08 janvier 2018

Et maintenant, Trump est fou.

Dire que les Démocrates s'emploient à éjecter Trump du pouvoir depuis le jour de son élection serait un euphémisme. Incapables depuis plus d'un an d'avaler le résultat d'une élection contraire à leurs attentes, ils n'ont de cesse de trouver le moyen de le renvoyer de la Maison Blanche avant la fin de son mandat. Complot russe, prétendue obstruction à justice, une page Wikipédia tente même de recenser les diverses manœuvres employées dans ce but.

usa,donald trump,manoeuvres politiques,foliePas un mois ne passe sans que vienne s'ajouter une nouvelle excellente raison de chasser le Président en exercice. Disons plutôt que chaque péripétie sur sa présidence, vraie ou fausse mais toujours montée en épingle par les médias, se conclut invariablement par l'examen d'une possible destitution sur la base de ces nouveaux "faits".

La dernière tentative en date se base donc sur une probable "folie" de M. Trump, qui pourrait comme par hasard mener à sa destitution par le biais du 25e amendement.

Une vingtaine de psychiatres et psychologues - forcément "éminents" pour la presse - franchirent le pas en octobre 2017 en publiant un ouvrage collectif sur la question: The Dangerous Case of Donald Trump ("Le Dangereux Cas Donald Trump"). Il reçut bien sûr un certain succès de la part des anti-Trump, confortés par les descriptions hyperboliques livrés aux médias par la coordinatrice très engagée à gauche de l'ouvrage, la psychologue Bandy Lee de l'Université de Yale. Apparemment, il y avait urgence à envoyer M. Trump à l'asile, en camisole de force.

Quelques professionnels du secteur eurent beau objecter que depuis quarante-cinq ans l'Association des psychiatres américains (APA) a établi la "Règle Goldwater", dénonçant comme un grave manquement à l’éthique le fait de dresser le diagnostic d’une personnalité publique sans son autorisation et sans même la rencontrer, personne ne les écouta. Billevesées que tout cela. Les règles de déontologie les plus élémentaires ne sauraient s''appliquer face à Donald Trump!

La nouvelle couche est appliquée ces derniers jours par Michael Wolff et son livre Fire and Fury : Inside the Trump White House ("Feu et Fureur : Dans la Maison Blanche de Trump"). Les médias font leur régal des bonnes feuilles de l'ouvrage. Trump serait un enfant gâté réclamant des "victoires", pris de crises de colère et insultant le personnel de la Maison Blanche et son propre gouvernement ; il s'enfermerait pour ruminer devant plusieurs télévisions en même temps ; il craindrait d'être empoisonné par les repas présidentiels ; il serait quasiment illettré, ou trop impatient, et incapable de venir à bout de textes simples...

usa,donald trump,manoeuvres politiques,folieBien que l'ouvrage soit entièrement à charge et dérive souvent dans le grotesque, les rédactions ne prennent aucune distance lorsqu'elles en parlent. Pour les médias, et Le Temps est en première ligne, Fire and Fury ne représente rien d'autre que la vérité. Comment s'en étonner alors que Michaël Wolff a couché sur le papier, jusque dans des "anecdotes" sur la chevelure de Trump, les fantasmes qu'attendait son public?

Seul problème, une partie au moins du livre est basée sur des affabulations - de l'auteur ou de ses sources - donnant au final un tableau caricatural et mensonger.

Prenons le simple exemple de l'élection. Wolff prétend à de nombreuses reprises que Trump ne voulait "pas vraiment" l'emporter - d'où une promesse faite à son épouse Melania qu'elle n'avait pas à s'inquiéter de devenir Première Dame contre sa volonté, car il n'avait aucune chance. Il aurait de même été parfaitement livide, le soir fatidique, en apprenant finalement sa victoire. Pourtant, Trump s'est battu comme un lion pendant toute la campagne, mettant au point une stratégie novatrice pour arracher aux Démocrates des États considérés comme acquis et enchaînant des dizaines de meetings durant la dernière ligne droite. Pourquoi se serait-il donné tant de peine s'il ne voulait pas gagner? Pourquoi aurait-il lutté avec succès contre seize autres candidats lors des primaires républicaines pour arracher l'investiture du parti s'il ne voulait pas gagner? Pourquoi se serait-il compromis dans l'illégalité avec les Russes, comme l'affirme Wolff, pour arracher un avantage indu dans l'élection, s'il ne voulait pas gagner?

Le récit de Fire and Fury n'a même pas de cohérence interne. Certains intervenants cités par l'auteur ont apporté un démenti cinglant face aux propos qu'on leur prête. Tant que nous n'aurons pas eu le verbatim des enregistrements effectués par l'auteur, nous ne saurons pas où situer le mensonge. Mais Michaël Wolff se couvre lui-même dès l'introduction:

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"Beaucoup des comptes-rendus de ce qui s'est passé dans la Maison Blanche de Trump entrent en conflit les uns avec les autres ; beaucoup, à la mode trumpienne, sont cruellement faux. Ces contradictions et cette souplesse prise avec la vérité, sinon avec la réalité elle-même, forment le fil conducteur du livre. Parfois, j'ai laissé les intervenants exposer leurs versions, permettant en retour au lecteur de les juger. Dans d'autres cas, grâce à une cohérence dans les récits et par le biais de sources auxquelles j'ai fini par faire confiance, je me suis arrêté sur une version des événements que je crois véridique."

Alors, Fire and Fury est-il un récit ou une fiction? Probablement un peu des deux, quoique le point de vue de l'auteur sur Donald Trump ne fasse guère de doute. Comment croire alors que Wolff, coutumier de ces dérives, n'a pas prêté davantage de bienveillance à tous ceux qui disaient du mal de Trump? Et comment s'étonner du résultat?

Nous sommes en pleine construction de narrative, celui-ci visant à préparer l'opinion publique à la prochaine offensive démocrate contre Trump. Les médias qui enquêtent aujourd'hui sur la santé de M. Trump sont les mêmes qui refusèrent avec acharnement de rendre compte de l'évanouissement public de Mme Clinton en 2016.

Mais il n'est pas sûr que la sauce prenne. Donald Trump tweete avec son public, parle un langage simple et direct, n'est pas bardé de diplômes des plus hautes universités du pays. M. Trump est indiscutablement un Président atypique et les Américains le savent. Ceux qui ont voté pour lui l'ont fait précisément pour ne plus être menés dans l'ornière par des élites surdiplômées, sûres d'elles et de leur verbe, et bien plus préoccupées par les cercles mondains que par le devenir de la classe moyenne.

Pourtant, Trump est bel et bien dérangé. Père de grands enfants, marié à un ancien mannequin, entrepreneur richissime, vedette de son émission de télé-réalité, il aurait pu couler une retraite paisible en profitant de la vie. À la place, il choisit de se lancer dans la conquête de la Présidence des États-Unis et tente depuis, avec les plus grandes difficultés, de remettre le pays sur les rails. Clairement, aucune personne saine d'esprit ne ferait tout cela.

Mise à jour (14 janvier): Par un étrange tour du destin, nous apprenons que la psychiatre Brandy Lee à l'origine du livre indiquant que M. Trump n'était pas apte à gouverner ne dispose plus de licence de psychiatrie depuis 2015, soit bien avant l'écriture de son livre.

Commentaires

Obtenir que les journalistes anti-Trump propagent l'idée qu'il n'a jamais eu envie de gagner, c'est un exploit que seule la combinaison Trump/anti-Trump pouvait créer.

Pour résumer le "narratif", on a donc un candidat semi-débile qui a gagné contre la candidate plus qualifiée de l'histoire des élections et de toutes les planètes (j'exagère à peine). Et il ne VOULAIT PAS gagner.

Et pour NE PAS GAGNER il a conspiré avec la Russie.

Ce n'est même pas un scénario de téléfilm assez cohérent pour le passer pendant les vacances. Et on passe des films où la Lune se fracture et des morceaux qui se décrochent tombent sur la Terre (là je n'exagère pas, c'est un vraiment scénario de téléfilm).

Écrit par : simple-touriste | 09 janvier 2018

La réalité n'est jamais complétement blanche ou noire. Il est difficile de ne pas voir des signes d'immaturité mentale chez Trump. Il n'a visiblement jamais fait l'expérience de la frustration...
Je ne pense pas que lui soit un danger pour la sécurité mondiale, mais sa personnalité n'est pas assez forte pour s'opposer aux faucons US, qui eux sont des gens dangereux. Mais ils n'ont pas encore attaqué la Russie, ni la Chine (sous couvert de Corée du nord). Et c'est Obama qui a dirigé les attaques contre les régimes arabes environnant Israël, pour y semer le chaos et la désolation propices à leurs alliés. Sans voir que cela favorisait aussi l'Iran, ce que n'a pas vu non plus l'autre idiot W avec son expédition de banditisme international connue sous le nom de GW II...

Écrit par : Géo | 09 janvier 2018

J'ai du mal à analyser la politique de Trump car il a l'art de brouiller les pistes.

Ceci étant dit, je ne mets pas en doute sa santé mentale pour ce que j'en connais. En tout cas, il me semble avoir un comportement plus rationnel que ses adversaires. Et il me paraît supérieurement habile, bien plus stratège que ceux qui l'attaquent.

En effet, nous ne sommes plus au temps de Nixon, ni même de Clinton. L'idée qu'une campagne de presse puisse avoir la peau d'un président est un pur fantasme de journaliste. Le discrédit des medias est trop grand. Ils ne convaincront que les convaincus, qui sont minoritaires.

Dans 11 mois, ce sont les élections de mi-mandat, d'autant plus importantes que les chambres élues à cette occasion auront la main sur une mise à jour du découpage électoral. Si Trump les gagne, il aura fait un grand pas vers sa ré-élection.

Ses opposants sont en train de lui mitonner un discours aux petits oignons dont il va se faire un régal :

"Depuis deux ans, je bosse pour vous, Américains. Et eux, qu'ont-ils fait pour vous ? Quand ont-ils pensé à vous ? Ils ne se préoccupent que de leur pouvoir perdu. Ils essaient de m'abattre, moi, votre élu. Ils y mettent toute leur énergie ... et ils échouent. De vous, de vos vies, ils s'en foutent. Je les obsède parce que je leur ai pris leur place. Mais, vous ne les obsédez pas, vous n'existez pas pour eux etc. Etc. Etc."

Je vois ça gros comme maison.

Et les journalistes français prendront leurs mines d'enterrement à l'annonce des résultats "surprise" (pour eux seulement), façon Laurence Haïm.

Écrit par : Franck Boizard | 09 janvier 2018

On en vient à regretter que Trump n'ait pas plus de pouvoirs qu'il n'en a.
À commencer par celui d'empêcher la publication de ce livre.
On en vient même à regretter les anciennes lettres de cachet qui permettaient aux rois d’embastiller sans jugement des énergumènes du genre de ce Wolff
À tout le moins, on espère qu’il va poursuivre l'auteur du livre en justice pour diffamation. Mais j’ai quelques doutes.

Cet acharnement de la planète socialiste entière, dans tous les pays, en particulier en Europe – sauf dans les ex-pays de l'Est qui, comme par hasard, sont anti-immigrationnistes (voir plus bas) –, cet acharnement, disais-je, contre un Président américain normalement élu est vraisemblablement unique dans les annales mondiales. C’est du jamais vu !
L'étape suivante – ou précédente, on ne sait plus trop ! – est l'élimination pure et simple de la personne physique, autrement dit : l’assassinat.
Sans doute Trump est-il trop bien gardé et protégé, ce qui explique sans doute que la chose ne se soit pas encore produite.
Un tort que je lui vois est qu'il semble avoir trop de grandeur d'âme pour rendre coup pour coup.
Clinton, Obama, Soros et d’autres bien identifiés, dont je n’ai plus les noms en tête, sont derrière tous les coups tordus qu'on lui inflige et les chausse-trappes et les peaux de banane qu'on glisse sous ses pas. Qu'attend-t-il pour les poursuivre ? En particulier Clinton, ce qu'il avait promis dans sa campagne ? Peut-être la raison est-elle qu'il ne trouverait aucun juge pour cela ?
C'est vrai qu'un Président américain a très peu de pouvoirs. Mais en a-t-il moins qu'un Président français qui, lui, est soumis pieds et poings liés à l'Europe ?
En tout cas, la société américaine dans son ensemble est bien malade, cette société dont les membres gobent tout cuit ce que leur presse biaisée leur sert.
On pourrait en dire autant de la société française, qui, actuellement, se bat la coulpe de ne pas accueillir assez de migrants, et surtout, de ne pas le faire assez dignement. C’est vrai que c’est un problème majeur.

Trump est anti-immigrationniste. Je crois que c’est là la raison profonde du rejet unanime qu’il endure. Il prend ainsi à rebrousse-poil tous les autres dirigeants occidentaux (à l’exception, à nouveau, de ceux des pays de l’Est).
Car l’immigration est leur projet grandiose.
À ceux qui veulent comprendre, je conseille de lire ce lien :
https://www.polemia.com/migration-des-peuples-bref-manuel-pour-comprendre-la-crise-migratoire-actuelle-de-vaclav-klaus-et-jiri-weigl/

Écrit par : AP34 | 09 janvier 2018

@fboizard: "On en vient à regretter que Trump n'ait pas plus de pouvoirs qu'il n'en a."

Trump n'a pas plus de pouvoir que ce que lui permet sa fonction. C'est là toute la différence avec Obama qui enchaînait les abus de pouvoir sous les applaudissements. Mais un bon système est un système qui empêche les abus de pouvoir. L'expérience Obama montre que le régime des USA est encore largement perfectible.

@AP34: "Un tort que je lui vois est qu'il semble avoir trop de grandeur d'âme pour rendre coup pour coup."

Je trouve également qu'il ne riposte pas assez. Quand on voit sur la base de quoi il est régulièrement traîné dans la boue, et les scandales incroyables qui tombent jour après jour sur les Clinton, le camp démocrate, l'administration Obama, sans que rien ne bouge... Pourquoi ces gens sont ainsi à l'abri de la justice?

C'est comme s'il se contentait de prendre les coups sans jamais en infliger en retour. C'est peut-être très noble mais c'est aussi irritant.

Écrit par : Stéphane Montabert | 09 janvier 2018

"C'est comme s'il se contentait de prendre les coups sans jamais en infliger en retour." Peut-être qu'il agit comme s'il était encore en campagne...

"L'étape suivante – ou précédente, on ne sait plus trop ! – est l'élimination pure et simple de la personne physique, autrement dit : l’assassinat."
Tout ce qu'on demande, c'est que cela n'arrive pas à Davos...

Écrit par : Géo | 10 janvier 2018

Une chose semble pourtant claire, D. Trump s’est d’abord et surtout offert un magnifique « ego trip » en se portant à la présidence de son pays. Comme tout le monde ou presque, il n’aurait jamais imaginé que ses lacunes pourtant criantes et son manque total d’expérience en politique lui permettrait de se faire élire.

Tous les observateurs ont d’ailleurs pu constater que dans les premières heures qui ont suivi son élection, D. Trump paraissait effectivement sonné voir même complétement mortifié par rapport à la tâche et aux responsabilités qui allaient désormais lui incomber.

Sauf qu’à l’image de Blocher, Freysinger, Perrin et autres populistes qui sont parvenus au pouvoir, il est vite apparu que si ces messieurs sont particulièrement doués pour critiquer, dénoncer, stigmatiser, condamner et mépriser leurs adversaires, ils le sont nettement moins lorsqu’il s’agit d’évoluer dans un collège exécutif, de se placer au-dessus de la mêlée, de gouverner sans état d’âme ni vieille rancune ou encore d’avoir une véritable vision réaliste et constructive de l’avenir de leur pays ou de leur canton.

Bref, le populisme, c’est bien beau pour se faire mousser, particulièrement efficace pour se faire élire, c’est vendeur, ça permet de rassembler des gens autour de thèmes aussi porteurs que médiatiques, c’est juste que quand ça vous permet, en plus, d’arriver au pouvoir, les limites et les impasses de cette approche aussi simpliste que démagogique sautent très vite aux yeux de tout le monde.

C’est ce qui arrivé à Trump avec des conséquences que les Américains n’ont pas fini de subir,… Espérons que cela servira de leçon au reste de la planète…. !

Écrit par : Vincent | 10 janvier 2018

Quelle importance.

Les alliés des USA n'ont plus confiance

C'est tant mieux pour l'Europe. A l'Europe d'en profiter pour étendre son influence.

Écrit par : motus | 10 janvier 2018

@Vincent: Trump s'est fait élire précisément parce qu'il apportait quelque chose de différent aux Américains. Quant à saisir la gravité du moment, c'est plutôt bon signe. Auriez-vous préféré de la nonchalance?

Quant aux messieurs "qui sont particulièrement doués pour critiquer, dénoncer, stigmatiser, condamner et mépriser leurs adversaires", je ne vois ni Blocher, ni Freysinger, ni Perrin dans votre portrait ; ils ont été des gens humbles dans leur fonction, et même avant leur élection leurs attaques (parfois hautes en couleurs) étaient dirigées contre les politiques et non les personnes.

Vous devez sans doute confondre avec leurs adversaires de gauche dont beaucoup n'hésitent pas à s'en prendre personnellement aux gens et militent pour qu'ils perdent leur emploi, leur statut et leur existence sociale. M. Windisch a été personnellement victime d'une cabale de ce genre et a écrit un livre sur le sujet, " L’Affaire UW, Un révélateur politique et médiatique", Ed l’Age d’Homme, Lausanne, 2010, 272 pages.

"Bref, le populisme, c’est bien beau pour se faire mousser, particulièrement efficace pour se faire élire, c’est vendeur, ça permet de rassembler des gens autour de thèmes aussi porteurs que médiatiques, c’est juste que quand ça vous permet, en plus, d’arriver au pouvoir, les limites et les impasses de cette approche aussi simpliste que démagogique sautent très vite aux yeux de tout le monde."

Ce n'est heureusement pas le genre des socialistes qui jamais n'oseraient caricaturer ou s'en prendre à des militaires, des chrétiens, des entrepreneurs, des conservateurs ou quiconque ne pense pas comme eux.

"Espérons que cela servira de leçon au reste de la planète…"

Je pense que vous allez être très déçu.

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2018

Merci d'avoir publié mon avis.

Vous pouvez comparer l'extrême droite et les socialistes tant que vous voudrez, cela ne me touche absolument pas, ne comptez pas sur moi pour prendre la défense d'attitudes dogmatiques quelles qu'elles soient.

Quant à savoir si je vais être déçu, on verra bien, il est vrai que la tendance est plutôt au repli sur soi xénophobe et au nationalisme obtus, sauf qu'il y a un moment où à force de porter des incompétents notoires (genre Parmelin par exemple) au pouvoir, certains partis devront soit parvenir à se renouveler en misant sur la qualité (et donc une certaine impartialité), soit sombrer dans un populisme bête et méchant qui les maintiendra dans l'opposition.

Bonne journée !

Écrit par : Vincent | 11 janvier 2018

« Tout ce qu'on demande, c'est que cela n'arrive pas à Davos... »

Sacré Géo !

Dommage qu'il n'est pas bigot... ça en ferait un calviniste évangélique pur sucre !
Barraud doit sans doute penser la même chose... quoique...

Écrit par : petard | 11 janvier 2018

@Vincent: Bien sûr ! La confiance des américains est au plus haut depuis 17ans, mais c'est évident, ils subissent Trump !
La situation est telle pour les démocrates que leur déni de leur défaite leur fait absolument croire que Trump n'existe pas : Ou il est fou, ou c'est la poupée de Poutine, ou il est le paravent des Républicains, ou il est pot de miel pour les piéger, ou ...

Il est rigolo de lire leur recherche éperdue d'une rationalité à leur comportement frustré, et pire encore, pour les sortir d'une spirale délirante que leur parti prend (Oprah w. comme candidate..., les SJW, ...).

Écrit par : amike | 11 janvier 2018

A propos de Trump et de l'incommensurable stupidité de certains politiques genevois, aujourd'hui dans 24 heures : "Cette venue place la Suisse comme lieu incontournable des rencontres internationales."Ce qui renforce aussi la Genève internationale, explique Carlo Sommaruga. Car Genève, c'est Davos tous les jours."
On se pince...
Transcrit avec le plus grand sérieux par un certain Florent Quiquerez, qui n'en n'est pas à sa première bêtise.

Écrit par : Géo | 11 janvier 2018

Vincent dixit :
"Comme tout le monde ou presque, il n’aurait jamais imaginé que ses lacunes pourtant criantes et son manque total d’expérience en politique lui permettrait de se faire élire."
À quelles lacunes faites-vous allusion ? Dans quelles oreilles crient-elles, ces lacunes ?
Ah oui ! Sans doute la lacune d'être devenu milliardaire ? Celle d'avoir animé une émission de télévision à succès ? Celle d'avoir épousé une femme magnifique, mannequin slovène-américaine, de 24 ans sa cadette ?
Je dois en oublier…
Quant à "l'expérience politique", parlons-en !
Vous semblez ignorer, ou ne voulez pas voir, que cette fameuse expérience, c'est essentiellement celle de savoir mentir et celle de jouer la “comédie”, en bref, c'est l'expérience de l'acteur.
À telle enseigne que les meilleures formations pour devenir un politicien sont connues pour être :
1) Les études d'avocat, pour savoir parler avec sa bouche.
2) Les études d'acteur, pour savoir parler avec son corps, convaincre les gens dans le rôle que l'on joue, se mettre dans la peau de son personnage.

À ces talents du politicien chevronné que vous regrettez tant de ne pas voir chez Trump, je préfère mille fois son manque total d'expérience politique, et son honnêteté et sa sincérité qui vont, presque automatiquement, avec.
Mais je crains de vous voir en difficulté dans un futur proche.
Oui, car vous n’êtes pas sans savoir que l'expérience s'acquiert avec la pratique.
Comment ferez-vous pour le dénigrer en 2020 quand il sollicitera un nouveau mandat ?
Mais, à la réflexion, je ne m'inquiète pas pour vous : vu votre haine évidente pour Trump – la même que celle des grands médias américains, européens, et français en particulier –, vous n'aurez aucune peine à trouver autre chose, d'autres arguments.
Et pourquoi pas la folie pure et simple, finalement ?
Je propose que vous consultiez un psychologue, ou un psychiatre, afin de comprendre les raisons intimes pour lesquelles vous haïssez Trump à ce point ?
Je pense que ce serait très utile pour vous, je suis sûr que vous en apprendriez beaucoup sur vous-même.

Écrit par : AP34 | 12 janvier 2018

"Sacré Géo ! Dommage qu'il n'est pas bigot... ça en ferait un calviniste évangélique pur sucre !" Là, j'avoue ne pas comprendre. Il me semble assez évident que si Trump se faisait assassiner à Davos, cela serait un très, très mauvais point pour la Suisse. La prospérité helvétique est bâtie à 90 % sur la sécurité. Qu'est-ce qu'il y a de calviniste dans cette constatation ?

Écrit par : Géo | 12 janvier 2018

Franchement Géo....ça débloque sec à l'étage supérieur chez vous!

La presse américaine, les médias européens, mais qu'Est-ce qu'ils s'en foutent les Américains. Est-ce que de temps en temps vous parlez avec eux.
De plus en plus ils rejoignent Trump.
Même de grand -résistants- à Trump se rallient car ils disent enfin se rendre compte que c'est le genre de Président qu'ils attendaient depuis longtemps. Celui qui ne manie pas la langue de bois. Celui qui menace aussi clairement que lui le nord-coréen et qui voit ce dernier faire un pas vers les autorités du Sud pour rouvrir enfin un dialogue constructif.


Et voilà qu'ici en UE aussi, on n'arrive tellement pas à reconnaitre les résultats probants de ce Président peu conventionnel, qu'on fantasme sur le pire et que cela se produise en plus, sur notre territoire.

Vivement les robots que l'on puisse changer de logiciel chez certains; style vincent - géo, qui fument de malhonnêteté et de méchanceté dès lors qu'ils n'ont plus d'arguments à faire valoir.

Écrit par : Corélande | 13 janvier 2018

Corélande@ Vous êtes sûre que votre commentaire s'adresse à moi ? Pas moi en tout cas, et si qqn a un problème dans sa tête, c'est non seulement ce pauvre pétard qui paraît un peu perdu, mais vous qui l'êtes depuis pas mal de temps. Pour moi, tout ce que je demande, c'est que votre cher Trump aille se faire zigouiller ailleurs que chez nous. Compris ?

Écrit par : Géo | 13 janvier 2018

« si qqn a un problème dans sa tête, c'est non seulement ce pauvre pétard qui paraît un peu perdu »

...il est tellement perdu qu'il s'en fiche que Trump se fasse zigouiller où il en a envie...

il y en a, qui sautent à l'élastique sans bien s'attacher la ficelle aux mollets, d'autres se "basejumpent" de la Quille du Diable pour s'écraser à Derborence... et il n'y a pas de bonnes âmes pour leur dire que c'est pas bien.

En attendant, les trumpirtudes verbales de Trump... sont aussi drôles que les turpitudes de Jim Carrey et Jerry Lewis réunis.

Ce qui l'est moins, ces sont ses interventions en Syrie ainsi que ce léchage de babouches des saoudes coupeurs de têtes.

Écrit par : petard | 14 janvier 2018

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