans ce genre de cas, on ne sait jamais vraiment la vérité, parce que les pistes sont brouillées.

Quand-même, n'oublions pas les faux cadavres de Timisoara... les bébés des couveuses du Koweit... les fioles de Colin Powell...

Enfin, Poutine n'avait pas besoin de cet épisode pour se mesurer à Trump. En revanche, Trump avait besoin d'un coup de gourdin contre Poutine pour rassurer dans son camp des gens, genre... Philippe Barraud.

Écrit par : petard | 12 avril 2017

Vos capacités d’analyse sont à considérer.

Dès lors, je serais curieux d’avoir votre avis sur le contenu de l’article suivant:

https://fr.sputniknews.com/international/201704111030857065-syrie-russie-etats-unis-europe-trump-poutine/

J’ai vraiment de la peine à croire que Vladimir Poutine joue la comédie depuis quelques jours.

Écrit par : petard | 12 avril 2017

Bonjour,
je ne veux pas jouer les conspirationnistes. . .
Simplement noter que nous sommes en territoire islamique au Moyen Orient. Comme pendant la guerre du Liban, par exemple. Nous avons alors eu droit à des "reportages", avec victimes palestiniennes des méchants israéliens, évacuées sur des brancards, pleins de sang. . . et grâce à quelques photos malencontreusement shootées trop longtemps dans la suite de la séquence, on les a vus se relever, une fois sortis du champ de la caméra"officielle".
Et l'affaire Al-Dura, ça ne vous dit rien? Demandez à Kersanty.
L'observateur du Guardian ne serait-il pas un cousin de Charles Enderlin, des fois?
C'est quand même curieux, ce village "vide d'habitants" d'un seul coup, avec juste l'indigène de service qui est là quand le journaliste se pointe?
Avec un petit "cratère"
Et Erdogan, qui jusque là ne faisait jamais dans les reportages médicaux de guerre, mais dans les "coups d’État avortés" permettant d'éliminer les opposants, qui en remet une louche tous les matins?
Tous ce qui provient de ces pays là mérite une certaine méfiance

Écrit par : Bruno | 12 avril 2017

En matière de comédie, les larmes (ou ce qui en tient lieu) des parents des victimes qu'on voit dans les reportages semblent aussi vraies que les gesticulation du père du gosse à l'abris derrière le plot en béton "tué" "en direct" sur France 2 par "les soldats israéliens" en 2000.

Écrit par : simple-touriste | 12 avril 2017

@petard: "Le problème, c'est que dans ce genre de cas, on ne sait jamais vraiment la vérité, parce que les pistes sont brouillées." Exactement. Tout le monde ment, et exagère quand il ne peut pas mentir. Les Américains mentent. Les Russes mentent. Assad ment. Les islamistes mentent. L'ONU ment (témoignage d'aoki un peu plus haut).

Et je rejoins Bruno dans sa réflexion. Certains individus sans scrupules sont sans limite dans la mise en scène - ou la mise à mort de victimes - juste pour faire passer un message accusant autrui.

Mais à un moment dans cet océan de mensonges, d'exagérations et de contre-vérités, à moins d'aller voir soi-même, il faut peser les hypothèses et décider ce de qui est plausible, choisir qui croire et pourquoi. Je n'ai pas une certitude absolue dans ce que j'avance, mais en ce moment je penche pour une attaque chimique en douce de Bachar. Une sorte de test, peut-être.

Écrit par : Stéphane Montabert | 12 avril 2017

"Je n'ai pas une certitude absolue dans ce que j'avance, mais en ce moment je penche pour une attaque chimique en douce de Bachar. Une sorte de test, peut-être."
En attendant, si Trump en remet une couche, je débouche le champagne si les Russes coulent ses navires. Ras-le-bol des manips américaines...

Écrit par : Géo | 12 avril 2017

Voici d'autres articles sur le sujet, et pas russes :

Peter Ford, ex-ambassadeur UK en Syrie : Assad n’est pas l’auteur des attaques chimiques
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/peter-ford-ex-ambassadeur-uk-en-191557?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

False flag? Un journaliste d'un média anti-Assad a annoncé quelques heures avant "une campagne médiatique pour couvrir l'utilisation de chlore contre les civils"
http://www.fawkes-news.com/2017/04/un-journaliste-dun-media-anti-assad-de.html

Attaque chimique : "Il n'y avait pas d'entrepôt dans les zones frappées par l'aviation syrienne"
http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-il-n-y-avait-pas-d-entrepot-dans-les-zones-frappees-06-04-2017-2117802_24.php?M_BT=341896276165&m_i=cNXRN6rZZyVI2bqVUdHgNyPUDGUsEs4I7cOWNeaDZVdja3kXT1EL9yCrcQeeBt2qS4BKyUigBxT5zSH8h_GB7f%2BBKjXccn#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20170407

Accusé à tort? Damas ne possède plus d’armes chimiques depuis 2014
https://sptnkne.ws/dZDk

Pas d’armes chimiques, pas d’attaques: Damas rejette les accusations
https://sptnkne.ws/dZar

Damas accusé de l’attaque chimique en Syrie : nouveau bobard de la bien-pensance ?
http://www.medias-presse.info/damas-accuse-de-l-attaque-chimique-en-syrie-nouveau-bobard-de-la-bien-pensance/72067/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien

Défense russe : Damas a frappé un entrepôt d'armes chimiques des rebelles dans la province d’Idlib
https://francais.rt.com/international/36354-selon-defense-russe-damas-frappe-idlib-entrepot-armes-chimiques-rebelles

Moscou: les frappes longuement planifiées, l'attaque chimique n'était qu'un prétexte
https://sptnkne.ws/eaFm

Idlib: cette étrange attaque chimique qui rappelle l'imposture de Ghouta
https://russiepolitics.blogspot.be/2017/04/idlib-cette-etrange-attaque-chimique.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+RussiePolitics+(Russie+politics)

Chemical Attack False Flag Hits Syria Again
https://geopolitics.co/2017/04/05/poorly-executed-chemical-attack-false-flag-hits-syria-again/

Attaque chimique d’Idlib: un membre du Congrès US disculpe Assad
http://french.almanar.com.lb/342175

LE BOMBARDEMENT AMÉRICAIN ÉTAIT-IL SÉRIEUX?..
http://lepeuple.be/bombardement-americain-etait-serieux/80563

Syrie : Le grand enfumage médiatique occidental
http://www.finalscape.com/syrie-le-grand-enfumage-mediatique-occidental/

Bombed Syrian Sharyat air base ‘back in operation’
http://theduran.com/bombed-sharyat-base-back-operation/

Michael Savage: complete “false flag in Syria.” No sarin gas, most likely phosgene gas
http://theduran.com/michael-savage-complete-false-flag-in-syria-no-sarin-gas-used-most-likely-phosgene-gas/

Casques blancs, attaques chimiques en Syrie et bidonnage
http://www.medias-presse.info/casques-blancs-attaques-chimiques-en-syrie-et-bidonnage/72220/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien

Turkey Should Be the Prime Suspect in Syria 'Gas Attack'
http://russia-insider.com/en/turkeys-role-idlib-chemical-attack-needs-be-probed/ri19525?utm_source=Russia+Insider+Daily+Headlines&utm_campaign=9bf8bcbb60-Russia_Insider_Daily_Headlines11_21_2014&utm_medium=email&utm_term=0_c626db089c-9bf8bcbb60-183204397&ct=t(Russia_Insider_Daily_Headlines11_21_2014)&mc_cid=9bf8bcbb60&mc_eid=5c8d1856f4

Regardez aussi avec attention ces 3 vidéos certes un peu longues mais édifiantes :

Analyses de Bassam Tahhan, spécialiste du Moyen-Orient et de la Syrie
1 Pourquoi accuse t'on Damas des attaques chimiques ?
https://www.youtube.com/watch?v=KO3h7GWgpmM&spfreload=5
2 Trump dans le bourbier syrien.
https://www.youtube.com/watch?v=1NAwFpB4evc
3 L'énigme des 36 missiles égarés de Trump
https://www.youtube.com/watch?v=Y7O1dZKbLKo

Ne critiquons les sites ("argument" ad personal/hitlerum) mais considérons les faits et les arguments de fond (ad rem).

Pour terminer, analysez bien ceci; certes c'est une spéculation mais celle-ci évoque des faits troublants (je reprends le résumé fait par l'auteur de l'article et son url) :

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées.
http://www.voltairenet.org/article195897.html

Merci de votre compréhension.

Écrit par : Philippe | 12 avril 2017

Les photos manipulées ici, ça vaut le détour:

http://www.medias-presse.info/casques-blancs-attaques-chimiques-en-syrie-et-bidonnage/72220/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien

Il n'y a rien à rajouter !

Écrit par : petard | 12 avril 2017

@Philippe: j'aurais pu lister des dizaines d'articles à charge ou à décharge d'Assad, mais l'intérêt n'était pas de noyer le lecteur. Si parmi eux mon choix s'est porté sur deux articles du Guardian c'est parce qu'ils présentaient des éléments techniques qui me semblaient intéressants surtout le journal a pris la peine d'envoyer un journaliste sur le terrain, pour rendre compte directement.

Bien sûr, pareil journaliste pourrait avoir été mené en bateau ou être complice lui-même d'un odieux complot. Mais combien de médias concluent sur ce qui s'est passé en Syrie simplement sur la base de déclarations de "l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme" profondément anti-Assad et aux liens troubles avec les Frères Musulmans?

Vos liens rajoutent autant de théories largement invérifiables (une fois c'est la Turquie, une fois les Américains...)

Merci pour vos efforts, mais l'important est la qualité, pas la quantité. Vous devriez faire le tri et ramener une histoire plausible. Une seule.

@petard: voilà déjà quelque chose de bien plus intéressant. Il est juste dommage qu'il n'y ait pas de liens vers les articles où ces photos auraient été reprises par les médias occidentaux.

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 avril 2017

À la lecture attentive des divers médias, blogs etc, mon opinion est faite.
À votre question en titre, je réponds : NON !
C'est un montage des US, d'Israël, de la France, des casques blancs etc.
Comme pour l'Irak (sauf la France dans ce cas particulier) ou la Libye.
Trump commence à nous décevoir.
On est vraiment manipulés.

Écrit par : AP34 | 14 avril 2017

@AP34: Monter un coup médiatique est difficile et la probabilité d'échec augmente exponentiellement avec la complexité de la mise en scène, le nombre d'intervenants, etc. Et c'est encore pire si on imagine une coordination entre des services secrets de plusieurs pays dont les intérêts ne se rejoignent jamais complètement. Je ne crois pas que beaucoup d'entre eux aient pignon sur rue dans la province d'Idlib.

Je vous fais donc la même réponse qu'à Philippe un peu plus haut: je n'ai rien contre l'idée que cet épisode chimique soit un coup monté, mais prétendre que c'est un coup monté "des US, d'Israël, de la France, des casques blancs etc." n'a absolument aucun sens. Autant rajouter les Chinois et les Illuminatis pour faire bonne mesure...

Prétendre que tout cela est un tissu de mensonge c'est bien, mais alors il faut venir avec une tentative d'explication qui résiste au Rasoir d'Ockham.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 avril 2017

Ça chauffe au Conseil de Sécurité de l'ONU...

L'ambassadeur russe ne se serait pas permis une telle colère, si les "responsabilités" étaient dans son camp.
https://www.youtube.com/watch?v=IhWUj5fcCTk


Et ici on avance, on avance...
https://www.youtube.com/watch?v=uo1dCgiGWqA

Écrit par : petard | 15 avril 2017

à S. Montabert :
Rappelez-vous le massacre chimique d'août 2013 en Syrie.
Une enquête scientifique du MIT (Mass. Inst. of Techn. à Boston) avait conclu en 2014 que l'attaque avait été perpétré depuis un territoire rebelle par les rebelles.
Avez-vous lu ou entendu ce rappel de la part des journalistes des grands médias, ou des politiques ?
Moi, pas !
Quant à la présente attaque, le démonstration est simple, et tient en quatre mots (le recours à un quelconque rasoir est inutile) :
Mêmes causes, mêmes effets.
On est revenu à la situation ante.

Écrit par : AP34 | 15 avril 2017

Ici aussi, c'est très très intéressant...

http://thesaker.is/rex-tillerson-meet-with-foreign-minister-lavrov-and-president-putin/

Écrit par : petard | 17 avril 2017

Bien ! En admettant que les bombes sont syriennes, les produits chimiques sont-ils alors fabriqués dans les laboratoires bâlois ? C'est le rasoir éclectique de Rabbit.

Écrit par : rabbit | 18 avril 2017

rabbit@ Vous devriez commencer par lire ça :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarin

Écrit par : Géo | 18 avril 2017

Ach ! IG Farben en 1939, très mauvaise influence... Par contre, les bâlois ont créé le LSD, que l'on pourrait larguer sur les fidèles de DAECH et leur faire voir les ”Houris qui vivent retirées sous leurs tentes”, sans qu'il soit nécessaire de se faire sauter le caisson en public.

Écrit par : rabbit | 18 avril 2017

Les médias français se vautrent dans une propagande qui doit ravir les mânes de Streicher et son journal "der Stürmer" : tout est permis dans le mensonge. Il y a un instant, dans l'émission de la 5 "C l'hebdo", un chroniqueur montre des images très dures de l'attentat en Syrie qui a touché l'évacuation de villageois PRO-GOUVERNEMENTAUX attaqués par Al-Qaeda, les amis de la France, "ceux qui font du bon travail" selon son ancien ministre. Et il fait directement le lien avec l'attaque contre Khan Cheikhoun par, cela va de soi, Bachar al Assad, sans avoir jamais indiqué que ce sont les rebelles qui ont fait cet attentat...
Plus dégueulasse que ce reportage, jamais vu dans un pays civilisé.

Écrit par : Géo | 22 avril 2017

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