09 janvier 2020

Pour 2020, la fin du monde!

Bonne année - ce sera la dernière.

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2020, bien mieux que 2012 et les imbécilités du Calendrier Maya, sera la marque de grandes catastrophes dont certains esprits supérieurs ont déjà devinés l'imminence. Elles pourraient marquer la fin de la civilisation telle que nous la connaissions. Voilà donc une petite partie de ce qui nous attend cette année:

[Les] grandes villes européennes sont englouties sous la mer montante, alors que la Grande-Bretagne est plongée dans un climat «sibérien». Conflit nucléaire, méga-sécheresses, famine et émeutes généralisées éclatent à travers le monde.

Un changement climatique brutal peut amener la planète au bord de l'anarchie alors que les pays développent un arsenal nucléaire pour défendre et sécuriser un approvisionnement en déclin en nourriture, en eau et en énergie. La menace contre la stabilité mondiale éclipse largement celle du terrorisme, affirment les experts.

Les perturbations et les conflits seront des caractéristiques endémiques de la vie sur terre. [En 2020], Encore une fois, la guerre définit la vie humaine.


Vous n'avez pas les pieds mouillés? Vérifiez donc à deux fois.

Évidemment, vous pourriez croire, en regardant au dehors, où tout est calme, que le texte ci-dessus n'est qu'un ramassis d'âneries écrites par de mauvais auteurs de science-fiction.

Vous auriez tort.

Il s'agit d'un petit extrait d'un rapport "scientifique" (les guillemets sont de rigueur) émis par les plus brillants esprits de notre temps, des experts travaillant ou consultés par le Pentagone sur le sujet du réchauffement climatique. D'ailleurs, les rédacteurs finaux du rapport proprement dit, Peter Schwartz, consultant de la CIA et ancien chef de la planification au Royal Dutch / Shell Group, et Doug Randall du Global Business Network en Californie, déclarent que le changement climatique "devrait être élevé au-delà d'un débat scientifique pour devenir un problème de sécurité nationale américain".

Bon, allez, je vous donne la clef de l'énigme. Tout ceci est authentique, le document entier est disponible ici (en anglais), mais le rapport date de 2004.

Voilà tout simplement comment les auteurs et les experts consultés imaginaient de façon plausible l'évolution du monde pour les seize ans plus tard. Greta Thunberg venait à peine de souffler sa première bougie, mais le Monde était déjà promis à sa fin.

En 2004, 2020 semblait loin. Le rapport fut présenté à la Maison Blanche, occupée par un certain George W. Bush à l'époque, et eut même droit à son attention dans les médias. En février 2004, le quotidien anglais de gauche The Guardian et bien d'autres se firent l'écho de ce rapport secret du DoD (Department of Defense) prévoyant une catastrophe climatique seize ans plus tard.

Nous y sommes, et bien entendu la catastrophe n'est pas là. Le catastrophisme, lui, ne s'est jamais aussi bien porté.

C'est ainsi que fonctionne la magie du réchauffement climatique. La planète et l'humanité sont vouées à l'apocalypse "si on n'agit pas tout de suite", "si on ne fait pas plus" on se plaint sans cesse que "les mesures  prises sont clairement insuffisantes" ; et d'ailleurs "c'est maintenant le dernier moment pour agir"... Air connu, pour ceux qui connaissent la chanson.

Année après année, décennie après décennie, les mêmes phrases se répètent. Il n'y a que ceux qui les entendent pour la première fois pour ne pas comprendre qu'elles sont creuses.

N'excusons pas ce rapport comme un texte lancé à la va-vite promettant des catastrophes surgies de nulle part à dans un horizon perçu comme lointain. La catastrophe annoncée arrive année après année à un rythme soutenu:

La sécheresse persiste pendant toute la décennie dans les régions agricoles essentielles et dans les zones autour des principaux centres de population en Europe et dans l'est de l'Amérique du Nord. Les températures annuelles moyennes chutent jusqu'à 5° Fahrenheit en Asie et en Amérique du Nord et jusqu'à 6° Fahrenheit en Europe. Les températures augmentent jusqu'à 4° Fahrenheit dans des zones-clés de l'Australie, de l'Amérique du Sud et de l'Afrique australe. Les tempêtes et les vents d'hiver s'intensifient, amplifiant l'impact des changements. L'Europe de l'Ouest et le Pacifique Nord sont confrontés à des vents d'ouest renforcés (...)

2012: une sécheresse sévère et le froid poussent les populations scandinaves vers le sud, et sont repoussées par l'UE. Le sud-est des États-Unis et le Mexique sont envahis par un flot de réfugiés venus des Îles Caraïbes.

2015: Le conflit au sein de l'UE concernant l'approvisionnement en eau et en nourriture entraîne des escarmouches et des relations diplomatiques tendues.

2018: la Russie rejoint l'UE, fournissant des ressources énergétiques.

2020: Migration des pays du nord comme la Hollande et l'Allemagne vers l'Espagne et l'Italie. [Ne me demandez pas pourquoi...]


En fait, dans la droite ligne du film-catastrophe de propagande Le Jour d'Après de Roland Emmerich, le rapport prévoit dès 2004-2005 "des inondations généralisées dues à une élévation du niveau de la mer" qui "vont provoquer des bouleversements majeurs pour des millions de personnes"...

Le tout alors que le monde réel avait déjà commencé sa pause de 17 ans sans réchauffement, ce qui n'a jamais empêché les croyants (et les scientifiques malhonnêtes) d'en voir partout la marque.

Mais Internet n'oublie pas. L'eau a coulé sous les ponts depuis le Protocole de Kyoto en 1995. Le flot de prévisions alarmistes ne s'est jamais interrompu depuis vingt-cinq ans ; les spectateurs de la RTS ont droit à leur petit reportage de propagande quasiment tous les soirs. Il n'empêche: par la seule force du temps qui passe, les échéances des catastrophes prévues n'en finissent pas d'arriver et de montrer le ridicule de leurs auteurs et de tous ceux qui les ont suivis sans le moindre esprit critique.

La leçon a tout de même été apprise ; désormais, les "scientifiques" évoquent plus souvent des échéances plus lointaines encore pour leurs prédictions catastrophistes, jusqu'à 2100. Quitte à se couvrir de ridicule et devenir la risée de tous, autant que ce soit à titre posthume.

Commentaires

En voyant ce qui se passe en Australie on peut quand même se dire qu'ils ne racontent pas que des conneries....

Écrit par : Joseph | 09 janvier 2020

@Joseph: le réchauffement qui ravage l'Australie en ce moment est indubitablement lié à l'activité humaine, aucun doute là-dessus...

https://www.bfmtv.com/international/feux-en-australie-24-personnes-arretees-pour-incendie-volontaire-1836593.html

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2020

Vrai courage, que de s’attaquer au dogme des experts… qui voudraient faire la pluie et le beau temps.
Belle lucidité d’exhumer ce rapport momifié, démontrant qu’il demeure des petits pharaons interdisant tout changement dogmatique.
Sont-ils payés à leur juste valeur ? …est la seule question qu’il conviendrait d’élucider, car ils ne ménagent pas leur peine.

Nos vœux pour que ce blog continue à nous tenir éveillés, en remerciant son auteur pour ce partage généreux.

Écrit par : Yes-Comment | 10 janvier 2020

Bonjour,
En fait, ces rapports catastrophistes dévoilent les phantasmes de leurs auteurs, et non une quelconque vérité scientifique! A moins qu'il ne s'agisse, plus prosaïquement, de préparer le terrain pour le basculement de l'économie pétrolière vers l'économie verte. Il y a un chiffre vertigineux en milliards de dollars à la clé! Bien à vous!

Écrit par : Jacques Davier | 10 janvier 2020

"A moins qu'il ne s'agisse, plus prosaïquement, de préparer le terrain pour le basculement de l'économie pétrolière vers l'économie verte."
Si c'est cela, je suis plutôt pour ! Je n'ai pas une énorme sympathie pour le wahhabisme et ses 100 milliards de pétrodollars investis partout dans le monde pour la construction de mosquées...

Écrit par : Géo | 10 janvier 2020

Vous savez que je ne suis pas spécialement à gauche, c'est un euphémisme que de le dire.

Mais chez moi, on ne voit plus de merles.

Disparus les merles.

Les merles.

Pas les tigres à dents de sabre ou l'ours des cavernes.

Les merles.

Écrit par : UnOurs | 10 janvier 2020

"Si c'est cela, je suis plutôt pour ! Je n'ai pas une énorme sympathie pour le wahhabisme et ses 100 milliards de pétrodollars investis partout dans le monde pour la construction de mosquées..."

Et vous pensez, mon cher Géo, qu'"on" nous laissera nous désintéresser comme ça, aussi facilement, de la thématique moyen-orientale, une fois que nous nous serons rendus indépendants du pétrole ?

Écrit par : UnOurs | 10 janvier 2020

@UnOurs: "Vous savez que je ne suis pas spécialement à gauche, c'est un euphémisme que de le dire. Mais chez moi, on ne voit plus de merles."

J'en suis bien attristé, et je l'écris sincèrement.

Mais je ne vois aucun rapport entre la première phrase et la seconde.
Avec la gauche, il y aurait encore des merles?
C'est magique!

Désolé d'avoir à vous le rappeler mais la gauche, c'est Tchernobyl, la Mer d'Aral, la pollution des sols et des eaux, un héritage que les pays dirigés par la gauche n'ont pas fini de payer.

http://archive.today/JwmkI

Écrit par : Stéphane Montabert | 10 janvier 2020

Je voulais simplement dire, cela me paraissait clair, que l'on pouvait très bien ne pas avoir envie de bétonner jusque aux montagnes et de continuer à consommer comme un malade, sans être de gauche. D'ailleurs, historiquement, l'écologie était une idéologie de droite, de la vraie droite.

Écrit par : UnOurs | 11 janvier 2020

C'est une joie sans mélange de voir ces gens, toujours prêts à expliquer au premier catholique venu (ils n'oseraient pas avec un musulman) qu'il est un bouseux arriéré et crédule, croire en des fadaises plus grotesques les unes que les autres.

Écrit par : Franck Boizard | 11 janvier 2020

"qu'"on" nous laissera nous désintéresser comme ça, aussi facilement, de la thématique moyen-orientale"
A partir de ce que l'on connaît de vous, vous voulez dire (mais c'était à vous de le faire ouvertement) que les USA tiennent à la présence d'Israël,leur porte-avions, et qu'ils feront tout pour défendre cette place. J'en suis assez persuadé aussi. Vous préférez les Chinois ?

Écrit par : Géo | 11 janvier 2020

@Joseph: la situation en Australie est un brin plus complexe. La mauvaise gestion des forêts est en cause, car pour qu'un feu démarre, il lui faut du fuel. Et du combustible, il y en a bien assez au sol, notamment dans les forêts d'eucalyptus, très prisées pour leur ombre généreuse ainsi que leur effet répulsif contre les insectes. Ces arbres flambent comme de l'étoupe et sont les premiers à se régénérer car ils ont besoin du feu pour que leurs graines éclosent. Ils éclipsent ensuite toutes les autres espèces et le scénario est voué à se répéter. En Corse, pour prendre un contre-exemple, des zones de pare-feu ont été créées, des comités de vigilance existent dans la plupart des villages et sont spécialement formés pour intervenir dès qu'un départ de feu se manifeste. Il est également interdit de vivre "en forêt", c'est-à-dire cerné par les arbres comme c'est souvent le cas dans un pays comme l'Australie (ou en Californie, qui connaît un problème similaire avec les eucalyptus, au fait). Et en deux clics de souris, vous pourrez constater que les feux de forêts gigantesques datent de bien avant le réchauffement climâââââtiiiique. Alors oui, la sécheresse et la chaleur augmentent le risque. Mais quand de parfaits cinglés boutent le feu dans des forêts qui n'attendent qu'une étincelle pour s'embraser et que lesdites forêts sont en plus mal entretenues et mal gérées, le réchauffement ne devient qu'un facteur aggravant parmi d'autres.

Ceci dit, il est rafraîchissant (mais si) de lire les prophéties des Nostradamus ne se sont pas réalisées. On se réjouit d'être en 2030 pour compiler toutes les âneries qui ont été débitées ne serait-ce qu'au cours de l'année 2019. Remarquez, l'année 2020 promet d'être gratinée au vu du nombre d'experts auto-proclamés qui s'expriment quotidiennement dans les médias, à commencer par l'insupportable gamine scandinave diplômée bien évidemment en physique de l'atmosphère, en géologie et en océanologie.

Écrit par : Sandra | 11 janvier 2020

PS: SVP pas de procès d'intention, je ne suis ni "antitruc" ni "machinphobe", je ne m'intéresse qu'aux faits et tout spécialement aux éléments répétitifs identifiables.
D'ailleurs, bien des choses dont je deviens conscient me rendent triste.

Écrit par : UnOurs | 12 janvier 2020

Chez moi il y a des merles, plein les champs, et dans les arbres des centaines de corneilles qui font un boucan du diable tous les matins de cinq à six, et dans et autour du lac à coté de la ville des castors des blaireaux, des hérons…..des hérons ! tous animaux qui quand j étais jeune étaient aussi exotiques qu' un lion ou un zèbre et symboles d' une époque disparue (Pour les blaireaux les bobos écolos du coin aimeraient bien qu' on les flingue parceque ça fait des trous dans leurs belles pelouses…)

Écrit par : hazère-tyuillope | 14 janvier 2020

Content pour vous, hazère-tyuillope, où j'habite, au-milieu des vignes, c'est tout juste si les vignerons ne sulfatent pas au Canadair !

Écrit par : UnOurs | 15 janvier 2020

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