12 août 2018

Internet: la bataille de l'information fait rage

Quel point commun entre Twitter, Facebook, Reddit ou encore Google? Ces acteurs majeurs de la communication d'aujourd'hui se présentent comme des parangons de vertu et d'équilibre, mais ce n'est qu'une façade. Profondément engagés à gauche, ils pèsent de tout leur poids contre ceux qu'ils considèrent comme le camp adverse.

Google, YouTube et al.

L'implication partisane de Google dans la bataille entre les camps républicains et démocrates en faveur des seconds a fait l'objet de nombreuses études, dont celle-ci, particulièrement détaillée. Que ce soit en termes de dons des employés pour les partis politiques, de parcours de carrière allant d'une position de dirigeant dans l'entreprise à celle d'un partenaire de campagne pour un candidat ou simplement de lobbyisme auprès des élus, l'entreprise entretient un engagement idéologique profond.

En termes pratiques, Google oriente les résultats de ses recherches. Par exemple, lorsque Hillary eut un malaise lors de la matinée des cérémonies du 11 septembre 2016, amenant ses gorilles à la balancer évanouie dans son van blindé avec autant d'élégance que si elle avait été un quartier de bœuf, la nouvelle défraya la chronique puis devint virale, malgré les tentatives de YouTube de censurer toutes les vidéos en rapport. Mais Google mit en place un filtre pour "protéger" le grand public de ces interrogations. Il suffit aujourd'hui encore de taper "Hillary Clinton Health" dans la barre de recherche de votre navigateur pour voir des suggestions sur Mme Clinton - mais aucune sur sa santé, jamais. Le terme "Health" est tabou dans Google Suggest lorsqu'il est associé à Hillary Clinton. On peut se poser la question de la pertinence de ce filtre maintenant encore alors que cette histoire est derrière nous ; il est probable que personne chez Google n'ait simplement pensé à l'enlever.

Avoir une opinion politique n'est pas un problème en soi. Elle le devient si celle-ci interfère avec la neutralité prétendument assurée par la plateforme, et quand celle-ci a un quasi-monopole dans l'accès à l'information du public. Comme on s'en doute, Google a sa propre police du discours. Pour éviter d'être directement mise en cause, l'entreprise de Mountain View décharge habilement sa politique de censure à plus de 100 ONG et agences gouvernementales pour aider YouTube à déterminer les contenus "extrémistes", allant des "discours de haine" à des vidéos de recrutement terroriste. Mais qu'est-ce qu'un "discours de haine", pour commencer? Il n'en existe pas la moindre définition légale, ce qui permet de cibler n'importe qui.

médias,mensonges,internet,censureGoogle et YouTube s'engagent à ne pas communiquer le nom de leurs partenaires dans ce programme, mais cette discrétion laisse présager le pire. Nous en avons la preuve à travers certaines ONG qui choisissent tout de même de révéler leur participation, comme l'Anti-Defamation League ou No Hate Speech, des organisations très politisées qui sont bien plus concernées par l'élimination de toute expression conservatrice sur Internet que par celle des vidéos de décapitation de l'État islamique, comme de nombreux contributeurs libéraux, conservateurs ou journalistes indépendants purent en faire l'amère expérience.

L'hypocrisie de YouTube et Google va plus loin ; lorsqu'ils ne peuvent directement interdire certaines vidéos - une hésitation qu'ils éprouvent de moins en moins souvent - ils peuvent encore les cacher, en exigeant un accès restreint à YouTube en présentant leur contenu comme "pour public averti" ou en choisissant de les démonétiser, privant effectivement les producteurs de la vidéo des revenus reliés à son visionnement. À défaut d'interdire d'antenne, ils étranglent financièrement les canaux qui les dérangent.

Le but de la manœuvre est clairement de promouvoir certains contenus au détriment d'autres.

Facebook et Reddit

Facebook est un acteur majeur de la distribution d'information aujourd'hui, et la posture pro-démocrate de Facebook n'est plus à démontrer. Elle fut révélée il y a plus de deux ans dans les colonnes de The Guardian, un journal dont les vues ne sont pas vraiment de droite.

D'anciens employés de Facebook décrivirent le processus en détail:

[Des employés] de Facebook ont ​​régulièrement supprimé les articles d’intérêt intéressant les lecteurs conservateurs de la section d’information "tendances" du réseau social. (...) Ils avaient aussi pour instruction d’injecter artificiellement des articles sélectionnés dans le module de nouvelles, même s’ils n’étaient pas assez populaires pour justifier leur inclusion, ou dans certains cas, ne buzzaient pas du tout. Les anciens employés, qui travaillaient tous en tant que sous-traitants, ont également indiqué qu’ils avaient reçu l’ordre de ne pas inclure de nouvelles concernant Facebook dans le module des tendances. (...)

Les histoires couvertes par les publications conservatrices (comme Breitbart, Washington Examiner et Newsmax) qui étaient assez nombreuses pour être prises en compte par l’algorithme de Facebook étaient exclues à moins que les sites classiques comme le New York Times, la BBC ou CNN ne couvrent le même sujet. (...)

Dans d'autres cas, les employés injectaient une histoire, même si elle n'était pas largement discutée sur Facebook, car elle était jugée importante pour que le réseau ressemble à un endroit où les gens parlaient de nouvelles difficiles. "Les gens ont cessé de se soucier de la Syrie", déclara un ancien employé. "[Et] si cette tendance se traduisait sur Facebook, Facebook aurait mauvaise allure." Ce même opérateur déclara que le mouvement Black Lives Matter avait également été injecté dans le module d'actualités de Facebook. "Facebook a subi beaucoup de pression à cause d'une absence de sujet tendance sur Black Lives Matter", déclara l'individu. "Ils ont réalisé que c’était un problème, et ils l’ont renforcé dans l'algorithme. Ils lui ont donné la priorité sur d'autres sujets. Lorsque nous l’avons injecté, tout le monde a commencé à dire: «Maintenant, je le vois comme numéro un»". Cet exemple d'injection est particulièrement remarquable parce que le mouvement #BlackLivesMatter est né sur Facebook, présence puissante des médias sociaux.


Cette manipulation des tendances n'est pas propre à Facebook. Reddit (phonétiquement "Read it", "je l'ai lu") est un site web communautaire de partage de liens permettant aux utilisateurs de soumettre leurs contributions et de voter pour celles proposées par autrui. Ainsi, les liens les plus populaires se retrouvent propulsés en page d’accueil. Le site se situe en quatrième position des sites américains les plus fréquentés, car on peut parler de tout sur Reddit. Quel que soit le sujet, il y a forcément d'autres passionnés avec le même centre d'intérêt. Ceux-ci se regroupent sur des "canaux" dévolus à un thème précis - comme la politique.

reddit_censor.jpgCertaines des manipulations de Reddit sont le fait de ses utilisateurs. Par exemple, le fameux canal /r/politics, prétendument non-partisan, a été de longue date colonisé par la gauche américaine qui y détient désormais les influentes positions de modération. Rien de plus facile donc que de filtrer tout contenu gênant (une nouvelle favorable à l'Administration Trump, par exemple.) Pour éviter de donner l'apparence d'une modération partisane, la manœuvre est en deux temps. D'abord, un complice se contente de poster un lien vers un article positif pour Trump ("Sprint va rapatrier 5'000 emplois aux États-Unis, annonce Trump") en lui associant volontairement un commentaire violemment hostile et contraire à la charte du canal ("Prenez ça sales crétins gauchistes!"), ce qui permet à la modération d'effacer le tout. Ainsi, l'article disparaît instantanément. Et si un utilisateur bien intentionné tente plus tard de soumettre la même nouvelle, il recevra un message d'erreur lui disant que ce lien a déjà été proposé à la communauté.

Mais les manœuvres partisanes s'étendent jusque dans l'administration du site, comme les utilisateurs de Reddit purent s'en rendre compte lors de la campagne présidentielle américaine de 2016 opposant Hillary Clinton à Donald Trump. Chacun avait son propre canal - r/HillaryClinton pour la première et r/The_Donald pour le second. Il devint vite assez évident au vu des chiffres de fréquentation que le candidat républicain était bien plus populaire que celui de son adversaire démocrate.

Reddit modifia alors le canal standard /r/popular , une sorte de méta-catégorie listant les contenus les plus populaires, pour filtrer les contenus "présents un peu trop souvent" selon les administrateurs du site. Après quelques temps il fut possible d'établir des statistiques sur l'origine des contenus les plus souvent écartés:

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(cliquez pour agrandir)

On notera qu'il ne s'agit pas simplement de filtrer tout contenu politique de cette rubrique: ni r/HillaryClinton ni r/politics n'apparaissent dans ce top 25. Écrivons-le clairement: Reddit installa un filtre pour écarter toute information venue de r/The_Donald, qu'il s'agisse de nouvelles positives pour Trump ou de révélation de scandales concernant l'opposition à sa présidence. Reddit modifia également son algorithme d'affichage afin de "pondérer" les votes - autrement dit, diminuer arbitrairement l'influence du canal pro-Trump.

Bien entendu, les responsables du site s'abritèrent derrière la ritournelle habituelle de la "préservation de la diversité". Cependant, toute tentative de présenter les choses sous l'angle de la neutralité vola en éclat lorsqu'en 2016 le PDG de Reddit Steve Huffman admit publiquement avoir effacé, voire modifié lui-même des contributions d'utilisateurs pro-Trump qui s'en prenaient à lui dans une discussion sur le site parce que ceux-ci "l'énervaient".

Dans un monde où les lois criminalisent de plus en plus le discours, qui réalise les conséquences provoquées par un individu capable de modifier sournoisement vos propres textes publiés en ligne, sans laisser la moindre trace?

Twitter et le Shadow banning

La neutralité apparente de Twitter est d'autant plus facile à défendre que Donald Trump est un des plus populaires utilisateurs de la plateforme ; mais comme le proverbial arbre qui cache la forêt, la frénésie de micro-messages du Président cache une campagne d'épuration idéologique de grande ampleur. Même le compte de Donald Trump n'est pas à l'abri de la censure de Twitter. Avant qu'il ne devienne président, de nombreuses discussions eurent lieu à l'interne pour déterminer s'il avait "franchi les limites" (une expression de novlangue destinée à exprimer la patience des censeurs vis-à-vis les cibles dont ils tolèrent péniblement l'existence). Ces débats continuèrent même une fois qu'il emménagea dans la Maison Blanche, et chacun se souvient avec quelle facilité Bahtiyar Duysak, un ex-employé de l'entreprise, ferma le compte du président le 2 novembre 2017 pendant une dizaine de minutes. Twitter annonça qu'il s'agissait d'une bévue, mais le public put tout de même découvrir la vulnérabilité des comptes. De nombreux employés de l'entreprise pouvaient fermer d'un simple clic le compte de n'importe quel utilisateur. Et ils ne s'en privent pas.

médias,mensonges,internet,censureSi la vitrine Trump peut continuer à sévir sur Twitter, celle-ci est soigneusement encadrée. On peut ainsi noter que l'algorithme de Twitter "pousse" systématiquement les réactions anti-Trump au sommet des réponses lors de chacun de ses tweets. Le nombre de "likes" et de "reposts" de ces questions, comparés aux statistiques similaires des rares réactions pro-Trump qu'on peut trouver dans le fil de réponse montre clairement qu'une "pondération" est à l’œuvre, pour rester poli.

D'autres contributeurs de Twitter ont moins de chance que le Président américain. C'est le cas de Scott Adams. Le créateur de Dilbert, devenu supporter de Trump à la suite d'une longue analyse de l'échiquier politique, découvrit comment Twitter archivait artificiellement ses messages afin de les rendre plus difficiles à lire, avant de subir un "shadow ban" en 2016 également. Son crime? Avoir demandé à son public de lui envoyer des vidéos d'agression de partisans de Donald Trump perpétrées par des partisans d'Hillary Clinton... Alors qu'il ne fait nul doute que si des supporters de Trump avaient été filmés en train de s'en prendre à des Démocrates, l'information aurait fait la Une de tous les médias.

Le Shadow Banning est une technique de modération plutôt ignoble mais très utilisée par Twitter, Reddit, et d'autres. L'utilisateur qui en est victime utilise toujours la plateforme comme si de rien n'était - il peut poster des contributions, commenter celles d'autrui, et voit ce qu'il publie - mais en fait il est le seul à les voir. Elles sont cachées aux autres utilisateurs, qui ne peuvent ni les lire ni les commenter. Pour des profils comme celui de Scott Adams, la mise à zéro de popularité du jour au lendemain est suffisamment notable pour que l'auteur se doute de quelque chose, mais des dizaines de milliers d'anonymes n'ont pas cette chance. Ils postent sur des réseaux sociaux qui sont pour eux aussi fermés et déserts que des chambres fortes, simplement parce qu'ils n'ont pas les "opinions convenables". Ils se retrouvent à parler dans le vide sans même le savoir - une sentence encore plus vile que de leur notifier officiellement une fermeture de leur compte.

Souriez, vous êtes censurés

"J'ai remarqué un phénomène général sur Internet. Tout forum où règne la liberté d'expression et pas ou peu de modération devient de droite. Les idées de gauche ne peuvent subsister sans censure ni modération." -- anonyme


Le Shadow Banning, le filtrage des opinions et la pondération des nouvelles suffisent un moment, mais un moment seulement. Devant la résistance de l'opinion publique face à ceux qui ont pour mission de la modeler, les majors d'Internet sont récemment passés à la vitesse supérieure. On assiste depuis quelques jours à une vague sans précédent de fermeture de comptes, de suppression de pages et de groupes Facebook, d'élimination de canaux YouTube et ainsi de suite - et la nouveauté est que la chasse aux sorcières semble désormais coordonnée, comme Alex Jones d'Infowars.com peut en témoigner. Alors qu'il maintient son site en ligne depuis près de vingt ans, vit en quelques jours ses comptes YouTube, Apple, Facebook et Twitter disparaître, une information qui fut relayée même sur des médias francophones.

Les imbéciles justifieront la mise au pilori en disant qu'Infowars.com est un site "controversé". Il est incontestable que l'approche de l'information du site fait la part belle au sensationnalisme, mais cela ne justifie en rien une censure - censure qu'aucun major ne songerait à appliquer à un site de propagande d'extrême-gauche comme Mother Jones, coutumier des mêmes dérives. Et au vu de leur track record depuis deux ans, Infowars.com est un site bien plus fiable que peuvent l'être CNN ou le New Work Times...

La vague est tellement vaste qu'elle cible tout azimut - même des individus parfaitement respectables, même des candidats républicains officiels dans le cadre de leur campagne électorale, ce qui pose de sérieuses questions sur l'information démocratique du public.

En Suisse et en Europe de l'Ouest, où les citoyens dorment paisiblement, la bataille pour la réinformation n'a même pas commencé - et au vu du degré d'apathie entretenu au sein de la population, elle ne commencera peut-être jamais. Mais aux États-Unis, elle fait rage. Il n'est d'ailleurs pas sûr que les majors la remportent ; depuis sa mise au ban, Infowars.com est en train de susciter un intérêt démesuré de la part du grand public, selon le bien connu Effet Streisand. Bien malin qui peut dire comment tout cela se terminera. Nous en aurons sans doute un aperçu lors des élections de mi-mandat aux USA, où les Démocrates font feu de tout bois pour reprendre une majorité parlementaire.

Tant que les GAFA resteront massivement engagés à gauche, la bataille restera inégale. En attendant, en matière de pluralisme des médias et de liberté d'expression, l'Occident ne se comporte pas mieux que les régimes totalitaires dont il se permet régulièrement la critique.

Commentaires

Excellent article comme d'habitude. On aimerait vous lire dans un hebdo qu'on puisse acheter !

A propos, avez-vous vu cette série d'articles proprement ridicule sur la "théorie du complot" dans les derniers "Femina" ? Grosse manip' bien visible et peu habile qui consiste à présenter des "théories du complot" totalement farfelues (Terre plate, l'Australie n'existe pas etc...) pour ridiculiser l'idée que de vraies manipulations puissent exister.

Écrit par : UnOurs | 12 août 2018

Cet article confirme la phrase ,on nous dit tout mais tout est caché
Bonne journée Monsieur Montabert

Écrit par : lovejoie | 13 août 2018

Raison pour laquelle le «Mises Institute» recommande aux sympathisants de placer son site (http://mises.org) en page d'accueil, pour multiplier artificiellement les accès et éviter qu'il ne disparaisse des moteurs de recherche. Les GAFA à gauche ? Je pense qu'ils sont plus préoccupés, financièrement parlant, par leur market research que par le prosélytisme politique. À leur décharge, le choix de livres dans les sections “économie“ ou “politique“ d'Amazon est d'une neutralité axiologique exemplaire, alors qu'il vous sera difficile d'éviter le mainstream marxisant d'une librairie Payot en Suisse.

Écrit par : rabbit | 13 août 2018

@rabbit: les GAFA sont à gauche, c'est incontestable et prouvé par leurs agissements, indépendamment de tout discours sur la diversité des opinions, qu'ils tiennent d'ailleurs de plus en plus rarement.

Il n'est pas certain que la purge atteigne les stocks de magasins comme Amazon, car nous parlons du grand public, pas des gens qui achètent des ouvrages spécialisés. Le pluralisme qui existe encore dans certaines librairies, ou à contrario qui en est absent dans d'autres, n'est à mon sens pas significatif.

La situation actuelle de purge des sites/chaînes/pages Facebook conservatrices par les GAFA montre d'ailleurs qu'ils sont plus préoccupés par l'élimination des médias divergents que par la potentielle perte de revenus (étant entendus que les clients de ces médias utilisent les réseaux sociaux).

En d'autres termes, ils privilégient l'idéologie à l'argent. Ils estiment disposer de parts de marché suffisamment dominantes pour se le permettre.

Écrit par : Stéphane Montabert | 13 août 2018

La vigueur de vos convictions pourrait suffire à me convaincre, mais il y a un monde à côté de
Google, Apple, Facebook et Amazon. Pour peu que l'on ait l'esprit ouvert sur la diversité de l'offre, il n'y a pas vraiment situation de monopole et le consommateur n'est pas pris en otage. C'est à nouveau du côté de l'esprit moutonnier des masses et de leur réponse à la création de nouveaux besoins qu'il y a malaise. Mais ça ne date pas de l'invention du Net.

Écrit par : rabbit | 13 août 2018

Infowar qui avait annoncé qu'il y avait des enfants esclaves sur Mars!!! Et il y en a d'autres tout aussi subtiles. Evidemment, le pire est de nier une fusillade pour ensuite dire qu'il est libre de dire ce qu'il veut.
Il ne s'agit pas de censure dans ce cas, mais de limiter la perversité d'un fou.

Et en ce moment, le mouvement de type conspirationniste appelé "Q" admirateurs de Trump est censuré par les républicains eux-mêmes, de peur de faire associer ces benêts à des partisans de Trump.

Finalement, j'ajouterais, les compagnies privés font ce qu'elles veulent, libre à elle de censurer. C'est juste du business. Si elles censurent trop, elles perdent de l'argent. De même si elles ne censurent pas les excès, elles perdent aussi de l'argent.
En tant que néolibéral, vous devez comprendre ça.

Écrit par : motus | 13 août 2018

Je suis éberluée face aux infos diffusées par la TRS comme l'éboulement de Gondo qui a déjà eut lieu en 2000
Qu'on ne nous fasse pas croire que rien n'a été fait comme annoncé hier soir
Mais au fait concernant ce nouveau bateau de migrants qui migre de port en port s'agit-il vraiment d'images nouvelles ou simplement des infos bidouillées
Quel bastringue

Écrit par : lovejoie | 14 août 2018

@Rabbit: évidemment qu'il y a des alternatives libérales, mais en termes d'audience, elles ne pèsent rien, et dans les réseaux sociaux l'audience - la masse critique du réseau entier - est tout ce qui compte. Les GAFA le savent bien.

Peut-être que des réseaux réellement libres émergeront. Je pense qu'ils mettront longtemps à émerger, ne serait-ce que parce que ceux qui tiennent le haut du pavé s'évertueront à les présenter comme des "repaires des nervis l'extrême-drouate" dès lors qu'ils ne subissent pas leur filtrage.

@motus: "Finalement, j'ajouterais, les compagnies privés font ce qu'elles veulent (...)"

Vous ne me trouverez nulle part en train de plaider de nouvelles lois contre Facebook ou Google. Je me borne à montrer comment le domaine de l'information est biaisé par ceux qui s'en prétendent les arbitres impartiaux. Les Américains s'en rendent largement compte aujourd'hui, les francophones moins.

Infowars.com est un site qui entre autres choses révèle des théories du complot, certaines ridicules, certaines vraies et avant tout le monde. À chacun de faire son marché.

Et si Infowars.com est ridicule, pourquoi ne pas le laisser couler de lui-même? Peut-être s'agit-il d'une satire dont l'humour vous a échappé? N'est-ce pas abêtir le public (et le mépriser) que de décider à sa place? Peut-être votre destin est-il de laisser quelqu'un décider ce que vous lisez à votre place, personnellement je suis adulte et pareille attitude me paraît insupportable.

Ceci dit, votre propension à vous concentrer sur cet exemple au détriment du reste est juste une magnifique démonstration de votre volonté partisane d'enfumer le chaland. Et pour TV Libertés, quels exemples avez-vous à nous sortir pour justifier la suppression du canal ? Ou pour Tony Robinson ? Ou pour le directeur du Ron Paul Institute for Peace and Prosperity ?

N'hésitez pas à fournir les liens de ces sites justifiant à vos yeux ces censures, je suis très impatient de les découvrir.

Écrit par : Stéphane Montabert | 14 août 2018

Une lecture indispensable et urgente pour saisir l’orientation insensée que prend la Gauche :

Please read in absolute priority « Tragedy and Hope 101 » (200p) written by Joseph Plummer which summarise Carroll Quigley’s important book (1300p). It gives us a remarkable understanding of the real forces behind the insanity in our world.

Here’s a link, www.tragedyandhope.info, where you can also read the book for free online (in English, German and Spanish).
Please read and spread the knowledge widely. Thank you.

Écrit par : Steff | 15 août 2018

"Infowar qui avait annoncé qu'il y avait des enfants esclaves sur Mars!!!"

Peut être une subtile stratégie juridique?

Vous ne voyez pas que les démocrates ont nommé de nombreux juges aux tendance fascistes? Vous n'avez pas entendu parler du Gamergate? Vous ne savez pas qu'il s'est trouvé un juge pour interdire à un homme de mentionner sa relation passée avec son ex (qui l'avait trompé après avoir dit que c'est l'équivalent du viol), partout et dans n'importe quel contexte? (Cette requête manifestement contraire à la liberté d'expression a été abandonnée avant que l'affaire passe en appel.)

Vous ne croyez pas qu'il y a des procureurs vicieux et des juges dérangés qui sont capables de reprocher à quelqu'un d'avoir diffusé des informations sur la question très sérieuse "Pizzagate" (*) après qu'un acteur ait décidé d'intervenir en allant dans la pizzeria avec une arme (arme qui change en fonction de la source) pour apparemment dégommer ... l'ordinateur? (Vous pensez que c'est un comportement normal pour un complotiste adepte de Alex Jones de détruire les ordinateurs?)

Et qu'à partir de là, n'importe qui évoquant une "théorie de complot" (**) est à la merci d'un soi-disant "cinglé" qui irait très opportunément faire un carnage soi-disant pour vérifier cette théorie, selon une théorie de la responsabilité dans équivalent et sans précédent?

Et donc qu'on bonne défense est de dire que personne ne peut prendre le site au sérieux?

(*) soit vous trouvez normal que les gens proches de politiciens démocrates connus décorent leur intérieur avec des représentation de viols collectifs pédophiles, sans parler de "l'art" qu'ils mettent en ligne, soit vous admettez qu'il y a des choses sérieuses dans le "Pizzagate"

(**) théorie de complot non autorisée, contrairement aux théories autorisée qui sont diffusées en boucle sur les mainstream media

Écrit par : simple-touriste | 17 août 2018

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