29 décembre 2018

Réflexions sur la double-nationalité

"La double-nationalité est devenue chose normale", claironne le site d'information étatique Swissinfo. L'article repose sur un dossier sur la double-nationalité établi par la Commission fédérale des migrations (CFM) et publié un peu plus tôt dans l'année.

Visages.jpgVisages de binationaux, en couverture du rapport de la CFM.

Le document, très synthétique, contient des de statistiques et des discussions politiques autour du thème de la double-nationalité, mais commence par un constat relativement indiscutable: une partie croissante de la population ne peut plus être désignée par les simples catégories "Suisse" ou "étranger" - tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Suisse.

Aujourd’hui, un Suisse sur quatre, que ce soit dans le pays ou à l’étranger, possède au moins une nationalité supplémentaire. Ce chiffre serait même plus important car les données disponibles se basent uniquement sur les personnes de plus de 15 ans. Chez les Suisses vivant à l’étranger, le pourcentage de binationaux est d’environ 75 pourcent.


Un quart des Suisses de passeport résident en Suisse sont donc double-nationaux, et trois quarts à l'étranger, ce qui éclaire d'un jour nouveau la composition de la fameuse "Cinquième Suisse" vis-à-vis des quatre autres.

La double-nationalité pose la question de la loyauté. Comment tranchera un binational sur un arbitrage entre ses deux pays d'appartenance? De quel pays se réclamera-t-il lors d'une compétition sportive où ils se font face? Et, sur un plan plus dramatique, si un conflit devait les opposer? "Double-nationalité, double-fidélité", résume Frank Leutenegger sur LesObservateurs.ch. À l'heure où les binationaux forment des contingents importants au sein de l'armée de milice helvétique et disposent comme les autres d'une arme militaire en dotation, la question a des implications nettement plus concrètes qu'une discussion sur le sexe des anges.

Un pied dans chaque pays, mais un seul cœur

Il n'existe pas de binational "50-50". Une des deux nationalités a toujours préséance dans l'esprit d'un binational, reste à savoir laquelle. Certains choisissent la nationalité helvétique pour les avantages qu'elle procure, l'impossibilité d'être expulsé du pays ou les facilités en cas de voyage. Ces Suisses de papier privilégient leur nationalité d'origine et n'ont que peu d'estime, ou pas d'estime du tout, pour le passeport rouge à croix blanche. Ils le voient d'un œil purement utilitaire. Au contraire, d'autres franchissent le pas en ressentant une communauté de destin avec les Suisses qui les ont accueillis. Ils regardent alors leur nationalité d'origine comme un reliquat de leur histoire personnelle. Ces Suisses vous diront qu'une nationalité acquise en toute conscience a plus de poids qu'une nationalité innée. Bien sûr, d'autres encore sont binationaux de naissance, et là, bien malin qui peut dire où ira leur allégeance.

On peut discuter à l'infini des Suisses binationaux, de leurs convictions intimes, de leurs priorités, de leur orientation politique. Il est facile pour des conservateurs d'y voir le visage de l'ennemi ; pourtant, en 2017 en Allemagne, les Allemands naturalisés (donc binationaux, l'acquisition de la nationalité allemande n'impliquant pas de perdre celle d'origine) furent plus nombreux à voter pour l'AfD (14%) que les Allemands de souche (13%). L'écart est faible mais permet de battre en brèche l'idée que les binationaux seraient systématiquement en faveur de plus d'immigration incontrôlée, de plus de redistribution aveugle, de plus de pillage de la société hôte. Certains individus voient tout simplement plus loin que le bout de leur nez et n'ont pas envie que leur pays et celui de leur descendance dégénère pour se retrouver au niveau de celui qu'ils ont choisi de quitter. On peut aussi penser, sur le cas allemand, qu'ils ne se sentent pas autant culpabilisés par la propagande anti-AfD des médias ressassant en permanence les "heures sombres de l'histoire", et gardent donc une plus grande liberté intellectuelle pour arrêter leur vote.

En tant que binational, inscrit à l'UDC avant même d'avoir reçu la nationalité suisse, je pourrais facilement me citer en exemple d'individu cherchant à défendre la démocratie directe, l'indépendance et la neutralité du pays malgré son origine étrangère. Il suffit pourtant de se remémorer l'existence d'autres binationaux dans l'arène politique - Ada Marra, Pierre Maudet, Olivier Français, Claude Béglé, Lisa Mazzone, Claude Janiak, Cédric Wermuth et bien d'autres - pour se rendre compte que les contre-exemples sont malheureusement légions.

La question de la loyauté d'un binational poussa le Conseiller fédéral PLR Ignacio Cassis à renoncer à son passeport italien avant d'accéder à son poste. "Nous avons des ambassadeurs suisses dans le monde, à qui on demande de n'avoir que la nationalité suisse. Je peux mal m'imaginer que leur chef puisse en avoir deux, ce ne serait pas cohérent", s'est-il justifié en invoquant une règle - périmée - du DFAE. Si rien ne l'y obligeait dans la loi, sa démarche montre que la question de la double-nationalité suscite un débat aux plus hauts niveaux.

Super-Citoyens

La double-nationalité a l'incomparable avantage de la simplicité administrative: chaque pays considère ses ressortissants comme des citoyens pleins et entiers et ne se soucie pas du reste. Vérifier qu'un citoyen dispose de sa nationalité et d'aucune autre serait une tâche potentiellement très complexe, et, compte tenu du nombre et du manque de coopération de nombreux États de la planète, probablement impossible à garantir.

Reste que dans la pratique, la double-nationalité offre d'immenses avantages et pratiquement aucun inconvénient. Un citoyen binational brise la règle démocratique de base "une personne égale une voix" en pouvant voter dans deux pays. Il peut voyager avec l'un ou l'autre passeport, à sa convenance. En voyage, il peut se réfugier ou faire appel aux missions diplomatiques de deux pays différents. En cas d'inculpation un État dont il est citoyen peut lui retirer son passeport pour l'empêcher de quitter le pays, mais il suffit que le binational ait gardé un second passeport pour se rendre où il veut comme bon lui semble - et échappe ainsi à la justice. Et si les choses tournent mal il pourra toujours faire appel à l'État de sa deuxième nationalité pour intercéder auprès du premier... Autant d'options hors d'atteinte des citoyens normaux, attachés à un seul pays.

L'acquisition de la nationalité helvétique est longue, mais sans risque: hormis l'effort investi dans la démarche, échouer n'entraîne aucune conséquence. Réussir ouvre en revanche de nombreuses options personnelles, y compris pour sa descendance. Autrement dit, l'approche rationnelle de la nationalité consiste à essayer de devenir binational, et plus encore si les circonstances le permettent. Bien entendu, on peut se demander quel sera le degré de solidarité avec les populations autochtones d'un individu collectionnant les passeports.

Avec la généralisation de la multi-nationalité, nous assistons peut-être à l'émergence d'une réelle caste transnationale (ou se percevant comme telle) au sein de laquelle les États-nations ne sont que des reliquats du passé, même s'il faut parfois faire preuve d'un peu d'hypocrisie pour décrocher un sésame supplémentaire. Ces gens, très nombreux en Suisse, sont-ils le futur ou une anomalie de l'histoire ?

Restreindre la double-nationalité?

Depuis 1992, la Suisse n'oblige plus les candidats à la naturalisation à renoncer à leur nationalité d'origine. La volonté de réformer cette approche revient régulièrement sur le devant de la scène, mais un quart de siècle de pratique rend quasiment impossible tout retour en arrière. Les juges de Mon-Repos - ou leurs supérieurs de la CEDH - s'empresseraient de retoquer une loi interdisant la double-nationalité au nom de l'inégalité entre les nouveaux naturalisés et les binationaux existants. Quant à forcer tous les binationaux à renoncer à l'une ou l'autre de leurs nationalités et à s'assurer que c'est chose faite, bonne chance.

Les autres options ne sont malheureusement pas meilleures. Certains brandissent comme la Panacée l'idée d'interdire l'accès à des mandats politiques à de tels individus. Outre l'éternel défi de la vérification, l'approche elle-même est une fausse bonne idée: l'interdiction faite à un individu de se présenter à une élection devant le peuple est une restriction des droits populaires. Cela revient à limiter le choix des citoyens, donc à diminuer leur responsabilité. Les promoteurs de telles initiatives aimeraient bien que les gens n'élisent pas par exemple des candidats faisant le jeu du communautarisme, et c'est compréhensible, mais s'y prendre de cette façon revient à reconnaître sa défaite. Si les électeurs eux-mêmes sont incapables de faire le tri et choisissent en masse des candidats en vertu de leurs nationalités étrangères, le mal est déjà fait - ces gens n'auraient jamais dû obtenir le droit de vote en premier lieu.

De plus, et on touche à nouveau au problème de la nationalité de cœur, un passeport n'est jamais qu'un simple document administratif. Il serait facile pour les politiciens concernés de renoncer à diverses nationalités supplétives pour respecter la lettre d'une telle loi sans que personne ne soit dupe. Un communautariste kurde convaincu pourrait sans hésiter renoncer à son passeport turc, par exemple, pour continuer à se présenter comme le héraut de sa communauté.

Non seulement il n'y a pas de solution simple, mais il est peut-être tout simplement trop tard. Avec 25% du corps électoral au bénéfice d'une double-nationalité sans compter la cinquième suisse, une minorité probablement très motivée pour préserver ses avantages, toute approche démocratique pour refermer la porte aux binationaux est probablement vouée à l'échec. De plus, le mouvement qui proposera un tel texte rassemblera l'unanimité contre lui et aura droit à tous les noms (nationalisme ranci, fermeture d'esprit et cætera) pendant le chemin de croix jusqu'à la défaite.

Je ne vois franchement pas quel sursaut pourrait retourner par miracle la majorité de l'opinion sur un tel sujet. La question aurait peut-être eu une autre issue si une initiative avait abordé de front la question assez tôt, mais après vingt-six ans de pratique de double-nationalité, l'urgence est difficile à plaider.

Serais-je devenu suisse si j'avais dû renoncer à ma nationalité française? Sans hésiter. D'autres auraient-il hésité ou renoncé? Certainement. Mais indépendamment du nombre et de la couleur des passeports, ce sont les convictions et l'engagement qui doivent prévaloir lorsque le temps est venu pour le peuple suisse d'élire ses représentants. Les partis patriotiques gardent toute leur pertinence lorsqu'ils attirent l'attention de l'électorat sur les loyautés transfrontalières de certains candidats, binationaux ou non.

Aux électeurs d'avoir assez de maturité pour voter ensuite en conséquence.

Commentaires

Ce n'est pas spécialement une question de papiers d'identité, ni forcément de nationalité d'origine, ni de pays de naissance, ni de pays d'origine familiale.:

Il y a quelques années des soldats "français" ont refusé de partir en mission en Afghanistan. (Aucun n'a été sanction plus que d'un renvoi de l'armée.)

Je suppose qu'aucun n'était afghan de naissance ou de passeport, ni n'avait de famille sur place. Simplement ils devaient considérer cette région comme appartenant à leurs "frères".

Écrit par : simple-touriste | 29 décembre 2018

À la veille d'un match de foot entre la Suisse et les Pays-Bas, je demandais à mon binational de fils vers quelle équipe allait sa préférence. Il m'a simplement répondu : « Que le meilleur gagne » et il n'avait que dix ans. S'il est un sport où les clivages nationaux s'expriment le plus, c'est pourtant bien celui-là. Ma compagne a perdu sa nationalité chinoise en devenant Suisse, mais personne n'arrivera à lui faire manger de la fondue, même sous la menace.
Les frontières européennes se sont souvent déplacées au cours des deux derniers siècles. En plus, les membres de ma famille avaient tendance à trouver leur terrain de jeu trop exigu pour rester toute une vie au même endroit. Les cumuls ou les échanges de passeports furent nombreux entre la Suisse, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l'Italie. Pays auxquels il faut désormais ajouter les Pays-Bas et la Chine.
Ça fait quand même un sacré zoom arrière sur la mappemonde, non ? Ce qui peut induire une certaine façon d'être au monde et faire croire à une apparente distance avec le formalisme administratif. Mais le plus important, c'est que ça élargit considérablement l'horizon de pensée, au lieu de le restreindre à un objet unique, voire rudimentaire, qui est la nationalité.

Écrit par : rabbit | 30 décembre 2018

Contradictoire, votre commentaire, simple-touriste. Les Algériens immigrés en France ont trouvé leur passeport français dans des paquets de lessive...
C'est donc bel et bien une querstion d'origine, de pays de naissance de leurs parents, et donc de pays d'origine. Et surtout de leur religion de haine et de guerre envers l'Europe...

S.Montabert@ Je crains que vous n'ayez raison. Il est vraiment trop tard. Les Vaudois s'apprêtent à élire une TROISIEME jeune femme socialiste espagnole pour les diriger. Mais les Vaudois qui les élisent sont eux-mêmes vraisemblablement d'origine espagnole, italienne, portugaise et socialiste, puisque c'est le parti qui milite pour que les étrangers aient le plus de droits possible. Cela donnera ce que cela donnera, et s'ils font couler le navire, ils couleront avec.

Un point important : les "vieux Suisses" dans mon genre doivent revenir sur certains acquis du temps où ils étaient maîtres chez eux. L'arme d'ordonnance, le Fass 90, à la maison, cela devrait être terminé. On ne peut en aucune manière faire confiance à ces nouveaux soldats venus apprendre à manier des armes pour les mettre au service de leur (vrai) pays...

Écrit par : Géo | 30 décembre 2018

Les "algériens" présents en France sont là souvent depuis plusieurs générations. Certains sont bien "intégrés", ou du moins ne posent pas de problèmes; mais d'autres sont en recherche de leurs origines et deviennent bien plus fondamentalistes et non-intégrables.

La France semble avoir renoncé à l'idée de contrôle des cultes au point que certains justifient que des imams prêchent en arabe. Seuls quelques rares outrances donnent vaguement lieu à des poursuites.

Écrit par : simple-touriste | 30 décembre 2018

Il y a environ une cinquantaine d'années, les futurs candidats à la naturalisation devaient choisir entre "garder leur nationalité" ou ne pas se naturaliser : ce fut le cas de mon père qui a choisi la naturalisation n'ayant jamais connu son pays d'origine !

Écrit par : M.A. | 31 décembre 2018

A propos d'hispano-suisses vivant au Maroc... quelqu'un connaît-il le prénom du monstre qui a fait tuer les deux touristes scandinaves? Ce serait intéressant ....
Tôt ou tard, on verra sa photo.

La presse pense qu'à force de taire les origines et religions des auteurs de ce genre d'actes, on évitera que ça ne recommence. Car la stigmatisation pousse les gens à en égorger d'autres, c'est bien connu. D'ailleurs, on voit le résultat: à force d'éviter l'amalgame, l'amour et la tolérance règnent dans le monde.

C'est un commentaire parfaitement raciste, mais comment faire autrement? Quand 100% des cas d'assassinat aveugle sont toujours le fait d'un même profil..

Écrit par : Bernie | 31 décembre 2018

Mise à jour: on vient d'apprendre que l'hispano-suisse est un Genevois radicalisé.
Ouf! Ce n'est donc qu'un disciple de Jean Calvin..... pas besoin de stigmatiser qui que ce soit!

Écrit par : Bernie | 31 décembre 2018

On sent néanmoins transpirer la véritable JOUISSANCE des journalistes de Tamedia de relever que cet infect criminel est de nationalité suisse. Et ce n'est pas du tout un hasard, à mon avis. Regardez-vous, salopards de Suisses, ce que VOUS avez fait à ces pauvres jeunes femmes ! Et vous osez être xénophobes et faire la leçon aux autres ! Et ça, c'est 90% de la motivation des journalistes de cacher les origines de ce criminel...

Écrit par : Géo | 31 décembre 2018

Et vous-même Stéphane Montabert, êtes-vous double-national? où va votre loyauté? à la France votre véritable patrie ou à la Suisse la patrie que vous avez choisie? La principale différence entre vous et moi, c'est que mes ancêtres ont défendu ce pays parfois les armes à la main, ont contribué à son rayonnement en travaillant dur. Il n'y a qu'au PNS qu'on trouve encore des suisses de souche, certainement pas au PS ou à l'UDC.

Écrit par : Luc | 31 décembre 2018

Étymologiquement parlant, nationalité fait référence à la possibilité d’une nation. Dans ce cas, il serait judicieux de procéder à l’autopsie du concept d’état-nation, ou de ce qu’il en reste au XXIe siècle. Chose qui concerne peu la Suisse, état-patchwork composé de lambeaux d’anciennes nations : une construction artificielle tout comme les USA ou l’UE. Peut-on alors parler de loyauté vis-à-vis d’un système qui n’est qu’administratif ? Peut-on vraiment tomber amoureux d’un robot ?

Écrit par : rabbit | 01 janvier 2019

Voici enfin la confirmation de ce que tout le monde pressent depuis le début de cette affaire:
https://telquel.ma/2018/12/29/arrestation-dun-suisse-a-marrakech_1623988

"Un homme d'ORIGINE MAROCAINE, de nationalité suisse et espagnole, a été arrêté....."

Et après, on s'étonne que la presse tire la langue et doive mettre la clé sous la porte

Écrit par : Bernie | 01 janvier 2019

@Luc: Oui, je suis double-national, et ceux qui me connaissent (ou me lisent depuis assez longtemps) savent que mon choix porte sur la Suisse. La France n'est pas ma "véritable patrie", c'est simplement le lieu où je suis né, et il n'en faut pas plus pour être Français ; et j'ajouterai que je pendant une époque, j'ai étonné beaucoup de monde ici en disant que j'avais quitté la France pour des raisons politiques. Pareille posture étonne beaucoup moins aujourd'hui.

"La principale différence entre vous et moi, c'est que mes ancêtres ont défendu ce pays parfois les armes à la main, ont contribué à son rayonnement en travaillant dur."

Je vous félicite pour votre histoire personnelle, mais elle ne dit rien de vous ni de moi.

"Il n'y a qu'au PNS qu'on trouve encore des suisses de souche, certainement pas au PS ou à l'UDC."

Et alors?

Mme Géraldine Savary, Mme Rebecca Ruiz, M. Mathias Reynard... et des dizaines d'autres sont des élus suisses de souche et membres appréciés du Parti Socialiste. Ils travaillent activement à détruire ce pays, et pourtant, d'après les filtres que vous décrivez, ils auraient leur place de plein droit au PNS, alors que des gens qui souhaitent le préserver ne la mériteraient pas?

Je pense que votre aveuglement pour la paperasse du passeport vous aveugle.

Je vous rappelle qu'avant 1992 il n'y avait pas un seul binational suisse. Ce sont des Suisses authentiques avec un état d'esprit naïf et/ou malsain qui ont permis la mise en place du système de double-nationalité qui a court aujourd'hui. Il est malavisé d'accuser de partialité des binationaux qui ne sont pour rien dans l'élaboration de ce système.

@rabbit: ". Peut-on alors parler de loyauté vis-à-vis d’un système qui n’est qu’administratif ? Peut-on vraiment tomber amoureux d’un robot ?"

Je pense que la Suisse est, ou tout au moins a été, un peu plus que cela.

Écrit par : Stéphane Montabert | 01 janvier 2019

"Mme Géraldine Savary, Mme Rebecca Ruiz, M. Mathias Reynard... et des dizaines d'autres sont des élus suisses de souche"
De souche, faudrait peut-être pas pousser le bouchon trop loin. Rebecca Ruiz est fier de ses parents rouges espagnols, comme Nuria Gurrite, comme Madame Communauté des Etats socialistes latino-américains. Tous ces secondos, y compris les Genevois comme Hodgers, ont appris la manière suisse de diriger par dessous. En Suisse, partout et à tous les niveaux, ce sont les femmes socialistes qui dirigent. Parce que les hommes politiques des autres partis n'ont pas de couilles. Cela a été dit ouvertement par PYM, il y a quelques années. Eux, ils disposent des syndicats. En Amérique, c'est la mafia qui manipule cette arme. Ici, c'est le PS...
PS. J'oubliais : Géraldine Savary est française, à tout hasard...

Écrit par : Géo | 02 janvier 2019

@Géo: merci, j'admets humblement que ma liste de noms n'est pas terrible. Je l'ai composée vite fait en me basant sur quelques noms en tête et sur Wikipédia, où Mme Savary est listée comme suisse exclusive ( https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9raldine_Savary ) alors qu'un Olivier Français ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Fran%C3%A7ais ) est lui correctement listé comme binational.

Quant à Mme Ruiz (ou toute autre personnalité équivalente) vous soulevez une question intéressante. Si elle est bien exclusivement suisse (de naissance, et une seule nationalité) alors que dire de sa fierté de ses parents gauchistes d'origine étrangère? Cela la disqualifierait pour être Suisse? Devrait-elle être apatride?

Ce billet n'évoquait "que" le problème de la double-nationalité, mais si vous ouvrez le chapitre de la nationalité de cœur des Suisses de passeport, même pas binationaux, c'est encore une toute autre dimension qui nous attend...

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 janvier 2019

"c'est encore une toute autre dimension qui nous attend..." Peut-être, mais ils sont terriblement nombreux. Au bout du bout, pour moi, ce n'est pas l'origine étrangère des gens en soi qui me dérange. Je suis admiratif des Italiens et de ce qu'ils ont amené à la Suisse, dans beaucoup de domaines. Je tiens l'Italie du nord pour le plus haut lieu de toutes les civilisations : Venise, Florence, Turin, Milan, Sienne, Modène...
Mais il n'empêche qu'avec eux est aussi venue la mafia. Chacun importe sa culture, en quelque sorte. Il y avait une particularité helvétique, qui unissait aussi bien des germanophones que des francophones ou italophones. Rien à voir avec de la robotique, mais tout au fait que ce conglomérat a échappé ensemble au nazisme et au fascisme entre 1939 et 1945. Le fait que AH se soit lancé dans l'opération Barbarossa nous a pas mal aidé, pas de doute sur ce point... Avec ce petit rappel aussi qu'il y a eu une certaine réunion de tous les officiers suisses au Grutli pour mettre les point sur les "i"...

Petite parenthèse : voici le lien sur cet événement. Lisez le compte-rendu sur Guisan (y compris des socialistes) et les commentaires fielleux des immondes qui nous servent d'historiens officiels depuis trop longtemps, vous comprendrez le malaise qui règne dans l'historiographie suisse...
https://www.rts.ch/archives/tv/culture/histoire/3448230-guisan-au-grutli.html

Alors bien évidemment : "Cela la disqualifierait pour être Suisse? Devrait-elle être apatride?" n'est pas du tout la question. Bien évidemment. Mais toute sa culture et celle de ses proches est une culture d'opposition à ce que représente la Suisse pour elle et ses proches : un pays, une population, qui a exploité ses parents. Michel Zendali, son beau-père, l'a toujours proclamé haut et fort. Au foot, il tient pour l'Italie. Pas seulement au foot, à mon avis. Idem pour son fils, Benoît Gaillard, qui a épousé la dame en question...
Ces gens ne tiennent pas pour la Suisse. Que faire avec ça ? Rien. Comme vous l'avez écrit, c'est trop tard. Et comme je l'ai écrit, s'ils font couler le navire, ils couleront avec...

Écrit par : Géo | 02 janvier 2019

@Stephane Montabert
"Mme Géraldine Savary, Mme Rebecca Ruiz, M. Mathias Reynard... et des dizaines d'autres sont des élus suisses de souche et membres appréciés du Parti Socialiste. Ils travaillent activement à détruire ce pays, et pourtant, d'après les filtres que vous décrivez, ils auraient leur place de plein droit au PNS, alors que des gens qui souhaitent le préserver ne la mériteraient pas?"

Sur 3 exemples, vous avez 2 de faux. Seul Reynard est Suisse de souche. Savary et Ruiz sont, comme vous, des bi-nationales.
Le PNS est le fief des patriotes à savoir ceux qui aiment ce pays et luttent contre sa destruction. On ne peut en dire autant de vous. Votre argument tombe à faux.

Écrit par : Luc | 03 janvier 2019

Si Mme Rebecca Ruiz est une Suisse de souche, on apprend aujourd'hui que le Suisse à l'origine des abominables crimes survenus au Maroc il y a quelques jours est de père suisse et de mère espagnole. De père suisse ? Donc de culture suisse ? J'ai de la peine à y croire, voyez-vous. Vous ne pensez pas qu'il y a un léger problème de compréhension sur ce que nationalité signifie ?
En principe, appartenance à une "nation", non ?
Je suis fermement convaincu que Mme Ruiz est une espagnole de souche, et que le père de ce tueur fou est peut-être Suisse de papier, mais de nationalité (il appartient à une autre nation, une autre "gens") allochtone.

Écrit par : Géo | 03 janvier 2019

L'acquisition de la nationalité Suisse est réduite à son seul paramètre administratif. La majorité des commentaires en témoigne.

tel comparer la Suisse, en ignorance crasse de son historique constituant la Confédération, aux USA, nés de l'invasion de masse de colons européens génocidaires. A ce compte-là, pourquoi pas comparer la Suisse à la Chine actuelle, Tibetains & Ouïghours compris.

M.A.@ Saviez-vous qu'à l'époque où votre père s'est naturalisé Suisse "sans choix" de garder la sienne, les suissesses, en cas de mariage avec un étranger, perdaient automatiquement leur nationalité helvète? A moins d'avoir été informées (pas d'internet), histoire de s'enregistrer désireuses de rester Suisses au préalable. J'ai failli devenir apatride, à perdre la seule nationalité que j'avais.

La notion d'appartenance à une "nation" accolée à un passeport n'est qu'une attitude jouée sur l'administratif du quotidien. Il suffit de faire croire à son appartenance identitaire obtenue par capillarité - conviction purement opportuniste, d'autant facilitée que le train de vie en bénéficie. Ces attitudes partagées entre new-comers et migrants de 2de génération participent au déplacement de la notion de "frontières nationales" vers l'effacement des identités "nationales".

A l'instar du jeu des politiciens de ce truc appelé "grand-Genève", jamais voté par les Suisses, de chaque côté des frontières de Genève entre la Suisse et la France.

Avant les bilatérales 2002-2004. J'ai vécu cette époque des "grandes nations" très soucieuses de leurs frontières, où ces grands pays européens nous rejetaient allègrement tous droits parce que Suisses: carte de travail non renouvelée au UK, permis de séjour annulé en France (ce "pays des droits de l'homme" n'aimait pas les Suisses), permis de séjour renouvelable annuellement, conditionné à permis de travail+ conditionné à contrat de travail+ bien sûr sous quotas ... en Allemagne! (les Suisses non bienvenus). J'avais plus de facilités avec ma nationalité Suisse partout ailleurs qu'en Europe.

Move "binationaux" de GE 2002-2004: Mais. censures journalistiques obligent, fallait pas surtout pas faire remarquer les dommages qu'apportaient avec eux les faux frontaliers futurs binationaux, ce qu'allait faire de ce canton la masse des plurinationaux, aux RH & aux licenciements de Suisses puis au niveau des élus... Jusqu'à ce que cela ne puisse plus être masqué. Mais trop tard.

Impossible de réguler la multi-nationalité? Pas vraiment. Mais le constat est qu'il est trop tard comme en témoigne Géo, à Genève comme en nos cantons frontaliers alémaniques. Très rares et taiseux sont les naturalisés, volontaires pour se faire connaisseurs de nos racines & cultures - là on a de la chance, Stéphane Montabert fait montre d'une exceptionnelle honnêteté intellectuelle, et il écrit bien.

Bonnes chances 2019 à ce pays, où Suisses, devenons partout minoritaires.

Écrit par : divergente | 03 janvier 2019

@Luc: je ne vais pas perdre mon temps à chercher à votre place la liste des socialistes de nationalité exclusivement suisse. Si vous n'avez pas compris ma question, ce n'est pas la peine de continuer cette discussion ; et si vous l'avez comprise, ce n'est pas très habile de l'éluder.

@Géo: l'ascendance de ces monstres est instrumentalisée et soyez sûr que les médias mainstream n'enquêteront / ne rapporteront que ce qu'il faut pour berner les citoyens les moins intelligents.

@divergente: je suis bien d'accord avec vous, mais le réveil de la population n'a pas eu lieu, et je suis pessimiste sur ses chances d'avoir lieu.

Écrit par : Stéphane Montabert | 03 janvier 2019

Au lieu de prendre le sujet sous son aspect politique, avec les dérapages polémiques inévitables que cela engendre, on peut aussi le considérer dans un cadre scientifique bien plus intellectuel :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_mobilitaire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_démographique

Écrit par : rabbit | 04 janvier 2019

Wiki : "La transition démographique est le phénomène démographique du passage d'une population ayant des taux de natalité et de mortalité élevés à une population ayant des taux de natalité et de mortalité faibles."
La natalité, comme déjà dit, n'est pas qu'un fait économique. C'est aussi un fait socio-culturel : les musulmans ont la ferme intention de conquérir le monde par le ventre de leurs femmes, qui sont non seulement consentantes mais très volontaires sur ce sujet...
Et donc, si pour la survie de l'humanité, nous décidons à lutter contre la croissance démentielle des humains, cause de tous les maux (réchauffement, pollution, disparition des insectes donc des oiseaux, etc, etc...), il faudra s'affronter à l'islam...

"La transition mobilitaire est un concept proposé par le géographe français Rémy Knafou pour caractériser les mutations des sociétés contemporaines, qui passent progressivement d'une sédentarité dominante à une hypermobilité dominante."
Foutaises et calembredaines. Pour fonctionner, la majorité de la population doit rester plus ou moins fixe. Ce genre de billevesées étaient bonnes du temps des chasseurs cueilleurs. Et puis un jour, ils se sont aperçus qu'à suivre le gibier, ils tombaient sur d'autres groupes humains. D'où bagarres et recherche de meilleures solutions. Rabbit veut nous faire revenir au paléolithique, cela ne m'étonne pas de lui...

Écrit par : Géo | 04 janvier 2019

À l'échelle de l'histoire universelle, comme disait Léon Trotsky, le monde que vous tentez frileusement de préserver est foutu. Ceci étant admis, vous êtes proactif et vous prenez les dispositions nécessaires pour éviter les désagréments pendant le temps qui vous reste à vivre (transition mobilitaire), ou vous restez dans votre trou à rat et attendez la dose d'anhydride arsénieux qui vous est destinée. Vous vous estimez capable de faire mieux ?

Écrit par : rabbit | 04 janvier 2019

Ce matin, sur la radio nationale, Rebecca Ruiz était une fois de plus invitée pour défendre sa candidature. Nul doute que cette radio, complètement au service du Parti socialiste, va nous la ramener maintes et maintes fois. Rebecca Ruiz a vanté les mérites de ce canton de Vaud si intégrationniste. Elle a raison mais omis un léger détail : intégrationniste certes, mais pas pour les Vaudois. Il n'y en a aucun au Conseil d'Etat, sauf Leuba. Un demi-vaudois, qui a autorisé un militant d'extrême-gauche, Melgar, de filmer le centre d'accueil des réfugiés de Vallorbe durant six mois, histoire d'en déceler tous les défauts possibles et imaginables...

Écrit par : Géo | 07 janvier 2019

J'ai écrit ça le 30 décembre 2018 : "Un point important : les "vieux Suisses" dans mon genre doivent revenir sur certains acquis du temps où ils étaient maîtres chez eux. L'arme d'ordonnance, le Fass 90, à la maison, cela devrait être terminé. On ne peut en aucune manière faire confiance à ces nouveaux soldats venus apprendre à manier des armes pour les mettre au service de leur (vrai) pays..."
On apprend ce matin sur la même radio nationale lors de l'interview d'un policier neuchâtelois sur la nouvelle loi sur les armes, que l'armée suisse s'est fait voler 5000 (oui, cinq mille...) armes en 2017. Et dire que cette armée était sous responsabilité UDC durant 20 ans...

Écrit par : Géo | 08 janvier 2019

Soit Géo est un masochiste portant son attention uniquement sur les choses susceptibles de le faire souffrir, soit c’est un manipulateur habile. Dans un cas comme dans l’autre, moins il évoquera le nom de Rebecca Ruiz et moins il la fera exister. La propagande politique et la publicité pour les marques de lessives fonctionnent sur le même principe : plus vous en êtes conscient et plus elle mobilise votre attention.

Écrit par : rabbit | 08 janvier 2019

On parlait des armes, rabbit, pas de Rebecca Ruiz.

Écrit par : Géo | 08 janvier 2019

Vous prétendez donc ne jamais avoir mentionné le nom de Rebecca Ruiz dans votre commentaire du 7 janvier ? C'est du négationnisme ou j'ai encore forcé sur le thé de Chine ?

Écrit par : rabbit & co. | 08 janvier 2019

Toujours une fameuse plume pour offrir en ce début d’année un... fameux remue-méninges !
Faire précéder un mot par « double » est souvent le lieu d’interrogations qui ne laissent pas l’esprit en repos.
Du double sens, au double jeu, la double nationalité est ainsi de fait un vrai point d’interrogation, où le bon sens est hors-jeu.
Nos belles civilisations, qui ont la mémoire courte, ont improvisé les nouvelles dispositions du désordre mondial, et les serments d’allégeance ont été de fait actualisés.
On tolère, sans bien s’en rendre compte, de plus en plus des situations qui vont devenir à terme intolérables, puisqu’elles défient de façon frontale le bon sens... qui n’a pas de double.
Des exemples simples de double allégeance à des pays dont les bases de fonctionnement n’ont rien en commun ont ainsi droit de cité, or qui peut croire que l’on peut être saoudien et américain ? Comment prêter ce double serment d’être fidèle à un Monarque absolu et à la charia du Coran sans référence à la moindre constitution, et aussi fidèle par ailleurs à une constitution et à un Président d’une République ?
Qu’on le veuille ou non, les pays tolérant la double nationalité (car finalement très peu la reconnaissent), impriment sans le percevoir, de vrais faux passeports.
Dans les années 1950 un jeu radiophonique diffusé en France, qui fut longuement repris, livrait une piste, il s’appelait « Quitte ou double ».

Écrit par : Yes-comment | 09 janvier 2019

J'ai toujours pensé que, plus on a de passeports et plus on a de chances d'échapper aux aléas politiques et administratifs. Ses trois nationalités ont au moins permis à M. Gohsn, de recevoir plus de visites dans sa prison de la part des représentations consulaires que s'il n'avait été que Libanais. C'est déjà un point positif.

Écrit par : rabbit | 09 janvier 2019

Au moins, rabbit ne cache pas son jeu. Enfin, pour le moment, tant que c'est possible. Votre commentaire est parfaitement clair, Yes-comment. Je pense qu'il faut en revenir à une règle simple, s'il est entendu qu'il est difficile de revenir en arrière sur la double nationalité (quoique cela dépende aussi de la violence de la réaction populaire, quand les simples citoyens se rendront finalement compte à quel point ils se font baiser par ces doubles-nationaux):
bi, tri, quadri, ou plus, national, on vote dans son pays de résidence et c'est tout.
Cela pourrait être une revendication de l'UDC. Cela ne l'est pas et cela explique pourquoi je ne vote pas pour ce parti. Pour le moment.

Écrit par : Géo | 10 janvier 2019

A propos, Géo, Junior me demandais la semaine passée ce qu'il devait choisir, après réception de son matériel de vote à Amsterdam. J'ai dû lui répondre que je n'avais pas la moindre idée de l'objet de cette votation. Depuis, il est parti faire du bateau dans les Antilles et moi, je prépare mon retour en Chine. Résultat des courses : zéro voix douteuse. Ça vous rassure un peu, non ?

Écrit par : rabbit & co. | 10 janvier 2019

Rabbit@ C'est la bonne attitude. John Goetelen, qui tient le blog "Homme Libre" nous a révélé qu'ayant demandé la nationalité suisse, il a renoncé à sa nationalité belge. Encore meilleure...
Mais cela doit-il tenir à l'honnêteté individuelle ? Je suis assez pessimiste dans ce genre de paris...

Écrit par : Géo | 11 janvier 2019

Le pessimisme est dans votre nature, Junior et moi ne pourront rien y changer en dépit de tous nos efforts. Ce faisant, j'aimerais attirer votre esprit caustique sur cette construction ambiguë:
«Avec 25% du corps électoral au bénéfice d'une double-nationalité sans compter la cinquième suisse, une minorité probablement très motivée pour préserver ses avantages, toute approche démocratique pour refermer la porte aux binationaux est probablement vouée à l'échec».
En référence à mes passes d'armes avec Monsieur Schwaab au sujet de la Cinquième Suisse (754'000 personnes, soit 95% de la population totale du Canton de Vaud), je rappelle que la Mère-Patrie considère ses enfants des antipodes avec dérision quand il s'agit d'ouvrir un compte bancaire au pays, exercer leur droit de vote ou leur piquer des sous sur la rente du 2e pilier.

Écrit par : rabbit & co. | 11 janvier 2019

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