14 janvier 2020

Vaud se lance dans la justice climatique

Surprise et consternation (du grand public), explosion de joie et embrassades (des accusés), les "militants climatiques" ont été acquittés des chefs retenus contre eux, hier au Tribunal de Police au terme d'un jugement hallucinant.

Le procès en première instance faisait suite à leur action du 22 novembre 2018: dans une action coordonnée à Genève, Lausanne et Bâle, des activistes avaient simulé des matches de tennis dans les locaux du Crédit Suisse pour se moquer du sponsoring de Roger Federer et dénoncer l'implication de la banque dans, selon eux, le "financement d'actions nuisibles pour le climat."

Menée par de Lausanne Action Climat (LAC), la situation à Saint-François à Lausanne avait été la plus tendue avec une heure et demie de face à face avec la police, puis une évacuation des locaux par celle-ci. Une douzaine de jeunes refusant d'obtempérer et luttant contre leur déplacement furent identifiés.

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Les banques suisses sont régulièrement victimes de cet activisme, mais cette fois-ci le Crédit Suisse décida de porter plainte. Mal lui en a pris - il avait oublié ce qu'était devenue la justice dans le Canton de Vaud.

Procès-spectacle pour verdict de carnaval

Déterminés à refuser de payer l'amende de 600 francs reçue par chacun, les 200 francs de frais de justice afférents, et de recevoir les 30 jours-amende à 30 francs avec sursis, les accusés préférèrent porter l'affaire devant un tribunal. On comprend désormais pourquoi.

L'ouverture du procès quelques jours plus tôt avait donné le ton. Défendus gracieusement par un collectif d'avocats plus nombreux que les accusés, face à une banque avant tout soucieuse de préserver un tant soit peu son image de marque, les militants n'avaient rien à craindre. Une militante clama crânement "qu'ils avaient tous mieux à faire qu'à être face à la justice" - parce qu'il va de soi qu'on fait face à la justice parce qu'on en a envie, n'est-ce pas! - et comme on pouvait s'y attendre, le procès tourna à la farce, jusqu'à son hilarante conclusion: acquittement pour tout le monde, distribution de câlins, et pause-photo pour la victoire.

Il ne manquait plus que la distribution de pop-corn éco-conscient.

Sale temps pour la justice

Incapables de voir plus loin que le bout de leur nez, les éditorialistes exultent: "le climat a gagné", clament-ils la bouche en cœur. Hélas! Ce n'est pas le "climat" qui a gagné, mais bien l'activisme politique. Les manifestants ont beau s'en réclamer, la justice climatique est à la justice ce que la musique militaire est à la musique...

En dénonçant ce verdict, les nombreux commentateurs consternés des articles de presse d'aujourd'hui voient plus loin que ces militants écofascistes - un comble pour ces illuminés qui prétendent dicter la marche du monde jusqu'au siècle prochain. Les gens normaux (c'est-à-dire, ni les journalistes, ni les magistrats du Canton de Vaud, et ni ces activistes extrémistes) relèvent que le droit de propriété s'efface devant le galimatias intellectuel des serviteurs de la "cause". L'application des lois devient optionnelle. Les sanctions n'existent plus.

On voudrait ouvrir la porte à plus de comportements dommageables pour l'ensemble de la société qu'on ne s'y prendrait pas autrement. En fait, le lendemain même, d'autres activistes en profitèrent pour investir les locaux de l'UBS, encore à Saint-François...

Une application des lois à bien plaire

La Suisse est un pays où on peut se faire condamner pour un like sur Facebook, où un excès de vitesse - sans le moindre accident - est puni plus sévèrement qu'un homicide par négligence, où déposer ses déchets devant un container plein est passible de prison ferme.

À côté de cela on peut agir comme on veut et en toute impunité contre une banque, ou une autre, ou n'importe quelle entité en fait, et même résister à la police, pour peu que cela soit justifié par "l'urgence climatique". On peut ignorer les lois sur l'immigration et la protection du territoire au nom d'une vague "crise migratoire". Celles sur les coups et blessures si elles sont destinées à des politiciens qui ne pensent pas comme il faut. Même les gouvernements cantonaux décident de ne pas appliquer des lois fédérales.

En Suisse, l'application des lois est devenue discrétionnaire. Elles s'appliquent, ou pas, selon l'orientation politique des parties en présence, la mode, l'opinion des journalistes...

Les militants écofascistes l'ont bien compris: une fois qu'on dispose de l'excuse du moment, c'est open bar.

Pour un Canton qui s'enorgueillissait jusque dans son hymne de "l'amour des lois", la chute est rude.

Malheureusement, les limites existent toujours quelque part. La justice vaudoise d'aujourd'hui a beau fermer complaisamment les yeux, elle ne fait que reculer pour mieux sauter. Une violation de propriété "au nom du climat?" Pas grave! Mais ensuite? Un petit caillassage? Une petite destruction de biens? Un léger incendie de véhicule? Une "échauffourée" avec un peu de sang qui coule? Que faudra-t-il atteindre pour qu'un bon juge oublie un instant les modes du moment et se rappelle un peu la loi qu'il a la charge de faire respecter?

On peut espérer que le pourvoi en appel du Ministère public soit géré de façon plus professionnelle, mais il y a fort à craindre que dans le Canton de Vaud la dérive idéologique du pouvoir judiciaire soit plus profonde qu'il n'y paraît.

Commentaires

"le Canton de Vaud la dérive idéologique du pouvoir judiciaire soit plus profonde qu'il n'y paraît." C'est la conclusion qui s'impose et cela se voit surtout dans la légèreté des peines infligées aux criminels, les vrais, pas les gens qui roulent un poil trop vite...
Cela dit, l'attitude des médias est une fois de plus catastrophique : cris de victoire et d'allégresse généralisés ! Pas un qui s'est demandé s'il s'agissait d'un jugement définitif ou non, qu'il y aurait peut-être un recours, alors que c'était parfaitement évident. La décision du juge est une pure provocation et ce juge ne mérite pas sa place.

Écrit par : Géo | 15 janvier 2020

Les juges devraient être élus par la population.

Écrit par : UnOurs | 15 janvier 2020

"En Suisse, l'application des lois est devenue discrétionnaire."

Donc, on va finir par se sentir autorisé à une attitude "discrétionnaire" en remplissant sa feuille d'impôt.

Je dis toujours, aux Suisse pauvres, abusez du système social, profitez-en sans vergogne, les autres, les "tout autres" n'ont pas votre pudeur d'Helvètes à l'ancienne; et aux Suisse riches, soyez "créatifs" quant à vos rapports financiers avec l'Etat, pensez exclusivement aux vôtres, à votre famille, à votre clan et que ce système crève et vite.

Écrit par : UnOurs | 15 janvier 2020

"Les juges devraient être élus par la population." Absolument. Il faut l'exiger au plus vite, face au scandale actuel. Et révocables très vite, en cas de gros délire comme dans ce jugement...
Au programme de l'udc, tout de suite !

Écrit par : Géo | 15 janvier 2020

Je me marre bien avec cette notion de "séparation des pouvoirs"... "Cul et chemise", ouais !

« Les juges devraient être élus par la population »

C'est pas demain la veille qu'«ils» vont lâcher les manettes.

Écrit par : petard | 15 janvier 2020

"Les juges devraient être élus par la population."

Si ils élisent leurs juges comme ils élisent la majorité de leurs représentants, nous sommes absolument mal barrés.

La question primordiale est de savoir de quel droit, au niveau judiciaire, les juges peuvent se permettre de faire de la politique, car c'est bien de cela qu'il s'agit et à ma connaissance, en tout cas c'est ce qu'on apprend à l'école, le pouvoir judiciaire est séparé du pouvoir politique. En clair, les juges vaudois se croient dans la république des juges.

Écrit par : G. Vuilliomenet | 15 janvier 2020

Monsieur Vuilliomenet, je suis pour une subsidiarité intégrale. Par exemple, la migration devrait être une affaire communale et non nationale. Si des communes décident de se transformer en "shitholes" par le biais de votations populaires, qu'elles le fassent et qu'ensuite elles se débrouillent seules. Et que les communes qui décident par voie démocratique de choisir l'option "immigration zéro", qu'elles puissent aussi le faire, avec tous les avantages afférents. Evidemment, je ne suis pas naïf, cela ne se fera pas, mais si cela était possible, l'exemple, prenons la ville de Lausanne, qui se transformerait en une synthèse d'Haïti, de Lagos et d'Islamabad inciterait, j'en suis persuadé, les gens dans les autres communes à voter de façon intelligente. Et cela fonctionnerait à l'identique si on pouvait élire nos juges et nos chefs de police, sans recourir à l'arnaque de la démocratie représentative.

Écrit par : UnOurs | 16 janvier 2020

"Au programme de l'udc, tout de suite !"

Le problème, c'est que l'UDC roupille.

Par exemple, ce genre d'infos...

https://lesobservateurs.ch/2020/01/07/suisse-voici-ce-que-gagne-un-requerant-dasile/

... devrait être bombardée matin, midi et soir par les "chevau-légers" du parti.




Ou encore le regroupement familial (regardez ici pour la France, mais en Suisse, c'est identique)...

http://www.fdesouche.com/1323477-lancien-directeur-de-la-dgse-dresse-un-bilan-desastreux-de-limmigration-en-france

... matin, midi et soir !

Écrit par : UnOurs | 16 janvier 2020

Ce qui me consterne dans cette affaire, outre l'absence totale de justice (parce que si certains actes sont au-dessus des lois car "vertueux", je peux en toute bonne conscience aller crever les pneus de mon voisin en invoquant qu'il roule en 4X4, right??), c'est l'attitude des journaleux. Pas une once d'esprit critique, d'analyse, nada. Ils encensent des "étudiants" (en quoi, au fait?) qui n'ont pas payé un centime d'impôt de leur vie, qui refusent de travailler quarante heures par semaine, qui ont grandi dans l'un des pays les plus prospères au monde et qui parviennent à mordre le sein qui les a nourris. Jamais ils n'iront constater les dégâts des feux de forêts volontaires en Afrique, trouver des solutions pour éviter que de nombreux pays du Tiers Monde continuent à déverser leurs déchets dans l'océan faute d'usine d'incinération ou, soyons fous, trouver des solutions comme Boyan Slat, boudé des médias car il ne crie pas son indignation au forum de Davos. Et pourquoi personne n'interpelle ces jeunes pourris-gâtés en leur demandant ce qu'ils pensent du contenu de leur smartphone, si cette contradiction ne les dérange pas trop? Faire la leçon au monde alors que nos appareils contiennent des terres rares souvent extraites au détriment de la santé de populations lointaines (Baotou, par exemple, en Mongolie Intérieure) relève soit d'une mauvaise foi éhontée soit de la bêtise et de l'ignorance les plus crasses. Qu'ils commencent donc à se débarrasser de leur portable, s'ils se prétendent si vertueux. Ça nous fera des vacances.

Écrit par : Sandra | 16 janvier 2020

petard@ "séparation des pouvoirs"... "Cul et chemise", ouais !
Pas si sûr. Deux pouvoirs se disputent la direction de L'Europe et donc de la Suisse : les médias et les juges. Avec des coups de pouce de l'un à l'autre, des renvois d'ascenseur...
A chaque crime grave, aller chercher tel juge qui face caméra déclarera à coup sûr que lui vivant, la décision d'interner à vie un criminel ne sera jamais appliquée, quoi qu'en dise le peuple...
Les cris d'allégresse de la presse face au jugement de Colelough (encore un bon Vaudois bien de chez nous. Cela fait toujours plaisir, vu qu'on refuse en principe les juges étrangers...)...

Écrit par : Géo | 16 janvier 2020

"...qui face caméra déclarera à coup sûr que lui vivant, la décision d'interner à vie un criminel ne sera jamais appliquée..."

Je me souviens de la façon dont un père biélorusse avait résolu le manque d'empressement de la justice suisse à rendre la .... justice.

Moi, je me dis qu'il faut prendre des notes, établir des listes, qui ne serviront peut-être jamais.... ou pas.

Écrit par : UnOurs | 16 janvier 2020

Restons prudents, UnOurs. Les murs ont des oreilles et des yeux. L'ennemi écoute...et je suis sûr que le blog de M.Montabert intéresse la Gestapo.

Écrit par : Géo | 16 janvier 2020

Ah, mais jamais je n’appellerais à la moindre action illégale dans le système actuel. Pas par respect ou adhésion à ce système, mais tout simplement parce que ce serait inutile et même contre-productif. Quand on ne maîtrise ni l'appareillage répressif policier et judiciaire ni l'appareillage de narration médiatique, toute action directe contre le système voit son énergie reprise par le système à son profit.
Il faut au contraire rester dans la plus stricte légalité, mais profiter de toutes les fissures du système pour en élargir les failles, bref agir en "trolls" légaux.
J'émets simplement des hypothèses de travail si le système sous lequel nous vivons, avec son architecture légale, devait disparaître ou même seulement s'effacer pour un temps. On pourrait même imaginer que l'esprit de notre légalité change, après certains événements qui verraient nos idées s'imposer. Je rêverais par exemple à une législation rétroactive contre les responsables politiques nous ayant amené au chaos, une sorte de peine pour "crime contre la paix", avec des services policiers spécialisés qui traqueraient les coupables qui ne seraient plus sur le territoire national. Dans le style israélien ou roumain... mais tout cela de façon formellement légale. Cela ressemble à de la science-fiction politique ? Peut-être, mais si vous aviez dit à un Suisse des année septante qu'il y aurait en 2020 des jihadistes issus de notre pays, des natios albanais dans notre armée de milice ou des Erythréens en masse dans nos centre-villes, il vous aurait rit au nez. Alors qui peut dire ce qui se passera dans trente ans. On n'est peut-être pas à l'abri de bonnes surprises, le genre de bonnes surprises qui devrait salement inquiéter nos élites actuelles... et c'est à ce moment-là que les gens qui ont la longue mémoire seront utiles.

Écrit par : UnOurs | 17 janvier 2020

PS: c'est Cioran qui disait "comme je déteste la police et la justice, je traverse toujours dans les clous."

Pour l'heure, il n'y a aucun raison utile à "sortir des clous".

Écrit par : UnOurs | 17 janvier 2020

Cela dit, si danger terroriste il y a, il est du côté XR. Les végans saccagent les boucheries sous l'oeil bienveillant de la police/justice radicalo - socialiste. Dans peu de temps, constatant les lenteurs de la démocratie helvétique, les petits protégés de la bonne société lausannoise dite BSL en viendront rapidement à foutre des bombes un peu partout. On parie ?

Écrit par : Géo | 17 janvier 2020

Je n'ai pas compris:
  Comment Federer entrave-t-il le climat?

Écrit par : Lionel Guillaume | 17 janvier 2020

Si vous faites des recherches un peu approfondies, vous verrez qu'il y a des ramifications concrètes entre le mouvement déclenché par G. Thunberg et la Fondation Bill Gates, Soros, etc.

Sur Bill Gates on trouve notamment ça:

https://youtu.be/Dqzt6yAmdDE

... ce qui explique la possibilité de mobiliser tant de fans de la «Tintine» sur la Place de la Riponne.

Ah que... le réchauffisme fait froid dans le dos !

... et quand on voit la Tintine aujourd'hui sur la Riponne avec tous ses disciples

Écrit par : petard | 17 janvier 2020

Il est évident que le juge Ph. Colelough n'a pas appliqué correctement la loi dans cette affaire.
L'art. 17 du Code pénal, intitulé “État de nécessité licite”, qu'il a invoqué pour acquitter les prévenus, est ainsi libellé:
“Quiconque commet un acte punissable pour préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement un bien juridique lui appartenant ou appartenant à un tiers agit de manière licite s’il sauvegarde ainsi des intérêts prépondérants.”
Sur le plan juridique, l'interprétation du juge Ph. Colelough ne tient pas la route pour les raisons suivantes:
1) Un DANGER IMMINENT est un danger qui menace de se réaliser à très bref délai. En l'espèce, il n'existe pas de danger imminent au sens de la loi.
2) Pour être applicable, l'art. 17 exige que le danger soit non seulement imminent mais également IMPOSSIBLE À DÉTOURNER AUTREMENT. En l'espèce, on ne voit pas qu'il existe un danger imminent impossible à détourner autrement qu'en allant violer la propriété d'autrui pour y jouer un simulacre de partie de tennis.
3) Pour être applicable, l'art. 17 exige qu'un BIEN JURIDIQUE soit menacé. En l'espèce, on ne voit pas quel serait le bien juridique appartenant aux prévenus ou à des tiers qu'il faudrait protéger de l'imminence d’un danger impossible à détourner autrement qu'en violant la propriété d'autrui pour y faire le buzz.

Il ne fait aucun doute qu'au final (Tribunal cantonal? Tribunal fédéral?) la dérive du juge Colelough sera rectifiée et les prévenus reconnus coupables.

Écrit par : Mario Jelmini | 24 janvier 2020

À propos du jugement d'acquittement prononcé par le juge Colelough, l'une des avocates des activistes, Me Wettstein, a déclaré à la TSR:
“C'est en fait admettre qu'on peut agir en enfreignant la loi pour défendre un droit supérieur. Il y a un respect de leur droit fondamental de vivre qui prévaut".

Je réponds à cette avocate que le droit fondamental de vivre des fauteurs de trouble ayant occupé les locaux du CS pour y faire le buzz n'a jamais été menacé. Plus précisément: les choix faits par le CS et Roger Federer (qui peuvent certes faire l'objet de critiques) n'ont aucunement porté atteinte au droit à la vie des manifestants. Par conséquent, les articles des Constitutions vaudoise et fédérale (= droit supérieur) ont été respectés.

Dans son blog Mme Michèle Herzog a écrit, à la fin d'un commentaire datant du lundi 20 janvier à 17h24 (voir http://egalitedescitoyens.blog.tdg.ch/archive/2020/01/13/tennis-au-credit-suisse-les-militants-sont-acquittes-bravo-303758.html):
“Cette réflexion de Mme Wettstein est très importante car en général le droit supérieur mentionné dans les Constitutions est totalement ignoré.”
Dans cette affaire, je ne vois pas quel droit supérieur inscrit dans les Constitutions aurait été ignoré. Les activistes ont commis un acte illicite et ils doivent en répondre. On pourrait tout au plus imaginer que tout en les déclarant coupables, le Tribunal les exempte de toute peine en les mettant au bénéfice de la circonstance atténuante du mobile honorable.

Si nos Constitutions garantissent le droit de chacun à la vie (ce qui est une chose), cela n'inclut pas un droit à l'amélioration de la qualité de cette vie (ce qui est une autre chose). On peut le regretter mais c'est ainsi. C'est le lieu de rappeler que ces Constitutions, après avoir passé le cap parlementaire, ont été adoptées par le peuple (par la double majorité du peuple et des cantons pour ce qui est de la Constitution fédérale, en vigueur depuis le 01.02.2000). Et de rappeler aussi qu'on est en démocratie.

Dans le cas qui nous occupe, on ne saurait soutenir que l'action des manifestants (simulacre de partie de tennis dans les locaux du CS) a eu pour effet de conjurer un danger qui était à la fois imminent (au sens de la loi et de la jurisprudence) et impossible de détourner autrement qu'en allant faire les zouaves dans les locaux d'une banque. Or, c'est bien en ces termes que se pose la question de l'applicabilité de l'art. 17 CP.

Écrit par : Mario Jelmini | 24 janvier 2020

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