06 décembre 2017

La fièvre du Bitcoin

La récente flambée du Bitcoin fascine le grand public. Est-ce une bulle, ou l'amorce de quelque chose d'autre?

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Le Bitcoin en cinq minutes

Précisons d'emblée: cinq minutes ne suffiront pas à expliquer le Bitcoin - mais tentons tout de même.

Le Bitcoin est une information pure, suivant une approche inventée en 2008 par le mythique Satoshi Nakamoto - un individu dont l'identité réelle est inconnue - et publiée en 2009. Pour simplifier, chaque Bitcoin est unique et représente une sorte de solution à un problème mathématique. Trouver de nouveaux Bitcoins est de plus en plus difficile et implique une puissance de calcul croissante. De par la définition de son modèle, le nombre de Bitcoins total est limité à 21 millions d'unités. Les transactions en Bitcoin suivent la technologie Blockchain, qui garantit l'intégrité des échanges entre utilisateurs, ainsi que leur anonymat.

Pendant les premières années le Bitcoin fut considéré comme une étrange curiosité engendrée par Internet. Pour être dans le vent, certains sites acceptèrent d'autant plus facilement le Bitcoin comme moyen de paiement qu'il était ultra-confidentiel. D'autres utilisateurs, pas toujours bien intentionnés, comprirent vite son utilité en tant qu'anonymiseur de transaction. Le Bitcoin devint le mode opératoire de tous les malfrats ayant décidé pour de multiples raisons de vivre en marge du système - les Anonymous, les hackers, les réseaux mafieux et de nombreux rebelles. Le Bitcoin n'avait pas bonne réputation en ce temps-là, mais la plupart de ceux qui s'intéressaient à ce nouvel écosystème économique restaient capables de faire la distinction entre le concept et son utilisation.

Au fil du temps, le Bitcoin se répandit et prit progressivement de la valeur. Des gens se mirent à utiliser le Bitcoin non plus comme intermédiaire de paiement dans une transaction, mais pour le thésauriser, soit dans une perspective de spéculation, soit pour protéger leurs économies.

Tous les plafonds ont été crevés, 1, 10, 100, 1'000 et 10'000 dollars, les uns après les autres, et de plus en plus vite. En Octobre, le Bitcoin valait 3'000 dollars. Il en vaut désormais le triple. La progression est fulgurante. La valeur totale du Bitcoin dépasse 200 milliards de dollars - un petit poisson dans l'univers des monnaies, mais une belle bête tout de même. L'agitation s'empare des places financières, des régulateurs et des politiciens, qui n'hésitent pas à livrer leur prêt-à-penser au grand public. Assistons-nous à une bulle spéculative? Le Bitcoin est-il promis à l'effondrement?

Panique à bord

La flambée du Bitcoin a provoqué de nombreuses réactions de l'establishment politico-économique. Tous hurlent à la bulle d'une seule voix:

Trop "volatile", sans "fondement" et "dangereuse": plusieurs économistes de renom sont montés au créneau ces derniers jours contre la flambée du Bitcoin, décrite comme une "bulle spéculative" susceptible d'"imploser". Sans enrayer - pour l'instant - le phénomène. (...)

Pour certains prix Nobel d'économie, la réponse est toute vue: cette crypto-monnaie va "s'effondrer", et ses adeptes vont s'en mordre les doigts.

"C'est une bulle qui va donner à beaucoup de monde beaucoup de moments très excitants tant qu'elle montera, puis qui va redescendre", a mis en garde mercredi Joseph Stiglitz, prix Nobel 2001, sur le plateau de Bloomberg TV.

Le Bitcoin "ne sert aucune fonction socialement utile" et ne réussit "qu'en raison de son potentiel de contournement, du déficit de surveillance": "il me semble que le Bitcoin devrait être interdit", a ajouté l'économiste américain. (...)

D'autres économistes de renom ont mis en garde contre les dangers et les dérives liés aux monnaies virtuelles, à l'image du prix Nobel 2008 Paul Krugman, qui avait comparé dès 2013 le Bitcoin au "mal", ou de Robert Shiller, spécialiste des bulles financières.

"L'enthousiasme pour le Bitcoin est disproportionné par rapport à son application immédiate", a estimé ce professeur à l'université de Yale, lui aussi titulaire d'un Nobel (2013). "C'est l'exemple même d'une bulle spéculative", a-t-il ajouté.


Les avis sont visiblement extrêmes et dénués d'humilité. L'aversion pour le Bitcoin est palpable, et se traduit d'ailleurs par des postures incohérentes. Par exemple, quel besoin d'appeler à l'interdiction si le Bitcoin est l'objet d'une bulle spéculative? Il suffit d'attendre que la bulle éclate et les vilains spéculateurs resteront sur le carreau, puni par là où ils ont péché, ce qui aura le deuxième avantage de sceller la réputation des crypto-monnaies pour longtemps. Si tous ces gens ont raison, laisser faire l'offre et la demande est probablement le meilleur moyen de donner la leçon. Mais s'ils ont tort?

Le Bitcoin suit en ce moment une courbe exponentielle. Deux explications sont possibles: soit c'est une bulle, soit ce n'en est pas une. Et les deux hypothèses donnent le vertige.

Comprendre la révolution du Bitcoin

Pour des raisons de définition autant que de taxation, de nombreux individus ont cherché à classifier le Bitcoin. Est-ce une monnaie, comme le dollar? Une ressource, comme un arpent de terre? Un droit de propriété sur l'ensemble de la crypto-monnaie, comme une sorte d'action? On peut discuter à l'infini des mérites de chaque approche. Pour ma part, je me contenterai de le qualifier d'or numérique. Car à travers de nombreux aspects le Bitcoin est similaire à l'or, jusque dans le rôle de valeur-refuge qu'il acquiert aujourd'hui - et qui fait exploser ses cours.

La monnaie est un moyen d'échange. Elle n'a de valeur que par convention sociale, éventuellement appuyée de l'autorité de l'État local. À travers les époques et les régions du monde, des peuples ont utilisé comme monnaie des coquillages, des lingots de métal, des pièces d'or ou du papier imprimé. Aujourd'hui, bien que nous ayons encore quelques billets avec nous, la monnaie est essentiellement électronique. Et sans le moindre sous-jacent. Depuis la fin du système monétaire de Bretton Woods, les monnaies se sont progressivement muées en simples papiers, échangeables contre d'autres papiers. Aucune banque centrale n'est plus capable de garantir une parité d'échange fixe entre sa monnaie et la moindre ressource physique dotée de valeur.

Ainsi, les déclarations de gens dénigrant le Bitcoin au prétexte "qu'il ne repose sur rien" sont piquantes d'ironie. Les mêmes personnes utilisent chaque jour des paiements dématérialisés avec des monnaies qui ne sont elles-mêmes adossées à rien. Les monnaies que nous avons sur nos comptes en banque, dans nos plans d'épargne et nos portefeuilles sont tout aussi virtuelles que le Bitcoin, si ce n'est le joli motif imprimé des billets.

Les différences fondamentales entre le Bitcoin et n'importe quelle monnaie habituelle sont que le Bitcoin est disponible en quantité finie, décentralisé et, à ce jour, non manipulable. Il ne peut pas y avoir de plan de relance en Bitcoin. De Quantitative Easing en Bitcoin. De planche à billet en Bitcoin. Il n'y a pas de Banquier Central du Bitcoin. Le nombre de Bitcoins possibles est fini - 21 millions d'unité, pas plus. Le Bitcoin ne repose sur aucun actif tangible comme le pétrole, l'or ou l'activité économique, mais en retour il est à l'abri de toute manipulation de la valeur de ces actifs.

Les keynésiens, les étatistes, les interventionnistes souhaitent tous jouer avec la monnaie pour servir leurs objectifs idéologiques du moment: éponger la dette avec de l'argent frais, occuper le terrain médiatique en finançant de grands travaux inutiles, ou simplement arroser leur clientèle électorale. Pour eux le Bitcoin représente un cauchemar: une monnaie cryptée, anonyme et hors de contrôle, attirant désormais l'intérêt du grand public. Ce n'est pas pour rien que les pics de transactions en Bitcoins ont été enregistrés dans les pays où les gouvernements trichent le plus avec la monnaie, comme le Zimbabwe ou le Venezuela.

Le Bitcoin est intimement lié à Internet, ce qui en fait une ressource internationale, transfrontalière, décentralisée et extraordinairement robuste. Par certains aspects il est même un meilleur refuge que l'or, qui a le défaut d'être une ressource physique facilement contrôlée, taxée et confisquée.

Bulle ou pas bulle?

Il y a plusieurs attitudes face à la montée du Bitcoin. Ceux qui hurlent avec les loups et crient à la bulle - bien qu'aucune annonce apocalyptique n'ait fait baisser les cours plus de quelques heures, et qu'aucun scandale particulier ne frappe la crypto-monnaie. Et ceux qui pensent que nous n'en sommes qu'au début.

Bien sûr, malgré ses quasiment dix ans d'âge, on peut toujours s'effrayer qu'un jour un mathématicien finisse par trouver une faille dans le Bitcoin et que le système s'effondre. De par sa nature informatique, le Bitcoin est plus facile à dérober qu'un lingot de métal enfermé dans un coffre ; des cambriolages numériques et des escroqueries ont eu lieu et d'autres surviendront. Même sans cela, il y aura encore des crises, des pics et des effondrements. Et pour finir, même dans le monde de la crypto-monnaie, le Bitcoin n'est pas seul. Il est en concurrence avec des challengers qui apportent chacun leur variation vis-à-vis du modèle initial. Bien malin qui peut dire qui l'emportera sur le long terme.

Mais que ce soit Bitcoin ou une autre, l'avenir s'ouvre pour les crypto-monnaies - un refuge de valeur à l'abri de la voracité des gouvernements, des dérives du système bancaire et de la monnaie papier, et qui leur survivra.

Commentaires

"Un refuge de valeur", dites-vous? Une valeur a 100% fondée sur la spéculation pure sans meme que l`on sache qui tire les ficelles (ca pourrait aussi bien etre la Corée du Nord, pour ce qu`on en sait. Un gros point d`interrogation, en quelque sorte. Combien de vos bons francs ou euros etes-vous pret a miser sur ce point d`interrogation?

Écrit par : bitcoin-coin | 08 décembre 2017

"Combien de vos bons francs ou euros etes-vous pret a miser sur ce point d`interrogation?" La question se posait quand le bitcoin valait un franc. Je me souviens m'être posé la question à l'époque...
J'aurais mis 100 francs sur la table, j'aurais un million aujourd'hui. Ce truc-là est vraiment bizarre.

A part ça, entendu ce matin : la création des 21 millions de bitcoins demanderait autant d'énergie que tout ce que consomme l'humanité (annuellement? journellement? cela n'était pas précisé, comme d'habitude dans ce genre d'affirmations). Mais la consommation d'énergie de l'IA, des voitures électriques, en bref la suppression de l'énergie tirée des carburants fossiles, peut-elle être produite par du renouvelable ?

Écrit par : Géo | 08 décembre 2017

Tirer quoi? Qui voulez-vous qui tire?

Vous pensez que des gens achètent pour faire monter les prix pour ensuite faire retomber le soufflet?

Écrit par : simple-touriste | 08 décembre 2017

@bitcoin-coin: en demandant qui "tire les ficelles", vous illustrez malheureusement que vous ne parvenez pas à comprendre la notion de décentralisation. C'est une erreur de raisonnement répandue. Mais il n'y a pas de comité directeur du Bitcoin, officiel ou non. Le Bitcoin n'appartient à personne. Tout le monde peut entrer dans le monde du Bitcoin en l'achetant ou en utilisant de la puissance de calcul informatique dans l'espoir d'en découvrir un ; ou quitter le monde du Bitcoin en le revendant. Les valeurs stupéfiantes du Bitcoin sont le simple résultat de l'offre et de la demande.

La force du Bitcoin est collective, elle vient de tous ceux qui sont persuadés qu'il vaut quelque chose - de la même façon que nous sommes persuadés que l'or vaut quelque chose, ou que nos monnaies de papier valent quelque chose. Vous pouvez ironiser autant que vous voulez sur ce qui apparaît comme une sorte d'illusion collective, et c'est votre droit le plus strict ; mais si vous décidez d'effacer vos Bitcoins, de jeter votre or à la rivière ou de brûler vos billets dans un même dénigrement, vous réussirez juste à passer pour un imbécile auprès de vos contemporains. Parce que malheureusement, l'existence du commerce implique l'échange, et vous ne pouvez pas décréter, seul, quels sont les étalons de mesure de valeur.

Le code du Bitcoin est open source. Vous pourriez le copier et lancer demain votre Bitcoin-coin (BCC), en miner et essayer de le vendre. Mais pourquoi quiconque en achèterait-il? Pourquoi miser un kopeck sur votre BCC plutôt que l'original qui vaut des milliards de fois plus?

Pendant des années, des informaticiens et des centres de calcul ont peu à peu misé sur le Bitcoin et sont rentrés dans leurs frais alors que celui-ci ne valait que quelques dizaines de dollars. Maintenant qu'il en vaut plus de mille fois davantage, je vous laisse imaginer la puissance de calcul que le Bitcoin est en train de rassembler, et qui le rend de plus en plus indélogeable. Et il suffit qu'un seul serveur Bitcoin tourne quelque part dans le monde pour que le Bitcoin subsiste.

"Combien de vos bons francs ou euros etes-vous pret a miser sur ce point d`interrogation?"

Cette réponse est tout à fait personnelle, ma réponse ne vous servirait à rien. Mais personne n'est forcé à quoi que ce soit!

Lorsque quelqu'un rentre au saloon et crie qu'on a trouvé de l'or dans les montagnes - rumeur fondée ou non - certains quittent la salle séance tenante pour tenter de ramasser une part du gâteau, et d'autres restent accoudés au bar, finissant leur verre en lâchant quelques remarques cyniques sur l'humanité. Nul n'a plus raison qu'un autre. Ce sont des choix individuels différents.

@Géo: Il n'y a aucun calcul valable de l'énergie qu'il faudrait pour trouver TOUS les 21 millions de bitcoin, simplement parce que les processeurs consomment de moins en moins alors que la technologie s'améliore. De plus, comme l'effort (de calcul et de dépense d'énergie) pour trouver le prochain Bitcoin est de plus en plus élevé, il arrivera peut-être un moment où les acteurs se diront que cela n'en vaut pas la peine. Mais avec l'augmentation de valeur du Bitcoin, nous ne prenons absolument pas cette direction!

La "signature énergétique" du Bitcoin est une ânerie de journaliste avide de sortir des chiffres. Mais toute monnaie implique de l'énergie. L'or ne sort pas de terre tout seul, les coquillages devaient être pêchés, et même les monnaies virtuelles émises par nos banques centrales consomment d'énormes quantités d'énergie. Pensez à tout ce que grillent les établissements bancaires et les bourses en électricité, ou tout simplement le métal, le papier et les encres spéciales qu'il faut pour nos billets et nos espèces sonnantes et trébuchantes...

Écrit par : Stéphane Montabert | 08 décembre 2017

Une petite bombe à neutron et hop tout est évaporé:

"Les informations contenues dans le wallet d’un utilisateur sont critiques et doivent être strictement protégées contre toute intrusion.

Si la clé privée d’un compte est perdue, l’utilisateur ne peut plus accéder aux transactions qui alimentent ce compte, ni créer de nouvelles transactions à partir de celui-ci. Ses bitcoins sont définitivement perdus et resteront à tout jamais dans la base sans plus pouvoir changer d'adresse. En 2013, un utilisateur a perdu 7 500 bitcoins, représentant à l'époque une valeur de 7,5 millions $, en jetant accidentellement le disque dur qui contenait sa clé privée.

La découverte de la clé privée d'un compte par un autre utilisateur permet à celui-ci d'usurper l’identité du titulaire légitime du compte et de dépenser les bitcoins qui viendraient à s'y trouver, ce qui équivaut à un vol de bitcoins."

Source: wiki

Quand un bien passe de 1 à 13.000, j'appelle cela de l'hyperinflation. Mais tant qu'il y a des gogos pour continuer à jouer...

Écrit par : Olivier | 08 décembre 2017

@Olivier: je ne comprends pas très bien le sens de votre commentaire. Le Bitcoin est protégé par cryptographie. C'est bien normal. La protection implique de garder sa clé privée en lieu sûr, sans se la faire dérober, ni la perdre. Si cela est trop compliqué à gérer, mieux vaut éviter les crypto-monnaies en effet.

Quant à la "petite bombe à neutron", elle ne fera que détruire une infrastructure informatique parmi les milliers qui abritent du Bitcoin, et qui sont distribuées dans le monde entier. Évidemment, les gens qui abritaient leur clé privé justement là en seront pour leurs frais, leurs Bitcoins désormais inaccessibles. Ceci n'est pas sans rappeler le scénario de "Goldfinger" de James Bond, les radiations atomiques en moins. Mais au vu de la quantité de bombes à neutron qui ont explosé ces dernières années (petites ou grosses) je ne suis pas trop inquiet.

Pour finir: "Quand un bien passe de 1 à 13.000, j'appelle cela de l'hyperinflation. Mais tant qu'il y a des gogos pour continuer à jouer..."

L'hyperinflation est la perte radicale de valeur de la monnaie, donc votre utilisation du qualificatif est tout à fait erronée. Quant à continuer à jouer (ou à s'y mettre, ou au contraire à arrêter) c'est la décision privée de tout un chacun. Personne ne vous oblige à quoi que ce soit.

Écrit par : Stéphane Montabert | 08 décembre 2017

« Avec les prix atteints récemment, les baleines du bitcoin, ces environ 1'000 personnes qui détiennent collectivement près de 40% de toute la crypto-monnaie, inquiètent les investisseurs. Si l'une d'elles décide de vendre la moitié de ses avoirs, ou si beaucoup d'entre-eux le font en tandem, les prix pourraient s'effondrer. » (Bloomberg, 08/12/2017)

Écrit par : rabbit | 09 décembre 2017

ALERTE PROPOS INEPTE :

"la suppression de l'énergie tirée des carburants fossiles, peut-elle être produite par du renouvelable ?"

Bon, on va reprendre : l'énergie renouvelable n'existe pas sous forme électrique. Les flux d'énergies qualifiés de renouvelables ne sont pas électriques. La conversion d'un flux d'énergie E-M (électromagnétique) non électrique en flux E-M électrique par les panneaux PV n'est pas renouvelable. Aucun PV n'a été trouvé comme fruit d'un arbre.

Donc CESSEZ DE PARLER DE RENOUVELABLE pour qualifier ce qui dépend d'un flux naturel. Sinon je vais parler de charbon renouvelable et de pétrole renouvelable et vous ne pourrez RIEN me dire.

Il n'y a que des productions d'énergie qui sont plus ou moins polluantes et plus ou moins dépendantes de ressources rares (et en plus situées dans des pays musulmans).

Le renouvelable est un label arbitraire grotesque comme "écolo", "vert", "agriculture biologique" (qui consiste parfois à empoisonner la terre avec un métal lourd), "casher" (dans le lait de la mère) etc.

Écrit par : simple-touriste | 09 décembre 2017

@rabbit: bien sûr les prix pourraient s'effondrer. Ou juste baisser. Ou rester identiques. Ou simplement monter moins vite. Combien de Bitcoins faudrait-il vendre, et à quel prix, pour épuiser la demande actuelle de tous ces gens qui se ruent sur le marché? Là est la question.

Notons enfin qu'aucun acteur du Bitcoin, et surtout pas ces "baleines", n'a intérêt à faire baisser durablement son prix.

Les seuls qui ont un tel intérêt sont ceux qui sont en-dehors du système - les spéculateurs qui souhaiteraient profiter d'une brève baisse pour entrer dans la danse à vil prix, et les gouvernements et autres collectivistes qui haïssent le Bitcoin et veulent l'interdire ou le faire disparaître.

Écrit par : Stéphane Montabert | 09 décembre 2017

La glorieuse incertitude du Bitcoin, en quelque sorte. Heureusement que le système monétaire "classique" a ses instruments autonomes de régulation des flux et des niveaux. Ceci au sens purement macroéconomique, bien sûr. Parce qu'au plan politique, les technologies numériques encouragent aussi l'état à plus de confiscation fiscale. En outre, il conviendrait de séparer l'aspect spéculatif du Bitcoin et la méthode blockchain en général. Pas de quoi en faire tout un fromage, mais souvenons-nous de l'effet domino des subprimes.

Écrit par : rabbit | 09 décembre 2017

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