14 octobre 2010

Intermède musical

Le bouc-émissaire revisité. C'est vrai qu'avec 2-3 gars comme ça on rembourse n'importe quoi...

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21 septembre 2010

Lausanne inaugure sa première zone de non-droit

Cela commence juste comme un accident sordide:

Un jeune homme a fait une chute de 12 mètres hier à 5 h du matin à Lausanne. Le jeune homme de 21 ans se trouvait sur la terrasse extérieure du Loft, place Bel-Air. Pour une raison encore inconnue, il est monté sur un meuble séparant cet espace réservé aux fumeurs de l’entrée principale. Il a alors perdu l’équilibre et a chuté au pied des escaliers de Bel-Air, sur la rue de Genève, 12 mètres en contrebas.

 

876380P_escalier.jpgSelon Fredo, un autre fêtard présent ce soir-là, le malheureux avait passé sa soirée au bar puis, pressé, a grimpé sur un meuble pour quitter la terrasse de la boîte par un raccourci. "C'est là qu'il a glissé", explique Fredo. La sécurité de l'établissement appelle immédiatement les services d'urgences, lesquels interviennent immédiatement. Mais la zone de Bel-Air à Lausanne est un quartier chaud du centre-ville, plus encore la nuit:

Pour les besoins de l’enquête et pour protéger les intervenants, un important dispositif policier a été requis. Une foule hostile a dû être maintenue à distance pour protéger les secouristes victimes de jets d’objets. La police a dû faire usage de spray au poivre. Il s’agit visiblement d’opposition à l’autorité, a expliqué Tony Croisier, de la police lausannoise. Celle-ci n’a procédé à aucune interpellation, mais s’est contentée de disperser les 200 personnes présentes à la fermeture de la discothèque.

 

Voilà. Un type éméché s'ouvre la tête sur un trottoir, les secours arrivent et ils sont pris à partie par les "clubbers" qui les insultent et leurs jettent des canettes de bière et tout ce qui leur passe sous la main. La police intervient et n'arrête personne. A votre avis, le comportement anti-flic, anti-secouristes (et pour ainsi dire anti-tout) de la faune nocturne du quartier va-t-il être affaibli ou renforcé après cette nuit?

Certes, agir avec fermeté aurait impliqué une toute autre attitude et d'autres moyens: déployer des policiers en nombre et convenablement équipés (pas une simple patrouille de deux gars en costume de toile dans leur Opel de service, armés de sprays au poivre!), avoir un panier à salade pour coffrer les meneurs, et derrière une justice qui suive, donnant à des gens qui agressent des secouristes et des policiers des peines concrètes et dissuasives à hauteur du préjudice subi. Mais malheureusement, Lausanne a une police de beau temps totalement incapable de faire face à ces émeutes nocturnes. Et je ne parle même pas de la justice vaudoise, dont la pusillanimité est bien connue des milieux concernés. Mais il est vrai que la municipalité de Lausanne préfère concentrer son attention sur des problèmes autrement plus urgents.

C'est ainsi que peu à peu les zones de non-droit s'installent en Suisse - des quartiers où les dealers et les petites frappes peuvent se livrer à leur traffic en toute tranquillité.

Bravo Lausanne, toujours à la pointe du canton!

02 septembre 2010

Des économies bien difficiles...

Lu dans le 20 minutes d'aujourd'hui: les fumeurs sont appelés à renflouer les caisses fédérales. On apprend que parmi différentes mesures budgétaires prévues pour ralentir l'endettement helvétique, les prix du paquet de cigarettes va augmenter de 20 centimes en 2011. Le ton est nouveau: pour la première fois de mémoire de politicien, les autorités admettent que cette augmentation est décidée pour des raisons financières (voilà qui me rappelle un autre exemple, assumé avec plus de franchise du côté de Moscou). L'excuse de la santé publique étant usée jusqu'à la corde, le voile se déchire...

On notera aussi la fin des subventions au Haras National d'Avenches. Dommage, mais cette institution de 1899 paraît difficilement définissable comme mission essentielle de l'Etat un siècle plus tard. D'un autre côté, si le royaume des chevaux franches-montagnes a la moindre utilité, une solution privée se profilera certainement.

Les subventions de 160 lignes de bus régionales passent aussi à la trappe. Le cas est moins défendable, car il s'agit de subventionner uniquement les lignes qui occasionnent une demande de 100 personnes par jour et non plus 32 comme aujourd'hui; les régions isolées seront les premières affectées. L'économie se monte à 23 millions de francs.

Dans le même registre, je suis tombé sur cet article de swissinfo, régie gouvernementale dont la mission, discutable à l'heure d'Internet, est d'informer les expatriés suisses et le monde de l’actualité helvétique. L'article de swissinfo sur les coupes dans les subventions explique incidemment que Swissinfo est aussi dans le collimateur. Panique à bord! Le dernier paragraphe de l'article devient ainsi un cri du coeur pour sauver les subventions. On s'amusera également des "liens en rapport direct avec l'article" subtilement choisis: conseil du public: pas touche à Swissinfo et conseil du public: Swissinfo est une plateforme irremplaçable. Belle neutralité de point de vue!

La recherche d'économies implique des sacrifices, tout comme les contribuables en font quand ils doivent payer leurs impôts. Les arbitrages sont nécessaires. Cela fait partie du jeu.

Cependant, hasard de mise en page, 20 minutes mentionne aussi le "Chiffre du jour" juste à côté de l'article sur les restrictions budgétaires:

988778L_290millions.png

L'AUGMENTATION

290 millions - C'est la somme en francs que le Conseil fédéral projette d'ajouter à un crédit déjà approuvé destiné à l'aide aux pays de l'Europe de l'Est. Le montant total serait de 1.02 milliard.

 

Hum. M'est avis qu'il y avait des coupes plus faciles à trouver, finalement.

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