01 mars 2020

Coronavirus: nouvelles du front

Le Coronavirus est arrivé, comme prévu, par des autorités helvétiques qui ont choisi de ne pas empêcher sa venue.

Sous nos latitudes, la fermeture des frontières est interdite, impensable, impossible, et pour ainsi dire taboue. Rien de tout ceci n'est vrai, naturellement ; mais pour paraphraser une citation apocryphe célèbre, "là où il n'y a pas de volonté, il n'y a pas de chemin..."

L'Europe à la pointe

En guise de chemin donc, la Suisse rejoint la France, l'Italie et les autres pays éclairés de l'Europe continentale dans l'ornière de la libre-circulation. Parce que, comprenez-vous, même en cas de pandémie, la libre-circulation est un acquis important. En haut lieu, on pense qu'elle vaut la peine que d'autres meurent pour elle. Mais il n'y a pas lieu de s'inquiéter. En Suisse, nous rassure-t-on, tout est sous contrôle. Comme en France il y a une semaine, ou en Italie il y a deux semaines, je suppose.

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L'Europe de l'Ouest, solidaire dans la maladie.

On ne le répètera jamais assez, aujourd'hui, les frontières extérieures d'un pays ne doivent plus être évoquées. Mais comme le besoin de tracer des zones d'exclusion demeure, on créera donc de nouvelles frontières, intérieures cette fois-ci. Frontières extérieures: pas bon. Frontières intérieures: bon. Tout ce qui est impossible et impraticable au niveau des frontières extérieures devient magiquement possible et praticable dans des zones arbitraires dessinées à l'intérieur de celles-ci. Les secteurs de quarantaines s'organisent donc, comme en Italie ou 50'000 personnes apprennent à vivre coupées du monde. En Italie, on compte actuellement 1'694 cas de maladie et 34 morts. C'est le troisième pays le plus touché au monde, après la Chine et la Corée du Sud.

Si les frontières intérieures deviennent le trend du moment, encore faut-il pouvoir les tracer. La France n'a même plus ce luxe. Ridiculisée depuis le début de la semaine par des faits contredisant la posture gouvernementale, la France en est réduite à réagir comme elle le peut. Mardi 25 février, Olivier Véran, le Ministre de la Santé - pardon, le Ministre des Solidarités et de la Santé - claironne qu'il n'y a plus un seul malade du coronavirus hospitalisé dans le pays. Cocorico! Quelques heures plus tard, de nouveaux cas font leur apparition. Sur les ondes, les journalistes débattent âprement des éléments de langage du politicien: le ministre a dit la vérité lorsqu'il a prononcé ces mots, nous explique-t-on, puisque l'annonce des nouveaux cas est arrivée ensuite. La véracité des propos tenus semble le seul problème. Le week-end montre ce qu'il en est. On compte plus de 100 cas désormais - largement de quoi laisser M. Véran et le gouvernement Macron méditer sur leurs prochaines sorties triomphales.

La France est dans une situation délicate parce que le virus n'y est plus sous contrôle. Autrement dit, on découvre des individus atteints du coronavirus sans la moindre idée de la façon dont ils ont attrapé la maladie. Une victime dans l'Oise (près de Paris) fait ainsi couler beaucoup d'encre. L'enseignant est décédé à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière sans qu'on sache comment il a été infecté. N'ayant pas voyagé dans une zone à risque, il a vraisemblablement attrapé la maladie sur le sol français.

L'Oise abrite également la base aérienne de Creil, et un réservoir de malades provenant de cet endroit - six cas pour l'instant.  La base "Lieutenant-colonel Guy de La Horie", appartenant à l'Armée de l'air française, a récemment été sous les feux de la rampe pour avoir réceptionné les rapatriés français en provenance de Wuhan. Aujourd'hui on se demande pudiquement s'il n'y a pas eu quelques ratés.

La France prend le chemin de l'Italie, qui prend le chemin de la Chine. Tout va bien se passer...

Esprit politicien

"[Certains] s'inquiètent d'une décision qui, au prétexte de potentiellement mieux soigner une poignée de malades, met en danger une population de 60 millions d'habitants", écrivais-je le 12 février à propos des rapatriés français potentiellement infectés. Je prêchais dans le désert. Les décideurs décident. Ils savent mieux que personne ce qui est bon pour le pays. Ils ne se remettent pas en question, n'avouent que rarement leurs fautes, démissionnent encore moins.

Logique de caste, pourrait-on dire.

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La France réussira à régler la pandémie de Coronavirus en pleine crise des hôpitaux publics. Emmanuel Macron l'affirme, donc c'est vrai.

La doctrine étatiste cultivée par nos élites entretient un rapport compliqué avec la vérité, voire même avec la réalité. Le volontarisme est à la base de la démarche politique. Chaque politicien, imbu de sa personne, pense qu'il a un contrôle illimité sur la marche du monde. Qu'il s'agisse de la réforme des retraites, de la température mondiale dans un siècle ou d'une crise épidémique sans précédent à l'ère contemporaine, la classe politique s'estime toujours compétente et capable d'apporter des solutions. Il faut juste lui laisser les clés du pouvoir. Les serviteurs de ces élites, au premier rang desquels les médias, partagent la même conviction et la répandent servilement.

C'est cet état d'esprit, à mi-chemin entre la pensée magique et le culte de l'État, qui permet à des politiciens de décréter simultanément que la situation sanitaire est grave et réclame des mesures d'urgence, et qu'on peut importer 3'000 tifosis italiens à Lyon pour un match de foot de Coupe d'Europe. Ceux qui s'en étonnent ne sauraient être que des esprits étroits...

La Chine sombre? Pas grave, Taïwan, Hong-Kong, Singapour et la Corée du Sud juguleront l'épidémie. Ces pays échouent? Pas grave, la France, l'Allemagne et l'Italie y parviendront. La maladie galope là-bas? Notre Conseil Fédéral réussira, lui, bien entendu. Ne sont-ils pas nos "sept sages"?

En Suisse, y'en a point comme nous

Avec des semaines de retard sur ce qu'il aurait fallu faire, le Conseil Fédéral a donc érigé un premier règlement de crise. Comme les impératifs économiques sont dans la balance, et ceux, encore plus importants, de la relation entre notre gouvernement et nos maîtres européens, la marge de manœuvre est très étroite. Il faut faire quelque chose, de vaguement efficace si possible, sans fâcher personne. La bonne entente avec nos partenaires commerciaux est bien plus importante que la survie d'une partie de la population helvète.

Compte tenu de ces contraintes, le Conseil Fédéral a donc annoncé l'interdiction des rassemblements de plus de mille personnes, entraînant le concert des pleureuses.

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Alain Berset annonçant les demi-mesures prises par le Conseil fédéral (image RTS)

La décision est symboliquement importante. L'annulation du Salon de l'Auto de Genève, un des événements majeurs de l'année pour la Cité de Calvin, a un retentissement médiatique inévitable. C'est peut-être le premier coup de boutoir porté à une opinion publique helvétique maintenue dans l'apathie.

Il devient plus difficile pour une partie de la population de continuer à ne pas y croire.

Pourquoi mille personnes, pourquoi maintenant? La décision vise à maintenir autant que possible la traçabilité de la maladie - la chaîne d'infection. Comprendre comment X a infecté Y qui a infecté Z à son tour, afin de pouvoir placer sous quarantaine les gens qui les côtoient. Tous les pays ont tenté de faire plus ou moins la même chose, mais il arrive un moment où la propagation par des malades asymptomatiques rend l'exercice impossible.

Évidemment, le seuil lui-même suffit à faire jaser. Mille personnes c'est trop dangereux, mais 900 c'est ok? On arrive à tracer tout le monde? La France prend quelques jours plus tard une décision identique, mais avec un seuil de 5'000 personnes. À Paris, retrouver les chaînes d'infection parmi 4'900 personnes, on gère.

Sur la base de ce qui se passe en France, en Allemagne et en Italie, la décision du Conseil Fédéral nous fera au mieux gagner quelques semaines avant que la situation ne devienne incontrôlable ici aussi...

Toujours trop peu, toujours trop tard

Les gouvernements ne sont pas là pour résoudre les problèmes, mais donner l'impression qu'ils s'y attellent. Donner des gages à l'opinion publique. Lorsque les mesures prises sont inefficaces, on peut toujours maquiller les résultats ou faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre.

Les prochains jours seront très particuliers en Suisse, surtout en comparaison des mois à venir. Comme d'habitude, il suffit de regarder ce qui se passe pour des pays plus en avance le long du chemin de la pandémie pour savoir ce qui nous attend.

Les masques vont fleurir dans l'espace public - pour ceux qui ont réussi à en avoir. Les écoles vont fermer. Des éclosions de Coronavirus vont survenir ici ou là, sans qu'on sache trop comment elles sont survenues. On n'entend plus parler du remède-miracle de la Quinine. Il n'est même pas certain que les politiciens suisses osent décréter des zones de quarantaine. Le pays va donc devenir un foyer d'infection à ciel ouvert, surchargeant les capacités de traitement du secteur de santé. Et quelques semaines plus tard, des gens commenceront à mourir en nombre.

Beaucoup de gens aujourd'hui encore doute de la létalité du coronavirus. "Tout ça n'est qu'une exagération sur une forme de grippe", ai-je entendu. Leur position est compréhensible, au vu des taux de mortalité systématiquement erronés présentés par les médias. Mais il est possible de trouver des données correctes sur le Coronavirus, dont une létalité réelle en comparant le taux des patients guéris et des patients décédés:

Coronavirus-letalité.png
Taux de mortalité du coronavirus (information Worldometers.info)

Le taux de mortalité baisse au cours du temps, alors que les systèmes de santé apprennent à mieux connaître la maladie et les meilleurs moyens de la combattre, mais même aujourd'hui, il reste au moins vingt fois plus mortel que la grippe. Il y a d'ailleurs à craindre que la courbe ne remonte si nous arrivons en Europe à des situations "à la Wuhan" où le nombre de patients est tel que beaucoup sont laissés livrés à eux-mêmes.

Personne, dans un pays comme la Chine, n'aurait pris des mesures aussi extrêmes et aussi dommageables pour l'économie locale pour une simple variante de la grippe.

Commentaires

« On ne le répètera jamais assez, aujourd'hui, les frontières extérieures d'un pays ne doivent plus être évoquées. »

Oui mais... pour 500 g de rillettes d'oies + 2 volailles de Bresse de chez Clugnet, en provenance des Halles Paul Bocuse de Lyon... c'est le rideau de fer !

La gestapo à Saint-Gingolph est formelle: 1 kg en tout et pour tout, c'est LE RÉGLEMENT ! Nom de dieu !!!

Écrit par : petard | 01 mars 2020

“Personne, dans un pays comme la Chine, n'aurait pris des mesures aussi extrêmes et aussi dommageables pour l'économie locale pour une simple variante de la grippe.”

Telle est en effet la conclusion à laquelle on parvient si on a lu le rapport que l'Organisation Mondiale de la Santé vient de publier.
Ce rapport, qui permet de se faire une idée de la gravité du défi lancé au genre humain par le COVID-19, est consultable sur https://www.who.int/docs/default-source/coronaviruse/who-china-joint-mission-on-covid-19-final-report.pdf?fbclid=IwAR17B9qvJRarWJfE_2bj3UjcY7l_4431Qxp8koMV0oKc0fdeCv4cjbVeKl0 (PDF, 40 pages).
J'en extrais ce court passage (bas p. 18 - haut p. 19):

“COVID-19 is not SARS and it is not influenza. It is a new virus with its own characteristics. (...) The COVID-19 virus is unique among human coronaviruses in its combination of high transmissibility, substantial fatal outcomes in some high-risk groups, and ability to cause huge societal and economic disruption. For planning purposes, it must be assumed that the global population is susceptible to this virus. (...) the risk of reintroduction into previously infected areas must be constantly considered.”

Pour un résumé du rapport, lire https://www.reddit.com/r/China_Flu/comments/fbt49e/the_who_sent_25_international_experts_to_china/

Écrit par : Mario Jelmini | 02 mars 2020

@Petard: ô combien avez-vous raison! Il est vrai que dans mon texte je parle des frontières pour les PERSONNES. Pour la perception de droits de douane punitifs sur la viande ou pour forcer à acheter une vignette autoroutière, les frontières suisses n'ont jamais disparu...

Tous les arguments en faveur de l'inapplicabilité d'une surveillance des frontières extérieures (c'est impossible de surveiller à 100%, des gens passeront quand même, ça ne fait que ralentir la maladie sans rien résoudre, il n'y a pas assez de douaniers/policiers/militaires pour y parvenir, quid des marchandises, etc.) disparaissent comme par magie lorsque les frontières sont érigées à l'intérieur d'un pays, comme en Italie.

C'est le deux-poids-deux-mesures le plus total.

Écrit par : Stéphane Montabert | 02 mars 2020

J'étais beaucoup plus inquiet il y a deux semaines : les choses semblent se stabiliser en Chine et, de toute façon, on cerne de mieux en mieux le bidule-virus. Ce cinéma commence franchement à me gonfler.

S'il y a 5 000 morts en France, et nous en sommes loin, ça fera une demi-grippe. Et alors ?

Faut-il bloquer tout un pays pour ça ? Je pense : oui, au début, quand on est dans l'inconnu. Non ensuite quand on maitrise mieux la situation. Nos gouvernements réactifs font exactement le contraire (sauf Singapour, comme par hasard).

Pour la France, nous serons fixés dans deux mois (temps qu'il a fallu en Chine pour atteindre une certaine stabilisation).

Je sais bien que beaucoup jouent à se faire peur (marrant, le nombre de gens qui rejettent violemment toute bonne nouvelle à propos de cette épidémie) en espérant une bonne grosse catastrophe sanitaire qui permettrait d'accuser d'incompétence des gouvernements que nous détestons.

Mais il n'y aura pas de Grand Soir pesteux.La panique renforce les gouvernements, même incompétents :

1) elle permet de prendre des mesures autoritaires sans contestation.

2) pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas d'autre chose.

Si ça se passe vraiment mal, effectivement, le discrédit qui frappe les gouvernements aura progressé. Piètre satisfaction.

Mais si ça ne se passe pas trop mal ? Je vois d'ici le foutage de gueule : « Vous voyez qu'on a eu raison de ne pas fermer les frontières, et gna gna gna ».

Le prochain danger, bien plus grand, c'est le blocage de l'économie.

NB : faites attention à la statistique de mortalité. Elle dépend du nombre de cas détectés. A nombre de morts fixe, elle augmente si on ne détecte pas tous les cas (en Iran, par exemple). Autrement dit, si beaucoup de cas bénins passent inaperçus, la statistique de mortalité augmente !

Écrit par : Franck Boizard | 02 mars 2020

Cet article de Bernard Dugué est intéressant quand on connaît le bonhomme : il est l'un des rares à avoir prédit que la panique sur le H1N1 était inutile et que la commande de millions de vaccins était un gaspillage.

Je ne suis pas d'accord avec lui : je pense que la panique est bonne conseillère au début. Les morts ne se relèvent pas alors que les dépenses inutiles, ma foi, comme on dit, il n'y a pas mort d'homme. Au début, il vaut mieux en faire trop que pas assez.

Toute la question est d'estimer le moment où on en connaît suffisamment pour arrêter les mesures drastiques.

Surtout que ces mesures, se prolongeant, deviennent plus dangereuses que le mal lui-même. Si l'économie est bloquée, ça nous fera une belle jambe d'être sauvés du virus si nous mourons d'autres maladies par pénurie de médicaments.

Je vous laisse avec Bernard Dugué :

https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/il-y-a-bien-une-pandemie-de-covid-221832

Écrit par : Franck Boizard | 02 mars 2020

Je ne vous suis pas sur votre critique. Parce qu'il y a deux volets dans ce problème. Si vous fermez les frontières, vous affaiblissez très fortement l'économie, ce qui peut avoir des effets tout aussi durs sur la santé publique. On paie là l'effet des politiques antérieures. Le 90% du personnel hospitalier dans les zones frontalières est étranger et doit passer la frontière pour venir travailler chez nous (90%, c'est purement intuitif mais cela m'étonnerait que cela soit faux). Vous connaissez Genève, il y a aussi la pénétrante par Vallorbe et chez moi la H144 n'a pas été construite pour les chiens et le nouvel hôpital de Rennaz n'a pas été construit là par hasard.
Il y a la Santé, et tous les autres secteurs de l'économie...

Écrit par : Géo | 02 mars 2020

"... par des autorités helvétiques qui ont choisi de ne pas empêcher sa venue."

Si les morts commencent à s'entasser en Suisse comme en Chine, il faudra alors se souvenir des gens qui ont très concrètement pris la décision de ne pas fermer les frontières (ou tout au moins de les contrôler fermement, pour justement ne pas stopper les flux économiques) parce que cette mesure aurait contrevenu aux dogmes de leur religion planétariste ...

Écrit par : UnOurs | 02 mars 2020

"Si vous fermez les frontières, vous affaiblissez très fortement l'économie..."

Dans une situation d'urgence, on pourrait très bien fermer les frontières aux personnes et laisser les marchandises circuler (avec des structures "ad hoc" douanières, policières et militaires temporairement renforcées). Cela gênerait évidemment des secteurs comme le tourisme et les activités frontalières, mais ce serait tenable. Mais cela contreviendrait évidemment aux dogmes planétaristes, dont la libre-circulation des personnes, avec le risque, pour les mondialistes, de changements "métapolitiques" profonds dans la psyché de la population générale: à savoir l'idée que les frontières existent toujours, qu'elles délimitent des zones particulières et qu'elles servent aussi à protéger et que c'est bien.

Écrit par : UnOurs | 02 mars 2020

"Les masques vont fleurir dans l'espace public - pour ceux qui ont réussi à en avoir."

Au temps de la Guerre froide, on se souvient, et ce n'est pas si vieux, que la Suisse était un pays organisé, avec des réserves de guerre, et surtout et vision sur le temps long. Mais comme tout cela est devenu ringard pour les esprits planétaristes modernes, toute cette organisation de crise a été démantelée. Elle avait l'avantage d'être décentralisée, aujourd'hui, tout est centralisé sur une seule base en Suisse allemande (le nom de l'endroit m'échappe sur le moment), je vous laisse imaginer l'efficacité de la structure si la zone toute entière était placée sous quarantaine.

Écrit par : UnOurs | 02 mars 2020

Juste une question: les trains de voyageurs qui circulent de l'Italie du Nord jusque à Genève, ils sont évidemment nettoyés en permanence par des équipes spécialisées, comme dans un hôpital, les poignées de portes, les fenêtres, les toilettes, tout ça ?

Je pose la question, mais j'imagine déjà la réponse.

Écrit par : UnOurs | 02 mars 2020

“Personne, dans un pays comme la Chine, n'aurait pris des mesures aussi extrêmes et aussi dommageables pour l'économie locale pour une simple variante de la grippe.”

Telle est en effet la conclusion à laquelle on parvient si on lit le rapport que l'Organisation Mondiale de la Santé vient de publier.
Ce rapport, qui permet de se faire une idée de la gravité du défi lancé par le COVID-19, est consultable sur https://www.who.int/docs/default-source/coronaviruse/who-china-joint-mission-on-covid-19-final-report.pdf?fbclid=IwAR17B9qvJRarWJfE_2bj3UjcY7l_4431Qxp8koMV0oKc0fdeCv4cjbVeKl0 (PDF, 40 pages).
J'en extrais ce court passage (bas p. 18 - haut p. 19):

“COVID-19 is not SARS and it is not influenza. It is a new virus with its own characteristics. (...) The COVID-19 virus is unique among human coronaviruses in its combination of high transmissibility, substantial fatal outcomes in some high-risk groups, and ability to cause huge societal and economic disruption. For planning purposes, it must be assumed that the global population is susceptible to this virus. (...) the risk of reintroduction into previously infected areas must be constantly considered.”

Pour un résumé du rapport, lire https://www.reddit.com/r/China_Flu/comments/fbt49e/the_who_sent_25_international_experts_to_china/

Écrit par : Mario Jelmini | 02 mars 2020

Dans tous les cas, on sent déjà tous les aspects positifs que cette épidémie aura pour toute l'humanité :
- remise en question des schémas jusqu'ici admis, obéissant aux principes d'Adam Smith. Chacun produit ce qu'il sait le mieux produire et en fait profiter les autres. La Chine sait tout produire et mieux que les autres. La production mondiale de biens est remise en mains chinoises : c'est fini !
- politiquement, ceux qui prônaient cette politique devraient être sérieusement remis en cause par les peuples. Mais les médias sont devenus des experts de la manipulation des masses. Sauf qu'ils en font toujours trop et que cela finit par se voir. Je n'ai jamais depuis dix ans rencontré une seule personne que le mot "journaliste" ne faisait pas vomir...
- Une nouvelle donne des cartes remettra en jeu le culte des migrations cher aux élites au pouvoir. Si ces élites cherchent à subsister, bien sûr...

Écrit par : Géo | 02 mars 2020

"Si ces élites cherchent à subsister, bien sûr..."

Les "super-élites" ne sont pas atteignables.
Mais les "troupes à pied" du globalisme le sont, elles, atteignables:

https://twitter.com/ChildOfEurope/status/1234157643616440321?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1234157643616440321&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.fdesouche.com%2F1343671-lesbos-grece-400-migrants-debarque-en-4h-les-habitants-tentent-dempecher-un-bateau-daccoster-ici-nous-sommes-chretiens

Et même pas besoin d'être excessivement violent, juste être en groupe, et "bouh, bouh, bouh" quand ces "kapos" interviennent. Bon, avant ça, il faut retrouver l'esprit de "pack", comme cela se passe actuellement en Grèce.

Écrit par : UnOurs | 02 mars 2020

« Je n'ai jamais depuis dix ans rencontré une seule personne que le mot "journaliste" ne faisait pas vomir... »

Disons, qu'il y en a (quand-même quelques-uns), qui par le passé, pensaient que c'était "Tintin reporter" et qui avaient à coeur de ne relater que des faits véridiques.

Les pires (les moutons noirs), c'étaient même pas les menteurs, mais les "pique-assiettes", les lèche-bottes qui étaient de tous les cocktails et réceptions... du parti radical vaudois, du Guillon, du Rotary... ou ne manquaient pas le bal de la gendarmerie vaudoise.

Sauf, qu'ils étaient clairement identifiés et l'évocation de leurs noms prêtait surtout à sourire.

Écrit par : petard | 02 mars 2020

Disons, qu'il y en a (quand-même quelques-uns), qui par le passé, pensaient que c'était "Tintin reporter"
J'avais un copain journaliste dans le milieu à Lausanne, rencontré dans la charpenterie au pied du Jura bien connue des milieux progressistes de l'époque...
Juste une anecdote : il m'a raconté que quand il croisait le rédac'chef, Jacques Poget à l'époque, celui-ci le regardait d'un oeil torve en murmurant qu'avec son salaire, il pourrait engager deux jeunes stagiaires...
C'est ce qui est arrivé. Et les deux jeunes stagiaires, comme tous les autres, sont sans culture autre que celle du binge drinking, et à la vodka bon marché svp. Ils n'aiment pas vraiment leur métier, se contentent d'être des crypto-militants des causes à la mode. Il y a un Suisse sur dix mille qui est végan, mais Ariane Dayer tombe sur Berset photographié en train de faire des saucisses à l'Olma : comment ose-t-il, dans une année résolument végane et climatique...
Et vous vous étonnez que je haïsse ces gens ?

Écrit par : Géo | 03 mars 2020

Coronavirus : bientôt, le triomphe des mondialistes ?

http://fboizard.blogspot.com/2020/03/coronavirus-bientot-le-triomphe-des.html

Écrit par : Franck Boizard | 04 mars 2020

Franck Boizard : Bof !

Écrit par : Géo | 04 mars 2020

@ Géo

Nous en reparlerons fin avril, si vous le voulez bien.

Pour l'instant, je suis prêt à parier une bouteille de champagne que ce COVID-19 ne sera au final rien de plus qu'une grippette et que la psychose nous paraîtra idiote. Dans un mois, je serai sans doute à parier une caisse.

Écrit par : Franck Boizard | 06 mars 2020

"ce COVID-19 ne sera au final rien de plus qu'une grippette et que la psychose nous paraîtra idiote" 41 morts en Italie en 24 heures. Que dire de plus ?
Mais votre champagne, vous pouvez le garder pour vous...

Écrit par : Géo | 06 mars 2020

« à parier une bouteille de champagne »

« je serai sans doute à parier une caisse »


Pffh !

Et y'en a qui prennent ça comme "breuvage de référence"...

...connaissent pas évidemment, le Dézaley Marsens de la Tour, dix ans d'âge (2009). Tant mieux ! Y'en aura plus pour nous !

Écrit par : petard | 06 mars 2020

@ Géo | 06 mars 2020

Vous êtes sérieux ? Vous vous focalisez sur un chiffre censé être spectaculaire et vous croyez avoir mis un point définitif à la conversation. C'est un effet de manche télévisuel pour politicien de 3ème classe. A mon avis, vous regardez trop la télé.

L'hiver en France, la grippe fait 50 morts par jour.

Il est tout à fait possible que je me trompe, mais nous ne le saurons pas avant un mois et demi au plus tôt (en Chine nous avons un recul de deux mois et la situation semble avoir cessé d'empirer).

Pour que je me trompe, je peux déjà vous donner le critère à regarder dans un mois et demi : que le nombre de morts reste constant ou augmente.

Ca ne m'empêche pas de m'interroger sur les gens qui veulent absolument que ce soit une catastrophe et qui prennent mal le fait d'apporter une bonne nouvelle ou un argument optimiste.

Écrit par : Franck Boizard | 06 mars 2020

Les chiffres ne se basent que les cas déclarés et les recencements de ces cas sont hétérogènes, chaque pays faisant à manière.
Mais une chose est sûre: beaucoup de cas begins ne se déclarent simplement pas et sont donc absent de ces chiffres. Ceci conduit donc à une surreprésentation des cas grave dans les statistiques.
Le taux de mortalité est donc forcément surestimé.

Écrit par : Henri | 06 mars 2020

Comme on dit, le champagne, "c'est un vin qui veut péter plus haut que son cru."

Écrit par : UnOurs | 06 mars 2020

« Les chiffres ne se basent que les cas déclarés et les recencements de ces cas sont hétérogènes »

Mon père, qu'avait pas fait la Sorbonne, m'a toujours dit que les statistiques c'étaient des alignements de chiffres faux. Je suis sûr qu'il avait raison.

Écrit par : petard | 07 mars 2020

Franck Boizard @ Seriez-vous tout simplement malhonnête, intellectuellement parlant ? Vous savez aussi bien que moi que les mesures qui ont été prises par nos gouvernements - vous français, moi suisse - l'ont été pour empêcher que l'épidémie se répande. Sans mesure protectrice, un infectiologue du plateau de C dans l'air soulignait que cela signifiait concrètement 100'000 morts pour la France, la grippe en faisant 10'000 et la létalité de la grippe étant dix fois plus faible. (ça, c'est visiblement faux. La létalité du coronavirus est beaucoup, beaucoup plus grande parce que celle de la grippe est largement sur-évaluée...).
Comme ces mesures ont été prises, vous aurez beau jeu de jouer les flandrins dans un mois ou deux pour déclarer que ce n'était pas si grave. Donc vous nous prenez pour des cons ou alors vous en êtes un.

Écrit par : Géo | 07 mars 2020

@ Géo

Que puis-je vous dire ? Vous voulez absolument que le coronavirus soit une grande catastrophe. Ce n'est pas ce que dit le nombre de morts en Chine et en Corée, les deux pays où l'épidémie est la plus ancienne (pour juger si c'est catastrophique ou non, je compare les chiffres du corona avec ceux de la grippe, dont les séries statistiques s'étalent sur plusieurs décennies).

Je suis d'accord avec vous que, sans mesure protectrice, ça aurait été pire (voir plus bas dans mon commentaire). Difficile de savoir de combien, même si le cas de l'Iran est un indicateur.

Cependant, en France (je ne sais pas pas en Suisse), il n'y a eu aucune mesure sérieuse jusqu'à cette semaine. Le gouvernement a même été un facteur non négligeable de propagation du virus à cause du rapatriement ni fait ni à faire des Français de Wuhan.

Je dis (sur mon blog ou ailleurs) que la panique est bonne conseillère au début, quand l'inconnue est grande. Par exemple, je trouve la décision du gouvernement français d'envoyer 17 tonnes de matériel de protection en Chine totalement idiote. Comme celle de ne pas fermer les frontières.

Mais, aujourd'hui, s'il est vrai (toujours le problème de la confiance dans les chiffres chinois) que l'épidémie commence à se tasser en Chine, nous devrions commencer à sortir du mode panique (dans lequel le gouvernement français commence tout juste à entrer !).

Nous en sommes au stade où le blocage de l'économie risque de faire plus de morts que l'épidémie. Notamment, je redoute une pénurie de médicaments (80 % des médicaments européens sont fabriqués hors de l'Europe dont 100 % des génériques et 100 % des chimiothérapies).

Par exemple, il semble que la mortalité en dessous de 60 ans soit tout à fait supportable. Donc pourquoi ne pas prendre des mesures spécifiques pour les vieux et laisser les gens en âge de travailler aller au travail ?

Au fait, je tousse. Mais j'ai moins de 60 ans.

Lavez vous les mains souvent, faites la gueule (ni bise, ni poignée de mains), limitez les voyages et prenez des précautions drastiques si vous êtes en contact avec des vieux. Vous pouvez prier, aussi.

Arrêtez de vous faire un film, ayez un peu de fatalisme, et attendez la suite.

Écrit par : Franck Boizard | 07 mars 2020

“The downward trend in China is a result of an all-out effort by the government to contain the spread of the disease, which has come at a great cost to the country’s economy and its social life. Since January, the government has enacted nationwide quarantine and travel restrictions and placed Hubei under a strict lockdown, effectively penning in 56 million people.” (New York Times, samedi 7 mars).
Voici le genre de mesures qu'il faut prendre d'urgence en Europe, aux États-Unis et partout dans le monde si l'on veut garder quelque espoir que le virus SARS-CoV-2 ne détruira pas notre civilisation:
https://www.facebook.com/Loopsider/videos/782085135648757/?v=782085135648757
il n'y a pas de quoi rire mais il est permis de sourire... :-)

Écrit par : Mario Jelmini | 07 mars 2020

Cette manière qu'ont les autorités, en Europe, de courir après la maladie sans jamais la rattraper est pathétique. On se limite à tenter de repousser l'échéance de quelques jours ou de quelques semaines, ce qui n'empêchera pas la catastrophe de se produire.

Il y a une explication à cela. Les scientifiques et (à leur suite) les dirigeants politiques ont compris que le cataclysme était inéluctable. Non pas parce que le COVID-19 est un fléau sur le plan sanitaire mais parce que ce fléau va entraîner un collapse d'une envergure inimaginable sur le plan économique et financier.
Ne pouvant rester les bras croisés vis-à-vis d'une opinion publique qui eut été prompte à le leur reprocher, nos autorités ont pris quelques mesurettes tout en appelant la population à ne pas paniquer. Mais si l'on appréhende la situation dans son ensemble et sur le long terme, on voit bien que ces mesurettes, certes bien intentionnées, n'empêcheront pas l'issue fatale: l'effondrement d'un système basé sur la croissance à tout prix.
On a cherché à nous faire croire que la situation était sous contrôle mais on voit bien aujourd'hui que tel est loin d'être le cas.

Si les Chinois (et les Coréens du sud) sont parvenus à endiguer quelque peu le phénomène sur le plan sanitaire, c'est parce qu'aussitôt qu'ils se sont rendus compte de la gravité de la situation, ils ont pris le taureau par les cornes et décrété des mesures drastiques d'une ampleur inouïe. Malheureusement pour eux, il le paient maintenant très cher sur le plan économique. La Chine est entrée en récession et cette récession ne va pas tarder à gagner l'ensemble de l'économie mondiale.
Mais cette fois, cela ne se réduira pas à une récession.

Il arrive un moment où trop, c'est trop.
Il arrive un moment où trop tard, c'est trop tard.
L'apparition du SARS-CoV-2 aura été la goutte d'eau qui aura fait déborder le vase.

Écrit par : Mario Jelmini | 08 mars 2020

L'Italie est entrée en phase "chinoise", évidemment un peu tard vu la flambée de l'épidémie. Ce scénario attend la France sous peu. Mais cela n'empêche pas les féministes de se rassembler pour le 8 mars. Cela va-t-il donner un effet "Mulhouse" ?

"Donc pourquoi ne pas prendre des mesures spécifiques" Parce que les jeunes peuvent être des porteurs sains. Les laisser faire tout sans contrainte serait une manière de se débarrasser des vieux. Bien sûr, certains ne demandent que ça...

Écrit par : Géo | 08 mars 2020

En ce qui concerne la Chine (1,4 milliard d'habitants), c'est uniquement dans la province de Hubei (60 millions d'habitants, soit 4,27% de la population chinoise) que le virus s'est jusqu'ici répandu. Dans le reste du pays, il commence seulement à se manifester. Les autres provinces vont être affectées les unes après les autres et les conséquences seront toujours plus désastreuses sur le plan économique. 

La situation va se développer de manière analogue mais avec des conséquences encore plus dramatiques aux États-Unis parce que les autorités ne sont pas prêtes à prendre des mesures aussi draconiennes que celles adoptées dans la province de Huwei et bientôt dans d'autres provinces chinoises. 
Je vous laisse imaginer l'impact sur l'économie mondiale. 

Tout est en train de se précipiter. Le collapse est programmé. Comme en 1929 (cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1929), on assistera à des faillites en cascades (y compris parmi les banques) et à des vagues de suicides. Les employés ne recevront plus de salaire, ce qui subsistera de la police sera complètement débordé et les tribunaux ne seront plus à même de rendre la justice. L'argent n'ayant plus aucune valeur, ce sera chacun pour soi, luttant pour sa survie. Le troc fera sa réapparition. La criminalité s'installera partout et l'on poignardera son voisin pour mettre la main sur ses trois poules. 

Cette fois, le système bancaire et financier ne s'en remettra pas. Bien sûr, il y aura des survivants mais tout sera à reconstruire. 
Je préférerais ne pas croire à ce scénario mais il faut considérer les faits et voir les choses en face. 

Écrit par : Mario Jelmini | 08 mars 2020

MJ@ Comme Franck Boizard, mais en sens inverse, vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Le Cov19 est une chance parce qu'en fait, même s'il ne faut pas sous-estimer sa nocivité (Franck B.), il ne va pas tuer tout le monde , bien loin de là. Mais il va remettre en question la production de biens au niveau mondial, de un, et par suite l'obligation pour nous Européens d'accueillir tous les ratés du monde, venant des pays les plus nuls en matière de civilisation. La liste de ces pays sous-sous développés est trop longue, c'est la seule raison qui me fait hésiter de les nommer. Il sont presque tous musulmans, soit dit en passant, et ce n'est pas un hasard. Mais pas ceux d'Amérique du sud, soyons clair...
Merci au Cov-19 !

Écrit par : Géo | 08 mars 2020

Donc ce virus est par sa nature suffisamment infectieux pour qu'il soit la cause d'une épidémie généralisée qui touchera certainement plus de 50% de la population. Les mesures ne changeront pas le nombre final de gens touchés mais uniquement la temporalité, ce qui devrait permettre de diminuer la pression sur le système de soins et également sur la bonne marche du reste de la société.
Les banques ne s'écrouleront pas. Les entreprises de pompe funèbre vont engager du monde, les avocats et notaires feront des heures sup, les EMS vont accélérer le renouvellement de leurs résidents.
Et comme d'habitude en économie, la disparition d'une part d'une clientèle va s'accompagner de la création de nouvelles opportunités, et à peu de choses près cela se compense et le système ne s'écroulera pas.

Les prédicateurs du malheur climatique vont se rendre compte de la complexité du monde et que la décroissance ne peut être que pour les autres, qu'elle est pour tout le monde ou personne, et que tout compte fait personne n'en veut.

L'humanité disparaitra un jour, c'est une certitude liée à la mort de notre soleil, mais elle ne disparaitra pas à cause de ce virus.

Et puisque cynique il faut être, ne pas oublier qu'économiquement parlant cette crise aidera les démocraties occidentales en soulageant les problèmes de retraites majoritairement financées par l'emprunt, en diminuant un peu l'espérance de vie.

Dans 2 ans, ce sera business as usual, avec des perdants et des gagnants.
Et d'ici là, quelques personnes vont devoir quitter le monde des bisounours pour revenir à une réalité qui ne se plie pas aux désirs de l'homme.

Écrit par : greg | 08 mars 2020

Il n'est peut-être pas inutile de rappeler ici la teneur de l'art. 231 du Code pénal suisse, intitulé «Propagation d’une maladie de l’homme»:
“Celui qui, par bassesse de caractère, aura propagé une maladie de l’homme dangereuse et transmissible sera puni d’une peine privative de liberté d’un an au moins et de cinq ans au plus.”

Écrit par : Mario Jelmini | 08 mars 2020

@ Mario « Mais si l'on appréhende la situation dans son ensemble et sur le long terme, on voit bien que ces mesurettes, certes bien intentionnées, n'empêcheront pas l'issue fatale: l'effondrement d'un système basé sur la croissance à tout prix. »


@ Géo « [Donc pourquoi ne pas prendre des mesures spécifiques] Parce que les jeunes peuvent être des porteurs sains. Les laisser faire tout sans contrainte serait une manière de se débarrasser des vieux. Bien sûr, certains ne demandent que ça… »

Vous avez tous deux avec lucidité entièrement raison !

Effectivement, on est pas sorti de l’auberge… et il n’y a pas de logique pour que cela s’arrête.

Aucune leçon stratégique n’a été tirée après l’apparition du SRAS en 2003. Entre ce qu’il aurait fallu faire et ce qui a été fait, il y a un abîme. Après le Covid-19, le Covid-20, 21, 22, etc. …

Jusqu’a extinction complète des vieux, des «superflus» des coûteux socialement parlant… et la bobosphère fait d’une pierre deux coups: elle se débarrasse des vieux réacs font ch..r !

24 Heures a (quand même) publié un article très factuel qui du point de vue de scientifiques expose bien l’étendue du problème. À lire et même à relire, voir ici: https://bit.ly/333u0kx

(Pas anodin, un article INFORMATIF qui DEVRAIT ÊTRE LU par le plus grand nombre, n’est ici pas gratuit, mais payant…)

Dans les grandes lignes, les porteurs sains, c’est-à-dire les jeunes, les quadra, les quinquas vont pas tarder à lâcher la vigilance pour les raisons évoquées plus haut.

On a ici la preuve de la «bonne coordination» entre les autorités suisses et italiennes:

« Les frontaliers italiens ne sont pas concernés par la décision du gouvernement italien de confiner près de 15 millions de personnes dans le Nord du pays. Une note du ministère italien des Affaires étrangères a précisé leur situation dimanche.
«Les restrictions introduites aujourd'hui n'interdisent pas les déplacements pour des raisons professionnelles avérées», précise le ministère. »

Tous les moyens seront bons pour appliquer « les deux poids, deux mesures» pour tenter de sauver les billes de certains. Me semble que sur ce coup, les «jeunots» se tirent une balle dans le pied ou se foutent le doigt dans l’oeil !

Écrit par : petard | 08 mars 2020

« L'argent n'ayant plus aucune valeur, ce sera chacun pour soi, luttant pour sa survie.»

Je m'en fous, j'ai mes sous à la banque Migros... là où le franc est plus gros !

... il y en a bien qui croient à la sainte vierge, c'est pas plus con que de se rassurer avec la Migros.

Écrit par : petard | 08 mars 2020

24 Heures:

« Coronavirus
Le deuxième mort suisse est un homme de 76 ans »

ou dans la même veine :

« Le premier bébé vaudois de l'année s'appelle Ghawth, il pèse 3,3 kg »

Et à+ dans quelques jours....

Le premier mort de Morges...
Le premier mort d'Yverdon...
Le premier mort de Cossonay...
Le premier mort de Chexbres...

etc., etc., etc...

Toutes ces conneries, sont des articles gratuits, mais l'essentiel, c'est payant. Enfoirés !!!

Écrit par : petard | 08 mars 2020

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