25 février 2018

Enseignements politiquement incorrects de la tuerie de Floride

Le 14 février, un ancien élève de 19 ans ouvre le feu dans un lycée en Floride, faisant 17 morts.

Après une brève période d'hébétude face à la violence de l'acte, la polémique prend selon un scénario bien rodé. Relayée par les médias mainstream, la gauche américaine s'en prend aux armes et à la NRA. Si l'adolescent n'avait pas eu d'armes en main, expliquent-ils, la tuerie n'aurait pas pu avoir lieu.

C'est tout simple, mais comment s'assurer de façon certaine qu'un adolescent avec des envies meurtrières ne peut pas avoir d'armes à feu entre les mains?

Les réponses à ces questions existent, mais ne sont pas mentionnées dans les éditoriaux parce qu'elles contreviennent au narrative, une technique de désinformation ayant pour but de provoquer un embrigadement idéologique.

Les armes tuent... Surtout aux Etats-Unis

Davantage d'armes doivent entraîner davantage de morts par armes à feu. C'est la logique même. Mais l'argument apparemment imparable est erroné.

Un tableau remonté des statistiques maintenues sur Wikipédia permet de voir qu'il n'y a pas de corrélation entre la proportion d'armes à feu détenues dans la population et la quantité de meurtres par armes à feu.

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Le tableau ne fait que rassembler des informations que chacun connaît déjà instinctivement, en particulier en Suisse. La Suisse est un des pays au monde avec le plus d'armes par habitant, grâce à l'armée de milice, et il s'agit d'armes de guerre. Pourtant, le taux d'homicide est un des plus bas du monde.

On le comprend donc, le taux d'armes à disposition dans un pays n'explique pas tout, car tout dépend de qui détient les fameuses armes. En Suisse toujours, les ressortissants de certains pays n'ont pas le droit de posséder une arme - s'ils viennent d'Albanie, d'Algérie, de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo, de Macédoine, de Serbie, du Sri Lanka ou de la Turquie. Bizarrement, même les politiciens de gauche sont peu nombreux à monter au créneau pour réclamer bruyamment que les ressortissants de ces nationalités puissent s'armer aussi librement que des citoyens suisses.

Les armes tuent... Surtout entre de mauvaises mains

L'Europe se découvre peu à peu aux tueries de masse, notamment par le biais des attentats islamistes. Des islamistes qui utilisent parfois de véritables arsenaux de matériel de guerre dont la détention est rigoureusement interdite. L'existence même de ces caches d'armes, régulièrement découvertes dans les banlieues françaises, montre les limites d'une politique basée sur le contrôle de l'accès aux armes. Comme le prêchent (dans le désert) des défenseurs des armes depuis des années, les législations restrictives ont pour seul effet de désarmer les honnêtes citoyens, alors que les malfrats - et les terroristes - s'en moquent éperdument. Saviez-vous que le dessinateur Charb de Charlie Hebdo était un tireur sportif et avait réclamé en vain le droit de porter une arme? Il respecta la loi, jusqu'au bout.

Bien que l'idée soit impensable voire devenue criminelle dans certains pays d'Europe, les États-Unis maintiennent des statistiques ethniques liées aux crimes de sang et à la criminalité en général. Et les résultats sont aussi instructifs que choquants pour les belles âmes.

À partir de données publiques de la ville de New-York, Alisha Sherron a ainsi livré une représentation raciale de la criminalité:

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Les noirs new-yorkais sont à l'origine de 75% des arrestations pour usage d'armes à feu, et de 62% de celles pour meurtre. La violence ne concerne pas que les armes, comme les chiffres des viols le montrent. Les hispaniques viennent immédiatement derrière dans les trois catégories. La conclusion est implacable: si la population de New-York était uniquement blanche, le taux de criminalité baisserait de 83% pour les viols, 91% pour les meurtres et 96% pour les tirs d'armes à feu. Voilà une thèse qui choquera dans plus d'un dîner en ville à Lausanne ou Genève.

Pourtant, là encore, les Suisses savent bien que la criminalité est liée à certains groupes, eux dont les prisons regorgent littéralement de criminels étrangers, 90% à Genève, et la moitié de musulmans - des taux qui ont certainement contribué à leur faire approuver, il y a sept ans déjà, l'initiative sur le renvoi des criminels étrangers...

L'État saura s'en charger...

Mais admettons. Oublions les questions de culture, d'ethnie ou de nationalité, et posons comme hypothèse que les armes soient interdites. Comme nous l'avons évoqué avec l'exemple français, quelques méchants finiront immanquablement par récupérer des armes illégales et tenteront de faire un carton.

Peut-on alors compter sur les services de renseignement pour assurer la surveillance des détraqués? Pas vraiment. Depuis la tuerie de Parkland, des détails émergent. Comment le système a-t-il géré Nikolas Cruz, le tueur de 19 ans?

  • La police se rendit à 39 reprises au domicile de la famille pour répondre à des plaintes de ses proches ou du voisinage. Mais Nikolas Cruz ne fut jamais formellement arrêté, ce qui lui permit de montrer un casier vierge au moment d'acheter son fusil AR-15.
  • Cruz laissa dès l'an dernier un commentaire sur une vidéo YouTube, annonçant qu'il allait "devenir un professionnel de la tuerie en milieu scolaire". Le commentaire fut signalé par un internaute mais ne donna lieu à aucune investigation.
  • Cruz acheta des armes avec une carte de crédit appartenant à sa mère et s'afficha avec sur Instagram.
  • Un mois avant son passage à l'acte, une femme appela un agent du FBI pour tenter pendant 13 minutes de le convaincre de la dangerosité de Cruz, et "qu'il était sur le point d'exploser".  Sans succès.

D'autres détails émergeront peut-être encore. Notons que même le FBI admit publiquement qu'il avait commis de graves manquements dans la gestion de ce cas. On imagine que les parents des victimes seront très réconfortés d'apprendre que, quelque part, un obscur fonctionnaire recevra peut-être un blâme.

Allo, police? Allo? Allo?

Quand tout le reste échoue, que faire lorsque les coups de feu éclatent et que les cris se font entendre? Se barricader et appeler la police. C'est son travail après tout. C'est ce que firent les élèves et les professeurs du lycée de Parkland lorsque le tueur de 19 ans commença son carnage. D'ailleurs, le Gouverneur (républicain) de Floride Rick Scott réclame désormais un policier dans chaque école.

Problème: il y avait déjà des policiers au lycée de Parkland le jour fatidique. Un premier agent, Scot Peterson, armé, formé et en uniforme, fut sur place une minute trente après les premiers tirs. Et il ne fit rien, se contentant d'attendre à l'extérieur des bâtiments alors que les élèves se faisaient massacrer pendant plus de vingt minutes. Il démissionna sans solde une fois la révélation de son comportement.

Un cas isolé? Même pas. Quatre autres policiers arrivèrent sur les lieux à leur tour et se contentèrent de prendre la pose, mettant en joue les bâtiments depuis leurs voitures sans prendre le risque de pénétrer là où le tueur se livrait à sa macabre besogne. Eux aussi sont blâmés - encore un geste qui mettra du baume au cœur des familles des 17 victimes...

Heureusement, tous les agents de police qui se trouvèrent sur place ce jour-là ne se comportèrent pas comme des lâches. Deux autres policiers se lancèrent à l'assaut, l'officier Chris Crawford et le sergent Jeff Heinrich. Notons que le second avait sa femme et son fils dans l'école. Cela ne diminue pas son mérite, mais permet de mieux comprendre ses motivations. Prendre des risques lorsque des proches sont menacés, certainement ; le faire parce que le règlement l'exige, et les volontaires sont déjà moins nombreux.

Et si le problème venait de réglementations existantes?

Résumons: le contrôle des armes au sens strict et à travers une population entière n'a aucun sens. Il en prive les citoyens respectueux alors que l'État est incapable de désarmer ceux qui le devraient. Ses services de renseignement sont faillibles, et face à une crise, la police met toujours trop de temps à réagir.

Pendant ses deux mandats, Barack Obama a soigneusement exploité chaque tuerie, réclamant une impossible réforme du 2e Amendement pour ensuite faire porter le blâme de l'échec au camp républicain et en tirer des gains politiques.

Donald Trump choisit une autre approche, faussement rapportée comme un port d'armes pour les enseignants. La levée de boucliers des bien-pensants a été immédiate, mais absurde, car il n'est n'a jamais été question d'armer les professeurs contre leur volonté. En réalité, une certaine proportion des 3 millions de professeurs dispose déjà d'un port d'armes cachées. La réforme permettrait à ceux qui le veulent d'amener sur leur lieu de travail ces armes cachées, armes qu'ils ont déjà le droit de transporter partout ailleurs. Le but est de susciter l'incertitude d'un tireur potentiel quant au danger auquel il devra faire face en cas de fusillade, et donc d'exercer une dissuasion.

En réalité, Donald Trump propose de revenir sur la fameuse loi gun-free zone, une loi qui interdisait la présence légale d'armes dans certains périmètres (école et université par exemple). Or, et c'est la dernière statistique dont les médias ne vous parleront jamais, 92% des tueries de masse sur territoire américain ont eu lieu dans des gun-free zones, où les tireurs fous (mais pas stupides) savent qu'ils peuvent s'adonner à cœur-joie à leur massacre contre des cibles désarmées.

Avant le vote de la loi gun-free zone, les tueries dans les écoles étaient quasiment inconnues aux États-Unis. Elle fut votée en 1990, proposée par un démocrate ambitieux du nom de Joe Biden, et ouvrit la voie à ces massacres d'un nouveau genre. Mais les médias ne rappelleront jamais ces détails dérangeants.

Commentaires

De toute façon, vu le nombre d'armes en circulation aux USA, il est vain de tenter d'empêcher quiconque en veut de s'en procurer par achat auprès d'un vendeur peu scrupuleux, ou par vol.

Écrit par : xc | 26 février 2018

Merci Stéphane pour cet article qui devrait être diffusé plus largement afin de dessiller les yeux de la plupart...
Mais après tout, autre sujet mais mêmes conséquences, #metoo fonctionne sur le même mode émotionnel, nous sommes dans une société lacrymale dans laquelle l'image prévaut, Noam Chomsky ("La Fabrique du consentement" ou encore "Propagande, médias, démocratie) le démontrait de façon magistrale il y a déjà quelques décennies.

Écrit par : Joseph | 26 février 2018

D'autant plus que l'on peut aussi en fabriquer au moyen d'une imprimante 3D.

Écrit par : rabbit | 26 février 2018

Ayant noté la présence de quelques moustiques dans ma maison, je me suis procuré récemment un Smith&Wesson 357 Magnum. (le canon de marine n'entre pas chez moi...)
Il faut voir toutes les recommandations de la police vaudoise pour ne surtout pas avoir l'idée stupide d'utiliser une arme pour se défendre chez soi...
Le ridicule ne tue pas, devise de la police cantonale vaudoise. La preuve, elle est toujours bien là...

Écrit par : Géo | 27 février 2018

On peut même aller plus loin dans la froide (mais véridique) présentation des statistiques. Ces chiffres ne sont pas exactes à la virgule près, mais l'ordre de grandeur est suffisamment parlant.
1. Sur 30'000 décès par armes à feu aux USA, environ 20'000 sont des suicides.
2. Sur les 10'000 tués restants, il y a en moyenne, depuis 20 ans, "que" 500 qui décèdent lors de "mass shootings", soit 5% des meurtres par armes à feu. C'est très spectaculaire lorsque cela se produit, mais très faible par-rapport aux autres homicides.
3. Les 95% des autres meurtres par armes à feu se produisent en grande majorité avec des armes procurées illégalement. La question de la vente libre est un relatif faux problème. Une personne motivée pour commettre un crime arrivera souvent à se procurer une arme.
4. Il y a environ 350Mio d'armes légales aux USA pour 10'000 homicides par année. Si on considère qu'un arme ne tue qu'une fois, cela veut dire que 99,99% 'entre elles ne sortent jamais du tiroir de la table de nuit. Genre auto discipline, on fait difficilement mieux.

Écrit par : Bob | 27 février 2018

Un autre aspect qui n'est pas abordé dans l'article :
Les interférences possibles de l'idéologie avec le comportement des policiers, y compris de celui qui était déjà sur place au commencement de la fusillade.
La maire de Parkland, Christine Hunschofsky, est démocrate et je me pose la question de savoir si l'absence de réaction du policier ne répond pas à une consigne.
Ce qui pourrait être également vrai pour la passivité du FBI, de la police, pour les lacunes et les manquements décrits, dont l'accumulation est confondante.
Rappelons que le FBI est démocrate en majorité et violemment anti-Trump.
Personnellement, je n'exclue pas qu'il y ait une volonté plus ou moins délibérée de la part des autorités politiques et policières de "laisser faire", ceci afin d'avancer l'agenda de l'interdiction de la vente des armes aux US.

Chez nous, l'embrouille qu'il y a eu entre des militaires de la force sentinelle et la police à l'extérieur du Bataclan, qui a résulté en un retard criminel de leur intervention dans la tuerie, est également troublant.
En tout cas, il est de notoriété publique qu'en France, les policiers ont souvent l'ordre de ne pas intervenir quand, lors d'une manif, les casseurs commencent à agir, surtout si ces casseurs appartiennent à la diversité.
Le rêve des politiques et de la police est toujours de faire porter le chapeau des violences aux identitaires et à l'extrême droite, ce qui, malheureusement pour eux, n'est pas toujours possible.

Ceci dit, les graphiques montrés dans l'article sont plus que parlants, et devraient normalement convaincre tout esprit rationnel qu'il n'y a pas de corrélation entre les armes en circulation et les meurtres par armes à feu.
Hélas, l'idéologie et la rationalité font rarement bon ménage.

La gauche rêve de totalitarisme. C'est une tendance constante. On l'a vu dans le passé, en URSS (le communisme), en Chine (Maoïsme)… et même en Allemagne (le nazisme). Les totalitarismes sont toujours de gauche. Et présentement, on voit très bien les tendances aux US chez les démocrates et leurs tentatives d'avoir la peau de Trump, et également en France où la liberté d'expression se réduit comme une peau de chagrin.
Le totalitarisme, par définition, s'oppose au peuple.
On comprend alors pourquoi la gauche veut toujours désarmer ce peuple ou l'empêcher de s'armer, ceci pour le cas où il se réveillerait et où lui prendrait l'envie de protester.

Écrit par : AP34 | 28 février 2018

Quelle lecture bien orientée des statistiques (sans compter la reprise de graphique de site racialiste américain, on a les inspirations qu'on se choisit hein??!!):
Il est démontré depuis longtemps que l'origine éthnique n'a que peu à voir avec la violence. C'est surtout le statut social qui est en cause.
Les quartiers pauvres de New York, où se produisent le plus d'actes violents, avec armes ou sans d'ailleurs, sont habités à 97% par des noirs et des hispaniques.
Quelle que soit la ville, la criminalité se concentre où les pauvres sont. Et aux USA, le système très inégalitaire fait que les pauvres sont en majorité noirs ou hispaniques.
Pour que la violence à New York baisse, il ne faudrait pas que la ville ne soit occupée que par des blancs, mais que par des riches, ou par moins de pauvres.
Voilà la réalité des chiffres, pas les conneries racialistes que vous montrez ici.

Et je m'amuse de lire, à chaque fois dans ce genre d'article, les commentaires disant que si les gens étaient armés, ces meurtres de masse n'arriveraient pas. C'est du gros n'importe quoi. La seule fois où une attaque dans un cinéma a été déjouée, c'est parce que sur place, un shérif a agit rapidement. Pourquoi? Parce qu'il était FORME pour le faire, et ENTRAINE! Ce n'est pas le cas d'un tireur sportif.
Il ne faut jamais avoir réellement tiré pour s'imaginer qu'aller au stand une fois par semaine le dimanche fait de vous quelqu'un capable d'abattre un assaillant armé d'une kalachnikov qui sait la manier et est déterminé. C'est un doux rêve.

Écrit par : lefredo | 28 février 2018

Permettez-moi de reproduire ici un commentaire que j'ai fait chez Daniel Warner sur TdG :
"Il y a un truc que les Américains semblent ne pas vouloir voir : on peut être pour une politique libérale pour les armes, sur un raisonnement de responsabilité citoyenne. Ce n'est pas une horreur fasciste, cela se vit en Suisse. Mais AUCUN citoyen ne peut se baser sur ça pour posséder un fusil d'assaut, arme de guerre et rien d'autre...
En d'autres termes, à part le fait qu'un taré de devrait pas avoir le droit d'acquérir une arme, les citoyens ne devraient pas avoir accès à toutes les armes de guerre...
La procédure suisse me paraît excellente, soit dit en passant. Rappelons au passage que les journalistes suisses, dans leur grande malhonnêteté, s'efforce de mettre la confusion dans la tête de nos concitoyens en confondant droit d'acheter une arme et droit de porter une arme. Dernière en date : Lucie Monnat, 24 heures."
Avec une précision utile, pour éviter les confusions : il y a beaucoup de Suisses qui possèdent un fusil d'assaut à la maison. Mais pour cela, ils ont été formés et ont acquis le respect dû à cette arme. On se suicide avec une arme, peut-être, mais pas avec l'arme de service...(Portrait des vaudois, Jacques Chessex)

Écrit par : Géo | 28 février 2018

@lefredo: j'imagine combien il a du vous en coûter de réfréner l'envie d'insulter - sans y parvenir - des gens comme Alisha Sherron simplement parce qu'ils ne pensent pas comme vous. J'aurais aimé que vous mentionniez dans votre commentaire un lien de ce site revendiquant son prétendu "racialisme" (pour la définition du terme: https://fr.wikipedia.org/wiki/Racialisme)

Je suppose qu'il est plus facile de balancer quelques qualificatifs insultants en espérant que dans le tas quelques-uns parviennent à coller dans l'esprit du lecteur que de chercher à donner corps à ce qui ne s'apparente à rien d'autre que de la diffamation. D'autant plus que cette jeune femme se contente de présenter sous forme graphique des statistiques issues de la police de New York.

Il n'y a pas de lecture orientée des statistiques. Il y a les statistiques et ce qu'on en tire comme enseignement, ou ce qu'on refuse d'en tirer. Si vous avez des statistiques qui nous montrent que les noirs américains sont moins violents que la moyenne de la population américaine ou que les prisons genevoises ont une proportion d'étrangers conforme à la représentation des étrangers en Suisse, je vous en prie, faites-nous en part.

Bien entendu, votre thèse pour expliquer tout cela est fausse, puisqu'il ne s'agit que d'une énième resucée des théories socialistes pour lesquelles la pauvreté explique, et excuse, tous les mauvais comportements, au nom de la sacro-sainte lutte des classes. Cette approche est profondément absurde car il existe des centaines de sociétés, présentes et passées, occidentales ou non, inégalitaires ou non, où les gens pauvres ne sont pas violents.

Je reviens sur une dernière perle de votre commentaire:
"Il ne faut jamais avoir réellement tiré pour s'imaginer qu'aller au stand une fois par semaine le dimanche fait de vous quelqu'un capable d'abattre un assaillant armé d'une kalachnikov qui sait la manier et est déterminé. C'est un doux rêve."

Ce n'est pas un doux rêve. Les gens déploient des ressources inimaginables lorsque leur vie est en jeu, et les tireurs du dimanche, comme vous dites, en sont parfaitement capables (et je pense que nombre d'entre eux s'entraînent davantage que bien des policiers).

La capacité de manier des armes est répandue dans la population. La capacité de tuer lorsque les circonstances l'exigent fait partie de la formation de base du soldat, en tout cas c'est ce que j'ai appris ainsi que toutes les personnes qui ont comme moi effectué leur service militaire.

Si un jour vous vous retrouvez dans un événement comme celui de Parkland, pendant que vous souillerez de peur vos vêtements en pleurnichant planqué sous une table, vous prierez de toutes vos force pour qu'il y ait quelqu'un armé et capable de répliquer quelque part dans le bâtiment, fut-ce un civil.

@Géo: une arme "astucieusement" inutilisable car devant être stockée au fond de la cave en permanence revient à ne pas avoir d'arme du tout, en particulier au moment critique. La conclusion, c'est ce qui est arrivé au dessinateur Charb de Charlie Hebdo.

Écrit par : Stéphane Montabert | 28 février 2018

" Il est démontré depuis longtemps que l'origine ethnique n'a que peu à voir avec la violence. C'est surtout le statut social qui est en cause. "
" Quelle que soit la ville, la criminalité se concentre où les pauvres sont. "
" Pour que la violence à New York baisse, il ne faudrait pas que la ville ne soit occupée que par des blancs, mais que par des riches, ou par moins de pauvres. "

Évidemment, tout cela est vrai, même si ce sont les poncifs de la gauche. Ce sont des évidences, personne ne peut les nier.
C'est du même style que : " Il vaut mieux être jeune, riche et en bonne santé, que vieux, pauvre et malade." Cela non plus, personne ne peut le nier.

Une question plus pertinente est :
La violence est-elle le cause de la pauvreté, ou sa conséquence ?
Réponse : On peut être pauvre sans être violent. Cela aussi est une évidence.
Relire "La bête humaine" de Zola, par exemple.
Maintenant, peut-on être violent sans être pauvre ?
Certainement aussi. Mais alors la violence a tendance à prendre une autre forme, plus subtile, mais tout aussi dommageable pour ses victimes. Par exemple : escroqueries financières, malversations, abus de confiance etc, ce qu'on appelle la délinquance en col blanc.
À ce point du raisonnement, une autre question semble venir d'elle-même :
Les Asiatiques aux US et en Europe seraient-ils tous riches, eux qui ne comptent pratiquement pas de délinquants dans leurs rangs ? Eux qui sont fortement sous-représentés dans les prisons ?
Alors que nos CPF (chances pour la France) sont très largement surreprésentés, idem aux US, et dans tous les pays développés.
Autre question liée à la précédente :
Qui sont les terroristes dans le monde ? Sont-ils mus par la pauvreté ?
Je pense que, pour tout un chacun, poser cette question, c'est en même temps y répondre.
Ben Laden, prix Nobel du terrorisme (les tours du World Trade center, chef d'œuvre d'ingénierie meurtrière) n'était pas notoirement pauvre.

Il faut donc creuser un peu plus, au-delà des poncifs suscités.
Pour moi, les réponses sont simples, même si à l'opposé du politiquement correct :
1) L'islam, qui est un poison violent pour les neurones, au même titre que le tabac, l'alcool, et les drogues.
2)Quand on n'a pas le QI, on a la testostérone, et réciproquement. C'est une balance parfaitement connue, étudiée en détail et scientifiquement. Le reste est prévisible, sauf peut-être pour ceux que les écailles de l'idéologie empêchent de voir.

Écrit par : AP34 | 28 février 2018

@ lefredo. Ce que vous dites pourrait être recevable, mais ça ne résiste pas à l'analyse. Je vous invite à la lecture de cette thèse du Dr Laurent Lemasson : https://www.institutpourlajustice.org/publications/etudes/pauvrete-cause-de-delinquance/
De telles études vous en trouverez des dizaines qui vont toutes dans le même sens.
De plus, il faut distinguer les violences, y compris avec armes, selon les périodes.
Il est un fait que depuis quelque années les violences avec armes sont devenues systématiques sinon banales et surtout disproportionnées. En d'autres termes, de nos jours ça flingue pour un rien.
Ceci dit, je vous donne totalement raison sur le fait que l'utilisation d'armes sur la voie publique ou dans des lieux privés (recevant du public), devrait être exclusivement réservée à des personnes entraînées. Je défend l'idée de posséder une ou des armes, car c'est un acte de grande responsabilité, mais je récuse le droit au quidam lambda d'utiliser lesdites armes autrement que pour le plaisir du tir sportif ou sa défense exclusivement personnelle.

Écrit par : Joseph | 28 février 2018

@Montabert
source de votre image: new century foundation.
Allez donc voir ce que c'est comme "fondation". Vous constaterez donc que je n'insulte pas, je ne fais que remarquer d'ou cela vient.
D'ailleurs, je ne nie pas les statistiques, je nie la conclusion que l'on en tire.

D'ailleurs, si on regarde les statistiques, les américains ne sont de loin pas le pays au taux de mort "criminelle" le plus élevé. Cela veut donc bien dire que sa population n'est pas plus violente qu'une autre, quelle qu'en soit la composition.
Il n'y a aucune étude sérieuse qui va lier la violence a une ethnie, cela ne tient pas la route. On pourrait discuter sur une forme de culture, qui peut être plus ou moins violente, mais cela n'a rien à voir avec le fait d'être hispanique ou noir.

Je ne connais pas vos antécédents militaires monsieur Montabert, mais personnellement, j'ai fais tous mes jours de services dans une troupe "de combat". Ou j'y étais chargé, en tant que sous-officier, de former les soldats à l'infiltration, exfiltration, tir de combat, combat de rencontre, etc...
Est-ce que je me pisserai dessus de peur en cas d'attaque? Je n'en sais rien du tout. Mais ce qui est certain, c'est que je suis probablement nettement plus capable de tirer avec une arme que la grande majorité des gens qui prétendent le faire en allant au stand le dimanche.
Le stresse et la peur ne se vainc, dans les situations d'urgence, que par un long entrainement. C'est le but des entrainements des troupes spéciales, GIGN et autres. Réagir instinctivement à des situations difficilement rencontrées normalement.
Prétendre le contraire est un doux rêve et un leurre. Combien de tireur du dimanche auront simplement oublié d'enlever le cran de sécurité sous la charge du stress, tireront sur n'importe qui ou n'importe comment? Une très grande majorité. C'est ce que l'on constate de manière générale. On constate le même genre de perte de moyen dans toutes les situations de stress de la vie, même quand sa vie n'est pas en danger.

Vous vivez dans un monde fantasmé. Après je ne suis pas contre la possession d'arme, mais je pense que le type d'arme devrait être limité et contrôlé.

Écrit par : lefredo | 28 février 2018

« En d'autres termes, de nos jours ça flingue pour un rien.»

Ce développement de la violence gratuite s'observe aussi sur la route où les incivilités entre automobilistes prennent des proportions inquiétantes.

Ici l'islam et les musulmans ne sont pas en cause; mais peut-être la faiblesse de QI chez nombre d'individus et ce qui en découle.

Doit-on en déduire que l'augmentation de la population due à l'immigration massive, révèle dans la société une plus grande proportion de personnes stupides ou peu éduquées... et que si ces personnes sont stupides et peu éduquées, c'est parce qu'elles sont pauvres ?

Evidemment ça ne tient pas la route, parce que la plupart des auteurs de ces incivilités, jouent les riches au volant de puissantes et onéreuses voitures.

Evidemment il est incorrect de désigner tel ou tel groupe ethnique sur-représenté chez ceux qui jouent les riches...

Écrit par : petard | 28 février 2018

"une arme "astucieusement" inutilisable car devant être stockée au fond de la cave en permanence revient à ne pas avoir d'arme du tout, en particulier au moment critique."
Personne ne va se défendre chez soi avec un fusil d'assaut. Reste bien sûr à déterminer ce que vous appelez "moment critique"...

Écrit par : Géo | 01 mars 2018

Aux USA, l'âge minimum pour s'enrôler dans l'armée est de 18 ans (17 ans avec consentement parental). Chacun reconnaît qu'il s'agit d'un acte réfléchi de se porter volontaire pour des missions qui pourraient entraîner non seulement la perte de sa propre vie, mais aussi celle d'autres individus. Logiquement, si l'on est assez vieux pour sacrifier sa vie à la défense de l'Amérique, on devrait avoir accès à tous les droits constitutionnels de ce pays (en l'espèce, le 2e Amendement de la Constitution). De façon corollaire, si l'on est assez mûr pour s'enrôler, on est assez mûr pour posséder une arme à feu. Voilà deux raisons avancées pour ne pas augmenter l'âge auquel quelqu'un peut acheter une arme à feu. Mais le raisonnement va plus loin que le cadre émotionnel des fusillades scolaires, pour souligner l'ambiguïté de la notion de maturité (âge légal auquel une personne est reconnue comme pleinement capable et responsable) chez les étasuniens.

L'automobile. La plupart des états autorisent les adolescents à conduire sans surveillance à partir de 16 ans et parfois même plus tôt. “Insurance Institute for Highway Safety“ souligne que les conducteurs adolescents ont le risque d'accident le plus élevé par kilomètre parcouru. Selon cet institut encore, le taux d'accidents mortels causés par des conducteurs de 16 à 19 ans est presque trois fois plus élevé que celui des conducteurs âgés de 20 ans et plus. Dans ce domaine particulier, les adolescents sont assez mûrs pour manipuler des engins de mort d’une tonne et plus, en dépit du préjudice que cela pourrait impliquer.

Système judiciaire. Presque chaque état a des dispositions permettant de juger les mineurs en tant qu'adultes : 17 états autorisent le transfert d'enfants de 14 ans à des tribunaux pénaux ; 6 états le permettent pour les jeunes de 13 ans et 19 autres pour les enfants de 12 ans et moins. En même temps, 37 états exigent qu'une mineure volant se faire avorter implique au moins un parent dans la décision et 26 exigent le consentement des deux parents. Paradoxe : le Mississippi et le Wyoming considèrent que des personnes de 17 ans sont trop jeunes pour prendre eux-mêmes la décision d'avorter, mais ils pensent que les jeunes de 13 ans sont suffisamment mûrs pour être jugés comme des adultes. La Virginie exige l’autorisation d'un parent adulte pour avorter, mais traite les jeunes de 14 ans comme des adultes pour certains crimes.

Sociabilité. À travers le pays, les collèges s'efforcent de créer des espaces sécurisés pour les adolescents et les jeunes adultes, en imposant des codes de parole et en prévenant les micro-agressions : ils s'adressent à tous ceux qui souffrent de la présence, sur le campus, de personnes avec lesquelles ils ne sont pas d'accord. Si les jeunes adultes n'ont pas encore développé la capacité de se confronter à des idées difficiles, ils n'ont certainement pas encore développé leur capacité à voter, et encore moins à traiter en public des sujets politiques complexes.

Source : « Guns. Booze. War. Abortion. Voting. How Old Is Old Enough? » / A. Barton Hinkle / Reason.com / 28.02.2018.

Écrit par : rabbit | 01 mars 2018

lefredo@ "Le stresse et la peur ne se vainc, dans les situations d'urgence, que par un long entrainement. (...)Réagir instinctivement à des situations difficilement rencontrées normalement.
Prétendre le contraire est un doux rêve et un leurre. Combien de tireur du dimanche auront simplement oublié d'enlever le cran de sécurité sous la charge du stress, tireront sur n'importe qui ou n'importe comment? Une très grande majorité."
Ce n'est pas vraiment le sujet ici mais il y a plusieurs points qui me font réagir. La seule façon de vaincre le stress et la peur, c'est de se mettre dans des situations de stress et de peur : parachutisme, parapente, aile delta, alpinisme, etc...pas de simplement savoir manier une arme. Ce que savent faire les tireurs du dimanche, probablement aussi bien que les gens du GIGN...
Oublier le cran de sécurité ? Il n'y en a plus sur le Sig Sauer P220, parce que cela ne sert à pas grand chose.

"tirer sur n'importe qui ou n'importe comment" Vous n'avez pas le sens du scénario et donc, on peut douter de vos qualités d'instructeur. A l'armée suisse, c'est courant. Pas beaucoup de pratique...
On a une arme pour se défendre contre une éventuelle agression à domicile. Vous n'êtes donc pas seul à décider s'il faut tirer ou non. L'agresseur joue le rôle le plus important...
PS. Dans les films de guerre, on voit souvent des types qui progressent en silence dans la nuit et arrivés à quelques mètres de l'ennemi, ils font le mouvement de charge de leurs armes...Et plein d'autres bêtises évidentes. Et pourtant ils sont conseillés par des spécialistes des forces spéciales, paraît-il...

Écrit par : Géo | 02 mars 2018

@Geo
Les stresses ne sont pas pareils et comparables. Ce n'est pas parce que qq1 est habitué au stress et à l'adrénaline en faisant du saut en parachute, qu'il maitrisera ses nerfs en devant répondre rapidement à une interrogation primordiale pour sa carrière (pour sortir de l'exemple des armes et des agressions).
Les policiers et les soldats sont spécialement entraînés pour les situations où ils sont engagés, vous dites exactement ce que je dis, ce n'est pas parce qu'on manie son arme convenablement (ce qui devrait être le cas pour tous ceux qui le font régulièrement et on reçu un minimum de formation) que l'on sera capable de tirer sur une cible mouvante, encore moins si elle est armée, tirer convenablement à faible distance ou dans un espace confiné. Ces choses là s'apprennent et s'entraînent, et pas en stand.
Le cran de sécurité était un exemple. Et le P220 n'est très certainement pas l'arme la plus répandue.

Vous ne me connaissez pas, je vous prierai de garder vos jugements à l'emporte-pièce pour vous. Je ne prétends pas être un expert, je dis simplement que j'ai donné des formations régulières et nombreuses dans le cadre de l'armée, dans des situations où l'on simule des rencontres et des combats. Rien de professionnel et seulement temporaire, évidemment. N'empêche que cela n'a rien à voir avec du travail en stand comme Monsieur et Madame tout-le-monde le fait. L'avantage en suisse c'est que justement, c'était des Monsieur tout-le-monde qui apprenaient cela. Et on voit très bien les réactions, naturelles, que cela implique. Avec les évolutions aussi au fil des entraînements.
Tous va donc dans le sens de ce que je dis.

Par contre, vos propos: "On a une arme pour se défendre contre une éventuelle agression à domicile. Vous n'êtes donc pas seul à décider s'il faut tirer ou non. L'agresseur joue le rôle le plus important..." montrent clairement que vous ne savez pas tellement de quoi vous parler.
L'agresseur joue le rôle du déclencheur, mais il n'y finalement que peu d'impact sur votre action à vous. C'est vous, votre stresse qui va déterminer votre manière d'agir. Et ce n'est pas parce que vous avez votre glock sous le coussin que vous allez éliminer la menace.
Regardez rien que le nombre de tirs qui partent n'importent où, même dans des zones et des distances où l'on pense que cela serait facile de toucher la cible.
Sans compter qu'une paroi de maison arrête difficilement une balle.
Mais la discussion n'est pas la même entre avoir une arme à la maison, souvent de poing, pour s'imaginer se défendre et l'accès à des armes de guerre, automatiques ou semi-automatiques qui servent dans les cas médiatisés aux massacres dans les écoles.
Et j'approuve le message plus haut de rabbit qui pointe les incohérences US quant à la responsabilité de leurs citoyens.
On peut acheter pratiquement librement un M16A4, mais pas un kinder, on peut acheter une M4 à 18 ans (voir avant), mais pas du whisky...

Écrit par : lefredo | 02 mars 2018

lefredo@ Combien de fois vous a t-on tiré dessus ? J'ai vécu cela plusieurs fois, en Angola. la dernière fois, la plus grave, le type m'a aligné depuis une distance de environ 150m, à la Kalach. Je passais en courant, et je m'étais habillé intégralement de blanc, pour bien signaler que je n'étais pas spécialement un ennemi. J'entendais des tirs sur ma gauche et je voyais que je devais traverser cette zone. J'ai donc retiré mon T-shirt blanc et je l'ai agité comme un drapeau, blanc. Le tireur a trouvé que cela faisait une très bonne cible et il a tiré une première fois. Je me suis mis à terre, et il a tiré un 2ème coup : j'ai vu bouger un brin d'herbe, j'étais environ à 50 cm de la trajectoire. Je me suis aplati un peu plus; par chance, le chemin creusait un mur dans la ligne de pente, d'environ 1m. Je me suis avancé à couvert sur quelques m, attendu un peu, et je suis parti en courant le plus vite possible. Je me suis alors aperçu que je courais sur des jambes en coton, mais je courais quand même. Après 200m de course, je n'étais plus dans la ligne de tir du connard mais j'arrive contre deux de ses collègues FAPLA, tout souriants. Je me suis dit, quand j'étais sous le feu, que j'aurais vraiment voulu disposer d'une arme, faire un mouvement tournant et lui faire payer ce qu'il m'avait fait. Comme plusieurs fois dans ma vie dans ce genre de circonstances, je me suis trouvé d'un calme parfait, contrairement à ce que vous avancez. La première fois que j'ai vécu cela, je travaillais comme palefrenier dans un manège pour me payer mes heures d'équitation. Le patron me demande d'aller chercher un cheval qui broutait dans le pré. Arrivé à quelques mètres, il me regarde d'un sale oeil et me charge d'un coup, gueule ouverte pour me mordre. Je l'ai contre-chargé, poing levé et probablement la gueule aussi ouverte que lui, dents prêtes à mordre, comme lui. Il a fait un bond de côté pour m'éviter, a lancé ses postérieures en ruade, que j'ai évitées en me lançant de côté. Puis on s'est regardé, je l'ai pris par le licol et je l'ai ramené à l'écurie. Je ne me suis pas reconnu dans cette action. Tout s'est joué en une seconde. Depuis, je pense que nous sommes tous un peu des sur-hommes, contrairement à votre théorie. Plus le danger est grand, plus nous sommes froids. J'ai encore quelques histoires comme ça qui me l'ont démontré pour ce qui me concerne, mais je ne vais pas abuser.
Pour le commentaire de rabbit : il y a une grosse faille de raisonnement. Bien sûr qu'il serait inadmissible de refuser à qqn de 18 ans qui a fait l'armée d'acheter une arme. MAIS C'EST VALABLE UNIQUEMENT POUR CELUI QUI A FAIT L'ARMéE...On ne distribue pas de Fass 90 à tous les jeunes cons parce qu'ils ont l'âge. Et sur ce sujet, on devrait ABSOLUMENT en Suisse refuser aux binationaux le droit de faire l'armée...

Écrit par : Géo | 02 mars 2018

@ petard du 28 février 2018. En accord avec votre point de vue.

Supprimer les armes ou les limiter n'est qu'un bon sentiment, ce qui caractérise notre société progressiste à la pensée émoticône.

Marthe Richard qui fut l'initiatrice de la fermeture des maisons closes, ne fit que fermer lesdites maisons, la prostitution n'a quant à elle jamais été freinée. Elle en voulait apparemment aux maisons ?

Autre thème mais mêmes conséquences et effets, le Féminisme, du moins prétendu tel, qui a pour porte étendard en France le mouvement "Osez le féminisme".
Ce sont celles qui prétendent que "le problème en France (et par extension dans le monde...) c'est l'homme blanc de plus de 50 ans", ce sont les mêmes qui font la promotion de l'écriture inclusive.
Selon ces pasionarias, le masculin dans l'écriture serait la cause de tous les maux des femmes. En parenthèse rapide c'est oublier que le Français (écriture) n'a pas vraiment de genre neutre et que dans les pays pour qui c'est le cas, la condition féminine, notamment en égalité de salaire, n'est pas plus enviable qu'ailleurs.

Vous pointez du doigt le problème majeur qui est l'éducation.

En conclusion de son ouvrage "La voix de nos Maîtres" Ingrid Riocreux, dénonce la pensée magique, celle consistant à croire qu'en laissant les masses populaires sans éducation, ces dernières seraient plus malléables, cette théorie qui n'a rien d'un complot, est du reste vérifiable par l'immigration massive qui arrive en Europe. Pour nos élites, ces nouveaux arrivants seront corvéables à merci et se tiendront tranquilles voire seront reconnaissants. Nous constatons qu'il n'en est rien car, en l'absence de cadre, chacun impose le sien.
Notre société n'est plus celle des choix individuels mais des droits individuels.

En résumé, interdisons les armes, toutes les armes, et nous constaterons que la criminalité ne baissera pas, que les auteurs des crimes ont toujours le même profil, et qu'ils sont très largement surreprésentés dans des certaines ethnies.

Anders Breivik, ce fumier, a massacré des dizaines de jeunes gens, à l'aide d'armes de guerre dont la détention est interdite en Europe, armes qu'il n'a eu aucun mal à se procurer.

Certains ont massacré des dizaines de spectateurs à un concert, en étant armés de Kalachnikovs, elles aussi interdites à la vente en Europe.

D'autres plus inventifs et tout autant criminels, ont massacrés hommes, femmes, enfants, en leur roulant dessus avec un camion.

Les hommes sont malades, pas leurs armes, et sur ce point, Trump a raison. L'éducation change le monde, les limitations, les réglementations et surtout les bons sentiments ne font qu'entretenir et accentuer les dégâts.

Écrit par : Joseph | 02 mars 2018

"Anders Breivik, ce fumier, a massacré des dizaines de jeunes gens, à l'aide d'armes de guerre dont la détention est interdite en Europe, armes qu'il n'a eu aucun mal à se procurer."
Fumier est-il le terme à employer ? Psychopathe, sûrement. Mais fumier ? Parce qu'il voulait lutter contre l'invasion de l'Europe par les musulmans ? C'est vrai ça, quel salopard, ce Breivik...
"armes de guerre dont la détention est interdite en Europe" un Glock et un Ruger Mini-14. Toutes les armes sont interdites en Europe parce que les citoyens ne doivent pas disposer d'armes. Ils pourraient se défendre...

Écrit par : Géo | 02 mars 2018

@Géo : et pour combattre "l'invasion musulmane", Breivik a massacré 69 jeunes gens non musulmans pour la plupart et quand bien même !
Vos propos sont ignobles, pas plus que vous ne m'apprendrez quoi que ce soit sur la détention d'armes en Europe et dans le monde.
Vous êtes l'archétype de ce qui va mal dans nos sociétés, faites de jugements lapidaires et d'avis péremptoires.
Nul doute que vous eussiez été du coté de la guillotine, arme de dissuasion massive lors de la révolution Française qui, comme chacun le sait, ne fut qu'un renversement de pyramide.
Je suis d'autant plus navré de lire vos propos que, partageant le même constat d'évidence au sujet de l'immigration massive, le traitement que vous en faite vous classe de facto dans le même camp que ceux que vous tentez, fort maladroitement, de dénoncer, limitant par là même les propos de tous.
Avec de tels propos, les progressistes ont de beaux jours devant eux, hélas.

Breivik c'est 69 vies massacrées et rien ne justifie de tels actes.

Écrit par : Joseph | 02 mars 2018

"Parce qu'il voulait lutter contre l'invasion de l'Europe par les musulmans ?"
La question que je me suis toujours posée à propos de Breivik, sans pouvoir y répondre, est de savoir si sa cause aurait avancé plus vite, eût-il fait son carton, avec la même efficacité, sur de jeunes musulmans envahisseurs (envahisseurs selon lui – permettez cette précaution langagière journalistique, prudence est mère de sureté).

Écrit par : AP34 | 02 mars 2018

Breivik s'est réclamé de l'idéologie nazie, montrant une fois de plus la violence de l'affrontement entre le socialisme nationaliste (nazi) et le socialisme internationaliste (grand remplacement & invasion migratoire). Mais comme son arme était illégale il n'y a pas rapport avec le débat sur la possession d'armes par les citoyens respectueux de la loi.

Ceci dit, je pense que pas mal de survivants d'Utøya regardent la question du port d'armes différemment aujourd'hui.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 mars 2018

"Breivik c'est 69 vies massacrées et rien ne justifie de tels actes."
Et donc, on est dans la psychopathologie et non la morale...

Écrit par : Géo | 03 mars 2018

"Ceci dit, je pense que pas mal de survivants d'Utøya regardent la question du port d'armes différemment aujourd'hui." Vous rêvez, S.Montabert. D'abord, il y a une différence fondamentale entre le droit d'acquérir une arme et le droit de la porter dans le domaine public. Alors imaginer un congrès de jeunes socialistes avec quelques-uns d'entre eux armés, c'est de la super-science-fiction...
Pour ces gens, comme on le voit tous les jours, c'est interdiction aux gens honnêtes de posséder une arme. Ce droit, c'est seulement pour leurs copains malfrats. La propriété, c'est le vol, n'oublions pas les vérités premières...

Écrit par : Géo | 03 mars 2018

@Géo : "Fumier" car la définition, celle du Larousse est claire : "Personne vile, méprisable, ordure (terme d'injure)".
Concernant les psychopathologies auxquelles vous faites référence, c'est le terme valise de notre époque, il y a des pathologies partout et chacun la sienne (là vous faites de la morale !). Pour parfaire, cette classification n'a jamais fait l'unanimité au sein de la communauté scientifique.

En conséquence, j'assume pleinement mon propos concernant les tueurs de masse comme Brievik, je ne leur reconnait aucune pathologie, trop facile, ce sont des assassins qu'il m'est loisible de traiter de "fumiers" et par la même d'insulter.

@Stéphane : si, il y a un rapport avec votre article dans mes propos, celui de l'interdiction de manière générale. Non qu'il soit possible de ne rien interdire mais, nous constatons tous que c'est totalement illusoire, d'où mes exemples aux sujets les plus "phares" : prostitution, armes, féminisme... D'où aussi mon exemple sur Breivik que vous avez je pense parfaitement analysé et qui démontre que armes de guerre ou pas, interdiction ou pas, ceux qui veulent passer à l'acte se débrouillent toujours pour trouver les armes.
Et puis, tuer avec un camion ou une kalachnikov, le résultat est tout aussi effroyable en efficacité. C'est donc bien que le problème se situe dans l'éducation. Il n'y a pas de "gène tueur" chez les populations migrantes, il y a un problème d'éducation et de civilisation.

Un autre chapitre, véritable boîte de Pandore, est celui du processus qui conduit un citoyen lambda (et Breivik au même titre que le nazi Eichmann sont des hommes ordinaires, Arendt l'a démontré "Eichmann à Jérusalem").
La frustration est un des moteurs, dans une société dans laquelle prime l'image (au sens étendu), le citoyen qui ne baise pas car laid ou stupide, celui qui ne trouve aucune place dans la société pour des motifs divers, celui qui n'en comprend pas les mécanismes en faisant affaire personnelle d'éléments communs, etc... (lire "Extension du domaine de la lutte" de Michel Houellebecq !) fini par se replier sur lui même et, accumulant les frustrations, il décide à titre personnel d'éventuellement se venger sur ses congénères, ou devient une recrue de choix manipulable.
Breivik (comme le tueur de Parkland) ou un djihadiste, en apparence, ne relèvent pas de la même logique, mais sur le fond, ont rejoint des extrêmes radicales car ce sont les seuls endroits où ils ont eu un sentiment d'appartenance au monde. Le fait qu'ils puissent opérer à titre individuel, sans que l'on puisse les rattacher à une cause ou idéologie, relève des mêmes mécanismes frustratoires.

Je reste totalement d'accord avec votre article car, vous lisant, je sais qu'elle est votre profondeur d'analyse. Seulement voilà, dans ce monde, certains cherchent dans les propos des autres ce qui n'a pas été dit et n'ont que faire de ce qui est dit, "lefredo" dans sa réaction illustre on ne peut mieux mes propos.
Il faudrait, hélas, que vous passiez votre temps à dire que vous n'êtes pas raciste, pas antisémite, pas misogyne, pas "phobe", en préambule de tous vos propos...

Écrit par : Joseph | 03 mars 2018

Il y a bien quelque chose de pourri dans la personnalité psycho-rigide de ce Breivik, parce que ses compatriotes (tout comme leurs voisins suédois) allergiques à la démocratie socio-rigide qu'ils ont imaginée pour faire peur au reste de l'Europe, avaient choisi de quitter la région depuis plus de 40 ans au lieu de faire le carton sur quelque passant inconnu ou flâneur solitaire pour se soulager.

Écrit par : rabbit | 03 mars 2018

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