07 septembre 2020

Quand la Suisse vote sa disparition

Le 27 septembre, le peuple suisse aura l'insigne honneur d'approuver sa dissolution.

Reconnaissons l'inventivité helvétique, matérialisée dans les votations (pour le peuple) ou dans l'association Exit (pour les individus): le libre choix donné à chacun de se supprimer.

Arguties juridiques

L'initiative pour modérer l'immigration proposée le 27 septembre est une absurdité. Le peuple a déjà voté le 9 février 2014 contre l'immigration de masse. Le Oui l'a emporté, mais les électeurs n'ont pas compris la question, a-t-on dit ; et puis la mise en œuvre de l'initiative aurait posé problème, a-t-on ajouté, et enfin, à l'instar de tant d'autres textes, on a fait fi de toute application constitutionnelle, une façon pratique de jeter à la poubelle le choix des citoyens.

Un article aussi simple que "La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers" est devenu une phrase alambiquée et incompréhensible pour la classe politique à Berne, et donc inapplicable. Voilà ce qui se passe quand on élit des avocats!

"Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit!" disait Coluche. La variante suisse est plus subtile: si une votation est gênante, on revote. Les Suisses se sont volontiers gaussés des pays vivant sous le joug de Bruxelles et votant et revotant sur les Accords de Maastricht ou le Traité de Lisbonne, mais à domicile ils ne font pas mieux. Le Renvoi des Criminels étrangers est un bon exemple. On l'approuve, mais ensuite les pouvoirs publics en trahissent autant la lettre que l'esprit. Un second texte tente alors de resserrer les boulons, mais cette fois-ci il échoue. Super! Continuons à garder chez nous les violeurs, les fraudeurs et les escrocs à l'aide sociale! Faites-vous plaisir les gars!

Alors, le 27 septembre 2020, on vote pour confirmer ou infirmer le vote du 9 février 2014. Par une loi non-écrite, mais de portée supérieure à la Constitution, toute initiative déplaisant aux autorités doit être approuvée au moins deux fois. Et ça marche. La manœuvre a fonctionné avec le Renvoi des Criminels étrangers, et tout porte à croire qu'il en sera de même avec l'Immigration de masse.

Pourquoi les citoyens votent-ils différemment à quelques années d'écart? C'est comme si, effrayé de sa propre audace d'avoir osé prendre une décision contraire dans le secret des urnes, le citoyen suisse se rabattait honteusement vers la Bonne Opinion dès que l'occasion se présentait. Vous savez, la Bonne Opinion! Celle martelée par les médias, tous, absolument, du matin au soir, citant pour l'occasion d'innombrables "associations émanant de la société civile" dont on apprend l'existence deux mois avant la votation, et qui disparaissent une semaine après. Vous ne trouverez jamais un journaliste s'enquérir du nombre de leurs membres cotisants, et pour cause...

Selon moi, cette transformation de l'opinion publique entre une première votation et une deuxième - quelques pourcents suffisent à faire basculer la majorité - vient d'un travail de fond des médias. À bon chat, bon rat. Les médias suisses sont peut-être parmi les meilleurs du monde lorsqu'il s'agit de modeler l'opinion de la population. Ils apprennent de leurs erreurs et ajustent le tir, sans relâche, lorsqu'il s'agit de faire passer les messages qu'il faut.

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La relation entre le grand public suisse et ses médias (vue d'artiste)

Le Principe de Réalisme

Avouons-le, la campagne sur l'initiative pour modérer l'immigration est consternante. Du côté de des (dérisoires) partisans et de leurs affiches déchirées par principe, on enfonce les portes ouvertes: la Suisse se bétonne à tour de bras, les transports sont bondés, les mécanismes d'aide sociale s'effondrent, et les Suisses qui ont eu le plaisir de goûter au chômage réalisent que la sous-enchère salariale n'est pas une vue de l'esprit.

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Qui ignore encore tout cela? Personne. Qui souhaite une Suisse contenant 10 millions d'habitants? Personne. Pas même les adversaires de l'initiative!

Mais peu importe, finalement. Le piège se referme grâce au judicieux Principe de Réalisme, une menace cynique qui explique grosso-modo qu'il vaut mieux choisir une mort lente à une mort rapide. La mort rapide, c'est la fâcherie avec Bruxelles, les droits de douane à l'exportation, l'effondrement des accords bilatéraux, la faillite, la famine, l'apocalypse!

La mort lente, eh bien, comment dire, c'est ce que vit la Suisse depuis son passage de l'ombre à la lumière avec l'adoption de la libre-circulation il y a un peu moins de vingt ans. Toujours plus de gens, de criminalité, d'assistance de toute sorte et d'avantages au bénéfice exclusif des étrangers, toujours moins d'argent et d'espaces verts pour tout le monde, une transformation massive de la population-type du pays, jusqu'à ce que vienne votre tour d'en crever.

Cela ne vous fait pas rêver?

L'offensive médiatique contre l'initiative se résume donc à susciter la terreur du plus grand nombre. Les visions de cauchemar délivrées par des "experts" succèdent aux doctes graphiques d'import-export avec l'UE, comme si l'Europe allait se refermer comme une huître si la Suisse avait l'audace de choisir qui vient s'installer chez elle. Le 27 septembre, on ne vote pas pour une initiative. On vote pour la fin du monde, ni plus ni moins.

Qui oserait voter pour la fin du monde?

Nostalgie d'un monde perdu

La déliquescence de la Suisse est avancée. En tant que Français d'origine immigré en Suisse depuis plus de vingt ans, je peux contempler la lente descente aux enfers d'un pays qui fut autrefois souverain, respecté, et prospère.

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Une des affiches mensongères du Comité inter-partis opposé à l'initiative

Certains des plus jeunes qui voteront le 27 septembre n'auront connu au cours de leur adolescence qu'une Suisse ouverte aux quatre vents de la libre-circulation. Ils se préparent à un avenir difficile avec de sombres perspectives d'emploi et de carrière, écrasés par le loyer et les primes d'assurances, sans réaliser qu'il n'en a pas toujours été ainsi.

La libre-circulation a tellement eu le temps de s'installer que ceux qui se rappellent de la Suisse d'avant semblent parler d'une époque surannée. Je suis pourtant arrivé en Suisse à la grande époque des permis de travail, des quotas, des frontières gardées et d'une criminalité pour ainsi dire anecdotique. De vieux immigrés italiens installés à Renens depuis un demi-siècle pourraient vous en conter davantage ; mais tous ces gens sont bien parvenus à s'installer dans le pays sous ce régime, dont ils se souviennent d'ailleurs avec beaucoup de nostalgie.

Les adversaires du texte font comme si toute immigration allait cesser du jour au lendemain avec la fin de la libre-circulation. C'est absurde.

À l'époque des quotas, les autorités politiques travaillaient main dans la main avec les représentants de l'économie pour définir la quantité de main-d’œuvre autorisée à venir en Suisse annuellement dans chaque branche - donc, un arbitrage de ce que la Suisse était en mesure d'absorber, selon de multiples aspects. Jamais les services de santé n'auraient manqué d'aide-soignantes à cause des quotas, par exemple ; c'est ce qui rend l'affiche ci-dessus particulièrement mensongère.

Cette approche âprement négociée avait l'immense avantage de freiner les apôtres de la sous-enchère salariale. On ne pouvait pas faire venir n'importe qui de n'importe où pour faire n'importe quel travail moins cher, comme aujourd'hui. (Et je ne parle même pas de tous les étrangers qui viennent s'installer sans travailler du tout.)

Il fallait trouver certains spécialistes à l'extérieur, certes, une contrainte qui permettait aux jeunes diplômés suisses d'avoir d'excellentes perspectives de carrière, même sans expérience. Les Suisses moins bien formés avaient quant à eux des opportunités d'emploi et de formation, parce qu'on ne pouvait pas se contenter d'aller chercher dans le bassin de l'Union Européenne le moindre serveur, le moindre manutentionnaire, le moindre boutiquier, au moindre prix.

Cela permettait à l'époque des opportunités devenues quasiment impensables aujourd'hui. Former un employé ayant fait ses preuves pour qu'il assume de plus hautes responsabilités. Prendre un jeune prometteur à l'essai dans un poste pour lequel il apprendrait sur le tas. Proposer un emploi à un candidat de cinquante ans et plus.

Aujourd'hui, les employeurs ne se posent plus ces questions. Ils piochent l'individu le plus adapté dans toute l'Europe et les autochtones peuvent aller se faire voir. Les plateformes de petites annonces d'emploi en ligne sont prises d'assaut par 500 millions d'Européens qui savent qu'ils peuvent venir s'installer ici du jour au lendemain, les autorités y pourvoiront. Et si leur salaire n'est pas suffisant pour couvrir leur mode de vie, les mécanismes d'aide sociale financés par les contribuables prendront le relais.

Devant ces rivières d'argent de redistribution, les contribuables qui travaillent encore s'étonnent de voir année après année une pluie ininterrompue de nouvelles taxes...

La trahison de la gauche

L'ancien monde était tiraillé entre le patronat sauce libérale-radicale visant à diminuer le coût de la main-d’œuvre, et la gauche syndicaliste visant à préserver l'emploi et le haut niveau de salaire de ses membres. La droite agrarienne était quant à elle peu concernée par ces débats, tant qu'elle pouvait bénéficier de main d’œuvre saisonnière.

La bascule eut lieu en Suisse comme dans d'autres pays européens lorsque les édiles de la gauche décidèrent d'abandonner les travailleurs modestes au profit des immigrés, perçus comme un profil politiquement plus porteur.

En guise de Damné de la Terre, l'immigré est un meilleur poulain que le travailleur modeste parce que par définition il n'a même pas d'emploi en arrivant. Disponible en quantité illimitée, l'immigré a des besoins encore plus gros (nourriture, logement, vêtements, soins, éducation, formation) et donc d'une bureaucratie bien plus conséquente pour administrer toute cette aide dont il a si cruellement besoin. L'approche matérielle permit aussi à la gauche de vendre plus aisément le paradigme aux barons de l'économie semi-privée, en charge de pourvoir à ce nouveau marché juteux.

La libre-circulation serait l'arme de choix pour mettre en place ce nouvel équilibre. La classe moyenne serait quant à elle le dindon de la farce, obligée de financer par l'impôt sa propre disparition, vilipendée par les médias pour sa mal-pensance, martyrisée au quotidien par des doses de plus en plus fortes de vivre-ensemble...

Honnêtement, la transformation du pays est déjà très avancée. Sur le plan de la pure observation sociologique, il suffit de prendre le train ou le bus aux heures de pointes ; d'écouter les langues parlées autour de soi dans la rue ou au sortir des écoles ; d'égrener la longue litanie des revendications communautaristes ; de contempler les statistiques des prisons ; de contempler les mosquées qui se remplissent et les églises qui se vident - en attendant qu'elles brûlent, comme en France. Certes, ce phénomène concerne bien plus les villes que les campagnes, mais les campagnes ne resteront pas éternellement à l'abri. Elles subiront le même sort que le reste, avec juste un peu de retard.

Le vote du 27 septembre 2020 est un baroud d'honneur, pour ceux qui en ont encore. Il est peu probable d'ailleurs qu'il change quoi que ce soit, même si l'initiative pour modérer l'immigration est acceptée. La classe politique suisse a refusé le vote du 9 février 2014 et les citoyens ne lui en ont pas tenu rigueur ; il est donc tout à fait improbable que le traité de libre-circulation avec l'Union Européenne soit dénoncé, même si le Oui l'emporte.

Commentaires

En complément à votre excellent billet, je conseille aux lecteurs d'écouter cette interview édifiante où les mensonges de la RTS et de la Rectrice de l'Université de Fribourg concernant l'initiative de limitation de l'immigration sont dévoilés avec brio.

Ecoutez bien comment la journaleuse de service est agacée que les choses ne se passent pas comme prévu et cherche à recadrer le débat:

https://lesobservateurs.ch/2020/08/31/medias-rts-forum-initiative-de-limitation-yohan-ziehli-dezingue-astrid-epiney/

Écrit par : Arthur | 07 septembre 2020

Ci-dessous je me permets de recopier le commentaire plein de bon sens laissé par Boccard sur le blog TdG de Jacques-Simon Eggly:

"La population Suisse a fortement augmenté ces dernières années et ça va continuer car la situation financière actuelle de la Suisse attire de nombreux candidats et on peut les comprendre.

Cependant si cette immigration apporte une richesse immédiate pour certains, elle soulève de sérieux et factuelles problèmes sur le long terme. (Pollution, crise du logement, bétonnage, conflits sociaux, transports difficiles, spéculation, etc...)

Certains essaient de nous prévenir mais ils ne sont pas entendus, voire moqués un peu comme Cassandre.

Comme disait très justement Jean de la Fontaine dans « l’Hirondelle et les petits oiseaux »"Nous ne voyons le mal que quand il est venu »."

Écrit par : Arthur | 07 septembre 2020

Et il faut qu'un Français de souche nous mette le nez dans NOTRE Caca !

Chapeau au PLR-PS-PDC d'avoir foutu en l'air ce pays !

Mais la bonne nouvelle dans cette tragédie, c'est que les prochains millions d'étrangers qui viendront s'établir pour - espérer - téter à la prospérité, devront ramer pire que des bêtes pour s'en sortir... p'têtre que ça dissuadera leur descendance de moisir dans cette contrée en finitude...

Écrit par : petard | 07 septembre 2020

Comme toujours excellent billet.
Je terminais aujourd'hui le très bon livre de Christine Clerc "Tout Est Fichu" sur l'inclination de Charles de Gaulle à la mélancolie profonde.
Donc, quand le général fut informé du résultat du référendum de 1969 (concernant un autre sujet que l'initiative UDC, mais sur une ligne métapolitique néanmoins parallèle), il dit cela à son aide de camp: "cochons de français, porcs de bourgeois".
Je pense que je vais pouvoir dire prochainement la même chose de mes "compatriotes" dans quelques semaines.
Il n'y a tout simplement plus rien à sauver, la libre circulation a littéralement effacé notre pays en moins de deux décennies. Quand mon grand-père est mort dans les années nonante, il est mort dans un pays qui n'était pas fondamentalement différent de celui de sa jeunesse, hormis un paysage technologique différent. Le pire, c'est pour la génération X à laquelle j'appartiens, car nous nous souvenons encore précisément de la Suisse d'avant. C'est terrible non pas de quitter son pays comme exilé (car il y a toujours l'espoir de revenir un jour), mais de voir son pays vous quitter, car là, le voyage est sans retour.
C'est pourquoi il faut se résoudre à accepter la fin des solutions politiques "classiques". L'unique option qui nous reste, c'est le communautarisme, le séparatisme de fait, le "recours aux forêts"... et qui sait peut-être un jour, une divine surprise...

Écrit par : Un_Ours | 07 septembre 2020

Je me permets de recommander à tous ceux qui apprécient le blog de Monsieur Montabert un petit livre de 7 Euros, furieusement d'actualité et INDISPENSABLE de nos jours, qui je le pense devrait beaucoup leur plaire.

Cet ouvrage mérite d'être connu en cette époque où la bienpensance étouffe tous ceux qui osent encore lever la voix. Il s'agit du

"Manuel de lutte contre la diabolisation"

très bien présenté dans la courte vidéo suivante:

https://www.youtube.com/watch?v=R6G2zalPsj8

Un parfait petit cadeau de Noël! En vente ici ou dans votre librairie favorite:

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Écrit par : Arthur | 08 septembre 2020

L'UDC m'a énormément déçu par son inaction suite à l'application de la votation contre l'immigration du 9 février 2014. Elle a trahi tous ceux qui ont voté en faveur de cette initiative.
On se rappellera avec quelle ardeur Helvetia Nostra avait défendu l'application de son initiative contre les résidences secondaires. Mais l'UDC quant à elle s’accommode de voir son texte bafoué et prend le pari très risqué de reposer la question aux urnes, c'est totalement incompréhensible.

Écrit par : Henri | 08 septembre 2020

@Henri: de quelle inaction parlez-vous? Avez-vous idée de la quantité de tentatives de l'UDC pour faire appliquer la votation contre l'immigration du 9 février 2014? Avez-vous seulement entendu parler d'elles?

Juste un exemple: l'UDC est allée jusqu'à porter plainte pour trahison contre le Conseil Fédéral auprès du Procureur général de la Confédération. Lequel a décidé... De classer la plainte sans suite. Pour vous donner un peu de contexte, le Procureur en question est Michael Lauber, le fameux, dont on connaît aujourd'hui les valeurs de probité.

En écrivant que l'UDC "a trahi tous ceux qui ont voté en faveur de cette initiative", vous commettez l'infâme inversion entre ceux qui trahissent la démocratie et ceux qui la défendent.

J'espère pour vous que vous étiez juste mal informé - ce qui ne me surprendrait pas, tant l'omertà est forte pour taire tout ce que peut faire l'UDC.

Écrit par : Stéphane Montabert | 09 septembre 2020

IMPORTANT:

Ce post est indirectement en rapport avec le sujet de ce blog, car le point 2 de mon message préfigure ce qui nous attend en Suisse (et bien entendu en Europe, comme on le voit déjà en France) dans un futur plus ou moins proche suivant les décisions que le peuple suisse prendra dans les urnes, à commencer par la votation du 27 Septembre.

Quant au point 1 (et le 2 aussi), il ne fait que confirmer ce que l'on savait déjà sur nos médias:

Pour ceux qui se désinforment quotidiennement auprès des journaleux propagandistes de la RTS, du Matin, de la TDG, ou du Temps etc., voici deux informations que ces médias menteurs (qui pourtant parlent de Trump pour un oui ou pour un non, mais toujours en mal) ne vous ont pas données hier et qu'ils ne vous donneront probablement pas du tout, car ça ferait trop de tort à leur campagne mensongère de haine anti-Trump journalière:

1) Donald Trump a été nominé ce mercredi matin pour le Prix Nobel de la Paix:

https://www.youtube.com/watch?v=IFtE610wMY4

2) Une autre nouvelle dont ces mêmes médias ne vous ont a jamais parlé, ce sont les milices séparatistes noires lourdement armées qui écument le pays et dont voici le but, comme le dit l'article ci-dessous:

"Ils revendiquent ... le droit d'obtenir un territoire pour tous les descendants d'esclaves africains américains où seuls les personnes noires pourraient s'installer et où la ségrégation envers les blancs régnerait."

https://www.lefigaro.fr/international/etats-unis-qu-est-ce-que-la-nfac-cette-milice-noire-paramilitaire-qui-defile-en-marge-des-manifestations-anti-racisme-20200907

et ne manquez pas cette vidéo:

https://twitter.com/naomiruta/status/1279506948334006272?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1279506948334006272%7Ctwgr%5Eshare_3&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.lefigaro.fr%2Finternational%2Fetats-unis-qu-est-ce-que-la-nfac-cette-milice-noire-paramilitaire-qui-defile-en-marge-des-manifestations-anti-racisme-20200907

Après ça, ne nous dites pas que vous voulez encore payer la taxe Billag et lire ces journaux de désinformation, à moins d'être masochistes!

Écrit par : JJW | 10 septembre 2020

Déformation de réalité...

Aujourd'hui, ce journal titre un article:

«Trains régionaux saturés à cause de la pénurie de conducteurs»

Ah bon, pas assez de conducteurs, donc... (sous entendu, faudrait p'têtre en importer...), ou en former davantage... mais y'a pas assez de candidats, ou ça n'intéresse pas nos jeunes Suisses, qui veulent tous êtres cadres, directeurs, etc., faire plein de métiers plus "bandants" ou l'on gagne plein de fric en bossant le moins possible...

Non, c'est pas ça... même si c'est ça aussi un peu...

L'article explique en long et en large comment les CFF font face à leurs difficultés pour se dépatouiller à planifier au mieux la disponibilité de leur matériel et de leur personnel.

Logiquement, dans le sens de la doxa, l'auteur de l'article ne s'est pas posé la question "autrement": que ce ne sont pas les conducteurs et les rames qui manquent... mais qu'il y avait p'être un trop plein d'usagers... et que c'était p'têtre le moment de freiner l'importation des passagers.

Écrit par : petard | 10 septembre 2020

A lire également sur le sujet:

"Les abstentionnistes, futurs grands responsables de l’éventuel échec de la Votation pour une immigration modérée (27.09.2020 ). Parler au bon moment ou se taire et subir?"

https://lesobservateurs.ch/2020/09/09/les-abstentionnistes-futurs-grands-responsables-de-leventuel-echec-de-la-votation-pour-une-immigration-moderee-27-09-2020-parler-au-bon-moment-ou-se-taire-et-subir/

Écrit par : Arthur | 10 septembre 2020

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