24 mars 2019

Donald Trump blanchi de l'accusation de collusion avec la Russie

L'affaire traînait comme une douleur lancinante de l'élection de Trump: le Président des États-Unis n'avait pas remporté l'élection présidentielle de façon honnête mais en la manipulant, grâce à l'aide de désinformation en provenance de la Russie.

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Beaucoup de mensonges ont été proférés depuis le début de cette chasse aux sorcières commencée il y a plus de deux ans, et comme celle-ci vire désormais à l'eau de boudin pour les Démocrates qui en sont à l'origine, on peut s'attendre dès lundi à un nouveau narrative visant à donner de nouveaux angles d'attaque à l'opposition. Une archive de la page Wikipédia en rapport avec cette affaire permettra de voir "l'évolution de la vérité" officielle... En attendant, faisons le point de la situation.

L'enquête

Robert Mueller, nommé le 17 mai 2017 par le Procureur Général Adjoint Rod Rosenstein (voir ici pour les liens entre les deux personnages) dispose de moyens immenses pour enquêter sur la "possible collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump dans le cadre de l'élection de 2016".

La Croix nous donne un aperçu des moyens dont disposait en 2018 le Procureur Spécial:

Robert Mueller (...) dirige une équipe de 16 permanents, des spécialistes de la Russie, de la criminalité organisée, de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent, du contre-espionnage, du piratage informatique et de la cybercriminalité, issus du FBI ou recrutés à l’extérieur pour leurs compétences particulières. Le procureur et ses collaborateurs travaillent avec l’appui des services du FBI.


Leur cible?

Le champ d’investigation de l’enquête couvre cinq domaines : les transactions financières de l’entourage de Donald Trump, en particulier les activités de consultant en Ukraine de son ancien directeur de campagne Paul Manafort et les pratiques commerciales de son avocat personnel Michael Cohen ; l’interférence russe dans la campagne de 2016, à travers notamment la diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, le piratage des boîtes mails du parti démocrate et du directeur de campagne d’Hillary Clinton et leur publication ; les contacts et la coordination éventuelle entre l’entourage de Donald Trump et des personnes travaillant pour la Russie pendant la campagne électorale ; les contacts entre les Russes et des représentants de Donald Trump pendant la période de transition entre son élection et son entrée en fonction ; l’entrave à la justice, c’est-à-dire les éventuelles actions de Donald Trump et de son entourage pour entraver l’enquête, comme le limogeage du directeur du FBI James Comey en mai 2017.


Des moyens immenses donc, mais pour parvenir à quoi?

Beaucoup de filets, peu de prises

Les résultats concrets de l'enquête de Robert Mueller sont maigres, pour ne pas dire inexistants. Quatre collaborateurs de la campagne de Trump sont formellement inculpés, principalement pour fraude fiscale, blanchiment d’argent et fausses déclarations au FBI, mais aucun pour des activités ayant trait à la raison pour laquelle l'enquête a été ouverte, c'est-à-dire une collusion avec la Russie.

George Papadopoulos, un collaborateur mineur, est condamné à quatorze jours (!) de prison. Alex van der Zwaan, un avocat néerlandais, à trente jours de prison. Michael Flynn, bref conseiller à la sécurité du gouvernement Trump et unique affilié démocrate de son équipe, et Rick Gates, collaborateur de Paul Manafort, sont en attente de jugement, pour des délits de parjure pour le premier et de la fraude fiscale pour le second. Michaël Cohen, ancien avocat de Trump, retourne sa veste et témoigne devant le Congrès - alors même qu'il est mis sous accusation de parjure - pour charger son ancien patron, le traitant désormais de "tricheur", de "raciste" et de "menteur", des termes repris comme du petit lait par les médias. Même lui, pourtant, admet ne pas avoir de "preuves concrètes" d'une collusion avec les Russes.

Le plus gros poisson pêché - et le plus lourdement puni - est Paul Manafort, directeur de campagne de Trump pendant la première moitié de l'année 2016. Il est condamné à travers plusieurs chefs d'accusation à plus de sept ans de prison. Mais, là encore, les faits qui lui valent l'incarcération ont trait à de la fraude fiscale et des délits sans rapport avec l'ingérence russe. En outre, ils sont antérieurs à sa collaboration avec le magnat de l'immobilier.

Sur le plan des chiffres, l'enquête de Robert Mueller semble impressionnante: plus de 200 poursuites pénales et l'inculpation de 34 individus, dont 29 agents russes et trois entreprises. Ces chiffres ont été et seront encore repris par les Démocrates et les médias pour la présenter comme un succès. Malheureusement pour un public avide de sensations, poursuite pénale et inculpation ne veulent pas forcément dire condamnation ; et surtout, rien n'a été jusqu'ici trouvé qui confirme la raison pour laquelle le Procureur Spécial a été nommé, c'est-à-dire, rappelons-le encore, la moindre trace de collusion entre la Russie et l'équipe de Donald Trump ou Donald Trump lui-même.

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On peut penser que Mueller ait été juste à deux doigts de trouver quelque chose de vraiment juteux, un bon gros scandale reliant Trump à Moscou, ou pourquoi pas, pire encore. L'hypothèse fera les délices de tous les amateurs de théories du complot ; comptons bien sur les nombreux "experts" invités sur les plateaux de télévision pour orienter la pensée du grand public en ce sens.

Malheureusement, cette analyse ne tient pas debout. D'une part, Robert Mueller enquête pratiquement sans limite depuis presque deux ans et dispose d'une quantité d'information immense ; rappelons qu'Obama espionna toute la campagne Trump (sur la base de faux documents) bien avant que celui-ci ne soit élu. Si ces archives avaient produit quoi que ce soit d'utile contre Trump, le filon aurait été exploité depuis longtemps. De plus, la grande porosité entretenue à dessein entre l'équipe de Mueller et les médias - certains furent carrément avertis à l'avance de cibles d'arrestations pour venir préparer leurs caméras - laisse à penser que si la fameuse piste prometteuse avait existé, le grand public en aurait déjà entendu parler. Mueller en aurait eu besoin pour relancer son enquête.

L'hypothèse la plus vraisemblable est que Mueller n'a rien trouvé. Nous aurons le fin mot de l'histoire lorsque le rapport sera rendu public, ce qui se produira rapidement. Mais même en attendant ce moment, nous savons déjà que le Procureur Spécial a capitulé. Deux faits indiscutables nous le prouvent.

Premièrement, Robert Mueller a affirmé qu'il n'y aura pas de nouvelles inculpations, c'est-à-dire que son enquête n'a pas produit d'éléments suffisants pour inquiéter qui que ce soit de plus que les gens déjà poursuivis. Ni Trump, ni les membres de sa famille, ni les membres de son gouvernement, ni ses proches collaborateurs ne sont donc soupçonnés de quoi que ce soit de crédible.

Deuxièmement, dans une lettre envoyée aux membres du Congrès, le Procureur Général William Barr, première personne à lire le rapport, précise qu'il n'y a pas eu d'obstruction à la justice de la part du Président Trump. Le principal argument que les Démocrates pensaient employer pour poursuivre leur guérilla judiciaire vient de faire long feu.

On peut toujours chanter que la vérité est ailleurs, mais il est de plus en plus difficile de ne pas passer pour un illuminé...

Deux ans de mensonges et un retour de bâton bien mérité

Depuis le lendemain de l'élection de Trump et l'émergence de ce soi-disant "complot russe", les médias américains alignés sur les Démocrates (et les médias internationaux reprenant le tout avec empressement) ont bâti de toute pièce un mensonge colossal et s'en sont servi pour créer une atmosphère détestable. Trump n'était pas le Président légitime des États-Unis. Il avait volé son élection. Chaque jour apportait son lot de nouvelles révélations. Chaque jour, l'étau se resserrait. Chaque jour était un pas de plus vers la destitution de l'imposteur.

Au-delà des mensonges, ces assertions contribuèrent à diviser la société américaine comme jamais. Il y avait d'un côté "ceux qui savaient", appuyés par les médias, cultivant leur haine de Trump et pensant que sa destitution était imminente, et de l'autre les "naïfs" ou les "croyants", supporters de Trump évidemment en faute, accusés non seulement de soutenir un Président illégitime mais en plus d'être devenus les alliés de fait d'intérêts étrangers. Finalement, ces accusations de "complot russe" mirent à mal les relations entre deux puissances nucléaires.

Pour un bon compte-rendu de cette situation et de l'importance des conclusions du rapport Mueller, le présentateur vedette Tucker Carlson de Fox News fit un résumé remarquable des enjeux.

Voici une traduction des meilleurs passages de la vidéo, dont on peut trouver une transcription complète.

Pour le moment, nous aimerions prendre un instant pour mettre en perspective cette histoire tentaculaire. Notre travail dans cette émission est de nous rappeler les choses, de créer un enregistrement de ce qui s'est passé dans ce pays au cours des dernières années et de ce qui lui est arrivé. Nos petits-enfants voudront savoir. Si la gauche l'emporte, ils ne verront jamais ces détails. Tout sera blanchi à la chaux, comme beaucoup d'autres passages de notre histoire. Alors rappelons-nous, pour mémoire, des buts de l'enquête de Robert Mueller, pourquoi un Procureur Spécial a été nommé au départ. Il ne s'agissait pas de savoir si le Président avait trafiqué des abattements d'impôts sur ses déclarations de revenus d'il y a trente ans. Il ne s'agissait pas de savoir s'il voulait construire un autre hôtel dans un pays étranger. Dès le premier jour, l'enquête de Mueller se justifiait par une seule question: Donald Trump a-t-il commis une collusion avec le gouvernement russe pour voler l'élection présidentielle de 2016? Le Président a-t-il trahi son pays? Pendant près de trois ans, les Démocrates nous ont dit qu'il l'avait effectivement fait.

Beto O'Rourke: "Il ne fait aucun doute que même s'il n'y avait pas collusion, il y avait au moins une tentative de collusion."

Adam Schiff: "Je pense qu'il existe de nombreuses preuves de collusion ou de complot exposées à la vue de tous."

Maxine Waters: "Il y a encore beaucoup à apprendre à ce sujet. Je crois qu'il y a eu collusion."

John Podesta : "Ça sent de plus en plus une odeur de collusion."

Nancy Pelosi: "Nous avons vu des preuves irréfutables de la campagne Trump: la famille Trump avait bien l'intention de s'entendre avec la Russie en fin de compte."

Si vous avez vécu dans ce pays, il est difficile d'avoir manqué les accusations comme celles que vous venez d'entendre. Maxine Waters est une personne inconséquente, un festival sur pieds. Mais Nancy Pelosi n'est pas du même calibre. Elle préside la Chambre des Représentants. Elle est troisième dans l'ordre de succession de la Présidence. Adam Schiff est Président du comité du renseignement de la Chambre. Il est au courant des informations les plus secrètes que possède notre gouvernement. John Podesta a été le chef d'état-major d'une Maison Blanche et le conseiller principal d'une autre. Beto O'Rourke a collecté plus d'argent que tous les autres candidats à la présidence en 2020. Ces gens ne sont pas des personnages périphériques. Ce sont les membres les plus éminentes du parti démocrate actuel . Nous les avons pris au sérieux. Nous nous sommes sentis obligés de comprendre pourquoi ils traitaient le Président des États-Unis de traître.


Il y a encore bien davantage dans la séquence de 11 minutes, y compris une couverture médiatique stupéfiante incluant des commentateurs comparant Trump à Benedict Arnold et suggérant ouvertement qu'il soit pendu.

Rien de tout cela n'était accidentel ni ne survint par erreur. Dès l'instant où Donald Trump prit ses fonctions, les Démocrates et les médias mirent en branle un récit qu'ils souhaitaient désespérément voir devenir vrai. Ils ne furent jamais réellement préoccupés par l'état du pays. À la place, ils cherchaient simplement une excuse pour destituer Trump de ses fonctions car ils n'aimaient pas le résultat des élections de 2016.

Le plan était d'une simplicité extrême: creuser jusqu'à trouver quelque chose. Piéger des collaborateurs sur des accusations de parjure ou des faits sans rapport avec une collusion, puis leur faire miroiter une amnistie et les faire chanter pour atteindre le domino suivant, et ainsi de suite jusqu'à Trump. Tout le monde étant corrompu à New York, le magnat de l'immobilier devait bien avoir quelque chose à cacher. Au pire, si vraiment aucun lien avec la Russie n'était déterré, on pourrait toujours l'accuser d'obstruction à la justice. Mais malgré deux ans d'enquête, rien n'y fit.

Maintenant que le pseudo-récit est en train de s'effondrer, il devrait y avoir des répercussions. Tucker poursuit sur cette voie:

Tout ceci doit avoir des conséquences. Une fois le rapport Mueller publié et qu'il devient incontestable que, quels que soient ses défauts, Donald Trump n’a pas collaboré avec les Russes, les nombreuses personnes qui ont prétendu de manière persistante et sans la moindre preuve qu’il avait collaboré avec les Russes doivent être punies. Non pas inculpées ni emprisonnées, mais obligées de s'excuser et de porter un regard critique quant à leur propre comportement.

Si des Républicains avaient passé trois années entières à prétendre de façon erronée que Barack Obama agisse en collusion avec le gouvernement iranien, ceux qui l'auraient prétendu pourraient-ils continuer à travailler dans la politique ou dans les médias? C’est une question rhétorique.


Que ces gens soient licenciés ou non, ils ne devraient plus avoir la moindre crédibilité après un tel fiasco. Tout journaliste, homme politique démocrate ou ancien responsable de la CIA perpétuant ce mensonge et refusant un mea culpa sincère ne devrait plus jamais être pris au sérieux. Il devrait également y avoir une véritable enquête sur la légalité de ce qui s'est passé et les personnes qui ont divulgué des informations classifiées pour nourrir cette farce. Si John Brennan et Adam Schiff organisaient des fuites vers CNN, comme on le soupçonne depuis longtemps, ils devraient être tenus pour responsables devant la loi. Si des responsables de l'Administration Obama ont utilisé de faux prétextes et révélés des individus de façon sélectives pour forcer une enquête partisane, cela devrait entraîner des conséquences réelles. Si les responsables du FBI ont menti à un tribunal, cela ne peut pas être simplement écarté d'un revers de la main.

Rien de tout cela n'est une vengeance judiciaire contre des ennemis politiques. C'est le besoin essentiel d'un système de justice fonctionnant de façon équitable et impartiale. Ce triste épisode de l'histoire américaine a été profondément préjudiciable, entraînant des disputes et des violences publiques alors que les membres du mouvement #resistTrump se déchaînaient, poussés par un récit qui n’avait jamais eu de fondement factuel. 67% des Démocrates pensent aujourd'hui encore que Trump a non seulement collaboré avec la Russie, mais que celle-ci a changé le résultat des votes. C'est complètement fou et le résultat direct de mensonges quotidiens sur des faits avancés sans la moindre preuve.

Crédibilité en miettes

Nous ne devons jamais oublier ce qui vient de se passer. Alors même que le Rapport Mueller est remis au Gouvernement des États-Unis, les médias commencent à en diminuer l'importance ou à passer gentiment à autre chose. C'est trop facile.

Pendant deux ans, ils ont surfé sur la vague du complot russe, ils ont érigé des autels à Robert Mueller et lui ont brûlé des cierges. Ils ont menti continuellement au grand public comme des arracheurs de dents, sans retenue et sans remords.

Tous les politiciens, tous les médias, tous les éditorialistes, tous les experts, tous les leaders d'opinion sur Twitter et tous les membres du grand public qui ont gobé sans hésitation cette fable débile de complot russe se sont officiellement discrédités à vie. L'autorité et la crédibilité restent uniquement entre les mains de la minorité qui avait gardé assez de sang-froid pendant ce tsunami de propagande sans précédent.

Et il est temps pour la justice américaine de se remettre au travail et de déterminer les responsabilités de ce qu'il faut bien appeler, comme Trump le fait depuis deux ans, une chasse aux sorcières.

Commentaires

Les perspectives de cette affaire sont franchement terrifiantes pour l'avenir des démocraties.

Écrit par : F. Battestini | 24 mars 2019

L'homme n'est pas un être rationnel.
Qu'il soit américain, français ou suisse…
Ses émotions le dominent très largement, au point de lui faire perdre tout contrôle de lui-même.
Et parmi ces émotions, la haine tient la plus grande place.
Je pense quel le premier chien ou chat venu l'est davantage, rationnel.
Une preuve, où il n'y a aucune haine, mais une croyance :
https://www.livescience.com/65053-flat-earther-cruise-antarctica-ice-wall.html?utm_source=ls-newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=20190322-ls
On pourrait probablement dire la même chose de ceux qui croient en Dieu.

Écrit par : AP34 | 24 mars 2019

Un article du Figaro de ce jour intitulé :
LE RAPPORT MUELLER BLANCHIT DONALD TRUMP
J'ai relevé quelques commentaires, avec leurs réponses éventuelles, indiquées par un tiret : —. C'est moi qui ai mis les majuscules :

Monsieur Philippe Gelie. Vous nous avez bassinés pendant 2 ans 1/2 avec l'enquête Mueller qui allait aboutir à l'impeachment du Président Trump. Ne ressentez vous aucune honte d'avoir ainsi trompé les lecteurs du Figaro et trahi la déontologie de votre profession? Comment osez vous encore publier le moindre article dans le Figaro que vous avez honteusement trahi ?
— Je pense bien au contraire qu'il a obéit aux ordres qui lui étaient donnés.
— Pour qui vous prenez-vous ? Il a fait son boulot.

Le Figaro doit absolument, suite à cette nouvelle leçon, reprendre sa place dans le paysage médiatique en ayant une ligne éditoriale non engagée, rigoureuse balancée et informatrice. Cela n’empêche pas les éditoriaux engagés.... C'est le seul moyen de lutter contre les F news du digital et surtout le travail de journalistes professionnels qui seul peut protéger nos démocraties. Il en va aussi de la survie économique de notre presse. Rétablir la confiance de votre lectorat est la seule issue pour la presse.

Jusqu'à présent les Républicains dénonçaient quotidiennement que leur justice était factieuse et aux mains des gauchistes juges et procureurs Démocrates vendus...Ben à partir d'aujourd'hui, subitement ils vont la trouver juste ...comme il faut!
— Deux ans d'acharnement sur une intox. C'est bien une justice partisane. Ce n'est pas parce que Müller N'A PAS OSE ALLER JUSQU'A LA FABRICATION DE FAUSSES PREUVES que cela en fait un honnête homme.

Tout ce cinéma des média américains... et français qui s'intoxiquaient mutuellement par surenchère, chacun rajoutant sa petite couche personnelle souvent inventée de toutes pièces pour ne pas paraître en retard d'une info. J'ai suivi cette affaire pendant 2 ans comme un mauvais feuilleton. Se faire manipuler à ce point par une presse prétendument "sérieuse", c'est sans précédent et ça ne présage rien de bon sur pas mal d'autres affaires. Toute information devient maintenant suspecte aux yeux du grand public: On ne sait plus qui croire.
Il a vraiment l'air fin, notre président avec sa loi sur les "fake news".
— Pourquoi croyez-vous qu'ils doivent être massivement subventionnés?

Dire que nous nous sommes Gélie fiés !
— Hahaha notre Gélie national est en réanimation intensive.

Notons que personne ne s’est enquis de tous les autres gouvernements étrangers qui supportaient Hillary...
— Arabie Saoudite en tête...

Une vague de suicides a touché les rédactions du Monde, du Figaro, de TF1, de Libération, de CNN, du Washington Post, du New York Times et de la BBC.
Condoléances et bouquets de fleurs seront les bienvenus.

Il n'en reste pas moins que Trump sue la bêtise par tous les pores et que, comme le démontrait déjà Hillary Clinton, il n'est pas qualifié pour assumer de telles responsabilités. N'en déplaise à ses admirateurs et électeurs, faits du même bois
— Parce que l’intelligence serait démocrate et la bêtise républicaine , pauvre insecte !!!! Ton petit président des bobos en France nous démontre tous les jours le contraire.
— Mouais, toujours est il que sous son "règne" l'Amérique ne s'est jamais aussi bien portée : croissance énorme(certes ça baisse un peu), pouvoir d'achat des ménages largement en hausse depuis son élection, Bourse au sommet(et là-bas, ça compte sacrément), guerre nucléaire avec le sieur Kim Jun machin truc évité (tout est relatif), entreprises en très fortes croissance avec sa réforme pour elles, chômage historiquement bas...
— Je veux bien que ce soit un zéro (sur le climat au moins), le fait est qu'il sera réélu haut la main pour toutes ces raisons.
— Hillary n'a rien démontrée du tout. Elle a non seulement été battue, mais sa tentative de reprendre la campagne pour 2020 s'est traduite par des "shows" où moins d'une cinquantaine de personnes venaient...

Les journalistes ne savent plus où se mettre. Sur CNN, ils avaient les larmes aux yeux. On imagine que dans les rédactions françaises, c'est pareil...
2 ans de fake news débitées quotidiennement. On espère que vous serez poursuivis par la nouvelle loi.

Il est urgent d'enquêter sur le parti démocrate, entièrement contrôlé par les Russes. C'est là qu'est le vrai problème.

L’énormité des mensonges proférés et répandus par les grands médias est à présent manifeste. Lorsqu’il s’est avéré qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak, les responsables de la guerre n’ont pas été sanctionnés. Lorsque les Pentagon papers de Daniel Ellsberg ont été publiés, cela n’a pas empêché la réélection triomphale de Nixon. Les précédents sont nombreux, et n’incitent guère à se réjouir. Les réactions sur ce forum montrent d’ailleurs que ceux qui se sont si manifestement trompés vont à présent s’enfoncer dans de nouvelles arguties et dans la mauvaise foi, tant il est difficile de reconnaître ses erreurs. La nature humaine est ainsi faite. LES HOMMES PREFERENT CROIRE QUE SAVOIR.

Écrit par : AP34 | 25 mars 2019

Le Figaro choisit comme titre:

"le rapport Mueller blanchit Donald Trump"

http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/24/01003-20190324ARTFIG00098-le-rapport-mueller-blanchit-donald-trump.php

en revanche le Matin choisit comme titre (avec la pire photo de Trump):

"Trump se dit "totalement disculpé""

https://www.lematin.ch/news/standard/amerique-simpatiente-trump-reste-muet/story/31538955

mais est quand même forcé d'ajouter en petits caractères ce qui aurait dû être le titre:

"Selon les conclusions de l'enquête du procureur Mueller, il n'y a pas d'entente prouvée entre Moscou et l'équipe de Trump"

Et après Le Matin se plaint de disparaître alors qu'il fait de la propagande au lieu de faire de l'information. Voilà, tout est dit sur notre presse romande et la RTS est du même acabit.

Écrit par : Marie B. | 25 mars 2019

"R. Muller enquête depuis deux ans"
Non. Muller est à la tête de l'équipe de surveillance depuis 2ans, mais cette dernière enquête depuis 3ans !
https://theconservativetreehouse.com/2019/03/25/a-review-of-the-barr-principal-conclusion-notification-overlaying-three-years-of-background-research/

"""Il est difficile de croire qu'en 2017, l'enquête ne savait pas déjà que l'accusation de collusion était foireuse ! D'où la justification russe.
Qu'on donc fait les enquêteurs depuis ? Chercher à tout pris quelque chose sur l'obstruction, le vrai objectif depuis 2ans ! Choux blanc. D'où la non réponse à but politicien du rapport..."""

Écrit par : amike | 25 mars 2019

Notons que de la nomination du Président Trump à vendredi dernier, les réseaux télévisés américains (ABC, CBS et NBC evening newscasts) ont produit 2'284 minutes de "couverture de la collusion". C'est presque 3 minutes par jour dans les journaux télévisés, chaque jour, pendant 791 jours. C'est 18,8% de toute la couverture de la Présidence Trump par ces médias.

Rien que cette année la couverture de Trump a été négative à 92%, encore pire que les 90% de couverture négative enregistrées en 2017 et 2018.

https://www.newsbusters.org/blogs/nb/rich-noyes/2019/03/24/fizzle-nets-gave-whopping-2284-minutes-russia-probe

@Marie B.: ils sont indécrottables, mais au vu de l'abrutissement général du public, ça fonctionne. Ils auraient tort de se priver. C'est sans doute ce qui distingue le plus le grand public américain du grand public européen, et Suisse en particulier: les premiers se méfient de leurs médias et complètent leur information avec Internet. Sur le Vieux Continent, ils gobent tout comme du petit lait.

@amike: vous avez parfaitement raison mais il est vrai aussi que Mueller ne fut nommée qu'en mai 2017, l'enquête ayant commencé sans lui.

Écrit par : Stéphane Montabert | 25 mars 2019

Pas de sorcières mal aimées, pour la superproduction de la Metro Goldwyn Mueller...
Le tout Hollywood va inaugurer son printemps 2019 en berne, avec l’obligation d’abandonner son scénario Trumpset Boulevard, qui faisait rêver…
Que faire désormais, sinon de produire à la hâte un remake du mur des lamentations.
Mais avec le mur de l’immigration, avec Trump en tête d’affiche, un deuxième flop magistral est promis.
Il risque de sceller le sort, pour longtemps, des fausses fictions réalités.

Écrit par : Yes-Comment | 25 mars 2019

Pour ceux d'entre vous qui comprennent bien l'anglais, je vous conseille de suivre régulièrement les très fréquentes et pertinentes analyses politiques de ce jeune homme qui présente toujours très bien les choses sur sa chaîne youtube. Voici sa dernière contribution sur le sujet. Vous les trouverez toutes sur sa page principale à laquelle vous accéderez en cliquant sur le logo noir et blanc en bas à gauche de cette vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=dRyqbMlgfkE

NB: nos médas se gardent bien de nous dire que cette "enquête" inutile a coûté 30 millions de dollars aux contribuables américains.

Écrit par : John S. | 27 mars 2019

"Les journalistes ne savent plus où se mettre." Ah ben pas chez nous. Écoutez un peu "Signature" de Rafaël Grand :
https://programmesradio.rts.ch/la-1ere/
"Ce petit doute qui fait tant de mal à l'Amérique"
Les journalistes de la RTS osent tout, c'est à cela qu'on les reconnaît...

Écrit par : Géo | 27 mars 2019

Ceux qui, comme moi, ont à assumer une longévité insolente, ont plaisir à retrouver dans le ton et l'esprit de notre radio de sévices publics, ceux du programme en français de Radio-Mosou à la fin des années 1950. Et comme Géo ne manquera pas de relever que, dans le passé, j'ai moi-même fait quelques menus travaux pour la radio d'état chinoise, je puis lui rétorquer que cette dernière est nettement plus rock n' roll que les deux citées précédemment.

Écrit par : rabbit | 28 mars 2019

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