05 septembre 2019

Le Crédit Social, l'orwellien futur chinois

"Êtes-vous un type bien?"

Voilà une question bien personnelle. Nous sommes pour la plupart des gens bien, ou pensons l'être. Mais en fait le verdict appartient surtout aux autres, à ce qu'ils pensent de nous. Le sexe, l'appartenance politique, l'origine culturelle, la couleur de peau, le milieu socio-professionnel, le niveau d'instruction, la religion ou l'âge sont autant de facteurs parmi des milliers qui altèrent à priori notre jugement. Nos divers biais par rapport à ces facettes nous font plus facilement apprécier ou nous méfier d'autrui, avant même qu'il ne prononce un seul mot.

Chacun conviendra pourtant que tout cela est personnel ; les caractéristiques qui font que vous plaisez à votre mari ou à votre femme ne sont pas forcément celles qui emportent l'adhésion de votre belle-famille.

Mais se peut-il qu'il existe une échelle absolue de la qualité d'une personne? Et cette valeur hypothétique devrait-elle résider entre les mains de l'État? Les autorités communistes chinoises pensent que oui. Elles la calculent pour les 1.3 milliards de Chinois et lui ont donné un nom: le crédit social.

Bienvenue en enfer. Un enfer né en Chine - mais qui vous atteindra bien assez vite, n'en doutez pas une seconde.

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Souriez, vous êtes jugés

Lancé officiellement en 2018, le système attribue à chaque individu un score de crédit social qui évolue selon la récolte toujours plus large d'informations croisées (réseaux sociaux, habitudes de consommation, comportement en ligne, amendes de circulation, etc.) dans un Big Data analysant toujours plus finement les comportements "socialement acceptables", et pénalisant ceux qui ne s'y conforment pas.

Mieux encore, le système analyse vos relations: si vous fréquentez quelqu'un qui ne se comporte pas comme il faut - ou si c'est un membre de votre famille - votre propre score en souffrira.

Sur son blog, Paul Joseph Watson explique qu'une mauvaise note de crédit a des conséquences très concrètes: des millions de Chinois se voient ainsi interdit de prendre l'avion. "La Chine a empêché 2,56 millions d'entités discréditées (sic) d'acheter des billets d'avion au mois de juillet, et 90'000 d'acheter des billets de trains à grande vitesse", annonce fièrement le Global Times, un média à la solde du gouvernement chinois.

Depuis la mise en place du système en novembre 2018, 6,7 millions de Chinois ont ainsi rejoint la liste des personnes bannies. Les chiffres prennent l'ascenseur. Plus sympathique encore, les Chinois ne connaissent ni les règles établissant leur score de crédit social, ni leur propre score de crédit social. C'est au détour d'une réservation de billet d'avion annulée qu'ils apprennent qu'ils font désormais partie des parias!

Ne pas connaître les règles d'un système ni ne pouvoir en sortir sont deux traits caractéristiques d'un régime totalitaire. Sur son blog, Doug Casey relate le fonctionnement du crédit social dans le monde réel:

"[Une] étudiante de 16 ans de Jiangsu, en Chine, tenta de prendre le train. Elle n'arriva même pas à acheter un ticket. L'étudiante, Zhong Pei, essayait de s'inscrire à des cours de son université ; mais elle n'y parvint pas davantage. Zhong avait commis un crime grave: elle était coupable d'être en relation avec quelqu'un d'autre.

Son père avait tué deux personnes dans l'accident de voiture dans lequel il avait trouvé la mort. Le gouvernement chinois inscrit donc sa fille sur une liste de personnes "malhonnêtes".

Il lui fallut quatre mois de démarches pour annuler cette décision et pouvoir se rendre à son université."


L'anecdote remonte à 2015, aux prémices du mécanisme de crédit social actuel. Il n'est pas sûr qu'elle se serait aussi bien terminée aujourd'hui.

Dans une vidéo sur le crédit social, Paul Joseph Watson nous apprend que les citoyens sont punis d'un abaissement de leur score de crédit pour s'être adonné à des comportements socialement répréhensibles, notamment:

  • Être un mauvais conducteur de voiture ;
  • Fumer dans un train ;
  • Acheter trop de jeux vidéo ;
  • Acheter trop de Junk Food ;
  • Acheter trop d'alcool ;
  • Appeler un ami qui a un mauvais score de crédit social ;
  • Propager la diffusion de "fake news" en ligne [selon la définition du gouvernement, naturellement] ;
  • Critiquer le gouvernement ;
  • Aller sur des sites web non autorisés ;
  • Promener son chien sans lui mettre une laisse ;
  • Laisser son chien aboyer trop souvent.

Réjouissons-nous, la liste des mauvaises actions s'allonge chaque jour. On apprend ainsi que les étudiants chinois sont maintenant filmés pour leur comportement en classe - s'ils discutent, ou regardent trop leurs téléphones plutôt que le tableau...

Un futur de jugement permanent

La technologie en soi n'a rien de bien ou de mal ; elle n'est qu'un outil. Le reste dépend de ce que l'on veut en faire. Malheureusement, l'idée n'a rien de rassurant lorsque les progrès technologiques fulgurants entrent en ligne de compte. L'avancée de l'intelligence artificielle et de l'analyse de données permet aujourd'hui d'envisager un contrôle de la population que les auteurs de science-fiction du passé n'auraient même pas imaginé.

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Le plus effrayant est la ferveur avec laquelle les États du monde soi-disant libre s'empressent d'emboîter le pas à leurs homologues du régime collectiviste chinois. Ils ont toujours d'excellentes raisons: prévention du crime, surveillance contre le terrorisme, lutte contre les fake news ou la propagation de rumeurs...

Nul doute que les ingénieurs sociaux qui sommeillent - oh, si peu! - chez tous les politiciens appartenant à des partis collectivistes se féliciteront de cette évolution. En France, imagine-t-on la facilité de ficher et punir tout individu manifestant aux côtés des Gilets Jaunes? En Suisse, imagine-t-on l'envie de certains de pénaliser ceux qui trient mal leurs déchets ou achètent trop de produits emballés avec du plastique?

Aux États-Unis, on envisage le précrime de Philip K. Dick, basé là encore sur des comportements anormaux. Enfermer des gens pour des crimes qu'ils vont "probablement" commettre.

Et tout le monde sera d'accord - et en réalité, est déjà d'accord - avec l'idée d'interdire l'accès aux réseaux sociaux et de priver de liberté d'expression les gens dont l'opinion politique leur déplaît. Il y aurait directement matière à produire une série sur Netflix, mais personne ne produira cette série, parce que l'hypothèse séduit. La Silicon Valley est déjà en train d'implémenter son propre mécanisme de crédit social.

À moins d'une vigilance dont la classe politique occidentale semble singulièrement dépourvue, nous y passerons tous. Les promoteurs de ces systèmes seront les premiers à protester lorsqu'ils se feront pénaliser pour des histoires de selfies, des insultes à un policier ou un appétit sexuel mal maîtrisé ; le résultat sera là et il sera trop tard pour se plaindre - à supposer que leur nouveau statut de paria leur accorde encore le droit de s'exprimer.

"On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs", rétorquera-t-on sans doute. Pas fous, les politiciens seront les premiers à s'octroyer des passe-droits dans la notation du crédit social, ou à couler leurs adversaires politiques - des "dysfonctionnement" qui ne seront jamais vraiment corrigés. Quant aux plus riches, ils n'auront que faire des interdictions d'avion, ils disposent de leurs jets privés. Le reste de la population n'aura pas tous ces avantages, et devra accepter très vite sa nouvelle condition d'esclave.

Un like sur un post polémique sur Facebook fera reculer votre dossier de bail pour l'appartement que vous convoitez. La présence sur votre smartphone d'une application que le gouvernement déconseille nuira à vos chances de décrocher un emploi. Les déboires alcoolisés de votre frère mineront la perspective de trouver une place en crèche pour votre fille.

Bienvenue dans le futur.

Commentaires

Tout cela va de pair avec un nombre toujours plus grand d'humains sur la terre, et donc avec une promiscuité croissante. C'est aussi parfaitement en phase avec nos sociétés de plus en plus multiculturelles, et donc multi-conflictuelles, où les intérêts des communautés qui vivent « côte-à-côte » ou « face-à-face », c’est selon, divergent de plus en plus.
Dans ce contexte, il semble naturel que les dirigeants veuillent se préserver des conflits sociaux toujours plus nombreux en isolant, par une diminution de leur crédit social, ceux et celles qu'ils soupçonnent être, ou devoir devenir, des fauteurs de trouble, et inversement, en récompensant, par ce même crédit social, ceux et celles dont ils espèrent une aide.
Si on est optimiste, on peut supposer que les problèmes des sociétés multiculturelles, après être passés par un pic, iront en décroissant au fur et à mesure de l'homogénéisation raciale et culturelle de la race humaine.
Mais cela peut prendre plusieurs siècles, ou même quelques milliers d'années.
Imaginez que les transports et les échanges aient toujours été ceux d'aujourd'hui, c'est-à-dire ceux qui se sont développés depuis à peine quelques dizaines d'années. Alors il n'y aurait pas d'isolats génétiques sous forme de blancs, de jaunes, de noirs, de yeux bridés etc mais un humain indifférencié, au teint probablement légèrement hâlé.
C'est en tout cas ce paradis dont rêvent, et que nous promettent, les progressistes mondialistes et immigrationnistes de tous les pays : plus de races, plus de cultures spécifiques, d’où convergence des intérêts et disparition des conflits et… j’oubliais… abolition du crédit social.
Amen… inch’Allah !

Écrit par : AP34 | 05 septembre 2019

Marrant, parce que vous avez essayé de faire passer cette crainte, toute à fait légitime, pour des mesures prônées par la gauche.
Mais là vous êtes extrêmement malhonnête, parce que ceux qui tendent vers cette direction sont bien les partis de droite, UDC en tête (peut être pas vous, mais la tendance est bien là, malheureusement).
Fichage et surveillance accrue des "profiteurs" des aides sociales ou des maladies de longues durées, caméra sur l'espace publique, etc...
Vous parlez de gestion des déchets, mais la réalité c'est plutôt une surveillance des pratiques religieuses, la surveillance des employés sur leur lieu de travail, etc...
Ces dérives sont effectivement très inquiétantes, mais plutôt portée par les politiques de droite, avec toujours la mise en avant de la sécurité et de la protection des citoyens honnêtes, avec le traditionnel : "si tu n'as rien à te reprocher, tu n'as rien à cacher". Mais on constate, et l'histoire le montre aussi, que le "rien à se reprocher" est très dépendant de qui se cache derrière les écrans de contrôles.
Ce qui se passe en chine est très très inquiétant, là je suis vraiment d'accord avec vous et j'espère que si quelqu'un, de quelque bord que ce soit, lance une idée approchant de cela chez nous, que la levée de bouclier sera immédiate et globale de la part de nos élus. Et sans tentative de nuances, genre: "ouais mais pour voir qui entre dans les lieux de culte ca pourrait être toléré, parce que bon, ca peut être un extrémiste ou le devenir", ou "Ouais mais dans le bus ca peut être utile, pour voir ceux qui harcèlent une jeune femme ou des enfants", etc, etc... Il y a tellement de gens qui, une fois les outils en mains, se disent que puisqu'on les a, autant les utiliser.

Écrit par : Lefredo | 06 septembre 2019

«Je pense, donc tu suis!» (Discours sur les Nouvelles Méthodes)

Écrit par : A. Bloesch | 06 septembre 2019

@Lefredo: Marrant comme dans mon texte il n'y a marqué ni socialiste, ni écologiste, ni communiste, ni de gauche. Vous projetez, et ensuite vous érigez un bel Homme de paille pour mieux dénoncer ma prétendue "extrême malhonnêteté". Regardez-vous dans un miroir!

Relisez: je parle de collectivisme. Après, c'est vous qui voyez.

Comme vous semblez tout réduire au prisme droite-gauche vous parlez ensuite de "politique de droite" et vous jetez comme argument la surveillance de suspects de fraude aux assurances dans un cadre légal prédéfini, ce qui n'a strictement rien à voir avec le sujet. À vous lire on a presque l'impression qu'il ne faudrait pas trop enquêter sur des détournements d'aide sociale... Donc à traiter avec une égale bienveillance les gens qui dépendent des assurances sociales et ceux qui les pillent? C'est bizarre.

Mais je partage votre inquiétude sur le Crédit social et j'espère qu'elle transcendera les clivages partisans droite-gauche. Ceci dit, je doute que la classe politique ait la maturité de stopper ça - ni même que le peuple suisse ose le faire dans les urnes.

La triste réalité c'est que la plupart des gens sont lâches et n'hésiteront pas à renoncer à leur liberté dans l'espoir (illusoire!) de gagner un peu de sécurité. Et même si la Suisse évite ce premier écueil il arrivera un moment, pire encore, où elle sera amené à introduire le crédit social par pur conformisme, avec des arguments-massue comme "Tous les pays voisins le font" ou "c'est ce que préconise l'ONU".

Ça marche à tous les coups.

Écrit par : Stéphane Montabert | 06 septembre 2019

"... Paul Joseph Watson nous apprend que les citoyens sont punis d'un abaissement de leur score de crédit pour s'être adonné à des comportements socialement répréhensibles..."

Le pire, ce n'est pas que l'on puisse être puni pour des comportements socialement répréhensibles (même si c'est déjà grave en soi), le pire c'est que l'on puisse, à terme, être puni simplement, parce que l'on a décidé de ne pas suivre les comportements sociaux standards, de faire en quelque sorte sécession de cette société et cela sans commettre le moindre délit. D'avoir "recours aux forêts", comme disait Jünger.

Parce que le système ne craint pas vraiment les "moutons" un peu turbulents, mais plutôt les "loups" qui disparaissent "du radar".

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Si les masses étaient aussi transparentes, aussi moutonnières, jusqu’en leurs derniers atomes, que le prétend la propagande, il ne faudrait pas plus de policiers qu’un berger n’a besoin de chiens pour mener son troupeau. Il n’en est pas ainsi, car des loups se dissimulent au sein de ce moutonnement grisâtre : c'est-à-dire des natures qui savent encore ce qu’est la liberté. Et ces loups ne sont pas seulement, par eux-mêmes, pleins de force : le danger subsiste qu’ils communiquent leurs passions à la masse, par quelque matin de défaite, changeant le troupeau en horde furieuse. Ernst Jünger
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Écrit par : UnOurs | 06 septembre 2019

En premier lieu, on s’aperçoit à présent de l’énormité du piège numérique qui est une véritable nasse : tout pour et vers le numérique ; puis, on verrouille le numérique nommé par les thuriféraires de la chose : « révolution numérique ». Et, il s’agit bien d’une logique révolutionnaire contre laquelle la seule alternative est une sorte de contre-révolution c’est-à-dire une opposition frontale, intransigeante, systématique ; point de discussion possible avec les révolutionnaires. Les Chinois savent qu’ils vivent dans un pays communiste ayant opté pour les dérives libérales pour favoriser le développement économique et surtout les profils d’une poignée de profiteurs ; nous, en Europe, nous vivons en apparence dans des pays libéraux mais qui utilisent des méthodes communistes pour cadenasser l’opinion publique : la différence est assez mince. Pour échapper à la surveillance et la répression, il est probable aussi que les populations redécouvrent les bienfaits de la clandestinité.

Écrit par : Ribus | 06 septembre 2019

Je ne peux que trop vous recommander la Zone du Dehors, d'Alain Damasio.
Le système du "clastre" tel que décrit dans son roman dystopique vaut le détour.

Écrit par : Chat-marrant | 06 septembre 2019

Une mise à jour de ce site va devoir être envisagée, pour substituer à sa Maxime introductive « Le Meilleur des Mondes… », celle actualisée de le présenter comme « Le Meilleur des blogs… ».
Quels que soient les thèmes abordés, on demeure étonnés et admiratifs de lire des propos d’un promeneur solitaire sachant capter l’essentiel.
Les fausses pistes et mauvais axes sont ainsi bénévolement balisés pour nous inviter à ne pas marcher au pas cadencé.
Merci pour ces billets, valant avertissements de ne pas acheter les tours du monde de l’information… vendus dans tous les kiosques.

Écrit par : Yes-Comment | 08 septembre 2019

@S. Montabert
Homme de paille vous dites? Pas tout à fait. Pourquoi je me suis permis la remarque droite-gauche?
Parce que les seuls exemples que vous citez pour la Suisse sont le tri des déchets et les emballages plastiques. Cela se veut peut être caricatural, mais c'est assez typique de votre manière de présenter les problèmes.
Après c'est vous qui faites un joli homme de paille concernant ce que j'ai dit sur les profiteurs du social...comme quoi, on peut y tomber assez vite.

De toutes manières, vous êtes déjà, vous, dans l'acceptation de ce type de "technologie". Pourquoi? Parce que vous avez déjà commencé à nuancer le droit au contrôle. On commence TOUJOURS par contrôler pour la sécurité et les abus. C'est souvent facile à légitimer, les gens ne se sentent pas concernés et l'acceptent. Par lacheté, par facilité, pas sentiment de justice peut être même.
Et une fois que les outils sont acceptés et mis en place, la tendance n'est pas restreindre leur utilisation, mais au contraire à l'étendre. D'abord les criminels et les délinquants, puis les marginaux et les gens ne marge, et finalement tout le monde par prévention.
Le schéma est connu. Commencer par accepter des contrôles très strictes sur des sujets moins "sensibles", c'est la porte ouverte aux abus futurs.

Un exemple très parlant du processus: Les relevés ADN de jeunes activistes par la Police dernièrement. Hors cadre, mais fait quant même. Les policiers se feront peut être un peu taper sur les doigts, mais pas sûr du tout que les prélèvements soient détruits.

A quoi serviront-ils par la suite?
Si l'un 2 commet un crime plus tard, on dira: "vous voyez, si on avait pas fait ce prélèvement, on aurait pas pu l'identifier". Alors pourquoi se priver. Contrôle des papiers dans la rue avec prélèvement ADN pour tous.

Dangereux comme manière de voir les choses.

Je vous rejoins sur l'évolution. Pas mal de pays important risquent de s'y mettre. Et après tous les pays occidentaux le feront.
PAs bon pour nos libertés.

Écrit par : Lefredo | 09 septembre 2019

"D'abord les criminels et les délinquants, puis les marginaux et les gens ne marge, et finalement tout le monde par prévention"
Un point à considérer : plus nous sommes nombreux, moins nous avons de degrés de liberté. Quand j'étais jeune, notre liberté était incroyable aujourd'hui. Mais il n'est plus possible de nos jours de se montrer anarchiste, en particulier dans la nature. On voit bien sûr quelques demeurés qui font de la moto ou du quad en forêt, mais ils se feront coincer un jour ou l'autre, et c'est tant mieux. Les débiles continuent de jeter leurs déchets partout, dans une volonté bien claire de salir le paysage et peut-être bien, c'est ma conviction, le pays qui les accueille ou qui a accueilli leurs parents...
Mais les sanctions vont arriver. Un ministère pour les valeurs européennes fait hurler l'extrême-gauche (le PS), mais la plupart des citoyens comprennent très bien ce que cela veut dire et l'approuvent...

Écrit par : Géo | 12 septembre 2019

Et à part ça, s'il y a un truc bien orwellien qui se passe sous nos yeux (yaka voir le blog dont les commentaires occupent toute la place sur cette plateforme !), c'est le choix d'un nouvel avion de combat pour la Suisse.
Petit résumé : il y a eu une prtemière votation où le Gripen, appareil bon marché, performant et produit par les plutôt sympathiques Suédois a été refusé par une joyeuse manipulation qui voulait nous faire croire que c'était les gentils crétins du GssA (groupement pour une Suisse sans armée, ce qui est parfaitement idiot : s'il n'y a pas d'armée suisse en Suisse, il y aura une armée étrangère...), alors que c'était une petite camarilla du PLR totalement achetée par Dassault qui a réussi ce coup. Et maintenant, comme par hasard, quel sera l'avion qui sera acheté par la Suisse, choix sur lequel nous ne pourrons nous exprimer ? Hmmmm ?
Et on est censé ne pas réagir ? On va voir ce qu'on va voir !

Écrit par : Géo | 13 septembre 2019

Je me trouve depuis plusieurs jours à Shanghai, comme je le fais chaque année depuis 2012. Là où les fantasmes d'idéologues occidentaux à l'encéphale cubique se dégonflent, faute de sens devant une réalité chinoise plus imposante et plus complexe qu'ils ne peuvent l'imaginer. La simplification est la mère de nombreux vices, surtout quand elle trouve matière auprès des réducteurs attitrés de l'underground intellectuel, comme youtube ou les feuilles gratuites.

Écrit par : rabbit | 13 septembre 2019

Merci Monsieur Montabert pour cet excellent billet.

Voici quelque chose qui vous en inspirera peut-être un autre:

Dans un autre registre, mais aussi en rapport avec notre mode de vie future, je vous propose cette très courte vidéo officielle du gou verne ment suédois (sous-titrée ici) qui explique aux Suédois qu'il va falloir créer un "nouveau pays" qu'ils le veuillent ou non.

Lisez bien tout, c’est incroyable mais vrai! Ça commence par la phrase: “Il n’y a pas de retour en arrière possible…” Dans quelques années on nous dira la même chose chez nous. D’ailleurs dans cette vidéo ils disent bien que “l’Europe est en train de changer”"

https://www.youtube.com/watch?v=2neUlU1adtc

Ça me rappelle ces paroles de Sarkozy:

https://www.youtube.com/watch?v=1XIhTG6JyW0

de même que le projet officiel de l'ONU de "migrations de rem placement." C'est sûr que c'est beaucoup mieux de faire venir des millions de gens pour nous remplacer plutôt que d'encourager les occidentaux à avoir des enfants en leur rendant la vie plus facile, comme en les faisant profiter des millions dépensés pour ....

https://www.un.org/en/development/desa/population/publications/ageing/replacement-migration.asp

Mais pourtant on trouvera toujours des individus comme celui-ci qui vous diront que c'est un délire de parler de ça:

http://jncuenod.blog.tdg.ch/archive/2019/09/12/grand-remplacement-un-delire-a-prendre-au-serieux-300792.html

Écrit par : Arthur | 14 septembre 2019

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