21 août 2021

L'Afghanistan, tombeau des illusions

Il y a une semaine, les talibans entraient victorieusement à Kaboul, surprenant le monde entier par la vitesse de leur assaut. L'Afghanistan s'effondrait, ses défenseurs abandonnant armes et positions, son président s'enfuyant avec tout l'argent liquide qu'il pouvait trouver.

À l'opposé de la guerre "illégale" en Irak - que les Démocrates américains soutinrent pendant des années avant un brusque revirement pour des calculs électoraux - la guerre d'Afghanistan était dès le départ une "bonne guerre". C'était une guerre juste et justifiée, rassemblant l'assentiment des deux ailes de la politique américaine. Au plus haut de l'occupation américaine, plus de cent mille soldats américains furent déployés dans le pays. L'argent coulait à flot pour élever l'instruction de la population afghane, pacifier les régions, mater les chefs de guerre...

Comment vingt ans d'effort ont-ils pu être réduits à néant en si peu de temps? Quelles sont les responsabilités, les complicités, les conséquences? Le temps est venu de se livrer à une petite analyse.

La faute de Trump?

Commençons par la première polémique du moment, le jeu du à-qui-la-faute. Le réflexe de la gauche américaine au pouvoir a immédiatement été d'attribuer le fiasco afghan au Président Donald Trump. De ce côté de l'Atlantique, on boit cette propagande comme du petit lait ; elle a l'avantage de charger un bouc émissaire privé d'antenne (les médias y veillent) et de dédouaner son successeur.

Pour donner de l'eau à leur moulin, de nombreux tweets de Trump - d'avant 2016 - abondent dans le sens d'un retrait d'Afghanistan:


Une sélection de tweets de Trump sur l'Afghanistan (cliquez pour agrandir)

Cependant, il faut faire preuve d'un minimum de bonne foi pour remettre ces informations en perspective face à la réalité du terrain. Trump souhaitait un retrait d'Afghanistan, et plus encore la fin de cette absurde et coûteuse aventure de nation-building, situation dont il avait hérité depuis l'ère Bush, tout comme Obama avant lui. Obama qui libéra de Guantánamo en 2014 le leader actuel des talibans avec la promesse qu'il renonce au terrorisme, puisqu'on parle des erreurs des uns et des autres...

Une fois président, Trump altéra la politique américaine de façon progressive. Son plan, formellement signé à Doha en 2020 avec les parties impliquées, permettait aux talibans soutenus par le Qatar de continuer à exister, à condition qu'ils ne s'en prennent ni aux intérêts des États-Unis et de leurs alliés, ni au gouvernement afghan. Ils devaient de plus renoncer au terrorisme et à leurs liens avec Al-Qaïda. Les soldats américains encore en place devaient y veiller. L'implication américaine en Afghanistan devait devenir strictement militaire, jusqu'à un retrait complet conditionné à la disparition de la menace. Le Secrétaire d'État Mike Pompeo parla d'un accord "mesuré" et "réaliste" qui visait à un désengagement progressif des États-Unis dans le pays, sans jamais l'abandonner aux mains des terroristes.

Trump, malgré son dépit, n'avait pas prévu d'abandonner le pays à travers un brutal retrait unilatéral. L'idée était de se retirer d'un Afghanistan capable de se tenir sur ses deux jambes, pas de le livrer à la guérilla islamiste. Ainsi, le retrait complet des troupes n'eut pas lieu sous son égide. Au contraire, dans les premiers mois de son mandat, Trump envoya 4'000 hommes supplémentaires en Afghanistan. Sous Trump, la situation était sous contrôle. C'est en la gardant sous contrôle qu'il fit diminuer le nombre de soldats présents à 2'500. Dans les cinq dernières années, les GI subirent moins de victimes là-bas que les résidents de Baltimore dans des accidents automobiles sur la même période.

Joe Biden livre l'Afghanistan aux talibans

Prenant le contrepied de Trump dans tous les domaines, Joe Biden s'attaqua au dossier afghan avec pour but de rapatrier les derniers soldats vaille qui vaille - quoi qu'il en coûte à la population afghane. Les accords de Doha contenaient une clause de sortie si la situation sur le terrain échappait à tout contrôle. Autrement dit, le retrait militaire était subordonné à la paix sur le terrain. Mais pour un Biden face à des talibans reprenant du poil de la bête, admettre cette réalité aurait impliqué de renvoyer massivement des hommes là-bas, ce qui était hors de question.

Biden proposa plutôt aux talibans de partager le pouvoir avec le gouvernement afghan. Il avait déjà donné la couleur: dès les premiers jours de son administration, le 23 janvier 2021, il annonça unilatéralement le retrait de toutes les forces américaines stationnées en Afghanistan. Le retrait final devait avoir lieu avant le 11 septembre 2021 et les vingt ans de l'attaque contre les Twin Towers.

Par ses déclaration, Biden offrit aux talibans la carotte du retrait sans jamais manier le bâton de la riposte. Il invoqua tardivement les accords de Doha comme excuse pour s'abriter, alors même qu'il les avait remplacés par une nouvelle stratégie de son cru.

La situation se dégrada progressivement, jusqu'à un effondrement total survenant en à peine un mois.


L'Afghanistan, du 9 juillet à la chute de Kaboul le 15 août.

Depuis le début la politique de Biden semble avoir été guidée par le retrait des forces américaines en Afghanistan quitte à faire tomber le pays entre les mains des talibans - une divergence fondamentale d'avec ses prédécesseurs, et un gâchis incontestable de tous les efforts entrepris jusque-là. Si Trump avait voulu obtenir un si piètre résultat il n'aurait pas attendu la fin de son mandat.

Joe Biden et son équipe avaient prévu d'abandonner l'Afghanistan aux talibans. Ils commirent simplement une erreur de timing. Ils estimaient sans doute que les talibans s'empareraient du pays après le départ des troupes américaines. La Maison Blanche aurait certes regretté l'échec du régime afghan - qui ne fut même pas consulté dans la prise de décision américaine - mais s'en serait lavée les mains.

Les talibans incontrôlés refusèrent de suivre le script. Ils redoublèrent de combativité et parvinrent à reprendre la capitale en moins d'un weekend. Dix mille civils américains vivent encore à Kaboul, sans parler des autres occidentaux. Tous ces gens sont otages de fait. De la fuite éperdue des foules vers l'aéroport à l'évacuation en panique du personnel de l'ambassade américaine par hélicoptère Chinook, la chute de Kaboul livre des images symboliques d'une débâcle qui hantera longtemps la politique étrangère américaine.

Joe Biden connaît ce genre de moment ; il était déjà sénateur depuis deux ans lors de la chute de Saïgon en 1975...

Reconnaissons-lui une belle persévérance dans l'erreur. Depuis sa campagne jusqu'à son accès au poste suprême, il ne remit jamais en cause le désengagement des troupes si les circonstances ne s'y prêtaient pas. Il assuma encore la responsabilité pleine et entière de l'administration démocrate dans un discours le 14 avril 2021, où il énonça une vision pour le pays, le devenir de la présence américaine et la paix future.

On peut trouver une transcription de ses propos. Il n'était alors question ni de la "responsabilité de Trump", ni de la "lâcheté de l'armée afghane", ni des accords de Doha qui lui auraient lié les mains, ni de l'incompétence du gouvernement afghan, ni même de la duplicité des talibans.

La folie du nation-building

Le 12 juillet 2014, répondant à un commentaire sur mon billet "Longue vie au Djihadistan" (concernant l'Irak à l'époque) j'écrivais:

[Le] "nation building" - projet auquel j'étais opposé déjà à l'époque - était une énorme erreur, une tâche impossible au coût virtuellement infini, dont nous voyons tous l'échec aujourd'hui.

Selon moi la mission américaine en Irak aurait dû se terminer lorsque Saddam a été tiré de son trou à rat, terminant enfin une guerre commencée en 1991. Les Boys auraient dû repartir, quitte à prévenir qu'ils reviendraient. La même chose vaut pour l'Afghanistan.


Dans les cendres du 11 septembre 2001, l'Amérique ne pouvait pas plus ignorer le régime taliban, qui avait hébergé et permis l'entraînement des terroristes. Et elle s'en occupa promptement et efficacement. Le régime taliban tomba en quelques semaines de bombardement intensif ; le 7 octobre 2001, les talibans n'étaient plus au pouvoir. La mission américaine là-bas était terminée. L'Amérique avait fait passer le mot qu'il ne fallait pas la chercher.

Mais c'était sans compter sur l'état d'esprit des néo-conservateurs américains et leurs alliés démocrates. Tous virent l'occasion de faire de l'Afghanistan une démocratie modèle. L'absurdité du postulat est aujourd'hui patente. Il fut pourtant défendu, notamment sur le plan économique, sur deux décennies.

Comme le résume John Nolte, l'idéologie néo-conservatrice est morte à Kaboul:

En Afghanistan, l'Amérique dépensa des milliards de dollars, perdit des milliers de vies précieuses et œuvra 20 ans durant pour réaliser le fantasme néoconservateur de la construction d'une nation. La paix dans le monde est facile ! nous dirent-ils. Nous devons libérer les peuples opprimés, construire des écoles et des routes et leur donner le droit de vote. Si nous faisons cela, la paix se répandra partout !

Depuis 20 ans, ces imbéciles nous racontent que la concrétisation de leur fantasme est imminente. Pendant 20 ans, notre pays a versé sang et fortunes dans leur stupide expérience, et en un jour – un seul jour – tout s'est effondré. (...)

Bien sûr, notre armée n'a pas perdu contre les talibans. Bien sûr, notre technologie est supérieure. Personne n'en doute. Mais nous avons quand même échoué pour une raison simple… Trop d'Afghans ont préféré le 7e siècle au 21e. Trop d'Afghans ont préféré leur mode de vie barbare, leurs coutumes primitives, leurs chefs de guerre et leurs chefs tribaux à l'autodétermination et à la démocratie.

En tant qu'ex-néoconservateur, encore embarrassé par son soutien à cette idée stupide selon laquelle les vies américaines et l'argent des contribuables sont bien dépensés pour répandre la démocratie dans des pays remplis d'hommes des cavernes, je pense qu'il faut vraiment surveiller les néoconservateurs qui persistent aujourd'hui… À la surprise de personne, pas un seul n'est prêt à admettre que toute cette débâcle a commencé lorsque la mission américaine en Afghanistan est passée de l'élimination des terroristes qui nous ont frappés le 11 septembre à la transformation d'un pays arriéré en démocratie florissante. (...)

[Alors] nous sommes restés, et restés encore et encore, et 2'448 de nos soldats sont morts, dont deux juste cette année (aux mains des talibans), le tout au nom de l'idée ridicule que les Afghans soient tous une bande de Thomas Jefferson en puissance, aspirant à être libres. Et maintenant, au lieu d'avoir quitté l'Afghanistan forts et victorieux le 8 octobre 2001, nous couinons la queue entre les jambes. Non seulement nous sommes humiliés et avons l'air stupides et lâches, mais nous sommes devenus un pays auquel personne ne devrait faire confiance maintenant, pour tenir nos promesses de rester et de protéger ceux qui s'allient avec nous.


Il est difficile de chiffrer précisément les sommes folles dépensées dans le nation-building afghan, mais on peut articuler un montant prudent de 2'200 milliards de dollars. Cela représente près de 58'000 dollars par Afghan, des sommes dont la population n'aura évidemment jamais vu la couleur. Il est évident que derrière ses objectifs absurdes d'émancipation de peuples sauvages, le nation-building était aussi un mécanisme de transfert de richesses du public vers le privé à une échelle encore jamais vue.

En 2011, Julian Assange de Wikileaks révélait au monde que la campagne d'Afghanistan ne visait qu'à blanchir l'argent des contribuables des États-Unis et d'Europe pour qu'il revienne entre les mains d'une élite transnationale des services de sécurité - l'objectif étant une "guerre sans fin" et non une "guerre victorieuse". Ce n'était évidemment pas sa propre vision personnelle mais celle des informations qu'il avait récolté à travers Wikileaks. Combien de médias diffusèrent ne serait-ce qu'un entrefilet sur ces révélations? Combien de journalistes cherchèrent à savoir d'où provenaient ses affirmations?

Voilà un autre volet de l'aventure américaine en Afghanistan qui ne sera sans doute jamais écrit.

La responsabilité des réseaux sociaux

Aujourd'hui, Donald Trump est banni des réseaux sociaux. Les leaders des talibans ne le sont pas. Mais ce n'est pas tout. Les réseaux sociaux et les outils de communication récents - au premier chef desquels WhatsApp - auraient joué un rôle-clef dans le succès des islamistes.

C'est ce qu'affirme Preston Byrne dans un article convaincant, citant notamment le New York Times qui présentait déjà cette étonnante information en 2019.

WhatsApp présente des avantages uniques dans la lutte contre les talibans, qui s'appuient également sur l'application pour mettre à jour leurs supérieurs et s'informer auprès de leurs combattants. La bataille est devenue une guerre de petits gains tactiques rapides - un quartier par ici, un village par là - et pour cela, les avantages de l'application, disent-ils, dépassent de loin la vulnérabilité potentielle.

Surtout, l'application est rapide et flexible. Les décisions urgentes quant à une attaque imminente ne doivent plus attendre que les ministres et les commandants se rendent dans un centre d'opérations sécurisé. Les groupes WhatsApp sont devenus des centres d'opérations virtuels, avec des ministres et des commandants envoyant des décisions depuis leur chambre, entre les réunions ou même depuis un salon d'aéroport.


Preston Byrne se demande comment le renseignement américain a pu ignorer et laisser prospérer un tel réseau de communication juste devant son nez depuis des années. Les talibans ont utilisé et utilisent encore de la technologie américaine, des serveurs hébergés aux États-Unis, pour menacer les intérêts américains, mettre en danger des citoyens américains et promouvoir le jihad.

Et tout cela avec l'assentiment de Facebook, propriétaire de WhatsApp!

Comprenons bien le monde dans lequel nous vivons. Il suffit d'évoquer la fraude électorale des élections présidentielles américaines de 2020, d'émettre des doutes quant à la politique de vaccination obligatoire ou de s'interroger sur la dangerosité du COVID au nom duquel nous devons sacrifier nos libertés individuelles pour se voir censuré sur toutes les plateformes majeures. Mais on peut sans problème appeler au meurtre de masse des juifs, à la soumission du monde à l'islam ou même contrôler un groupe terroriste reconnu sans que cela ne pose problème.

L'incompétence et la censure à géométrie variable sont de plus en plus difficiles à distinguer de la trahison.

Nous entrons dans une ère de chaos

L'absurdité est devenue la norme. L'Administration Biden suggère au gouvernement des talibans d'inclure des femmes. Un politicien français regrette que les islamistes ne comprennent pas les enjeux de la transition écologique. Cerise sur le gâteau, Joe Biden, après avoir réclamé le retour à marche forcée des troupes américaines stationnées en Afghanistan, veut renvoyer immédiatement des milliers de soldats là-bas. Quitter le pays pour mieux l'envahir à nouveau?

Du coté de Kaboul, les talibans ont obtenu la base de données biométriques des dizaines de milliers d'Afghans qui ont aidé les Américains, comme guides, traducteurs ou informateurs. La traque impitoyable et sanglante a déjà commencé, évoquant le destin des harkis à la fin de l'Algérie française. De leur côté, les Afghans se préparent à être massacrés.

Les talibans ont aussi mis la main sur de l'armement de pointe abandonné par les Américains et l'armée afghane en perdition. Le journal The Hill fait l'inventaire hallucinant de l'arsenal envoyé en Afghanistan depuis vingt ans:

Entre 2003 et 2016, les États-Unis ont transféré 75'898 véhicules, 599'690 armes, 162'643 pièces d'équipement de communication, 208 avions et 16'191 pièces d'équipement de renseignement, de surveillance et de reconnaissance aux forces afghanes, selon un rapport du Government Accountability Office de 2017.

De 2017 à 2019, les États-Unis ont également donné aux forces afghanes 7'035 mitrailleuses, 4'702 Humvees, 20'040 grenades à main, 2'520 bombes et 1'394 lance-grenades, entre autres équipements, selon un rapport de l'année dernière de l'inspecteur général spécial pour la reconstruction de l'Afghanistan (SIGAR).


Largement de quoi concrétiser les idées de pas mal de terroristes! Un autre rapport du SIGAR mentionne que l'armée afghane disposait fin juin de 211 appareils fournis par les États-Unis. 46 d'entre eux ont fui avec leurs pilotes en Ouzbékistan, mais cela leur en laisse plus de cent à disposition, avec hangars d'entretien et pièces de rechange. On parle notamment d'hélicoptères de combat, dont des Sikorsky UH-60 Black Hawk qu'ils peuvent afficher sur les réseaux sociaux... De nombreux soldats entraîné par les États-Unis ayant fait défection, on peut donc penser qu'ils ne manqueront pas plus de pilotes.


Taliban Air Force

Au chaos des métastases islamistes issues d'Afghanistan s'ajoutera un nouveau chaos migratoire annoncé, avec son lot d'éléments d'infiltrés, de sympathisants de l'oumma venus détruire les pays hôtes, ou simplement d'illettrés inemployables qui pèseront sur nos sociétés jusqu'à ce qu'elles s'écroulent. Les élites mondialistes en Europe de l'Ouest salivent devant une telle aubaine!

Le chaos est aussi désormais dans le sillage d'une politique étrangère américaine devenue illisible. Que valent les accords signés avec les États-Unis, que valent leurs promesses d'assistance, que reste-t-il de leur protection? La question n'a rien d'anodin alors que la Chine lorgne ouvertement sur Taïwan depuis des décennies et trouve peut-être avec Biden une fenêtre d'opportunité pour se lancer. La même chose vaut pour Poutine l'autocrate du Kremlin, les Iraniens et tout ce que le monde compte d'individus ambitieux que seule la peur d'une riposte américaine faisait hésiter...

Dans le monde réel, les actions entraînent des conséquences. Les mauvaises décisions se payent. Les diplomates américains à Kaboul, terrés on ne sait où, ne peuvent plus faire fièrement flotter le drapeau arc-en-ciel LGBT sous le drapeau américain de leur ambassade, comme il y a dix jours. Il aura suffi d'un été pour que l'Afghanistan reparte vingt ans en arrière et redevienne le pays violent et arriéré du premier régime taliban.

Le gâchis est inqualifiable, et sème des graines d'incertitude et de violence dans de nombreuses régions du monde, pour des décennies. Si ce mois d'août 2021 devait servir à quel chose, c'est à rappeler à chacun qu'en matière de politique étrangère, aucune certitude n'est absolue.

Rome ne s'est pas faite en un jour, mais il n'en a fallu qu'un pour qu'elle brûle.

Commentaires

Cela signe la fin de la domination des USA sur le monde. Mais est-ce une mauvaise nouvelle ? Cela semble l'être pour vous, c'en est une bonne à mes yeux.Vous parlez du danger chinois et du danger russe. Moi depuis la guerre du Vietnam, je vois le danger américain. C'est très visible depuis 1945 que les USA jouent contre l'Europe. Je redis ce que j'ai écrit ailleurs : le gvt américain a stoppé ses armées pour permettre à Staline d'envahir l'Europe de l'Est. Sachant que les stratèges américains ne sont pas idiots, quel en était le but ? Si on laisse Staline aux frontières de l'Europe de l'Ouest, celle-ci devient immédiatement dépendante des USA. Cela donne l'OTAN, traité de vassalisation de l'Europe envers leur suzerain américain...

Écrit par : Géo | 27 août 2021

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