26 octobre 2020

Les Biden, une histoire de famille (deuxième partie)

Les révélations de "l'ordinateur portable infernal" continuent se déverser, et avec elles les eaux saumâtres du marécage de Washington. Dépassés, décrédibilisés par des années de désinformation continue sur Trump, en retard de plusieurs scoops, les médias mainstream tentent de faire barrage autant qu'ils peuvent - en invoquant constamment la dernière de toutes les défenses, le complot russe.

Mentionnons par exemple une lettre de "50 anciens hauts responsables du renseignement américain" affirmant que la publication d'e-mails appartenant à Hunter Biden a "toutes les caractéristiques classiques d'une opération d'information russe". Les médias citent volontiers la lettre présentant cette théorie du complot tout en omettant, par manque de place sans doute, que le texte original prend la peine de préciser que les signataires "ne savent pas si les e-mails sont authentiques" et qu'ils n'ont "pas de preuve d'une implication russe". C'est bien dommage...

Pas de chance pour ces anciens hauts responsables, des officiels du FBI bel et bien en poste, eux, ont fini par admettre que l'organisation était bien en possession du portable, donnant crédit au récit du lanceur d'alerte original. Des journalistes qui ont pu accéder aux e-mails via la copie de disque dur en possession de Rudolph Giuliani ont quant à eux reconnu leur authenticité.

Jusqu'ici le clan Biden n'a toujours pas démenti la validité des données présentes sur l'ordinateur.

Reste un point que personne dans les médias ne prend la peine d'éclaircir: pourquoi Trump, particulièrement sévère contre la Russie et la Chine, verrait ces deux pays manipuler l'opinion américaine pour tenter de favoriser sa réélection? Cela n'a aucun sens.

Un ancien associé parle

Les preuves les plus accablantes viennent de plusieurs personnes citées dans les chaînes d'e-mails et qui ont confirmé avoir reçu les messages mentionnés. Parmi ces gens, l'un d'eux sort du lot - un certain Tony Bobulinski, PDG de la société Sinohawk Holding.

Son témoignage ne concerne pas l'Ukraine mais une précédente aventure professionnelle de Hunter Biden, en Chine cette fois-ci. Plus intéressant encore, il donne un bon aperçu du fonctionnement du clan Biden en affaires. Voici l'intégralité de sa déclaration publiée dans le New York Post:

Je m'appelle Tony Bobulinski. Les faits exposés ci-dessous sont vrais et exacts ; ils ne constituent pas une quelconque forme de désinformation, nationale ou étrangère. Toute suggestion du contraire est fausse et offensante. Je suis le destinataire du courrier électronique publié il y a sept jours par le New York Post qui montrait Hunter Biden et Rob Walker en copie. Cet e-mail est authentique.

Cet après-midi, j'ai reçu une demande du Comité sénatorial de la sécurité intérieure et des affaires gouvernementales, et du Comité sénatorial des finances, me demandant tous les documents relatifs à mes affaires avec la famille Biden ainsi que diverses entités et particuliers étrangers. J'ai de nombreux documents et communications pertinents et j'ai l'intention de présenter ces éléments aux deux comités dans un proche avenir.

Je suis le petit-fils d'un officier travaillant pendant 37 ans aux service du renseignement de l'armée, le fils d'un officier de marine de plus de 20 ans de carrière et le frère d'un officier de bord servant dans la marine depuis 28 ans. J'ai moi-même servi notre pays pendant 4 ans et j'ai quitté la marine comme lieutenant. Je détenais une habilitation de sécurité de haut niveau et j'étais instructeur puis directeur technique pour le commandement de la formation navale nucléaire. Je suis très fier du temps pendant lequel ma famille et moi avons servi ce pays. Je ne suis pas non plus un politicien. Les quelques contributions électorales que j'ai pu faire dans ma vie ont été en faveur des Démocrates.

Si les médias et les grandes entreprises technologiques avaient fait leur travail au cours des dernières semaines, je n'aurais pas eu la moindre pertinence dans cette histoire. Mais compte tenu de mon service et de mon dévouement de longue date à ce grand pays, je ne peux plus permettre que le nom de ma famille soit associé ou lié à la prétendue désinformation russe ou à ces mensonges implicites et ces faux récits qui dominent actuellement les médias.

Après avoir quitté l'armée, je suis devenu un investisseur institutionnel impliqué partout dans le monde et sur tous les continents. J'ai voyagé dans plus de 50 pays. Je crois que nous vivons dans le meilleur pays du monde, haut la main.

Ce que je décris sont des faits. Je sais que ce sont des faits parce que je les ai vécus. Je suis le PDG de Sinohawk Holding, un partenariat entre des Chinois opérant par l'intermédiaire du CEFC et du Président Ye, et la famille Biden. J'ai rejoint l'entreprise en tant que PDG via James Gilliar et Hunter Biden. La référence au "Big Guy" ["Gros Bonnet"] dans le courriel très médiatisé du 13 mai 2017 est en fait une référence à Joe Biden. L’autre "J" référencé dans cet e-mail est Jim Biden, le frère de Joe.

Hunter Biden appelait son père "le gros bonnet" ou "mon président", et a souvent fait appel à lui pour lui demander une approbation ou ses conseils sur divers accords potentiels dont nous discutions. J'ai vu le vice-président Biden affirmer qu'il n'avait jamais parlé à Hunter de son entreprise. Je peux dire de première main que ce n’est pas vrai, car ce n’était pas seulement l’affaire de Hunter. Ils disaient qu’ils mettaient en jeu le nom de la famille Biden et son héritage.

J'ai réalisé que les Chinois n'étaient pas vraiment concernés financièrement par un sain retour sur investissement. Ils considéraient cela comme un investissement politique ou d'influence. Une fois avoir réalisé que Hunter voulait utiliser l'entreprise comme sa tirelire personnelle en retirant simplement de l'argent dès qu'il venait des Chinois, j'ai pris des mesures pour éviter que cela ne se produise.

Le rapport Johnson a relié certains points d'une manière qui m'a choqué - il m'a fait réaliser que les Biden avaient été payés des millions de dollars par les Chinois dans mon dos [5 millions de dollars, apparemment], alors qu'ils m'ont dit qu'ils ne l'avaient pas fait et qu'ils ne feraient pas cela à leurs partenaires.

Je voudrais demander à la famille Biden de s’adresser au peuple américain et d'exposer les faits de façon que je puisse redevenir non-pertinent - et donc je ne suis pas en mesure de répondre à ces questions à leur place.

Je n'ai pas de grain politique à moudre ; Je viens de voir tiré le rideau des Biden et je suis préoccupé par ce que j'ai vu derrière. La famille Biden a exploité de manière agressive le nom de la famille Biden pour gagner des millions de dollars auprès d'entités étrangères, jusqu'à certaines sous contrôle de la Chine communiste.

Dieu bénisse l'Amérique!


Notons que suite à cette lettre, M. Bobulinski a décidé de mettre à disposition du FBI toutes ses communications électroniques et tout son matériel informatique pour les besoins de l'enquête.

Le témoignage de l'ancien associé de Hunter Biden est instructif car il démolit la principale ligne de défense de Joe Biden depuis le début, à savoir que son fils et lui "ne parlent jamais d'affaire". Imaginer qu'un père de 77 ans et son fils de 50 ans, proches l'un de l'autre depuis des décennies, puissent ne jamais parler de leurs vies professionnelles respectives tient du dernier ridicule, mais cela n'empêche pas les médias de tenter le coup en le répétant constamment.

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Dix pourcents mis de côté par (H)unter pour le gros bonnet?

Malheureusement pour Joe Biden, outre le témoignage de Tony Bobulinski ou le mail ci-dessus suggérant que Hunter Biden "mette de côté" un pourcentage pour son gros bonnet de père, une intervention de Hunter sur sa messagerie instantanée est encore plus accablante. Dans celle-ci, Hunter se plaint du manque de reconnaissance de sa famille vis-à-vis de l'argent qu'il lui procure:

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"Je vous aime tous. Mais je ne reçois aucun respect et c'est normal je suppose - ça marche pour vous apparemment. J'espère que vous parviendrez tous à faire ce que j'ai fait et tout payer à cette famille pendant 30 ans. C'est vraiment dur. Mais ne vous inquiétez pas, à la différence de P'pa je ne vous ferai pas me donner la moitié de votre salaire."


Difficile de trouver une preuve plus limpide de l'implication directe de Joe Biden dans les affaires de son fils.

À vrai dire, rien de tout cela n'est vraiment surprenant. Comment Hunter, accro au crack passé sans succès par six cures de désintoxication, sans expérience dans les métiers qu'il a occupé, aurait-il pu prétendre à des jobs aussi bien payés sans rien produire, si ces postes n'avaient été décrochés grâce à l'influence de son vice-président de père?

Joe Biden était très au courant des postes occupés par son fils, quand il ne les avait pas négociés lui-même. Il était donc normal, de son point de vue, qu'il se serve au passage. Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Sur le simple volet chinois de la corruption des Biden, un article extrêmement détaillé (incluant les réseaux d'influence) est disponible sur le site de ZeroHedge.

Politicien à vendre

L'Ukraine et la Chine ne sont que des éléments récents de la corruption de la famille Biden. On peut aller plus loin et affirmer que la carrière entière de Joe Biden a été entièrement façonnée par la corruption. Un article vieux d'un an du journal The Intercept, donc antérieur à toute la polémique actuelle sur l'ordinateur du fiston, permet de savoir ce qu'il en est.

La famille de Joe Biden tire profit de sa carrière depuis des décennies. Les Démocrates doivent l'admettre

[Le problème pour les Démocrates reprochant à Trump un éventuel marchandage en Ukraine] est qu'un examen de la carrière de Hunter Biden montre clairement que lui et le frère de Joe Biden, James, ont capitalisé sur leur nom de famille pendant des décennies, tirant parti de l'implication - et parfois de l'argument explicite - que donner de l'argent à un membre de la famille de Joe Biden permettait de gagner la faveur de Joe Biden. (...)

En s'appuyant sur le nom et le pouvoir de son père pour faire avancer sa carrière, Hunter Biden suivit les traces de James Biden, le jeune frère de Joe. Tout commença modestement. En 1973, un an après que Joe Biden fut élu au Sénat à 29 ans, James Biden ouvrit la discothèque Seasons Change avec ce que Politico, faisant référence à des reportages locaux contemporains dans le Delaware, qualifia de "prêts bancaires exceptionnellement généreux". Lorsque James eut des problèmes, Joe, en tant que sénateur, se plaignit plus tard que la banque n'aurait pas dû prêter l'argent à James. "Ce que j'aimerais savoir", déclara Biden au News Journal en 1977, "c'est comment le responsable des prêts a laissé les choses aller aussi loin." Le journal enquêta, et des sources à la banque déclarèrent que le prêt avait été accordé parce que James était le frère de Joe.

James, dans les années 90, fonda Lion Hall Group, qui fit du lobbying pour les avocats du Mississippi impliqués dans des litiges sur le tabac. Selon le livre de Curtis Wilkie The Fall of the house of Zeus, les avocats du procès voulaient l’aide de James Biden pour pousser Joe Biden sur la législation sur le tabac.

Cette même décennie, en 1996, Hunter Biden entra dans la partie. Fraîchement sorti de la faculté de droit (...) il choisit de travailler pour MBNA, alors un émetteur dominant sur le marché des cartes de crédit, tout en officiant également comme directeur de campagne adjoint de Biden. MBNA était l'une des sociétés les plus puissantes du Delaware, un État qui ne manquait pas de grandes entreprises grâce à son approche fiscale et réglementaire laxiste, et a depuis été absorbée par Bank of America. Dans les années 90 Joe Biden était connu à moitié en plaisantant comme le sénateur de MBNA, même s'il ne goûtait pas à la plaisanterie. "Je ne suis pas le sénateur de MBNA", déclara-t-il en 1999.

Il était cependant le plus grand champion de MBNA au Sénat. Tout au long des années 1990, les faillites augmentèrent et MBNA commença à faire pression pour réformer la loi afin de rendre plus difficile pour les gens d'annuler leurs dettes. La controverse amena Elizabeth Warren en politique ; professeur bien connu du Droit des faillites, elle fut nommée à une commission chargée de réviser la loi, ce qui posa les bases d'un affrontement de plusieurs décennies avec Biden.

En 2001, Hunter Biden devint lobbyiste fédéral à plein temps, bien qu'il soit resté sur la liste de paie de MBNA en tant que consultant jusqu'en 2005, lorsque le président George W. Bush signa la loi sur la prévention des abus de faillite et la protection des consommateurs voulue par Joe Biden. C'était une loi sévère, et Joe Biden travailla même à bloquer un amendement qui aurait offert la protection d'une faillite aux personnes avec une dette médicale. Le projet de loi empêcha également les gens de s'acquitter de la dette privée d'un prêt étudiant en cas de faillite. La dette totale des prêts étudiants était inférieure à 400 milliards de dollars en 2005 ; à la suite de l’adoption de la loi, elle augmenta et s’élève maintenant à plus de 1'500 milliards de dollars.

L'utilisation transparente du nom des Biden par Hunter devenait un poids politique pour son père, si bien que Joe le poussa à trouver du travail sans lobbying (..) Sa solution était d'aider Hunter et James à occuper des postes chez Paradigm Global Advisors. C'est là que James dit aux responsables de l'entreprise que les clients cherchant à "investir dans Joe Biden" viendraient frapper à la porte, comme le rapporta le magazine Politico.

En 2007, James Biden fit de nouveau équipe avec certains des avocats du tabac de la décennie précédente, prévoyant de lancer un cabinet de lobbying dans lequel Hunter serait également impliqué. Encore une fois, l'affaire devint un problème politique pour Joe Biden, lors d'un moment délicat où les deux partenaires potentiels de James Biden furent pris sur une écoute électronique du FBI disant: "Nous devons vraiment faire pression sur le projet de loi du Sénat" et "Nous allons rencontrer les Biden vers midi", apparemment en référence à une législation visant à indemniser les agriculteurs noirs pour discrimination. L’entreprise n’aboutit jamais car l’un des partenaires potentiels des Biden fut arrêté.

Cette année-là, Biden lança sa deuxième candidature ratée à la présidentielle, mais se retrouva vice-président sur le ticket Obama. La relation de Hunter avec MBNA redevint un problème politique. Un article du New York Times de 2008, intitulé "Des collaborateurs d'Obama défendent le salaire d'une banque au fils Biden" apparaît comme un déjà-vu: "les collaborateurs d'Obama ont déclaré qu'il n'avait jamais fait de lobbying pour MBNA et qu'il n'y avait rien de mal à propos des paiements", qui durent être signalés à hauteur de 100'000 dollars par an. La nouvelle que l’université du Delaware avait payé des millions de dollars fermes à Biden et en avait promis plusieurs millions d’autres causa également des ennuis au candidat à la vice-présidence.

Entre-temps, Paradigm Global Advisors s'effondra et ferma ses portes en 2010. James trouva rapidement un nouveau travail, rejoignant une entreprise de construction en novembre 2010. En juin 2011, alors que Joe Biden supervisait la politique irakienne, l'entreprise remporta un contrat de 1,5 milliard de dollars pour la construction de maisons, en Irak. (...)


Pour un aperçu du CV entier de Hunter Biden, rien ne vaut l'enquête de RealClearInvestigations.

Autant l'écrire noir sur blanc, la corruption de la famille Biden n'a rien de nouveau. Elle dure depuis des décennies et jette le trouble sur les organes de contrôles censés surveiller ou enquêter sur ces affaires depuis tout aussi longtemps.

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Si la justice ne fait pas son travail, au moins peut-on espérer que la branche législative fasse le sien: le Sénat semble enfin vouloir s'emparer de l'enquête.

Et si la branche législative ne fait rien - difficile à ce stade de penser que les sénateurs tombent des nues en découvrant l'affaire Biden - il faut encore espérer que le peuple souverain agisse dans les prochains jours. Si des citoyens américains ont légitimement pu être horrifiés par les (fausses) accusations de marchandage proférées contre Trump en Ukraine, comment peuvent-ils accepter une seule seconde de porter un Joe Biden à la présidence?

24 octobre 2020

De la manipulation électorale

Alors que les États-Unis s'avancent vers une élection des plus chaotiques, la pire des situation se concrétise. Les fraudes sont massives et sont approuvées par les autorités. La corruption la plus éhontée de la justice et des potentats locaux se fait jour alors que tous les moyens sont bons pour faire battre le Président sortant.

Trump a depuis longtemps averti des dangers du vote par correspondance - des dangers "sans le moindre élément concret à l’appui", soulignent les médias gauchistes dominants. Or, depuis quelques jours les "éléments concrets" s'accumulent. Trump aurait-il finalement eu raison? Aucune importance, pourvu qu'il perde!

Au début, il n'y avait que les trouvailles très, très étranges de piles de bulletins de vote dans des poubelles, que ce soit au Kentucky ou au New Jersey. Ou 372'000 inscriptions douteuses (relisez le nombre, ça commence à faire pas mal) dans des registres électoraux en Pennsylvanie - 90% concernant des électeurs malencontreusement inscrits à plusieurs reprises, nous assure-t-on. Plusieurs centaines de milliers d'enveloppes de vote non sollicitées se retrouvent dans la nature, et peuvent finir dans n'importe quelles mains. Ou pas n'importe quelles mains.

À côté de cela, toujours dans le même état de Pennsylvanie, les autorités accepteront et compteront des bulletins de vote reçus jusqu'à trois jours après la date de l'élection, même lorsque le tampon de la poste "n'est pas clairement identifiable". La Cour suprême de Pennsylvanie qui prit cette décision comporte 5 démocrates et 2 républicains.

Les Républicains firent recours auprès de la Cour Suprême des États-Unis mais le Juge John G. Roberts Jr. (un juge nommé par George W. Bush et dont le constitutionnalisme est pour ainsi dire ténu) fit bloc pour l'occasion avec les trois larrons de gauche pour obtenir une égalité 4-4, rejetant l'appel.

Échaudée par ce succès, la Cour suprême de Pennsylvanie décida de doubler la mise et rendit ce vendredi un verdict affirmant qu'il n'était désormais plus "utile" de vérifier la signature des cartes de vote contre le registre des signatures." Au nom de la situation particulière en ces temps de Covid-19", affirment les juges, sans que personne ne voie le rapport.

Autrement dit, en Pennsylvanie, n'importe qui peut ramasser n'importe quel bulletin de vote, y apposer une signature fantaisiste, et voter - jusqu'à trois jours après l'élection du 2 novembre. Pratique, sachant combien de bulletins errent dans la nature.

La Pennsylvanie est un état clé de l'élection présidentielle, un de ces fameux "swing states" qui pourrait basculer tant pour Donald Trump que pour Joe Biden. Robert Cahaly de PJMedia explique que malgré les gains de Trump dans cet état il pourrait bien le perdre, simplement du fait de la fraude électorale en cours.

Et à ceux qui proclameraient fièrement que pareille chose n'arriverait jamais en Helvétie, il s'y passe des manipulations probablement encore pires, comme en témoigne cette vidéo de François de Siebenthal de 2017, repostée récemment, preuve à l'appui.

Cette vidéo indispensable permet de comprendre, entre autres, pourquoi la Droite ne reprendra jamais plus le contrôle d'une grande ville en Suisse - en tout cas, pas sans une refonte en profondeur du système de dépouillement.

On se demande bien par quel miracle pareille réforme parviendrait à être imposée. Visiblement, pas par une votation.

Mise à jour (4 novembre 2020): la vidéo de M. de Siebenthal a été repostée non parce qu'elle a été censurée, comme je le supposais, mais parce qu'elle a été éditée par son auteur. Le texte ci-dessus a donc été modifié.

19 octobre 2020

Les Biden, une histoire de famille (première partie)

La corruption de la famille Biden est dévoilée au grand jour. Et à l'inverse de tant d'autres affaires concernant des Démocrates, les preuves sont entre les mains du camp républicain. Elles sont trop accablantes pour que cela ne se solde par un non-lieu. Évidemment, les chances d'élection de Joe Biden à la Présidence des États-Unis viennent de fondre comme neige au soleil.

Les Américains parlent d'October surprise, la surprise d'Octobre: le bon vieux scandale livré à point nommé juste avant l'élection pour salir un candidat. Trump eut droit à sa surprise d'Octobre en 2016 avec la découverte - soigneusement orchestrée - d'un enregistrement audio où il se vantait en termes crus de ses relations avec des femmes. Mais Hillary Clinton eut droit elle aussi à sa surprise d'Octobre alors que le FBI rouvrit l'enquête fédérale sur son serveur mail privé, dans le seul but de la refermer juste après. L'effet fut désastreux. Mauvais timing de son allié James Comey...

Toujours est-il que cette année la vedette inattendue de l'élection présidentielle s'appelle Hunter Biden - le fils du candidat démocrate. Une incroyable quantité d'informations compromettantes pour son père et lui vient d'être découverte par le biais d'un disque dur d'ordinateur.

Une histoire de réparation

Beaucoup de fadaises circulent sur les circonstances de l'obtention de ces données, principalement lancées par les médias eux-mêmes alors qu'ils entrent en mode damage control pour essayer de préserver les chances du clan Biden. Heureusement, nous disposons désormais de toute l'histoire.

Fils d'un vétéran du Vietnam aux états de service impeccables, John Paul Mac Isaac tenait une boutique de réparation de Mac dans la ville de Wilmington au Delaware. Le 12 avril 2019, un individu se présenta pour demander la réparation de trois ordinateurs endommagés par du liquide. Après un examen sommaire, le réparateur annonça que l'un d'eux était fichu, le deuxième réparable, et que le troisième ne l'était pas mais qu'on pouvait encore sauvegarder le contenu de son disque dur. L'individu accepta et signa le bon de dépôt pour la réparation. Il s'appelait Hunter Biden.

Le bon de dépôt en main, John Paul commença à récupérer les informations contenues sur le disque dur, vérifiant que les données n'avaient pas été corrompues. Il fut très surpris de découvrir des images dérangeantes ainsi que toute une correspondance concernant l'Ukraine, la société Burisma, la Chine et d'autres sujets.

Le travail effectué, il envoya sa facture à M. Biden en lui indiquant que ses ordinateurs étaient prêts. Pendant quatre mois M. Biden ne se manifesta jamais, malgré les efforts répétés pour le joindre, ni ne paya pour la réparation. En d'autres termes, il lui laissa une ardoise.

Fin août 2019, les médias commencèrent à évoquer la conversation téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien et le prétendu marchandage qui aurait eu lieu. John Paul compris qu'il avait entre les mains des éléments qui pourraient être tout à fait important pour l'enquête. Après en avoir discuté avec son père, il décida de se rendre à la mi-septembre aux bureaux du FBI à Albuquerque, où il expliqua la situation à un agent impassible qui refusa d'entreprendre quoi que ce soit.

Deux mois plus tard, le FBI pris malgré tout contact avec John Paul Mac Isaac via la visite de deux agents, Joshua Williams et Mike Dzielak. Il leur proposa de leur donner le disque dur sans poser de question. Les agents refusèrent, mais le recontactèrent deux semaines plus tard pour venir faire une image (une copie) du fameux disque dur. Cependant, une fois sur place, au lieu de prendre le disque dur ou d'en faire une copie, ils lui remirent une assignation à comparaître dans le cadre d'une procédure de grand jury - sans rien dire des objectifs de ce grand jury. John Paul se plia à l'injonction et livra le disque dur et l'ordinateur.

La censure s'en mêle

Pendant tout ce temps, la prétendue affaire du "coup de fil ukrainien" empirait. L'écume aux lèvres, les Démocrates allèrent jusqu'à lancer une procédure de destitution avec un dossier d'accusation totalement vide. Malgré cela, John Paul Mac Isaac, en téléspectateur de la polémique, parvint à la conclusion que les informations qu'il avait livrées au FBI n'étaient jamais parvenues à l'équipe chargée de la défense du Président, dirigée par l'ancien maire de New-York Rudolf Giuliani.

Le réparateur prit alors la décision fatidique de contacter le bureau de Rudolf Giuliani, et offrit une copie du disque dur. Nous savons désormais que M. Giuliani accepta son offre et qu'il décida de diffuser une petite partie des informations compromettantes dans les médias, avec un galop d'essai par le New York Post, un vénérable quotidien paru depuis 1801.

L'article explosif fut publié le 14 octobre.

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La réaction fut pour le moins... Stupéfiante. Hormis Fox News, tous les grands médias américains (télévision, journaux) refusèrent ne serait-ce que d'évoquer cette histoire d'e-mails. Mais les réseaux sociaux allèrent encore plus loin. Facebook prit l'initiative de bloquer préventivement la diffusion de l'article en invoquant des "vérificateurs de faits", une décision étonnante puisque l'information venait d'un quotidien établi.

Sur Twitter, l'article du New York Post rejoint la troisième place des "tendances" lorsque l'entreprise décida d'assortir le lien vers l'article d'une mise en garde ("information douteuse ou non vérifiée"), puis décida d'effacer les tweets incluant un lien vers l'article... Puis décida carrément de fermer les comptes de tous les gens diffusant un lien vers l'article!

En 2020 en Amérique, diffuser une information potentiellement gênante pour le camp démocrate peut vous valoir une interdiction sur les réseaux sociaux. Des milliers de comptes Twitter furent ainsi arbitrairement fermés, dont ceux d'élus républicains de haut rang, et jusqu'au compte de campagne de Donald Trump!

C'est ainsi que l'histoire finit par rebondir. La censure opérée contre l'article du New York Post devint un sujet en soi, suscitant tellement d'agitation que les médias traditionnels furent bien obligés de l'évoquer, même du bout des lèvres. La tentative de censure du sujet des e-mails de Hunter Biden lui donna un nouvel essor, selon le bien connu effet Streisand.

Il est important de comprendre le cheminement de tout ceci car, en Europe, la barrière de la langue s'ajoute à la censure. Le grand public est donc "préservé pour son bien" de toute information réelle sur le sujet. Plusieurs jours après ce premier article du New York Post, les médias romands comme 24heures se cantonnent uniquement à l'aspect du cheminement de l'information sur les réseaux sociaux. Pour la télévision, l'affaire n'existe même pas.

Un premier sujet: la corruption en Ukraine

usa,joe biden,corruption,ukraine,justiceMalheureusement pour ceux qui aimeraient passer à autre chose, Tucker Carlson, le présentateur vedette de Fox News, ce qui en fait le premier journaliste d'Amérique, s'est emparé du sujet dans son émission. Voici une petite traduction de sa présentation, dont l'intégralité est disponible ici.

Tous ce qui est entendu n'est pas forcément mensonge, et toute histoire n'est pas forcément compliquée. Au cœur du scandale grandissant entre Biden et l'Ukraine repose une question des plus directes: Joe Biden a-t-il détourné la politique extérieure de l'Amérique pour enrichir sa propre famille?

En 2015, Joe Biden était vice-président des États-Unis. Les relations avec l'Ukraine avaient été incluses dans son portefeuille de responsabilités. À ce moment-là, le Vice-président Biden avait plus d'influence sur l'économie et le gouvernement ukrainiens que tout autre personne sur le globe, hors Europe de l'Est.

Le plus jeune fils de Biden, Hunter, le savait et espérait devenir riche grâce à l'influence de son père. Des e-mails publiés mercredi dans le New York Post, apparemment extraits directement d'un ordinateur appartenant à Hunter Biden, révèlent un pan de cette histoire. (...)

Le 2 novembre 2015, à 16:36, un dirigeant de Burisma du nom de Vadym Pozharskyi envoya un e-mail à Hunter Biden ainsi qu'à Devon Archer, son partenaire en affaires. Le but de l'e-mail, selon Pozharskyi, était "d'être sur la même longueur d'onde quant à nos objectifs... comprenant un ensemble d'actions concertées, sans s'arrêter à cela."

Que voulait Burisma, exactement? De bonnes relations publiques, pour commencer. Pozharskyi demandait que des "dignitaires américains de haut rang" expriment leur "opinion positive" de Burisma, et ensuite il demanda à ce que l'administration agisse selon les intérêts de la société.

"Le cadre de travail devrait aussi inclure l'organisation de la visite en Ukraine en novembre d'un nombre important de décideurs politiques américains influents de premier plan, actuels ou passés, visant à mener des réunions avec Burisma et à amener des signaux et des messages de soutien positifs".

Le but, expliqua Pozharskyi, était de "clore tout dossier ou situation de poursuite" contre la tête de Burisma en Ukraine.

Ce qu'ils voulaient n'aurait pas pu être exprimé de façon plus limpide. Burisma demandait que le père de Hunter Biden sorte la société de ses différends légaux avec le gouvernement ukrainien. Et c'est exactement ce qui se passa. Un mois plus tard jour pour jour, le 2 décembre 2015, Hunter Biden reçut une notification d'une société de relations publiques de Washington appelée Blue Star Strategies, qui avait été embauchée pour faire du lobbying sur l'Ukraine auprès de l'Administration Obama. Nous avons obtenu l'exclusivité de cet e-mail.

"Bonjour à tous..." commence le message. "Ce matin, la Maison Blanche a tenu une conférence téléphonique au sujet du futur voyage du vice-président en Ukraine. En pièce jointe se trouve un mémo de l'équipe de Blue Star Strategies avec les minutes de l'appel, qui souligne l'agenda du voyage et répond à certaines questions au sujet de la politique américaine envers l'Ukraine."

Donc ici vous avez une société de relations publiques impliquée dans un appel de politique étrangère. Comment cela a-t-il pu arriver? Bonne question. Mais cela fonctionna.

Quelques jours plus tard, Joe Biden s'envola pour l'Ukraine et y fit exactement ce que souhaitait son fils. Le vice-président donna un discours qui étrillait le représentant de la justice qui tourmentait Burisma. Si le gouvernement ukrainien ne licenciait pas son procureur général, un certain Viktor Shokin, expliquait Biden, alors l'administration américaine retiendrait un milliard de dollars d'aide américaine. L'Ukraine est un pays pauvre, et ils n'eurent pas d'autre choix que d'obéir. La brutalité de Biden fonctionna. Il s'en vanta plus tard.

Question évidente: pourquoi le vice-président des États-Unis force-t-il sous la menace un petit pays comme l'Ukraine à licencier son procureur général? Cela ne correspond pas au rôle d'un vice-président. Mais maintenant, nous savons pourquoi. (...)

Voilà comment fonctionnent vraiment les choses à Washington. Votre fils décroche un contrat pour un mandat lucratif avec une compagnie d'énergie ukrainienne, et vous adaptez la politique extérieure américaine - celle d'un pays tout entier - pour l'aider à devenir riche. Même au sein du Département d'État [NdT: le Ministère des Affaires Étrangères], peut-être l'agence la plus cynique de tout le gouvernement, cette façon d'agir parut effrontée et choquante. (...)

Cinq ans plus tard, Joe Biden n'a toujours pas été forcé de dire pourquoi il a fait virer le procureur général d'Ukraine au moment même où son fils se faisait payer pour qu'il fasse virer le procureur général d'Ukraine, et Joe Biden n'a pas non plus clarifié s'il avait personnellement bénéficié du contrat signé avec Burisma [par son fils]. (...)

La fête ne fait que commencer

La violence de la réaction médiatique est à la hauteur des informations révélées sur l'implication de la famille Biden dans la corruption en Ukraine. Les médias américains et les politiciens démocrates interviewés font feu de tout bois - c'est un complot russe, des données piratées, les faits avérés sont faux... Mais toutes ces explications sont fausses, absolument toutes (détail d'importance, même la campagne de Joe Biden n'a pas osé contester l'authenticité de ces e-mails.)

Il n'y a pas le moindre élément factuel pour soutenir une seconde une éventuelle manipulation. De la signature de Hunter Biden sur le ticket de caisse du réparateur jusqu'au fait que celui-ci ait contacté le FBI en premier, tout évoque la plus absurde des manières de procéder pour un coup monté. Les informations n'ont pas plus été "piratées" que "volées" - selon la loi du Delaware, John Paul Mac Isaac devint propriétaire légal des ordinateurs 90 jours après l'ardoise laissée par Hunter Biden.

Qu'importe: les appels à un nouveau "complot russe" tourneront dans les rédactions, tout simplement parce que c'est la dernière excuse invraisemblable à laquelle la gauche américaine (et ses relais partout dans le monde) se raccroche dans l'espoir de sauver les élections présidentielles de novembre. Des absurdités ânonnées en boucle par les mêmes qui dénoncent les "complotistes de Qanon"...

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L'affaire du disque dur de Hunter Biden pose énormément de questions - notamment, pourquoi le FBI ne s'est pas servi de ces informations cruciales dont il disposait, alors même que Trump était en proie à un invraisemblable procès en destitution pour trafic d'influence en Ukraine. Des têtes vont tomber.

Mais le plus savoureux est à venir. Rudolph Giuliani est ancien maire de New-York, mais avant cela il était l'un des meilleurs procureurs du pays pendant des décennies. Il a fait tomber des têtes de la mafia. Il connaît parfaitement la loi et le droit, et les médias. Il a laissé parler son expérience en ne donnant qu'une petite partie des informations dont il dispose au New York Post. À travers les interviews qu'il donne volontiers, comme celle-ci, les rumeurs filtrent sur les informations qu'il a encore en réserve:

  • D'innombrables selfies montrant Hunter Biden en train de se droguer ;
  • Une sextape de Hunter Biden avec une fille qui pourrait être mineure ;
  • De nombreux documents attestant de corruption par la Chine, l'Ukraine, l'Irak et d'autres pays ;
  • Une explication par le menu du mécanisme de corruption, et de blanchiment d'argent de cette corruption, impliquant tous les membres de la famille Biden.

La conclusion de M. Giuliani est que les Biden sont un danger pour la sécurité des États-Unis, sachant que tout ce qu'il a entre les mains est probablement aussi entre les mains de services secrets étrangers. Il n'y aurait pas plus manipulable, corrompu et sujet au chantage qu'un Joe Biden à la Maison Blanche.

Rudolf Giuliani n'a pas l'intention de retenir ses coups, surtout face à des adversaires qui ne le méritent en aucune façon. Il prévoit de dévoiler les informations progressivement d'ici les élections. Comptez sur moi pour en rendre compte, sachant que les médias européens sont en-dessous de tout et ne raconteront rien à ce sujet, si ce n'est des mensonges.

Peu importe, la décision se joue aux États-Unis, et la dernière ligne droite de la campagne présidentielle va être un véritable enfer pour le camp démocrate.