07 mai 2017

Emmanuel Macron Président.

Ça y est! Le faux suspense est éventé, les résultats sont connus - encore partiels certes, mais dénués du moindre doute quant au résultat final. Les 47 millions de Français appelés aux urnes dans 66'546 bureaux de votes se sont prononcés. Succédant à François Hollande, Emmanuel Macron est le 8e Président de la Cinquième République française, avec autour de 65% des voix.

Macron_Hollande_Complices.jpg

Pour un individu encore totalement inconnu du grand public il y a quelques années, le tour de force est remarquable. Mais Emmanuel Macron n'a évidemment pas agi seul.

Le candidat antisystème du Système

Le véritable exploit de Macron était de parvenir au second tour. Depuis, sa victoire finale était acquise. Tout le monde le savait, lui y compris - au point de fêter un triomphe par anticipation dès le soir du 30 avril dans un dîner à la Rotonde, une brasserie parisienne. L'impair fit jaser.

Mais, face à Marine Le Pen, comment Macron aurait-il pu échouer? Il rassembla derrière lui l'ensemble de la société française ayant droit de cité. Les entrepreneurs (attention, seulement "ceux qui réussissent"), les syndicalistes, les stars, les représentants religieux juifs, musulmans et protestants, les ambassadeurs... À l'étranger, comptons Angela Merkel, Yanis Varoufakis ou encore Barack Obama, pour qui les ingérences électorales sont une notion à géométrie variable.

Loin de Jean-Luc Mélenchon, rebelle institutionnel passant le plus clair de sa carrière lové dans les confortables travées du Sénat, Macron devint le premier candidat antisystème officiellement adoubé de l'establishment. Bien aidé par ses amis des médias, Emmanuel Macron réussit à se présenter en homme neuf, alors qu'il fut conseiller puis ministre du Président Hollande dont chacun put apprécier les qualités durant cinq ans.

Sans même parler de son CV politique, Emmanuel Macron est un paradoxe: avec pareils mentors, comment incarner la nouveauté? Rassemblant derrière soi toutes les vieilles badernes de la politique française depuis quarante ans, de Robert Hue à Alain Madelin, de Daniel Cohn-Bendit à Christian Estrosi, comment incarner la rupture? Heureusement, les partisans de En Marche! n'ont pas poussé la réflexion aussi loin. Il leur a suffi de penser printemps et d'avaler, pleins d'espoir, les incompréhensibles absurdités du programme du candidat. Lorsqu'on laisse l'esprit critique au vestiaire, tout devient possible, en effet.

Comme le résuma Jean-Patrick Grumberg sur Dreuz.info, les Français ont le sens du sacrifice. Ils votèrent pour tout ce qu'ils rejettent.

Voilà ces remarquables Français qui n’aiment pas les énarques et votent pour un énarque, n’aiment pas les élites déconnectées de la réalité et votent pour le plus déconnecté d’entre eux, qui n’ont plus confiance dans les médias mais votent pour celui que les médias ont choisi pour leur bien, aiment leur pays mais votent pour celui qui en offre les clefs à tout le malheur du monde, et ouvre grand les frontières. Voilà ces Français qui déjà se serrent la ceinture et décident de se la serrer encore plus fort pour aider les plus pauvres venus d’ailleurs.


Mais pas tout ce qu'ils rejettent, en réalité. Car en face d'Emmanuel Macron, il y avait Marine Le Pen.

Le repoussoir Le Pen ne fonctionne plus

Peu importe la vacuité cosmique d'Emmanuel Macron, il fallait faire barrage au Front National. En France, quelles que soient vos réponses (ou votre absence de réponse) sur l'emploi, la fiscalité, l'organisation des retraites, la place de la France en Europe, la menace islamique ou les questions migratoires, faire barrage au Front National est un programme de second tour supérieur à tout autre.

Ce n'est pas comme s'il y avait eu péril en la demeure. La prestation de l'infréquentable Marine Le Pen lors du débat d'entre deux tours avait pourtant montré les limites de la menace. Cependant, Marine Le Pen était la seule à défendre maladroitement la France d'en bas - les Français des campagnes et des banlieues, de la France déclassée et laissée pour compte par les élites. Elle prévoyait également de laisser les Français décider de ses mesures les plus controversées, comme la sortie de l'Euro, via un référendum.

De nombreux Français arrivèrent à la conclusion logique qu'il n'y avait rien à attendre de Macron. Le tout-sauf-Macron valait bien le tout-sauf-Le-Pen. Contrairement à son père en 2002, Mme Le Pen rassembla donc bien au-delà de sa base électorale du premier tour.

Un sondage Elabe pour la BBC du 3 mai, constitué auprès de 3'956 personnes, montrait la façon dont les électeurs des candidats éliminés se distribueraient entre les finalistes:

Vote_2eTour.jpg

Le rapport de force entre Macron et Le Pen s'établissait donc à 58% pour le premier et 42% pour la seconde. Les résultats d'aujourd'hui montrent que le report de voix n'aura pas fonctionné aussi bien qu'annoncé. Le sondage illustre malgré tout la porosité logique entre les différents mouvements politiques ; celle-ci a bien eu lieu. Marine Le Pen draine un nombre significatif de suffrages des électeurs de Dupont-Aignan, de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon. Elle atteint 10,5 millions de voix, soit le double de son père en 2002.

Hommage à Hollande

Peu importe la vacuité cosmique d'Emmanuel Macron, il fallait faire barrage au Front National. Et barrage fut établi. Sur les plateaux de télévision, le soulagement était palpable. Tout le monde aime quand un plan se déroule sans accroc.

Ce soir, François Hollande décroche avec les honneurs le seul trophée qu'il mérite vraiment, celui de génie politique. Dans Un président ne devrait pas dire ça, conscient de son impopularité et d'un système de bipartisme arrivant en bout de course, il expliqua que la prochaine étape passerait par une refonte des mouvements politiques, de nouvelles structures d'alliances ; quelques temps plus tard, Emmanuel Macron démissionna avec bienveillance du gouvernement, fonda En Marche!, et accomplit la course en tête jusqu'à l'Élysée. Le PS historique est mort? Il marchait comme un zombie depuis bien trop longtemps. Le voici réincarné.

Macron aura eu la chance avec lui de bout en bout - une chance provoquée, quand François Fillon fut opportunément sali au moment crucial par des affaires bien anciennes. Une chance provoquée encore quand le scandale des MacronLeaks, définis comme "boule puante" par la presse aux ordres, éclata juste trop tard pour permettre aux médias de ne pas en parler. Car, en France, être journaliste c'est savoir quand lancer une affaire en première page, et surtout, quand l'enterrer.

Ce soir les Français ont confirmé que le rejet du FN était la définition suprême de leur appartenance politique ; ce faisant, ils se retrouvent avec un président par défaut, au programme flou et à la légitimité mesurée. Bonne chance à lui, bonne chance à eux.

Commentaires

Le choix offert aux Français au second comme au premier tour était lamentable : des candidats étatistes, anti-libéraux, soumis à la moraline, soumis politiquement, intellectuellement et moralement à l'étranger : à l'UE, aux pays du Maghreb, à la Russie de Poutine... Non, prendre l'argent prêté par une banque russe n'est pas honteux, mais soutenir l'Iran, si!

Écrit par : simple-touriste | 08 mai 2017

La grande question n'est pas politique, n'est plus politique.
On n'en a rien à faire de débats comme "plus d'état, moins d'état".
C'est désormais du niveau d'un règlement d'étage dans une colocation,
face au Grand Remplacement.
La seule question qui vaille: y aura t-il, demain, encore des Français en France ?

Écrit par : Paul Bär | 08 mai 2017

Apparemment le choix de Emmanuel Macron dérange beaucoup.

Pourquoi ne pas tenter de voir autre chose, d'attendre ce qui va réellement se passer ces prochaines semaines, ces prochains mois avant de prétendre ce qui n'ira pas, pourquoi toujours être négatif et vouloir voir uniquement ce qu'on voudrait voir soi-même ?

Je pensais que vous étiez un homme de changement, sans retour perpétuel en arrière (solution de facilité), que vous étiez venu en Suisse pour oser le changement et le vivre, votre blog m'étonne largement dans l'optique de changement pour la belle France, pays de culture, pays des Droits de l'Homme, qui est aussi la Fille aînée de l'Eglise catholique, pays du savoir-faire en cuisine qui s'exporte à merveille dans le monde entier, pays de contraste : il y a la mer, les alpes, les villes, etc...

J'en suis fort étonnée ...

Bonne journée et belle semaine

Écrit par : Marie | 08 mai 2017

MLP, chapeautée par Phillipot, n'a clairement pas été à la hauteur. En fait, elle ne le sera jamais. C'est une femme d’intelligence moyenne, bonne mère de famille, sans plus (le terme de poissonnière est injurieux).
Son effondrement lors du débat d'entre les deux tours avec Macron est symptomatique. Si le FN veut avoir une chance dans le futur, il doit lui trouver un(e) remplaçant(e) plus fin(e) et plus intelligent(e).
Je vois bien Marion Maréchal. Jeunisme pour jeunisme, elle battrait Macron à plate couture : Macron apparaîtrait même comme un vieux birbe face à elle qui n’a que 27 ans. La valeur n’attend pas le nombre des années. Les meilleurs généraux de Napoléon étaient très jeunes. Un autre de ses atouts : elle ne s’appelle pas le Pen, sa carte d’identité en témoigne.

Le problème avec Macron est qu'il est européiste, partisan d'une Europe fédérale, au niveau économique et militaire.
L'Allemagne ne s'y trompe pas, qui le félicite chaleureusement pour sa victoire.
Car plus d'Europe, c'est une Allemagne plus puissante, plus dominatrice de ses partenaires européens à travers l'Euro-Mark et sa balance commerciale outrageusement excédentaire, quand celle de la fFrance est dangereusement déficitaire.
Plus d’Europe, c’est moins de souveraineté pour la France, plus de soumission à l’Allemagne, donc, et à travers l’Allemagne, aux US. Quoiqu’avec Trump, la politique américaine en Europe peut changer de celle d’Obama, c’est trop tôt encore pour le dire.
Mais surtout, Macron est mondialiste et immigrationniste (pléonasme). Aspect (souligné plus haut par Paul Bär) passé curieusement sous silence par la plupart des intervenants et commentateurs de ces élections. À moins que ces commentaires-là, justement, soient “modérés” par la censure, je veux dire : éliminés.
Macron a donné des gages aux arabo-musulmans, en France et sur place (Algérie), plusieurs vidéos sur Youtube le montrent en abondance (“Une autoroute avec l’Afrique”, « vous les Ivoiriens, vous les etc »). Et même si, la réalité reprenant ses droits, lui prenait l’envie de se dédire, il s’exposerait à de sérieux problèmes de la part de ces populations qui ont voté massivement pour lui.
Il est aussi belliciste, soumis à l’OTAN, comme son père nourricier Hollande. Il a explicitement dit que son projet était de combattre le terrorisme à l’intérieur, comme à l’extérieur.
Bref, du Hollande puissance dix.
Si les Français ont aimé Hollande (!) – et il y a quelque raison d’en douter –, alors ils vont adorer Macron !

Écrit par : AP34 | 08 mai 2017

@Marie: le choix d'Emmanuel Macron est un non-choix: propulsé en tête du premier tour suite à un scandale coulant le favori, vainqueur du second face à une candidate infréquentable, il est l'élu par défaut.

"Pourquoi ne pas tenter de voir autre chose, d'attendre ce qui va réellement se passer ces prochaines semaines, ces prochains mois avant de prétendre ce qui n'ira pas, pourquoi toujours être négatif et vouloir voir uniquement ce qu'on voudrait voir soi-même ?"

Tenter de voir quoi, au juste? Les prochaines semaines vont être sportives pour les manifestants:
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/05/08/20002-20170508ARTFIG00014-le-calendrier-des-premieres-mesures-economiques-d-emmanuel-macron.php

Ceux qui s'illusionnent le plus sur la présidence Macron ne seront pas forcément ceux qu'on croit.

@AP34: Tout le monde voit Marion Maréchal - sauf elle, apparemment. Donc cela ne sert à rien de miser sur un cheval qui ne veut pas prendre part à la course.

Macron est totalement immigrationniste et assume sa posture pro-Maghreb. On verra l'effet sur la population française.

Macron est le pro-européen ultime. De la part d'un peuple qui rejeta en référendum le Traité de Lisbonne en 2005, ce n'est qu'une étrangeté de plus dans ce scrutin.

Franchement, l'expérience Macron va déboucher sur un quinquennat "intéressant", mais vous ne m'en voudrez pas de vouloir le contempler de loin.

Écrit par : Stéphane Montabert | 08 mai 2017

Pour tempérer mon jugement sur Macron, il me faut quand même ajouter qu’à titre personnel, j'approuve son projet de "casse sociale", ainsi qu'il est dénoncé par la gauche et les insoumis : alignement des systèmes de retraite public-privé, ubérisation de secteurs de l'activité économique, suppression des professions protégées (notaires, huissiers etc)…
En ce sens, il pourrait être une sorte de Schröder à la française, et se sacrifier comme ce dernier (qui n’a pas été réélu à un 3ème mandat de chancelier en 2005) pour le bien général du pays.
Il y a cependant chez Macron de multiples contradictions.
Voulant réformer, il veut rester main-dans-la-main avec les syndicats. La casse sociale avec la CGT ? Compte là-dessus, mon bonhomme !
Une constante de Macron dans cette campagne a été, chaque fois, de parler pour plaire à son auditoire du moment. Mais les auditoires changent et leurs intérêts divergent, ou sont même à l’opposé. D’où les contradictions.
Un autre exemple en ce qui concerne l’immigration : après, ou avant (j’ai oublié) l’Algérie, il a dit, dans une interview à Causeur : «La France n’a jamais été et ne sera jamais une nation multiculturelle.»
Il faudrait savoir !
À cette aune, Macron peut apparaître comme un opportuniste qui a cherché tous les moyens pour se faire élire.
Une fois élu, comment va-t-il concilier ces contradictions ? That’s the question !
La seule chose qui soit certaine est qu’il va progressivement décevoir des couches toujours plus nombreuses de ses électeurs.
Notre hôte a raison : il va probablement y avoir du sport dans les rues ces prochains mois.
Après les idolâtres de Macron, ce sera au tour des manifestants de “marcher”.
Il ne faut pas s’en faire pour eux, les deux ont l’habitude ! Et c’est bon pour la santé !

PS sur Marion Maréchal : Effectivement, elle a semblé montrer un certain désintérêt pour la politique. Va-t-elle seulement se représenter aux législatives ?
Cependant, je l’ai entendue, je crois hier, dire qu’elle serait là où on aurait besoin d’elle.
C’est tout de même normal qu’elle ne s’oppose pas ouvertement à sa tante, même si elle n’en pense pas moins (elle a quitté le débat de cette dernière avec son challenger à 20 minutes du début, probablement écœurée).
Bref, je ne doute pas qu’elle prendrait ses responsabilités si elle y était poussée.

Écrit par : AP34 | 08 mai 2017

MacronLeak :
Un sujet déjà abordé sur le fil précédent de notre hôte : "Pitoyable débat Macron / Le Pen",
mais remarquablement ignoré par les grands médias…
Jusqu'à quand ?
Ah si ! Comme pour Clinton, il y a enquête sur les corbeaux responsables de la fuite, mais pas sur l’authenticité des documents fournis.
La différence, cependant, est que Clinton a été remerciée, mais pas (encore) Macron.
Un nouvel article fort bien documenté de la Mena (des gens très sérieux) sur le sujet, intitulé :
Macronleak : un gros pavé dans la mare :
http://www.menapress.org
Vrai ou faux ? On peut d’ores et déjà ouvrir les paris.
Fillon devrait pousser à l'enquête, lui dont les fautes, en termes de millions d’Euros, ne sont probablement que peccadilles face à cette affaire.
Affaire déjà référencée sur Tweeter sous le hashtag : Macrongate

Écrit par : AP34 | 08 mai 2017

"Son effondrement lors du débat d'entre les deux tours"

Est-ce que quelqu'un sera assez bon pour décrire le moment de cet effondrement?

Sur quel terrain MLP a été moins compétente que Macon?

Tout le monde répète ça et je n'arrive pas à voir ce qu'elle a fait de mal, sachant qu'on ne peut pas lui reprocher ses accents mélenchonistes de défense du modèle social français en faillite, puisque c'est la ligne politique choisie précédemment : il faut le reprocher à ceux qui ont choisi cette ligne, au moment où ils l'ont choisi, pas lors du débat!!!

Écrit par : simple-touriste | 09 mai 2017

à simple-touriste :
Puisque vous citez ma phrase, je me fais un devoir “d’être assez bon” pour vous donner quelques explications très succinctes du naufrage de MLP lors de son débat avec Macron.
C’est vrai que ce débat a été calamiteux : il lui a fait perdre peut-être 2 millions de voix, la différence entre 34 et 40 %.
Vous devez reconnaître que son histoire d'Écu/Euro/franc était absolument incompréhensible pour le commun des mortels.
En plus, elle a à peine effleuré le sujet, l'abandonnant très vite, visiblement mal à l’aise. Manifestement elle n'avait pas appris la leçon et/ou avait été mal briefée.
Il est probable que son changement de pied sur l'Euro (au lieu d’être carrément abandonné, ce qui avait le mérite d’être clair, l’Euro demeurait comme monnaie commune) ait été dicté/imposé par Dupont Aignan pour prix de son ralliement de dernière minute. Auquel cas, évidemment, le temps nécessaire à l'assimilation de ces nouvelles données était bcp trop court (elle comprend vite, mais il faut lui expliquer longtemps !).
Elle s'est trompée dans les dates durant lesquelles l'Écu (ou l'Euro) a coexisté avec le franc, mais ça, personne ne s'en est aperçu.
Ainsi, et paradoxalement, le ralliement de Dupont Aignan, au lieu de l'aider dans cette élection, lui aura été funeste.
Une autre faute de MLP, celle-là plus psychologique que technique, a été de se placer dans la position du perdant. C'est en effet exactement ce qu'elle a fait quand elle a demandé à Macron quel serait son Premier ministre (c’est là une question de journaliste mais pas de challenger). Elle a commis là une faute de débutant, indigne d'un candidat à la présidence.
Bref, elle n’a pas été bonne, pour ne pas dire qu’elle a été mauvaise, et même de plus en plus mauvaise au fur et à mesure que l'horloge tournait.
Je me suis demandé un moment si ses adversaires n'avaient pas subrepticement rajouté quelque somnifère dans l'eau qu'elle buvait (mais je ne suis pas sûr qu'elle ait bu).
En tout cas, il est clair qu'elle était fatiguée, vers la fin, elle s'est avachie de manière indécente sur son siège.
On a dit que, comme Clinton avec Trump, Macron avait une oreillette. Il est vrai que, de nos jours, des oreillettes sans fil doivent exister qui sont à peine visibles, même si elles ne sont pas accessibles au grand public.
Si cela était avéré, ce serait passible de sanction, comme une triche au bac.
De toute façon, ce ne serait qu’une (petite) triche de plus.
Car toute cette élection n’a été qu’une vaste duperie de bout en bout, avec la complicité de la justice et des médias réunis.
Gare à l’effet boomerang !
Hollande est destiné à rester dans les annales du début de ce 21ème siècle comme un second Machiavel.

Écrit par : AP34 | 09 mai 2017

"Vous devez reconnaître que son histoire d'Écu/Euro/franc était absolument incompréhensible pour le commun des mortels."

Oui. Surtout, OSEF! L'important pour les Français est de ne pas voir arriver au pouvoir des tarés nationalistes avec les mains sur la "planche à billet". Pour ça, elle a promis un référendum et le FN ne prône pas les dévaluations compétitives en série non plus. (Mais il est clair que le FN n'a pas de plan complet pour restaurer la compétitivité des entreprises, pourtant Trump a donné des pistes pour ça.)

Mais en fait MLP fait peur au Français parce qu'elle n'est pas Trump; elle semble découvrir que la base de son programme socialiste-nationaliste débile n'est pas tellement rassurant.

D'ailleurs Macaron aurait pu attaquer sur l'opposition entre MLP et Trump, il ne l'a pas fait parce que
- il n'est pas fin
- il n'est entouré que de personnes médiocres
- il ne voulait pas parler à l'intelligence des téléspectateurs.

Macarotte se voulant l'équivalent français d'Obama, le fait ne pas s'adresser à l'intelligence doit être considéré comme un homage.

"En plus, elle a à peine effleuré le sujet, l'abandonnant très vite, visiblement mal à l’aise. Manifestement elle n'avait pas appris la leçon et/ou avait été mal briefée."

Je n'ai pas ressenti son malaise. Elle était très sûre du chapelet de conneries qu'elle ânonnait. D'un bout à l'autre du débat, je l'ai senti très à l'aise.

"Elle s'est trompée dans les dates durant lesquelles l'Écu (ou l'Euro) a coexisté avec le franc, mais ça, personne ne s'en est aperçu."

1) Le "fact checking" du débat a consisté à inventer des mensonges et des erreurs de sa part sur divers sujets, et à cautionner les mensonges et les erreurs de macaron. Se faisant BFM a confirmé que c'est une chaîne de vendus. Cela se paiera par la suite.

Mc Aron a dit des inepties que quasiment personne n'a signalé, sauf Stéphane Soumier de BFM qui n'est pas coordonné avec la chaîne de propagande qui l'emploie.

C'est une belle victoire stratégique pour le FN : BFM est échec et mat. Le FN devrait utiliser ça; s'ils ne le font pas, c'est qu'ils sont plus ahuris qu'ils en ont l'air!

2) Du coup les journaleux ont laissé de côté ses nombreuses bourdes économiques! Notamment sur l'ECU où elle a explosé en vol - autant que son opposant.

MLP a dit des inepties que quasiment personne n'a signalé, sauf Stéphane Soumier de BFM qui n'est pas coordonné avec la chaîne de propagande qui l'emploie.

"c’est là une question de journaliste mais pas de challenger"

C'est là le problème : en voyant que les journaleux ne posaient pas les questions, elle a utilisé son temps de parole pour le faire.

Je trouve que c'est intelligent. Son programme économique, ou ce qui en tient lieu, peut se trouver ailleurs. Mais elle ne disposait pas d'une autre occasion pour faire éclater l'escroquerie mac rond.

Donc elle a gaspillé son temps de parole du point de vue de l'explication de son programme, mais je pense qu'elle a bien fait.

Poutou lui au contraire a gaspillé de son temps de parole pour dire que Fillon et MLP sont des pourris, ce qu'on avait entendu en boucle pendant un mois, confirmant qu'il n'a rien à dire.

Écrit par : simple-touriste | 09 mai 2017

Pour ceux qui lisent l'anglais, cet article de American Thinker, intitulé :
« Macron’s Election: France Doubles Down on Failure »
est révélateur de la manière dont nous (les Français) sommes perçus par des Américains conservateurs après notre choix de Macron.
L'article est intéressant, mais encore davantage les commentaires qui vont tous dans le même sens : Macron est un islamophile qui va ouvrir grand les portes de la maison France aux envahisseurs musulmans. Mais c’est ce que veulent les Français, mus par leur repentance et leur soumission, et on ne peut que respecter leur choix.
Ils prédisent la guerre en Europe, tôt ou tard, et cette fois ceux-là refuseront de venir nous sauver.
Beaucoup de pessimisme donc ! Espérons que la suite prouvera que celui-ci est très exagéré et même totalement injustifié.
http://www.americanthinker.com/articles/2017/05/macrons_election_france_doubles_down_on_failure.html

Écrit par : AP34 | 10 mai 2017

Remercions tout de même Macron pour avoir bousculé le ronron politique, peu importe le comment, le pourquoi et les moyens mis en oeuvre pour y parvenir.
Les LR comme je l'ai développé après les Régionales se cherchent toujours et les options prises il y a encore quelques heures vont les fondre dans le creuset progressiste.
La droite française va illustrer dans les dictionnaires le mot "crétin".
Le FN implose, grand perdant de cette élection dont MLP porte l'entière responsabilité de la débâcle qui se profile, elle est quant à elle irrémédiablement hors jeu de la politique au niveau national.
Le PS, et la aussi je l'avais largement analysé après les Régionales, a réussi sa mue progressiste, ce qu'il était depuis fort longtemps mais désormais assumé.
Macron est un produit Marketing, le type est d'une redoutable intelligence, il va toutefois se heurter à une réalité qui est celle des hommes, à savoir la lutte pour le pouvoir.
Macron est dans l’oeil du cyclone, son élection lui permet, pour l'instant et pendant un moment encore, de choisir ses futurs collaborateurs, il y a pléthore de candidats, tout le monde veut en être, c'est le roi dont sa soirée de couronnement au Louvre n'a pas été choisie par hasard..
La nature va rapidement retrouver ses droits, la politique plus que tout autre chose, est une lutte de pouvoir et un affrontement d'ego surdimensionnés. Macron, certains vont le découvrir, a une autorité naturelle, c'est un dominant, mais cela ne suffira pas. Etre chef d'un parti c'est comme être le boss d'une entreprise, être élu est radicalement différent. Si dans l'entreprise le pouvoir se délègue avec autorité, en politique il se partage.
Le pouvoir politique use, et Macron n'échappera d'autant moins à cette règle qu'il est un pur produit de communication, il a remporté la mise en usant de ficelles managériales. Cet artifice ne tiendra pas, apparaîtra alors un Macron qui va se radicaliser, dont l'autorité se transformera en autoritarisme, il s'isolera et ce sont ses plus fervents supporter qui deviendront ses pires détracteurs.
L'assemblage réussi par Macron va se fissurer, Macron n'a pas besoin d'opposants, il contient en germe les éléments de son échec.
Le pire est de constater que ceux qui se disent ses opposants actuels ne font que lui apporter des gages de soutient. Tous ceux-là sont infoutus de voir autrement qu'à court terme.
In fine, à l'image de "la belle alliance" socialiste des primaires, le biotope politique français va imploser dans sa totalité. Le dynamitage des partis traditionnels va se prolonger jusqu'à l’émergence d'une force qui se constituera selon le principe des vieux partis, avec une ossature idéologique assumée.
Marion MLP peut être celle qui rassemblera une partie, en s'éloignant du FN dans lequel elle n'avait aucun avenir, elle s'ouvre les portes des possibles d'une droite recomposée autour d'elle. Tous les acteurs de la droite et de la gauche actuels étant définitivement ringardisés, ils sont cramés mais ne veulent pas l'admettre.
Le futur politique n'est évidemment plus un clivage droite/gauche, mais une force d'opposition qui saura proposer une alternative au progressisme débridé, cette force rassemblera très certainement divers courants avec un encrage à droite dans lequel des verts eux mêmes auraient une place à occuper car la globalisation et le progressisme sont les exacts opposés de l'écologie.
La politique n'est pas ringarde, ce sont les acteurs actuels qui le sont, à l’instar de l'ancienne noblesse qui, confrontée à un nouveau monde s'est perdue à défendre ses prébendes et a essayer, en vain, de perpétuer ses privilèges.
Macron nouveau roi, oui, mais d'une pétaudière en devenir !

Écrit par : Phil-Asp | 10 mai 2017

Vu que Marion Maréchal-Le Pen annonce aujourd'hui son retrait de la vie politique, au moins pour quelques années, beaucoup de commentateurs vont devoir se trouver un plan B pour l'avenir du Front National.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 mai 2017

J'évoquais Marion Maréchal dans un précédent post, disant qu'elle serait présente quand et où on aurait besoin d'elle.
Si elle s'en va – au moins temporairement – c'est d'abord, bien sûr, à cause des résultats décevants de son parti.
Partisane d'une droite assumée – « pour elle, le socle idéologique du FN est libéral, conservateur, catholique et ancré sur la défense de certaines valeurs comme la famille. » –,
Marion Maréchal était en opposition de longue date avec Philippot et, en conséquence, avec sa tante, dont ce dernier apparaît comme l’âme damnée (Philippot, un sous-marin de l’ancienne gauche chevènementiste ?).
Après les affrontements père-fille, elle ne voulait pas initier les affrontements tante-nièce. Et on la comprend.
D'autant plus que son grand-père voulait visiblement l'utiliser pour régler ses propres comptes avec sa fille (la tante de Marion).
Enfin, c'est une fille au caractère entier, qui parle vrai et clair. Ces caractéristiques sont tellement évidentes qu'elle serait capable, si besoin était, de faire accepter des mesures (par exemple anti-immigration) que personne d'autre ne pourrait faire avaler à la population. Sa sincérité force le respect, y compris celui de ses opposants politiques.
Bref, dans cet état d'esprit, on comprend qu’il eût été difficile pour elle de faire campagne aux législatives et de défendre un projet qui va, en partie, à l'encontre de ses idées.
La ligne socialo-communiste de Philippot est un échec, elle ne leur aura même pas permis la dédiabolisation tant espérée.
Cette ligne étant d’ailleurs déjà celle des communistes/insoumis. Le FN apparaît là comme un doublon.
Je suppose que Marion Maréchal pourrait revenir quand Philippot, ou même sa tante, aura été viré(e) lors du grand ménage qui se profile à l’horizon dans les partis traditionnels, y compris au FN.

Écrit par : AP34 | 10 mai 2017

Bonjour Stéphane. Oui, certains la voyait en leader du FN, ce qu'elle ne sera pas, le FN n'a pas d'avenir.
Il faut prendre en compte les règles que souhaite imposer Macron : 3 mandats et retour vie civile, mesure que je prône depuis des lustres !
Si cette limitation des mandats est appliquée, aie aie aie pour 90% des élus français, ils sont d'ores et déjà en recherche d'emploi.
Valls, au seul exemple, tombe sous cette limitation.
Marion MLP n'est qu'une hypothèse, un possible d'une droite dont la seule voie est celle de la souveraineté. Sinon quoi ? une droite européiste ? donc progressiste ? donc une droite de gauche...
Il faut redéfinir le mot souveraineté, tellement galvaudé, tellement mal servit, notamment par le FN. Les Anglais avec le Brexit apportent la formidable démonstration de ce qu'est la souveraineté, Farage dont beaucoup lui reprochent à tort d'avoir abandonné le navire sitôt le référendum gagné, alors même que Ukip n'a jamais eu vocation à gouverner, était porteur d'idées libérales. Le Brexit ce n'est pas le recyclage des idées ringardes de gauche façon Philipot, du reste les plus fervents opposants au Brexit sont de gauche.
Le message envoyé par le FN a été compris comme UE = Europe = cancer. Le souverainisme ce n'est pas une opposition à l'Europe mais une affirmation d'autorité seule garante de démocratie. Pas plus que le souverainisme ne s'oppose à la finance ou aux banques. Le souverainisme ce n'est pas non plus être "patriote", notion imbécile qui de facto signifie que tous les autres ne le seraient pas.
Il faut du reste observer l'imposture de l'UE avec le désir clairement affiché des technocrates de l'UE à littéralement punir le RU. T'es pas avec nous ? alors tu es notre ennemi. Ceci tout le monde l'a vu, c'est un totalitarisme, et personne ne l'accepte.
Il faudra observer les législatives qui, indubitablement donnent LR en position d'emporter un maximum de circonscriptions. Il y aura une lutte FN/LR qui tournera de façon quasi systématique à l'avantage des derniers.
Le FN disposera au mieux de 25 sièges et fidèle à son habitude, servira de faire-valoir démoniaque.
Macron s'il emporte la mise en obtenant une majorité, va précipiter la dissolution des vieux partis. S'il rate son coup, il sera alors forcé à une cohabitation, ce qui permettra aux vielles lanternes politiques de continuer à prolonger leur agonie, la France ne sera pas gouvernée, sinon par l'UE.
Dans la première hypothèse, un parti d'opposition va émerger, à composante large et ossature de droite, son seul possible est le souverainisme, sans cette option, salutaire, nous aurons alors acté de manière définitive notre abandon à un monde technocratique avec un fédéralisme européen larvé, hélas.
Dans la seconde hypothèse, celle où Macron n'a pas de majorité, la France va accélérer sa chute, rejoignant l'Espagne, le Portugal dans les abysses de la dette dont le seul but est de rendre dépendant les états et ainsi casser leur leadership.
La encore, certains vont comprendre que sortir de la spirale de la dette n'est plus possible sans souveraineté, les taux sont la variable d'ajustement qui est dans les mains de la finance et des marchés. Réduction des dépenses ? = élévations des taux = augmentation exponentielle des intérêts = continuité de la dépendance.
L'Allemagne n'est pas un modèle, elle n'est que l'exception qui confirme la règle.
Macron est quant à lui un personnage qui soulève énormément de questions, les réponses vont pour la plupart être déconcertantes, en commençant par ce qu'il est réellement, à savoir un dirigeant d'entreprise, absolument pas un homme politique, la com et le management ça fonctionne à merveille, mais dans une entreprise, dont la structure est verticale et les collaborateurs, quels qu'ils soient, s'inscrivent dans une hiérarchie sans partage.
Vous peut être plus que moi, avez du constater la "militarisation" des grandes entreprise.
La politique semble similaire, d'où la confusion de gens comme Alexis Vintray de Contrepoints (pour ne nommer que lui) voire de la papesse des tableurs Excel Agnes verdier Moligné, qui ne saisissent pas qu'un élu n'est pas un soldat aux ordres, il tire son pouvoir des électeurs, il est détenteur d'un mandat et dialogue avec la société civile et doit lui rendre des comptes, pas plus qu'il ne peut imposer des règles de fonctionnement sinon à être traité de dictateur. C'est ici que se situent les limites du produit Macron. Le partage du pouvoir.
Marion MLP a une fenêtre de tir étroite : fédérer une adhésion de cadres (en devenir) LR qui in fine sont très proches du FN mais ne peuvent y adhérer idéologiquement, et croyez moi que cette mouvance est majoritaire et surtout elle est composée de jeunes ! Il lui faudra pour cela créer un parti.
Pour vous en convaincre, allez discuter avec les cellules "jeunes LR", observez que le FN, grâce à Marion MLP, a conquit un vote jeune, et pas seulement des ploucs comme se plaisent à le dire avec cynisme beaucoup de commentateurs.
Les gens qui m'entourent, pour l'essentiel des universitaires, ne votent pas Macron, je ne connais du reste aucun européiste, et je ne vis pas dans un monastère, et tous ont une excellente image de Marion MLP.
Macron n'est qu'un épisode, son échec est programmé, il n'est plus une hypothèse puisque président.
La véritable et seule question : quelle sera son opposition ? et par la même, qui va être à même de s’opposer de façon intelligente au progressisme ? Pas le FN ni LR en tout cas.
Pour l'instant, les vieux politiques entretiennent la fable d'une coopération avec EM, ceux dans cette voie sont morts mais on ne leur a pas dit, des fantômes.

Écrit par : Phil Asp | 10 mai 2017

AP34@ Excellente analyse. Il convient de se demander ce que recherchent ceux qui, d'un point de vue de droite, cherchent à abattre Macron. Sont-ils contre les réformes nécessaires de la France ? Il y a de quoi se poser des questions sur leur QI...

Écrit par : Géo | 10 mai 2017

Excellent papier de Serge Federbusch sur Atlantico : http://www.atlantico.fr/rdv/chroniques-pot-aux-roses/adieu-au-pot-macronite-en-mouraient-pas-tous-mais-tous-etaient-atteints-3044678.html

L'imposture Macron et des pseudos réformes pour gogos à la cervelle embrumée.

Écrit par : Phil-Asp | 10 mai 2017

« Le FN implose, grand perdant de cette élection dont MLP porte l'entière responsabilité de la débâcle […] elle est irrémédiablement hors jeu de la politique au niveau national.»

Les «conservateurs souverainistes» sont les grands cocus de cette débâcle. Mais l’on savait que MLP n’avait pas la carrure pour faire gagner ce mouvement. La tendance de cette mouvance n’est pas morte, bien au contraire. Il manque juste la «forme» avec un leader charismatique talentueux. Ce n’est pas une mince affaire.

Écrit par : petard | 12 mai 2017

petard : ah le ad hominem... le FN tout entier n'a pas, n'a jamais, n'aura jamais. Relisez mes interventions, il me semble que j'ai développé tout ça.
Un leader ne fait pas le beau temps, c'est une ligne politique qui garanti la victoire à une élection. Macron a le charisme d'une huître, Hollande d'un Bulot, et pourtant, ils ont tous les deux gagné le pompon.
La droite, sa seule place c'est à droite, pas au centre ni à gauche, et c'est tout le problème en France, il y a deux gauches, celle officielle et la droite.

Écrit par : Phil-Asp | 12 mai 2017

"Elle s'est trompée dans les dates durant lesquelles l'Écu (ou l'Euro) a coexisté avec le franc, mais ça, personne ne s'en est aperçu."

Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi LA grosse bourde, LE moment "pitoyable" de MLP n'a été repris sur (quasiment?) aucun média. La sortie de l'euro étant l'élément clef d'après elle de son programme économique, on s'attendrait à ce qu'elle en connaisse parfaitement le processus de construction. C'est utile quand vous démontez un meuble de savoir dans quel ordre il se monte.

Est-ce à dire que les milliers de personnes qui ont sursauté à ce moment là n'ont pas d'hygiaphone?

Écrit par : simple-touriste | 12 mai 2017

"Un leader ne fait pas le beau temps, c'est une ligne politique qui garanti la victoire à une élection. Macron a le charisme d'une huître, Hollande d'un Bulot, et pourtant, ils ont tous les deux gagné le pompon."

Oui, MLP a choisi une ligne politique opposée à celle de son père. Elle espérait avoir des voix de la gauche refermée sur elle même, de la gauche rance, les voix des adversaires de la liberté économique. Elle avait un programme passéiste et rétrograde terrifiant pour les agriculteurs, qui savent très bien que le retour en arrière n'est bon que pour les bobo-biobio comme Natacha Polony aux idées toutes aussi rances, qui n'a pas épousé Périco Légasse par hasard. Ces opposants à modernité sont épouvantables, mais Macron a des idées tout aussi débiles, il est contre les pesticides, il a adopté les idées de l'ultra gauche (vous me direz que Macron a adopté toutes les idées de tout le monde, il est pour et contre tout).

Il n'y a tout simplement aucun candidat qui respecte la laïcité en France. Tous promeuvent à différents degré le "bio", qui est un culte toxique.

MLP devrait constater que son pari est un échec complet. Contrairement à ce qu'on raconte, ce n'est pas la forme qui est mauvaise, et MLP a au contraire archi-dominé le débat.

Ceux qui racontent qu'elle a perdu le débat ne sont pas capables en général de dire à quel moment, ou bien ils citent les "fact checkers" qui si on vérifie démontrent pour la plupart qu'elle a gagné de façon impériale.

MLP domine sur la forme (Trumpienne) et terrifie les Français sur le fond économique et monétaire (anti-Trump).

Il est temps de s'apercevoir que MLP a perdu parce que la France de droite est plutôt trumpienne, et préfère une monnaie européenne à une monnaie front national.

Écrit par : simple-touriste | 14 mai 2017

@simple-touriste: le programme de Marine Le Pen avait de nombreuses raisons d'être critiqué (et il l'a été) mais sur le volet particulier des agriculteurs vous faites fausse route:

http://www.lefigaro.fr/politique/2015/02/23/01002-20150223ARTFIG00233-comment-votent-les-agriculteurs-francais.php

Le monde agricole, comme le reste de la "France profonde" (et oubliée) a voté plutôt nettement en faveur de Marine Le Pen.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 mai 2017

"… et MLP a au contraire archi-dominé le débat."
Si vous le dites…

Écrit par : AP34 | 14 mai 2017

L'éminence grise de Macron : Ismaël Emelien, stratège de sa campagne (que je signale depuis des mois alors que tout le monde écrivait que la bulle Macron allait faire pschitt, n'est ce pas Messieurs Éric Verhaeghe, Alexis Vintray ou encore inénarrable toutologue Nathalie MP, sans oublier la cohorte de certains scribes du site BD Voltaire voire du FigaroVox les mêmes se commettant sur Atlantico...**).

Pour en savoir plus sur Macron, il est utile de lire l'ouvrage universitaire coécrit par Ismaël Emelien avec Julia Cagé "Repenser l'action publique".
https://jean-jaures.org/sites/default/files/repenser_action_publique.pdf

Macron et son épouse, n'ont pas fini de surprendre. Je persiste à dire qu'il est né pour battre des records et qu'il ne terminera pas son mandat.

** le bon coté de Macron c'est d'avoir ringardisé le milieu politique et démontré la vacuité de la plupart des commentateurs ou blogueurs, ainsi que de tout un tas de spécialistes auto proclamés qui sont à la politique ce que Georges Marchais était à l'astronomie, et encore, ce vieux Georges nous faisait marrer lui au moins.

Résistez cher Stéphane, votre propos est toujours courageux, et c'est rare, très rare, de nos jours.

Écrit par : Phil-Asp | 14 mai 2017

Le figolo :

"Manuel Valls a mis en garde les agriculteurs contre la tentation du vote FN. «Voter FN, c'est détruire le modèle européen qui a soutenu l'agriculture française», a-t-il prévenu"

Valls voit les agris comme des assistés! C'est vraiment lamentable. L'agriculture française n'a pas à être "soutenue", il faudrait juste arrêter de la torpiller. L'Europe soutient l'agriculture un peu comme l'Etat français soutient EDF!!!

Je n'ai pas vu dans cet article où il était question de normes françaises qui vont toujours au delà des normes européennes, de la diabolisation du glyphosate, des nitrates, de l'interdiction d'insecticides indispensables... ni même du dumping de la transition vers les "énergies renouvelables" en Allemagne.

Sans parler des néonic, du Gaucho...

Le Roundup est un produit de Monsanto, je ne suis pas sûr qu'il plaise aux bas du front nationaux.

Les agris ne sont pas des rétrogradistes!

Tout ce que Valls peut proposer aux agris c'est des subventions passant évidemment par l'UE. Si on part du principe qu'on "fait l'Europe" alors il faut arrêter de charger la barque au niveau français, et rendre l'Europe compétitive avec les biotechnologies.

@AP
"Si vous le dites…"

Vous n'aimez pas la musique, n'attaquez pas l'interprète, prenez-vous en à l'auteur de la partition, qui écorche les oreilles.

J'ai trouvé l'interprétation excellente.

Cette élection est un échec total pour MLP parce que les électeurs de Mélench ne veulent pas voter FN, et les électeurs de la droite traditionnelle ne veulent pas voter pour un candidat qui drague les électeurs de l'extrême gauche.

C'est un naufrage. Robert Ménard a raison sur la stratégie. Un parti classé à l'extrême droite doit avoir un programme de droite!

Mais sur la "présidentialité", pardonnez moi c'est un ramassis de conneries!!!

Celui qui est présidentiable, c'est celui qui est élu, point. Les gens trouvent pas MLP correcte parce qu'elle n'avait aucune chance d'être élue d'après les sondages.

Les mêmes personnes ont répété que Trump avait été nul lors des débat alors qu'il a balayé Clinton. Ah oui, il parlait trop près du micro. C'est ce qu'ils ont trouvé : Trump n'est pas sérieux parce qu'il parle près du micro et que son nez siffle.

Les Américains s'en sont remis.

Écrit par : simple-touriste | 14 mai 2017

Pour faire exploser la bulle macron, il aurait fallu que quelqu'un qui n'est pas d'extrem drouat (et donc diabolisable) fasse le travail que MLP a fourni, inutilement parce que personne n'ose dire que MLP, qui est notoirement incompétente en économie, a pu battre sur le terrain le risible micron.

Axiomatiquement, MLP est retombée dans ses travers. Axiomatiquement, MLP a tort quand elle dit ce que tout le monde sait.

Maintenant MLP a ouvert une brèche, il faut que la "droite" "traditionnelle" "républicaine" attaque les journaleux à chaque fois qu'elle est attaquée. Avec pour arme les "mensonges de MLP" qui sont tous la vérité indiscutable. Macron est encore plus cuit qu'avant. Il est fini politiquement, potentiellement.

Mais évidemment la droite va préférer s'avouer vaincue, plutôt que d'être critiquée par la presse.

"Comment penser le
« développement des forces productives », la question du pouvoir d’achat
des salariés, à l’heure où la croissance ne peut plus être une fin en soi ?"

C'est beau et vide, comme tous ses discours, et probablement comme sa tête.

Écrit par : simple-touriste | 14 mai 2017

Le style de simple-touriste est, je l'avoue humblement, trop compliqué et sophistiqué pour ma comprenette limitée.
Par contre si vous voulez une analyse lucide, claire et concise (la meilleure que j'ai lue jusqu'à présent) de la situation des grands partis après la tornade Macron, alors lisez celle du paysan savoyard.
Des péquenots comme lui, on en redemande :
https://leblogdepaysansavoyard.wordpress.com/2017/05/13/2017-limmigrationnisme-et-le-mondialisme-ont-obtenu-66-des-suffrages-exprimes/

Écrit par : AP34 | 15 mai 2017

Il y a le même consensus à 97% pour dire :

- que le réchauffement climatique est causé par l'homme, grave, sérieux, catastrophique et on va tout mouriiiiiiir (un jour) (sauf téléversement du cerveau dans un ordinateur)
- que la Russie a piraté l'élection américaine et transformé les Américains en conservateurs (non habitants des très grandes villes) détestant le racialisme et sexualisme
- que Macron s'est imposé comme calme, compétent et honnête et MLP comme excessive, incompétente et menteuse

Dans tous les cas, les preuves sont inexistantes et les tentatives de prouver ces conclusions sombrent immédiatement dans le grotesque pur. (Dans chaque cas, on peut évidemment prouver une version minimaliste de l'affirmation initiale, mais qui n'a aucun intérêt.)

La réinformation permet facilement de voir que tout cela relève de la propagande.

Les attaques informatiques visant le site Web EM! venaient de la frontière russe (selon un porte parole de Macron) mais plus précisément d'Ukraine. Est-ce à dire que EM! considère que l'Ukraine fait partie de la Russie???

Micron a tellement enchaîné les contre-vérités que les merdias qui le soutiennent ont été obligé de parachuter leurs agents de propagande plusieurs ponts trop loin et ne s'en remettront jamais :

- Macron a bien validé la vente de SFR.
- L'activité économique de SFR n'est pas de vendre des téléphones mais des services (en général les téléphones sont vendus en dessous de leur prix et en liant l'acheteur à un abonnement SFR).
- L'ECU a bel et bien été une monnaie avant de devenir l'Euro.
- Une monnaie n'a pas besoin d'être sonnante et trébuchante.
- MLP n'a jamais dit, suggéré ou insinué que l'ECU avait été une monnaie sonnante et trébuchante. Elle a bien dit que la monnaie commune qu'elle envisage ne serait PAS dans le porte monnaie
- L'utilisation de l'ECU n'était pas réservé aux banques et aux "institutions".
- Tous les terroristes ne se font pas tuer à chaque fois. Beaucoup cherchent à s'enfuir. Ils ont des complices; les gens qui soutiennent ces actions doivent être considérés comme terroristes même s'il n'appuient pas la détente ou la commande de la bombe.
- Les terroristes peuvent voyager en avion comme n'importe quel individu, mais la plupart ont voyagé autrement.
- L'AME (Aide Médicale d'Etat) que MLP veut supprimer ne coûte pas zéro à l'Etat donc on ne peut pas en même soutenir que MLP n'a aucune économie dans son programme et qu'elle veut supprimer l'AME.

Il est très facile de vérifier tout cela sur Internet.

Les "arguments" de Macon ont été d'une bêtise hallucinante. Si Mi con a été le "prof", c'est un prof complètement nul et incompétent comme il y a en beaucoup.

MAIS il y a dans ce pays énormément de soumis. Détruits par l'enseignement qui a transformé des ignares en crétins super-ignares et souvent cuistres, il a aboli le bon sens élémentaire de beaucoup des zélites super-"éduquées". C'est pour ça que les villes votent pour Killary et Macaron : elles sont bourrées de super-crétins qui ont cessé de penser.

Sachant qu'untel va gagner, les soumis lui trouvent toutes les qualités.

Écrit par : simple-touriste | 16 mai 2017

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