26 juin 2018

L'Europe coule en un mois

La crise des migrants précipite l'effondrement de l'Union Européenne, et celui-ci va s'accélérant.

Las! Ceux qui pensaient que l'UE s'écroulerait sous le poids de la dette publique, du tiraillement économique autour de l'Euro entre les pays du Nord et du Sud, ou des suites du divorce mal fagoté du Brexit, se trompaient tous - et moi le premier. Le caillou qui aura fait trébucher l'éléphant est la crise des migrants.

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Rappelons-le, la "crise des migrants" est une pure invention des pouvoirs politiques de l'Union Européenne et de leurs mentors universalistes de l'ONU. La guerre en Syrie en 2015 est devenue le prétexte d'une invasion du continent à une échelle inégalée dans l'Histoire - des gens qui n'ont pour la plupart jamais vu la Syrie, jamais fui une guerre, et qui ne souffrent même pas de la pauvreté.

La "crise des migrants" est le nom donné à l'abandon de toute politique migratoire organisée. Tous les traités internationaux, toutes les directives, toutes les organisations, contrôles, droits et devoirs liés à la protection des frontières disparaissent, et ce, à l'échelle continentale. Suivant l'appel de la Chancelière allemande Angela Merkel, des hordes se sont mises en marche en direction de l'Allemagne - et parfois au-delà, envahissant l'Europe par le Sud. Elles furent bien aidées, et le sont encore, par des ONG dont personne ne questionne l'origine des fonds, et la bureaucratie mondiale qui associe l'idéologie universaliste la plus aveugle à la haine la plus crasse de l'Occident, de ses richesses et de sa paix.

La pièce est jouée désormais, et nombre de peuples européens - notamment les Allemands, les Suédois, les Italiens ou les Grecs - devront lutter pendant des décennies dans leur propre pays pour en reprendre le contrôle, et simplement survivre aux métastases migratoires qui transforment des enclaves entières de leur territoire en zones de non-droit qui ne dépareilleraient pas dans les banlieues de Mogadiscio. Les Allemands qui trouvaient leur vie monotone et ennuyeuse, les Suédoises qui discutaient du sens de la vie vont pouvoir vibrer de l'expérience vivifiante de la survie dans les zones du tiers-monde qui s'étalent désormais à quelques stations de métro de leur domicile - et entretenues avec leurs impôts par-dessus le marché.

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Les sujets d'inquiétude des populations d'Europe

S'il fallait donner un nom à cette folie, ce serait l'Aquarius - le bateau-passeur de Médecins sans frontières et de SOS Méditerranée. L'Aquarius quitta son port européen début juin pour faire un ramassage de migrants à la limite des eaux territoriales libyennes selon un schéma bien rôdé. Les passeurs remorquent à quelques distances des côtes des embarcations de fortune sans moteur et abandonnent leur cargaison flottante, quelques centaines d'immigrants qui ont payé leur ticket pour l'eldorado européen, puis préviennent les "secours" selon des codes convenus. Le ballet des navires de ramassage s'ensuit. On prend les photos de tous ces gens installés avec leurs gilets de sauvetage dans une embarcation visiblement en panne (s'il venait à quiconque l'idée saugrenue de contester le danger immédiat dans lequel se trouvent les "naufragés") et ramène tout le monde à bord. Puis, voyage de quelques jours vers le nord entre cafés, photo-souvenirs et sourires pris depuis les couvertures, débarquement, rechargement de vivres et nouveau départ.

Des dizaines de milliers de migrants sont venus en Europe par ce chemin. Les navires des ONG - Aquarius, Lifeline, Sea-Watch, Open Arms - se font concurrence entre eux pour ramasser tout le monde. Mais ce que nul n'avait prévu lors du dernier voyage, c'est que l'Italie aurait changé de gouvernement.

Une dépêche de l'AFP tente de donner une chronologie de "deux semaines de tension grandissante en Europe", mais il s'agit de bien davantage - le craquement sinistre et final de la coque.

Dans la nuit du 9 au 10 juin, l'ONG française "SOS Méditerranée" recueille 630 migrants sur son bateau l'Aquarius (...). Le navire, arrêté entre Malte et l'Italie, attend des instructions pour débarquer dans "un port sûr".

Le 10 juin, l'Italie annonce fermer ses ports, une décision sans précédent du nouveau ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, chef de la formation d'extrême droite La Ligue. Malte refuse également l'accès de ses côtes au bateau.

Le 11 juin, le nouveau président du gouvernement espagnol, le social-démocrate Pedro Sanchez, propose le port de Valence à l'Aquarius. Le bateau refuse d'abord d'entreprendre un voyage de quatre jours vers l'Espagne, à cause d'un manque d'essence, de vivres et de mauvaises conditions climatiques. Le lendemain, l'Italie décide de dépêcher deux navires pour transborder des rescapés et accompagner l'Aquarius vers Valence.

Critiqué pour son inaction, le président français Emmanuel Macron dénonce la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien". Rome refuse les "leçons hypocrites" de Paris. Une rencontre entre le président français et le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte le 15 juin est toutefois maintenue.

Le 16 juin, l'Espagne accepte l'offre française d'accueillir une partie des migrants de l'Aquarius, qui arrive à Valence le lendemain.

Le 18 juin, l'aile la plus à droite de la coalition au pouvoir en Allemagne, lance à Angela Merkel un ultimatum de deux semaines pour une solution européenne au défi migratoire, cinq jours après la création d'un "axe" contre l'immigration clandestine par les ministres de l'Intérieur italien, autrichien et allemand.

C'est un coup dur pour la chancelière allemande Angela Merkel, chahutée dans son pays pour sa politique d'asile jugée trop généreuse et qui voit menacé le fragile équilibre de sa coalition.

La CSU du ministre de l'Intérieur Horst Seehofer veut, sauf accord européen au sommet des 28 et 29 juin, refouler aux frontières les demandeurs d'asile enregistrés dans un autre pays de l'UE, le plus souvent l'Italie ou la Grèce, soit la quasi-totalité d'entre eux.

Le 21 juin, l'Italie menace de mettre sous séquestre deux navires d'ONG allemandes pour vérifier la correspondance entre leur pavillon néerlandais et leur nationalité. Il s'agit notamment du navire Lifeline, qui a secouru plus de 230 migrants et qui reste depuis bloqué dans les eaux internationales en attente d'une solution.

Le 23 juin, la France et l'Espagne proposent, avec l'appui de Berlin, des "centres fermés" sur les côtes européennes pour gérer les migrants débarquant de Méditerranée. Matteo Salvini dénonce "l'arrogance" du président français.

Le 24 juin, les dirigeants de seize pays se réunissent à Bruxelles pour un mini-sommet sur les questions migratoires, sans aboutir à des mesures concrètes. La réunion est boycottée par le groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie et Pologne), favorable à une ligne dure sur l'immigration.

Pour contourner l'absence de consensus à 28 qui paralyse l'UE, la France et l'Allemagne appellent à des accords à plusieurs pays.

Rome appelle elle à "dépasser" le principe du règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l'UE la responsabilité des demandes d'asile. L'Italie demande aussi des "sanctions financières" contre les pays n'accueillant pas de réfugiés, comme M. Macron la veille.

Le bras de fer se poursuit en Méditerranée. L'ONG espagnole Proactiva dénonce le refus de Rome de laisser son navire Open Arms porter secours à un millier de migrants. Matteo Salvini somme les ONG de rester à l'écart des opérations de secours pour laisser les gardes-côtes libyens s'en charger.

Un porte-conteneur de l'armateur danois Maersk Line est lui bloqué au large de la Sicile avec 108 migrants secourus, dans l'attente d'une réponse de l'Italie.

Le 25 juin, Matteo Salvini, en déplacement à Tripoli, indique que l'Italie soutiendra jeudi lors du sommet de l'UE "la mise en place de centres d'accueil et d'identification (de migrants) au sud de la Libye".


Voilà où nous en sommes.

Les brèches sont devenues des fissures qui sont elles-mêmes devenues des failles, puis des gouffres.

Depuis des mois, les pays de l'Est, du groupe de Višegrad rejoint par l'Autriche, ont fermé les chemins d'accès terrestre vers l'UE. Ils ne veulent pas de l'immigration illégale, ils n'en voulaient pas, ils n'en ont jamais voulu, et ils n'en auront pas - et aucune gesticulation d'aucun bureaucrate de Bruxelles ne pourra rien y changer. Toutes les stratégies parisiano-berlinoises à base de quota ou d'amendes pour désobéissance à des règles de répartition qui n'ont jamais été approuvées par personne sont vouées à l'échec.

Au sud, les cartes sont rebattues. L'Espagne est à gauche mais pas suffisamment pour devenir la terre promise de toute l'Afrique. L'Italie a compris que derrière les beaux discours elle doit assumer, seule, l'invasion migratoire - et elle n'en peut plus. Ses ports sont désormais fermés aux ferries des ONG-passeurs.

L'Europe telle que la rêve encore la gauche qui prétendait dominer le continent n'existe plus que dans deux pays - la France et l'Allemagne. Et encore. En Allemagne, Angela Merkel est en sursis - sa fragile coalition menace d'imploser dès la fin du mois, mettant un terme à sa carrière de politicienne. À supposer qu'elle réussisse à traverser l'épreuve, ce qui l'amènerait à trouver par on ne sait quel miracle un chemin médian entre son ministre bavarois qui ne veut plus d'immigrants illégaux et le gouvernement italien qui veut au contraire se décharger des siens en direction de l'Allemagne, elle finira son mandat dans la fragilité et l'immobilisme. Je pense qu'elle ne tiendra pas l'été.

À Paris, on se complaît comme depuis toujours dans la contradiction: Emmanuel Macron tance et sermonne, se réservant effrontément de suivre les obligations qu'il aimerait imposer aux autres. On gronde l'Italie parce qu'elle n'accepte pas les navires des ONG-passeurs, mais on bloque les hordes dépenaillées de clandestins à la frontière de Vintimille. On pérore sur la responsabilité de tout un chacun devant la crise mais on fait débarquer les nouveaux venus à Barcelone plutôt que Marseille. Comme Matteo Salvini le fait remarquer, "si Orban est méchant, Macron est 15 fois plus méchant" simplement parce que le premier a refusé de prendre 300 migrants alors que le second refuse d'en prendre 9'000 - et critique les autres par-dessus le marché. Les contradictions françaises sont béantes.

Non seulement l'Union Européenne s'est effondrée, mais elle le sait. Les pays ne daignent même plus se déplacer pour des "mini-sommets" ou des réunions de travail, lesquels ne débouchent plus sur le moindre "communiqué commun". Personne n'articule même plus de "consensus" parce qu'il n'y a plus de consensus sur rien.

La fin du mois verra la résurgence d'accords bilatéraux entre pays de l'UE pour régler des questions migratoires - l'approche la plus contradictoire à toute la construction européenne où l'uniformité était l'objectif. L'axe franco-allemand tourne à vide et n'a plus d'alliés. Seuls les journalistes parisiens continuent par habitude de transmettre religieusement les déclarations de Macron comme si elles avaient le moindre poids, alors qu'il n'a plus aucune influence sur la marche du continent.

L'Europe n'a pas disparu, bien sûr. Elle continuera à légiférer sur les sacs poubelles ou le commerce des pailles en plastique, ou à exercer son influence prédatrice sur les pays satellites comme la Suisse. Mais en tant qu'entité politique organisée, elle s'est évaporée comme la rosée du matin au lever du soleil.

Voilà pour une fois des nouvelles réjouissantes.

Mise à jour (29 juin): le sommet a donc eu lieu et a accouché d'un accord "au forceps" dixit les médias. Mais tout est vide. L'accord consiste à dire qu'il faut que les pays se montrent solidaire de la vague migratoire sur une base volontaire - je crois que personne ne peut décemment s'opposer à ça puisque ça n'engage à strictement rien. Mais la politique des quotas tentée en force depuis quatre ans n'est plus à l'ordre du jour, donc victoire des pays de l'Est et de l'Autriche.

Sinon, on propose aussi de créer des camps d'enregistrement, qui ne verront évidemment jamais le jour, ni en UE, ni ailleurs. Le Maroc, la Tunisie et la Libye ont dit non, la France, l'Espagne et l'Italie ont dit non aussi.

Il sera très intéressant de voir comment les donneurs de leçon style Macron continueront à l'ouvrir pour sermonner les autres, dans ces circonstances.

Prochain défi médiatique: les bateaux des ONG-passeurs qui errent, surchargés, en Méditerranée pendant que personne n'en veut.

Mise à jour (1er juillet) : le Ministre de l'intérieur Horst Seehofer, chef de la CSU bavaroise, démissionne du gouvernement Merkel suite à ses désaccords avec la Chancelière sur la gestion de la crise des migrants. Les jours d'Angela Merkel à la tête de l'Allemagne sont comptés.

Commentaires

J’aimerais partager votre optimisme.

Je suis d’accord : il n’y a pas de crise migratoire mais une crise de certains pays dont les institutions organisent sciemment l’invasion. Mais je ne vois pas en quoi cela est en train de changer, notamment en France.

L’instrument de cette invasion prend la forme de certaines lois et de certains traités. Ont-elles été changées ? Ont-ils été dénoncés ? Non. Donc l’invasion continue.

Écrit par : Franck Boizard | 28 juin 2018

Très bon billet et ne comptez pas sur les antispécistes pour voler au secours des migrants
Pas d'animaux à bord, les humains ne seront pas sauvés
Heureusement qu'en 39 les antispécistes n'étaient pas d'actualité sinon Hitler les aurait engagé pour finir son sale travail
Quel monde de ploucs dans lequel nous vivons !
Bonne journée Monsieur Montabert

Écrit par : lovejoie | 29 juin 2018

Qu'il y ait des contacts entre les passeurs et les "secours", selon vos termes, comment ne pas le supposer? Mais de là à l'affirmer... Quelles sont vos sources ?

Écrit par : xc | 29 juin 2018

@Franck Boizard: allons, un peu d'optimisme! Ne comptez pas le changement de régime en Italie ou en Autriche pour rien, pas plus que la symbolique de ce "sommet de la dernière chance" qui n'a été qu'un théâtre d'ombres.

@xc: j'aime bien vos sous-entendus à peine voilés.

Tenez, une vidéo de décembre 2016.
https://www.delitdimages.org/ong-complices-passeurs-de-migrants/

Et une autre par un responsable politique, M. Bayrou, dont vous avez peut-être entendu parler:
https://lesobservateurs.ch/2018/06/28/ong-complices-des-passeurs-bayrou-avait-ete-informe-depuis-longtemps-par-le-gouvernement-italien-les-identitaires-avaient-raison-sur-tout/

M. Macron:
https://twitter.com/LCP/status/1012600773287399424

Le président du Sénat Gérard Larcher:
https://fr-fr.facebook.com/tvlibertes/videos/2165990906762739/

Écrit par : Stéphane Montabert | 29 juin 2018

Une petite partie du chemin a été accomplie. Tout cela demande confirmation notamment pour Macron lors des élections européennes de l’an prochain. Une défaite de LREM serait un désaveu cuisant alors qu’il a beaucoup misé sur l’Europe pour sa politique générale. La chute éventuelle de Merkel serait d’ailleurs un élément déterminant à cette défaite puisque l’axe Franco-Allemand disparaîtrait du même coup.

L’autre personnage, à mon avis, qu’il faudrait mettre en difficulté est le pape. Bergoglio est un des principaux soutiens des européistes et des mondialistes et un véritable apostat de l’Église qui honore Luther, lave les pieds de migrants musulmans plutôt que défendre les chrétiens d’Orient. Un bon petit schisme serait donc le bienvenu pour démolir cette Babel de Rome infestée de francs-maçons et de pédérastes.

Plus généralement, les peuples autochtones ont besoin de se recentrer sur leur communauté et devenir aussi communautaristes que les communautaristes. Ils ont des atouts : leur nombre d’habitants, leur civilisation propre qui n’est pas détruite mais simplement enfouie ou oubliée et le temps. Il faut juste se résoudre ou se prêter le serment de combattre chaque jour pour sa cause.

Enfin, il faut soutenir nos alliés objectifs comme les Russes, par exemple. Là aussi, le simple particulier pense qu’il ne peut rien parce que son action ne se voit pas. Mais regardez des émissions, consulter des sites, lire des journaux ou des livres produits par une cause-amie constituent de petits actes politiques du quotidien qui, accomplis par des milliers de personnes peuvent avoir du poids et une influence.

Écrit par : Ribus | 29 juin 2018

Dans cette crise des migrants, qui semblent devenir des "exilés" – il faut reconnaître à ce mot une charge romantique nettement plus importante que pour "clandestins", ce qu'ils sont en réalité –, on oublie tout simplement de mentionner l'immigration légale, à partir des mêmes pays et de nos ambassades et consulats, qui délivrent les visas à tout va.
Et pourtant cette immigration légale représente une cohorte beaucoup plus importante que celle des migrants : 260 000 rien qu'en France, en 2017.
Pourquoi les journalistes ne parlent-ils jamais de cette immigration-là ? Tout simplement parce que ceux-là ne peuvent pas faire pleurer dans les chaumières, ils viennent de manière sûre, ils ne risquent pas la noyade, l'émotion, avec eux, ça ne marche pas, bref ils n'intéressent personne, et pendant ce temps, à bas bruit, ils continuent d’arriver, inexorablement.
Et la plupart des gauchistes sur les plateaux nous rabâchent que le nombre de migrants est absolument négligeable par rapport à la population totale, ce qui est vrai, et prônent le devoir de solidarité.
Je reste persuadé que beaucoup des auditeurs n’ont aucune idée de l’importance de cette immigration légale, et au pire, qu’ils n’en connaissent même pas l’existence.
En fait, les gouvernants cachent cette immigration légale aussi soigneusement qu’ils le peuvent, comme un secret honteux. Ils la cachent car ils ne veulent surtout pas qu’elle s’arrête, elle remplit si bien leurs objectifs de submersion de l’Europe et de dissolution des nations.
Que les inconscients ouvrent les yeux : les migrants sont une comédie, ils sont les arbres qui cachent la forêt.

Écrit par : AP34 | 30 juin 2018

Un commentaire particulièrement pertinent, AP34...

Écrit par : Géo | 30 juin 2018

Bien sûr, j'ai exclu de ma démonstration le pic exceptionnel d'immigration illégale de 2015 en Allemagne : 1,1 million, qui a probablement dépassé largement l'immigration légale (avec visas) dans ce même pays la même année. J'ignore l’importance de cette dernière.
Il y a aussi, en parallèle, une Émigration, on considère que le solde migratoire en France chaque année est d'environ 100 000 personnes (plus d'entrants que de sortants).
Notons cependant qu’en moyenne, ceux qui quittent le pays sont moins musulmans que ceux qui y rentrent, mais en revanche, qu’ils sont plus éduqués.
C'est l'exportation des Bac + 5 et l'importation des Bac - 5 de JM le Pen, le grand visionnaire.
J’ajoute pour lui : Bac + 5 en majorité catholiques, agnostiques ou athées, et Bac – 5 en majorité musulmans.

Écrit par : AP34 | 01 juillet 2018

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