27 septembre 2018

Brett Kavanaugh, prédateur sexuel: plus c'est gros plus ça passe

Pour écarter un candidat gênant, les accusations d'agression sexuelles sont terriblement efficaces - parce qu'il n'y a même pas besoin de prouver quoi que ce soit.

Roy Moore

Fin 2017, le candidat républicain Roy Moore put s'en rendre compte lors de sa campagne en Alabama: dans la dernière ligne droite, un mois avant l'élection, jusqu'à neuf femmes lancèrent des accusations sur sa conduite supposée des décennies plus tôt - de 1970 à 1991. Lisons ce qu'en dit la RTS:

La femme, alors âgée de 28 ans, était venue le voir pour une affaire de garde d'enfant. En la raccompagnant à la porte, il lui a mis une main aux fesses. "Il ne les a pas pincées. Il les a attrapées", a-t-elle raconté.

Son témoignage s'ajoute à ceux de plusieurs femmes ayant côtoyé Roy Moore à partir de la fin des années 1970 dans l'Alabama, et qui ont rapporté des faits allant de baisers à des agressions sexuelles et attouchements, pour deux d'entre elles, la plus jeune étant alors âgée de 14 ans.


Roy Moore, s'estimant victime d'une cabale, refusa de se retirer de l'élection. Mais le doute s'empara d'une partie des électeurs, un nombre suffisant pour faire pencher la balance. Le candidat fut battu, sur le fil, par son adversaire démocrate. Après cet épisode, ces affaires disparurent de la vie publique, mais ne donnèrent lieu à aucune condamnation.

Roy Moore pourrait avoir été trente ans plus tôt un prédateur sexuel. Il pourrait aussi avoir été injustement traîné dans la boue à travers une machination montée par des adversaires politiques ne reculant devant aucune ignominie. Et dans ce dernier cas, le modus operandi serait tout trouvé: des "révélations spontanées" lâchées avec un timing impeccable, un mois avant l'échéance.

Christine Blasey Ford

Que Roy Moore soit républicain, que les faits qui lui soient reprochés remontent au minimum à plusieurs décennies, que les accusatrices aient des liens avec les Démocrates et n'aient amené avec elles aucune preuve n'est certainement qu'une coïncidence avec le cas qui nous préoccupe.

Toujours est-il qu'en septembre 2018, un mois avant l'élection pour sa nomination à la Cour Suprême, Brett Kavanaugh fut lui aussi la cible de "révélations" quant à son passé. Le calendrier étant serré, la dénonciation anonyme fut rapidement dévoilée comme celle de Christine Blasey Ford, accusant le juriste de 53 ans de l'avoir pelotée lorsque les deux étaient encore lycéens et mineurs.

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Christine Blasey Ford et Brett Kavanaugh, image illustrant les articles de nombreux médias francophones. La juxtaposition du portrait posé d'une jeune femme souriante d'une vingtaine d'années et de la photo peu flatteuse d'un homme dans la cinquantaine et les yeux dans le vague est délibérée. Elle renforce l'identification du public avec la supposée victime et sous-entend une perversion liée à l'âge - alors que les protagonistes étaient tous deux mineurs au moment des faits allégués.

Les médias se jetèrent avec appétit sur l'affaire, susceptible de faire dérailler la nomination du juge juste avant les élections de mi-mandat prévues pour début octobre. Sans doute trop empressé d'informer le grand public, ils omirent ou passèrent comme chat sur braise sur un certain nombre de faits:

  • Trente-cinq ans plus tard, Christine Blasey Ford ne se rappelle pas le lieu de la "fête" où les attouchements eurent lieu. Elle ne se rappelle pas la date des événements. L'individu qu'elle cita comme témoin de la scène démentit catégoriquement ses propos, ainsi que la présence de M. Kavanaugh. Elle affirma qu'elle était alcoolisée au moment des faits. La seule chose dont elle semble se rappeler absolument est l'identité de son agresseur.
  • Christine Blasey Ford est une donatrice du Parti Démocrate et engagée à gauche.
  • Christine Blasey Ford enseigne la psychologie des Affaires sociales à l'université de Palo Alto. Mal notée par ses élèves, elle dispose néanmoins de toutes les compétences professionnelles pour s'adonner à une stratégie de manipulation.
  • Et elle s’est entourée de trois avocats travaillant depuis des mois à empêcher la nomination de Kavanaugh par tous les moyens, et selon toute apparence payés par George Soros.
  • Christine Blasey Ford prétend avoir entamé une "thérapie de couple" en 2012 pour se remettre de cette agression. Malheureusement, aucune preuve remontant à cette période ne permet d'étayer cette affirmation.
  • Christine Blasey Ford écrivit une lettre en juillet parlant d'une agression subie par elle trente-six ans plus tôt. Cette lettre fut envoyée à deux élues démocrates, dont la sénatrice de Californie Dianne Feinstein. Pendant un mois, Dianne Feinstein ne dit rien de cette accusation pendant l'examen de la candidature de Brett Kavanaugh. Elle n'en dit pas davantage lors d'un entretien d'une heure seule à seul avec Brett Kavanaugh. L'idée qu'elle ait gardé cette accusation dans la manche pour des questions de calendrier est évidemment pure spéculation.
  • Christine Blasey Ford prétend que depuis que son nom a été révélé elle "vit un enfer" et que des menaces de mort ont été proférées contre elles. Cependant, il n'existe aucune trace de ces menaces, et personne ne semble avoir été inquiété pour les avoir proférées.
  • Christine Blasey Ford ne porta pas plainte, ne se fit pas examiner par un médecin, ne relata pas cet événement dans un journal intime, ne le raconta ni à ses parents ni à aucun proche ou ami capable de corroborer cet épisode aujourd'hui.

On pourrait encore continuer longtemps sur l'histoire de Mme Blasey Ford et son exploitation par les Démocrates dans la nomination de M. Kavanaugh. Pour "témoigner" devant une commission du Sénat, la femme fit état d'une liste de demandes relatées par Guy Millière:

Christine Blasey Ford a demandé à ne pas aller à Washington : les gens du Sénat ont proposé de venir chez elle en Californie, ou dans un bâtiment officiel californien proche. Elle a dit ensuite que, finalement, elle viendrait à Washington. Mais trois fois de suite, la date ne lui a pas convenu. Puis après avoir accepté une date, elle a dit qu’elle ne pouvait venir en avion ou en train car elle ne supportait plus les espaces fermés depuis “l’agression” il y a trente-six ans. Elle s’est rendue à Hawaii récemment, et ne semble s’y être rendue ni en bateau ni en planche à voile. Elle a décidé de venir en voiture, mais a demandé à disposer d’une voiture plus confortable que la sienne, et a dû prendre le temps de la choisir. Elle a dû ensuite choisir la robe adéquate pour aller à Washington, et cela a pris du temps supplémentaire.


Elle formula également l'exigence de ne jamais se retrouver dans la même pièce que son prétendu agresseur, de parler en dernier, de connaître à l'avance les questions qui lui seraient posées, de ne témoigner qu'à l'issue d'une "enquête approfondie du FBI" - requête qui lui fut refusée...

Depuis, les "révélations" se succèdent - avec notamment deux nouvelles accusatrices et même une troisième pour l'instant, chacune venant avec des descriptions plus glauques les unes que les autres, laissant planer le doute sur l'absence de témoins, de plaintes, de preuves matérielles, évoquant à chaque fois des fêtes très alcoolisées mais pointant le candidat avec une certitude absolue. Les dénégations de M. Kavanaugh affirmant qu'il ne perdit sa virginité que vers vingt-cinq ans ne semblent guère entrer en ligne de compte, pas plus que le témoignage de 35 femmes avec qui il avait travaillé ou eu une relation, qui affirmèrent qu'il s'était toujours comporté en parfait gentleman.

Brett Kavanaugh, 53 ans, a été au service d'une carrière impeccable dans la magistrature. Il a été conseiller juridique de l'ancien président républicain George W. Bush. À chacune de ses six promotions, sa carrière d'adulte a été passée au peigne fin par le FBI, sans que rien ne soit découvert. Quant à Roy Moore, il avait lui aussi gravi les échelons jusqu'à être juge constitutionnel dans la Cour Suprême de l'Alabama, et soumis à pareilles vérifications.

L'avocat du diable?

Ne soyons pas aveuglés par les manœuvres dilatoires des Démocrates américains pour retarder l'élection d'un juge à la Cour Suprême. Il existe une possibilité non nulle que M. Kavanaugh soit effectivement un prédateur sexuel, ou l'ait été à la fin de son adolescence trente-cinq ans plus tôt, déclenchant une vague de dénonciations tardives.

Nous savons que cette possibilité existe parce que de nombreux exemples montrent les liens entre les positions d'influence et la perversité sexuelle - de Yannick Buttet à Harvey Weinstein ou Tariq Ramadan en passant par le plus ambitieux d'entre tous, Dominique Strauss-Kahn. Le destin tient à peu de choses: il s'en fallut de quelques minutes pour que l'avion de ce dernier ne décolle de New-York et le préserve du scandale de sa relation sexuelle imposée à une femme de chambre d'un hôtel de la Grande Pomme. Selon toute vraisemblance, il serait devenu Président de la République Française à la place de M. Hollande.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas prendre pour argent comptant les femmes accusant Roy Moore ou Brett Kavanaugh? Il n'y a pas de fumée sans feu, n'est-ce pas? Mais le feu de qui, en l'occurrence?

Il y a des différences fondamentales entre les uns et les autres. Dans un cas, les accusatrices ont systématiquement des liens avec les adversaires politiques, dans l'autre elles viennent de tous horizons - y compris du propre camp idéologique du suspect. Mais la différence la plus nette vient de la chronologie des faits reprochés. Tant Roy Moore que Brett Kavanaugh furent mis sur la sellette pour des histoires remontant à trente ans ou plus. C'est comme si les deux pervers sexuels en puissance s'étaient soudainement calmés et assagis dans leur prime jeunesse, avant même que leurs carrières respectives ne décollent.

Il n'est pas invraisemblable que de jeunes hommes trop entreprenants se "rangent" et adoptent après des années d'excès étudiants une vie plus tranquille, mais ce schéma diverge fortement de celui du pervers sexuel qui associe le pouvoir à l'érotisme et profite de sa position pour exercer une pression de plus en plus forte sur ses collègues féminins. Dans ce cas de figure, les excès avancent avec le narcissisme et le degré atteint dans la pyramide sociale. Les exemples cités plus haut - Yannick Buttet, Harvey Weinstein, Tariq Ramadan ou Dominique Strauss-Kahn - continuèrent à imposer leurs pratiques sexuelles à des femmes non consentantes parfois quelques heures avant que le scandale n'éclate.

Corollaire de cette différence, lorsque l'affaire perce enfin les "langues se délient" et les témoignages se multiplient - de toutes époques et de tous horizons idéologiques, comme nous l'avons souligné. Aucun pervers sexuel ne se rajoute des difficultés en choisissant de ne s'en prendre qu'à des adversaires politiques. Et c'est à ce moment-là que le grand public découvre alors qu'en réalité "tout le monde savait". La perversité de certains était un secret de Polichinelle dans les milieux concernés, en particulier celui des journalistes. Rien de tel ici.

Un inquiétant virage

Nommé en 1991, le juge Clarence Thomas fut le premier à être accusé d'agression sexuelle juste au moment de sa nomination. Encore un Républicain, encore une accusatrice démocrate, encore un timing parfait. Sa réponse reste dans les mémoires. Les Démocrates comprirent alors l'intérêt d'amener plusieurs accusatrices.

Nous ne savons pas encore si Brett Kavanaugh sera élu juge de la Cour Suprême ou non, mais cette affaire laissera des traces. Dans la famille du candidat à la Cour Suprême, pour commencer. Dire que Brett Kavanaugh a été traîné dans la boue serait bien en-deçà de la réalité. L'affaire remet aussi en question la présomption d'innocence et l'exercice du droit: il n'y a plus de procès, plus de confrontation contradictoire, plus d'éléments à charge ou à décharge. Il suffit d'une volée d'accusations portant sur des faits invérifiables remontant à plus de trente ans et un individu parfaitement qualifié peut être jeté au rebut sans autre forme de procès.

Les Démocrates se sont lancés dans un pari extrêmement risqué. Quoi qu'affirment les sondages, il n'est pas certain que le citoyen américain se reconnaisse beaucoup dans les élucubrations de Mme Blasey Ford. La manœuvre pourrait ne pas réussir non plus: le vote se déroule au Congrès, entre des politiciens expérimentés, qui ne sont normalement pas aussi influençables que le quidam moyen. La volonté des Démocrates de jouer la montre est par trop évidente.

Que les Démocrates réussissent ou non, la carrière de Brett Kavanaugh sera définitivement entachée, et à travers lui la réputation de la Cour Suprême et la confiance du peuple américain dans ses institutions. Gageons que toutes les prochaines nominations républicaines verront surgir leur lot de "scandales de la onzième heure".

Et si Brett Kavanaugh l'emporte et rejoint finalement la Cour Suprême, espérons pour les Démocrates qu'il soit aussi bon juge qu'il doive l'être, parce qu'il est peu probable qu'il oublie la façon dont il aura été traité lors de sa nomination.

Commentaires

Soyons clair : les anti-Trump ont expliqué en boucle et même justifié cette attitude en disant que c'est une juste revanche politique pour compenser le fait que les Républicains au Sénat n'ont pas permis à Obama de nommer un juge à la Cour suprême la dernière année de son mandat et que donc Trump doit subir un blocage comparable!

Écrit par : simple-touriste | 27 septembre 2018

En vous lisant je vois un peu plus clair dans cette "affaire".
Hallucinant. En effet, plus c'est gros plus ça passe.

Écrit par : hommelibre | 27 septembre 2018

Le problème est que s'il n'y a pas de preuves en faveur des assertions de Mrs Ford, il n'y en a peut-être pas non plus pour prouver qu'elle ment.
À part le virement d'une grosse somme de dollars sur son compte. Mais j'imagine que les deux partis ont pris leurs précautions : un paiement en liquide, ou l’utilisation par l’intéressée d’un compte dans un paradis fiscal.
C'est de la part de cette femme un jeu dangereux, car un parjure devant le sénat lui coûterait un maximum d'années de prison ferme.
Il est évident pour moi que c'est fabriqué, ou au minimum, fortement grossi.
Et même si c'était vrai, il n'y aurait pas de quoi fouetter un chat.
Mais les Américains sont pusillanimes et paradoxaux : ils n'hésitent pas à balancer deux bombes atomiques sur le Japon, et à tuer plus de 100 000 civils innocents sans états d’âme, mais une simple main aux fesses datant de près d'un demi-siècle les choque, les pauvres choux. Allez comprendre !

Écrit par : AP34 | 27 septembre 2018

Si quelqu'un a encore un doute sur le juge Kavanaugh, qu'il regarde cette vidéo (45 min.) :
https://www.youtube.com/watch?v=EpRxkrXLdbs&feature=youtu.be

Écrit par : AP34 | 28 septembre 2018

Les démocrates contre ce futur juge fédéral: Feinstein, Blumenthal, Schumer, Katz, Bromwich... Trump pourrait nucléariser l'Iran sous un tapis de bombes que cela ne suffirait pas.

Écrit par : UnOurs | 28 septembre 2018

Les Féministes sont prêtes à tout pour faire parler d'elles

Écrit par : `lovejoie | 28 septembre 2018

Libertarian, je me suis toujours demandé si on ne devrait pas adopter les memes méthodes que les socialistes (je n'aime pas dire de gauche, sur certains sujets, je suis de gauche mais rien ne me dégoûte plus que le socialisme).
Breitbart a compris qu'il fallait s'abaisser à leur niveau pour les combattre, avec un certain succès.

Il arrivera un moment ou ces ordures n'auront plus de limite (n'y est on pas déjà ?) et alors il faudra peut être se resigner à adopter leurs procédés ?

Écrit par : Rastapopoulos | 28 septembre 2018

Je serais curieux de savoir combien vaut un parjure devant le Sénat.
Je suppose que Mrs Ford ne sera payée que si l'opération aboutit et si le juge n'est pas confirmé. C’est une sorte d’intéressement aux résultats, comme dans une entreprise.
Il faut savoir qu'il y avait deux autres candidates au témoignage devant le Sénat. Malheureusement pour elles, elles n'ont pas été retenues, car pas suffisamment crédibles. Elles auraient plutôt desservi la cause démocrate.
Au contraire, Mrs Ford, elle, est prof de psychologie à Stanford, donc maître dans l'art de comprendre les émotions des gens, et d'en susciter. Et elle a de ce fait une aura, Stanford est une des plus prestigieuses universités américaines, et ses professeurs sont considérés comme l'élite de l'élite.
Je note qu'au niveau local, elle ne risque pas grand-chose, car même si elle était convaincue de parjure, elle ne perdrait pas son job à Stanford, c'est un repaire de démocrates de la pire espèce, et je sais de quoi je parle. Dans sa démarche ou son initiative, elle a dû être soutenue par l'ensemble de ses collègues.

Cela me fait penser aux fausses victimes des attentats islamistes du Bataclan et de Nice. L’escroquerie a été découverte dans quelques cas et ces personnes indélicates ont dû rembourser. J’imagine que d’autres fausses/vraies victimes sont passées au travers.

Un "détail" intéressant du témoignage du juge, que j'ignorais et qui ne sera probablement jamais rapporté dans les grands médias francophones, est sa mention de son agenda/journal intime, qu'il a tenu scrupuleusement depuis 1978, il a en cela imité son père. Pièces qu'il a remis pour sa défense au Sénat.
Alors qu'il est facile de constater qu'une page aurait été déchirée, ou du texte effacé, cette fameuse soirée alcoolisée au cours de laquelle cette Mrs Ford aurait été "tripotée" n’est nullement rapportée dans le journal. Et bien sûr, au moins en 1982, il n’avait aucune raison pour une telle omission.
C'est sûr que les démocrates, à travers cette dame, se sont attaqués à gros morceau, et ne vont pas avoir la tâche facile !

Écrit par : AP34 | 28 septembre 2018

Avertissement aux bien-pensants : il y a dans mon post un nuage… non pas de lait… mais de second degré. Je ne vous dirai pas où.

Les féministes, avec MeeToo et BalanceTonPorc, ont trouvé un cheval de bataille qu'elles vont chevaucher aussi longtemps qu'on ne tente rien pour les désarçonner.
En effet, celles-ci, et les femmes en général, ont aujourd'hui les moyens de terroriser les hommes.
N'importe laquelle d'entre elles, n'importe où et n'importe quand, peut vous accuser de n'importe quel sévice sexuel qui se serait produit il y a plusieurs décades, "elle a oublié l'endroit précis et l'année exacte", mais ça n'a pas vraiment d'importance, et ceci dès l'instant où vous briguez un mandat quelconque, et que la partie adverse veut à tout prix vous en empêcher.
Et pas seulement dans le domaine politique, ça peut également fonctionner dans tous les secteurs d'activité, dès l'instant qu'un homme essaiera de prendre la tête.
On devrait ainsi aller, lentement mais sûrement, vers une société où les femmes auraient de plus en plus les leviers de commande.
Un nouveau matriarcat ?
Le retour des Amazones ?
Nous les hommes, comment pourrions-nous lutter contre cette tendance de moins en moins sournoise ?
Laisser faire le travail aux musulmans qui auront beaucoup moins de scrupules que nous pour régler le problème ?
Heureusement que beaucoup de ces féministes, étant de gauche, votent pour des immigrationnistes, c'est-à-dire pour l'islamisation de leurs pays (elles sont évidemment incapables de voir la contradiction).
Mais en attendant que l'islamisation soit suffisamment avancée, pourquoi, puisque nous avons visiblement eu tort de leur donner le droit de vote, et vu l'usage qu'elles en ont fait et en font, pourquoi, disais-je, ne pas le leur reprendre ?

Écrit par : AP34 | 29 septembre 2018

Gestes "inappropriés" (selon la tendance actuelle)que personnellement j'appelle "déplacés" est tout à fait possible mais quand à en faire autant, c'est vraiment ... inappropriés et déplacés !!!

Belle journée à tous

Écrit par : M.A. | 30 septembre 2018

Vous avez donc une boule de Crystal qui vous dis que c'est un mensonge. Pourquoi ne pas faire part de votre découverte!

Lorsqu'on est sérieux, on dit je ne sais pas. Laissons le FBI travailler, et même si il ne trouve rien, cela ne veut pas dire qu'il n'y avait rien.

Vu le risque encouru pour faux témoignage, il y a eu quelque chose, mais la question est : est-ce de nature délictueux.

Votre jugement en fonction de la couleur politique des personnes n'est pas pour donner confiance en tant que homme politique.

Écrit par : motus | 30 septembre 2018

@motus: amusant comme vous profitez du moindre commentaire pour glisser une allusion ad-hominem à mon encontre. Vous touchez une commission?

Chacun sera seul juge - selon son orientation politique pour certains, selon son rapport avec la vérité pour d'autres.

"Lorsqu'on est sérieux, on dit je ne sais pas. Laissons le FBI travailler, et même si il ne trouve rien, cela ne veut pas dire qu'il n'y avait rien."

S'il n'y a jamais rien de prouvé par personne, quelques individus continueront à s'accrocher en dépit de tout. C'est la différence entre une croyance et une opinion fondée sur des faits.

"Vu le risque encouru pour faux témoignage, il y a eu quelque chose, mais la question est : est-ce de nature délictueux."

C'est vous qui le dites.

J'ai trouvé, et je ne suis pas le seul à le penser, que le Dr. Ford a manœuvré (il n'y pas d'autre mot) de façon habile pour monter son accusation tout en restant flou sur tout aspect qui permettrait de la faire accuser de parjure.

Mais comme faisait remarquer un juriste il faut déjà prouver l'existence d'un acte délictueux avant d'accuser Brett Kavanaugh de quoi que ce soit. Or, Christine Blasey Ford n'est même pas parvenue à cette étape élémentaire.

Voilà pourquoi même les Républicains modérés font désormais front pour Kavanaugh, et pourquoi je pense que nous verrons même certains Démocrates, moins aveuglés par leur idéologie que vous, voter pour lui.

Écrit par : Stéphane Montabert | 30 septembre 2018

Avec le mouvement "Osez le féminisme", représenté sur une chaîne d'info française (donc anti-Trump anti-conservateurs...), c'est clair : la guerre aux hommes est déclarée. Une accusation plus de 30 ans plus tard d'une personne qui ne peut pas prouver qu'elle a retrouvé le souvenir des faits avant la nomination de la personne à un poste prestigieux, cela doit être considéré comme une preuve et on devrait partir du principe que la personne est coupable, parce qu'il est impensable de faire autrement. L'accusation d'une personne

- qui n'a pas porté plainte (alors qu'elle pourrait encore le faire, enfin selon certains - ce n'est pas aussi clair que je le croyais);
- qui n'est même JAMAIS allée voir la police;
- qui ne sait pas situer la date même à l'année près (mais bizarrement se souvient de son age à l'époque, bizarre bizarre);
- qui ne situe pas les lieux, ni dire comment elle s'y est rendue, avec qui (ce qui ferait un témoin capable de situer le lieu de l'agression);
- qui ne sait pas qui l'a ramené chez elle, alors que cette personne serait potentiellement considérée comme son sauveur : qui oublie son sauveur?
- qui n'a pas trouvé un seul témoin confirmant seulement la présence d'elle et de la personne qu'elle accuse dans la même fête;
- qui a cité des témoins qui réfutent ce qu'elle dit, y compris une amie proche;
- qui s'appuie sur les notes de son thérapeute de couple pour prouver qu'elle n'a pas très récemment imaginé cette histoire et qu'elle s'en souvenait il y a six ans, alors que les notes du thérapeute décrivent une agression très différente de ce dont elle se rappelle maintenant, avec quatre agresseurs; qui affirme que ces notes sont incorrectes, correspondent à une erreur de sa thérapeute qui n'aurait pas noté cette histoire correctement, alors que c'est sans doute l'événement le plus traumatisant de sa vie, et que si une thérapeute ne pouvait pas noter correctement l'événement le plus significatif de sa cliente, elle ne vaut certainement rien et elle n'aurait pas été consultée de nombreuses fois (une personne qui ne prête aucun intérêt à ce qu'une victime explique, cela se sent très vite, et chez un thérapeute on recherche avant tout de l'écoute);
- qui serait allée voir cette thérapeute pour une question d'installation d'une seconde porte chez elle (histoire à dormir debout);
- qui n'a rien dit quand le juge a été nommé à la deuxième cour fédérale la plus importante du pays, comme si cette responsabilité confiée à ce juge ne la dérangeait pas;
- qui aurait passé un test dit "détecteur de mensonge" mais qui refuse de publier les résultats exacts du test avec les questions précises; le test aurait eu lieu le jour où elle enterrait un parent, ou le jour suivant, elle ne sait même plus (quelle mémoire pour les choses importantes); peu de questions auraient été posées; de toute façon, quel professionnel fait un test aussi important juste après un enterrement;
- qui aurait fait ce test à une période où elle voulait encore garder le secret sur ses accusations, ce qui fait que le test était sans objet sauf si elle voulait savoir si elle même se mentait;
- dont l'avocat (car elle ne peut pas répondre à des questions simples sans avoir ses avocats) lui dit de ne pas répondre à la question "qui vous a suggéré de faire ce test" parce que violant la confidentialité des communications avec un avocat;
- qui a gardé son accusation secrète jusqu'au moment où il est trop tard pour proposer un autre juge à la Cour suprême avant les élections;
- qui dit qu'elle ne peut pas prendre l'avion par phobie (elle voyage en fait fréquemment en avion);
- qui dit ne pas avoir été informée du fait qu'elle n'aurait pas à se déplacer dans un autre état, qu'un juriste pouvait venir près de là où elle vit (si c'est vrai, c'est une faute de ses avocats, mais c'est faux évidemment);
- qui ne veut pas être interrogée par un juriste mais uniquement par des sénateurs républicains du comité, tous des hommes, pour donner l'impression que des hommes s'acharnent contre une pauvre victime, pour faire un spectacle politique navrant juste avant des élections cruciales;
- qui est anti-Trump et qui prend un avocat très proche du parti Démocrate, parti qui a soutenu des prédateurs sexuels, et pro Hillary Clinton, une femme qui rigole en évoquant le violeur qu'elle a fait libérer après qu'il ait violé une fillette en l'envoyant à l'hôpital, Hillary Clinton ayant en outre prétendu qu'elle l'avait cherché, que la victime était une vicieuse, etc. ce qui n'est en aucun cas le rôle d'un défenseur et ne contribue pas à la défense mais uniquement à la destruction des victimes, ce qui fait qu'aucune personne authentiquement féministe ne peut soutenir un Clinton quel qu'il soit;
- qui exige via son avocat de témoigner seulement après la personne qu'elle accuse, pas avant; quelque chose qui n'existe dans aucune cour aux USA ou dans un autre pays civilisé...

(Je pense que j'en oublie.)

"Osez le féminisme" signifie donc lynchage sans preuves. Breitbart a bel et bien raison, il est temps de se demander ce qui est pire : apprendre que sa fille a un cancer (souvent curable) ou si elle a attrapé le "féminisme" moderne (dit de 3ème vague), un désordre mental complet et incurable.

Les femmes ayant de vraies valeurs féminines et féministes sont furieuses; les sondages semblent indiquer que les femmes soutiennent un plus le juge accusé que les hommes, les vraies féministes pensent que c'est n'importe quoi. (Elles seront probablement elles aussi traînées dans le boue par les "féministes" 3ème vague.)

Je ne parle même pas des autres accusations que celles du "docteur" Ford parce qu'elles sont encore plus débiles et démentielles, ce qui a priori est impossible puisque ces accusations atteignent déjà le sommet du grotesque.

Je regarde en ce moment l'audition du juge et c'est une massacre, mais pas celui prévu par les Déms : cela ressemble à un guet-apens qui tournerait mal pour les piégeurs, qui se retrouvent piégés par la résistance du piégé. Les éléments de langages débiles du style "pourquoi ne demandez-vous pas une investigation du FBI" marchent bien auprès des électeurs peu informés, mais là c'est la bérézina.

Après avoir vu quelques extraits des auditions et conclusions, j'en arrive à la conclusion que les membres Déms de la commission sont fous à lier. (Leurs tweets aussi relèvent de la maladie mentale.)

C'est du Maccarthysme fois dix. C'est démentiel. Toutes les questions, toutes les interventions des Déms sont du vomis déversé dans nos oreilles, de la vase intellectuelle, des tentatives de faire tenir un propos qui serait vaguement hostile à l'accusatrice qui pourrait être monté en boucle sur les clips électoraux vomitoires, parce que de plus en plus les clips Dems sont de la boue absolue, de la vomissure, de l'infamie.

Le parti Dem n'est pas dans une poubelle, c'est une poubelle.

Je prédis à partir de là deux issues :

- les Républicains tiennent bon, les élections se passeront plutôt bien parce que les votants seront hyper mobilisés;
- ces accusations grotesques sont prises au sérieux, les Réps baissent leur pantalon, les électeurs dégoûtés n'iront pas voter pour des capitulateurs, ce sera une défaite historique pour les conservateurs; rien ne dit que le parti s'en remettra; le parti Dém sera remobilisé à bloc sur son non-programme politique et sa volonté de détruire tout ce que Donald Trump reconstruit, tous les principes et tout ce qui fait la grandeur du pays.

C'est un véritable combat de la décence contre la saleté, je dirais même contre le Mal. Les Déms sont maléfiques, comme Hillary Clinton (qui semble carrément possédée sur certaines vidéos), sans parler de la "classe" dirigeante du FBI. La civilisation est en jeu, rarement une nomination n'aura été aussi importante.


[Je précise par ailleurs que je ne suis pas sûr d'aimer la philosophie politique de ce juge, et je ne sais pas s'il aurait ma préférence. On aura au final assez peu discuté de cela. Je ne suis même pas sûr que l'originalisme est une véritable philosophie du droit et pas un choix arbitraire puisqu'il faut bien retranscrire les textes dans le contexte actuel.]

Écrit par : simple-touriste | 01 octobre 2018

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