29 novembre 2019

La bataille du Black Friday

Le Black Friday s'achève et les camps comptent leurs divisions.

"Est-il tolérable de tant dépenser alors que la planète souffre de la sur-consommation?"

"Venez faire de bonnes affaires!"

"Le consumérisme-roi me dégoûte!"

Les opinions sont aussi variées que tranchées.

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La contre-offensive des Sensibilisés

Sur le plan médiatique, les adversaires du Black Friday tiennent clairement le haut du pavé cette année. L'idéologie écolo-marxiste des militants dans les rues se marie fort bien avec la haine de soi entretenue dans les rédactions de presse. Le mode de vie occidental est la source de tous les maux de l'humanité (on cherchera en vain un rebelle "d'extinction rébellion" décidé à s'en prendre à la Chine) et le Black Friday en est le symbole, deux fois honni parce qu'il nous vient des États-Unis. Et puis on le sait bien, les commerçants sont des voleurs, nous rappellent aimablement les journalistes. C'est évident, puisque le profit est immoral. Le seul bon commerçant est celui qui vend sans se plaindre et à prix coûtant la production du kolkhoze.

Suivant cet air du temps si subtilement distillé, les commerçants rivalisent de veulerie pour s'atténuer les foudres des élites anticapitalistes officielles. En phase avec l'électorat local, la Migros lausannoise ouvre ses portes à des militants qui offrent plaisamment des sacs en papier roses à ceux qui le souhaitent. Le concept? Vous prenez le sac rose, vous le remplissez comme vous voulez, vous le payez, et ensuite, en ressortant... Vous le donnez, avec son contenu. Vous choisissez ce dont vous êtes délesté, et la Migros se fait sa marge commerciale en passant! Une vraie solidarité gagnant-gagnant!

Mais, objectera l'esprit chagrin, pourquoi ne pas donner directement l'argent des commissions récoltées dans le fameux sac rose? Ceux-qui-sont-dans-le-besoin seraient-ils donc incapables de faire les courses eux-mêmes? Quel est l'intérêt à décider à leur place? Demandent-ils donc à être inondés de courge de saison, de savon hydratant et de beurre demi-sel par de parfaits inconnus?

Essayons avec des bibles, pour voir!

Ailleurs, comme dans la librairie Payot, on s'aligne sur les directives officielles: par opposition au Black Friday, on défend le Fair Friday - la lutte sur le plan sémantique étant le prolongement de la lutte politique, camarade! Le concept, cette fois-ci? La facture du client est arrondie vers le haut (le client choisit à quel point il veut se faire délester) d'une somme qui sera offerte à Caritas, l'association... engagée, dira-t-on pudiquement.

Mais, objectera encore l'esprit décidément chagrin, si c'est pour donner à Caritas, pourquoi s'embêter à acheter un livre en même temps? Et pourquoi forcément à Caritas? D'autres associations, comme l'Aide Suisse aux Montagnards, auraient bien besoin d'un coup de pouce (en plus, agir local, ça fait moins de CO2, n'est-ce pas!)

Ces initiatives récoltent-elles un franc succès? Si on s'en tient aux analyses des médias, c'est évident ; mais chacun sait à quel point ils sont objectifs et de bonne foi... Et bien peu de commerçants avoueront leurs chiffres, à commencer par ceux qui se livrent au Black Friday "traditionnel".

L'abjecte réalité du consumérisme

C'est tout le paradoxe du Black Friday dans les médias. Ils lancent reportage sur reportage sur les alternatives et les initiatives personnelles face à cette célébration de la bonne affaire, pendant que tout l'espace publicitaire disponible dégouline de publicité pour des offres spéciales valables uniquement lors du Black Friday.

Les journalistes s'enorgueillissent de mépriser le capitalisme, mais lui prostituent volontiers tout l'espace publicitaire dont ils disposent.

Le commun des mortels - le vrai, pas les olibrius auxquels les reporters tendent sans arrêt le micro - ne se pose pas toutes ces questions. Le Black Friday est l'occasion de respirer un peu dans l'îlot de cherté helvétique et il récolte un franc succès, même atténué par rapport à sa version d'outre-Atlantique.

Bien sûr, il y a des aigrefins, de faux soldes, et tout ce que les pratiques commerciales habituelles permettent aux franges de la loi. Et il y a en face des pigeons avec plus d'argent que de jugeote, qui ne gardent pas leurs économies bien longtemps. Et alors? Ces groupes existeront toujours. Mais à côté, il y a de véritables bonnes affaires, un mois avant Noël. L'occasion de s'offrir enfin cet écran ou cet ordinateur qu'on attend de remplacer depuis des années. L'occasion de renégocier tous ces abonnements téléphoniques à la limite de l'extorsion en faisant, enfin, jouer la concurrence.

L'occasion de profiter un peu de ce fameux pouvoir d'achat dont on finissait par douter qu'il existe encore!

Les discours sont très bien, mais la réalité, c'est mieux. La grande majorité des consommateurs n'a rien à faire des jeunes embrigadés qui paradent dans le vide avec leurs pancartes de travaux pratiques d'arts plastiques. Vous détestez le Black Friday? Mais tant mieux! Tant mieux! Fuyez-le! Rentrez chez vous, faites-vous une tisane, et macérez votre haine en vous masturbant sombrement!

C'est là que réside toute la magie du Black Friday, et à vrai dire toute la magie du capitalisme en général: personne n'est obligé d'acheter. C'est un libre choix, individuel, personnel.

Les commerçants ont le choix de se lancer dans une opération "Black Friday". Les consommateurs ont le choix d'y répondre comme ils le souhaitent. Si les commerçants perdaient de l'argent - la publicité n'est pas donnée ce jour-là et les marges sont rognées - ils y renonceraient. Peut-être le Black Friday passera-t-il de mode.

Mais les adversaires du Black Friday ne l'entendent pas de cette oreille. Ils haïssent la liberté individuelle. Peu leur importe de ne pas consommer ce jour-là - il faut en priver tout le monde. Alors, ils veulent l'interdire, comme en France par exemple. Nul doute que le (mauvais) exemple français fera des émules, comme à chaque fois.

Voilà le danger de ces petits fascistes en herbe. La logique à l’œuvre pour barrer la route au Black Friday aura tôt fait de déborder sur bien d'autres aspects de votre existence. Voilà pourquoi le Black Friday doit être défendu, même si vous n'achetez rien.

28 novembre 2019

Le Cirque de la Destitution

Suivant les recommandations de la frange la plus extrémiste de leur parti, les Démocrates ont finalement lancé une procédure de destitution - Impeachment en VO - de Donald Trump. Mal leur en a pris, semble-t-il. L'opération vire au désastre.

Pour en parler, rien de mieux que de citer un spécialiste ; voici donc un éditorial de Greg Jarrett sur ce cirque de la destitution, publié la semaine dernière sur FoxNews.

 


 

Trump devrait espérer que le Carnaval de Destitution d'Adam Schiff ne se termine jamais

Le Carnaval de Destitution du Représentant Adam Schiff, Démocrate de Californie, entre dans une nouvelle semaine avec une parade de témoins qui n'ont à offrir que leurs opinions sans fin et des ouï-dire sur un cas de corruption "donnant-donnant" [Quid Pro Quo] d'où la corruption est absente.

Tout comme le titre de la farce comique d'Herman Wouk en 1965, La Fête Continue, le Président Trump peut espérer que cette idiotie de destitution se poursuive éternellement. Ou du moins jusqu'à ce que la saison des élections présidentielles soit bien avancée l'an prochain. Le maintien de sa résidence au 1600 Pennsylvania Avenue lui sera assuré.

Schiff, qui préside le comité du renseignement de la Chambre, représente le Grand Manitou du cirque de destitution, rappelant de manière frappante Norman Paperman, le personnage principal de Wouk. Ses singeries malheureuses sont le matériau du burlesque et de la bouffonnerie. Si quelque chose peut aller mal, ça ira mal. Personne ne semble prendre le pauvre Norman au sérieux. Sauf Norman.

Ainsi en est-il avec Schiff. Il est obsédé, sévère, égocentrique et si puissamment aveuglé qu'il ne semble pas pouvoir reconnaître le lent effondrement de son rêve de destituer Trump de ses fonctions. Les Américains prêtent attention à ses audiences pour la même raison que nous avons tendance à être captivés par des vidéos montrant des bâtiments en train d'imploser. Ou des accidents ferroviaires. Il y a quelque chose d'irrésistiblement attrayant à contempler des catastrophes en gestation.

Il n'y a aucune chance que le Président soit expulsé du bureau ovale par le Sénat. Pourtant, il est presque certain que la Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et son bedeau de carnaval, Schiff, rassemblent leurs forces partisanes pour destituer Trump. Après tout, cette destitution fut préconçue et préprogrammée au moment même de l'élection de Trump. Il ne fallait plus qu'un prétexte. Toute excuse, même fausse, ferait l'affaire.

Pendant très longtemps, les Démocrates et les médias complices dans leur haine de Trump étaient convaincus que le Procureur spécial Robert Mueller les délivrerait de leur mal fantasmé. Ils ont attendu avec impatience pendant 22 mois, tout en condamnant presque quotidiennement le Président dans le tribunal de l'opinion publique, portant contre lui des accusations fabriquées de toute pièce et des récits non vérifiés.

Qu'importe qu'il n'y ait jamais eu aucune preuve crédible d'un complot criminel de "collusion" échafaudé par Trump et le Président russe Vladimir Poutine dans les entrailles du Kremlin. La piste russe de la "chasse aux sorcières" perdura jusqu'au jour où le rapport Mueller confirma qu'il s'agissait d'un canular. Les Démocrates et les médias eurent une crise d'apoplexie, terrassés par le chagrin et l'incrédulité. Ils le sont toujours.

Depuis lors, la cabale de recherche et de destruction de Trump s'est efforcée d'inventer une autre ruse ou un artifice pour se débarrasser de son ennemi politique. La "chasse aux sorcières" de l'Ukraine en est la suite inévitable, bien qu'elle soit deux fois plus ridicule. Les preuves prétendument incriminantes ne sont aucunement des preuves.

Café à thème

La semaine dernière, la caste bavarde des diplomates a pris une place centrale dans le Carnaval. Comme un «klatch» [une réunion à thème] chez Starbuck, ils ont diffusé toutes sortes de rumeurs et d'indices basés sur des ragots de troisième et quatrième main - un type a raconté à un gars, qui me l'a confié ensuite, que le type d'origine "présumait" qu'il y avait un "donnant-donnant". C'était mercredi.

Vendredi, l'abrutissante absurdité évolua en spéculation de degré encore supérieur alors qu'une nouvelle diplomate, qui avoua ne pas avoir de connaissance directe sur la question centrale, raconta en pleurnichant son histoire selon laquelle elle aurait été limogée en tant qu'ambassadrice en Ukraine. Si elle avait un motif sérieux de plainte, elle aurait dû se tourner vers les ressources humaines, non pas s'épancher devant une procédure d'enquête en destitution menée par le Congrès. Elle avoua finalement qu'elle ne savait rien de la corruption ni d'une "quelconque activité criminelle".

Le républicain Devin Nunes, de Californie, se contenta de formuler l'évidence en déclarant: "Je ne suis pas tout à fait sûr de ce que l'ambassadrice fait ici aujourd'hui." C'est un bon résumé.

Il s'avère que Marie Yovanovitch fut renvoyée à Washington deux mois entiers avant la conversation téléphonique de Trump avec le Président ukrainien Volodymyr Zelensky au centre du prétendu "donnant-donnant". Cela n'a pas empêché le conseil juridique des Démocrates de superposer sur écran vidéo géant la transcription de l'appel et de demander à Yovanovitch son interprétation du contenu et des intentions du Président.

Yovanovitch est typique des personnes imbues d'elles-mêmes qui garnissent le service des Affaires Étrangères de notre pays. Par exemple, elle déclara: "La relation étrangère des États-Unis avec l'Ukraine est la plus importante de toutes".

Sérieusement? Ces diplomates sont convaincus que l'univers tourne autour d'eux. Ils se trompent en croyant que ce sont eux qui dictent la politique étrangère, et non pas le Président.

Si Trump ose faire quelque chose qui ne leur plaît pas, ils cherchent à le saper. Ils sont la force maligne qui hante notre gouvernement.

Cette semaine, huit autres "témoins" présumés monteront au manège du Carnaval Schiff. Eux aussi vont faire tourner des conjectures et des opinions fondées sur du ouï-dire. En tant que témoins, ils sont en grande partie superflus.

La conversation Trump-Zelensky n'a pas besoin d'interprétation. Avec une transcription accessible à tous, elle parle d'elle-même. Nulle part il n'y fait mention d'exigence, de menace, de condition ou de pression sur des "contreparties" liant l'aide militaire américaine à une enquête sur Joe Biden et son fils. Cela a été corroboré par des déclarations de Zelensky.

Un diplomate, Bill Taylor, réussit à offrir quelque chose de pertinent et de concret lorsqu'il déclara au comité qu'il avait eu trois réunions avec le Président ukrainien à la suite de l'appel téléphonique et que le sujet du "donnant-donnant" n'avait jamais été abordé. Cela constitue la preuve la plus solide qu'il n'y ait jamais eu jusqu'ici.

Trump taquine

La semaine dernière, Pelosi demanda à Trump de témoigner dans ce carnaval. Peut-être pensait-elle que cela faisait une bonne phrase toute faite.

Lundi, Trump tweeta une réponse à "Nancy la nerveuse" qu'il pourrait accepter son offre de témoigner "à propos de cette chasse aux sorcières de Destitution".

Les médias partirent instantanément en vrille et commencèrent à saliver de cette perspective. Ils tombèrent dans le piège. Ou dans le panneau.

Trump n'a aucune intention d'accorder ainsi de la dignité à un processus indigne. Il ne faisait que taquiner ou piéger Pelosi, comme il a l'habitude de le faire.

Mais vous pouvez probablement vous attendre à un autre tweet dans lequel le Président proposera de témoigner si Schiff transforme son enquête en débat contradictoire respectant à la fois l'équité fondamentale entre l'accusation et la défense et le respect de la légalité en permettant aux Républicans d'appeler leurs propres témoins et de permettre un contre-interrogatoire des témoins démocrates, sans les coups de marteau [de Schiff].

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"COUPABLE! Et Maintenant le Procès..."
La couverture du New York Post du 13 novembre illustre sans doute le sentiment général.
(Cliquez pour agrandir)

Trump sait qu'une telle offre sera rapidement rejetée par Schiff. Cela démolirait le Carnaval. Les Républicans appellent le faux "lanceur d'alerte" à témoigner, ainsi que Schiff lui-même. Leur "complicité" présumée dans la composition de la plainte de dénonciateur (qui ne représente pas une plainte légitime au regard de la loi) pourrait bien impliquer Schiff en tant que force motrice qui conçut le canular de l'Ukraine comme prétexte pour attaquer Trump. Le président des débats ne prendrait jamais le risque d'être exposé ainsi à la vérité.

Voyez-vous, Schiff est un homme désespéré. C'est à la mesure de son désespoir qu'il a lu à Yovanovitch un tweet de Trump la critiquant publiquement, puis lui a presque demandé si elle se sentait intimidée. La réponse était prévisible.

Schiff a alors laissé entendre que le tweet pourrait constituer un motif d'inculpation pour "intimidation de témoin". Oubliez le fait que Schiff a lui-même créé l'incident en informant le témoin du tweet, qui ne répond toujours pas aux critères légaux "d'intimidation de témoin", lesquels impliquent des menaces physiques, de la corruption ou l'emploi d'une contrainte pour le forcer à mentir. Mais ni les faits ni la loi n'ont jamais empêché Schiff d'inventer une bonne histoire.

Comme Brad Blakeman l'a noté dans un récent éditorial de Fox News Opinion, "Les Démocrates cherchent déjà un moyen de sortir de la procédure de destitution". Le représentant Jeff Van Drew, DN.Y., l'un des deux Démocrates à avoir voté contre l'enquête en cours, a déploré que "c'est censé être bipartisan… c'est censé être juste". Lui et d'autres membres de son parti savent que les manigances de Schiff ont démoli le processus.

Cependant, il est peut-être trop tard pour inverser le cap et aménager l'arrêt du Manège de la Destitution. Le chef de la majorité [au Sénat] Mitch McConnell, Républicain du Kentucky, a déclaré à la presse que le Sénat ne condamnerait jamais Trump pour sur des pseudo-preuves aussi fragiles, mais qu'un procès complet semblait inexorable si la Chambre des Représentants votait en faveur de la destitution.

Les Américains ont un sens aigu de l'équité. Ils commencent de plus en plus à se rendre compte que le spectacle de clown de Schiff est l'antithèse d'une procédure juste, équitable et impartiale. Plus il durera longtemps, plus les Démocrates seront susceptibles de subir de graves réactions politiques qui profiteront finalement au Président en exercice.

Pour cette raison, Trump peut espérer que le carnaval ne s'arrête jamais.

 


 

Cet éditorial est intéressant parce qu'il tombe juste, et se retrouve corroboré par les sondages. Les Américains trouvent terriblement ennuyeuses les auditions publiques menées par la Chambre des Représentants.

En Suisse, les médias rapportent fidèlement le point de vue exclusif de la gauche, comme la groupie Valérie de Graffenried pour Le Temps qui évoque des "auditions publiques dévorantes" et ose même prétendre que les  auditions publiques sont "passionnantes" alors que les chiffres d'audience montrent clairement le contraire. Alors que l'enjeu est bien plus important, elles sont encore moins suivies que le processus de nomination du juge Kavanaugh. La journaliste désinforme effrontément en affirmant de l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union Européenne Gordon Sondland qu'il "accuse" Trump, omettant par exemple ce petit échange:

Turner - C'est selon votre témoignage ici aujourd'hui, Ambassadeur Sondland, que vous avez des preuves que Donald Trump a lié la demande d'enquête [contre Burisma] à l'aide [militaire américaine]? Parce que je ne pense pas que vous disiez cela.

Sondland - Je l'ai répété à plusieurs reprises, Monsieur le membre du Congrès, je le présumais.

Turner - Donc personne ne vous l'a dit. Giuliani ne vous l'a pas dit. Mulvaney ne vous l'a pas dit. Personne. Pompeo. Personne d'autre sur cette planète ne vous a dit que Donald Trump liait l'aide à cette enquête?

Sondland - Je pense que j'ai déjà témoigné.

Turner - Répondez à la question. Est-ce correct? Personne sur cette planète ne vous a dit que Donald Trump liait l'aide à cette enquête - parce que si la réponse est oui, alors le président de la commission a tort et les gros titres de CNN sont faux. Personne sur cette planète ne vous a dit que Donald Trump liait l'aide à cette enquête. Oui ou non?

Sondland - Oui.


Il ne fait aucun doute que les témoins - uniquement à charge puisque imposés exclusivement par les Démocrates - ont tous en commun de détester Trump. Ils pensent qu'il a organisé un marchandage donnant-donnant avec l'Ukraine, mais, à moins de renverser quelques siècles de tradition juridique, une opinion n'est pas une preuve. Un témoin se doit de rapporter des faits observés. Ses sentiments, pour sincères qu'ils soient, n'ont pas de valeur dans un procès.

Alors que les Démocrates ne font défiler que des témoins acquis à leur cause, mènent les débats, contrôlent les questions que la minorité républicaine a le droit de poser et disposent d'une confortable majorité dans les votes, ils n'arrivent même pas à convaincre le grand public de la culpabilité de Trump. Non seulement l'opinion publique est de plus en plus convaincue de l'innocence du Président, mais ce changement de cap de l'opinion affecte principalement les "indépendants", la grande masse des citoyens qui ne sont affiliés ni aux Démocrates ni aux Républicans.

(Pour ceux qui se demandent comment les médias peuvent affirmer continuellement le contraire, voilà comment: les instituts de sondage "engagés" ont l'habitude de manipuler leurs résultats en y incluant une proportion exagérée de sondés d'obédience démocrate, ce qui permet d'affecter "favorablement" le résultat final.)

Pire, l'ampleur de ce changement pourrait précipiter le basculement de swing states en 2020, ces fameux états fédéraux où ni les Démocrates ni les Républicans ne disposent d'une majorité solide. Et cette perspective inquiète de plus en plus les politiciens démocrates. Brenda Lawrence du Michigan est ainsi la première Démocrate de la Chambre des Représentants à annoncer publiquement le retrait de son soutien à la procédure de destitution, et tout indique qu'elle ne sera pas la dernière.

Les Démocrates sont coincés. Engagés à ce point dans l'hyperbole, renoncer à prononcer la destitution serait une explosion en plein vol du narrative dont ils gavent l'opinion publique depuis des mois. Jouer la montre lasserait encore plus le public qu'il ne l'est déjà aujourd'hui. Mais poursuivre pourrait être encore pire. L'inculpation de Trump par Adam Schiff dans la Chambre des Représentants amènerait le dossier à se poursuivre au Sénat.

Là-bas, les Républicans pourraient se livrer à un procès contradictoire en bonne et due forme - en convoquant des témoins impliqués comme Joe et Hunter Biden, Eric Ciaramella, le pseudo-lanceur d'alerte originel, Devon Archer, le beau-fils de John Kerry et des officiels ukrainiens à des heures de grande écoute. Ils pourraient les amener à discuter du donnant-donnant qui eut lieu sous Obama lorsque Joe Biden fit lui-même un chantage pour faire virer le procureur ukrainien inquiétant son fiston. Tout ça sous l’œil des caméras pendant une année d'élection présidentielle.

Le Cirque de la Destitution est en train de virer au cauchemar pour la gauche américaine, et nous n'en sommes qu'au début.

12 novembre 2019

De l'inquiétante pédophilie des élites

Le suicide apparent du milliardaire pédophile dans la cellule d'une prison de New-York convainc de moins en moins. Jeffrey Epstein avait été retiré sans raison d'une cellule anti-suicide et transféré dans une cellule normale, où il résidait seul, pour des raisons encore non éclaircies. Alors que son moral était "bon", il y mourut officiellement en se pendant avec sa literie.

Epstein n'en finit pas de mourir...

Les caméras de surveillance opportunément en pannes, les hurlements rapportés par les locataires des cellules voisines la nuit de l'apparent suicide, les gardiens de prison censés faire des rondes toutes les demi-heures mais endormis pendant trois heures fatidiques et falsifiant des rapports tout en se montrant peu coopératifs avec les chargés de l'enquête, ne sont que de malheureuses coïncidences. Tiens, comme la photo du syndicat des gardiens posant avec Hillary Clinton.

L'examen du cadavre de M. Epstein par la médecin légiste Barbara Sampson révéla une brisure de l’os hyoïde (sous l’attache de la langue, seul os sans articulation avec un autre), typique d'une strangulation et non d'une pendaison - mais elle conclut à un suicide malgré tout. La légiste fut désavouée en direct à la télévision par une "légende" de la médecine légale, le Dr. Michael Baden, ancien légiste du centre médical de New York. L'expert de 85 ans qui examina pas moins de 20'000 cadavres lors de ses cinquante ans de carrière arriva à des conclusions opposées, notant, outre les fractures de cartilage de part et d'autre du larynx, d'autres détails comme ses yeux exorbités et injectés de sang. Ces éléments liés à la pression exercée sur le cou de la victime correspondent bien plus à un étranglement effectué par un tiers.

Le frère d'Epstein s'interrogea quant à lui sur la présence de marques sur ses bras, témoignage probable d'une lutte. Barbara Sampson rétorqua que c'était bien un suicide parce que... Parce qu'il le fallait bien, comprenez-vous.

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Le mème "Epstein didn't kill himself" se répand comme une traînée de poudre.
Ici, à la fin d'un concert à Orlando.

...Et Hillary Clinton plaisante (mais ne devrait pas)

Nous ne saurons probablement jamais la vérité ; mais ne pas croire au suicide de Jeffrey Epstein revient à être un nazi, minimum, puisque seul un nazi refuserait de croire en la Vérité Officielle.

Bien qu'elle n'emploie pas ces termes-là, c'est à peu près la ligne de défense d'Hillary Clinton lorsqu'un journaliste de divertissement, Trevor Noah, lui demanda de but en blanc "Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein?" dans son émission.

Trevor Noah - Je dois vous poser une question qui me taraude depuis un moment: Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein? (rires dans le public. Noah continue) Parce que vous n'êtes pas au pouvoir, mais vous avez tous les pouvoirs. J'ai vraiment besoin de comprendre comment vous parvenez à faire ce que vous faites, parce que vous semblez être derrière tout ce qui est néfaste, et cependant vous n'utilisez pas ce don pour devenir Présidente. (Après un silence) Franchement, qu'est-ce que ça fait d'être le croquemitaine de la droite?

Hillary Clinton - Cela me surprend constamment. Parce que les choses qu'ils disent, et maintenant que ça se retrouve en ligne c'est encore pire, sont tellement ridicules qu'elles sont au-delà de ce que je parviens à imaginer. Et malgré tout ils persistent tant à lancer ces idées et ces théories complètement dingues... Honnêtement, je ne sais pas ce que j'ai jamais fait qui puisse les irriter autant.


C'est bien enlevé. Hillary Clinton récite avec une belle assurance un script écrit de concert avec le commentateur (en fait le sujet aurait été abordé à la demande d'Hillary Clinton elle-même). Mais derrière le rideau de fumée cette séquence sous-entend malgré tout que Mme Clinton aurait des raisons personnelles de chercher à faire disparaître Jeffrey Epstein, et il y en a.

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Un des rares clichés de Jeffrey Epstein et Bill Clinton, malgré une amitié vieille de vingt-cinq ans.

Rappelons brièvement que selon les carnets de vol du Lolita Express, selon le surnom du Boeing privé du milliardaire qui servait de maison close volante avec son lit double et ses jeunes filles à disposition des invités, Bill Clinton fut à bord pas moins de 26 fois. Hillary Clinton fut aussi à bord au moins six fois. En 2008, une des accusatrices d'Epstein affirma avoir été utilisée comme esclave sexuelle sur l'île de Petit Saint-James des années plus tôt et d'avoir vu Bill Clinton là-bas, encore Président, lors d’une fête donnée en son honneur avant son départ de la Maison-Blanche.

Bill Clinton avait une relation si amicale avec le pédophile que celui-ci lui dédia un tableau bizarre, rappel de l'affaire Lewinski. Si le tableau ne fut pas créé sur demande par Epstein, il était bel et bien accroché dans l'entrée de sa propriété new-yorkaise, tirant sourires et remarques sarcastiques des nombreux invités du milliardaire.

Rappelons également qu'en 2013 Hillary Clinton fit clore une enquête sur la pédophilie au sein du Département d'État qu'elle dirigeait alors.

Les curieuses priorités rédactionnelles d'ABC News

Pourquoi ne parle-t-on d'Epstein que maintenant? À cause de sa nouvelle arrestation, puis de son suicide, bien entendu. Mais la vérité a déjà tenté de sortir.

Une vidéo explosive sur ABC News dévoilée par Project Veritas révèle que le grand média d'information américain disposait d'informations sur le réseau pédophile de Jeffrey Epstein depuis 2016, dont et y compris ses relations avec des grands noms de la bonne société.

(Project Veritas est un groupe d'activistes dévoilant à travers des confessions de lanceurs d'alertes et des caméras cachées le biais idéologique des médias et des réseaux sociaux. Autant dire qu'ils sont donc catalogués "nazis" par ces derniers, au minimum.)

Une ex-employée d'ABC News, Amy Robach, co-présentatrice du show Good Morning America et du journal, se confia "en off" à un réalisateur qui transmis la vidéo à Project Veritas. Dans ce monologue elle ressasse comment un témoin vint à elle des années plus tôt avec des informations liées à Epstein, mais que le réseau ABC News, entre les mains de Disney, refusa de diffuser le moindre matériau sur cette affaire pendant des années.

Robach exprime sa frustration à la façon dont ABC a tué cette affaire dans l’œuf:

"J'ai eu cette interview avec Virginia Roberts (maintenant Virginia Guiffre, une victime supposée d'Epstein). On ne va pas la diffuser. D'abord, en premier, on m'a répondu - Qui est ce Jeffrey Epstein. Personne ne sait qui c'est. C'est une histoire stupide. [Et ensuite] Le Palais [de Buckingham !] a su que nous avions ses allégations au sujet du Prince Andrew [un autre "bon ami" d'Epstein] et nous a menacé d'un million de façons différentes."


La victime s'était cachée pendant douze ans. "Elle avait des photos. Elle avait toutes les preuves." "C'était incroyable... Nous avions (Bill) Clinton, nous avions tout..." "Et maintenant les informations sortent... Alors que j'avais tout entre les mains."

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Amy Robach brise l'Omertà.

On peut comprendre la frustration de la journaliste à n'avoir pu dévoiler ce qui aurait été le plus grand succès de sa carrière.

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Le Prince Andrew, la victime Virginia Guiffre, 17 ans au moment des faits, et une des proxénètes d'Epstein, Ghislaine Maxwell, en fuite aujourd'hui

Pourquoi ABC News refusa de diffuser le dossier explosif dont disposait sa journaliste vedette? Face au incroyables révélations opérées par Project Veritas, la chaîne se fendit d'une rapide réponse taillée en langue de bois expliquant qu'à l'époque ce dossier "n'atteignait pas les standards de qualité que la chaîne attendait."

La même chaîne ABC qui diffusa en boucle les allégations grotesques de Christine Blasey-Ford accusant sans la moindre preuve le candidat à la cour suprême Brett Kavanaugh d'avoir été un violeur en série alors qu'il était encore mineur? La même chaîne qui détourna récemment la vidéo d'une explosion dans un stand de tir du Kentucky pour le faire passer pour un bombardement en Syrie ? Et ces gens osent parler de "standards de qualité" ?

Une histoire qui remonte à trois ans n'a rien d'anodin. Rappelons le timing: en 2016, les Américains étaient en pleine campagne présidentielle entre Hillary Clinton et Donald Trump. Faire éclater un nouveau scandale sexuel sur Bill Clinton à ce stade aurait immanquablement coulé la candidature d'Hillary. On peut donc justifier la décision de la rédaction d'ABC News par la volonté de protéger la candidate démocrate.

Mais il y n'y a pas que cela. ABC est possédée par Disney, vous vous rappelez ? La compagnie qui fait tant pour les enfants, et qui s'est elle-même retrouvée impliquée dans des scandales de pédophilie... Une "culture d'entreprise" atteignant jusqu'au sommet de l'édifice, si je puis dire. La volonté de la rédaction de ne pas diffuser la moindre information compromettante sur Epstein et donc Clinton aurait pu être motivée par autre chose que des intérêts politiques - des intérêts liés à la pédophilie elle-même.

Parmi ses bonnes relations, Jeffrey Epstein avait beaucoup de journalistes de renom.

Des pédophiles partout

Plus on cherche, plus on en trouve.

Il y a le réseau d'Epstein. Il y a le réseau de John Podesta, cheville du Parti Démocrate américain et ancien conseiller de Barack Obama. Il y a Cohn-Bendit ou des membres de la famille royale anglaise en Europe. Il y a ce politicien démocrate Joe Morrissey, pédophile condamné, sorti de prison en 2015 pour avoir couché avec sa secrétaire mineure, qui vient d'être élu Sénateur de Virginie avec 64% des votes. Comme quoi en Amérique on peut être pédophile et populaire! C'est le Rêve Américain!

Mais il y a aussi, et surtout, Hillary Clinton, on en revient toujours à elle.

En 2016, au cours d'une perquisition pour une affaire de mœurs, le département de police de New York (NYPD) s'empara d'un ordinateur portable appartement à Anthony Weiner, un politicien démocrate à tendances pédophiles et accessoirement mari de Huma Abedin, proche collaboratrice d'Hillary Clinton depuis vingt ans. Sur cet ordinateurs, les enquêteurs découvrirent plus de 500'000 e-mails appartenant à Hillary Clinton, Huma Abedin et d'autres proches de son mandat comme Secrétaire d'État. Le contenu de ces courriels incita le FBI à rouvrir son enquête.

Les enquêteurs trouvèrent bien pire que de simples secrets d'État.

Le 2 novembre, un article hallucinant fit son apparition sur True Pundit et d'autres sites d'information alternatifs. Le titre?

"Flash explosif: le NYPD lance l'alerte sur les nouveaux e-mails d'Hillary: Blanchiment d'argent, Crimes sexuels avec des enfants, Exploitation de mineurs, Corruption, Parjure".

L'article donnait la parole à des sources policières anonymes expliquant ce qu'ils avaient trouvé dans les e-mails stockés sur l'ordinateur d'Anthony Weiner:

Des détectives et des procureurs du Département de Police de New York qui ont travaillé sur une affaire présumée de "sexting de mineur" contre l'ancien député Anthony Weiner ont remis au FBI un ordinateur portable récemment retrouvé qu'il avait partagé avec sa femme Huma Abedin sur lequel se trouvaient assez de preuves pour "mettre Hillary et son équipe en prison à vie", ont déclaré des sources du département à True Pundit.

Les sources de NYPD ont indiqué que "l'équipe" en question incluait également plusieurs membres du Congrès sans préciser leur nom, en plus de ses assistant et autres initiés. (...)

Mais les nouvelles révélations sur le contenu de ce portable, selon des sources parmi les représentants de la loi, impliquent la candidate présidentielle démocrate, ses subordonnés, et même des élus dans des crimes bien plus graves que la mauvaise gestion de courriels classés top-secret. Les sources du NYPD indiquèrent que ces nouveaux courriels incluent des preuves liant Clinton elle-même et ses associés à divers crimes:

  • Blanchiment d'argent
  • Exploitation d'enfants
  • Crimes sexuels avec mineurs
  • Parjure
  • Corruption à travers la Fondation Clinton
  • Entrave à la justice


L'article expliquait que l'indignation était telle dans les rangs de la police que celle-ci mit en demeure le FBI de rouvrir son enquête, faute de quoi certains se débrouilleraient pour rendre ces messages publics. Voilà pourquoi le FBI a relancé en catastrophe l'enquête sur le serveur mail d'Hillary en 2016.

"Ce qui se trouve dans ces courriers électroniques est stupéfiant et en tant que père, cela m'a retourné l'estomac," expliqua un haut responsable du NYPD. "Il n'y aura pas d'évasion à la Houdini de ce que nous avons trouvé. Nous avons des copies de tout. Nous les expédierons à Wikileaks ou je tiendrai personnellement ma propre conférence de presse s'il le faut."

Les informations du True Pundit furent corroborées le 4 novembre par le site d'information conservateur Breitbart. Il mit en ligne l'interview d'Erik Prince, fondateur de Blackwater et ancien Navy SEAL. Selon ses "sources bien placées" au Département de la Police de New York, "le NYPD voulait faire une conférence de presse annonçant les mandats et les arrestations supplémentaires dans le cadre l'enquête sur Anthony Weiner" mais reçut "un énorme coup de frein" de la part du Ministère de la Justice.

Il n'y eut aucune conférence de presse. D'une façon ou d'une autre, l'explosion à venir fut contenue. Était-ce pour ne pas perturber la campagne en cours pour l'élection présidentielle? La réponse d'Erik Prince est admirable de simplicité:

"Sûr, c'est le bon argument pour ça", admit Prince. "Mais le fait est que, vous savez, si la gauche avait des e-mails montrant que Trump se soit rendu à de nombreuses reprises sur une île avec des esclaves sexuels mineurs, vous savez qu'ils en parleraient. Ils le hurleraient sur tous les toits."


Je dois faire ici mon mea culpa. J'avais connaissance de cet article de True Pundit en 2016. À l'époque, je n'en avais pas parlé. J'avais eu trop de peine à y croire - tout cela semblait énorme, démentiel. Il paraissait tout aussi impensable que le FBI dirigé par James Comey passe l'éponge sur des crimes aussi graves.

Aujourd'hui, au contraire, au vu de ce qui s'est passé depuis, tout semble parfaitement vraisemblable.

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En attendant les inculpations

Pour l'instant, les réseaux ne tombent pas.

Les optimistes pensent que les dossiers se construisent dans l'ombre et que des vagues d'inculpation stupéfiantes vont déferler par surprise au moment opportun. Il sera alors difficile pour les accusés de plaider des "manœuvres politiciennes" lorsque surgiront des vidéos de leurs ébats avec des enfants ou pire encore.

Les pessimistes pensent que les pédophiles étant également infiltrés au sein des échelons supérieurs de la justice et de la police, les uns et les autres se protègent et rien n'arrivera.

Le fait est que la pédophilie est répandue au sein des élites. De la même façon que les homosexuels sont surreprésentés au sein de l'Église catholique, les pédophiles semblent comme des poissons dans l'eau dans certains cercles, malgré le dégoût qu'ils suscitent au sein des gens normaux.

Je ne pense pas que Trump soit pédophile ; je pense que s'il y avait la moindre possibilité à ce sujet elle aurait été exploitée depuis longtemps. Je pense qu'Hillary Clinton est pédophile et son époux aussi, et qu'ils côtoient de nombreuses autres personnalités du show-business, de l'économie et de la politique avec les mêmes perversions.

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Le dernier venu dans la course politique côté démocrate, Michael Bloomberg, posant à côté de la proxénète d'Epstein, Ghislaine Maxwell (la même que dans la photo un peu plus haut)

Je pense que s'il y a une seule chance de pouvoir commencer à nettoyer les écuries d'Augias de la pédophilie, c'est maintenant que Trump est au pouvoir ; je pense que beaucoup de pédophile sont du même avis et trouvent ainsi une énergie insoupçonnée pour lutter contre Trump et essayer de lui barrer la route.

Nous verrons comment tout cela évolue. Mais de moins en moins de gens peuvent décemment prétendre qu'ils ne savaient pas.

06 novembre 2019

Ne dites plus "salauds de pauvres", dites "circulation différenciée"

Genève étant à l'avant-garde de la vague saumâtre qui balaie la Suisse, son gouvernement a décidé d'interdire le centre-ville aux véhicules "très polluants".

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Embouteillage près de l'aéroport (image Wikipédia)

Comme l'explique La Julie, "le Conseil d’État genevois passe à l’action". Et quelle action! L'adoption, aujourd'hui, d'un "dispositif de restriction de la circulation à l’intérieur du périmètre de la moyenne ceinture en cas de pic de pollution atmosphérique." Poursuivons:

La mesure phare de ce dispositif se présente sous la forme d’une vignette qui devra être apposée sur le véhicule. Il y en aura six différentes, qui seront fonction de la «performance environnementale» dudit véhicule. Elles sont identiques aux vignettes, appelées CritAIR, que de nombreuses villes françaises ont adoptées, à l’exemple d’Annecy et, bientôt, d’Annemasse. Ce n’est pas anodin car les voitures immatriculées à l’étranger seront soumises aux mêmes mesures.

Ces macarons, valides durant toute la durée de vie du véhicule, donneront évidemment accès ou non à la zone urbaine selon le degré d’alerte pollution. Pour la catégorie des véhicules les plus polluants, ce sera simple: en cas d’alerte smog, quel que soit le niveau, ils ne pourront pas circuler à l’intérieur de la moyenne ceinture.


Bon prince, le Conseil d'État laissera aux automobilistes jusqu'au 31 mars 2020 avant de commencer à distribuer les amendes, on parle tout de même de 500 francs par infraction. Les professionnels, eux, auront même droit à deux ans pour changer leurs camions...

Alors, heureux?

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La petite zone soumise à réglementation... (cliquez pour agrandir)

La stupidité de la mesure laisse pantois, sans compter que Genève n'a même pas le privilège de faire dans la nouveauté.

Pour commencer, la mesure n'a aucun effet sur la pollution. Aucun. Parce que la pollution de l'air en hiver, liée aux conditions météorologiques (absence de vent et de pluie), vient essentiellement de l'industrie et du chauffage domestique, pour grosso-modo un tiers chacun. La part liée au transport tourne autour de 20% selon les études. De combien de pourcents descendra cette pollution lorsque la circulation au centre-ville sera frappée d'interdiction sélective? Le lien de cause à effet ne sera même pas mesurable - bien moins qu'une différence de température de 1° sur le chauffage domestique.

antonio_hodgers.jpgLa circulation différenciée risque même d'être négative pour la pollution, les automobilistes traversant habituellement le centre-ville décidant de faire des trajets plus longs pour contourner la zone interdite en provoquant au passage de nouveaux embouteillages... En revanche, pour les finances publiques, miam miam!

Mais surtout, la gestion de la circulation différenciée va rapidement virer au cauchemar pour tout un chacun.

Non seulement chaque automobiliste devra avoir son petit macaron officiel sur le pare-brise, mais il faudra en plus consulter chaque matin la météo pour se tenir au courant et savoir si le centre-ville est ouvert au trafic. Vous avez oublié d'allumer votre radio? Paf, 500 francs d'amende, ça vous apprendra à ne pas écouter les directives quotidiennes du Ministère de la Mobilité Heureuse.

Les touristes de passage seront-ils exemptés? L'aspect pratique devrait dire non, l'égalité devant la loi devrait dire oui (Juste pour rire, qu'en sera-t-il des voitures diplomatiques?) Dans les deux cas, d'innombrables problèmes pointent le bout de leur nez. L'exemption des touristes amènera immanquablement un tel lot de fausses déclarations que pratiquement tout le monde passera entre les mailles du filet, à moins d'un flicage encore plus poussé de l'utilisation de chaque véhicule.

L'égalité devant la loi obligera chaque véhicule à être soumis aux mêmes règles, mais ce n'est pas une mince affaire. Va-t-on réintroduire des douanes cantonales pour s'assurer que tout ce petit monde a bien sa vignette? Même ainsi, aucun maillage ne saurait être parfait. Les diverses déconvenues de pauvres hères venus de loin et matraqués d'amendes à leur grande surprise feront autant d'anecdotes dénonçant l'écofascisme et la bureaucratie genevoises - l'idéal pour finir de donner à cette ville la réputation qu'elle mérite.

Mais il y a plus ennuyeux que de savoir si une mauvaise loi s'applique à tous ou seulement à quelques-uns, c'est de savoir si on va y survivre.

Le calcul de la pollution des véhicules est très simple: les voitures plus récentes polluent moins que leurs homologues plus anciennes. N'oubliez pas: la couleur de la vignette évoluera avec les années... Autrement dit, les gens riches avec des voitures modernes auront les moyens d'éviter interdictions et amendes, qui frapperont de plein fouet les working poors avec leurs bagnoles d'occasion. C'est donc une mesure particulièrement anti-sociale. Elle l'est d'autant plus que les pauvres ont tendance à vivre en périphérie dans des zones où les logements sont moins chers, mais aussi plus mal desservies par les transports publics.

Pour ces gens, le message du Conseil d'État genevois est très clair: tant pis pour vous.

Sur le 20 minutes, dans un article encore ouvert aux commentaires, les réactions sont plutôt négatives, pour rester poli. Les gens semblent bien avoir compris à quelle sauce ils seront mangés. Florilège:

Greta mouvance
Bienvenue à l'écolodictature, Hodgers on votera certainement pas pour toi.

vivement la fin...
4 ans ce n'est pas long, mais avec la gauche verdoyante se sera pire que léternité... 10 centimes sur la carburant, 5 balles par ci, 40 balles par là et encore des taxes pour compléter les taxes on n'as pas fini de rire. Le plus comique dans ce foutage de gueule, c'est que pour couronner le tout, on nous servira de beaux discours sur la cherté et que l'on ne gagne pas assez pour vivre décemment dans ce pays.

Décompensation verte
La mise en œuvre sera plus polluante que la mesure elle même! Ils sont tombés sur la tête juste pour avoir bonne conscience !

immonde
C'est dégueulasse les jours de smog seuls les riches pourront rouler en faite.

Bien fait
Et voilà. Maintenant vous allez perdre lentement mais sûrement votre liberté. D'abord un macaron. Puis des normes qui vont devenir tellement sévère que seuls les véhicules électriques pourront rouler. La pollution baisse régulièrement depuis plus de cinquante ans mais ils changent les normes au fur et à mesure pour vous le cacher. Vous êtes pris. Maintenant ils sont au pouvoir et vous allez payer et régresser.


On se réjouit de voir l'application de cette nouvelle Genevoiserie... En attendant que le reste de la Suisse s'empresse de lui emboîter le pas, bien entendu. Le peuple suisse a voté pour "l'écologie", la voilà qui arrive.

03 novembre 2019

Oubliez le Brexit, c'est l'Europe qu'ils veulent sauver

Le 31 Octobre 2019 devait être une date très particulière: le jour où le Royaume-Uni aurait - enfin! - quitté l'Union Européenne.

Des engagements forts avaient été pris ; c'était le principal objectif du gouvernement anglais, tel que rappelé par la Reine elle-même dans son discours de réouverture de la session parlementaire. Le Trésor anglais avait même commencé à battre quelques milliers de pièces de 50 pence commémoratives. Il faut désormais les détruire en les fondant à nouveau - en attendant la nouvelle date, je suppose. Heureusement pour lui, le métal n'a pas de mémoire. Les gens, si.

Il y a anguille sous roche.

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Boris Johnson a été porté au poste de Premier Ministre par un plébiscite de la base du parti, comme une sorte de Winkelried du Brexit. Il réussirait là où Theresa May avait plus qu'échoué. Il serait la volonté qui toujours trouve un chemin.

Reconnaissons-lui plusieurs succès: le plan de relation entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne, "impossible à renégocier" depuis deux ans selon Mme May et M. Junker, fut finalement remis sur la table. Le fameux "backstop" irlandais, caillou dans la chaussure du Brexit, vilipendé par les autorités anglaises, trouva une solution. Mieux, le Parlement britannique alla même jusqu'à accepter ce nouvel accord négocié avec l'UE!

Dans ces circonstances, le report du Brexit jusqu'au 31 janvier semble inconcevable. Mais l'énigme n'en est une que pour ceux qui n'ont pas compris la nature profonde du Brexit - non pour les Anglais, mais pour l'Union Européenne.

Le front anglais et le recul de Boris

Comme expliqué dans ces pages le mois dernier, Boris Johnson subit depuis sa prise de fonction une véritable guérilla de la part du Palais de Westminster. Les Parlementaires lui infligent camouflet sur camouflet. Ils n'osent le démettre mais font tout ce qu'ils peuvent pour lui couper les ailes, miner ses capacités de négociation et plus généralement saboter les efforts de son gouvernement pour accomplir le Brexit.

Plus intéressant encore, et ne comptez pas sur le moindre média pour le rappeler, les parlementaires actuellement élus ne représentent plus guère qu'eux-mêmes ; ils sont particulièrement peu représentatifs du peuple, tellement lassé des tergiversations depuis trois ans qu'il aurait volontiers accepté un Brexit sans accord.

Les élus en question le savent tant et si bien qu'ils ont toujours refusé à Boris Johnson de convoquer des élections, de peur que l'agitation de la campagne électorale et les échéances du calendrier ne précipitent un Brexit sans accord.

La classe politique anglaise ne veut pas d'un Brexit sans accord. À aucun prix. Jamais.

Boris Johnson, et croyez ma tristesse sincère en l'écrivant, fait aussi partie de la classe politique anglaise. Alors qu'il déclarait crânement deux mois plus tôt qu'il préfèrerait être "mort au fond d'un fossé" plutôt que de repousser le Brexit, il se dégonfla comme une baudruche en demandant un report à l'UE.

En cela, il se plia à une décision illégale du Parlement, puisque celui-ci outrepassa ses prérogatives en la formulant. Il aurait pu choisir de désobéir. Rien de plus simple: il n'aurait eu qu'à faire la sourde oreille pendant quelques jours. Il aurait même pu porter l'affaire devant les tribunaux, le deuxième meilleur moyen de dépasser des délais après l'envoi en commission parlementaire. Il aurait ainsi risqué au pire quelques jours de prison - selon des modalités encore à éclaircir, le cas étant inédit - mais peu de choses en sommes. Emporté par la bonhomie de son Premier Ministre, le Royaume-Uni serait alors sorti de l'UE sans accord le 31 octobre. Boris Johnson aurait ainsi laissé son nom dans l'Histoire tout en devenant, en ayant respecté ses promesses, le plus populaire de tous les hommes politiques britanniques.

Pourquoi Boris Johnson s'est-il ainsi couché? Sa force de caractère est sans doute bien plus faible que ce que beaucoup espéraient de lui. Il y a eu des signes avant-coureurs, comme le fait qu'au pied du mur et par solidarité gouvernementale il ait lui-même voté en son temps en faveur de l'accord de Brexit concocté par Theresa May (avec le Backstop irlandais et tout le tremblement). Chacun a toujours tendance à ignorer les faits contraires aux espoirs qu'il nourrit.

D'accord. Boris Johnson a obtenu des victoires tactiques, mais s'est montré étonnamment faible au moment crucial en transmettant une demande de report du Brexit à Bruxelles. Dont acte. Mais il reste un mystère, et un mystère plutôt important. Pourquoi l'Union Européenne a-t-elle accepté de repousser le Brexit de plusieurs mois? À partir du moment où elle était satisfaite du nouveau Brexit (et tout semble montrer qu'elle l'est) il n'y avait aucune raison de repousser le Brexit, et encore moins d'autant.

Ce "petit mystère" est une entourloupe de première pour faire échouer le Brexit et maintenir le Royaume-Uni dans l'Union Européenne. Et les risques de retourner le vote de juin 2016 n'ont jamais été aussi grands.

Explications.

Garçon, l'addition

La grande force des médias présentant le Brexit a été de le montrer comme un débat interne à l'Angleterre. Face à des autorités européennes forcément intelligentes et responsables, les Anglais s'étripaient comme de beaux diables sans parvenir à s'entendre. Ni à jamais présenter des solutions dignes des autorités européennes, pour ainsi dire.

C'est beau, et très faux.

Si je devais résumer en quelques phrases toute la fausseté de ce point de vue sur le Brexit, les voici:

  • Le Royaume-Uni est la cinquième économie mondiale.
  • Le Royaume-Uni est la deuxième économie de l'Union Européenne, derrière l'Allemagne et devant la France.
  • Le Royaume-Uni est aussi riche et puissant que les dix-neuf économies les plus faibles de l'Union Européenne, réunies.

Sur le plan économique européen, le départ du Royaume-Uni de l'Union Européenne est aussi énorme que si celle-ci passait de 27 membres à 8 membres. Et ce n'est même pas exact parce que c'est le deuxième membre le plus riche qui s'en va, et non la famille des cousins pauvres qui se remettent péniblement de leur demi-siècle de joug soviétique, alliée aux forçats obligés de se soumettre à l'euromark allemand.

L'Union Européenne ne veut pas que les Anglais s'en aillent. Point.

Ils contribuent bien trop au budget de l'Union.

Toutes les tractations depuis le lendemain du vote sur le Brexit, jusqu'à la durée interminable de ces tractations elles-mêmes, ne servent qu'à perpétuer les contributions anglaises au budget de l'UE. C'est aussi simple que ça!

Par conséquent, tout Brexit sans accord doit être rendu absolument, rigoureusement impossible. Tout Brexit "ordonné" doit faire en sorte de perpétuer les contributions anglaises au budget de l'UE pour les siècles des siècles, fut-ce au prix de discussions perpétuelles. Les détails finaux ne seront jamais réglés, comme un divorce traîné devant les tribunaux et qui en fin de compte ne se conclurait pas, malgré des années de procédure.

Voilà la vérité.

Risque maximum

Le Brexit est plus en danger aujourd'hui qu'il ne l'a jamais été depuis trois ans. Et paradoxalement, l'apparente raideur de Boris Johnson sur le sujet en est la cause.

Les Libéraux-Démocrates anglais, le DUP, les Travaillistes, sont complices de Bruxelles, et je ne serais pas surpris que de l'argent change discrètement de main pour expliquer cet amour inconditionnel. Ils veulent tous que le Royaume-Uni reste dans l'UE. Les Travaillistes par exemple préconisent un deuxième référendum entre "rester" et "rester" - rester formellement dans l'UE et donc renier le vote de 2016, ou approuver une "relation future" avec l'UE tellement proche des obligations d'un membre de plein droit que cela ne fera aucune différence, en particulier au niveau des contributions budgétaires. Pour les Libéraux-Démocrates, c'est encore plus simple: ils demandent à ce qu'on annule le Brexit, ni plus ni moins. Que le référendum aille au diable!

Les Conservateurs menés par Boris Johnson donnent l'impression de vouloir partir de l'UE, mais comme le montre l'exemple récent donné par le Premier Ministre, leur résolution s'écroule devant l'obstacle. Boris Johnson a fait de gros efforts pour nettoyer les écuries d'Augias de leurs éléments les plus europhiles, mais la tâche est trop herculéenne. Les électeurs ne seront pas plus omniscients pour faire le tri. Après les nouvelles élections de Décembre, il y a de fortes chances pour qu'un bonne minorité des nouveaux élus des Conservateurs soit encore composée de vendus à Bruxelles, simplement parce qu'ils sont enkystés dans la structure du parti.

Le Parti du Brexit de Nigel Farage est le seul qui soit crédible sur la question du Brexit et sur la concrétisation du vote anglais de 2016. Et récemment, il a commencé à sérieusement tailler des croupières aux autres partis, en particulier les Conservateurs.

Visant avant tout à sauver sa paroisse, Boris Johnson explique donc que pour que le Brexit se concrétise enfin il faut "voter Conservateur". En les plaçant en tête des intentions de vote des électeurs, les sondages montrent que ceux-ci sont prêts à le croire. Nigel Farage le croit-il?

La dispute ou l'accord entre le Parti du Brexit et les Conservateurs est une des clés du scrutin. Si les deux partis parviennent à se partager les circonscriptions (ce qui revient au Parti du Brexit à avaler son chapeau) et à éviter les duels fratricides au sein du camp du Brexit dans les circonscriptions stratégiques, alors le futur parlement pourrait être à majorité pro-Brexit et les deux mouvements, travaillant main dans la main, pourraient parvenir enfin à le délivrer.

Ça fait beaucoup de si.

Le plus plausible est que le Nigel Farage et Boris Johnson ne parviennent pas à un accord, ou que celui-ci s'effondre avant le dépôt des listes. Conservateurs et Parti du Brexit s'affronteront dans une série de duels fratricides qui pourraient voir triompher le camp adverse, laissant le Parlement entre les mains de partis totalement opposés au Brexit.

Ils auront alors tout loisir de dénaturer encore plus l'accord de Brexit en faveur de Bruxelles à coup d'amendements, et resteront en poste pour assurer une "transition post-Brexit" qui ne se terminera jamais. Jeremy Corbyn pourrait même finir Premier Ministre à la faveur de la confusion et mettre en branle son agenda politique marxiste, incluant nationalisations massives et plans quinquennaux... Que du bonheur pour nos amis anglais.

Peu importe: à Bruxelles, on a retrouvé le sourire.