25 février 2020

Coronavirus: le monde d'après (seconde partie)

La lutte contre le Coronavirus est une course contre la montre. Pendant que l'infection se répand selon un rythme exponentiel, les chercheurs tentent de trouver un remède.

Il y a deux grandes stratégies ; la recherche d'un vaccin (qui prévient la maladie) et la recherche d'un médicament existant (qui la soigne). La première est puissante puisqu'elle permettrait d'éradiquer complètement la maladie. Malheureusement, elle prend beaucoup de temps: on parle de plus d'un an avant d'arriver à valider un vaccin efficace, sans parler de la production de masse. La seconde ne permet pas d'éliminer la maladie mais a l'immense avantage d'être facilement mise à disposition, puisque la molécule existe déjà - il n'y a plus qu'à la produire.

Coronaviruses.jpg

Les Chinois, à court de temps mais disposant de nombreux malades sur lesquels tester les médicaments à disposition, ont opté pour la seconde approche. Les résultats semblent probants. Selon des résultats très récents, la Chloroquine, un bête médicament employé pour lutter contre le paludisme depuis 70 ans, aurait des effets tout à fait satisfaisants sur les personnes infectées. Selon le Pr. Raoult, spécialiste renommé des maladies infectieuses, cité dans Les Échos:

"Nous savions déjà que la chloroquine était efficace in vitro contre ce nouveau coronavirus et l'évaluation clinique faite en Chine l'a confirmé", selon le [professeur Raoult] commentant la première publication sur cette étude clinique de trois chercheurs chinois dans la revue BioScience Trends.

L'article publié en ligne le 19 février tire ses résultats d'un essai clinique mené dans plus de dix hôpitaux chinois (à Wuhan - épicentre de l'épidémie -, Pékin et Shanghai notamment) pour mesurer "l'efficacité de la chloroquine sur le traitement de pneumonies associées au Covid-19".


Selon les chercheurs chinois, un traitement de 500 mg de chloroquine par jour pendant dix jours serait suffisant pour obtenir une amélioration importante de la santé des patients.

S'il est encore un peu tôt pour crier victoire, nous détenons enfin une piste sérieuse, prometteuse et peu coûteuse. Et même si elle est imparfaite, elle permettra encore de gagner du temps pour trouver d'autres médicaments encore plus efficaces, et peut-être un vaccin à terme.

L'Humanité s'est peut-être juste fait peur, mais tous les enseignements de cette crise n'ont pas encore été tirés.

Démocratie vs. Totalitarisme

Une thèse lancinante et curieuse dans les discussions que j'ai pu avoir sur le sujet tenait au comportement du régime politique face à l'épidémie. Les régimes autoritaires, m'a-t-on donc expliqué, seraient mieux armés pour faire face à l'épidémie puisqu'ils seraient capables de prendre des mesures "énergiques" dont les régimes plus doux, pour ne pas dire plus mous, seraient incapables.

La tentation de résoudre les problèmes par une bonne loi martiale est décidément très en vogue au sein de nos pays libres. Malheureusement, il me semble que les tenants de cette théorie ont une vision quelque peu romantique de l'autoritarisme.

La répartition mondiale du virus permet de vérifier ce qu'il en est. L'épidémie dans les pays totalitaires, comme la Chine ou l'Iran, montre que le mélange de pauvreté, d'incompétence et de mensonge qui gangrène ces régimes les rendent incapables de faire face à une crise sanitaire. N'oublions pas que la Chine a laissé couver et grandir une épidémie pendant des mois avant d'avouer le problème, allant jusqu'à menacer les lanceurs d'alerte. La population affectée n'était quasiment plus contrôlable. L'Iran, quant à lui, a attendu les premiers décès avant d'avouer la présence de la maladie sur son sol - amenant de nombreux civils insouciants à être contaminés alors qu'une meilleure information du public aurait pu prévenir des comportements à risques.

Les postures autoritaires ont elles-mêmes leurs limites. Il est facile pour un potentat d'envoyer les policiers et les militaires à l'assaut des zones récalcitrantes et de décréter état d'urgence sur état d'urgence, mais à la fin, mêmes les policiers et les militaires restent des humains. Ils ont des familles qui peuvent être affectées, et finir par tomber malade à leur tour. Lorsque casernes et commissariats tombent eux-mêmes sous quarantaine, qui reste-t-il pour faire respecter la loi martiale?

Il n'est pas certain d'ailleurs que ni l'Iran ni la Chine ne sortent politiquement indemnes de la crise. Les citoyens de ces pays demanderont des comptes à leurs dirigeants, et il n'y aura plus d'urgence permettant de remettre le débat public à plus tard.

Les démocraties sont peut-être plus molles (c'est-à-dire, plus respectueuses des droits des individus!) mais elles sont aussi plus transparentes et plus prospères. Cela leur permet en retour d'être mieux équipées médicalement, un autre facteur important pour parvenir à gérer une crise sanitaire. Et une population mieux informée et mieux respectée est plus à même de contribuer à l'intérêt général qu'à travers les menaces et les contraintes.

Reste enfin la question de l'origine du virus, toujours pas éclaircie. Tant que nous n'aurons pas de preuve décisive de l'origine de la maladie - qui ne vient pas du marché de Wuhan, rappelons-le - il restera toujours le soupçon qu'elle ait été conçue dans un laboratoire étatique à des fins inavouables... Là encore, rappelons que les régimes autoritaires ne font que peu de cas des conventions internationales interdisant les recherches sur les armes biologiques ou chimiques.

Les limites de la délocalisation

Ce n'est qu'une fois tous ses œufs bien installés dans le même panier et qu'on trébuche sur le chemin qu'on réalise que l'idée n'était pas très bonne. La même chose vaut pour la mondialisation et la délocalisation massive de toutes les productions manufacturières - et pas seulement - vers la Chine.

Saviez-vous que 60% des principes actifs des médicaments sont fabriqués en Chine? Si l'épidémie de Coronavirus se poursuit et que la production chinoise reste en panne, les Occidentaux eux-mêmes vont manquer de médicaments. Le grand public a eu un aperçu de ce petit problème alors que les masques de protection, eux aussi exclusivement fabriqués en Chine, disparaissaient des pharmacies à vitesse grand V.

Sans même parler de la crise sanitaire, les impacts sur les chaînes d'approvisionnement et de production sont très réels. En France, un tiers des sociétés actives dans l'industrie électronique ont annoncé le 25 février qu'elles arrêteraient prochainement leur production, faute de composants livrés depuis la Chine. Même si la crise s'achève, il faudra des mois avant que la situation ne revienne à la normale. La concentration des fournisseurs et le travail en flux tendu ont amené les processus industriels à être vulnérables face à des perturbations inattendues. Là encore, la relocalisation d'au moins une partie des activités et une plus grande variété dans les sources d'approvisionnement seront peut-être des enseignements à retirer.

La crise économique

Lorsque l'épidémie de Coronavirus sera vaincue, les bourses repartiront dans le vert comme des fusées. Mais cela ne veut pas dire que la crise n'aura eu aucun effet.

Dans de nombreux pays, le secteur du tourisme est dévasté. Il faudra du temps pour que les habitudes reviennent. Il en est de même du transport aérien, de la restauration, des loisirs et de nombreuses activités dont les gens réalisent qu'elles sont superflues, surtout quand leur survie est en jeu. A-t-on vraiment besoin d'un logement plus grand, d'une voiture neuve, du dernier smartphone à la mode, de vacances sur la plage à Bali?

Pendant des semaines, l'Humanité a vécu dans l'incertitude la plus totale quant à son avenir. Dans ces circonstances, les gens se concentrent sur ce qui est le plus important - se mettre à l'abri, se nourrir, veiller à sa survie et celle de ses proches. Les seuls secteurs à avoir tiré leur épingle du jeu sont les activités dématérialisées - les jeux informatiques et la vidéo en streaming, notamment.

L'effondrement de la société

La poursuite de la crise du Coronavirus aurait pu amener à un phénomène plus sérieux encore - l'effondrement économique amenant à un effondrement total de la société.

Imaginez un restaurant à Wuhan, logiquement déserté. Le patron met la clef sous la porte et les employés sont licenciés. Les mécanismes sociaux se mettent en marche mais eux-mêmes ont leurs limites. Bloqués chez eux par un régime strict de quarantaine, à court de nourriture et d'argent, il arrivera un moment chacun devra choisir les factures qu'il accepte de payer... Avec des conséquences en cascade.

En temps normal, les mécanismes habituels de la société permettent de résoudre ces problèmes ; mais en temps de crise, ils se multiplient et les rouages de la justice se bloquent. Imaginons que des milliers d'habitants de Wuhan aient été réduits à ne plus payer leurs loyers faute d'argent. Quel propriétaire pourrait envoyer des gros-bras pour les faire payer, au beau milieu d'une épidémie? Quel tribunal siègera en plein état d'urgence pour une affaire aussi triviale qu'une affaire d'expulsion? Quel huissier de justice, quels fonctionnaires de police iront au beau milieu d'une zone contaminée au mépris de leur propre santé pour faire respecter la loi?

On l'imagine sans peine, une situation de crise - tant qu'elle dure - change radicalement la donne sur de nombreux comportements qui seraient normalement inacceptables. Mais la masse d'impayés a elle-même des conséquences sur la suite de la chaîne: des entreprises qui ne peuvent plus payer leurs employés et tombent en faillite à leur tour, des propriétaires qui ne peuvent plus rembourser leurs hypothèques, des banques au bilan fragilisé par des créanciers douteux, des biens immobiliers dont la valeur est en chute libre...

Il est souhaitable que l'épidémie de Coronavirus soit enfin maîtrisée et se termine pour que ces scénarios restent des hypothèses. Mais il aura suffi de quelques semaines de pandémie pour qu'ils voient le jour de façon crédible, et il n'en faudrait pas beaucoup plus pour qu'ils se concrétisent. Comme le résumait Alfred Henry Lewis en 1906, "il n'y a que neuf repas entre l'humanité et l'anarchie".

Croisons les doigts pour l'efficacité de la Chloroquine...

Commentaires

Vous n'y êtes pas, M. Montabert!
On voit que vous n'êtes pas médecin.
Dans un récent billet intitulé “Quelle médecine face au coronavirus chinois?”, publié sur son blog de la Tribune de Genève, une doctoresse genevoise, Mme Marie-France de Meuron, nous apprend que le meilleur moyen de contrer le coronavirus, ce sont... les Huiles Essentielles. Oui, vous avez bien lu: pas la Chloroquine ou autre saloperie mais les Huiles Essentielles. Vous ne me croyez pas? Alors rendez-vous sur http://mfmeuron.blog.tdg.ch/archive/2020/01/23/quelle-medecine-face-au-coronavirus-chinois-304001.html?c et examinez bien les preuves qu'elle avance et toutes les études scientifiques homologuées auxquelles elle se réfère. Elle a encore mis en ligne hier soir la vidéo de (je la cite) “un excellent herboriste, Christophe Bernard, qui nous fait une présentation (...) sur certaines plantes qui peuvent nous soutenir dans les cas de grippe, coronavirus, SARS, etc :
https://www.youtube.com/watch?v=l0LyTDMctnw&t=1246s”. De quoi convaincre les plus sceptiques.
C'est tellement évident. Pourquoi n'y avait-on pas pensé plus tôt?
La candidature de Mme de Meuron pour le prochain Nobel de médecine devrait faire l'unanimité...

Écrit par : Mario Jelmini | 26 février 2020

C'est vraiment dommage, et c'est un euphémisme que de le dire, que de tels articles ne soient jamais publiés dans la "grosse presse".

De "notre bord", il s'agit aussi de penser à exploiter cette crise à des fins "métapolitiques" contre les avatars de la mondialisation et en faveur de tout ce qui découle du concept de "frontière", la frontière qui distingue et qui protège.

Écrit par : UnOurs | 26 février 2020

UnOurs@ Sauf que la Suisse n'a plus rien d'indépendant au niveau de l'économie. On ne peut pas nourrir les millions d'étrangers que nous avons importés avec nos seules terres...
Montabert@ Pas d'accord avec vous sur l'analyse de la réaction chinoise, ni sur la comparaison Iran - Chine...
Notre médecine de hyper-luxe est incapable de faire face à une épidémie. Songez qu'il a fallu réserver un étage entier d'un hôpital pour ce médecin français qui a choisi de rentrer de Chine en France lors de l'épidémie de SRAS. Une escouade de médecins, des dizaines d'infirmières à son service. Deux heures pour s'équiper pour rentrer dans l'étage, deux heures pour se désinfecter à la sortie et pour résultat final, le patient n'a pas survécu...
L'argument "riche" est donc foncièrement erroné. Il faut une médecine de pays pauvre avec des gens habitués à vivre à la dure, qui ne se plaignent pas tout le temps. Ici, aux urgences, les gens râlent s'ils ne sont pas tout de suite soignés. En cas d'épidémie, ils vont s'entretuer dans la rue devant l'hôpital...
Enfin, si l'Iran a un régime autoritaire, sa nature théocratique n'a pas grand chose à voir avec le rationalisme des autorités chinoises. Et donc, il va être intéressant de voir ce qui advient de ce pays.

Écrit par : Géo | 26 février 2020

Je ne suis pas sur votre ligne maximaliste.

Je pronostique (sans certitude, évidemment) que notre machin-virus ne sera pas pire que le SRAS et, à moins que les autorités perdent la boule sous la pression du public, nous n'en parlerons plus dans deux mois.

Le risque sanitaire (1000 fois plus important à mon avis) est la possible pénurie de médicaments venant de Chine.

Et le risque économique est bien entendu le blocage de l'industrie chinoise.

(Là, vous allez me trouver pessimiste), je ne crois pourtant pas à une remise en cause profonde du Système. Ca sera juste une petite lézarde de plus.

Écrit par : Franck Boizard | 26 février 2020

En plus, il faudrait s'interroger sur ce qui reste de démocratie chez nous. Il me semble vivre en Union soviétique. Pas sous Staline, certes, mais sous les suivants...
Vous me direz que le peuple admet la dictature pseudo-démocratique de chez nous. Le peuple va voter NON à votre initiative le 17 mai. Mais sous la contrainte : si toi pas bien voter, Missié économie y en a pas content. Alors missié économie partir chez autres tribus...
Et de toute façon, la Suisse est bientôt à l'échelle de Genève : 14% de Suisses, 46% de binationaux ( 1 binational: 99% français, 1% suisse), 40% d'étrangers...
Et après ça, on va dire que je suis xénophobe. Ce serait pas plutôt les autres qui sont un tantinet xénophiles ? Les gens aiment le fric, plus il y a de gens, plus il y a de fric. Et réciproquement. Demain, plus la moindre place pour circuler entre Genève et Romanshorn, une file de bagnoles à l'arrêt. Dedans, que des millionnaires morts de faim et de soif...

Écrit par : Géo | 26 février 2020

Si vous suivez "C dans l'air" en ce moment : Dominique Seux relève exactement ce que je m'apprêtais à écrire ici : le rôle des génériques, qui ont fait que l'on a exporté la production ou qu'on l'a laissée aux pays émergents comme l'Inde. Tous ceux qui donnent de l'argent à MSF doivent se rappeler à quel point cette organisation travaille contre nos intérêts, non seulement en favorisant le trafic humain illégal vers l'Europe, mais en se battant contre nos industries pharmaceutiques pour qu'elles libèrent leurs brevets en faveur des pays émergents.
On a le résultat aujourd'hui. Merci qui ? Merci MSF...

Écrit par : Géo | 26 février 2020

@Géo: "Notre médecine de hyper-luxe est incapable de faire face à une épidémie." C'est évident. On aime bien se dire qu'on est les meilleurs (voir cet article https://tinyurl.com/uuv6vkq pour la France) mais la réalité est qu'aucun système de santé occidental n'est en mesure de faire face à une pandémie, faute de lits, de matériel (fabriqué en Chine) et de médicaments (fabriqués en Chine). En revanche, la réponse sera à mon avis meilleure si le nombre de cas est limité. D'où l'importance, donc, de contrôler la pénétration du virus sur le territoire.

"En cas d'épidémie, ils vont s'entretuer dans la rue devant l'hôpital..." On n'a pas vu ce genre de scène en Chine. Personne n'a envie de se battre contre des malades.

@Franck Boizard: "Je pronostique (sans certitude, évidemment) que notre machin-virus ne sera pas pire que le SRAS et, à moins que les autorités perdent la boule sous la pression du public, nous n'en parlerons plus dans deux mois."

L'épidémie a officiellement commencé en décembre et nul n'en voit la fin. Le Coronavirus a déjà tué plus de gens que le SRAS pendant toute son épidémie. Et comme une image vaut mieux qu'un long discours...
https://tinyurl.com/vs5q7lo

"Je ne crois pourtant pas à une remise en cause profonde du Système. Ca sera juste une petite lézarde de plus."

Nous verrons bien. J'ai du mal à croire que le régime iranien, déjà fragile avant, s'en remette. Et même en Chine les Chinois ont été profondément choqués par les images des infirmières rasées "patriotiquement" pour éviter la contamination.

Il faudra voir, en fin de crise, ce qui restera du système répressif dans chacun de ces pays.

Dans les commentaires, hormis les irrécupérables qui pensent que c'est "comme la grippe" et les écolos qui applaudissent à la fin de l'Humanité, beaucoup de gens expriment inquiétude et colère face aux pouvoirs publics obnubilés par leur culte xénophile.

Écrit par : Stéphane Montabert | 26 février 2020

Si dans nos démocraties, il faut dire aux gens de se laver les mains et comment…, c’est qu’on est davantage mûrs pour la dictature, que pour la démocratie directe…

... à lire les journaux, nos "élites" de la presse prennent vraiment les gens pour des taborniaux... ... si c'est vrai, ce 90% de gens qui ne "savent pas", c'est ça la très mauvaise nouvelle.

Écrit par : petard | 26 février 2020

Ce qui m'inquiète le plus dans ce qui est à venir avec cette pandémie est combien il serait facile, sous couvert de mesures d'urgence hygiènistes, pour les écologistes de pousser à faire passer toutes leurs demandes style Green New Deal. Et aucun moyen de s'y opposer sous un régime d'état d'urgence. ABE...

Écrit par : Noth | 26 février 2020

"sous couvert de mesures d'urgence hygiènistes, pour les écologistes de pousser à faire passer toutes leurs demandes style Green New Deal."
Cela dépend de ce que vous appelez écologistes. L'espèce dominante chez nous (je veux dire en Suisse, vu le nombre de Français sur ce blog) est du type pastèque. Vert dehors, rouge dedans. Et donc en faveur de la suppression des frontières pour faire venir le plus grand nombre de malheureux chez nous...
(les verts sont surtout des vertes, et elles sont visiblement fascinées par la beauté des jeunes migrants d'Afrique. C'est très écolo, ça. Pas besoin de prendre l'avion pour faire du tourisme sexuel...).
Les écolos dont vous parlez, Noth, j'en fais partie. Ceux qui ont voté Ecopop...Les gens qui n'ont rien à fiche de posséder trois ou quatre maisons de luxe un peu partout sur la planète, qui se contentent d'être au lieu de paraître et qui veulent juste préserver leur environnement, en ce moment très clairement envahis par les cons.
Alors de quoi parlez-vous ?

Écrit par : Géo | 27 février 2020

Le mépris français concernant le personnel infirmier... et le manque de ce personnel poseront un terrible problème car les personnes atteintes par ce virus ne pourront pas être hospitalisées dans les habituels hôpitaux le seront ailleurs soignées par le personnel des hôpitaux courants ce qui causera un manque de personnel plus que préoccupant pour ces hôpitaux courants.

On note que le mépris pour le personnel soignant s'aggrava en fut et à mesure que la médecine devint une entreprise commerciale aux patients désormais clients avec médecins vendeurs.

La médecine fut un art touchant au sacré.
Médecins sages, savants, philosophes… voire artistes.

Imaginez un instant un médecin musicien harpiste effleurant son instrument en contact étroit par la pensée avec l'un de ces patients...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 27 février 2020

Après le Tessin, Genève, Argovie et Zurich, deux cas dans les Grisons, touchant cette fois des enfants. Et un cas probable à Neuchâtel.
Le Covid-19 aura été la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Car elle frappe à la porte, cette crise économique et financière d'une ampleur inimaginable qui devait inévitablement éclater un jour ou l'autre, à l'échelon planétaire, comme je l'ai prédit dans mon commentaire du 10 août 2019 à 18h29 sur http://posttenebraslux.blog.tdg.ch/archive/2019/03/24/des-multinationales-responsables-c-est-un-gag-297964.html.
À la fin de mon commentaire du lendemain 11 août à 23h54 sur le même blog, j'écrivais:
“Il suffira d'un rien pour mettre le feu aux poudres (...). Et alors rien ni personne ne pourra empêcher le séisme.”
Ce “rien” vient de nous tomber dessus. Il s'appelle le Covid-19.

Écrit par : Mario Jelmini | 27 février 2020

L'épidémie n'a même pas vraiment commencé en France que l'on est déjà au cœur du problème : le virus circule dans les hôpitaux. Le service de réanimation de l'hôpital de Creil est fermé pour 14 jours et 200 soignants sont à l'isolement. Tout ça à cause d'un seul malade non répertorié. Ce dernier a été transféré à la Salpêtrière sans avoir été répertorié pour autant jusqu'à son décès. On imagine que le virus se promène dans les différents services de ces hôpitaux. Le virus à l'hôpital, c'est ce qui a provoqué le chaos à Wuhan. C'est ce qui se passe déjà en Italie et maintenant en France. Ce n'est pas le moment de se faire hospitaliser ...

Écrit par : Florence | 27 février 2020

Le grand krach est proche.
https://www.allnews.ch/content/marchés/wall-street-plonge-à-l’ouverture-toujours-plus-anxieuse-face-au-coronavirus.
Bientôt, les faillites en cascades, à commencer par celles des banques.
On va bien s'amuser...

Écrit par : Mario Jelmini | 27 février 2020

@Geo: des mesures telles que le rationnement à grande échelle, y compris dans le domaine de l'approvisonnement électrique, l'alimentaire, le médical et des carburants, afin de faire baisser drastiquement le CO2 sous couvert de pandémie, des restrictions sur les droits politiques, notamment pour les manifestations qui s'opposeraient à de telles mesures. L'introduction de censure à grande échelle sur internet (ce qui est déjà à portée à cause de la décision de bloquer les casinos en ligne étrangers) "pour éviter la propagation de rumeurs malicieuses et la désinformation sur le virus".

Le fait que nos dirigeants sont tous dans des catégories d'age beaucoup plus à risque de mourrir de ce virus entraine le risque de voir le corps politique chamboulé.

Même après la fin de la pandémie, ces mesures pourraient rester en place. Je vous laisse imaginer la suite, l'utopie socialiste pourrait se produire.

Écrit par : Noth | 28 février 2020

"l'utopie socialiste pourrait se produire." On a déjà les deux pieds dedans. La Suisse est dirigée de facto par des femmes socialistes. Elles ont supprimé la filière nucléaire, une énergie sans CO2 sans concevoir d'autres ressources d'énergie. On ne parle plus que de climat et de féminisme extrémiste...
Il ne faudrait pas tomber dans le mensonge des médias, qui ont voulu à tout prix nous faire croire que les dernières élections avaient mis les écolos au pouvoir. Les mesures dont vous parlez doivent être admises par le parlement et disons qu'elles rencontreraient une légère opposition...

Mario Jelmini@ "crise économique et financière d'une ampleur inimaginable qui devait inévitablement éclater un jour ou l'autre, à l'échelon planétaire, comme je l'ai prédit dans mon commentaire du 10 août 2019 à 18h29" Ahem. Déjà qu'on a Dubochet...
Autrefois, les Vaudois, c'était "Y en a point comme nous", aujourd'hui c'est "Y en a point comme Moâ"...

Écrit par : Géo | 28 février 2020

Cela fait presque 2 mois que les Chinois ont lancé un grand signal au reste du monde, en verrouillant Wuhan. Quand on met en quarantaine des millions de gens, même si ça ressemble à la grippe qui tue plus, tous les pays devraient faire au minimum une révision des protocoles et un exercice des mesures de sécurité. Ce n'est pas de la politique, c'est le boulot des professionnels de la santé.

Je suis étonné qu'on ne fasse pas plus référence au fiasco français de 2009/10. Ce qui a été le pire, ce n'est pas le milliard perdu, c'est l'inefficacité à évaluer le danger, prioriser les problèmes. On savait par l'expérience de propagation, qu'il n'y avait pas de pandémie et pourtant, on a continué le programme de vaccination massif. Et ne parlons pas du sens et bien commun européen.

Alors même si l'OMS a beaucoup à se faire reprocher en 2009, même si on peut avoir des doutes sur la transparence chinoise, j'espère qu'on aura bien utilisé ses 2 mois pour se préparer à l'onde de choc.

Écrit par : amike | 28 février 2020

@ Géo
“Déjà qu'on a Dubochet...”
Les deux problématiques (réchauffement de la planète et coronavirus/dégringolade des bourses) n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Autant le réchauffement climatique est une arnaque, autant l'épidémie due au Covid-19 peut entraîner de graves conséquences économiques à très court terme.

Écrit par : Mario Jelmini | 28 février 2020

"Les deux problématiques (réchauffement de la planète et coronavirus/dégringolade des bourses) n'ont rien à voir l'une avec l'autre."
Je parlais de vous, de types tellement gonflés qu'ils ne passent plus les portes. L'immense génie Dubochet, le phare de la pensée, Celui Qui Sait Tout parce qu'il a inventé l'eau froide me gonfle au delà de tout.
Et vous, qui pensez avoir prédit la crise, alors que tout le monde sait que cela se passe toujours comme ça*, et qui vous vous en vantez, je pense que vous êtes très nettement sur la voie du Grand Génie Vaudois. Vous me permettrez de n'avoir pas plus de considération pour le vôtre que pour celui de l'Illuminé de Morges (Ah mes amis de...)...
* La Bourse monte, monte et tout soudain, y en a qui se disent qu'il serait temps de "prendre leurs bénéfices". Le premier prétexte venu est le bon. On ne va tout de même pas attendre que ça descende, ou bien ? Et donc, plongeon de la Bourse. Et puis, ceux qui ont vendu avec bénéf se disent que leur argent perd de la valeur à la banque, que les actions Nestlé ont perdu 20% et donc... le cycle recommence.

Écrit par : Géo | 28 février 2020

Selon 24H, au Diocèse de Bâle on ne croit plus en Dieu...

En effet, ce Diocèse recommande une série de mesures visant à éviter les contacts avec son prochain... où même avec Dieu.

Outre la séquence de poignées de main exclue à l'issue du Pater noster, les ministres de la célébration eucharistique devront s'être préalablement désinfecté les mains avant de toucher le corps du Christ...

Plus grave, les fidèles ne pourront plus s'échanger la coupe de pinot noir et devront subir leur désarroi en buvant le calice jusqu'à la lie...

Enfin, le Saint-Esprit ne sera plus accessible, certaines paroisses ayant purgé la Sainte eau matérialisée des bénitiers...

Écrit par : petard | 29 février 2020

Merci à Géo de son analyse et de ses compliments à mon adresse.
Si vous le voulez bien, nous ferons le point vendredi soir prochain sur la base de l'évolution des index boursiers d'ici là.
À la suite du décès enregistré ce samedi dans la région de Seattle, nous allons apprendre à quel point le mal est déjà installé aux États-Unis parce que les autorités ont sous-estimé le virus.
Pour vous en convaincre, prenez le peine de lire ceci: https://www.reddit.com/r/nyc/comments/fayko1/my_covid19_story_brooklyn/

Écrit par : Mario Jelmini | 29 février 2020

Cela fait au mois 10 jours que le coronavirus sévit dans un EMS de Seattle (État de Washington, à l'extrême nord-ouest des États-Unis): 27 des 107 résidents et 25 des 180 employés ont déjà été contaminés, en lien avec le premier décès annoncé hier par Donald Trump.

En Corée du sud, au Japon, en Iran, en Europe, de plus en plus de personnes sont infectées.

Dès demain lundi, l'évolution des index boursiers va être passionnante à suivre. La correction de la semaine écoulée (supérieure à 10%) va certainement se répéter.

Mais ce qui se prépare n'est pas une simple récession. C'est une catastrophe d'une amplitude jusqu'ici inconnue. D'ici deux à trois mois, ces colosses aux pieds d'argile que sont l'économie mondiale et le système financier international pourraient bien être à terre.

Il est surprenant de constater à quel point tant de gens ne voient pas plus loin que le bout de leur nez alors qu'une vision globale est requise.

Écrit par : Mario Jelmini | 01 mars 2020

« Mais ce qui se prépare n'est pas une simple récession. C'est une catastrophe d'une amplitude jusqu'ici inconnue. D'ici deux à trois mois, ces colosses aux pieds d'argile que sont l'économie mondiale et le système financier international pourraient bien être à terre. »

Je veux bien admettre qu’il y a probabilité… évidemment je préférerais que ça ne se passe pas. Mais c’est comme-ça, c’est humain… lorsque la cata approche, on se cache la tête dans le sable en pensant que ça passera…

On est plein, plein, de gens a savoir que le jeu de l’avion, un jour ou l’autre ça se casse la figure (je remercie au passage le PLR vaudois d’avoir bien contribué à foutre en l’air ce beau canton de Vaud avec sa politique de libre circulation… qui fait - entre autre - qu’on ne circule plus sur les autoroutes vaudoises).

Maintenant, ce virus, avec ses conséquences économiques et sociales, c’est p’têtre la goutte d’eau…

Je me remémore encore cette affaire de la BVCRED (Banque Vaudoise de Crédit), acculée à la faillite, d’une part, parce que tous les épargnants se sont mis à faire la queue pour retirer leurs sous…

Je vois encore le dirlo de l’agence de Vevey, sur le trottoir, haranguer cette foule qui faisait la queue pour retirer ses économies. Il hurlait: «ne vous inquiétez pas, on est une banque solide, vous ne risquez rien…».

La mésaventure de la banque « solide » m’a quand-même fait perde quelque 15000 francs… Peanuts, oké, pour certains… mais merci à la BCV repreneuse, qui n’en avait rien à foutre… ah, mais qu’est-ce que j’aime les radicaux depuis ce temps-là !!!

Écrit par : petard | 01 mars 2020

"Mais ce qui se prépare n'est pas une simple récession. C'est une catastrophe d'une amplitude jusqu'ici inconnue." Mais qu'en savez-vous ? Qu'est-ce qui vous permet de dire ça ? Votre ego démesuré façon Dubochet ? Vous visez le Nobel de l’Économie ?
Cela fait depuis qu'il existe des blogs que j'écris que le destin de l'humanité se résume à guerres, épidémies, famines. Cela ne fait pas de moi un prophète, c'est juste une évidence au vu de la surpopulation galopante. Vos prédictions à quat'sous ne valent pas mieux. C'est une évidence pour absolument tout le monde que l'économie mondiale va de crise en crise. Il doit y avoir des milliers de publications à ce sujet...

Écrit par : Géo | 01 mars 2020

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