10 mars 2020

Coronavirus: la Suisse capitule

"La Suisse capitule." C'est sans doute le sentiment qu'ont ressenti beaucoup des spectateurs avec un organe fonctionnel entre les deux oreilles en découvrant la nouvelle stratégie du Conseil fédéral pour lutter contre la pandémie de Coronavirus en Suisse.

Changement de cap

Une dépêche publiée dans Le Matin de lundi annonce la couleur:

"Retrouver et avertir toutes les personnes ayant été en contact plus de 15 minutes à moins de deux mètres d'un cas avéré demanderait des efforts disproportionnés", a indiqué Virginie Masserey, cheffe de la section Contrôle de l'infection de l'OFSP à Keystone-ATS. (...)

"Une telle mesure aboutirait en outre rapidement à la mise en quarantaine d'une grande partie de la population."


Le contrôle des chaînes d'infection était la stratégie de base de l'Office Fédéral de la Santé Publique jusqu'ici, et la raison pour laquelle les regroupements de plus de mille personnes étaient désormais interdits. Mais sans contrôle des déplacements, impensable pour des raisons idéologiques, les chaînes de transmission sont devenues si vastes qu'elles en sont devenues incontrôlables. Il n'est pas difficile d'imaginer pourquoi: voyage dans un transport en commun, salle d'attente, file à un guichet, repas dans une salle de restaurant... Quelques jours ordinaires d'un porteur de Coronavirus tout aussi ordinaire lui font côtoyer tellement de gens qu'il est impossible de retrouver tout le monde.

15 minutes à moins de deux mètres d'un cas avéré, c'est le tarif habituel pour risquer de contracter la maladie à son tour.

En affirmant qu'une grande partie de la population devrait être mise en quarantaine si les règles étaient appliquées, la cheffe de la section Contrôle de l'infection de l'OFSP ne fait rien d'autre qu'avouer qu'une grande partie de la population helvétique a été en contact avec le virus ces derniers jours.

Impensable de tenir au public un tel langage de vérité. Trop effrayant. On trouve donc des tournures de phrase. De la même façon, personne n'établit le constat d'échec de la stratégie de contrôle des chaînes de transmission. On parlera pudiquement de "nouvelle stratégie" qui remplace l'ancienne, sur laquelle on ne s'étendra pas davantage...

Comment la Suisse entend lutter contre la pandémie

Énumérons les nouvelles règles:

  • Les personnes infectées devront rester en isolement dix jours au minimum, c'est à dire moins que la durée de la maladie qui va jusqu'à quatorze jours ; ce qui revient à dire que "l'isolement" préconisé n'empêchera pas les personnes infectées de contaminer autrui.
  • Seuls leurs contacts très proches seront mis en quarantaine pendant au moins cinq jours, ce qui là encore est la garantie que le virus, très contagieux, se propage non seulement au sein d'une famille mais aussi de tous ceux que côtoient cette famille avant que les symptômes ne se déclarent.
  • Seules les personnes particulièrement vulnérables ou devant être hospitalisées et le personnel des établissements médicaux seront testés. Les autres ne seront pas testées. Devant une telle absurdité un mème s'impose:

meme_coronavirus.jpg

"Nous en appelons à l'autoresponsabilité", explique Virginie Masserey. L'autoresponsabilité, dans ce discours, c'est quand l'individu doit gérer seul son diagnostic, son degré de dangerosité pour autrui, le niveau de ses symptômes et la date de son éventuelle guérison. Chacun va devoir être super-auto-responsable, et fin dans son analyse!

Je n'ai aucun problème avec la responsabilité individuelle, puisque c'est la seule chose qui subsiste quand tout le reste a foutu le camp. La responsabilité individuelle est ce qui nous sépare des animaux. Mais je ne peux m'empêcher de penser: si chacun doit gérer l'épidémie de Coronavirus à son niveau à travers la responsabilité individuelle, à quoi servent Virginie Masserey et l'Office Fédéral de la Santé Publique?

L'Italie combat, la Suisse rend les armes

Il était assez remarquable de voir Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale à l'Université de Genève, démolir à demi-mots la nouvelle stratégie en direct sur le plateau du journal télévisé de ce mardi. Je vous invite à découvrir la séquence en entier, qui dure moins de quatre minutes. Lorsqu'on lui demande si le système pourrait être débordé en Suisse, le statisticien évite de se mouiller et s'étend dans une digression sur l'Ebola où les statistiques ont été particulièrement mauvaises, parce que trop catastrophistes... Mais pourquoi l'étaient-elles? Parce qu'elles n'avaient pas tenu compte des moyens de lutte engagés par les Africains pour combattre le fléau. La volonté humaine s'opposant à la progression géométrique d'un virus dans une population.

Le parallèle avec les fausses prédictions d'Ebola est très pertinent. Il permet de distinguer une société où on se bat contre la maladie d'une autre où on la laisse se répandre librement. La divergence entre l'Italie et la Suisse nous permettra très vite de vérifier cette hypothèse.

Lundi, Philippe Eckert, directeur général du CHUV, expliquait sur les ondes de la RTS que "le virus est parmi nous et notre rôle maintenant est de protéger les patients les plus à risques de faire des complications graves." Dans la même séquence, la présentation d'un graphique symbolique permet de comprendre l'erreur colossale des autorités helvétiques:

coronavirus_transmission_contr_vs_incontr.png
(Graphique tiré d'une étude publiée dans The Lancet ; capture de vidéo d'une émission de la RTS.)

L'Italie vient de déclencher une quarantaine à l'échelle du pays - certes imparfaite, mais tentant au maximum de limiter les interactions humaines pour ralentir la progression de la maladie et redonner du souffle à son système de santé. L'entier de la péninsule doit se soumettre à des règles de simple bon sens, éviter tout contact non-indispensable. Toutes les manifestations sportives, par exemple, sont suspendues jusqu'au 3 avril. Tout individu doit être capable de justifier du moindre déplacement.

La Suisse, de son côté, ne propose aucune mesure visant à ralentir la progression de la maladie. Ni fermeture d'école, ni restriction de circulation, ni fermeture de frontière.

Lorsqu'on parle de "foyer" d'épidémie, le parallèle avec l'incendie n'est pas fortuit. L'Italie tente de combattre le coronavirus en l'asphyxiant des relations humaines dont il se nourrit. La Suisse entend surveiller le pouls des brûlés mais refuse de s'attaquer aux flammes.

Tout est donc en place en Suisse pour que la diffusion de la maladie prenne l'allure de la courbe jaune ci-dessus, la progression étant cachée dans un premier temps par la diminution des tests de dépistage. Le nombre de cas grave augmentera en proportion des infectés, jusqu'à saturer les capacités de traitement du système de santé. C'est exactement ce qui s'est passé en Lombardie, et de façon encore plus poussée en Iran. La catastrophe nous guette d'ici deux à trois semaines, pendant lesquelles nous aurons encore perdu un temps précieux.

Les survivants attendront avec impatience la prochaine "nouvelle stratégie", signe que la stratégie actuelle n'est pas la bonne.

La seule qualité rédemptrice de tout ce gâchis est de penser que la plupart des invités de la RTS, les médecins cantonaux et la classe politique qui organise tout cela souffriront sans doute comme les autres de cette pandémie qu'ils contribuent à installer.

Maigre consolation pour les familles de toutes les victimes à venir.

Mise à jour (13 mars): ce vendredi le Conseil fédéral semble enfin prendre la mesure de l'enjeu avec des mesures fortes - fermeture des écoles, des universités, etc. et soutien de l'économie. Il est dommage que le virus ait néanmoins pu circuler à peu près librement depuis une semaine, ce que nous verrons dans la courbe des cas de ces prochains jours. Actuellement, la progression du coronavirus en Suisse est encore plus rapide qu'en Italie.

Commentaires

Notez comme dans téléjournal du 9 mars on interviewait d'abord un membre de l'UDC puis des représentants des autres partis le ridiculisant car il demandait la fermeture de la frontière tessinoise, mais dans le téléjournal du 10 mars, suite a la mise en quarantaine de toute l'Italie, ces mêmes partis nous disaient soudain (à contre coeur) que ce serait peut-être une bonne idée de le faire tout en se gardant bien cette fois d'interviewer des membres de l'UDC pour de pas rappeler que c'était leur idée! Plus un mot sur l'UDC ce jour-là.

Dand le même genre, Berset nous disait d'abord que ça ne servirait à rien de fermer les frontières, car on n'avait pas de cas de virus en Suisse, et désormais on nous dit que ça ne sert plus à rien de les fermer car le virus est déjà là. Tant de mauvaise foi. De quoi se taper la tête contre les murs. Quelle pathétique pantalonnade! On nous prend vraiment pour des c...

Écrit par : Arthur | 11 mars 2020

@Arthur: Ô comme vous avez raison! Du jour au lendemain on parle de fermer les frontières (qui seront fermées à un certain moment, c'est une évidence, juste lorsque ce sera beaucoup, beaucoup trop tard). L'impossible devient possible, et tous les arguments de la veille ne tiennent soudain plus...

Je rajoute des liens pour que mes lecteurs puissent se faire une idée. Le 9 mars, "Impossible de se passer des frontaliers italiens", démonstration à l'appui:

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/apres-un-certain-flottement-les-frontaliers-italiens-ont-finalement-ete-autorises-a-se-rendre-en-suisse-pour-travailler-?id=11153097

Le lendemain, la délégation tessinoise (et l'UDC mais on ne va pas le dire) demande, sans l'obtenir, la fermeture des accès.

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/la-fermeture-des-frontieres-au-tessin-crispe-les-debats-sous-la-coupole-?id=11155844

La fermeture de la frontière italo-tessinoise? "Fabio Regazzi n'en voulait pas hier, il la réclame aujourd'hui". Ce n'est même pas une tournure de style. Noir la veille, blanc le lendemain, et toujours avec des arguments à chaque fois: on voit le vrai politicien mû par des valeurs profondes...

"Pour des raisons historiques autant que pratiques, les frontières sont les points de contrôle légitimes et efficaces. Pourtant, il semble que nos autorités aient déjà renoncé à s'en servir. Dans la course contre la montre pour trouver des traitements et enrayer la progression de la maladie, certaines méthodes sont devenues idéologiquement inacceptables, et tant pis pour les risques encourus par la population. Après tout, s'il y a des malades un peu partout, il n'y a plus de raison objective de se couper les uns des autres, n'est-ce pas?"

Voilà ce que j'écrivais le 12 février, à un moment où tout pouvait encore être sauvé.

Il est plus important de ne pas donner raison à l'UDC que de sauver des vies.

Écrit par : Stéphane Montabert | 11 mars 2020

On a des frontières et des gardes-frontières équipés comme des "Waffen..." pour vérifier si Mme Pahud n'a pas 200 g de viande en trop dans son coffre.

Honnêtement, si on ne veut pas s'occuper de choses plus sérieuses, supprimons déjà ces "gestapoïdes", qui sont là que pour faire ch.. le monde.

Écrit par : petard | 11 mars 2020

"... à quoi servent Virginie Masserey et l'Office Fédéral de la Santé Publique?"

Plus généralement, pourquoi devrais-je continuer à payer des impôts pour un état qui n'assure pas correctement ses tâches régaliennes. JE suis LE SOUVERAIN et avec mon argent, comme tout citoyen suisse, je délègue ces tâches essentielles aux organes étatiques correspondants. Ou alors je ne suis qu'un des multiples sous-éléments qui alimentent le sur-élément "état" qui n'agit alors que pour assurer sa propre pérennité. Si c'est le cas qu'on le dise et on pourra ensuite agir en conséquence, par exemple en reprenant seul ou en groupes les tâches régaliennes de sécurité...

On peut aussi penser aux tâches régaliennes de justice, quand il s'agira de s'intéresser aux responsables actuels qui n'ont pas pris sciemment les bonnes décisions quand elles étaient encore possibles...

Écrit par : UnOurs | 11 mars 2020

Oui, Petard, c'est sûr que le steak en trop, lui, il ne va pas passer la frontière.

Et avez-vous remarqué, il y a un rapport de corrélation étroit entre la transformation progressive de nos forces de l'ordre en "stormtroopers" et la baisse générale de l'autorité de l'état là où elle devrait s'exercer (sauf contre les Blancs).

PS: en tant qu'ardent partisan du système de milice, je suis évidemment pour remplacer le corps professionnel des douaniers par des patrouilles de volontaires comme en Grèce:

http://www.fdesouche.com/1346865-grece-environ-4-000-citoyens-grecs-armes-patrouillent-la-frontiere-pour-stopper-les-migrants-pas-un-seul-ne-passera

Écrit par : UnOurs | 11 mars 2020

Football: Sur l'arrêt du championnat, il faut reconnaître au président du FC Sion, le sens de la formule:

« On ne peut pas prôner des mesures d’hygiène d’une part, et, de l’autre, continuer à enfermer trente joueurs dans un vestiaire deux fois par jour. Cela revient à tenter une sortie à peaux de phoque alors que le danger d’avalanche est de 5 sur 5. »

Écrit par : petard | 11 mars 2020

Cher Monsieur Montabert,

Merci beaucoup pour les liens. En effet, comme vous le dites si bien:

"Il est plus important de ne pas donner raison à l'UDC que de sauver des vies."

Voici le témoignage capital d'un médecin du Tessin qui aurait mérité de passer au téléjournal à la place des inepties habituelles et que nos autorités auraient dû écouter!

https://www.rts.ch/info/suisse/11156767--le-tessin-doit-fermer-les-ecoles-et-sa-frontiere-avec-l-italie-estime-le-dr-andreas-cerny.html

Ce que dit le Dr. Richard Hatchett, le médecin qui est à la pointe de la recherche pour trouver un vaccin au COVID-19, est encore plus effrayant, mais ça non plus on ne nous le dira pas aux nouvelles ou dans les journaux.

https://twitter.com/Channel4News/status/1235994748005085186

Je pense que ce n'est que le début de ce qui risque d'être un cauchemar pour plusieurs semaines ou plusieurs mois et les médias ont bien tort de dire aux plus jeunes qu'ils sont hors de danger, car en Italie il y a des individus de 18 à 20 ans sans problème de santé qui sont actuellement aux soins intensifs.

En effet, plusieurs scientifiques pensent que la souche du virus qui sévit en Italie est beaucoup plus aggressive que les autres car le virus y a déjà muté. Raison de plus pour fermer les frontières ....

On le fera bien entendu quand ce sera beaucoup trop tard.

Pauvre Suisse aux mains de vendus à l'UE et la mondialisation!

Écrit par : Arthur | 12 mars 2020

Les réponses à quelques questions essentielles que tout le monde se pose...

C'est ici:
https://www.cjoint.com/c/JCmd2j68pEW

Tout savoir à un niveau scientifique sur le virus et sa transmission (version anglaise originale - Journal of Medical Virology):

C'est ici:
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/jmv.25749

Tout savoir à un niveau scientifique sur le virus et sa transmission (traduction en français):

C'est ici:
https://www.cjoint.com/c/JCmbT2aYe7e

Écrit par : petard | 12 mars 2020

Je suis désolé, je vais encore allé à contre-courant : une maladie qui fait quelques milliers de morts dans le monde (avec des mesures drastiques dans certain pays, je le reconnais), c'est grave, mais pas catastrophique. La batteuse qu'on fait autour de cette épidémie est ridicule.

C'est la réaction de gens qui ont oublié qu'ils allaient mourir.

Nos systèmes de santé vont être débordés ? Hé bien, c'est le prix à payer, c'est la punition collective, pour avoir mis au pouvoir des gens qui ont une conception fausse de l'histoire, où, justement, la mort, la surprise et le tragique n'existent pas.

L'histoire n'est pas linéaire, continue, proportionnelle, comme ils croient. Elle est erratique, mouvante, chaotique.

Le coronavirus est une de ces mauvaises surprises de l'histoire (d'ailleurs, très relative, la surprise : nous étions nombreux à savoir que, après H1N1, le SRAS et H5N1, ça pouvait arriver. Il me semble
que nous en avions parlé ici-même).

Et nous avons de la chance dans notre malheur, cette épidémie n'est pas si terrible (là encore, il faut avoir oublié ce qu'est une épidémie terrible pour faire une montagne de l'actuelle), par exemple, les enfants ont épargnés.

Une fois que vous avez pris vos précautions personnelles, un certain fatalisme serait assez voisin de la dignité.

Écrit par : Franck Boizard | 12 mars 2020

Voici encore quelques infos "rassurantes" qui montrent toute l'incompétence des notre gouvernement toujours prêt à réagir avec une ou deux semaines de retard. On se croirait en Macronie:


https://www.rts.ch/info/suisse/11157568-la-propagation-du-coronavirus-est-particulierement-rapide-en-suisse.html

et

https://www.rts.ch/info/suisse/11159320-les-mesures-tessinoises-pourraient-etre-etendues-au-niveau-suisse.html

Écrit par : Arthur | 12 mars 2020

petard@ Le texte que tu as mis en ligne me fait penser à la thèse en chimie organique d'un collègue d'un de mes frères. A la page 400, il a glissé dans chaque exemplaire un bon pour une caisse du meilleur vin de chez Vogel (Lavaux)pour celui qui arriverait jusque là...
C'était il y a 50 ans et jamais personne n'a fait valoir ce bon.

Écrit par : Géo | 12 mars 2020

« A la page 400, il a glissé dans chaque exemplaire un bon pour une caisse du meilleur vin de chez Vogel (Lavaux)pour celui qui arriverait jusque là... »

... pourtant c'est pas long, la version chinoise en anglais ne fait que... 7,5 pages. Et après il y a 5 à 6 pages pour les références... (et on nous dit que les Chinois seraient des cachotiers... j'aimerais bien voir ici des rapports scientifiques avec 50% de notes de références )

... enfin, j'y suis quand-même arrivé au bout, puisque je me suis tapé la traduction § par §, avec l'outil google.

C'est Zemmour qui aurait dû mettre à la page 457 de son "Destin franchouillard", un bon pour une caisse de Cheval Blanc... de son pote Napo...

Écrit par : petard | 12 mars 2020

« quelques infos "rassurantes" qui montrent toute l'incompétence des notre gouvernement »

Avec ou sans Coronavirus, faut être réaliste, notre système de santé (ou son organisation) déraille. Il faut toujours attendre 5 heures aux urgences lorsqu'on s'est coupé un doigt.

J'aime même lui ou entendu (web, télé, radio), que dorénavant, ceux qui pensent en être malades (du virus), doivent rester à la maison 5 jours pour ne pas encombrer les urgences...

Écrit par : petard | 12 mars 2020

Les antibiotiques et les vaccins ont moins de 100 ans.
Il y a moins de 100 ans vous pouviez mourir d'un bête abcès dentaire.

La mortalité infantile et des mères était énorme il y a moins de 100 ans.

Par contre, il y a moins de 100 ans il n'y avait pas de mouroir ou parquer les vieux (EMS) en les droguant pour qu'ils dorment beaucoup (sinon il faudrait plus de personnel pour les occuper) et en les gavant de médicaments pour qu'ils survivent longtemps (sinon il y aurait moins de profir à se faire).

Les choses ont certes vite évoluées, mais quoi que l'on fasse les droits de l'Homme perdent toujours face aux droit de l'asticot.

La nature de la vie fait qu'être vivant est miraculeux, et temporaire.

On critique les décisions politiques, mais il y a tant et tant de morts bien plus stupides et vraiment évitables...

Qui s'est battu quand l'Armée et la Justice ont tellement fait trainer les choses pour arriver à la prescription du procès des médecins militaires responsables de la mort d'une recrue ?

Qui se battra contre l'industrie de l'armement ?

La politique, cela a toujours été deux poids, deux mesures, et personne n'est irréprochable et sans contradictions.

J'attends, pour rire, que tous ceux qui critiquent les décisions politiques dans cette crise sous prétexte que nos autorités ont pour devoir premier de protéger la santé des citoyens, se battent pour interdire tout commerce d'alcool de toute sorte. Parce que l'alcool tue plus que le coronavirus. Y compris des innocents qui le savent et n'en consomment pas.

La récupération politique de cette crise, quel que soit le parti et sous quel que soit le prétexte, est lamentable et indigne de personnes adultes à peu près raisonnables.

Écrit par : greg | 12 mars 2020

Union européenne: c'est en période de crise qu'on mesure à quel point ça déraille !

En raison de l'effet combiné de l'épidémie mondiale et de règles européennes dont celle du 80/20, plusieurs compagnies aériennes, notamment britanniques, ont décidé de faire voler leurs avions quasiment à vide voire complètement inoccupés, comme le révèle un article du quotidien The Times, le 6 mars.

En plus des demandes de vols qui se sont effondrées depuis le début de l'année en raison des craintes croissantes et des mesures de restrictions liées à l'épidémie, on peut se demander pourquoi des compagnies aériennes continuent à enregistrer des pertes importantes en gaspillant des milliers de litres de kérosène tout en polluant fortement l'atmosphère inutilement.

La raison est simple : si les compagnies aériennes opérant depuis ou vers les pays européens ne continuent pas à exploiter au moins 80% des créneaux horaires qui leur sont attribués, elles risquent de les perdre au profit de concurrents. Deux fois par an, l'ensemble de ces créneaux est analysé et redistribué sur le marché selon la règle du «use it or lose it» (utilise-le ou perds-le), poussant donc certains opérateurs britanniques à faire voler des avions «fantômes».

On vole sur le dos !!!

Écrit par : petard | 13 mars 2020

Les commentaires sont fermés.