07 février 2018

La voix de son maître ?

Le 4 mars, les Suisses voteront sur l'initiative "No-Billag" visant à supprimer la redevance obligatoire.

Au cas où quelqu'un ne serait pas encore au courant, le texte de l'initiative demande principalement que la Confédération ne subventionne plus aucune chaîne de radio ou de télévision. Ce serait donc la fin de la "taxe Billag" dont tous les Suisses ont le plaisir de de s'acquitter en ce début d'année, et la véritable libéralisation tant attendue du paysage audiovisuel.

Pour différentes raisons qui seront expliquées plus loin, un front aussi vaste que furieux fait opposition à No-Billag, utilisant sans vergogne les canaux que l'initiative se propose de libérer. L'information et le débat ont donc disparu sur ce sujet (comme sur beaucoup d'autres). L'hostilité envers l'initiative a redoublé d'intensité après que des premiers sondages la placent en situation de l'emporter ; depuis, pas un jour ne passe sans que tel ou tel média ne brosse le portrait de la terrible catastrophe qu'entraînerait l'approbation de No-Billag.

Qui les Suisses choisiront-ils d'écouter? Les derniers sondages ne laissent guère de doute sur l'efficacité du matraquage.

Il est intéressant d'aborder certains aspects de cette campagne pour réaliser la mauvaise foi patente des adversaires de l'initiative - mais qui auront eu raison de procéder ainsi, comme les résultats du vote s'apprêtent à le démontrer.

prise de position,votation du 4 mars 2018,médias,mensongesPar exemple, une grande partie des slogans de campagne contre No-Billag font état de "l'extrémisme" de cette initiative. Passer de la taxe actuelle à rien du tout serait tout simplement trop "violent" (quoique je connaisse beaucoup de gens qui s'accommoderaient de la fin de la violence faite à leur porte-monnaie). Mais c'est oublier un peu vite que le Parlement se saisit de l'initiative. L'UDC tenta d'y opposer un contre-projet, demandant par exemple la réduction de 50% de la redevance actuelle.

La base de discussion avait un sens. Le taux aurait pu être discuté par les élus, partant du principe que la redevance helvétique est déjà la plus élevée d'Europe, et que les montants récoltés par Billag augmentent sans cesse (je reviendrai sur ce point). Peut-être qu'il fallait simplement redéfinir les missions de service public de la SSR et diminuer sa tendance naturelle à phagocyter tout l'espace médiatique disponible?

Ce début de contre-projet fut immédiatement enterré par Berne. Tous les partis sauf l'UDC votèrent contre l'entrée en matière - donc et y compris les élus du PLR, qui désavouèrent ainsi leur propre section jeune à l'origine de l'initiative. De "Non à No-Billag", on passa instantanément à "Touche pas à mon Billag". Et ce sont ceux-là mêmes qui ont sans hésitation brûlé tous les ponts entre le statu-quo et l'initiative qui viennent ensuite nous parler de son "extrémisme"?

La classe politique a manœuvré dans son ensemble pour que No-Billag échoue, seule, dans les urnes. C'est dire si ces messieurs en ont peur!

Parmi le flot d'adversaires de l'initiative, on trouve aussi, et c'est plus curieux, les télévisions régionales et les radios. Il est compréhensible que les fonctionnaires/vedettes de la SSR soient vent debout contre le texte - compte tenu de la maigre valeur ajoutée qu'ils apportent, des gens comme Gilles Marchand auraient plus de mal à obtenir dans le privé leur rémunération princière d'un demi-million de francs annuels. Mais cela n'explique pas pourquoi les médias indépendants les soutiennent.

Il suffit de suivre l'argent. 42 concessions radios et 13 concessions télévisuelles sont tributaires des miettes que leur octroie la SSR - 67,5 millions annuels. On peut penser que c'est beaucoup, et pour les gens normaux c'est une belle somme, mais pour la SSR cela représente seulement 5,62% des 1,2 milliards de francs suisses récoltés au travers de la taxe de redevance obligatoire. De la menue monnaie.

Par la carotte des subventions et le bâton des concessions, la SSR et l'État sont donc parvenus à mettre au pas tous les producteurs audiovisuels privés. À la seule exception de TeleZüri, il n'y a pas d'acteur indépendant sur ce créneau en Suisse. Pour certains médias, la manne venue de Berne couvre la moitié de leur budget de fonctionnement. Ces gens n'ont quasiment pas besoin du public pour exister. Et leur fidélité sera récompensée: la carotte devrait passer à 81 millions à partir de 2019. Le nouveau gâteau donnera lieu à d'âpres discussions ; chacun redouble donc de zèle pour expliquer à quel point No-Billag incarne le mal, car il ne faut pas déplaire à la main qui vous nourrit...

Mais continuons à calculer. Si 67,5 millions annuels suffisent à couvrir la moitié du budget de production de 13 chaînes et 42 radios, le double couvre logiquement 100% du budget. 135 millions permettraient donc d'avoir grosso-modo 13 chaînes de télévision et 42 radios, avec le même genre de qualité que nos chaînes régionales et nos stations actuelles. Elles ne sont peut-être pas terribles, mais rappelons-nous que la SSR dispose d'environ dix fois plus d'argent pour produire beaucoup moins de contenu.

Tout cela donne donc une petite idée des rivières d'argent dans lesquelles nage la SSR et ses antennes régionales, dont la RTS.

prise de position,votation du 4 mars 2018,médias,mensongesLa presse est aussi contre No-Billag. Encore plus incompréhensible en apparence, puisque ces journaux dévastés par la désaffection du grand public auraient une réelle opportunité de reprendre des forces si le monopole romand de la RTS sur la (dés)information disparaissait. Car la SSR détruit la presse mieux que n'importe qui d'autre. Elle traque le lectorat des quotidiens jusque sur Internet où la filiale Swissinfo de la SSR leur fait concurrence, sans publicité ni abonnement.

Il y a peut-être la peur qu'après No-Billag, les aides à la presse (non couvertes par l'initiative) se retrouvent elles aussi dans le collimateur, mais c'est peu probable. Je pense pour ma part qu'il s'agit plutôt d'une solidarité idéologico-économique. En effet, la SSR est un géant, le géant de l'emploi pour les journalistes de Suisse - le lieu heureux où venir échouer si la rédaction d'un quotidien dégraisse encore du personnel. La porosité est bien plus grande qu'on ne le pense entre les médias papiers et audiovisuels simplement parce que tout ce petit monde finit joyeusement par produire du contenu multi-format sur Internet.

Signer de son nom un article contre Billag, c'est donc s'exposer, personnellement, mettre potentiellement le futur de sa carrière en jeu ; et par les temps qui courent, peu d'éditorialistes auront ce courage, de ce côté de la Sarine en tout cas.

Finalement, tout le monde est contre No-Billag. Tout le monde sauf le citoyen suisse, ce cochon de payeur, qui doit surtout verser son écot en gardant le silence. Mais le citoyen suisse rumine. Parce que le citoyen suisse, pas complètement idiot non plus, comprend bien qu'on se moque de son intelligence lorsqu'on prétend que la Suisse va se "désintégrer" si No-Billag l'emporte. La Suisse existait bien avant la télévision, merci pour elle, et lui survivra ; et non, à notre époque, il n'est plus supportable de faire peser sur les ménages la charge d'un service public suranné, tentaculaire et hors de prix - même quand ils n'ont pas le moindre poste de télévision.

La simple comparaison suffit à rendre Billag et la SSR intolérables. Aujourd'hui, pour une fraction de la redevance, chacun peut se payer des abonnements à des dizaines de chaînes de qualité, s'abonner à Netflix - un modèle qui prouve qu'une entreprise privée vendant des contenus sans pub marche très bien - ou regarder des rencontres sportives tout aussi bien commentées sur une demi-douzaine de chaînes. Mais la redevance reste obligatoire.

Le gouvernement suisse sait très bien que c'est un combat d'arrière-garde, mais prolonge le plaisir. Doris Leuthard a beau pleurnicher son attachement à la SSR devant un public conquis, elle est aux premières loges pour manœuvrer - et elle manœuvre. Ainsi, la redevance a baissé pour les ménages. La SSR a-t-elle réduit la voilure? Certainement pas! Mais la douloureuse est désormais aussi payée par les PME helvétiques. Le changement de répartition donne l'illusion que d'autres payent à leur place, alors qu'en fait ils payent toujours à travers la perte de compétitivité de leurs employeurs, entraînant baisse des primes et chômage. Et puis en 2019 la perception se fera par Serafe et non plus par Billag! Alors, vous voyez, votre gouvernement ne vous prend pas pour des imbéciles!

Il y aura toujours des esprits faibles pour obéir sans discuter à la propagande gouvernementale. D'autres qui penseront réellement que la Suisse sombrera dans la guerre civile sans télévision d'État, ou tellement attachés à leurs habitudes que la perspective de voter Oui et de devoir peut-être changer de chaîne les remplit de terreur. D'après les sondages (commandités par la SSR donc à prendre avec des pincettes...) il y aurait même jusque dans les rangs de l'UDC 28% de gens opposés à No-Billag. Comme si des individus sains d'esprits pouvait apprécier le Trump-bashing perpétuel, la parabole quotidienne sur le réchauffement climatique, les insultes continuelles et des débats politiques tellement biaisés que même les médias soviétiques auraient limogé de tels présentateurs!

No-Billag passera peut-être, ou peut-être pas. Mais comme d'autres objets en votation avant lui, le front des antis est tellement monolithique, omniprésent et écrasant qu'en fin de compte, le score final de l'initiative sera une mesure réaliste du degré d'indépendance d'esprit encore résiduel au sein de la population. Rien que pour cela, cet objet méritait d'être porté devant le peuple.

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Commentaires

Très bel article. Le tout est, hélas, transposable à la France si ce n'est que, contrairement la Suisse, l'éventualité d'une consultation pour sortir de la gabegie ne sera jamais au programme.
La corruption (c'est bel est bien de corruption qu'il s'agit) va même plus loin car, en France, les chaines publiques emploient des intermittents dont l'essentiel de la rémunération est payée en espèces. Source : un de mes amis intermittent.

Écrit par : Joseph | 08 février 2018

Si l’initiative ne passe pas, le résultat du scrutin est uniquement lié à la détermination des votants qui lui sont hostiles. C’est une évidence, c’est la démocratie : mais quelle sera le taux de participation et la marge du parti vainqueur ? Aux abstentionnistes et aux partisans éconduits, il faut ajouter le nombre des sans voix au chapitre : ces foyers astreints à payer la redevance, mais qui n’ont pas le droit de vote parce qu’étrangers en séjour de longue durée ou non encore naturalisés. Pour la plupart, ils restent en contact avec les médias de leur pays d’origine, pour des raisons linguistiques ou culturelles. Ce nombre n’est pas près de diminuer à l’heure de la libre circulation des personnes. Et même une fois naturalisés, ces mêmes foyers ne sont pas soudainement intégrés au point de commuter immédiatement sur le réseau SSR ou local. Pourtant, ils font partie de la population suisse et contribuent à son économie.

Écrit par : rabbit | 08 février 2018

Chez nous, en France, nous avons résolu le problème de la manière cartésienne qui nous caractérise : toutes les radios et télévisions disent la même chose, qu'elles soient publiques ou pseudo-privées, et il est hors de question, depuis le référendum de 2005, qu'on demande jamais l'avis du peuple sur quelque sujet que ce soit.

Écrit par : Franck Boizard | 08 février 2018

@Franck Boizard "Chez nous en France..." Reste à définir ce "nous" !

Écrit par : Joseph | 09 février 2018

Votre article est trop long. Et il ressemble à une plainte.
La résistance massive et la crainte de tous ceux qui ont eut le culot de nous faire croire qu'il n'y a pas de plan B, parce qu'ils ne peuvent juste pas s'y résigner, leur permettra vraisemblablement de passer ce cap.
Mais ce n'est que partie remise. Car les citoyens suisses ne pourront juste plus payer et la facture sera salée puisqu'elle s'appliquera dorénavant à chaque individu et non plus aux ménages.
Ce qui me désole dans cette affaire, c'est le paternalisme des opposants qui nous prennent vraiment pour des cons. J'espère qu'ils sentiront le vent du boulet et que la défaite ne sera pas trop évidente. Mais je me réjouis déjà de la suite car ce n'est qu'une bataille dans une guerre perdue d'avance.

Écrit par : PIerre Jenni | 09 février 2018

Ce pays me désole.
Les dernières votations ne sont pas bonnes et nous filons droit dans le mur, comme nos voisins.
A cela s'ajoute l'assurance dentaire dans le canton de Vaud.
Stéphane, je vous parie une bonne fondue que cela passera le 4 mars et que dans 5 ans, quand l'assurance dentaire coutera 100 balles par mois et par personne, vous pourrez lire sur le 20min, une ribambelle de pleurnichards qui vous expliqueront qu'ils n'arrivent plus à payer.

Comme disait l'autre, there is no such thing as free lunch.
Si jamais No billag passe, il serait interessant de faire la liste des malheurs qui s'abattront sur la Suite.
Epidemie de Variole, un nuage de sauterelles ravagera les cultures suisses (pas grave, l'enveloppe pour nos paysans passeront de 7 à 9 milliards) et quoi d'autre encore ?

Écrit par : Rastapopoulos | 10 février 2018

En complément à l'excellent article de M. Montabert, il faut impérativement lire la LETTRE OUVERTE AUX DIRIGEANTS DE LA SSR, de Michel Piccand où il nous dit:

"Les dirigeants de la SSR ont fait bien attention de ne parler que de considérations financières, réduisant le problème à cette unique question. Et bien non, le premier problème de la SSR c’est celui de la désinformation, c’est celui des atteintes qu’elle porte à la souveraineté de notre peuple, et cela doit être maintenant porté sur la place publique."

Lisez-ce le texte complet ci-dessous et envoyez ce lien à vos proches et amis:

https://lesobservateurs.ch/2018/02/09/medias-ssr-lettre-ouverte-aux-dirigeants-de-la-ssr-plainte-pour-desinformation-et-violation-de-la-constitution/

VOTONS OUI à NO BILLAG!

Écrit par : N.M. | 11 février 2018

Pour ceux qui hésiteraient encore a voter NO BILLAG, voici enregistrements irréfutables à l'appui, un bel exemple de la manière écoeurante dont procèdent les "journalistes" de la RTS pour faire tomber ceux qui ne pensent pas comme eux ou qui gênent les magouilles de leurs petits copains. Ecoutez bien tous les enregistrments et FAITES PASSER! C'est édifiant.

Et surtout votez NO BILLAG car sinon RIEN ne changera!

http://www.medialeaks.ch/index.php/fr/

Écrit par : Christine H. | 11 février 2018

Voici aussi un excellent billet. Bien peu de gens savent qu'il faut payer la taxe BILLAG deux fois:

"Autre aberration de cette redevance, que je paie actuellement à titre privé ainsi qu’à titre professionnel. Dans la logique des choses je devrais payer une seule fois, puisque je ne peux pas écouter à deux endroits en même temps. Mon choix est fait, je voterai OUI à « No Billag » et m’engage à faire un don à nos radios et télévision locales."

Texte complet ici:

https://www.gewerbezeitung.ch/fr/nouvelles-archives/la-campagne-des-jeunes-romands-3/

Écrit par : J. Cort | 11 février 2018

Et vous proposez quoi ?

Que selon l'art. 93 al. 3 "La Confédération met régulièrement aux enchères des concessions de radio et télévision" ce qui pourrait signifier que n'importe quelle personne TRES TRES fortunée et/ou télévision étrangère pourra ensuite diffuser ce qu'elle veut après avoir misé et remporté la mise : vous proposez quoi à ce sujet ? Apparemment rien ou me tromperai-je ?


Que selon l'art. 93 al. 4 : "Elle ne subventionne AUCUNE chaîne de radio ou de télévision. Elle peut payer la diffusion de communiqués officiels urgents" : vous proposez quoi exactement ? un soir à Forum a dit exactement le contraire ou plus exactement que la Confédération pourra continuer à subventionner et j'ai eu droit au même "service" à Lausanne par un membre des pro No-Billag !!! Bizarre ... alors que l'initiative dit exactement le contraire !

Vous détaillez une montagne de chiffres mais aucunement la suite qui sera donnée en cas de oui !!!

Si vous êtes prêt à payer un montant chaque mois/chaque année par thème c'est votre choix en sachant que bon nombre de citoyennes/citoyens de ce pays n'ont pas tous les mêmes moyens financiers ! L'Etat devra-t-il financer les personnes de conditions très modestes ? Oui ou non ? Et on entendra une fois de plus le même discours de la droite : trop d'aide étatique ...

Il ne faut pas uniquement regarder les chiffres mais donner de vraies réponses et les Pro-NoBillag ne l'ont pas fait mais uniquement écrit que : ... y compris à la SSR d'assumer pleinement son rôle de quatrième pouvoir et d'analyser de façon critique l'activité des politiciens INFLUENTS sans craindre de perdre UNE PARTIE DE LEURS REVENUS" : Comment la SSR sera-t-il financée ? par des privés, des télévisions étrangères ?

La SSR devra trouver des fonds privés pour continuer à exister puisqu'elle ne pourra plus recevoir des fonds de la Confédération selon l'al. 4 art. 93, que préconisez-vous en matière financière ?

C'est la question que j'avais posée à Lausanne et la réponse je l'attends toujours : la seule réponse entendue ressemblait à un ... silence !!!

Écrit par : MA | 11 février 2018

MA, je vous encourage à étudier les nouveaux modèles de consommation actuels pour vous faire une idée du financement de la RTS.
Tout n'est au final qu'une question d'offre et de demande.
Les modèles sont infinis. Vous pouvez consentir à un abonnement à une chaine comme Netflix ou acheter un article dans un journal. Chacun paie pour ce qu'il consomme.
Il est possible que la RTS n'existe plus en tant qu'entité centralisatrice, mais tous les produits resteront disponibles et donc tous les métiers qui permettent la production, la diffusion et l'exploitation des contenus.
D'ailleurs, la RTS s'est considérablement ajustée au fil du temps et fait souvent appel à des sociétés privées de production de manière ponctuelle. Nombre de collaborateurs, cameramen, preneurs de son, sont engagés en freelance au coup par coup en fonction des projets.

Écrit par : PIerre Jenni | 11 février 2018

@MA : et si vous acceptiez l'idée que les médias ne soient pas un 4ème pouvoir ? Ou alors, c'est encore pire, il s'agit d'un 4ème pouvoir, qui manipule l'opinion, financé avec des deniers publics. Dès lors, quelle est votre crainte ?
Soyons clair, nous savons tous que le journalisme est totalement inféodé au pouvoir, alors autant que ce ne soit pas avec les impôts des contribuables et que l'ensemble des médias ne perçoivent plus aucune subvention ni ne soient financés par l'état.
A être dupé, autant laisser le choix aux gens entre un média privé mais non obligatoire et un média public qui s'impose à tous sans autre choix.
Je suis Français et résident en France, je paye une redevance pour une télévision que je ne regarde jamais, et nous sommes des millions dans ce cas... On peut discuter d'un service public qui profite à tous, au sujet de la télévision j'ai du mal à discerner l’intérêt public.

Écrit par : Joseph | 12 février 2018

A Pierre Jenni : ah bon ... en vous lisant je ne dois sans doute rien comprendre ... !!!

Écrit par : MA | 12 février 2018

@ Joseph : merci pour la morale ... !!!

C'est No Billag qui parle de quatrième pouvoir dans les explications fournies sur le fascicule reçu avec la carte de votation et ce n'est pas sorti de ma plume - si j'ose le dire ainsi - à la page 25, 3ème paragraphe, du fascicule cité plus haut !!! et PAS MOI PERSONNELLEMENT !!!

Écrit par : MA | 13 février 2018

Cette initiative ne passera pas, vu le matraquage de tous ceux qui croient profiter de la situation actuelle. Il est néanmoins important de signifier à tous ces voyous d'apparatchiks qu'il ne sont pas aimés par le peuple. Si vous êtes comme moi et que vous détestez cette radio qui met en valeur des horreurs telles que Coline de Senarclens, alors il faut voter OUI à No Billag.

Écrit par : Géo | 13 février 2018

@MA. Curieux que vous discerniez dans mon post, en réaction au votre, la moindre once de morale ?
Je pense que vous avez analysé le fait que la presse ne devrait pas être dépendante financièrement de l'état (évidemment valable pour tous les pays), mais n'ayant pas de propositions, vous préférez un non choix, un statut quo, prolongeant de facto la gabegie d'une presse propagandiste et dispendieuse en deniers publics.
Comme je prends le soin de vous le préciser, la presse une fois privatisée ne s'en trouvera pas plus vertueuse, mais ne sera plus un fardeau pour les contribuables.
A mon avis, c'est le sens de l'article de Stéphane Montabert, et si vous en faites une affaire de morale force points d'exclamations, c'est votre problème.

Écrit par : Joseph | 15 février 2018

@ Joseph : j'ai réagi sur le signifietexte de Monsieur Montabert et pas sur autre chose !

Vous vous permettez de me REEXPLIQUER l'objet de la votation, ce qui signifie que je ne COMPRENDS RIEN !

Ceci étant, j'ai écrit en partant du fascicule qui accompagne toujours les objets mis en votation et sur rien d'autre.

Écrit par : MA | 16 février 2018

Cher MA. En relisant attentivement votre intervention du 11 février 2018, et celles qui suivent, en arrivant à la dernière du 16 Février 2018, vous apportez une réponse claire à votre propre question : "ce qui signifie que je ne COMPRENDS RIEN !".
Merci.

Écrit par : Joseph | 18 février 2018

@ Joseph : tout d'abord je ne suis pas votre "cher" !

Vous devez très content d'avoir pu écrire "que je ne comprends rien" !

signé : une femme qui a gagné son pari avec votre dernier commentaire !!!

Écrit par : MA | 19 février 2018

Matraquons nous aussi: il faut voter OUI à no Billag !!!

Les consommateurs de bisounourseries n'ont qu'à payer leur drogue de leur poche.

Pour s'informer objectivement il y a bien d'autres sources que la SSR/RTS, il y a notamment le blog de Stéphane Montabert... et pour les plus fans d'infos plus "viriles" le site Les Observateurs !

Écrit par : petard | 20 février 2018

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