03 décembre 2018

Gilets Jaunes, un parfum de révolution

En novembre, le mouvement des gilets jaunes commença à déborder des réseaux sociaux pour entrer dans le monde réel - et dans l'Histoire.

Le gilet jaune est une idée de génie. Rendu obligatoire par la loi, tout Français disposant d'un véhicule a forcément un gilet jaune à disposition. Tout automobiliste est donc, forcément, un rebelle en puissance. Il peut se révéler partout, à n'importe quel moment.

franceLa protestation était à l'origine liée aux nouvelles taxes sur le diesel décidées par l'exécutif au nom de l'excuse magique du moment, la lutte contre le réchauffement climatique. Pour toute cette France des campagnes, cette France oubliée des services publics, cette France méprisée par les radars et les limitations à 80 km/h, cette France qui se lève tôt et qui travaille dur sans parvenir à s'extraire de la pauvreté, ces centimes d'euro font toute la différence.

Des millions de Français optent pour le diesel depuis des décennies. Selon un accord tacite avec les pouvoirs publics français, ils acceptent d'acheter une voiture plus chère à l'achat en contrepartie d'un moindre coût au kilomètre, grâce à la clémence des taxes sur le diesel. Alors qu'une part importante de leurs maigres revenus se transforme littéralement en fumée d'échappement, la hausse du diesel les ruine. Pire encore, des communes bien à gauche comme Paris décrètent que les voitures les plus polluantes - les sales voitures des pauvres - seront désormais interdites de circulation dans les zones les plus importantes. Leurs voitures d'occasion sont désormais invendables.

Ils sont ruinés, désespérés, et se soulèvent parce qu'ils estiment n'avoir plus rien à perdre.

"Macron, démission"

En face, Emmanuel Macron se débat dans son incompétence pour juguler le mouvement, sans y parvenir, car il ne dispose pas du logiciel intellectuel adéquat. Il annonce simultanément qu'il faut entamer le dialogue et qu'il ne reculera sur rien: comment prendre un tel individu au sérieux?

Emmanuel Macron n'aime pas la France. Il méprise les Français, le pays et son histoire. Il l'a montré à de nombreuses occasions, et joue mal la comédie lorsqu'il faut faire autrement. Mais il aime le pouvoir, et en dispose en abondance - sur le papier en tout cas. Son mouvement "La République En Marche" domine l'Élysée et la principale chambre législative française, l'Assemblée Nationale. Il ne peut donc pas reculer. Reculer reviendrait à affirmer que sa force est illusoire, sa légitimité, artificielle. Cela anéantirait la posture qu'il tente de cultiver depuis son adolescence, celle d'un homme vaillant et invincible, plus malin que les autres, et porté au-dessus d'eux par le destin. Cela dégonflerait la posture "jupitérienne" qu'il arbore depuis son élection.

Arc-bouté dans sa suffisance - "qu'ils viennent!" disait-il - il est condamné à échouer.

Les vieilles recettes ne fonctionnent pas, parce que les gilets jaunes ne correspondent à rien de connu. Pas de porte-parole, pas de comité syndical qu'il serait si facile de corrompre. Pas de revendication précise sur laquelle céder en redoublant sur le reste - car il est désormais clair pour tout le monde que même si le gouvernement reculait sur le diesel, cela ne suffirait plus à calmer la foule, le point de non-retour ayant été dépassé. Pas possible de contenir géographiquement la révolte - les gilets jaunes sont partout, à Paris et en province, dans les îles, dans les banlieues. Pas possible de rejeter la faute sur l'opposition, réduite à rien en Macronie.

Impossible de compter sur l'impopularité du mouvement. Les gilets jaunes sont extrêmement populaires. Plus de 70% des Français les soutiennent - selon un sondage effectué après les émeutes de ce week-end. Les Français sont plus de 90% à condamner les violences, mais ils ne savent que trop bien que les débordements sont le fait de nombreux éléments opportunistes greffés au mouvement, et dans lesquels les Français ne se reconnaissent pas. Les opérations médiatiques lancées par l'Élysée auprès des rédactions pour tenter de salir les gilets jaunes ne fonctionnent pas. Elles ne contribuent qu'à décrédibiliser un peu plus les journalistes.

france

Macron essaye de retirer leur légitimité aux gilet jaunes en jouant sur leur rejet par l'opinion publique - un chemin bien malaisé pour un président qui atteint un niveau d'impopularité inégalé à ce stade de son mandat. La France reste écrasée par les impôts et taxes et le poids de l'État dans l'économie n'a pas diminué d'un iota avec Macron. Les réformes n'ont été que cosmétiques et n'ont contribué qu'à renforcer le fatalisme des Français, puis leur colère.

Les gilets jaunes sont bien plus populaires que Macron. Le mouvement ne s'éteindra pas. L'explication tombe sous le sens: le chômage - officiel - est à un niveau élevé de 9,1% depuis des années. 8,8 millions de Français, soit 14,2% de la population, vit sous le seuil de pauvreté. La croissance économique est quasi-inexistante. La moitié des Français salariés vivent avec moins de 20'520 euros annuels, soit 1'710 euros par mois. Cinq millions de personnes survivent avec moins de 855 euros par mois.

On peut comprendre la colère de ces gens lorsque les élites, jamais à bout de kérosène pour leurs jets, glosent sur la nécessité pour les peuples de se serrer la ceinture pour le plus grand bien de l'Humanité, ou s'enorgueillissent de vouloir accueillir - et traiter mieux que les autochtones - toute la misère du monde.

Zone de danger

Il ne reste que des choix dangereux, de mauvais choix. Convoquer l'armée. Instaurer le couvre-feu. Provoquer un carnage. Abandonner la rue aux casseurs dans l'espoir que les gens en appellent à nouveau à l'État pour restaurer l'ordre. Espérer que le froid et la trêve de Noël viendront à bout de l'agressivité des manifestants. Peine perdue. Ils savent que 6 centimes sur le diesel les attendent au premier janvier 2019, les vignettes de circulation en juillet, et d'autres projets sont encore dans les cartons.

Des millions de Français - et plus encore d'étrangers - ont certainement été choqués par les scènes de chaos prenant place dans les rues de Paris. L'avenue des Champs-Elysées, autoproclamée la plus belle avenue du monde, est devenue un champ de bataille avec ses boutiques défoncées, ses barricades et ses brasiers.

france

Tout ceci s'est déroulé alors même que la mobilisation des gilets jaunes est dans sa troisième semaine. Les pouvoirs publics s'étaient préparés comme jamais pour faire face à tout débordement, mais ils se sont fait déborder. Sentant venir le vent, Gérard Collomb a eu la bonne idée de démissionner en octobre avant de pouvoir être tenu pour responsable de ce qui allait se produire.

Certains Français ne se sont guère émus de ce qu'ils ont vu à la télévision. Les millions d'habitants des banlieues, les survivants des zones de non-droit livrées à l'islamo-banditisme, vivent tous les jours ce qu'ont traversé les bobos parisiens ce week-end. Peu d'entre eux seront impressionnés par les voitures incendiées, les vitres brisées, ou les voyous cagoulés paradant devant des forces de l'ordre abandonnant le terrain - parce que c'est leur pain quotidien.

La violence s'est simplement invitée dans des quartiers plus visibles, jusque-là épargnés.

Les défenseurs de la République sont fatigués, eux aussi. Macron a beau vouloir donner des coups de menton, l'intendance ne suit pas. La plupart des CRS sont aussi mal lotis que les manifestants qu'on les envoie disperser. Les brigades anti-émeutes n'ont plus de matériel de rechange, de grenades lacrymogènes, de troupes fraîches. Des centaines de gilets jaunes ont été arrêtés à Paris - pratiquement aucun en province - mais ils n'ont rien à craindre et ils le savent. Les lois Taubira sont passées par là. Les procédures judiciaires normales, même en "comparution immédiate", ne valent rien sans preuves, et il n'y a plus aucun personnel disponible, ni dans la police ni dans la justice, pour traiter des centaines de dossiers urgents, recouper les moyens de vidéo surveillance, récolter des prélèvement ADN et les analyser. Cerise sur le gâteau, la plupart des gilets jaunes ont un casier judiciaire vierge, ce qui signifie qu'ils risquent un rappel à la loi ou un sursis. Et ils pourront faire appel. On voit mal comment le dossier du moindre d'entre eux, compte tenu des circonstances, pourrait résister à une attaque sous l'angle du vice de procédure.

Les gilets jaunes et les forces de l'ordre sont engagés dans une course d'endurance mais les seconds sont plus mal lotis que les premiers. L'état de délabrement du pouvoir en France est visible. La logique de pénurie des forces de l'ordre amena les pouvoirs publics à concentrer leurs dernières forces dans des unités mobiles, capable de créer le surnombre au point de décision ; mais la révolte est nationale, et les forces de police totalement débordées sur tout le territoire. En province, elles ne parviennent même plus à protéger les symboles de l'autorité. Mais le veulent-elles seulement?

Pour comprendre où nous en sommes, voilà deux tweets montrant des vidéos que nul n'aurait pensé possibles il y a encore une semaine - et que nul média mainstream ne montrera. La première montre des CRS ôtant leurs casques pour fraterniser avec des manifestants. La seconde montre des pompiers - des pompiers! - tournant le dos aux politiciens lors d'une prise d'arme. Il faut le voir pour le croire.

Quelque chose est en train de changer en France.

En seulement un an et demi, Emmanuel Macron et son mouvement La République en Marche ont réussi à se faire détester de tous. Après avoir axé son programme sur l'immigration et l'Europe, Macron déclarait crânement qu'il ferait obstacle au populisme ; la vague menace désormais de l'emporter.

Comment tout cela se finira-t-il? Mal, c'est une évidence. Il y aura des morts, et chaque camp semble prêt à faire ce sacrifice. Mais quitte à donner froidement des pronostics, je prédis aujourd'hui plus d'avenir aux gilets jaunes qu'à M. Macron.

Commentaires

Bonsoir monsieur Montabert,
petit français moyen, je suis atterré que ce soit un jounaliste suisse qui fournisse une analyse aussi évidente des multiples problèmes de notre malheureux pays.
Malheureusement nos élites politiques, journalistiques ou artistiques ne liront jamais vos articles (et quand bien même, ils ne se remettrais pas en cause).
En tout cas, merci.

Écrit par : F. Battestini | 04 décembre 2018

Excellent!

Écrit par : Mère-Grand | 04 décembre 2018

F.Battestini@ "ce soit un jounaliste suisse qui fournisse une analyse aussi évidente des multiples problèmes de notre malheureux pays."
Stéphane Montabert n'est pas un journaliste suisse, mais un Français naturalisé suisse militant pour un parti que les mal nommés "bien-pensants" veulent faire passer pour un parti d'extrême-droite, démontrant ainsi à qui veut bien le voir leur mauvaise foi et leur vilenie.
Et la Suisse a abdiqué tout espoir d'échapper à la chienlit de la pourriture européenne en refusant par une large majorité une initiative de ce parti demandant un refus par le peuple de l'application de la législation européenne sur notre territoire. C'est donc un peu (beaucoup) la fin de la Suisse qui s'est inscrite dans cette décision populaire, suite à la manipulation de nos partis de tendance macroniste ici : le PLR, le PDC, le PS, qui forment une alliance pour berner les nationaux suisses au profit du capital international et des envahisseurs barbares africains ou autres...

Écrit par : Géo | 04 décembre 2018

Dans quelques milieux économiques pourtant, on salue les efforts déployés par M. Macron pour sortir son pays du bourbier postmarxiste dans lequel il n’en finit plus de patauger.
Cette soudaine manifestation collective d’impécuniosité, quand elle n’est pas imputable à un trait commun d’imprévoyance chez nos cousins d’Outre-Jura, mesure la limite de disponibilités d’un état-providence quand il n’arrive plus à s’autofinancer.
Ce qui fut le cas dans les anciens pays du Bloc de l’Est et la cause de sa chute.

Écrit par : rabbit | 04 décembre 2018

Juste une petite remarque:
La vidéo des CRS n'est pas une fraternisation. C'est suite à une négociation avec les gilets locaux à PAU. Si les CRS enlèvent leur casque, ils se dispersent dans le calme.
Les CRS ont enlevé leur casque, les gilets jaunes ont chanté la marseillaise et se sont effectivement dispersés dans le calme.
Je trouve cette anecdote suffisant apaisante en soi sans qu'il soit nécessaire de la travestir non?

https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/02/a-pau-gilets-jaunes-et-policiers-ont-vecu-un-moment-de-communion_a_23606683/?utm_hp_ref=fr-homepage&fbclid=IwAR0HmvaOaDvvvXAko8dqcE6ZnL6VIKfRA6EiqIcb1EPKUAjkNFoyh8emXcQ

Écrit par : lefredo | 04 décembre 2018

La République en Marche l'est réellement puisque les Gilets Jaunes marchent direction Paris ... :-)))

Samedi soir, j'avais le sentiment de regarder en différé Mai 68 !

Écrit par : M.A. | 04 décembre 2018

Le diesel, ce n'est pas que les émissions de CO2, mais aussi de particules fines. Une question de santé publique, donc. Je sais bien qu'il y a aussi les pneus, les freins et les embrayages pour émettre ces particules, mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire. Le renforcement du contrôle technique, autre point de fixation des GJ, vise à détecter le véhicules hors des limites sur ce point. Il est regrettable qu'il soit remis à plus tard, lui aussi.

Quant au soutien des gens qui se disent favorables au mouvement mais n'y participent pas, quand ils seront gênés par lui dans leur existence, il pourrait bien s'effilocher.

Écrit par : xc | 04 décembre 2018

Mai 1968 certes, mais en moins "cérébral"...

Écrit par : rabbit | 04 décembre 2018

M.A@ Ouais, alors si je me souviens bien, mai 68 s'est terminé par une immense manifestation sur les Champs-Elysées en faveur du...Général !
Une dissolution de l'Assemblée aujourd'hui, c'est le RN au pouvoir demain. Le climat de guerre civile ne va donc pas s'améliorer dans ce genre de configuration...
Mais bon, hein, je ne suis pas français, et même pas du tout...

Écrit par : Géo | 04 décembre 2018

@lefredo: j'ignorais le contexte de cette vidéo, mais quelle que soit la manoeuvre que vous décrivez, à mes yeux c'est bel et bien une fraternisation.

@xc: les émissions de particules fines sont un problème réel (à l'inverse du prétendu réchauffement climatique d'origine humaine) à l'origine du smog qui s'étend parfois sur les villes en hiver. Seulement, 90% de ces particules fines sont dues au chauffage domestique et à l'industrie, combinées à des conditions météorologique particulières. L'automobile (dont les camions et les transports en commun) contribuent pour seulement 10% du reste, et quelle est la proportion de véhicules privés au diesel dans ce total?

Mais c'est contre ceux-là que le gouvernement français choisis de lutter, avec une taxe supplémentaire de six centimes par litre de diesel. En un mot comme en cent, c'est parfaitement grotesque et cela n'abuse que les plus naïfs.

La popularité du mouvement est un point important, mais vous auriez tort de vous laisser berner: les gilets jaunes ne font pas ce qu'ils font pour être populaires. Ils le font parce qu'ils sont désespérés. Ils ne veulent rien d'autre que de pouvoir vivre et travailler décemment et estiment ne plus avoir grand-chose à perdre, et que les bobos parisiens les méprisent (comme ils l'ont toujours fait) ne changera rien.

@rabbit: "Mai 1968 certes, mais en moins "cérébral"..." j'espère que vous ne faites pas référence aux pointures intellectuelles comme Cohn-Bendit ou à tous ces brillants inventeurs de slogans de l'époque? Franchement, ça se vaut.

Écrit par : Stéphane Montabert | 04 décembre 2018

@S. Montabert
Pour vous peut-être, mais ce n'est pas une fraternisation. Fraternisation c'est quand les opposants se mettent a discuter ensemble ou faire cause commune.
Là c'est une discussion entre gens raisonnables. Chacun garde ses positions, mais on apaise la tension.
Cela n'est donc pas la même chose. Quand on parle de fraternisation, cela veut dire que les policiers se sont rangés du côté des manifestants et "les aident" dans leur démarche. Ce n'est pas du tout le cas ici.

Quant à la taxe sur le diesel, elle est totalement crétine effectivement.
Le prétexte des particules fines est inepte. D'une part parce que cela ne représente effectivement pas grand-chose (certains diront qu'il faut bien commencer quelque part, mais alors dans ce cas, autant s'attaquer aux camions ou aux tankers). Inepte parce que la part des particules dues aux véhicules, camions et automobiles confondus, est faible, mais qu'en ce qui concerne les voitures, les filtres à particules sont efficaces.
C'est presque aussi con que de vouloir interdire les pailles en plastique pour lutter contre les rejets de déchets plastique en mer.
Mais c'est beaucoup plus facile à faire que de "s'attaquer" au chauffage et aux industries qui rejettent du CO2 de manière nettement plus conséquentes.
Bon, en l'occurrence, la facilité se paie cash.

Écrit par : lefredo | 05 décembre 2018

@ Geo : j'avoue ne plus me souvenir s'il y avait eu manifestation aux Champs Elysées !

En revanche, Daniel Cohn-Bendit était en première ligne avec ses éternelles lunettes rondes d'intello ...

Je me souviens qu'on parlait beaucoup en classe de ce qui se passait à Paris et certains professeurs ouvraient la discussion alors que d'autres la refusait !

Écrit par : M.A. | 05 décembre 2018

@ Stéphane Montabert : en effet, on est davantage dans le mode “jacquerie médiévale” que dans celui de la "révolution culturelle"...

Écrit par : rabbit | 05 décembre 2018

Quand il n'est pas dans l'erreur, Géo a souvent raison. Une manifestation de soutien gaulliste a bien eu lieu le 30 mai 1968. « Marée tricolore sur les Champs-Élysées » titrait Paris-Match, absent des kiosques pendant 3 semaines en raison des grèves. Et dès que les stations-service furent à nouveau fournies en carburant, nous pouvions partir vers les plages espagnoles et ranger enfin cette révolution « artiste » (selon le sociologue Luc Boltanski) au musée.

Écrit par : rabbit | 05 décembre 2018

Le gouvernement français, pour rester dans les clous de Bruxelles (un déficit du budget de l’État ne dépassant pas 3% du PIB), cherche désespérément de l'argent.
Ce n’est pas nouveau, mais ça s’est accentué avec Macron, qui doit en effet compenser l'effet de la transformation de l'ISF en IFI : une perte pour le Trésor public estimée à environ 7 milliards d'Euros.
Les petits contributeurs à l’ISF, que j’appellerai « les petits riches », dont la fortune est surtout immobilière, n’ont guère, ou rien, gagné au change. Contrairement aux gros riches dont la fortune est principalement faite de valeurs mobilières (actions etc), qui, eux, ont grandement gagné au change.
Le gouvernement doit aussi trouver l'argent pour le Grand remplacement de la population française, 400 à 500 000 nouveaux entrants en France chaque année, venant principalement du tiers monde, musulmans en majorité, Grand remplacement qui alimente sa présente et future clientèle électorale.

Comment trouver cet argent ?
Il n’y a qu’une solution : augmenter impôts et taxes.
Le problème épineux qui se pose à ce niveau est ce qu'on appelle le "consentement à l'impôt".
C'est une préoccupation majeure des politiques en charge du budget, et aussi des hauts fonctionnaires de Bercy qui travaillent là-dessus d’arrache-pied.
Là, l'économie se mêle à la politique, à la sociologie et à la psychologie.
La solution a été trouvée, ou du moins ils ont cru l’avoir trouvée, dans l’écologie et l’empreinte carbone, en s’appuyant sur le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) créé en 1988 à la demande du G7 par l'ONU et l'Organisation météorologique mondiale.
Ce GIEC est un groupement à but politique plutôt que scientifique. Certes, des scientifiques travaillent pour le GIEC, mais, aux scientifiques qu’on paye, on peut leur faire dire n’importe quoi, et en particulier ce qu’on veut.
On trouve un exemple fameux de ces mœurs dans les scientifiques payés par les compagnies américaines du Big Tobacco qui ont dit pendant des décades, preuves à l’appui, que le tabac n’était pas nocif pour la santé. On sait ce qu’il en est advenu par la suite.
Bien sûr, il faut lutter contre la pollution : micro- et nanoparticules des gaz d’échappement, NO2, SO2 etc tous ces gaz toxiques pour la vie et l’homme en particulier.
Mais le CO2 n’est absolument pas un polluant, bien au contraire, il est même un bienfait, en particulier pour la végétation.
Je rappelle que l’air que nous respirons contient, en moles, cad en volume, 78% d’azote, 21% d’oxygène, et seulement 0,04 % de CO2. On peut transformer ces valeurs en ppmv (partie par million en volume) et ppmm (partie par million en masse).
Ainsi, on obtient pour le CO2 : 400 ppmv, et en tenant compte des masses volumiques, 580 ppmm.
Pour la même masse, le pouvoir de réchauffement (l’effet de serre) du CO2, pris comme référence, est de 1, celui de la vapeur d’eau de 8 et celui du méthane de 23.
À partir de ces simples chiffres, il paraît déjà évident que l’effet du CO2 sur le réchauffement climatique est négligeable, et que le paramètre important est la vapeur d’eau contenu dans l’atmosphère, qui elle dépend de l’activité solaire.
Il en découle que cette fameuse « empreinte carbone » est une pure escroquerie, escroquerie uniquement destinée à stimuler le consentement des foules à l’impôt. Et ceci dans tous les pays développés.
J’invite ceux qui n’en seraient pas encore tout à fait convaincus à regarder cette vidéo de 57 min. intitulée :
Le réchauffement (anthropique) de la planète, une escroquerie
https://www.youtube.com/watch?v=zBLTDscToOo

Il semble que la population commence à soupçonner cette supercherie, et se met à refuser l’impôt. C’est le mouvement des gilets jaunes.
Souhaitons que ce soit le début de la fin de ces politiques hypocrites, et que la question soit enfin sérieusement posée d’un réduction drastique des dépenses publiques en France.
La France qui, je le rappelle, est la championne du monde des prélèvements tous azimuts, et par conséquent, celle aussi des redistributions sélectives aux clientèles électorales.

Écrit par : AP34 | 06 décembre 2018

J'en viens maintenant à Macron
Si on veut comprendre le personnage, il faut le prendre jeune :
Ici le lien d’une vidéo de 10 min très révélatrice :
https://www.youtube.com/watch?v=558Rz6CZakk

Le commentaire d’un camarade de Macron sur la bosse des maths de ce dernier ma paraît particulièrement intéressant.
Dans un devoir ou une interrogation de math, on a la solution ou on ne l’a pas.
Eh bien, Macron, dont la bosse des maths n’est guère protubérante, trouve une troisième voie, et il l’explique.
Macron : le bonimenteur en chef, qui, jeune, excellait déjà dans cet art.
D’où son emploi à la banque Rothschild et la suite.
Aujourd’hui, on parle de «sa pensée complexe», inaccessible au commun des mortels, c’est tout dire

Tout autant que le refus des impôts et taxe, il y a une haine viscérale de la population vis-à-vis de Macron.
Pour moi, il a fait tout ce qu’il fallait pour susciter ce sentiment.
Les raisons, en vrac :
Il n’y a pas de culture française.
La France a commis un crime contre l’humanité en Algérie.
Pour trouver du boulot, il suffit de traverser la rue.
Les Gaulois réfractaires, avant lui : les sans dents, les gens de rien, les alcooliques etc.
L’affaire Benalla : «qu’ils viennent me chercher», «il n’est pas mon amant»
La fête de la musique avec un groupe de Noirs pédés.
En septembre à la Réunion, photos au milieu de Noirs athlétiques en slip et en sueur, et la tête de macron comme s’il était en transe orgasmique.
Bref, Macron s’est déconsidéré, il est indigne de sa fonction, et plus que ça : indigne en général.
Être homophobe aujourd’hui est un délit puni par la loi.
Je n’ai rien contre le fait d’être gouverné par un gay, qui peut par ailleurs se montrer excellent politique.
Cependant, un président gay a une faiblesse intrinsèque, car il s’expose au chantage.
Imaginez en effet que Benalla déballe tout, et qu’il raconte les détails torrides des scènes d’alcôve qu’il pourrait avoir vécues avec Macron à l’Élysée ?

Sur les violences dans le cadre des manifs des gilets jaunes, je ferai remarquer que celles-ci sont la condition pour qu’un mouvement soit pris en considération.
Et ceci d’autant plus que, dans ce cas d’espèce, les violences n’ont entaché en rien le support moral de la population pour ce mouvement.
Les gilets jaunes peuvent remercier les casseurs, d’où qu’ils viennent, c’est une alliance objective non voulue, mais qui a déjà porté ses fruits : renoncement aux hausses des taxes sur les carburants pour 2019.
Et ce n’est que le début des réductions des impôts et taxes qu’ils vont obtenir.
On peut aussi remarquer que tous les changements majeurs de politique ou de régime en France ont, au cours de l’histoire, toujours été obtenus par la violence.
Le mouvement pacifique dit du «mariage pour tous» est un bon contre-exemple : il n’a servi à rien ! Il y a eu pourtant des manifs de ce mouvement qui ont atteint le million de manifestants dans les rues.
Quand il s’agit d’obtenir quelque chose d’un gouvernement, seule la violence paye.

Écrit par : AP34 | 06 décembre 2018

Le clientélisme, c’est exactement ce que Maurras reprochait aux parlementaires de son temps. Mais depuis, les techniques de communication et de marketing se sont développées et chacun dispose des mêmes outils. Pourtant, l’offre n’a pas beaucoup changé et c’est toujours “plus ou moins d’état” selon les courants politiques. Avec les petits malins au centre, pour récupérer les timides. Deleuze explique que la philosophie n’a d’autre tâche que d’élever l’expérience au niveau du concept et d’en construire la logique : ça parait aussi évident pour la religion et la politique. Même constat avec Freud et son idée qu’il n’y a pas de lien social sans religion : le combat politique n’est qu’une forme de guerre des religions. Mais les gilets jaunes risquent de ne pas suivre sur le terrain des concepts et de la logique, et qu’ils aient envie de trouver la vraie foi. Il faut leur donner ce qu’ils revendiquent en plus grand nombre, et qu’ils se débrouillent avec les éternels insatisfaits de leur bord. Mais tout ça bien emballé, comme un cadeau de Noël.

Écrit par : rabbit | 06 décembre 2018

" Geo : j'avoue ne plus me souvenir s'il y avait eu manifestation aux Champs Elysées !
En revanche, Daniel Cohn-Bendit était en première ligne avec ses éternelles lunettes rondes d'intello ..."
Au temps de Google et alia, on pourrait un peu se renseigner avant d'écrire n'importe quoi.

Écrit par : Géo | 06 décembre 2018

Pour être complet dans ma démonstration de l'effet de serre négligeable du CO2 par rapport à celui de la vapeur d'eau, permettez-moi de préciser mon propos ci-dessus :

"Je rappelle que l’air que nous respirons contient, en moles, cad en volume, 78% d’azote, 21% d’oxygène, et seulement 0,04 % de CO2. On peut transformer ces valeurs en ppmv (partie par million en volume) et ppmm (partie par million en masse).
Ainsi, on obtient pour le CO2 : 400 ppmv, et en tenant compte des masses volumiques, 580 ppmm.
Pour la même masse, si le pouvoir de réchauffement (cad l’effet de serre) du CO2, pris comme référence, est de 1, alors celui de la vapeur d’eau est de 8 (celui du méthane est de 23).
À 50 % de saturation, la quantité de vapeur d’eau dans l’air à -14°C est équivalente à celle du CO2 (500 ppmm), elle est 10 fois plus à +16°C (5600 ppmm) et augmente bien sûr avec la température (7260 ppmm à +20°C).
À partir de ces simples chiffres, il paraît déjà évident que l’effet du CO2 sur le réchauffement climatique est négligeable, et que le paramètre important est la vapeur d’eau contenu dans l’atmosphère, qui elle dépend de l’activité solaire."

Écrit par : AP34 | 06 décembre 2018

C'est pas bête, parce que je viens de trouver sur Wikipedia confirmation de ce que m'avait dit, en mai-juin 1968, un étudiant de Nanterre de passage à Lausanne (Barbare) : «L'année 1967 est encore plus agitée avec notamment, en mars, l'occupation par 60 étudiants d'un des pavillons de la cité universitaire réservé aux étudiantes (les filles ont le droit d'accéder au bâtiment des garçons après 22 heures mais l'inverse est interdit) et, en décembre, une grève de deux semaines autour de la question des examens. » Tout ce bazar aurait bien débuté comme ça. Danny-le-Rouge a soufflé sur les braises avec le Mouvement du 22 mars, puis il a été arrêté le 3 mai avec quelques comparses (un pavé à la main ?).

Écrit par : rabbit | 06 décembre 2018

Implacable réquisitoire optant pour le parti de demeurer civil, face aux incriminations sans fondement d’un ministère public déserteur de la République.
Ce billet qui n’est pas d’humeur, cerne avec l’excellence de la précision suisse, celle des français : ils sont de fait, avant les fêtes, de très mauvaise humeur.
Tous ceux qui rêvaient encore un peu d’un roi, sont désormais prêts à guillotiner un prince, se croyant charmant.
L’étrange sortilège de la République en marche invite ainsi celle-ci à l’échafaud..
Les people vont devoir céder leurs estrades et piédestaux, s’ils veulent sauver leurs peaux : la France, en piétinant sa République, a remis son peuple en marche...

Écrit par : Yes-comment | 09 décembre 2018

« Quand on a beaucoup médité sur l'homme, par métier ou par vocation, il arrive qu'on éprouve de la nostalgie pour les primates. Ils n'ont pas, eux, d'arrière-pensées. » Albert Camus, « La Chute ».

Écrit par : rabbit | 10 décembre 2018

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