20 mars 2019

De Christchurch à Utrecht

Christchurch en Nouvelle-Zélande. Un "extrémiste de droite", Brenton Tarrant, ouvre le feu dans deux mosquées de la ville, provoquant 50 morts et autant de blessés, des victimes de 3 à 77 ans. Il s'agit du massacre le plus meurtrier en temps de paix dans ce pays depuis plus d'un siècle.

Dans la tête d'un terroriste anti-musulman

Brenton Tarrant a préparé son coup. Peu avant la tuerie - qu'il filme et diffuse en direct sur les réseaux sociaux - il publie en ligne un manifeste de 74 pages expliquant qui il est et pourquoi il a conduit cette attaque, tout en affirmant avoir été inspiré par le tueur norvégien Anders Breivik.

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Le tireur a marqué les noms de suprémacistes blancs sur ses armes et ses chargeurs

Le texte contient un dialogue avec lui-même à travers une série de questions réponses, la première d'entre elle demandant: "qui êtes-vous"? Citant l'Independent:

"Je suis un homme blanc ordinaire, âgé de 28 ans. Né en Australie d'une famille de travailleurs à bas revenus.

Mes parents sont d'origine écossaise, irlandaise et anglaise. J'ai eu une enfance ordinaire, sans grand problème. J'avais peu d'intérêt pour l'enseignement dispensé à l'école, parvenant tout juste à décrocher mon diplôme."

Il ajoute: "Je suis juste un homme blanc ordinaire, d'une famille ordinaire. Qui a décidé de se mettre debout pour donner un futur à son peuple."
Il se décrit comme une personne "renfermée et principalement introvertie" et admet qu'il est raciste, ajoutant qu'il est "éco-fasciste par nature".


Éco-fascisme? Selon Tarrant, les maux de l’humanité sont tous causés par la surpopulation. Et les peuples ethniquement européens seraient les seuls à ne pas "surpeupler la planète". Quant au choix de sa cible, elle est essentiellement due au hasard:

Selon lui, la Nouvelle-Zélande n'était pas le premier choix pour une attaque ; il dit qu'il y vint temporairement seulement pour planifier son coup et s'entraîner.
Sur la planification de l'attentat, il écrit: "J'ai commencé à planifier le concept de l'attaque il y a environ deux ans et l'attaque précisément contre les lieux de Christchurch trois mois avant."


Il donne aussi son avis sur l'actualité politique.

Quant à savoir s'il soutient le Brexit, il écrit: "Oui, bien que pas pour  les raisons politiques officielles. La vérité est que, finalement, les gens doivent faire face au fait que cela n’avait rien à voir avec l’économie.

C'était le peuple anglais ripostant contre l'immigration de masse, les changements culturels et le globalisme, et c'était une chose grande et merveilleuse."

Quant à savoir s'il soutient le Président Trump, il écrit: "Comme le symbole d'une identité blanche renouvelée dans un but commun? Certainement. Comme législateur et leader? Mon Dieu non."


D'autres détails filtrent dans la presse anglaise, notamment l'Indépendant:

Brenton Tarrant affirme également que son idée d'attaque lui a été inspirée par les attentats islamistes, pour se "venger" d'un attentat terroriste commis en Suède et faisant une jeune fille parmi les victimes.

"Deux ans avant l'attaque [de Christchurch], cela a radicalement changé mon point de vue. La période allait d'avril 2017 à mai 2017", écrit-il. "Le premier événement qui a marqué le début du changement a été l'attaque terroriste de Stockholm le 7 avril 2017. Je ne pouvais plus tourner le dos à la violence. Quelque chose était différent cette fois. Cette différence était entre Ebba Akerlund... Ebba se rendait à pied à la rencontre de sa mère après l'école quand elle fut assassinée par un attaquant islamiste."

Expliquant son plan pour le massacre, le tireur écrit qu'il agit "avant tout pour montrer aux envahisseurs que nos terres ne seront jamais leurs terres, que nos foyers sont à nous, et que, aussi longtemps que vit un homme blanc, ils ne conquerront JAMAIS nos terres et ne remplaceront jamais nos peuples."


Radicalisé en France. La "seconde étape" de sa radicalisation vient d'un séjour en France. Citant Ouest-France:

La victoire d’Emmanuel Macron contre Marine Le Pen lors de la présidentielle française de 2017, est celle, selon lui, d’un "ancien banquier internationaliste, mondialiste, anti-blanc" contre une "mollassonne" et "timide". Il juge d’ailleurs le parti de Marine Le Pen "complètement incapable de créer un réel changement".

Il fait le portrait d'une France peuplée d’envahisseurs "non-blancs", qu’importe la taille de la ville. Les Français y sont décrits comme "pessimistes", le pays comme "en perte de culture et d’identité" et l'auteur du Manifeste déplore la pauvreté des "solutions politiques offertes".


En observant dans un cimetière militaire "les croix blanches" à l’horizon, Brenton Tarrant dit avoir "éclaté en sanglots", précise LCI.

D'autres détails filtrent encore dans les médias, mais sont moins rapportés. Le terroriste conçoit parfaitement la possibilité qu'il meure au cours de l'attaque. Mais s'il y survit, dit-il, il se fera un plaisir de "contribuer à être à la charge de l'État tout le reste de sa vie," une façon supplémentaire d'afficher sa haine des gouvernements comme celui de Nouvelle-Zélande.

Manque de chance, le pays a aboli la peine de mort pour tous les crimes en 1989. Et maintenant des gens manifestent pour la rétablir. Apparemment l'idée que certains crimes méritent une peine adéquate (re)fait gentiment son chemin.

Traitement médiatique

Les quelques extraits ci-dessus montrent que le terroriste, son acte et sa personnalité ont intéressé les médias aux plus haut point, bien qu'ils soient gênés de "faire de la publicité" à l'acte et à son auteur. Les médias évoquent la réaction de Néo-zélandais qui offriraient des millions de dollars de dons aux victimes, se couvriraient la tête ou achèteraient en réaction de la viande halal. On attendra la symétrie des musulmans qui offriraient des millions de dollars à des victimes de l'islam, rejetteraient le voile ou achèteraient du porc comme protestation après un attentat islamiste...

Il ne fallut que quelques heures avant que la polémique sur le contrôle des armes ne surgisse. "Ils n'apprennent jamais", se lamenta Leesa K. Donner sur LibertyNation.

La Nouvelle-Zélande applique déjà une politique assez stricte de contrôle des armes à feu. Posséder une arme au pays des Kiwis n’est pas un droit, mais un privilège accordé à ceux qui sont prêts à obéir à toutes les lois sur les armes à feu. Et elles sont nombreuses. Tout le monde doit avoir une licence et faire vérifier ses antécédents. Ils doivent tous suivre un cours sur la sécurité - la possession légale d'une arme à feu est un processus long et ardu. Si vous pouvez imaginer une loi sur le contrôle des armes à feu, la Nouvelle-Zélande l'a probablement déjà dans ses tablettes.


1,2 millions de citoyens disposent déjà d'une arme, dans un pays vaste et peu peuplé qui contient plus de moutons que d'humains. Il ne sera pas facile de désarmer tout le monde ; mais comme le rappelle la chroniqueuse, "cela n'aurait eu aucun effet sur la tuerie de Christchurch de toute façon".

L'ONU devient d'extrême-droite. Suivant un scénario rodé, l'assassin est associé aux personnalités politiques gênantes du moment ; les médias français sont à deux doigts d'accuser Marine Le Pen de complicité dans la tuerie. Ici, pas de déséquilibré, pas de "piste terroriste possible", pas de padamalgam - c'est tout le contraire.

Le manifeste du terroriste est aussi jeté aux orties, puisqu'il expose la théorie du Grand Remplacement qui ne saurait être qu'un délire issu de l'esprit fiévreux d'un militant d'extrême-droite. Dommage que celle-ci soit officiellement disponible sur le site de l'ONU sans compter les innombrables déclarations des responsables de l'organisation encourageant les migrations massive de population du Tiers-monde comme moyen "d'équilibrer" la démographie de l'occident vieillissant.

Pendant ce temps au Nigeria... Certains internautes pointent du doigt un certain déséquilibre: ainsi, Breitbart.com rapporte que 120 chrétiens ont été tués au Nigeria par des islamistes durant les trois dernières semaines. Quels médias mainstream ont évoqué ces massacres? La réponse est rapide: aucun.

Les réseaux sociaux font l'objet de furieuses polémiques. Un Internaute s'insurge ainsi que 122 attentats terroristes islamistes aient eu lieu dans les 30 derniers jours, provoquant 859 morts dans 21 pays. Mais Facebook veille à ce que l'information ne s'affiche pas facilement:

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L'outrage semble surtout être vis-à-vis des opinions politiques de Facebook...

Et si l'ont prend des statistiques plus anciennes, on en serait à 34'717 morts  dans le monde depuis le 11 septembre 2001 - en prenant uniquement en compte les attentats islamistes terroristes identifiés comme tels et non pas les attaques, coups de poignards, écrasement par véhicule et autre égorgements proférés par de simples "déséquilibrés".

"Peut-être que la vie des musulmans vaut plus que celle des chrétiens?" demandent des Internautes. Je ne pense pas que cela soit le cas, simplement parce que les musulmans sont les premières victimes du terrorisme islamiste. Selon moi, la particularité de la tuerie de Christchurch vient de la personnalité du tueur et de ses motivations.

Les services de sécurité du monde entier sont sur la sellette, et la Nouvelle-Zélande ne fait pas exception. Elle emploie d'immenses ressources pour mener la vie dure à Kim Dotcom de Megaupload, doubla son budget depuis 2012, mais s'avéra incapable de déceler un profil comme celui du terroriste de Christchurch. Alors, à quoi sert tout cet argent?

Dans la tête d'un terroriste musulman

L'attaque terroriste de Christchurch monopolisa les médias, mais elle ne fut même pas la dernière de ces jours. Une actualité chasse l'autre, comme on dit. Lui succéda, le 18 mars, une "fusillade" à Utrecht, aux Pays-Bas. L'auteur serait un certain Gökmen Tanis, Turc de 37 ans passé par la Tchétchénie et en contact avec des individus partis faire le djihad au sein de l'État Islamique.

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Bien que le mode opératoire et la personnalité du tueur fassent partie des grands classiques, on parla longtemps d'acte terroriste "possible", l'autre possibilité étant le "déséquilibre", tant il est commun de se promener en ville en ouvrant le feu sur les individus croisés en chemin.

On n'en sait encore peu sur Gökmen Tanis, mais certains détails de son passage à l'acte sont clairs, même si les médias évitent d'en parler. Le passage à l'acte de Gökmen Tanis à Utrecht pourrait être consécutif à celui de Brenton Tarrant à Christchurch.

Autrement dit, face à un déséquilibré ouvrant le feu sur des musulmans innocents, un autre déséquilibré à l'autre bout du monde ouvrirait le feu sur des civils innocents.

Ainsi, Gökmen Tanis aurait publié sur un compte Twitter lui appartenant une photographie du fusil utilisé par le tireur de Nouvelle Zélande.

Une guerre civile qui ne dit pas son nom

Un autre Bretton Tarrant serait difficile à déceler tant il fut banal avant son passage à l'acte. Il existe probablement des centaines de milliers, voire des millions de Bretton Tarrant d'avant Christchurch de par le monde. La plupart ne passeront heureusement jamais à l'acte, mais d'autres, si.

De même, il existe des centaines de milliers, voire des millions de Gökmen Tanis d'avant Utrecht de par le monde. La plupart ne passeront heureusement jamais à l'acte, mais d'autres, si.

Le but de l'exercice n'est pas de compter la proportion des uns et des autres, mais de comprendre que les Bretton Tarrant et les Gökmen Tanis sont tous deux persuadés d'être en guerre, une guerre totale. Ils n'hésitent pas à s'attaquer à des civils désarmés dans des tueries plus ou moins improvisées, fut-ce à 20'000 kilomètres l'un de l'autre, dans un échange mortel.

Les gens normaux sont saisis d'horreur face à leurs actes, mais une partie de l'opinion publique peut aussi penser que nous nous dirigeons petit à petit vers une guerre civile en bonne et due forme. Elle éclatera réellement si une proportion suffisante de gens le pensent ainsi - en particulier des leaders politiques - peu importe le désir de paix de la majorité.

La masse critique n'est pas encore atteinte, mais lorsque les opérations punitives commencent à s'enchaîner de part et d'autre du globe, la trajectoire devient franchement inquiétante.

Commentaires

Je me suis lourdement trompé en pensant que le système allait se mettre en mode "Aylan Kurdi" avec l'attentat de Christchurch. Hé non, et c'est sacrément intéressant.

Mon hypothèse est que les "ingénieurs sociaux" de très haut niveau ont réalisé que les masses blanches ne sont plus perméables, comme avant, au chantage émotionnel sur une base philo-musulmane et qu'une propagande massive de type compationnelle aurait plutôt une effet inverse, à savoir réveiller les derniers bulots sur la double problématique du l'islam en Occident et du Grand Remplacement. Discutez autours de vous avec "Madame et Monsieur Moyen" et vous verrez, en "grattant un peu", que les réactions vont de la sourde inquiétude au "j'en ai rien à foutre".
Donc, tout faire pour qu'aucune prise de conscience collective "blanche" ne se fasse.

La solution systémique de rechange: menacer très violemment, mais de façon plus ciblée:

https://francais.rt.com/international/60219-censure-nombreux-sites-internet-bloques-nouvelle-zelande-tuerie-christchurch

Écrit par : UnOurs | 21 mars 2019

"Apparemment l'idée que certains crimes méritent une peine adéquate (re)fait gentiment son chemin."

Petit apparté sur la peine de mort, qui, pour diverses raisons sociétales et psychologiques, est souvent vue de façon positive chez les "natios".

Funeste erreur, parce qui si, un jour, cette peine devait être rétablie sous nos contrées, ce sont nos têtes qui tomberaient en premier dans le panier, tout cela évidemment au nom des plus hautes valeurs de progrès.

Écrit par : UnOurs | 21 mars 2019

https://www.youtube.com/watch?v=phMzr0WKOVY

Écrit par : UnOurs | 21 mars 2019

Et encore ceci...

https://www.youtube.com/watch?v=36sXU6MMBMQ

... ce pour dire que nos "droits démocratiques" ne tiennent qu'à un fil (et que ceux qui réclament le retour de la peine de mort feraient bien d'être beaucoup plus perspicaces dans l'expression de leurs désirs).

Si la Grèce a peut-être été une expérience économique (le système peut-il dépouiller économiquement un peuple sans réaction), la Nouvelle-Zélande est peut-être présentemment le champ de l'expérience politique suivante: le système peut-il dépouiller politiquement un peuple sans réaction. Tout cela au nom des plus belles valeurs, évidemment.

Écrit par : UnOurs | 21 mars 2019

Même avec cet attentat et celui de Breivik, la terreur n'est pas encore près de changer de camp.
Et pourtant, si cela arrivait, ce ne serait pas forcément une mauvaise chose.
J'ai pu télécharger le manifeste de 74 pages en pdf le lendemain de l'attentat, mais après avoir vérifié, il semble qu'il ne soit plus disponible aujourd'hui.
Par contre, je n'ai pas trouvé la vidéo, elle a dû être enlevée de Facebook très vite.
Je suppose que les deux doivent circuler sous le manteau, au moins en dehors de la Nouvelle Zélande (10 ans de prison pour la faire circuler : cf. le lien donné par UnOurs).

Quant à la guerre civile larvée, elle n'est pas une chimère.
Les choses ne peuvent d'ailleurs qu'empirer puisque l'importation massive de musulmans continue, et même s'accélère, semble-t-il.
400 000 rien qu'en France en 2017.
Les quartiers (de non-droit) se renforcent, d'autres naissent. On en a déjà environ 600 en France. C’est le concept de la peau de léopard, dont les taches vont s’élargir petit à petit.
D'où la volonté du gouvernement de saupoudrer les migrants dans les villages et la campagne française. Comme cela, pas de jaloux, tout le monde sera content !

Écrit par : AP34 | 21 mars 2019

@Un Ours: merci pour vos liens. J'aime bien le commentaire d'un Internaute: "Une seule attaque terroriste et le gouvernement de Nouvelle-Zélande passe directement de la démocratie au fascisme."

@AP34: oui, chasse est donnée sur Internet pour empêcher les informations de circuler, mais les gens curieux et déterminés finiront toujours par trouver ce qu'ils veulent.

Je n'ai pas lu le manifeste ni vu la vidéo. En recoupant les informations publiées dans différents médias (y compris des médias de réinformation) on arrive je pense à avoir une assez bonne idée de son contenu, qui me paraît plus pertinent que la vue en mode gopro du massacre glauque de gens innocents. J'ai lu les commentaires de quelqu'un qui l'avait vue en partie et dit que c'était horrible, sans rien apporter et qu'il regrettait de l'avoir vue.

Je ne sais pas si la guerre civile éclatera vraiment, ou si "l'affrontement de basse intensité" perdurera pendant des décennies, mais si les choses empirent bien des gens se tiendront prêt à agir lorsqu'ils sentiront que le "moment" est survenu (voir le génocide rwandais pour un exemple d'application).

Ceux qui sont sûrs et certains que la guerre civile va éclater vont certainement en arriver à se dire qu'il vaut mieux tirer les premiers...

Écrit par : Stéphane Montabert | 21 mars 2019

Aux droitards qui souhaitent le rétablissement de la peine de mort:

https://uploads.disquscdn.com/images/e43346360bbc306ffc76351c9bc4819d1f883cbffc8d0ff65b07e25f158d3d41.jpg

Écrit par : UnOurs | 22 mars 2019

@UnOurs: "si, un jour, cette peine [de mort] devait être rétablie sous nos contrées, ce sont nos têtes qui tomberaient en premier dans le panier, tout cela évidemment au nom des plus hautes valeurs de progrès."

Je pense que si un gouvernement ouvertement totalitaire - qu'il soit islamiste, écologiste ou communiste - s'installe dans nos contrées, il appliquera la peine de mort sans demander son avis à qui que ce soit. Au vu de certaines exécutions extrajudiciaire ayant déjà eu lieu en France sous couvert "d'opérations de police" nous pourrions même ne pas en être très loin.

Si l'on parle d'un gouvernement démocratique, en revanche, je pense que la peine de mort est une chose trop importante pour être laissée aux politiques. En Suisse, son abolition fut votée par le peuple. En France, en revanche, elle fut décrétée par Mitterrand en 1981 et on se garda bien de valider la décision auprès des citoyens.

Quel que soit le pays occidental, je pense que nous arrivons dans des temps où l'ampleur des crimes commis la rend, parfois, à nouveau nécessaire ; supprimer la peine de mort sans parvenir au niveau de civilisation permettant la disparition des crimes qui la méritent est la marque d'une immaturité intellectuelle assez consternante.

Écrit par : Stéphane Montabert | 23 mars 2019

@Stéphane Montabert: sur ceci..

"Une seule attaque terroriste et le gouvernement de Nouvelle-Zélande passe directement de la démocratie au fascisme."

... ce qui est proprement terrifiant, c'est de constater à quel point la majorité des gens se conforme quasi instantanément à une pensée "totale", ce qui est un des indicateurs de la mécanique "fasciste" (je mets des guillements, parce que le terme est devenu aujourd'hui un "mot-code" de novlangue).


Sur la peine de mort, quelques attentats supplémentaires, "organisés" ou non, et il ne faudra pas beaucoup d'ingéniérie sociale en plus pour convaincre les masses du caractère progressiste de la peine de mort, quand appliquée à des "racistes, fascistes, nazis" etc...

Plus généralement, bien que me positionnant généralement à la droite de Dark Vador, je suis radicalement contre la peine de mort pour les raisons suivantes.

1: la raison pratique, la terrible erreur judiciaire toujours possible.

2: la raison personnelle, je ne touche pas à ce qui ne m'appartient pas, la vie d'un autre homme ne m'appartient pas.

3: la raison politique: la vie d'un homme n'appartient pas à l'état.

4: la raison philosophique: on ne sait pas philosophiquement ce qu'est la mort, on ne condamne pas quelqu'un a une peine philosophiquement indistincte.

5: la raison judiciaire: la peine de mort est bien trop clémente. Là, c'est mon côté "Dark Vador", la peine à vie sous ma juridiction serait infiniment plus terrifiante pour un criminel que la peine de mort.

Evidemment, cette réticence à appliquer la peine de mort n'implique en rien d'être pusillanime en matière de légitime défence (dont le droit devrait être à mon sens très largement étendu) ou en matière de techniques d'intervention policières.

Écrit par : UnOurs | 23 mars 2019

"Je n'ai pas lu le manifeste ni vu la vidéo."

J'ai parcouru le manifeste en travers.
Je pars toujours du principe que si Hitler me disait qu'il allait pleuvoir, ce n'est pas pour autant que je ne prendrais pas mon parapluie si je voyais par moi-même de sombres nuages s'ammonceller à l'horizon.

Ceci dit, en faisant abstraction du caractère immoral de tels actes (on ne doit jamais tuer d'innocents ou attaquer des gens sans défense) (1), ce type d'actions doit être évitée, car elles ne servent à rien, si ce n'est à donner de l'énergie au camp d'en face. Par exemple, l'attentat de Breivik n'a modifié en rien la mentalité suicidaire des Norvégiens ou seulement freiné l'envahissement allogène du pays.

Pour chaque action politique, il faut trouver la bonne "fenêtre de tir".
Sans "fenêtre de tir", même l'acte le plus radical ne donne strictement aucun effet, si ce n'est des effets inverses, comme le système tient encore ferme le dispositif de narration sociétal.

Je n'ai évidemment pas regardé la vidéo, je n'ai pas la mentalité "islamiste" pour cela.



(1) rappelons quand même que la mosquée visée était une mosquée extrémiste dont au moins deux fidèles sont morts en Syrie combattant pour ISIS.

Écrit par : UnOurs | 23 mars 2019

"Au vu de certaines exécutions extrajudiciaire ayant déjà eu lieu en France sous couvert "d'opérations de police" nous pourrions même ne pas en être très loin."

Oui, c'est marrant comme en France, notamment, les terroristes n'arrivent jamais jusque au procès, où on pourrait apprendre bien des choses...

Quant au rétablissement de la peine de mort validée ou non par le peuple, quand la France comprendra 30 à 40% de musulmans, je n'aimerais pas alors être un "natio" capturé par les gardiens de la révolution, pardon par la police. Il suffit de voir dès aujourd'hui comment certaines unités de police déjà bien diversifiées sont assez peu avares en grenades, dès lors que l'on peut tirer sur des "gilets" blancs.

Écrit par : UnOurs | 23 mars 2019

Hors sujet ? Disons plutôt beaucoup plus un sujet que Christchurch, dont finalement personne n'a rien à fiche.
Lisez en page 4 du Matin-dimanche les confidences d'un répugnant personnage, ancien n°3 du DFAE, qui se vante d'avoir démoli à chaque fois qu'il a pu les positions de la Suisse alors qu'il en était l'ambassadeur et qui s'avoue en faveur de l'adhésion de notre pays à l'UE ! Je suis sûr qu'il existe encore maintenant une majorité de collaborateurs du DFAE issus de la gouvernance Calmy-Rey qui militent pour notre plus grand malheur tout en touchant des salaires absolument indécents...

Écrit par : Géo | 24 mars 2019

@Stéphane Montabert

Sur ceci: "Je ne sais pas si la guerre civile éclatera vraiment, ou si "l'affrontement de basse intensité" perdurera pendant des décennies, mais si les choses empirent bien des gens se tiendront prêt à agir lorsqu'ils sentiront que le "moment" est survenu (voir le génocide rwandais pour un exemple d'application).

Ceux qui sont sûrs et certains que la guerre civile va éclater vont certainement en arriver à se dire qu'il vaut mieux tirer les premiers..."

https://www.youtube.com/watch?v=3r2RZna05qM

La chaîne de ce gars est très intéressante.

Écrit par : UnOurs | 25 mars 2019

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