23 avril 2017

Un premier tour historique

Le premier tour des présidentielles a lieu - avec les résultats que le grand public a pu découvrir dès 20h avec les premières estimations. Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont qualifiés pour le second tour.

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La participation s'éleva à 77%, en baisse de quasiment deux points par rapport à 2012.

Les évaluations successive, mais non définitives, établissent un score de 23,7% pour Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! et 21,7% pour Marine Le Pen du Front National. Leurs deux poursuivants François Fillon (19,8%) et Jean-Luc Mélenchon (19,5%) sont distancés. Benoît Hamon, candidat officiel du PS, est relégué en cinquième position avec seulement 6,5%. Nicolas Dupont-Aignan du mouvement Debout la France semble réussir son pari d'atteindre 5%. Le score des cinq autres candidats est anecdotique.

Le score est à comparer avec ce que les instituts de sondage annonçaient au 17 avril encore, où les quatre candidats de tête semblaient tenir dans un mouchoir de poche.

French-poll-April-17.jpg

Le contraste est donc relativement élevé avec les résultats d'aujourd'hui.

Une fin de campagne sous le signe du terrorisme

L'actualité terroriste s'est bel et bien invitée dans la campagne à deux reprises. Le 18 avril, une première tentative d'attentat est déjouée à Marseille:

Les deux suspects étaient en possession de trois kilos d'explosifs de type TATP, d'armes en grande quantité et d'un drapeau de l'organisation djihadiste État islamique. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu préparer un attentat "imminent". (...) Mahiedine Merabet, 29 ans, et Clément Baur, 23 ans, ont été interpellés dans le cadre d'une enquête en flagrance ouverte à Paris pour association de malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste.


L'attentat était imminent car l'explosif typiquement employé par les agents de l'État Islamique à partir de produits ménagers courants se dégrade rapidement. Les deux individus arrêtés, délinquants multirécidivistes de nationalité française, s'étaient connus en prison ; ils étaient suivis par les services de renseignement depuis leur libération. En décembre 2016 le domicile de Mahiedine Merabet fut perquisitionné. On y trouva du matériel de propagande islamique. Clément Baur était quant à lui membre du Mouvement des Jeunes Socialistes - et décida d'illustrer par l'exemple la porosité entre différentes formes de lutte...

Resté au stade de la tentative, ce projet d'attentat ne fut sans doute pas couvert comme il l'aurait dû par des médias soucieux de ne pas "faire le jeu" de Marine Le Pen. Malheureusement, ils furent dépassés par une nouvelle attaque le soir du 20 aux Champs Élysées à Paris. Le soir même, les candidats livraient chacun leur credo dans "15 minutes pour convaincre" sur France2. Par tirage au sort, Marine Le Pen eut droit à la dernière place dans l'émission. Elle eut le courage d'abandonner un discours préparé pour improviser et laisser parler son cœur:

J'avais pensé parler mondialisation et enjeux de civilisation et puis j'ai appris que le cauchemar recommençait. Une fois encore. J'ai été saisie par la tristesse et par la colère sourde. La colère sourde parce que je suis étreinte par le sentiment que tout n'est pas fait pour mettre nos compatriotes à l'abri. J'ai entendu des mots de compassion pour les forces de l'ordre mais je pense qu'il faut aller plus loin: les policiers attendent des moyens pour se défendre et combattre le terrorisme islamiste. Je ne veux pas que l'on dise à notre jeunesse qu'elle vivra durablement avec ce danger. Il faut s'attaquer aux racines du mal: c'est fini le laxisme et la naïveté. On ne peut pas laisser ce pays impuissant à les défendre. C'est cela que vous, Français, vous devez exiger et choisir.


Ce soir-là, elle gagna sans aucun doute une stature présidentielle.

Un OVNI politique mis sur orbite

Marine Le Pen se réjouissait d'affronter Emmanuel Macron au second tour: les deux candidats incarnent en effet des positions diamétralement opposées sur le chemin que doit prendre la société française. Macron est pro-européen, Marine souverainiste. Macron méprise la France et son histoire, Marine célèbre ses racines charnelles. Macron défend l'immigration, Marine les frontières. Macron est issu de la finance mondialisée, Marine rejette ce modèle - on pourrait continuer longtemps.

Emmanuel Macron représente la poursuite du Hollandisme par d'autres moyens. Après avoir compris que le Parti Socialiste traditionnel était perdu, le Président soutint la candidature de son nouveau poulain avec autant de discrétion que possible pour ne pas le souiller de sa propre impopularité. Macron est une construction, un golem politique, un candidat hors-sol conçu de toute pièce par des spin doctors, des cabinets de marketing et des conseillers en communication. Porté par sa complicité avec les patrons des grands groupes de presse, Macron récolta des soutiens de plus en plus nombreux alors que les vaincus de la politique comprenaient qu'ils avaient une deuxième chance en misant sur l'outsider.

Rassemblant les espoirs les plus contradictoires, Emmanuel Macron incarne la rupture fréquentable et il est en passe de réussir son pari. Ce soir à l'Élysée, le Président Hollande peut savourer sa réussite - il vient d'envoyer son héritier sur orbite. La plus grande difficulté de Macron était de passer le Premier tour. Il est désormais en position de force contre Marine Le Pen au second, une adversaire contre laquelle l'ambiguïté vaporeuse a toutes les chances de l'emporter. Bien malin qui peut dire ce qui sortira vraiment de son quinquennat.

Les partis bouleversés

La victoire relative d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen sonnent le glas des deux grands partis traditionnels de la droite et de la gauche, Les Républicains et le Parti Socialiste. Ces formations majeures sont toutes deux balayées de l'élection au premier tour, ce qui constitue une première historique. Celle-ci s'ajoute à de nombreuses autres du même ordre, comme un Président renonçant à sa réélection ou l'échec de tous les candidats qui se sont soumis à l'exercice de la primaire.

Affirmons-le franchement, François Fillon aura fait une campagne lamentable. Rattrapé par son passé de politicien avide, il mit des semaines à se dépêtrer du complot dans lequel il était tombé sans jamais tenter de réparer ses torts moraux, torts d'autant plus graves qu'ils se présentait en incarnation de la vertu. Mais les diverses machinations dont il fut victime ne doivent pas cacher une erreur stratégique monumentale, se tromper de cible. Alors qu'Emmanuel Macron était la vraie menace contre sa candidature, François Fillon finit de saboter toutes ses chances de succès en réservant ses attaques les plus virulentes contre Marine Le Pen. Il aura le temps de méditer sur ses échecs alors que sa carrière politique s'achève.

À gauche, Benoît Hamon avait le mérite de ne rien espérer ; il devint assez évident pour tout le monde, lui y compris, qu'il n'avait pas la moindre chance. S'ensuivit un énième tango avec l'extrême-gauche du rebelle institutionnel Jean-Luc Mélenchon pour savoir lequel des deux phagocyterait l'autre - un ballet aussi inutile que mortel, sachant qu'aucun des deux n'avait la moindre chance de passer l'épaule avec un concurrent broutant le même pré électoral.

Conscient de l'impasse, ni l'un ni l'autre ne pouvait pourtant renoncer. Benoît Hamon s'étant victorieusement soumis à la sélection des primaires, se retirer aurait désavoué le rôle du PS au sein de la gauche, détruit sa légitimité péniblement acquise, et saboté son avenir dans le parti. La situation de Jean-Luc Mélenchon n'était pas meilleure. Le candidat vieillissant de l'extrême-gauche voyait peut-être enfin le pouvoir à sa portée ; dominant le PS dans les sondages, critique constant du PS, il avait brûlé tous les ponts.

Le champion choisi par la famille socialiste se devait de galoper jusqu'au précipice, le tribun de l'extrême-gauche s'imaginait élu du destin ; les deux déchantent et entraînent avec eux leurs familles politiques dans les profondeurs. La gauche française est en miettes.

La fin de la Cinquième République

Aussi crucial que soit le résultat de ce premier tour, il ne représente pas réellement la fin du régime de la Ve République telle que la France la connaît depuis de Gaulle. Le coup de grâce viendra en juin.

Les deux grands partis politiques PS et LR ont récolté le soutien de formations plus petites à l'élection présidentielle en concédant des droits d'exclusivité sur diverses circonscriptions lors des élections législatives. Emmanuel Macron s'est quant à lui allié à un Modem ressuscité pour obtenir un semblant d'assise électorale - qui sera âprement négocié avec les divers frondeurs du PS et autres rescapés de la déroute socialiste. À droite, le Front National profitera de la dynamique de campagne de Marine Le Pen, qu'on n'imagine au pire perdre avec un score honorable, sans comparaison avec celui de son père face à Jacques Chirac en 2002.

Rajoutons à cela des règles électorales calibrées pour éliminer dans chaque circonscription les partis les plus faibles et on peut avoir une petite idée du morcellement qui surviendra lors des législatives. Les états-majors des partis travaillent sans doute déjà à établir ces cartes électorales sur la base des résultats de chaque bureau de vote pour ces présidentielles. Leur conclusion sera sans appel: aucun parti n'aura la majorité législative.

En s'accrochant aux usages de la Ve République, la France sera ingouvernable.

Il faudra donc inventer autre chose. Discuter. Former des coalitions. Négocier. Partager le pouvoir. Des partis politiques qui ont passé les dernières décennies à se mépriser et à s'ignorer royalement vont devoir réussir à s'asseoir autour d'une même table et trouver des points de convergence, un programme commun. Il faudra convaincre, écouter, expliquer, sans plus d'invective ni d'anathème. Et c'est une très bonne chose - la meilleure qui puisse arriver à la France depuis longtemps.

Commentaires

Ce que je vois, c'est qu'avec Macron l'immigration arabo-musulmane va continuer de plus belle.
Jusqu'où et jusqu'à quand ?
Ce problème n'est à l'évidence pas la priorité des Français.
À tort de mon point de vue.
Par contre, la sortie de l'Euro pourrait les avoir effrayés chez Marine le Pen.
Ce qui donne aussi un coin au front républicain pour la combattre.
Il est peut-être encore temps pour elle, à deux semaines du second tour, de renoncer à cette mesure.

Écrit par : AP34 | 23 avril 2017

"Il faudra donc inventer autre chose. Discuter. Former des coalitions. "
La 4ème république, et les combinaisons de partis qui l'ont accompagnée tout au long, n'ont pas laissé un souvenir impérissable en France, c'est le moins que l'on puisse dire. Et je ne pense pas que ce soit cela qu'il faille souhaiter à nos compatriotes.
Ce vers quoi on se dirige, c'est plutôt une majorité LR, qui imposerait à Macron une cohabitation.
Cette éventualité est vraisemblable dans la mesure où ce ne sont pas les idées de Fillon qui ont été rejetées, mais l'homme Fillon et les affaires qui lui collent aux basques, lesquelles ont démontré son manque de scrupules moraux et son avidité pour l'argent.
D'ailleurs Fillon l'a bien compris, dont la hâte à ménager ses arrières serait comique si elle n'était pas aussi pathétique.
En effet, sans même attendre que le gâteau refroidisse, il a appelé à voter Macron.
Ce qui, de mon point de vue, confirme la duplicité du personnage.
La décence lui imposait de rester neutre, de ne donner aucune consigne de vote.

Écrit par : AP34 | 24 avril 2017

«La gauche française est en miettes»

Oui et non. La «vraie» oui, elle se ramasse les miettes, mais la «caviar», elle, en rigole…

Le «PS» en miettes ? Mais il n’osait plus dire son nom. Son appareil obscur pavoise en portant au pinacle son nouvel étendard. Dans les faits, le PS du pouvoir, du hollandisme, qui était sensé représenter la gauche, n’était plus la gauche. L’appareil du PS a trahi la gauche en glissant vers un brouet libéral-social-démocrate, compatible Merkel & Juncker. Et il fallait quelqu’un de représentatif pour incarner cette mouvance, avec un habit neuf à la mesure. Pari réussi. D’ailleurs dans ce marais on s’amuse déjà à dresser des parallèles Obama-Clinton-Macron…

Prochaine étape: Parti démocrate français !

Écrit par : petard | 24 avril 2017

"Il faudra convaincre, écouter, expliquer, sans plus d'invective ni d'anathème. Et c'est une très bonne chose - la meilleure qui puisse arriver à la France depuis longtemps." C'est la version optimiste. Celle qu'on souhaite pour la France - et pour le cours du franc suisse...- mais il y a le danger que les éternelles querelles perdurent et que l'on retrouve la 4ème république et sa volatilité.

Mais il faut se demander si vraiment les globalistes ont déjà gagné contre le camp souverainiste. Il y a certes les déclarations de beaucoup en faveur de Macron, l'unanimité des médias contre l'"extrême-droite" mais est-ce que cette démonstration de force des élites ne va pas être en fait très contra-productive ?

Quoi qu'il en soit, ce premier tour a démontré le pouvoir de la presse et du Canard enchaîné en particulier (et de ceux qui le manipulent...).

Écrit par : Géo | 24 avril 2017

"En effet, sans même attendre que le gâteau refroidisse, il a appelé à voter Macron.
Ce qui, de mon point de vue, confirme la duplicité du personnage.
La décence lui imposait de rester neutre, de ne donner aucune consigne de vote."

Alors là, complétement d'accord ! Cela m'a aussi choqué. MAIS en y réfléchissant, il y a derrière ce geste les élections législatives. LR veulent le plus de voix possible et cela passe par une opposition au FN.

Écrit par : Géo | 24 avril 2017

Bonjour Cher Stéphane.
Encore une bonne analyse de votre part. Tout était écrit, surtout le ralliement à Macron de la plupart des politiques français de tous bords. Je m'étais largement exprimé sur ce sujet sur ma page FB aujourd'hui arrêtée.
Macron est évidemment un pur produit du système, l'homme est dangereux comme peut l'être un Obama, c'est du totalitarisme soft. Ces gens portent beau mais sont des extrémistes à leur manière, eux seuls ont raison et tous ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas penser comme eux sont ostracisés si ce n'est plus.
Rappelez vous, si vous me lisiez à l'époque, ante primaires de la droite ! je disais que la droite était en déconfiture, Fillon ne doit ses 20% de voix qu'à ses affaires, sans le PenelopeGate il serait à 16%. Le pire échec est celui de la droite qui persiste en appelant au vote contre Marine Le Pen, après avoir insulté Macron et critiqué son programme, les voila, comme prévu... qu'ils appellent à voter pour lui. Las, les élus ne sont pas les électeurs, j'ai du mal à croire que des électeurs de Mélenchon, Aignant, Fillon, voire Hamon, puissent voter pour Macron.
J'avais pronostiqué un effondrement de Macron entre les deux tours, nous serons fixés d'ici quinze jours.
En aparté, tout ceci est inquiétant, une élection française ou pas moins de 9 candidats étaient opposés à l'UE et on se retrouve avec un candidat possible président pro UE. Les cocus comptez vous !
Tout ceci va très mal se terminer, les déçus des opposants Macron et ses alliés vont se rendre compte à quel point ils n'ont fait que continuer la politique qui nous a conduit dans l'impasse actuelle, avec les mêmes, toujours moralistes et sans vergogne.
Ces hurluberlus auraient tort de s'en privé car après tout, si Macron est élu, les français ne pourront s'en prendre qu'à eux mêmes.
Le problème, en France particulièrement, c'est que les gens sont gouvernés par des idéologies, elles foirent, surtout celles de gauche, mais ils ne remettent pas en cause le modèle mais les hommes. De Mitterand à Hollande, les cocus de la gauche se sont persuadés que le modèle est bon mais que seuls les hommes sont en cause. Macron est le dernier avatar, celui qui va mettre la France à feu et à sang et qui portera la responsabilité d'une fracture à la fois violente et irréconciliable entre des catégories de français dont personne ne veut plus entendre la voix...

Écrit par : Phil Asp | 24 avril 2017

Phil Asp@ Quel tissu d'incohérences...
"Fillon ne doit ses 20% de voix qu'à ses affaires, sans le PenelopeGate il serait à 16%." Mon amie française et moi avions repéré les qualités de Fillon alors que les manipulateurs de la presse nous donnaient absolument du Juppé ou du Sarko. Fillon a gagné aux primaires, avec la grande classe. Mais Hollande a balancé ses jokers dans le Canard. Alors, svp, donnez-vous votre version des faits, que je pressens bien délirante, comme on en est habitué de la part de nos "amis" français...
"l'homme est dangereux comme peut l'être un Obama, c'est du totalitarisme soft"
Ah ben oui, vouloir dégager de l'Irak et de l'Afghanistan, c'est du totalitarisme soft...
Bien entendu, vous préférez le taré Trump ?
Allez, expliquez-vous, qu'on se marre.

Écrit par : Géo | 24 avril 2017

"Macron est le dernier avatar, celui qui va mettre la France à feu et à sang"
Je n'irai pas jusque-là.
Non ! Mais le fait est que Macron a ratissé large, très large. Une quête tous azimuts qui ne pouvait que s'appuyer sur un programme flou.
Les ralliements à son panache rose-pâle sont nombreux, et surtout, ils viennent de tous les horizons, depuis l'extrême gauche (Robert Hue) à la droite.
Entre les deux tours, il y aura nécessité pour lui d'être plus précis. Il est habile, et on peut lui faire ce crédit : il va jongler avec le clair-obscur, les formules aussi grandioses qu'ambiguës, aussi ronflantes que vides de sens. Comme il a d'ailleurs commencé à le faire dans son discours d'après-résultats.
Il a donc suscité beaucoup d'attentes. Et, problème, des attentes absolument contradictoires entre elles, et inconciliables.
On peut prédire, sans crainte de se tromper, que les déceptions seront à la mesure des attentes non satisfaites.
On peut également s'attendre, une fois le bonhomme installé à l'Élysée, à un effondrement très rapide de sa cote de popularité, quelque chose qui devrait surpasser en vitesse et intensité la dégringolade de Hollande.
Mais que cela débouche sur des troubles sanglants, je n'y crois pas.
Il y aura simplement une désillusion plus grande encore des citoyens vis-à-vis de leur classe politique dans son ensemble.

Écrit par : AP34 | 24 avril 2017

Madame Rabbit, que le spectacle de la politique occidentale passionne plus que les séries américaines, a déniché une théorie intéressante sur les réseaux sociaux chinois : Emmanuel Macron serait une créature de François Hollande, une sorte de malware ou de cheval de Troie, destiné à le venger de l'affront que le bilan de sa présidence laissera dans l'histoire.

Écrit par : rabbit | 24 avril 2017

Géo, qu'à ton affaire de ce que vous ayez repérer des qualités de Fillon ? Ce type est une baudruche, il n'a été désigné qu'au travers d'une primaire, sur un malentendu, par rejet de ses colistiers, avec une participation de 50% d'électeurs de gauche qui sont venus rejeter Sarkozy. La primaire de la droite a réuni 4,5 millions d'électeurs suite au stratagème de Juppé qui souhaitait diluer les voix des Républicains en quadruplant le nombre de bureaux de vote. Le stratagème a fonctionné mais il est passé lui aussi à la trappe. Fillon ante primaire était qualifié de 4%, post primaire il était tombé vers les 14/16% Le PenelopeGate a été une promotion plus qu'autre chose, j'ai toujours dis qu'il ne serait pas au second tour, même si après le Trocadéro il y eu un bref espoir, le soir même il balançait sur le FN. Ce type est à l'image de la majorité des élus de la droite : ils ne sont pas de droite.
Si le programme de Fillon vous convient, grand bien vous fasse.
Si Obama qui est le président US de toutes les guerres et qui aura doublé le budget armement pendant ses 10ans de règne vous satisfait, tant mieux pour vous. Trump est le Golem d'Obama, le résultat de son échec, cela ne semble pas vous effleurer.
Vous êtes à l'image de tous ces moralistes, votre bien-pensance en bandoulière, distribuant bon et mauvais points, vous êtes un dinosaure, et le français que je suis vous emmerde. N'y revenez plus.

Écrit par : Phil-Asp | 24 avril 2017

"Emmanuel Macron serait une créature de François Hollande"
Pas vraiment nouveau. C'est même un avis partagé par la grande majorité des observateurs honnêtes...

Écrit par : Géo | 24 avril 2017

Merci de garder un ton courtois.

@Phil-Asp: "[François Fillon] est une baudruche, il n'a été désigné qu'au travers d'une primaire, sur un malentendu, par rejet de ses colistiers, avec une participation de 50% d'électeurs de gauche qui sont venus rejeter Sarkozy."

Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. Depuis longtemps, François Fillon bénéficiait d'une bonne image au sein du parti. Il faillit même en prendre la présidence si ce n'était un bourrage des urnes de la part de Copé. Tous les gens LR que j'ai pu côtoyer m'ont dit qu'ils voteraient Fillon aux primaires.

Il y avait un certain rejet de Sarkozy c'est vrai (son quinquennat lamentable mena à l'élection de Hollande) mais les militants de gauche ont toujours choisi le candidat le plus à gauche du panel, c'est-à-dire Juppé. D'où sa "popularité" parfaitement artificielle auprès du peuple français en général. Seul problème, même s'ils préféraient Juppé, les gauchistes n'allaient quand même pas se presser en nombre dans des primaires de droite et payer leur écot juste pour pousser un type qu'ils détestaient moins. Voilà comment la baudruche Juppé s'est dégonflée.

Sarkozy évincé pour avoir eu sa chance et Juppé soutenu par des gens qui ne votaient de toute façon pas aux primaires des Républicains, il ne restait plus que Fillon.

La droite volait de victoire en victoire dans le quinquennat Hollande (communales, régionales) et je dois dire aussi que je n'ai pas entendu beaucoup de gens dire que le Penelopegate lui avait fait de la pub... Plutôt qu'il avait réussi à échouer dans des élections théoriquement impossibles à perdre.

Écrit par : Stéphane Montabert | 24 avril 2017

"Mon amie française et moi avions repéré les qualités de Fillon"

Je me demande bien lesquelles, sauf si le suivisme, le conformisme, la lâcheté, la mollesse sont des qualités.

Ce type a accompagné toutes les soumissions :

- soumission de l'industrie nucléaire aux nouvelles normes délirantes, jamais appliquées avant, jamais vues dans une industrie où des risques réels existent (une centrale nucléaire n'est pas un risque pour la population, quoi qu'il arrive) ce qui menace l'industrie qui ne risque de pas pouvoir suivre cette inflation perfectionniste
- soumission à l'anti-OGMisme
- le Grenelle de l'environnement, soumission aux assoc bidons enviro/anti-humanité
- à l'écotaxe poids lourds, avec toute la volaille politique
- soumission à l'Islam avec la reconnaissance officielle des islamistes
- lois mémorielles et d'humiliation nationale
- pas de défense de la liberté d'expression

Dans la campagne des primaires, il a dit qu'il ne fallait rembourser le "petit risque" aux gens qui "ont les moyens". Ne pas rembourser à ceux qui cotisent plus parce qu'ils ont les moyens : les socialauds ne pourraient pas dire mieux!

Il a fait pleurer sur le sort des médecins, cette confrérie de pontifiants de plus en plus incompétents (incapables de diagnostique une maladie infectieuse commune à temps, ce qui justifie les vaccinations d'ailleurs) qui veulent rendre leurs services obligatoires comme tous les autres parasites sociaux et généraliser les vaccinations comme le principal syndicat de bouffons parasites le demande.

Il a utilisé les affaires judiciaires de Sarko pour le pousser dehors. Cet égocentrique n'imaginait pas qu'il puisse aussi avoir des affaires!!!

Il a mis une cible dans son dos en disant qu'un candidat ne pouvait pas être mis en examen. Ensuite il a forcé ses fidèles laquais à justifier le fait qu'il se maintienne.

Je ne comprends pas qu'on puisse défendre un type pareil.

Écrit par : simple-touriste | 24 avril 2017

Moi je pense que SI Fillon n'avait pas eu ses casseroles, il aurait pris au moins 2 % à Dupont et autant à Macron. Il serait à la place de Macron face à MLP.

Et toute la smala bien-pensante aurait appelé à voter Fillon pour éliminer MLP.

De toute façon, Fillon ou MLP aux manettes, faudrait s'attendre à des émeutes "plurielles" allant de la macronie à la mélenchonie.

Avec Macron aux manettes, le chaos prolétaire prendra son temps, mais ça se limitera à de la castagne classique entre gauchistes et force de l'ordre.

Écrit par : petard | 25 avril 2017

Stéphane.
Si je débat ce n'est pas pour avoir raison, mais sur cette affaire, il est un fait que j'ai écris le scénario qui s'est déroulé avant la primaire de la droite.
Chance ? non, une connaissance du biotope. Fillon n'a aucune stature et ne représente rien sur l'échiquier à droite. Comme vous le dites il a été écarté de la direction des Républicains par un certain Copé, c'est dire s'il n'est pas des plus affûté.
Lisez donc ce que dit Buisson ou M.F Garraud (déjà !) à son sujet, sans parler de Sarkozy qui l'avait affublé du surnom de "mister Nobody".
Fillon n'a jamais eu le soutient de sa base, l'homme que voulait les électeurs des Républicains était Sarkozy qui a toujours tourné autour des 60% d'opinion favorable dans son camp.
Sur Juppé, ok. Sur Fillon, beaucoup se sont illusionnés d'une victoire qui lui était soi-disant promise alors qu'en dehors de la primaire, Fillon avait du mal à se tenir à 16%. Ce sont des faits. Son effondrement dans les sondages, passé la primaire, inquiétait beaucoup son camp. Même si vous ne l'avez pas entendu, je persiste à dire que l'affaire PenelopeGate ne l'aura pas desservie, elle aura même mobilisé l'essentiel de la campagne sur sa personne et fait passer à la trappe l'essentiel des débats. Fillon est porteur d'un programme obsolète, s'il convient à certain, tant mieux, mais la vérité est sortie des urnes, le "sauveteur" de la France n'a pas retenu l'attention des Français. En fait, Fillon c'est juste l'électorat catho, le Trocadéro aura entretenue l'illusion, manifestation portée par les participants de la manif pour tous, voila ce qu'est Fillon. Si vous aviez vu ses meetings, son électorat avait la moyenne d'âge de loin la plus élevée.
Macron que la plupart décrivait comme une bulle et duquel j'avais prévenu qu'il était celui qui serait au second tour, car l'homme est redoutablement intelligent, a été négligé. 3 mois avant le premier tour, invité en plateau télé, les présentateurs se moquaient ouvertement de lui, les mêmes rigolent moins à présent.
Fillon n'avait qu'une seule voie possible : la ligne Buisson, à la quelle il a toujours tourné le dos, un suicide politique.
Les Républicains, la droite, persistent dans la même erreur d'analyse, ils en sont réduit au Front Républicain et à faire barrage au FN, c'est à dire qu'ils tournent le dos à plus de la moitié de leurs électeurs. Il se persuadent de remporter les législatives, alors qu'ils vont poursuivre leur descente aux enfers.
Cette présidentielle a mis en exergue la scission entre les partis et leur base. Les socialistes se sont renouvelé, Macron est l'un des leurs, c'est un progressiste parfaitement assumé. La droite n'a pas su le faire en présentant deux dinosaures : Fillon Juppé, sans aucune issue, pire encore pour eux, alors que Sarkozy avait braqué l'électorat FN, en 2017 c'est l'inverse qui s'est produit, et la saignée est loin d'être terminée ! La droite par son appel maladroit et suicidaire à faire barrage au FN a démontré qu'elle était arrivé au bout d'un processus, ils étaient à gauche depuis des années le fameux UMPS cher à Marine Le Pen, les seuls à se démarquer sont Poisson, Sarkozy, Moranno. Le piège se referme sur les Républicains, celui tissé par le Think tank Terra Nova qui est le moteur du progressisme en France, les inventeurs des primaires françaises et de la ligne politique à suivre dont seuls se démarquent le FN, Asselineau, Aignant. La droite portée par Fillon, c'est la même que celle de Juppé, celle qui ne se démarque plus de la gauche et qui va sombrer.
Rappelez vous, alors que tous s’embrasaient au soir de la primaire de la droite je disais, et j'étais bien seul, que la droite était un champ de ruine et qu'elle courait au désastre. Nous y sommes, et attendez de voir les législatives !
La baudruche Fillon apparaît clairement en analysant les Régionales, alors que le PS était en pleine déconfiture, la droite a eu les pires difficultés à conquérir des territoires, la plupart des victoires ont été remportées par des alliances avec le PS qui avait dès cette date entrepris sa mue dont Macron est la chrysalide.
Si vous embrassez le progressisme, alors vous n'avez aucune autre issue que vous fondre dans un moule qui est planétaire, qui va de Obama à Tsipras, en passant par Hollande ou son avatar Macron, Merkel et la plupart des dirigeants actuels. Le progressisme est une machine à broyer les individus et les partis.
Le monde se détermine en deux camps : les progressistes et ceux qui ne le sont pas. Les premiers sont minoritaires en voix mais détiennent toutes les clés du pouvoir, les seconds... c'est vous et moi, des citoyens à qui on donne l'illusion d'un débat alors que tout est écrit d'avance.
Encore une fois, observez le résultat de la présidentielle, tous les candidats, poussés par leur base, avaient marqué une opposition à l'UE, celui qui se retrouve au second tour est celui qui est pro UE : Macron. What else ?

Écrit par : Phil-Asp | 25 avril 2017

Macron, intelligent?

Peut être, mais c'est un zéro. N'importe qui pouvait le faire exploser. C'est une cible plus facile que le zeppelin Hindeburg.

Pourquoi cela ne se produit pas?

Peut-être parce qu'il représente le vide. Macron discrédité, c'est toujours Macron.

Macron pourrait dire "j'incarne le vide" ou "je suis possédé par le RIEN" ou "le néant absolu parle à travers moi" ou reprendre les discours politiques de Kang et Kodos et être élu. C'est peut être une approche intelligente, mais pour moi c'est l'approche zéro.

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Kang: (as Bob Dole) Abortions for all!
(Crowd boos)
Kang: Very well, no abortions for anyone!
(Crowd boos again)
Kang: Hmm... Abortions for some, miniature American flags for others!
(Crowd cheers and waves miniature flags.)

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Kang: My fellow Americans. As a young boy, I dreamed of being a baseball; but tonight I say, we must move forward, not backward; upward, not forward; and always twirling, twirling, twirling towards freedom!

Écrit par : simple-touriste | 25 avril 2017

N'importe qui pouvait faire "exploser" Macron ? que ne l'ont-ils fait !
Macron incarne le progressisme, s'en est, au même titre que Obama, un des plus pur aboutissements.
Même si je suis diamétralement opposé à cette doctrine, je ne peux que m'incliner et surtout me désoler sur la lecture monoculaire que certains persistent à avoir de la politique. Fillon est venu avec son programme économique, ce qui n'a jamais été et jamais ne le sera, le moteur d'un élection. Ce prétentieux, s'est cru au dessus des autres, il a fustigé Macron pendant des semaines, l'a affublé de tous les noms, ses proches ont démolis Macron sur tous les plateaux télés, et 15 minutes après avoir acté sa défaite, Fillon appelle à voter Macron.
Accessoirement, les gens, tels Fillon, qui ne respectent pas leur adversaires démontrent qu'ils sont des crétins congénitaux, le bon sens appelle toujours à cette évidence.
Si j'étais vous, simple-touriste, ce n'est pas Macron que je qualifierai de zéro, mais cette droite française qui vient de prouver si besoin était qu'elle était la plus stupide du monde. Mais peut être est ce la faute de Macron ?

Écrit par : Phil Asp | 25 avril 2017

"le chaos prolétaire prendra son temps, mais ça se limitera à de la castagne classique entre gauchistes et force de l'ordre."
Je ne pense pas. La CGT va jouer le même jeu que sous Hollande, cela me semble évident. Avec MLP au pouvoir, la réponse gouvernementale aurait été dure. Avec Macron, cela va stagner et les réformes vont vraisemblablement être neutralisées...

PS. Phil Asp@ Merci pour vos explications. Je me suis effectivement bien marré. Et pour ceci : "et le français que je suis vous emmerde. N'y revenez plus.", je vous signale que vous êtes sur un blog suisse. Alors cessez d'exacerber la haine des Suisses contre l'envahisseur français, cela vaudra mieux pour tout le monde.

Écrit par : Géo | 25 avril 2017

"Fillon est venu avec son programme économique"

Ah ah ah.

Supprimer des réglementations excessives, c'est ça un programme? Même Mollande dit pareil, et il a créé un sous secrétariat à la lutte contre la complexité administrative pouvant créer des phobies.

Ne pas rembourser le "petit risque" médical, quoi que cela puisse vouloir dire, aux gens qui "ont les moyens", c'est un programme pour équilibrer les comptes sociaux???!!!!

"ses proches ont démolis Macron sur tous les plateaux télés"

Cela m'aura échappé, et pourtant je regarde pas mal les commentaires. Ils n'ont utilisé quasiment aucun faille de Macron. Il fallait dire : "Macron = trahison = antiFrance". Bref, un discours d'extrem drouat. Parce que seul le discours d'extrem drouat peut contrer Macron le traître. (Sarko et Fuyons en sont aussi.)

Le bisounoursisme, ça suffit.

Mais attention, pour dire cela, il faut aussi dire STOP à l'Europe. Dire que la France ayant encore une armée et sa force de frappe, elle peut encore envoyer ch.... l'UE.

Dire que l'usage de la BOMBE n'est JAMAIS exclus quand une force étrangère tente de forcer la destinée de la France.

Dire que d'un jour à l'autre, la France pourrait décider d'interdire de séjour tous les ponctionnaires européens.

Etc.

Écrit par : simple-touriste | 25 avril 2017

GEO : vous concernant, je ne retire rien et si vous avez un peu d'imagination, je vous laisse compléter.
Vos arguments, ils sont où ? comme vous n'en avez aucun, vous faites du ad personam, et après vous couinez, c'est tout le problème des gens gouvernés par leurs seules émotions.

Simple-touriste : que les choses soient claire, je respecte Macron mais je n’adhère en rien à son idéologie progressiste, les français sont des veaux disaient le grand Charles, ce qui risque de se vérifier une fois de plus, hélas.

Puisque nous sommes sur un blog Suisse et qu'il est possible de tirer un parallèle avec la Principauté de Monaco que je connais très bien, le programme du FN est le copié collé de celui Monégasque. La préférence nationale est exacerbée, ne serait ce que parler de ça. A Monaco c'est bien, en Suisse aussi, en France c'est réservé au seul cinéma, cette belle "exception" culturelle.

Macron est dangereux, mais encore une fois il a été négligé. Quant à Fillon, je me suis largement exprimé depuis des mois sur son incompétence, et s'il est sorti, c'est parce que la droite n'existe plus, l'équipe en place est tout ce qu'ont rejeté les français : NKM, Copé, Solère, Barouin, Raffarin, Juppé, Estrosi, etc. Ils ne parlent qu'à eux mêmes, déconnectés de leur électorat, ils ne savent même plus le définir cet électorat, il suffit pour s'en convaincre de les écouter.
La seule avec une analyse pertinente ces dernières heures a été Nadine Morano, qui a reconnu le glissement de la base des Républicains vers le FN, et ce n'est pas fini car avec l'appel à voter Macron, l’hémorragie va s'accélérer et aux législatives, la droite terminera de sombrer. Et la pauvre Morano est vue comme une extrémiste au sein des Républicains... c'est dire le découplage avec la réalité.

Le problème de ce monde c'est que le peuple est dénié, trop sale, sans dents, trop vieux, trop moche, le Brexit a donné lieu à de belles saillies verbales sur le sujet, l'élection de Trump a continué le mouvement, les crocs des progressistes sont acérés, le peuple c'est juste une horde d'abrutis avinés, l'élite, du moins celle se prétendant comme telle, en est même a dire qu'il faudrait instaurer un vote censitaire, ce qui finira de toute façon par arriver. Orwell, nous y sommes presque ! La seule lueur d'espoir étant venue de Grande Bretagne qui semble respecter la volonté d'un peuple exprimé au travers du Brexit.

Je l'ai dis à un cadre FN, membre de famille, j’exècre le terme "UMPS", mais jamais il a été autant vérifié depuis les Régionales. Cette présidentielle accélère un mouvement de fond, droite gauche sont des leurres, Fillon était pathétique avec son "les français ont besoin d'alternance", le clivage n'est pas droite/gauche mais celui qui a prit forme avec Clinton : progressistes vs le reste du monde. La droite ne parvenant pas à se démarquer de cette idéologie, en est réduite à se fondre dans ce moule et adopter ses codes qui sont planétaires.

Le programme de Fillon s'est la continuité de l'UE, les gens ne sont pas aussi aveugles et à la copie progressiste Fillon, ils ont choisi l'original assumé, Macron.

Si vous cherchez un peu, il doit rester une de mes saillies sur FigaroVox, à la désignation de Fillon, je commentais : "il ne sera jamais au second tour car la place est déjà prise par Macron". J'en ai entendu des "GEO" à l'époque !

Cette fausse démarcation droite gauche se retrouve entre le parti de Mélenchon et celui de M. Le Pen, Mélenchon a été obligé de suivre (enfin) sa base, ce qui lui a fait adopter une ligne europhobe. Les électorats sont très proches, mais le chiffon rouge du monstre FN est chaque fois agité par les progressistes, et ça marche (même Onfray à récemment commenté le sujet).
Hollande dont le bilan ne se commente plus, ose parler du danger FN, comme Obama avant Trump, alors même qu'ils sont les créateurs du monstre qu'ils désignent, c'est leur Golem.

Les gens n'ont rien à foutre des problèmes économiques, si c'était le cas, les élus ne seraient pas ceux qui ont occupé les postes depuis des décennies.

Le progressisme est une des idéologies les plus dévastatrices qu'ait connu l'humanité, ce mouvement est un soft totalitarisme, c'est la matrice du communisme et du socialisme additionné de la puissance financière, tous ceux qui n'y adhèrent pas sont broyés, les autres sont priés d'en adopter les codes et se taire.

Nous sommes face à un totalitarisme, il faudra encore combien de temps pour que certains ouvrent les yeux ?

Écrit par : Phil-Asp | 26 avril 2017

Phil Asp @ Vos arguments, ils sont où ? comme vous n'en avez aucun, vous faites du ad personam, et après vous couinez, c'est tout le problème des gens gouvernés par leurs seules émotions.
Oui, c'est votre phrase. Vous affirmez, mais les affirmations ne sont pas des arguments. Et vous nous la jouez "je l'avais bien dit" : "je commentais : "il ne sera jamais au second tour car la place est déjà prise par Macron"

Ouh là ! Quelle originalité ! Tous les sondages donnent Macron et MLP au 2ème tour depuis des semaines...

A part ça, je suis d'accord avec vos appréciations sur le "progressisme"...

Écrit par : Géo | 26 avril 2017

GEO, trop tard, évitons d'échanger ne serait ce que par respect pour l'hôte de ce lieu. Je n'ai que faire de vos appréciations, ce qui m'intéresse c'est l'échange d'idées, vous êtes dans l'invective, d'où ma réaction, pissez plus loin que moi si cela vous apporte réconfort, mais SVP, ignorez moi, ce ne doit pas être bien difficile, non ?
Merci.

Écrit par : Phil Asp | 26 avril 2017

L'accès du blog m'est bloqué?

Écrit par : Géo | 26 avril 2017

@Géo: j'aurais tendance à répondre que non, vu que vous avez réussi à entrer votre commentaire?

Je n'ai pas vu de problème technique sur la plateforme blog de 24Heures ce matin, en tout cas.

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 avril 2017

Le terme "progressisme" est un abus de langage, et même un non sens.
Le progressisme étant, par définition, de gauche, alors la droite est – en considérant les antonymes du mot – conservatrice, immobiliste, obscurantiste, réactionnaire, rétrograde et traditionaliste.
Ce qui est une classification tout à fait ridicule.
Un progrès pour les uns est une régression pour les autres, et inversement.
La gauche s'est parée du progressisme de sa propre autorité et, comme d'habitude : sans opposition aucune de la part de la droite, dans l'unique but de rejeter celle-ci dans l'obscurantisme, l'immobilisme etc (cf. plus haut).
Vous qui êtes de droite, ne tombez pas dans ce panneau !

Écrit par : AP34 | 26 avril 2017

J'ai essayé par deux fois de vous faire parvenir un commentaire citant ce blog :
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/04/23/election-francaise-%C2%A0hollande-m-a-tuer-%C2%A0-283542.html
On peut y lire des doutes sur la probité des résultats. Mais cela me paraît très peu plausible. Bien que naturellement, c'était le rêve de tout candidat de se retrouver face à MLP au 2ème tour. Mais une fraude électorale de cette nature en France, non...

Écrit par : Géo | 26 avril 2017

Effectivement, débattre avec Phil-Asp n'a strictement aucun intérêt : "vous êtes dans l'invective, d'où ma réaction, pissez plus loin que moi", ce langage typiquement français n'intéresse personne ici.
Sur la plateforme TdG, je vous invite à aller voir les derniers développements du blog de HL :
http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2017/04/23/election-francaise-%C2%A0hollande-m-a-tuer-%C2%A0-283542.html

Écrit par : Géo | 26 avril 2017

"Les couleurs montrent l'intensité du vote Macron (bleu) et Le Pen (brun)."

https://www.letemps.ch/monde/2017/04/26/france-macron-contre-france-pen-dit-carte-1er-tour

Brun?

La uber-subtile propagande anti-FN : c'est fin c'est très fin ça se mange sans faim.

Écrit par : simple-touriste | 27 avril 2017

Je ne saurais dire mieux et Guilluy pour qui le lit, a tout dit et prévu :
http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-posture-anti-fasciste-superiorite-morale-france-en-haut-permet-en-realite-disqualifier-tout-diagnostic-social-3031677.html

Stéphane, je ne sais pas si votre commentaire m'est adressé, mais concernant le progressisme, il me semble entendre mon fils, réflexions d'intellectuels qui complexifie le débat à outrance.

Le progressisme a une émergence forte avec Kennedy, puis reste comme un courant souterrain jusqu'à Clinton, Obama en étant, comme Macron à son tour, les parfaits représentants.

Le progressisme est le container de tout le reste. Guilluy décrit très bien la perte de repère des partis traditionnels gauche/droite et la désaffiliation de leur électorat.
La gauche, au sens le plus large du terme, a naturellement emboîté le pas du progressisme qui est le mariage de la carpe et du lapin, de la finance et du marxisme.

La droite, surtout en France, est toujours dans la respiration de la gauche qui s'est accaparé du fond culturel depuis des lustres, la droite nourri un complexe d'infériorité à ce sujet.

Ces dernières décennies, le clivage droite/gauche, qui relevait de la même gageure qu'aujourd'hui, n'avait pas encore épuisé sa réserve d'hommes. En effet, les élections, notamment présidentielles, sont l'occasion d'alternances, celle d'hommes, les idées elles étant réputées bonnes mais mal servies.

Las, le processus arrive à épuisement, sauf quelques irréductibles dont les fans de Fillon sont une parfaite illustration à mes propos (l'électorat 3 voire 4ème âge que je décris plus avant et que décrit Guilluy).

La droite, suiveuse de la gauche, a même été stupidement, et je me suis épuisé à le dire, adopter le concept des primaires qui est une émanation du think-tank progressiste Terra-Nova, logiciel du PS.

la gauche a réussi sa mutation, elle a tourné le dos à l'électorat ouvrier, en France elle a sabordé le PS, en faisant porter, fait remarquable ! le chapeau à l'insignifiant Hamon qui se retrouve à assumer la déconfiture du PS. Elle a transféré et continu de le faire, son personnel dans le mouvement "En Marche" de Macron, ce dernier assumant de façon claire son appartenance au progressisme.

La droite a implosé, et sa situation est autrement plus délicate car, premièrement, ce qui lui arrive est subit, contrairement au PS qui a anticipé l'avenir. Ensuite, il est maintenant impossible pour elle de se démarquer en quoi que ce soit de la gauche qui a assumé son basculement progressiste sinon à rejoindre le mouvement et se perdre définitivement.

Les grands perdants du progressisme sont les courants de droite car à l'inverse de la gauche ils ne sont que rarement idéologiques. In fine, nous allons nous retrouver avec un mouvement progressiste dont l'ossature est de gauche, rejoint par des opportunistes de droite en minorité, l'ancienne gauche que représente Mélenchon et le FN devenant les seules alternatives au progressisme. Le scénario est mondial.

Onfray décrit très bien qui est Macron, un pur produit marketing http://by-jipp.blogspot.fr/2017/04/michel-onfray-detruit-limposture-macron.html
par la même, il décrit ce qu'est le progressisme !

Le progressisme domine la planète, c'est une idéologie bien pire que le communisme dont il tire les racines mais avec des moyens financiers illimités.

Encore une fois il y maintenant deux mondes : les progressistes, et ce qui ne le sont pas. La démocratie a abandonné le terrain, seuls quelques uns s'illusionnent encore de principes selon lesquels un peuple puisse disposer d'un choix.

Macron, comme le dit remarquablement bien Onfray, est un paquet de lessive, comme Obama avant lui, un produit qui s'est imposé comme un smartphone ou une bagnole, jusqu'à ce qu'un autre modèle soit proposé et ce rapidement car, dans un tel monde, tout s'épuise vite, il n'y a plus de structure, seulement une image, un packaging.

Orwell, nous y sommes.

Écrit par : Phil Asp | 27 avril 2017

Onfray:
https://www.youtube.com/watch?v=Md2aCrvxh54

Michel Onfray s’est abstenu au premier tour et ce pour deux raisons. La première est qu’il s’est senti victime d’un « coup d’état » quand le « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne n’a pas été suivi des effets escomptés: «Il y a eu une rupture de contrat social ».

Et la deuxième est cette division entre «petits» et «grands» candidats que le philosophe trouve ambigüe: «Tout a été fait pour que le goulot d’étranglement arrive à ce qu’il s’est passé là (…) Regardez, les «petits» candidats sont tous des gens qui sont contre la formule libérale de l’Europe.

Écrit par : petard | 27 avril 2017

Après avoir pourri de long en large le programme de Macron, Fillon s'est rallié à Macron et il a ouvert le bal de la grande partouze de tous les partis politique pour faire barrage au FN.

Ici à partir de 4 min 11., ça chauffe !

https://www.youtube.com/watch?v=oklNzHQZ5kw

Écrit par : petard | 27 avril 2017

Il vaut mieux être économiste que philosophe, car l'obsolescence artificielle crée plus de chômage dans cette dernière profession.

Écrit par : rabbit | 27 avril 2017

je ne peut que vous rejoindre petard ! La France en particulier est devenue un territoire de Castors, des bâtisseurs de barrages

Écrit par : Phil Asp | 27 avril 2017

"La droite, suiveuse de la gauche, a même été stupidement, et je me suis épuisé à le dire, adopter le concept des primaires qui est une émanation du think-tank progressiste Terra-Nova, logiciel du PS."

Tout le monde répète ça, mais personne n'est capable d'expliquer :

- en quoi c'est un mauvais système
- quel est le bon système

Écrit par : simple-touriste | 28 avril 2017

Simple-touriste : la primaire est un vote censitaire. Ainsi, un vote permet de désigner un candidat à une présidentielle avec seulement quelques électeurs.
Les autres se retrouvent à voter pour une personne qu'ils n'ont pas choisi. Buisson en parle très bien.
De même, cette élection très peu encadrée et sujette à caution tant les dérives sont possibles, pour vous en convaincre, rappelez vous de celle socialiste et de l'élasticité du nombre d'électeurs. Tout comme le nombre de bureaux de vote des Républicains multipliés par 4 pour satisfaire Juppé.
La primaire de droite a limité le choix (des électeurs de la présidentielle) à Fillon et celle de la gauche a permis de faire porter le chapeau du désastreux quinquennat Hollande à Hamon, l'idiot de service qui passait par la.
Ne perdez pas de vue que le scrutin français est à deux tour, avec la primaire ça nous en fait 3.
Les primaires sont une émanation du think-tank progressiste Terra-Nova. Le but est qu'ils souhaitent la disparition des partis politiques. Macron qui est un pur produit progressiste, disait alors qu'il était ministre, qu'il trouvait les élections stupides... le monde au mains des technocrates. Le modèle de l'UE, la dérive Obama.
A la question quel est le bon système ? aucun ne peut se prévaloir de ce titre, la primaire est anti démocratique et son échec a été acté avec la présidentielle, aucun candidat qui en a été issu n'est au second tour.
Le système à deux tour est encore moins démocratique puisqu'il permet à des minorités de s'accaparer du pouvoir, observez toutes les élections et les voix du premier tour. Observez les résultats de l'élection Autrichienne, un type insignifiant, sorti de nulle part, se retrouve élu par un jeu d'alliances circonstancielles, face à un bloc qui lui représente sur son seul nom près de 50% des électeurs. Et peut être aurons nous un Macron sous peu sur le même mode.
Le système américain, si l'on laisse de coté les sommes colossales qu'un candidat doit mettre sur la table pour espérer être élu, semble de loin le plus juste.
Les candidats passent par le tamis de leurs partis, puis se confrontent à des grands électeurs et enfin à l'adversaire désigné.
En France, sous prétexte de démocratie, on fait concourir des Poutou, Artaud, Cheminade, etc... des gens qui n'ont aucune chance de l'emporter, et plus grave encore, s'il venaient à être désignés, ne possèdent aucune compétence ni appareil.
Les primaires oui, mais façon USA, avec une limite financière.
Et in fine, c'est le pouvoir Colbertiste qui est une abomination, finalement peu importe comment ils sont élus, mais c'est surtout le pouvoir qu'ils s'octroient qui pose problème.
Je rejoins Onfray sur sa proposition qui repose sur la communalité, de la base vers le sommet, exactement ce qui est combattu par le progressisme et certains prétendus libéraux qui rêvent de centralisation.

Écrit par : Phil-Asp | 28 avril 2017

"A la question quel est le bon système ? aucun ne peut se prévaloir de ce titre, la primaire est anti démocratique et son échec a été acté avec la présidentielle, aucun candidat qui en a été issu n'est au second tour."

N'importe quoi!!!

En aucun cas ce spectacle risible d'échange de politesses façon pince fesses mondain de "la primaire de la droite et du centre" ne peut compter comme primaires. Les primaires sont le lieu de la destruction de l'adversaire, de l'élimination des tocards et autres mollassons.

François Fillon est un personnage médiocre qui n'a rien trouvé de mieux que d'utiliser la Justice pour attaquer Sarkozy, mais de façon dissimulée et honteuse. Je ne comprends pas que les électeurs de droite puisse pardonner une telle faute morale, mais c'est sans doute de l'auto-hypnose parce que le parti est vide intellectuellement : François Fillon est même anti-pétrole ce qui montre à quel point il lui manque absolument tout ce qui a fait le succès d'un Trump en particulier et des vrais Républicains en général, c'est à dire le conservatisme de ce qui marche et qui est fondamental. La non-défense du pétrole montre que Fillon est un lâche.

Quant à la primaire de la gôche elle a désigné un candidat portant véritablement les valeurs de la gôche qui sont principalement de n'avoir jamais rien fait de sa vie, d'avoir glandouillé dans les syndicats étudiants puis au parti, de ne rien ni savoir ni du monde de l'entreprise, ni de la recherche scientifique, ni de la difficulté de certains métiers de fonctionnaires (comme le travail d'enseignant du secondaire)...

La primaire est un véritable ascenseur social pour les personnages au dessus de la moyenne, et Hamon est exceptionnel dans l'inanité.

La primaire du PS a très logiquement éliminé les candidats compromis dans l'exercice du pouvoir qui n'est pas compatible avec les mensonges du PS. C'est normal et attendu qu'un parti qui répète des absurdités désigne un candidat absurde. Le résultat de cette primaire est à l'image de l'état intellectuel des membres du parti et de beaucoup de ses électeurs.

Si le PS voulait arriver à désigner un candidat crédible dans ses primaires, il fallait commencer par tenir un discours crédible aux militants! Hors depuis au moins 10 ans le PS ne produit plus rien sauf des attaques minables contre "Sarkozy au Fouquet's". La stratégie Terra Nova de victoire électorale par clientélisme n'est pas un discours de refondation, donc le parti a fait du recyclage des vieilles lunes.

L'intérêt de cette primaire était donc d'exposer le marasme intellectuel du PS, comme celle des Democ-rats a exposé la nullité d'Hillary autant que le fait que ce parti a dérivé vers le socialisme.

Les primaires ne vont pas magiquement créer des politiciens valables : dans un casting d'un parti de tocards à 100 %, vous choisissez toujours un tocard.

L'état de décomposition des partis politiques français se voit juste un peu plus maintenant. La "vie intellectuelle" relève du marasme complet avec Terra Nova qui fait des minables stratégies qui ne sont valables que dans l'hypnose via la presse (donc à tout moment l'hypnotisé peut se réveiller) et "l'institut Montaigne" dont je préfère éviter de parler pour rester poli et respectueux.

Écrit par : simple-touriste | 29 avril 2017

Je souhaite conclure en ce qui me concerne sur cette file, en saluant une grande dame, Marie-France Garaud, une des figures tutélaires française qui a clairement dénoncé le danger du progressiste Macron tout en soulignant que Marine le Pen était la seule à s'opposer à la mise en coupe de l'état France ou du moins ce qu'il en reste.
Je ne crois sincèrement pas un seul instant que le FN puisse révolutionner le modèle, mais l'important, comme le souligne M-F Garaud est de retrouver son indépendance, quel qu'en soit le coût, car il n'y a aucun prix pour ça.
La voie Macron est celle d'un monde atomisé, le royaume des droits particuliers (gays, transgenres, noirs, blancs, arabes, femmes, hommes, enfants, nains, handicapés, etc), sans plus aucun lien entre-eux sinon de revendiquer leurs particularités voire essayer de les imposer aux autres dans une lutte de tous les instants.
L'humain est ainsi devenu particulier, il n'y a plus de peuples mais des individus, qui s'illusionnent d'une liberté contenue dans un espace qui se réduit chaque jour d'avantage, gardiens de leurs prisons.
Dans un tel monde ou chaque humain est en compétition contre un autre, ou il finit par découvrir qu'il est son propre opposant, isolé, sans histoire, sans verticalité, sans avenir, sans famille, la réaction finira par émerger et elle sera fatalement d'une violence inouï.
Les anglais et leur Brexit seront peut être les grands gagnants d'une Europe moribonde, seuls résistants d'un système, celui progressiste dont l'UE actuelle, bien loin de ses bases d'alors, en est le moteur.
Je suis sur un blog Suisse, je m'adresse modestement à vous, battez vous pour conserver votre identité et ainsi votre liberté, car une fois perdues, il ne reste que le vide, la peur pour certains, la colère pour d'autres et la violence pour conclusion.
Merci Stéphane d'ouvrir cet espace.

Écrit par : Phil Asp | 29 avril 2017

Pour résumer, peut-on dire que l'enjeu de cette élection n'est pas de porter à la présidence le meilleur candidat du parti le mieux à même de gouverner, mais d'en finir une fois pour toutes avec le gauchisme intellectuel ? Dans ce cas, un robot ferait aussi bien l'affaire (s'il paie ses impôts).

Écrit par : rabbit | 29 avril 2017

"Dans ce cas, un robot ferait aussi bien l'affaire (s'il paie ses impôts)."
On a précisément l'impression d'être dans cette configuration. Il semble que les Français tirent de plus en plus la gueule face à ce non-choix...

Écrit par : Géo | 30 avril 2017

"un robot ferait aussi bien l'affaire (s'il paie ses impôts)."

En effet :

Et si les robots finançaient la protection sociale? La proposition émane de Benoît Hamon, candidat à la primaire à gauche des 22 et 29 janvier prochains. Interrogé ce jeudi sur France 2 dans L'Emission Politique, l'ancien ministre de l'Education a proposé que des cotisations soient prélevées sur les robots qui remplacent les emplois peu qualifiés dans le cadre de la révolution numérique. Objectif: contribuer au financement du revenu universel, mesure phare du candidat socialiste.

"Si demain une machine remplace un homme et crée de la richesse, il est normal qu'elle cotise" pour la protection sociale, a confié le député des Yvelines, citant l'exemple des portiques remplaçant les caissières dans les grandes surfaces.

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/benoit-hamon-veut-taxer-les-robots-pour-financer-la-protection-sociale_1858606.html

Écrit par : simple-touriste | 30 avril 2017

"Et si les robots finançaient la protection sociale?"
Cette approche est particulièrement stupide. Une entreprise paie des impôts sur ses bénéfices et basta. Une entreprise de BTP paie-t-elle des taxes sur ses bulldozers, tractopelles et autres marteaux-piqueurs ? Un robot n'est pas une machine ?

Écrit par : Géo | 30 avril 2017

La question fait débat (voir "http://www.letemps.ch/economie/2017/02/20/faut-taxer-robots-sils-avaient-un-salaire"). A tel point que l'on ne sait plus s'il s'agit de gauchisme intellectuel ou d'une imposture, intellectuelle elle aussi. Ce qui différencie les deux, c'est l'étendue des ravages dans la société. Une imposture a besoin d'un cerveau pour la créer et elle ne touche qu'un cercle d'initiés réceptifs. Le gauchisme se propage par contagion mentale, sans pour autant que le cerveau d'un seul individu soit un instant activité. Comme c'est à l'OCDE de prendre une décision finale sur l'imposition des robots, on peut sans autre parler de gauchisme intellectuel. Alors que pour la défense de Monsieur Oberson, il faudrait plutôt invoquer l'influence des romans d'Isaac Asimov sur un jeune lecteur émotif. Le meilleur fiscaliste du pays ne pourrait être complice d'une imposture.

Écrit par : rabbit | 01 mai 2017

"il faudrait plutôt invoquer l'influence des romans d'Isaac Asimov"

Je ne crois pas : Asimov parlait des IA (intelligences artificielles), le vainqueur de la primaire de gauche parle de tous les robots dans les usines. C'est un débat économique, pas sur le degré de conscience du robot ou sa liberté; ce sont deux choses sans rapport (pour le PS). Oberson mélange les deux pour embrouiller encore plus la question.

Il s'agit probablement d'une énième résurgence du Luddisme : les machines prennent (volent) le travail des ouvriers. Les militants PS ne sont pas les seuls à raisonner ainsi en France, au contraire. (L'idée que ce sont les machines qui ont "volé le travail" des enfants n'est jamais passée.)

Quant à l'IA, j'attends le moment où on pourra avoir de la traduction vaguement correcte ou du moins lisible sans trop d'effort, sans contresens, et grammaticalement presque correcte de façon automatisée. On en est très loin!

Écrit par : simple-touriste | 01 mai 2017

Ah ben, msieur rabbit, si on donne des salaires aux robots, il faudra ben qu'ils paient des impôts, pour sûr.

Mais il faudra nous présenter l'abruti qui veut donner des salaires aux machines. Il faudra l'empailler et l'exposer au Mudac...

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

"Ah ben, msieur rabbit, si on donne des salaires aux robots, il faudra ben qu'ils paient des impôts, pour sûr."

Et inversement, si les robots payent les cotisations de sécurité sociale, il faut qu'ils bénéficient :

- des soins/réparations remboursés
- des congés maladie
- de la retraite (à quel age?)

Quid des prestations familiales et des congés maternité?

Écrit par : simple-touriste | 01 mai 2017

N'hésitons pas à imaginer le pire, Monsieur du Géo: nous connaissons déjà ce que furent, pour nous humains, l'engrenage des inconsciences et la chaîne des irresponsabilités. Soit, donnons un salaire aux robots et donc, ils devront payer l'impôt. Il faudra alors les calmer en leur accordant le droit de vote: ça ne coûte rien et ce n'est pas difficile à programmer, la logique de l'électeur lambda ne dépasse pas une dimension. Ensuite, c'est l'escalade pour arriver au top du hit-parade des droits-créances: la Déclaration Universelle des Droits des Robots (comme s'il y avait déjà des robots sur les autres galaxies...). Je pense aussi à des détails pratiques: sur le plan comptable, comment amortir un robot s'il touche un salaire ?

Écrit par : rabbit | 01 mai 2017

"sur le plan comptable, comment amortir un robot s'il touche un salaire ?"
Comme pour les humains, mon bon. Les humains en Afrique, qui font des tripatouillées de petits enfants en espérant qu'il en survivra assez pour les entretenir quand ils seront vieux...
Il faudra donc programmer les robots avec le sens de la reconnaissance envers leurs créateurs. Un jeu d'enfant...

Écrit par : Géo | 01 mai 2017

Diantre ! Selon vous, les Africains peuvent être assimilés à des immobilisations corporelles et ils doivent être amortis... Pour les réviseurs, le concept devrait passer la rampe, mais vous allez par contre attirer l'attention de la Police de la Pensée sur vos commentaires. A part ça, vous avez passé une bonne nuit de Walpurgis ?

Écrit par : rabbit | 01 mai 2017

Sujet tangent : pourquoi les sociétés, qui payent beaucoup d'impôts, n'ont pas le droit de vote?

Écrit par : simple-touriste | 02 mai 2017

Vous réagissez ainsi parce que j'ai évoqué les Africains, marqueur pour la police de la pensée. Les catholiques faisaient beaucoup d'enfants aussi et au 19ème, il n'y avait pas non plus d'assurances sociales.
Cela va mieux comme ça ?

Nuit de Walpurgis ? J'ai suffisamment donné rayon "sorcières", merci.

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

Si vous voulez comprendre ce qui se passe en France avec ces élections, en particulier le rejet viscéral de M. le Pen par le système (l'EU, la classe politico-médiatique, la finance internationale etc), auquel se sont récemment ajoutés l'UOIF, les syndicats (Medef et CGT réunis), alors lisez ce célèbre chroniqueur américain qui a le courage de dénoncer la main-mise de son pays sur la France et sur l'Europe (pour ceux qui lisent l'anglais) :
http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/26/marine-le-pen-represents-france/
http://www.paulcraigroberts.org/2017/04/27/marine-le-pen-update/

Écrit par : AP34 | 02 mai 2017

N'y voyez aucune intention masquée de ma part, ô Géo. Je traduisais votre vision sociologique du monde en termes comptables (vous me rétorquerez que c'est aussi ce que faisaient les Nazis, mais je ne sourcillerai même pas sous cette bourrasque d'acrimonie). Puisque nous sommes entre nous, pensez-vous que la stratégie de Monsieur Montabert pour arriver au Grand Conseil est efficace ? Est-ce qu'il fait un bon usage de ses relations dans les milieux économiques ou les réseaux sociaux ? Vous qui passez vos journées à l'écoute des médias, vous avez certainement la réponse.

Écrit par : rabbit | 02 mai 2017

Il vous souvient peut-être que j'avais conseillé à M.Montabert de changer de parti. J'estimais qu'il gaspillait son intelligence et ses capacités. Il me semble que ce qu'il est advenu de Freysinger, de Perrin, de Clottu, après le désastre du conflit de l'UDC vaudoise entre F.Despot, C-A Voiblet, montre que l'UDC comme parti de droite à opposer au parti de centre droit PLR n'est pas à la hauteur de sa tâche en Suisse romande. J'avais recommandé à M.Montabert d'entrer au PLR et d'y renforcer l'aile droite de ce parti. Depuis, tout le monde a entendu parler des prises de position de Benoît Genecand, que je partage en grande partie.
Il faut espérer qu'il y ait plus de Genecand au PLR. Et on se félicite que les Yves Christen et autres Serge Melly ne fassent plus partie du grand vieux parti.

On n'en dira pas plus.

Écrit par : Géo | 02 mai 2017

"N'importe qui pouvait faire "exploser" Macron ? que ne l'ont-ils fait !"

Il me semble bien que MLP vient de le faire.

"Macron incarne le progressisme, s'en est, au même titre que Obama, un des plus pur aboutissements."

Macron incarne le vide de la pensée, l'inanité fait homme. Le mec est banquier et il semble encore plus largué que MLP sur les questions de banque et de monnaie.

"Même si je suis diamétralement opposé à cette doctrine,"

Il est difficile de savoir si Macron a une doctrine vu qu'il est pour puis contre puis pour tout et n'importe quoi...

"15 minutes après avoir acté sa défaite, Fillon appelle à voter Macron."

Fillon n'a pas intégré intellectuellement le danger Macron.

"Accessoirement, les gens, tels Fillon, qui ne respectent pas leur adversaires démontrent qu'ils sont des crétins congénitaux, le bon sens appelle toujours à cette évidence."

Fillon était "Mr Nobody".

"Si j'étais vous, simple-touriste, ce n'est pas Macron que je qualifierai de zéro, mais cette droite française qui vient de prouver si besoin était qu'elle était la plus stupide du monde. Mais peut être est ce la faute de Macron ?"

La droite a été bien stupide de laisser tout le travail de sape de la marionette Macron au FN.

MLP ne peut pas en même temps faire ce travail et défendre son propre programme (elle aurait dû avoir beaucoup plus de temps de parole que Macron vu que tout la presse est pro-Macron, y compris les deux modérateurs du débat), mais elle montre que si jamais Macron est élu, ce sera elle le leader naturel de l'opposition.

Écrit par : simple-touriste | 04 mai 2017

L'échange entre Geo et rabbit est absolument incompréhensible pour un non-initié.
J'ignore d'ailleurs de quelle religion il s'agit !
Et surtout : quel rapport avec le titre du fil : "Un premier tour historique ?"

"Plutôt libéral, le patron du bistrot, de nous laisser déconner ainsi, non ?"
Le patron du bistrot, ou le patron du blog ?

Écrit par : AP34 | 04 mai 2017

@AP34: Oui, je viens de faire un peu de ménage.

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 mai 2017

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