28 avril 2019

Avengers: Social Justice Warriors Endgame

Le dernier volet des aventures des Avengers est sorti sur les écrans romands ces jours. Voilà donc une petite critique que ceux qui souhaitent découvrir le film devraient éviter le lire. Non pas que j'y dévoile massivement l'intrigue, mais parce que je n'en dis pas que du bien…

Les Avengers? Une assemblée de super-héros de l'univers des Comics Marvel, réunis comme il se doit pour sauver le monde. En fait Avengers:Endgame est la suite de Avengers:Infinity War de 2018 qui voyait le méchant Thanos tenter de récupérer les Pierres d'Infinités pour détruire la moitié, littéralement, des formes de vies de l'univers. La triste fin de l'épisode précédent ne laissait aucun doute sur l'existence d'une suite, qui clôt d'ailleurs ce cycle du MCU (l'Univers Cinématographique de Marvel). Parce que la transposition des héros au cinéma est un constant renouvellement: les acteurs vieillissent ou se lassent et doivent être remplacés, ce qui donne lieu à autant de remake et de reboot avec de nouveaux interprètes pour nos héros favoris, ou ici, des passages de témoin sur lesquels je reviendrai.

cinéma
Une partie de l'affiche du film. La surface prise par chaque personnage
est-elle proportionnelle à sa présence à l'écran? Mystère…

Alors, Avengers:Endgame est-il un bon film? En quelques mot: non, c'est une distraction qui ne restera pas dans les mémoires (en tout cas bien moins que son prédécesseur). Si le film est spectaculaire dans ses scènes d'action et réussit la prouesse de laisser se développer l'intrigue en impliquant une dizaine de personnages principaux sans donner trop l'impression de calculer le temps d'antenne façon CSA, il pèche par quelques aspects pas complètement anecdotiques, comme le scénario, le placement de produits, et surtout les SJW.

Les placements de produits ont étés repérés depuis longtemps mais en l'espèce certains sont aussi subtils qu'un Hulk dans un magasin de porcelaine. Impossible de ressortir d'Avengers:Endgame sans comprendre que les super-héros badass roulent en Audi et que Fortnite est le jeu à la mode, c'en est presque gênant.

Pourtant, ces placements commerciaux ne sont que péchés véniels comparés à un scénario plus troué qu'un emmental. La faute à la "solution ultime" de toutes les intrigues inextricables: le voyage dans le temps, bien sûr! Tout le monde avait compris bien avant le début du film qu'on passerait probablement par là (seul cheminement praticable pour sauver tous les héros morts lors de l'opus précédent) et si les protagonistes d'Avengers:Endgame font mine de s'inquiéter des conséquences de leurs sauts temporels, l'intrigue déraille suffisamment vite et suffisamment profondément pour que le résultat final n'ait plus le moindre sens. Ceux qui ont vu le film confirmeront. Dans la ligne temporelle "reconstruite", Thanos n'a même plus mis la main sur une seule Pierre d'Infinité! Toute l'intrigue en devient parfaitement absurde.

Arrivent les Social Justice Warriors

Mais qu'en est-il finalement des Social Justice Warriors évoqués plus haut? Et qu'est-ce qu'un Social Justice Warrior (SJW pour les intimes) pour commencer? Le qualificatif désigne les "héros de la justice sociale", un terme moqueur inventé pour dénigrer les militants défendant toutes les causes à la mode du moment. On comptera pêle-mêle dans les rangs des SJW:

  • des végans ;
  • des pro-LGBT ;
  • des féministes pro-islam (ou des gays pro-islam ou toute autre combinaison improbable) ;
  • des hystériques du réchauffement climatique (qui prennent l'avion pour leurs loisirs) ;
  • des adeptes de la sexualité alternative et de ses innombrables variantes (asexué, intersexe, sexe fluide etc.) ;
  • des partisans du changement de sexe des enfants ;
  • des défenseurs des droits de "minorités opprimées" uniquement dans les pays occidentaux…

La liste n'est pas exhaustive. On ne s'étonnera pas que ces SJW se retrouvent massivement à gauche et à l'extrême-gauche.

cinéma

Notez bien qu'il n'y a rien de mal à "défendre" et à "lutter" en faveur de telles causes. Ce qui distingue un SJW d'un individu normal est, outre une perception totalement sélective de la réalité, sa propension à s'offenser de tout et ses réactions hystériques. Pour résumer, les SJW sont l'incarnation la plus extrémiste qui soit du politiquement correct, ce qui en fait des absurdités vivantes. Incapables de tolérer l'existence d'une opinion contraire et emportés dans leur indignation, ils sont aussi incapables d'argumenter.

Naturellement, leurs accoutrements souvent caractéristiques (bijoux "ethniques", couleurs de cheveux surnaturelles, style vestimentaire étrange, etc.) et leur comportement en font une cible de choix dans les mèmes, la guerre de la culture que la gauche a perdue.

cinéma,sjw

Rien de cela ne porterait à conséquence si, par un mélange de fascination et d'entrisme, les SJW ne se retrouvaient aux plus hauts niveaux de certaines entreprises comme les GAFA, les éditeurs de jeux vidéo ou les studios de cinéma… Comme ceux de Marvel.

Séquences SJW

Des thèmes de prédilection des SJW se retrouvent ainsi insérés de force dans Avengers:Endgame, d'une façon si peu subtile qu'elle ne laisse aucun doute, même auprès de spectateurs peu au courant du phénomène.

L'icône super-héroïque de ce mouvement est évidemment Capitaine Marvel, une super-héroïne portée à l'écran précisément pour être la championne de tous les SJW. Arrivée tardivement (l'unique film qui l'introduit dans l'univers Marvel est sorti un mois avant Avengers:Endgame), Capitaine Marvel a une relation distante avec le noyau des Avengers mais ses apparitions ne laissent aucun doute: elle est la plus puissante de tous les super-héros du plateau. Son super-pouvoir est en quelque sorte d'être supérieure à tout le monde.

Évidemment, Capitaine Marvel n'a pas de faiblesse (comme l'alcoolisme de Thor ou la colère de Hulk) puisque l'imperfection est anathème à la définition d'un super-héros SJW. A l'instar de Rey dans Star Wars, elle se révèle parfaite en tout, et peu importe que cela en fasse un personnage peu sympathique auquel il soit difficile de s'identifier.

Bien que d'une puissance décisive, elle intervient tardivement dans le combat contre Thanos - parce qu'elle "n'a pas que ça à faire", étant donnée qu'elle est chargée de l'univers entier et pas de la petite Terre, comprenez-vous. La réplique a si peu de sens que même nos super-héros ne trouvent rien à répondre. 

Capitaine Marvel se retrouve également à lancer une réplique "on va s'en occuper!" en parlant du méchant, suivie d'un plan large où se retrouvent une dizaine de super-héros et de combattants… Uniquement féminins, au beau milieu d'un champ de bataille. La scène "Girl Power" est par trop incongrue et irréaliste pour ne pas avoir été pensée dans les moindres détails par un scénariste SJW lui-même.

Le féminisme n'est pas le seul thème des SWJ. Le Grand Remplacement en fait aussi partie et le film en est l'illustration parfaite, Avengers:Endgame étant aussi l'occasion d'un passage de témoins entre une ancienne et une nouvelle génération de héros. Le prochain Capitaine America est un noir. Le prochain Iron Man est une noire. Le prochain Thor est une femme noire (étant entendu que dans la mythologie nordique sauce Hollywood les Walkyries sont incarnées par des femmes noires).

On n'ose imaginer l'outrage cinématographique mondial si Black Panther avait cédé le trône du Wakanda à un blanc…

Fin de Cycle

Après un blackout médiatique de 48 heures les médias parlent d'Avengers:Endgame et si le jugement des critiques est globalement bon, celui du public est plus mitigé. Il est difficile de juger le film comme pleinement réussi - les carences scénaristiques fragilisent ce qui aurait pu et dû être la conclusion satisfaisante d'une vingtaine de films.

Toutes proportions gardées, les séquences SJW qui donnent leur titre à ce billet ne sont qu'une partie mineure de l'œuvre ; mais il suffit d'un plan ou d'une réplique ratée dans un film où chaque seconde d'image a été pleinement réfléchie pour briser l'immersion du spectateur, et son sentiment d'évasion.

Rien ne dit que les films suivants seront des échecs commerciaux ; mais si la trajectoire entamée avec Captain Marvel se poursuit, il est probable que le grand public se lasse et que le prochain cycle du MCU fasse mourir peu à peu la franchise à la façon de Star Wars, elle aussi rachetée par Disney. Mais dans ce cas Disney n'est pas la seule société à blâmer ; l'éditeur de Comics Marvel est lui-même responsable du virage féministe/raciste donné à ses personnages, qui ont contribué au déclin des Comics avant que le cinéma ne leur donne un second souffle.

Les super-héros ne se sont pas réinventés dans la bonne direction.

20:40 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, sjw |  Facebook

24 avril 2019

La Suisse se réchauffe deux fois plus vite!

La Suisse se réchauffe à grande vitesse, avertit 24 Heures dans un article fleurant bon l'hystérie. Le réchauffement y serait encore plus rapide qu'ailleurs:

«En Suisse, le réchauffement est nettement plus élevé que la moyenne mondiale», a souligné [Sonia Seneviratne, chercheuse en science du climat à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ)], qui a effectué une évaluation sur la base des données de MétéoSuisse entre 1864 et 2017. Comparant un réchauffement à 2 degrés par rapport à 1,5 degré, elle a calculé que l'évolution en Suisse serait deux fois plus rapide qu'en moyenne globale.


réchauffement climatique,mensonges,médiasAprès ce paragraphe encore plus alarmiste dans un article déjà truffé de glapissements, l'avertissement est immédiat:

Tout retard dans l'adoption de mesures augmente non seulement les risques qui en découlent mais limite aussi la marge de manoeuvre pour la politique et la société.


Donc voilà, je réécris pour les mous du bulbe: vous avez bien compris comment il faut voter en octobre! C'est important! L'avenir de la Suisse, de l'Europe et du monde est en jeu! Pas moins! Et je ne plaisante même pas:

Une fois qu'un certain niveau de température a été atteint, celui-ci persiste pendant des siècles, voire des millénaires. 


Il faut avoir une imperméabilité au doute qu'on ne trouve que chez les esprits les plus fanatiques pour énoncer de telles énormités sans tousser. Sur quelles preuves reposent des déclarations aussi extrémistes? Sur la base des modèles climatiques défaillants? Car ce n'est pas tout que d'échouer à prévoir chaque année la température moyenne jusqu'à 2050 ou 2100, il faut aussi prétendre prévoir la suite sur des siècles, voire des millénaires! Et si ce n'est pas cela que reposent ces déclarations outrancières, on aimerait bien savoir quoi alors, mais ne comptons pas sur le journaliste pour poser la question.

Ensuite, il nous reste les méthodes d'apprenti-sorcier:

Le seul remède restant (sic) réside alors dans les émissions dites négatives qui peuvent être réalisées à l'aide de systèmes techniques et biologiques qui éliminent le CO2 déjà émis dans l'air.


Entre spécialistes, on appelle ces systèmes la "végétation" et elle fait très bien son boulot depuis quelques milliards d'années. Mais les écologistes de combat qui sévissent désormais dans les universités et les rédactions travaillent sans doute à préparer le public aux prochaines étapes, les projets aussi délirants que gigantesques destinés à modifier artificiellement la composition de l'atmosphère terrestre...

Pendant que les Helvètes sont amenés à contempler leur nombril en se fouettant de leurs péchés climatiques, un petit zoom arrière sur la presse internationale (merci à rjb77ca) nous permet de comprendre un peu mieux ce qu'il se passe à l'échelle mondiale:

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Ça chauffe de partout plus que la moyenne! (cliquez pour agrandir)

C'est assez incroyable quand on y pense: où sont ces endroits où le réchauffement climatique est plus faible que la moyenne? Ils n'existent pas. La température moyenne semble monter plus vite que la moyenne partout - en tout cas, surtout là où l'on vote.

Mère Nature fait décidément bien les choses.

19 avril 2019

Les faillites de Notre-Dame

La destruction par le feu de Notre-Dame de Paris, le poumon culturel et historique qui subsistait au cœur de la capitale française, marque incontestablement la fin d'un cycle.

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Depuis l'incendie, les hommages rendus par les politiciens semblent sincère - de la même façon qu'on ne réalise la valeur d'une chose qu'une fois qu'on l'a perdue. Mais le sont-ils vraiment? Et comment en est-on arrivé là?

Faillite de l'État Français

"Les millions affluent pour reconstruire la cathédrale, mais lorsqu'il s'agissait simplement de financer les travaux de réfection, il n'y avait personne", se plaignit sur les ondes un fonctionnaire français du Patrimoine. La remarque est typique de ce qui tient lieu de réflexion à tous les niveaux de la société française: avec plus d'argent, tout irait drôlement mieux.

Avec plus d'argent, Notre-Dame n'aurait pas pris feu? Curieuse défense pour un chantier de réfection transpirant l'incompétence dès le premier jour.

Pourquoi collecter des millions pour rebâtir la cathédrale alors que le versement de l'assurance aurait suffi? Mais pour toucher une assurance, il aurait fallu que le chantier soit assuré en premier lieu (des économies de bout de chandelle pour lesquelles nos Vaudois n'ont pas été meilleurs). Ne pas assurer un chantier revient à s'exposer à un risque inqualifiable.

Bien entendu, une compagnie d'assurance aurait pu refuser le mandat ou, plus probablement, poser des exigences aussi élevées que ses primes. Ce n'est que justice: une assurance n'est pas là pour éponger la bêtise et l'inconséquence, mais pour se prémunir contre un risque. Rétorquer que Notre-Dame était "inestimable" n'est pas un argument recevable. Tous les jours, des œuvres d'art tout aussi "inestimables" voyagent à travers le monde, parfaitement assurées. Et là encore, les assurances jouent parfaitement leur rôle de prévention: l'emballage, les vibrations et le taux d'humidité sont vérifiés en permanence pour les tableaux anciens, en plus d'une expertise scrupuleuse au départ et à l'arrivée.

Si l'État français n'avait pas failli dans sa mission de sauvegarde du patrimoine, il aurait assuré le chantier de réfection de la toiture de Notre-Dame. Il aurait signé un contrat d'assurance de chantier. Il se serait plié aux exigences du contrat, comme un stockage approprié des matériaux inflammables, un système de détection d'incendie digne de ce nom, une vérification du personnel et une certification des systèmes électriques des échafaudages, des rondes… Autant de choses qui auraient pu éloigner le risque d'un sinistre comme celui qui emporta la cathédrale cette semaine.

À la place, l'État français choisit de s'affranchir des règles de bonne gestion qu'il n'hésite pas à imposer au secteur privé. Des fonctionnaires - qui ne seront pas limogés - firent "des économies" de moyens et de contrôle des risques en renonçant à contracter une assurance. Ils mirent en place un ensemble de précautions de chantier qui n'étaient visiblement pas à la hauteur. Le résultat s'étale depuis plusieurs jours en une de tous les journaux du monde.

Il faut l'écrire: il n'y a aucune fatalité là-dedans. La destruction de Notre-Dame est la responsabilité de l'État français. La cathédrale était le monument le plus fréquenté d'Europe avec 13 millions de visiteurs l'an dernier. Sa toiture avait survécu à plus de 700 ans d'histoire et deux Guerres Mondiales. Il aura suffi de quelques années de social-démocratie française pour que tout parte en fumée.

Faillite du Vivre-ensemble

L'incendie de Notre-Dame est-il volontaire? Dans les médias, la question est taboue. Aucun article francophone sur le drame ne mentionne des mots comme "islam", "attentat" ou "terrorisme". Dès les premières minutes (!) de l'incendie la police présentait l'événement comme un "incendie accidentel". Établir les conclusions de l'enquête avant même qu'elle ne débute, voilà un bon moyen de gagner du temps.

D'une certaine façon, le porte-parole qui lança cet énorme bobard n'avait pas tort: l'incendie de Notre-Dame sera accidentel. Pour la simple et bonne raison que l'enquête lancée sur le sinistre, la vraie, a déjà limité son champ d'investigation aux "causes accidentelles", et nulle autre.

Les Internautes furent nombreux à mentionner l'incongruité d'un visiteur dans les tours le soir du sinistre - un ouvrier, explique-t-on. Le départ et la rapidité du feu suscitèrent l'incrédulité jusque chez l'ancien architecte en charge de l'édifice - en direct sur le plateau de France 2. De lourdes poutres de bois de chêne massif qui s'embrasent comme des allumettes? Le doute s'immisce malgré le bétonnage de la vérité officielle…

"On n’est pas responsable politique quand on se complaît dans le complotisme", rétorqua, avec la subtilité qui le caractérise, le nervis Christophe Castaner, dont on raconte qu'il serait ministre de l'Intérieur. En revanche, l'incompétence et l'hypocrisie se conjuguent parfaitement avec la charge politique. Car si on ne sait pas quelles sont les causes du sinistre de Notre-Dame, ce n'est que le brasier qui cache l'incendie de forêt. 875 églises ont été vandalisées en France, rien que l'an dernier.

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La carte 2018 des attaques christianophobes (attaques d'églises et attaques dans des églises)

Les médias ne parlent du sujet que du bout des lèvres. Une tache aveugle tellement béante face à l'ampleur des faits qu'elle attire l'attention de médias étrangers, quelques jours avant l'incendie de Notre-Dame...

La célèbre cathédrale n'est pourtant même pas la seule église de Paris à brûler cette année. La deuxième plus grande église de Paris, l'église Saint-Sulpice, a fait l'objet d'un incendie volontaire le 17 mars, il y a tout juste un mois. En aviez-vous entendu parler?

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Incendie criminel à Paris - mais à l’église Saint-Sulpice plutôt que Notre-Dame. Tout va bien.

Quant à Notre-Dame, le hasard est taquin: la cathédrale est en feu la semaine même le la condamnation d'une certaine Inès Madani… Pour avoir tenté de faire sauter Notre-Dame avec des bonbonnes de gaz en 2016.

Oui, les églises de France sont sous pression. Et la destruction de Notre-Dame fait des heureux - je vous laisse deviner qui. Des gens qui laissent éclater leur joie dans les rues et sur les réseaux sociaux.

Faillite des élites

Notre-Dame a brûlé. Vous savez, l'œuvre d'art. Le monument historique. Les réactions de certains hauts responsables démocrates américains ont un point en commun:

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...Vous n'y trouverez ni le mot "église", ni le mot "catholique". Un problème de saisie au niveau du clavier, sans doute.

Notre-Dame était certes un joyau architectural de l'art gothique, une mémoire du passé, un symbole de Paris, une attraction touristique majeure, tout ce que vous voudrez, mais c'était aussi, et surtout, une église. Une véritable église, ouverte au public, à la prière et au culte. Pas une ex-église, une église reconvertie en musée ou quoi que ce soit d'autre. Une église catholique.

Et ça, il leur est impossible de l'écrire!

Le virus mental qui affecte la gauche américaine a traversé l'Atlantique depuis longtemps. La nouvelle polémique qui enfle désormais en France concerne la reconstruction de Notre-Dame. Rien n'oblige à reconstruire la toiture à l'identique, rappellent avec empressement les serviteurs de la France de Macron. État entendu que la réalité d'une "éventuelle contrainte" ne peut aller se chercher que dans l'examen de traités internationaux ; le peuple français n'a pas, et ne doit jamais, avoir son mot à dire!

Alors qu'Emmanuel Macron lance un programme "ambitieux" de reconstruction en cinq ans (rappelons que Notre-Dame fut construite entièrement en 60 ans, avec la technologie disponible au XIIIe siècle…) quelques personnes en viennent à se poser la question: si le but est de reconstruire ce qui a été détruit par le feu, pourquoi l'Elysée souhaite-t-il lancer un concours ouvert "aux plus grands architectes internationaux"? Mais s'inquiéter de cela, c'est probablement être "d'extrême-droite"…

Sur France-Info, un architecte interviewé se lâche: bien sûr qu'il faut profiter de l'occasion pour faire quelque chose de différent! Et utiliser les matériaux modernes d'aujourd'hui, l'acier, le béton! Tant pis si ça choque! Les générations futures pardonneront volontiers, comme elles pardonnent aujourd'hui des merveilles architecturales parisiennes comme le Palais Beaubourg, la Tour Montparnasse, les Colonnes de Buren ou l'Opéra Bastille…

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Notre-Dame 2.0 va avoir de l'allure.

Par une inconséquence coupable, la toiture de Notre-Dame a été détruite sous l'égide du Président Macron. Tout porte à croire que l'homme-enfant parvenu, désespéré de laisser une trace dans l'histoire, trouvera dans la réfection de la toiture de la cathédrale le moyen d'en faire le symbole de son passage au pouvoir.

Avec une inauguration prévue en 2024, nous saurons assez vite ce qu'il en est. En attendant, beaucoup d'autres églises brûleront en France d'ici la fin de l'année et lors des suivantes, dans des incendies forcément accidentels et le plus grand silence médiatique.

11 avril 2019

Un rejet total de la théorie du Réchauffement climatique (deuxième partie)

Un mois après un premier épisode fort bien reçu au Conseil Communal de Renens (les hurlements et la bronca de la gauche lors de mon intervention prouvent que mes flèches atteignirent leur but) il était temps d'en remettre une couche. Car ce n'est pas tout de pointer du doigt l'absurdité du deux-poids-deux-mesures des Accords de Paris ou l'hypocrisie des élites vis-à-vis de la pollution ; il faut désormais s'attaquer à la Théorie elle-même, et démontrer qu'elle est fausse.

Heureusement, rien de plus facile!

Le texte suivant, sacrilège au plus haut point, aura donc été lu jeudi 11 avril à la tribune du Conseil Communal de Renens. Là encore, cette intervention est agrémentée de liens et même d'un graphique dans sa version écrite, donc n'hésitez pas à vous documenter davantage.

 


 

Mesdames et Messieurs,

Il y a un mois, je démontrais ici-même à quel point l'idée d'un Plan Climat pour Renens était dérisoire au-delà du ridicule, tout en sachant très bien qu'il sera adopté ce soir. Einstein avait une citation sur l'infini qui me paraît appropriée, si vous la connaissez.

Je comprends bien la peur panique et le besoin d'agir de tous ceux qui vivent dans la terreur climatique distillée à longueur de journée par des médias avides de sensationnel, et exploitée par des politiciens pétris de collectivisme. Pourtant la réalité scientifique, la vraie, est parfaitement limpide: il n'y a aucune preuve d'un réchauffement climatique d'origine humaine. Il n'y a même pas de preuve d'un réchauffement climatique mondial, tout court.

Maintenant que la bronca s'est apaisée, laissez-moi poursuivre. Pour vous exprimer, votre tour viendra.

J'imagine la douleur qui est la vôtre d'entendre quelque chose d'aussi… Blasphématoire. Pourtant, c'est vrai. Parce que, pour parler d'un réchauffement, il faut être en mesure de connaître les températures du passé, n'est-ce-pas? Et nous ne connaissons que très peu, et très mal, les températures du lointain passé. Les récits historiques? La mesure de cernes de troncs d'arbre? Les carottages de glace, alors qu'il n'y avait pas de glace sur Terre pendant 80% du temps géologique? Quelques morceaux incertains d'un puzzle en millions de pièces.

Peut-être pensez-vous que nous connaissons mieux les températures du passé récent, disons, les cent dernières années? Il y a un siècle, la plupart des gens en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud n'avaient jamais vu un scientifique européen de leur vie. Imaginer qu'il y ait eu hors d'Europe (et même dans certaines zones d'Europe) un maillage de stations météorologiques dûment étalonnées et relevées quotidiennement, le minimum pour essayer de comprendre quoi que ce soit à l'histoire climatique, tient du doux rêve.

Les températures du présent, alors? Peine perdue! En 2016, hier quasiment, et plusieurs décennies après le début de l'hystérie climatique, il n'y a toujours pas de station météorologique permanente dans un tiers de l'Amérique du Sud et les deux tiers de l'Afrique. La couverture des océans - 70% de la surface de la Terre - est totalement dérisoire. Aujourd'hui encore, nous ne connaissons pas la température à l'échelle du globe. Alors que font les pseudo-scientifiques qui veulent "montrer" un réchauffement planétaire? Ils inventent les valeurs manquantes! Ce n'est qu'une fraude parmi tant d'autres dans ce dossier.

Les températures du futur, alors? Notre ultime planche de salut? Même pas. Car voyez-vous, depuis les quelques trente ans que la théorie du réchauffement climatique existe, chaque année voit fleurir ses nouveaux modèles, qui prédisent invariablement l'apocalypse climatique en 2050, puis maintenant 2100 puisqu'il s'agit de toujours trouver une date suffisamment éloignée pour que plus personne ne soit là à l'heure de rendre des comptes. Or, tous ces modèles ont un problème: ils prévoient des évolutions de la température complètement erronées par rapport à ce qui est mesuré dès l'année suivante.

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90 modèles face à la réalité mesurée… Conclusion: la réalité a tort!
(cliquez sur l'image pour agrandir)

Expliquez-moi. Comment un modèle incapable de prédire la température moyenne dès l'année suivante serait en mesure de prédire une température moyenne exacte, au dixième de degré près, à quasiment un siècle de là?

Je vous laisse méditer là-dessus une seconde.

Résumons: nous ne connaissons pas les températures du passé, nous ne connaissons pas les températures du présent, et nous ne connaissons pas les températures de l'avenir. Et encore ne parlons-nous ici que des températures, même pas de l'influence de l'homme dans celle-ci. Il existe bien d'autres domaines de la climatologie, de la dynamique atmosphérique à l'effet du cycle de l'eau, où nous en connaissons encore moins.

Pour déplaisant soit l'argument pour vos croyances, dire qu'en matière de climat nous ne savons quasiment rien est scientifiquement irréprochable, et malheureusement, la seule vérité.

Dans ces circonstances, décréter des taxes "climatiques" pour essayer de modifier le comportement de nos concitoyens dans la production de CO2 et prétendre que cela aura un effet sur la température en 2100 s'apparente à du grand n'importe quoi.

Mais l'idéologie n'a que faire du doute, aussi je m'attends à quelques protestations. En général, la dernière cartouche tirée, le dernier argument de ceux qui n'en ont aucun, consiste à se retrancher derrière le fameux consensus de 97% de scientifiques qui soutiendraient certains aspects de la thèse du réchauffement climatique. Cet argument n'en a jamais été un. La démarche scientifique consiste à émettre des hypothèses et à les prouver à l'aide de modèles ; et si la preuve échoue, la théorie doit retourner en cuisine. C'est aussi simple que ça.

Si la science était affaire de consensus, Galilée aurait tort et nous estimerions encore que la Terre est le centre de l'univers. Heureusement, ce consensus de 97% est aussi un mensonge, ou plus exactement, une fraude scientifique, une de plus, basée sur l'interprétation biaisée d'articles de recherche soigneusement sélectionnés. Cela n'empêche pas certains de s'en servir car "un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité" disait quelqu'un qui inspire peut-être ces gens.

Je m'en excuse par avance auprès de ceux qui pourraient en être dérangés, je n'ai pas fini d'intervenir sur le sujet controversé du Réchauffement Climatique d'Origine Humaine, même si je dois ainsi contribuer à échauffer cette salle.

Je vous remercie.

07 avril 2019

Les petits papiers du Qatar

Le grand public connaît le Qatar surtout pour son rachat du club de football Paris-Saint-Germain en 2011, par le biais du fonds souverain Qatar Investment Authority. Mais ce n'est de loin pas la seule façon dont l'émirat s'immisce dans les affaires occidentales à travers des agissements sont autrement plus sinistres.

quatar_papers.jpgL'explication est dans Qatar Papers, le dernier livre de Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Les deux journalistes (le premier travaille sur France Inter, le second au Figaro) se connaissent bien depuis qu'ils furent capturés et pris en otage en 2004 par l'Armée islamique en Irak. Ils en restèrent prisonnier pendant plus de quatre mois, largement de quoi tisser quelques liens et perdre une certaine naïveté.

Depuis cet épisode, les deux auteurs ont publié différents livres sur le Qatar comme Qatar - Les secrets du Coffre-fort (2013) ou Nos Très Chers Émirs (2016). Les Qatar Papers suivent mais ont le mérite de reposer sur des documents incontestables. Citant le quatrième de couverture de leur dernier ouvrage:

Les "Qatar Papers" révèlent la cartographie du prosélytisme en France et en Europe mené par Qatar Charity, la plus puissante ONG de l'émirat. Ces documents confidentiels, divulgués pour la première fois, détaillent la plupart des 140 projets de financement de mosquées, écoles et centres islamiques, au profit d'associations liées à la mouvance des Frères musulmans. Ils dévoilent le salaire payé à Tariq Ramadan, figure de l'islam politique que Doha sponsorise hors de ses frontières.
Au terme d'une enquête dans six pays européens et une douzaine de villes de l'Hexagone, les auteurs exposent la dissimulation, parfois le double langage, des associations islamiques sur leur financement étranger, ainsi que la politique de l'autruche suivie par de nombreux maires, par électoralisme ou ignorance. Ils pointent l'absurdité de la situation : avec le seul argent des fidèles comme subside, comment les mosquées en France pourraient-elles se priver des aides venues de l'étranger ?
Un voyage dans les coulisses d'une ONG richissime et opaque liée au sommet de l'État qatarien, comme le révèle son financement par plusieurs membres de la famille régnante, les al-Thani.


Les Qatar Papers reposent sur une fuite qui a permis aux journalistes de mettre la main sur la comptabilité de Qatar Charity, une ONG qatarie chargée d’aider les communautés musulmanes en Europe - c'est-à-dire, de financer la progression de l'islam, principalement par le biais des Frères Musulmans.

La manne financière du Qatar inonde les Frères Musulmans d'Europe

En France, Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères Musulmans, véritable "tête d'affiche des Frères dans l'Hexagone" avant ses mises en examen pour viols, a rapatrié du Qatar des "fonds personnels" pour un montant de 590'000 euros. Il a en outre acheté avec son épouse deux appartements à Paris, pour un montant de 670'000 euros. À ces modestes flux financiers en euros s'en ajoutent d'autres. 24Heures précise ainsi que le prosélyte musulman n'est pas en reste sur le territoire helvétique:

[Tariq Ramadan] touche 35'000 euros par mois comme «consultant» de la Qatar Foundation, une autre ONG de l’Émirat. C’est ce que montre une note de l’organisme de surveillance financière Tracfin en France. La même note précise que début 2018, au moment de son arrestation, Tariq Ramadan a reçu 19'000 euros d’organisations comme la Ligue des musulmans de Suisse, dont le siège est à Prilly.


Largement de quoi se payer quelques chambres d'hôtel de luxe pour y avoir de troubles relations avec ses "conquêtes". L'argent versé aux vedettes de l'islamisation n'est cependant qu'un filet d'eau parmi les rivières d'argent qui se déversent en Europe. Citant toujours 24Heures:

Un tableau interne de 2014 [donc une seule année!] liste 113 projets de mosquées et de centres islamiques, financés à hauteur de 71 millions d’euros par l’ONG, soit un peu moins du tiers de leur coût total. En Suisse, la Qatar Charity aurait injecté plus de 3,6 millions d’euros dans cinq projets, dont Prilly, Bienne, La Chaux-de-Fonds et Lugano.


Au cœur de cette nébuleuse, le couple formé par Mohamed et Nadia Karmous joue un rôle central. Le livre indique que leur Musée des civilisations de l’islam à La Chaux-de-Fonds - soutenu par l'extrême-gauche, bien entendu - a reçu près de 1,4 millions de francs suisses en deux ans entre 2011 et 2013. Nadia Karmous, égérie de la RTS, se fit remarquer de par sa défense résolue de Tariq Ramadan dans ses multiples affaires de viol ; on comprend mieux désormais ce qui les relie.

Son mari Mohamed occupe quant à lui de nombreuses fonctions administratives: trésorier de l'Institut européen de Sciences humaines (un nom ronflant pour un centre de formation inféodé aux Frères musulmans), président de la Ligue des musulmans de Suisse et du Wakef suisse… Des associations qui ont financé les mosquées de la Madretschstrasse à Bienne (mosquée Salah-Eddine) et de Prilly (Complexe Culturel musulman de Lausanne).

Dans cette commune de l'Ouest lausannois, le Qatar aurait contribué par le biais de la Qatar Charity à hauteur de 1,6 million de francs en 2011. Cela n'exclut pas l'apport de fonds supplémentaire délivré à travers des associations-écrans comme celles gérées par les époux Karmous, qui permettent de donner l'apparence d'une "diversification" de l'origine des dons et de cacher l'origine des fonds. Une partie de l'argent reçu par Tariq Ramadan a ainsi transité par la mosquée de Prilly.

Une législation à revoir

Contacté par la rédaction de Tamedia, Mohamed Karmous explique juste que l'influence du Qatar n'est, selon lui, pas un problème "puisque nous respectons les lois suisses".

Même ligne de défense du côté de l'ancien président de l'Union Vaudoise des Associations Musulmanes Pascal Gemperli, le converti modèle pour les médias, qui prétend que le financement des mosquées du pays est à "98%" d'origine suisse. Une affirmation d'autant plus facile à formuler qu'elle est impossible à prouver au royaume de l'argent liquide passant de main en main. Elle ne semble clairement pas cadrer avec la compatibilité des Qatar Papers. "Qui finance influence", rappelle Georges Malbrunot.

Visiblement, les lois d'ingérence étrangère en matière de prosélytisme religieux sont à revoir d'urgence. Ivan Rioufol rappelait récemment la déclaration faite en 2002, à destination du monde européen, par le théologien Youssef al-Qaradâwî, référence des Frères musulmans, réfugié au Qatar:

"Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques, nous vous dominerons."


Qatar Charity
"a des partenariats avec la fondation Bill Gates, travaille avec le programme alimentaire des Nations unies, l'Unicef, l'Organisation mondiale de la santé..." explique M. Gemperli. Effectivement, mais ces partenariats ne démontrent rien d'autre que le niveau d'infiltration atteint. Les Frères Musulmans bénéficient d'une bienveillance douteuse en Europe de l'Ouest mais d'autres pays sont plus clairvoyants, comme la Russie qui a classé l'organisation comme terroriste depuis 2003. Pour Moscou, cette définition correspond à trois critères:

  • Des activités visant à changer l'ordre constitutionnel russe à travers la violence, ce qui inclut des méthodes terroristes ;
  • Des liens avec des groupes armés illégaux et d'autres organisations extrémistes opérant dans le Caucase ;
  • Des associations ou des liens avec des organisations considérées comme terroristes par la Communauté internationale.

Il serait plus que temps que les esprits des politiques européens commencent enfin à se réveiller - du moins, ceux des élus qui ne sont pas déjà vendus aux Qataris.

03 avril 2019

Comment tuer deux fois un cétacé

Souhaitant sans doute surfer sur la vague écolo-revendicative de son jeune lectorat, le 20 Minutes de mercredi se fait l'écho d'une manipulation assez infâme sur la base de la mort d'un cachalot en Italie.

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Photo d'écran 20 Minutes

"Portante, elle avait 22 kg de plastique dans le ventre", s'émeut l'article. L'indignation est grande en Italie de cette triste scène découverte sur une plage de Porto Cervo, au nord de la Sardaigne. Elle est d'ailleurs de plus en plus fréquente, relate le journaliste, et on lui accorde raison - bien qu'il puisse aussi s'agir d'une sensibilité plus grande des médias face à ce genre d'information.

Sur cette base factuelle, l'article prend vite une tournure politique en reprenant les propos du Ministre italien Sergio Casta (sic, il s'agit en fait de Sergio Costa mais on ne va pas chipoter). En bon politicien le Ministre de l'environnement, proche du mouvement 5 étoiles, profite de la mort du cétacé pour relancer des politiques pour limiter l'usage massif des plastiques.

Usant de la même stratégie pour en rajouter une louche, le journaliste rappelle que l'Union Européenne, la séduisante organisation supranationale, agit pour sauver la planète:

Cotons-tiges, pailles, touillettes à café: le Parlement européen a entériné mercredi dernier à une large majorité la fin dans l'Union européenne, à partir de 2021, de ces produits en plastique à usage unique qui polluent les océans.


Bien entendu, les commentaires abondent dans le sens de l'article - "Qui après ça osera encore prétendre que la protection de l'environnement n'est pas une priorité absolue?", déplore le plus populaire d'entre eux. Mais ceci n'est qu'une manipulation de plus, comme nous allons voir.

La mise en contexte qui n'aura pas lieu

La construction de l'article est assez classique de ce qui tient actuellement lieu de journalisme: un titre choquant (on ne sait même pas alors qu'il s'agit d'un animal!) conçu pour "chasser les clics", une photo spectaculaire, un tiers de l'article factuel et deux tiers de mise en contexte difficile à distinguer de la pure propagande.

La femelle cachalot échouée avait-elle vraiment vingt-deux kilos de cotons-tiges, pailles, touillettes à café, ces produits en plastique à usage unique qui polluent les océans? Une masse de vingt-deux kilos de ce genre d'objet semble invraisemblable quand on voit la quantité d'autres déchets en plastique flottant dans les mers - des bouteilles, des sacs et autres morceaux de bâche. Mais aller dans cette direction ne permet pas d'aller dans la bonne direction.

Pourtant, si le but est bien de sauver les cachalots et la vie marine, il faut se donner la peine, même si le chemin n'est pas agréable. La vérité déplaisante a été révélée il y a peu: 95% du plastique des océans provient des pays du tiers-monde ou des pays émergents. 19 kilos sur 20.

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La (non) gestion des déchets plastiques le long du fleuve Niger

Il serait facile de défausser l'information comme un nouveau délire complotiste de tel ou tel groupuscule mais c'est le résultat d'une étude scientifique sérieuse dont les vrais médias, ceux qui informent, ont rendu compte.

N'espérez pas voir ce genre de nouvelle circuler sur la RTS ou dans la presse romande, jamais.

Des scientifiques ont simplement analysé sur 79 sites les débris plastiques charriés par 57 cours d'eau, y compris les microplastiques de moins de 5 mm. Leur conclusion est sans appel: 95% de la pollution plastique qui se déverse dans les océans à travers les fleuves vient de seulement dix d'entre eux: deux en Afrique (le Nil et le Niger) et huit en Asie (le Gange, l'Indus, le Mékong, le Fleuve Jaune, le Fleuve Bleu, la Rivière des Perles, l'Amour et le Hai He).

Bien avant l'étude scientifique qui le prouve, cet état de fait aurait pu être confirmé visuellement par quiconque a voyagé dans ces pays, comme moi. Le concept même de préservation de l'environnement à grande échelle est une invention occidentale, une singularité dont le reste du monde ne se préoccupe guère. Et je ne suis pas loin de penser que cette approche "culturelle" de la non-gestion des déchets perdure lorsque ces gens émigrent, et pourrait expliquer une bonne partie de la pollution plastique qu'on retrouve dans la nature au sein des pays occidentaux. Je ne dis pas que les Occidentaux sont parfaitement propres, loin s'en faut, mais il faut bien reconnaître que l'idée de ne pas balancer ses ordures n'importe où n'a pas fait son chemin dans tous les pays de la même façon.

Mais voilà, admettre cela, c'est admettre beaucoup de choses, un véritable bouleversement intellectuel qui ravagerait l'esprit engagé de beaucoup d'écologistes, surtout les plus jeunes. Mieux vaut donc leur cacher la vérité.

Sauver les baleines ou sauver les apparences pour des gains électoraux?

Plusieurs lecteurs (dont votre serviteur) firent remarquer que les pays du Tiers-Monde sont responsables de l'écrasante majorité de la pollution plastique des océans, mais les modérateurs de 20 Minutes ont un moyen simple de neutraliser les commentaires contradictoires: ils en retardent la publication de quelques heures afin que les commentaires les plus "convenablement indignés" disposent d'un avantage de vote conséquent, et l'affaire est dans le sac.

Si l'Italie, l'UE ou même tous les pays occidentaux avaient banni les cotons-tiges, pailles et touillettes à café, et même tout le plastique possible et imaginable, la femelle cachalot de Porto Cervo aurait eu 5% de plastique en moins dans l'estomac, soit encore 20,5 kilos, et serait morte quand même.

Les écologistes européens le savent et se gardent bien de le dire. Ils comptent culpabiliser le grand public pour se faire élire. Ils votent ensuite de nouvelles taxes et des lois permettant d'offrir des prébendes à des lobbys de certification écologique. Ils s'évertuent en paroles à rendre plus propre encore des pays où il n'y a aucun problème sérieux de pollution, tandis que le reste du monde vire peu à peu au cloaque et que les océans s'empoisonnent de plastique, une réalité bien plus concrète que le prétendu réchauffement climatique.

La femelle cachalot échouée en Italie est morte deux fois ; la première du plastique ingéré, la seconde des mensonges bâtis sur son triste destin pour de lamentables objectifs politiques.

Tant que nous refusons d'ouvrir les yeux sur l'origine de la pollution plastique des océans, il n'y a aucune chance d'arranger la situation. Aucune.