12 octobre 2018

Paraphraser Hitler

La dernière polémique du moment: le président de l'AfD Alexander Gauland aurait paraphrasé Hitler:

Deux historiens spécialistes du nazisme et de l'antisémitisme, Wolfgang Benz et Michael Wolffsohn, affirment que le responsable politique de 77 ans, habitué aux propos controversés sur le nazisme, s'est inspiré d'un discours du Führer tenu fin 1933 à Berlin.


Des "historiens de renom", précise le journaliste afin que chacun se carapate devant tant d'expertise.

Qui veut tuer son chien l'accuse de paraphraser Hitler

Vient ensuite l'acte d'accusation:

Dans une tribune sur le populisme publiée le 6 octobre par le quotidien «Frankfurter Allgemeine Zeitung» («FAZ»), Alexander Gauland dénonce une «clique mondialisée qui siège dans les entreprises internationales, les organisations comme l'ONU, dans les médias, les start-up, les universités, les ONG, les fondations, dans les partis et ses appareils et qui parce qu'elle contrôle les informations, donne le la culturellement et politiquement».

«Ses membres vivent presque exclusivement dans les grandes villes (...) et quand ils déménagent de Berlin à Londres ou à Singapour pour changer de travail, ils trouvent partout les mêmes appartements, maisons, restaurants, magasins, écoles privées», poursuit-il, en référence aux élites que l'AfD affirme combattre.

Or le 10 novembre 1933, Hitler s'en prenait devant des ouvriers à Berlin à une «petite clique internationale déracinée qui attise la haine entre les peuples». «Ce sont des gens (...) qui vivent aujourd'hui à Berlin, peuvent se retrouver demain à Bruxelles et après-demain à Paris et ensuite à Prague, ou Vienne ou Londres et qui se sentent partout chez eux», disait-il, visant les Juifs sans les nommer.

La tribune de M. Gauland «colle de près, de manière ostensible (au discours) de Hitler», a jugé l'historien Wolfgang Benz. On a l'impression que «le chef de l'AfD avait posé sur son bureau le texte du discours du Führer de 1933 quand il a rédigé sa tribune pour la «FAZ». «Il modernise la critique à l'égard de la petite clique internationale déracinée qui devient la clique mondialisée pour l'adapter à la langue d'aujourd'hui», a-t-il poursuivi.


Précisons pour situer la posture scientifique de l'accusateur que M. Wolfgang Benz, en fer de lance dans la lutte contre l'islamophobie, proclama en 2010 au sujet du vote contre les minarets en Suisse que les méthodes des "islamophobes du XXIe siècle" et des "antisémites du XIXe siècle" étaient similaires.

Notons ensuite la légèreté de l'acte d'accusation: apparemment, critiquer une "élite mondialisée" est un acte antisémite - alors que même Hitler ne mentionna pas les juifs dans son discours.

Notons enfin que Alexander Gauland a protesté avec vigueur contre ces accusations, ce qui est un peu curieux pour quelqu'un qui aurait voulu rendre hommage à Hitler.

Pour parfaire le dossier d'accusation, un autre historien très politisé s'associa à la démarche, Michael Wolffsohn:

«il est grave que Gauland signale à ses partisans cultivés qu'il connaît les discours et la plume de Hitler et qu'il transpose aujourd'hui sur les adversaires de l'AfD les reproches adressés par Hitler aux Juifs.»


Alors que le parti qu'il préside n'existe que depuis quelques années et rassemble des citoyens de toutes origines - même des juifs - M. Gauland utiliserait des signaux codés que seul lui et les électeurs de l'AfD connaissent... Mais heureusement que des historiens veillent au grain!

Précisons les opinions politiques de M. Wolffsohn, telles que rapportées dans Wikipédia. M. Wolffsohn qualifia dans un article du Hanselblatt la politique d'accueil massif des "réfugiés" initiée par Angela Merkel de "don du ciel" en août 2015. Dans le même article, il s'en prit à la population résidente allemande, qualifiant "d'hystérique et idiote" "la peur des immigrés paisibles à la recherche d'un sanctuaire ou d'une vie meilleure", et leur expulsion "immorale".

Aucun pigiste d'agence de presse ne se sera jamais donné la peine de citer ces éléments de contexte, ni même, probablement, de les chercher.

Hitler est partout!

La reductio ad Hitlerum est un phénomène connu et documenté. Hitler a de nombreuses qualités: il incarne le mal absolu, il est mort donc n'a plus rien à répondre, et le grand public connaît finalement bien peu de détails de son idéologie. Alors ses discours!

Comparer quelqu'un à Hitler dans une discussion est d'autant plus facile que cela permet de mettre l'adversaire sur la défensive - personne ne pouvant décemment prendre l'argument et rester de marbre. Si tout le reste échoue, cela permet au moins de reprendre l'initiative.

Comme l'absence d'argument et l'attaque ad hominem sont deux caractéristiques typiques de la gauche, force est de constater que son emploi est quasiment exclusif à un seul bord de l'échiquier politique.

Bien sûr, c'est une tactique éculée, enfantine même, au point d'être tournée en ridicule par des parodies. Il y a même une chanson sur le sujet.

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Hitler étant dans notre conscience collective l'incarnation du mal absolu, comparer quelqu'un à lui offre un autre avantage, celui de pouvoir tout se permettre. Face à Hitler, aucune hésitation, aucun remord, aucune limite et aucune clémence. On peut frapper Hitler, pour le faire taire par exemple, l'interdire de s'exprimer en public, s'en prendre à sa famille et à ses amis, le faire licencier de son travail pour des motifs politiques, l'éliminer des réseaux sociaux. Peut-être peut-on, devrait-on même, l'abattre comme un chien? Il s'agit de la réincarnation d'Hitler, après tout. Face à ce que le premier Hitler a fait dans le passé, on ne va tout de même pas prendre de risques!

Comparer quelqu'un à Hitler est donc une sentence de déshumanisation absolue, sans présomption d'innocence ni pourvoi en appel. Dans le jargon de la gauche, comparer quelqu'un à Hitler est le langage codé pour dire "détruisez-le" - et certains ne se feront pas prier pour comprendre "tuez-le".

Comparaison à géométrie variable

Supposons donc que le président de l'AfD Alexander Gauland ait paraphrasé Hitler. À moins de lire dans les pensées ou d'attendre d'hypothétiques aveux, rien ne permet de savoir avec certitude si cet acte était volontaire. Disons que dans un cas aussi extrême, la présomption d'innocence ne joue plus: paraphraser Hitler, même involontairement, fait de quelqu'un un monstre, instantanément et définitivement.

Pour les besoins de l'exercice, supposons donc que le président de l'AfD Alexander Gauland soit un monstre.

Mais est-il le seul?

Il suffit de s'intéresser davantage à l'époque nazie et au programme politique d'Hitler - connaître le mal pour mieux le combattre par exemple - pour comprendre que M. Adolf Hitler était un homme de gauche, de façon absolument incontestable. Son parti national-socialiste était bien plus à gauche par son socialisme qu'il était prétendument à droite par le nationalisme.

Et nous pouvons aussi rappeler quelques autres citations de l'individu.

"Je conçois que l'on puisse s'enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens !"

"Quand notre parti ne comptait encore que 7 membres, il exprimait déjà deux principes : premièrement, il voulait être un véritable parti idéologique; deuxièmement, il ne tolérait aucun compromis dans l'exercice du seul et unique pouvoir en Allemagne."

"J’ai beaucoup appris du marxisme […] et je n’ai pas de difficultés à l’admettre."

"[Ma tâche est de] convertir le volk (peuple) allemand au socialisme sans simplement tuer les vieux individualistes."

"Si nous sommes socialistes, alors nous devons forcément être antisémite – et l’opposé, dans ce cas, c’est le Matérialisme et le Mammonisme, auxquels nous cherchons à nous opposer. (...) Comment, en tant que socialiste, ne pouvez-vous pas être antisémite ?"

"[Nous devons] trouver et suivre la route menant de l’individualisme au socialisme sans passer par la révolution."

"Pourquoi avons nous besoins de socialiser les banques et les usines ? Nous devons socialiser les êtres humains."

"Nous sommes socialistes, nous sommes les ennemis du système capitaliste actuel, exploiteur de la faiblesse économique, avec ses salaires injustes, avec son évaluation injuste de la personne humaine en fonction de sa richesse et de son capital plutôt que par sa responsabilité et sa performance, et nous sommes déterminés à détruire ce système par tout les moyens."

"Nous devons être en position d’accomplir ce que le marxisme, le léninisme et le stalinisme n’ont pas réussi à faire."


Pour une analyse plus détaillée de ces citations, voire ici.

Maintenant, quelques questions se posent:

  • Quels hommes politiques modernes paraphrasent le plus Hitler?
  • À quels partis appartiennent-ils?
  • Pourquoi cela ne provoque-t-il aucune indignation?

12 septembre 2018

L'Union Européenne tombe le masque

Les rédactions travaillent d'arrache-pied ce soir pour présenter dans la presse et les médias du lendemain les explications mesurées, raisonnables et parfaitement digestes pour le grand public justifiant la mise au ban de la Hongrie cet après-midi.

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La plupart des journalistes ne cherchent nullement à creuser le sujet. S'ils se donnent la peine d'interviewer des Hongrois, ce dont je doute, ils se limiteront à des membres de l'opposition au gouvernement Orbán ou à des "hommes de la rue" soigneusement sélectionnés. La bouche en cul-de-poule, ils ne cherchent qu'à justifier les exactions de ceux qui exercent sur eux une si étrange fascination depuis Bruxelles, et il est probable qu'ils aient commencé à rédiger leurs articles avant même le vote sanction du Parlement Européen contre la Hongrie.

Ceux qui veulent avoir le point de vue de l'UE n'ont qu'à ouvrir n'importe quel journal, zapper sur n'importe quelle chaîne de télévision, lire n'importe quel éditorial. Ils liront ceci:

Le Parlement européen a dénoncé mercredi la menace "systémique" pesant sur les valeurs de l'UE en Hongrie, et activé une rare procédure qui pourrait à terme conduire à des sanctions contre Budapest.

C'est la première fois que le Parlement européen use de son droit d'initiative pour demander au Conseil (les Etats membres) de se prononcer sur la situation de l’État de droit d'un pays membre.


ue,hongrie,viktor orban,fascisme,manoeuvres politiquesIls liront que tout ceci repose sur le "rapport Judith Sargentini", une écologiste néerlandaise qui établit une longue liste de "préoccupations" portant sur le bafouement des libertés et valeurs prônées par l'UE dans la presse, au sein des universités, contre les minorités, contre les migrants, mais aussi en matière de corruption et d'indépendance de la justice. Ils ne verront nulle part que M. Orbán a déjà répondu à ce rapport à charge, rédigée par une adversaire politique d'extrême-gauche et ses alliés, "des gens qui ne sont pas au clair avec un certain nombre de faits élémentaires" et qui "ont annulé l’envoi d’une délégation en Hongrie." Le Parlement votera donc en fonction d'une enquête partielle et partiale, mais peu importe, car il est très improbable que les eurodéputés se soient donné la peine de lire le rapport. Ils n'auront pas davantage lu le document hongrois de 108 pages détaillant les 37 erreurs factuelles les plus sérieuses dudit rapport.

Ils verront sans doute aussi la belle infographie de l'AFP, qui explique à quel point le processus est progressif, balisé, raisonnable.

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Nous sommes dans un théâtre d'ombres. En coulisses, les dés ont été jetés depuis longtemps. Tout le monde le sait - les eurodéputés, la Commission européenne, les journalistes qui couvrent l'événement, et même Viktor Orbán et son gouvernement. La seule animosité réelle est à l'encontre du chef d'État hongrois qui a l'outrecuidance de dire ouvertement au public, depuis son siège d'accusé, que le procès n'est qu'un simulacre. Les comédiens n'aiment pas qu'on gâche le spectacle au beau milieu de la représentation.

Penser que l'Union Européenne défend un quelconque État de droit est du dernier comique. Le seul État de droit que soutient l'Union Européenne est celui de la soumission totale envers elle et ceux qui la dirigent, comme le trio Merkel-Macron-Junker et la caste de technocrates non-élus qui parle à travers eux.

Comme à son habitude, Nigel Farage résume de façon limpide ce qui vient de se passer et quels sont les enjeux:

Monsieur Orbán il y a, Dieu merci, au moins un dirigeant européen qui est prêt à se tenir debout pour défendre ses principes, sa Nation, sa culture et son peuple. Face à des intimidations aussi extrêmes, Dieu merci, vous êtes là! C'est le moins que je puisse dire. Je suis certain que cela rappellera de mauvais souvenirs aux Hongrois d'un certain âge. Nous sommes face à un simulacre de procès dans lequel une poignée de prétendues entités politiques se lèvent, pointent du doigt et hurlent, prenant plaisir à exprimer leur haine tout l'après-midi. Et le procureur en chef, le Commissaire qui ne provient pas d'un gouvernement élu, a l'impudence de vous donner des leçons de démocratie - "Vous ne savez pas de quoi vous parlez". Le fait que vous ayez au moins 50% des voix dans votre pays et que personne n'ait jamais voté pour Timmermans ou ne puisse le révoquer semble lui avoir échappé. Il vous dit aussi que vous ne sélectionnez pas vos juges de manière correcte et que vous devez changer les choses. Voici un homme qui est l'un des patrons de la Commission européenne et qui nomme Martin Selmays, son poulain, à l'encontre de toutes les lois qui existent ici.

Ce qui se passe en réalité, Monsieur Orbán, c'est la mise à jour de la doctrine Brejnev de la "souveraineté limitée". Il ne sert à rien de prétendre au sein de cette Union que vous êtes indépendant, que vous dirigez vous-même votre pays. L'Article 7 constitue la nouvelle méthode pour adopter ceci. Ils veulent vous retirer le droit de vote. Ils veulent vous supprimer l'accès aux fonds européens. Tout cela parce que vous avez eu l'audace de résister à George Soros, l'homme qui a investi 15 milliards de dollars à travers le monde pour tenter de détruire les États-nations et de se débarrasser des formes traditionnelles de notre démocratie. Et en Hongrie bien sûr, il a dépensé de l'argent pour promouvoir l'immigration illégale dans votre pays. Et vous vous êtes opposé à lui, de manière assez juste, en lui fermant la porte. J'aurais aimé que nous fassions pareil.

Monsieur Orbán, vous persistez à dire que vous souhaitez rester membre de cette Union  européenne. Mais ce n'est pas simplement votre pays qui a été insulté aujourd'hui, vous l'avez été aussi. Il est temps de faire preuve de logique. Rejoignez le club du Brexit, vous allez adorer!


Bien sûr, de nombreuses étapes restent à franchir le long du chemin de "l'article 7" et peut-être ne seront-elles pas toutes franchies au bout du compte ; mais c'est peu probable. Tout le monde y travaille à Bruxelles.

Prenons la mesure de ce qui vient de changer.

L'Union Européenne dévoile ouvertement son mépris des démocraties nationales. Le rapport Judith Sargentini n'est qu'un prétexte qui n'abuse personne. Aujourd'hui, l'Union Européenne vient de condamner un de ses membres pour l'outrecuidance principale de ne pas vouloir être un pays d’immigration - et d'avoir refusé de se soumettre aux diktats des commissaires de Bruxelles. Peu importe que ce refus ait été soutenu par la population hongroise. Elle ne compte pas. S'il y avait une Armée européenne, Jean-Claude Junker mourrait d'envie d'envoyer quelques chars à Budapest.

Le Parti populaire européen (PPE), principale formation politique du Parlement Européen avec 218 eurodéputés, vient de voler en éclats. Il accueillait en son sein le Fidesz de Viktor Orbán. Ce qui tenait lieu de "centre-droit" dans l'hémicycle vient de s'écrouler avec fracas. Divisé, le PPE n'est même pas parvenu à donner des consignes de vote à l'interne, alors que l'accusé était issu de ses propres rangs. Selon la liste des votes, 115 eurodéputés PPE ont voté pour la résolution, 28 se sont abstenus et 57 ont voté contre. Car le PPE est aussi celui de la CDU de la chancelière allemande Angela Merkel, des Républicains en France et du parti chrétien-social de Jean-Claude Juncker. Autant dire que son existence en tant qu'entité politique vient de se terminer, ce qui fera très plaisir à toute la gauche européenne... Jusqu'aux prochaines élections, naturellement.

L'Union Européenne vient de faire un grand pas vers sa dislocation. Malgré leurs racines européennes et leur communauté de valeurs avec les nations occidentales, les Hongrois sont décriés et moqués comme des mercenaires, des profiteurs et des passagers clandestins de l'Union Européenne - des gens qui prennent l'argent des fonds européens et ne "jouent pas le jeu" (entendez, le jeu de la soumission) lorsqu'on exige d'eux, par exemple, d'accepter des quotas de migrants. En Hongrie, ce mépris laissera durablement des traces, d'autant plus que les Hongrois estiment avoir joué leur rôle en défendant les frontières extérieures de l'Union de l'invasion migratoire.

Les autres pays du Groupe de Visegrád bloqueront peut-être le processus - ils ne savent que trop bien qu'ils sont les suivants sur la liste - mais si la démarche arrive à son terme, les Hongrois pourraient prendre l'UE à son propre jeu. À quoi bon rester dans une Union qui n'a à proposer qu'insultes, mépris et asservissement? La question d'une sortie de l'UE pourrait se poser.

L'Union Européenne n'est pas belle aujourd'hui. Elle a montré son vrai visage - vindicatif, haineux, intolérant, déformé par un rictus de mépris. L'UE prétend chasser la corruption chez ses membres alors qu'elle est un havre de corruption. Elle prétend préserver la diversité alors qu'elle écrase la dissidence. Elle prétend corriger la démocratie alors qu'elle n'a rien de démocratique. Il faut être fou pour être séduit par cette organisation.

Comment les élites de la Suisse ont-elles souhaité vouloir entrer là-dedans, et le souhaitent encore?

18 août 2018

L'inexplicable suicide européen

Il suffit de quelques jours de vacances en Europe de l'Est pour prendre la mesure de ce que beaucoup de peuples du Vieux Continent ont perdu.

La Hongrie et la Croatie ne sont pas des sociétés "multiculturelles" dans le sens que ce mot recouvre désormais dans une bonne partie de l'Europe. Il n'y a pas de militaires armés patrouillant dans les rues, parce qu'il n'y en a pas besoin. Il n'y a pas pléthore de miséreux dans les centres-villes, ni de bandes de racailles en maraude, ni de silhouettes noires voilées de pied en cap. Il n'y a pas de sentiment d'insécurité minimisé par des médias partisans, pas d'attentats terroristes réalisés ni déjoués, pas de plots de béton à chaque rue piétonne au cas où, pas de revendications islamistes absurdes à chaque opportunité, accordées avec empressement par une classe politique rivalisant de veulerie. Il n'y a pas de hordes d'envahisseurs venus détruire la société locale en se faisant passer pour des "réfugiés" dans l'hypocrisie générale.

Dans ces contrées, tout n'est pas parfait évidemment, mais la dynamique est positive, l'ambiance est bonne et l'humeur est à l'espoir - une différence notable d'avec l'Europe de l'Ouest où les gens s'enferment à moudre du noir en redoutant, avec raison, que le lendemain soit pire que la veille.

Que ce soit dans la vieille Hongrie ou la jeune Croatie, les habitants sont aussi fiers de leur pays. Au sud-ouest de Budapest se trouve le Lac Balaton, le plus grand lac d'Europe centrale. L'Abbaye bénédictine de Tihany le surplombe. Fondée par le roi András I en 1055, le roi y est enseveli dans une crypte depuis sa mort, en 1060 après Jésus-Christ - plus de deux siècles avant le pacte fondateur de la Suisse primitive. Contempler une sépulture de près de mille ans dans un lieu toujours conforme à l'esprit de son fondateur force le respect. On aimerait pouvoir en dire autant d'autres pays, d'autres pactes. On ne le peut.

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Il suffit de reprendre contact avec l'actualité pour que celle-ci vous gifle, immédiatement. Pas la presse mainstream bien sûr - celle-ci esquive les véritables sujets pour ne laisser, en guise d'information, qu'une coquille vide - mais des vrais sites d'information, de réinformation comme on les présente parfois, comme LesObservateurs.ch. Entre une profession de foi et un billet d'humeur, on y voit surtout des faits divers, innombrables, fragmentaires, les pièces d'un puzzle terrible que seuls les aveugles volontaires les plus acharnés refusent de voir.

Pour ces derniers jours, nous avons la propagande des chemins de fer autrichiens, un "demandeur d'asile" en Allemagne furieux qu'on ne lui accorde pas une BMW à 50'000 euros, un professeur des Pays-Bas qui explique doctement que "les Hollandais doivent s'habituer à devenir une minorité" dans leur propre pays, une musulmane demandeuse d'emploi refusant de serrer la main à un recruteur en Suède (le recruteur sera puni d'une amende), des émeutes raciales coordonnées dans le même pays qui s'est "ouvert à l'autre",  une ex-esclave yézidie qui fuit l'Allemagne après y avoir retrouvé son bourreau de l'État islamique, lui-même réfugié, une famille syrienne qui reçoit gracieusement plus de 5'000 euros mensuels et un appartement de 220 mètres carrés en Allemagne encore, la naturalisation du terroriste islamiste de Westminster au Royaume-Uni, le FMI qui "préconise" 5,5 millions de migrants pour l'Espagne d'ici 2050...

Ces liens, convenablement sourcés et authentifiés, n'ont pas plus d'une semaine. Ils ne couvrent de loin pas l'entier de cette actualité. Il y a des centaines de nouvelles du même acabit, chaque semaine.

Il n'en a pas toujours été ainsi. Il y a quelques années, la différence entre LesObservateurs.ch et 24Heures (les deux plateformes que je consulte d'un peu plus près que les autres puisque mes billets s'y retrouvent) tenait avant tout à l'interprétation de l'actualité ; en d'autres termes, la teneur de l'information partisane qui pouvait, par exemple, émailler une campagne électorale avant une votation. La publication de Tamedia reflétait fidèlement le point de vue officiel, avec ses invités sempiternellement de gauche, ses débats déséquilibrés, ses éditorialistes sentencieux et sa fidélité acquise à l'Union Européenne. Pour compléter son point de vue il fallait alors aller chercher "aux franges de l'empire" les informations politiquement incorrectes, les arguments contradictoires, les réflexions iconoclastes qui n'avaient pas droit de cité ailleurs.

Cette pluralité d'opinion, indispensable à une compréhension adéquate des enjeux, fut peu à peu phagocytée par le traitement de l'invasion migratoire du continent européen. Lancinante depuis des années, elle entra dans sa phase aiguë vers 2015 sous les encouragements d'Angela "Wir schaffen das!" Merkel. Les médias officiels traitèrent l'information aussi servilement que d'habitude, débordant d'enthousiasme et forçant les populations envahies à la compassion avec des ficelles aussi grosses que nécessaire. Pourtant, ils échouèrent à modeler l'opinion publique selon leurs désirs. Aussi cessèrent-ils purement et simplement de traiter le sujet.

Les seules mentions sur l'immigration qu'on verra dans les médias officiels helvétiques sera par exemple pour dire qu'elle est en baisse, mélangeant allègrement le flux (le nombre de nouveaux entrants) et le stock (les populations installées) pour confondre le grand public. Si seulement quelques centaines de milliers d'immigrés clandestins envahissent le continent, au lieu de quelques millions, on annoncera toute honte bue que "l'immigration diminue" en Europe, et pas un mot sur les dizaines de millions qui s'y prélassent déjà en préparant la future guerre civile. Et pour le reste, silence radio. La divergence de vue entre LesObservateurs.ch et 24Heures ne porta plus sur l'analyse de l'information, mais sur son accès tout court. Évidemment, les gens devinaient qu'on leur cachait certaines réalités et n'aimèrent pas cela. Les courbes d'audience s'en ressentirent.

Froidement analysé, le refus d'un média de traiter une actualité idéologiquement déplaisante, fut-ce au prix de son lectorat, s'apparente à un suicide. Un suicide est un geste totalement irrationnel. Le Matin s'en est rendu coupable il y a quelques mois, d'autres publications s'apprêtent à subir le même sort, mais l'irrationalité des médias n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. Des suicides du même genre ont lieu partout dans nos sociétés, à tous les niveaux.

Angela Merkel choisit délibérément de ne pas faire respecter la loi et de laisser des millions de personnes envahir l'Europe en direction de l'Allemagne. Moralité, elle se débat depuis dans les conséquences de sa politique pendant que l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) taille des croupières à son parti. Rien ne l'obligeait à cela. Politiquement, c'est un suicide. D'autres formations politiques font de même ailleurs. Elles lancent leur pays dans une folle trajectoire et se plaignent ensuite d'être chassées du pouvoir par les partis qu'elles haïssent le plus. N'est-ce pas absurde?

Les bien-pensants, les fonctionnaires et les agents des ONG, partout en Europe, souhaitent la bienvenue à des populations musulmanes pour l'essentiel ingérables, inadéquates, revendicatives et agressives. Ils mettent en jeu l'avenir de leurs propres enfants dans des pays dont ils précipitent l'effondrement. Qu'il s'agisse des finances publiques, des politiques de redistribution, des retraites, des assurances sociales, tout part à vau-l'eau, et de plus en plus vite. Et bien entendu les Occidentaux ne font même plus d'enfants, hâtant leur génocide.

Les raisons du suicide européen sont difficiles à cerner, mais le suicide lui-même ne fait aucun doute. C'est comme si toutes les décisions politiques, toutes les alliances, tous les alignements visaient à en finir le plus vite possible.

Lorsque les historiens du futur se pencheront sur les ruines de notre civilisation, ils se poseront certainement des questions quant aux raisons de ce qui est, de toute évidence, un mouvement collectif à l'échelle de l'Europe - un suicide à la fois politique, médiatique, idéologique, économique et culturel. Est-ce un cynique calcul de pouvoir de la part des élites installées? Est-ce la consécration d'un racisme anti-blanc masochiste visant à éliminer la plus grande partie de la civilisation occidentale? Est-ce la dernière pulsion nihiliste de la génération soixante-huitarde avant qu'elle ne s'enfonce dans les limbes? Est-ce la doctrine keynésienne du "à long terme nous sommes tous morts" poussée à son paroxysme? Il y a davantage que l'opportunisme de tous les peuples conquérants entourant l'Europe pour piller le cadavre pendant qu'il est encore chaud. Des forces internes sont à l’œuvre.

Une chose est certaine pourtant, toute l'Europe n'a pas choisi comme un seul homme l'impasse de l'autodestruction. Le futur sera sans pitié pour les peuples de France, de Suède, d'Allemagne, du Royaume-Uni, de Belgique et d'autres pays encore. Demandez ce qui les attend aux Chrétiens du Liban, aux fermiers blancs d'Afrique du Sud ou du Zimbabwe, aux Arméniens de Turquie. Il ne sera pas tendre non plus pour ces peuples faisant dans la mièvrerie et la demi-mesure alors que leur survie est en question. Mais d'autres nations d'Europe ont saisi la nature des enjeux, et se préparent avec habileté et détermination à y faire face. Je n'ai aucun doute dans les capacités de survie de la Hongrie, de la Pologne, et d'autres pays d'Europe de l'Est, quelles que soient les anathèmes lancés par l'ONU ou les manigances de Bruxelles.

Peut-être assistons-nous, à une vitesse accélérée, à la même vague d'effondrement qui emporta l'Empire Romain ; mais si Rome tomba, Constantinople résista pendant encore plusieurs siècles à travers l'Empire Byzantin.

La survie de la civilisation européenne passera forcément par les pays d'Europe de l'Est, ceux de l'Ouest étant sans doute déjà condamnés.

25 juillet 2018

Affaire Benalla: la République dans de sales draps

Depuis le 18 juillet, pas un jour ne passe sans que les médias français ne révèlent de nouveaux éléments sur l'affaire Benalla.

L'affaire Benalla est révélée aux Français par le quotidien Le Monde dans un article qui identifie Alexandre Benalla comme le responsable d'une agression qui a été filmée le premier mai de cette année. En marge d'une manifestation dans le Ve arrondissement de Paris, un homme casqué est filmé en train de molester deux manifestants. La vidéo est rendue publique, mais l'identité de l'auteur des violences est inconnue. Elle ne sera révélée que deux mois et demi plus tard.

Depuis, les révélations s'enchaînent, quotidiennement, au point qu'il est difficile de suivre toutes les ramifications de l'affaire, et de débusquer toutes les folles rumeurs qui s'y greffent. Mais même sans verser dans des polémiques incertaines, les faits exposés au travers de cette affaire sont extrêmement graves.

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Beaucoup contestent cette gravité, M. Benalla le premier, ramenant l'affaire au simple "pétage de plombs" d'un individu lors d'une manifestation face à des communistes toujours très paisibles comme chacun sait. Mais les écarts d'Alexandre Benalla vont beaucoup plus loin. Si on parvient à dépasser le simple fait-divers de la manifestation du premier mai, le scandale révèle la contamination d'un système entier par la pourriture du népotisme, des passe-droits, des privilèges, et, bien entendu, l'Omerta.

Ce sont les membres de la majorité qui en parlent le mieux

Emmanuel Macron était porteur d'un authentique espoir en remportant l'élection présidentielle de 2017, l'espoir d'une politique nouvelle dépassant le cadre du bipartisme. Espoir naïf, diront ses détracteurs, mais espoir tout de même. Entre autres choses, Emmanuel Macron promettait bien entendu d'être irréprochable ; l'affaire Benalla - et son traitement par l'Élysée - montre qu'il s'agissait surtout de communication.

Le scandale Benalla touche jusque dans les rangs de la majorité présidentielle, par exemple par la voix de Paul Molac, député LaREM du Morbihan:

[L'élu s'agace] des réponses du ministre de l'Intérieur qui a principalement renvoyé la faute sur le cabinet d'Emmanuel Macron et sur le Préfet de police de Paris. «Je ne crois pas qu'il puisse ne pas être au courant. Il aurait dû être au courant. Soit il l'a été et ne veut pas le dire, soit il ne l'a pas été et c'est tout à fait anormal», a-t-il cinglé.

Au vu des éléments de l'affaire, Paul Molac estime que «les choses se sont décidées à l'Élysée». «Le Président n'a pas à avoir sa propre organisation, en dehors de la loi, en dehors de tout. Nous sommes dans un état de droit, ce n'est pas comme ça que cela doit marcher», a déploré le député du Morbihan, expliquant que cette affaire lui «rappelle des heures un peu sombres», en citant notamment le SAC, le service d'action civique, sorte de «police parallèle» sous De Gaulle. «Comment peut-on se permettre ce genre de chose? Avoir une sorte de milice parallèle, ce n'est pas du tout l'idée que je me fais de la République», a-t-il souligné.

Le député LaREM en viendrait presque à regretter son engagement auprès d'Emmanuel Macron. «Nous avons fait campagne sur le fait que la politique devait être plus propre, et je m'aperçois que c'est le pire du monde d'avant, donc forcément c'est un peu déstabilisant», a-t-il éludé.(...)


De son côté, la députée LaREM de la Manche, Sonia Krimi dénonce sur RTL une "affaire grave":

«On a été élus pour une exemplarité, une probité, une transparence. Il faut être franc: on a balayé tous ces anciens députés, toutes ces personnes qui faisaient des affaires, des micmacs. On les a balayés parce qu'on [avait] promis cette probité, cette transparence et cette exemplarité, en disant “il n'y aura plus d'affaires”. Là on est un peu loin, oui.»


Quand même des élus LaREM sont capables de dépasser la mauvaise foi partisane pour admettre qu'il y a un problème, c'est qu'il y a vraiment un problème. En fait, il y en a deux: les exceptions de la République, sur lesquelles se concentrent l'essentiel des médias, et l'infiltration de celle-ci par des racailles proches des milieux islamistes.

Les exceptions de la République

Reconnaissons-le, la Ve République Française a été fondée par un militaire qui était le premier à ne pas souhaiter se plier aux règles qu'il imposait aux autres. Il y avait clairement le vulgum pecus d'un côté et la glorieuse Administration Publique de l'autre, une galaxie d'agents et de fonctionnaires tous prétendument au service du public, mais surtout hors de sa juridiction. La France inventa même le Droit administratif, c'est-à-dire une longue liste des privilèges que s'octroie l'Administration, pour ancrer cette réalité dans le système juridique.

Cet état d'esprit infusa évidemment à l'intérieur de l'Administration elle-même, où selon leur rang et leurs amitiés, des hauts fonctionnaires s'affranchirent progressivement même de ses règles internes. Il était entendu d'une part que la seule véritable loi était la proximité avec le pouvoir politique suprême - une façon de faire lancée avec succès par Mitterrand - et d'autre part qu'il était hors de propos, dans quelques circonstances que ce soit, de laver du linge sale en public. Le trafic de privilèges et le respect de la loi du silence devinrent les deux règles d'une carrière réussie au sein de l'État français.

La longue liste d'avantages dont bénéficiait Alexandre Benalla est presque un inventaire de tout ce qu'un ambitieux sans scrupule ni honnêteté peut retirer du système. Un homme au faux CV et aux accointances troubles promu lieutenant-colonel de réserve, grand ordonnateur de la garde rapprochée du président de la République, nommé spécialiste expert sur la fonction protection. À 27 ans et au seul bénéfice de sa proximité avec le Président Macron, il reçoit un appartement de fonction au palais de l'Alma, un immeuble classé sur les bords de Seine. Il a une voiture de fonction avec chauffeur et un salaire mensuel de plus de 7'000 euros. Il reçoit un badge d'accès de haut niveau à l'Assemblée nationale, une accréditation secret défense, un permis de port d'armes qui lui a toujours été refusé avant qu'il ne côtoie l'Élysée. Avec les bons contacts, tout devient possible...

Le jour funeste où un militant de La France insoumise, Taha Bouhafs, ruine sa carrière en filmant ses exactions, Alexandre Benalla disposait d'un casque de police, d'un brassard, et d'une foule d'autres avantages. Que répond M. Benalla? Se reposant sur ses études (avortées) en Droit, qu'il n'a fait qu'appliquer l'article 73 du Code Pénal. Une interprétation audacieuse, dirons-nous poliment, qui ne tiendrait pas debout cinq minutes au vu des faits reprochés face à des juges impartiaux ; mais Benalla n'en a cure. Les collaborateurs d'Emmanuel Macron osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît.

Bien entendu, ne sachant gérer correctement une crise politique d'une telle ampleur et ne souhaitant en aucun cas réformer le système, l'Élysée s'embourbe. Les responsables du gouvernement et le Président tentent de rattraper ce qu'ils peuvent, essayent d'appliquer les vieilles méthodes d'écran de fumée et de langue de bois à l'intention de journalistes complices ; mais les gens ne sont plus dupes.

L'affaire Benalla a déversé un tombereau de magouilles, d'impunité et d'abus de pouvoir aux plus hauts niveaux de l'État dans l'actualité, et le flot de révélations n'est probablement pas terminé.

L'infiltration de la République par des racailles proches des milieux islamistes

"Incontrôlables, violents, intouchables : les 7 racailles de l’Elysée" - voilà le titre d'un article de Valeurs Actuelles du 20 juillet de cette année, dont la lecture fait froid dans le dos. Le travail fouillé des journalistes n'a pas pu commencer avec les révélations du Monde deux jours plus tôt, il ne s'agit donc pas de l'exploitation d'un filon qui vient juste de se révéler.

Au moment du passage à tabac, le voyou présidentiel était accompagné d’un autre homme, Vincent Crase, employé de La République en marche et parfois mobilisé par l’Elysée, qui lui a infligé la même sanction dérisoire avant de mettre fin à leur collaboration. Son acolyte est toujours aujourd’hui salarié du parti de la majorité. Encore présent dans le bus des Bleus, lors de la parade sur les Champs-Élysées, Alexandre Benalla « n’a tapé personne », a ironisé le président de la Fédération française de football Noël Le Graët. (...)

Dans le gang des gros bras, Emmanuel Macron a aussi compté dans son entourage un certain Makao, passé des ors de la République au canapé de… Jawad Bendaoud, hébergeur des terroristes du 13 Novembre. Dans une vidéo, diffusée sur Snapchat, en juin, le colosse de 2,13 mètres joue au jeu vidéo FIFA avec « le logeur de Daech ». Ce garde du corps, qui escortait l’impétrant d’En Marche, était même invité à l’Elysée et posait tout sourire avec son « chef », deux jours... avant la soirée pyjama. Une proximité inquiétante que la présidence a toujours refusé de commenter.

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Au cours de la campagne, le candidat Macron n’avait pas en revanche hésité à défendre (en off tout de même) une autre racaille, le sulfureux référent En Marche du Val-d’Oise Mohamed Saou (« Je n’ai jamais été et je ne serai jamais Charlie »), soutien du régime d’Erdogan, versé dans le complotisme et fan de l’islamiste [Collectif contre l'islamophobie en France, CCIF]. « Il a fait quelques trucs radicaux, c’est ça qui est compliqué, mais c’est un type bien Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré ! », l’avait ainsi excusé Emmanuel Macron, saluant même son « travail remarquable ». Lui aussi, suspendu, avait été discrètement réintégré. « Où est le problème ? Il a le droit de ne pas être Charlie », avait justifié à l'époque un conseiller de l’Élysée auprès de Valeurs actuelles.

Dans un autre genre, le président du nouveau monde s’est aussi rapproché de l'humoriste controversé Yassine Belattar. Accusé en décembre par Marianne d'entretenir « le déni de l'islamisme comme le discours sur “les Blancs” et les autres », ce dernier était allé chercher du réconfort auprès du chef de l’État et avait envoyé le SMS suivant à son « frère » Macron : « Visiblement, c’est une nouvelle guerre que lance ce journal, je suis au fond du trou. » Réponse du locataire de l’Elysée : « T’obsède pas. Continue. Les critiques suivent le talent. »

Jugez plutôt : le comique a comparé Thierry Ardisson à un nazi, menacé le père d’un soldat tué par Mohamed Merah, affirmé que « ces hommes blancs de plus de 60 ans sont peut-être la clé du problème » et animé un gala de soutien au CCIF. Interpellé et placé en garde à vue, en février dernier, après avoir insulté un policier, en marge d’un déplacement d’Emmanuel Macron, il sera pourtant récompensé pour l’ensemble de son œuvre en intégrant quelques semaines plus tard le conseil présidentiel des villes, lancé en faveur des « quartiers populaires » par le chef de l’Etat, avant d’être reçu, lui aussi, en réunion à l’Elysée...


L'Entrisme est pratiqué depuis longtemps par bien d'autres que les Trotskystes originels, et la victoire surprise de Macron a donné un beau cheval gagnant à toute une galaxie d'opportunistes, certains proches des milieux radicaux islamistes. Ils sont bien récompensés en retour. La fidélité au clan, la naïveté et l'aveuglement du Président Macron auront permis à ces gens d'accéder comme jamais aux plus hauts sommets de l'État. Associé aux passe-droits dont ce monde est coutumier, le mélange est explosif.

10 juillet 2018

Theresa May dans la tourmente

La démission surprise de deux poids lourds du gouvernement de Theresa May lève le voile sur la stratégie de Brexit mise en place par le Premier Ministre britannique.

theresa may,brexit,manoeuvres politiques,ue,royaume-uniLes médias ont déjà choisi de surnommer le 9 juillet "la nuit des longs couteaux". La démission de deux des principaux ministres de Theresa May, Boris Johnson et David Davis, sonne évidemment comme une défaite pour son gouvernement - une rupture à l'intérieur du camp conservateur entre les pro-Brexit d'un côté et les anti-Brexit de l'autre, alors qu'il est déjà minoritaire et ne se maintient au pouvoir qu'à la faveur d'une alliance fragile.

La rupture vient du "soft Brexit" choisi par la politicienne et présenté aux membres de son gouvernement - ou, plus exactement, imposé à ces derniers. Ce soft Brexit fut présenté à Chequers, la demeure secondaire officielle de la cheffe du gouvernement lors du Conseil des ministres de vendredi. Theresa May y affirma alors que le temps de l'unité était venu et que toute contestation publique exprimée par n'importe quel ministre serait interdite, sous peine de voir le fautif limogé.

La réaction du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, estimant avec son franc-parler habituel que défendre cet accord revenait à "vouloir polir un étron", laissa entendre que la rupture était consommée. Pourtant, ce fut David Davis qui lui brûla la politesse en envoyant sa lettre de démission dimanche à minuit moins le quart. Boris Johnson lui emboîta le pas lundi.

Pourquoi des réactions aussi brutales à moins d'un an du Brexit? Pour le comprendre, il suffit de lire la lettre de démission de M. Johnson, dont voici une traduction avec quelques passages mis en exergue.

Chère Theresa,

Cela fait plus de deux ans que les Britanniques ont voté pour quitter l'Union européenne avec la promesse non équivoque et catégorique que s'ils le faisaient, ils reprendraient le contrôle de leur démocratie.

On leur a dit qu'ils seraient en mesure de gérer leur propre politique d'immigration, de rapatrier les sommes d'argent britanniques actuellement dépensées par l'UE et, surtout, qu'ils seraient en mesure d'adopter des lois de manière indépendante et dans l'intérêt des citoyens de ce pays.

Le Brexit devrait reposer sur l'opportunité et l'espoir. Il devrait être une chance de faire les choses différemment, d'être plus agiles et dynamiques, et de mettre en valeur les avantages particuliers du Royaume-Uni en tant qu'économie mondiale ouverte et tournée vers l'extérieur.

Ce rêve est en train de mourir, étouffé par un manque de confiance en soi.

Nous avons remis à plus tard des décisions cruciales - y compris les préparatifs d'une absence d'accord, comme je l'ai dit dans ma lettre de novembre dernier - avec pour résultat que nous semblons nous diriger vers un demi-Brexit avec de grandes parties de l'économie toujours enfermées dans le système de l'UE, mais sans contrôle britannique sur ce système. (...)

theresa may,brexit,manoeuvres politiques,ue,royaume-uni[Le gouvernement britannique] a passé des décennies à s'opposer à telle ou telle directive de l'UE au motif qu'elle était trop lourde ou mal pensée. Nous sommes maintenant dans la position ridicule d'affirmer que nous devons accepter d'énormes quantités de telles lois de l'UE, sans en changer un iota, parce qu'elles seraient essentielles à notre santé économique - et sans n'avoir plus aucune possibilité d'influencer la façon dont elles sont conçues.

À cet égard, nous nous apprêtons vraiment à prendre le statut d'une colonie - et beaucoup auront du mal à voir les avantages économiques ou politiques de cet arrangement particulier. (...)

Ce qui est encore plus dérangeant est qu'il s'agit de notre offre initiale. C'est déjà ainsi que nous voyons l'état final du Royaume-Uni - avant même que l'autre partie ne fasse de contre-offre. C'est comme si nous envoyions notre avant-garde au combat en lui faisant brandir des drapeaux blancs. (...) Comme je l'ai dit [vendredi], le gouvernement a maintenant une chanson à chanter. Le problème est que j'ai répété les paroles au cours du week-end et il se trouve que les mots me restent au fond de la gorge.

Nous devons avoir une responsabilité collective. Comme je ne peux pas, en toute conscience, défendre ces propositions, j'en ai malheureusement conclu qu'il me fallait partir. (...)


Comme à son habitude, Boris Johnson est parfaitement limpide. Comme d'autres députés pro-Brexit, il estime non seulement que ce soft Brexit n'est pas dans l'intérêt économique ni politique du Royaume-Uni, mais également qu'il trahit le résultat du référendum où 51,89 % des citoyens décidèrent de couper les ponts avec l'Union Européenne.

Le soft Brexit est une contradiction dans les termes. Pourquoi quitter l'Union Européenne si c'est pour continuer de payer pour elle, d'être soumis à ses règlements absurdes, à la libre circulation des capitaux, des marchandises, des services et des personnes, de ne pouvoir signer d'accords commerciaux avec des pays tiers - tout en ne faisant plus partie des processus de décision? L'idée de ce plan serait-elle de mettre les Anglais dans une situation de Brexit telle qu'ils décident finalement de rester dans l'UE, estimant que serait encore la voie du moindre mal? Pareille perspective s'inscrirait contre tous les principes démocratiques censés diriger la vie politique au Royaume-Uni, mais dans cet imbroglio tout est possible. N'oublions pas que Theresa May avait fait campagne contre le Brexit, entachant à jamais son intégrité de négociatrice au nom de son pays.

Les journalistes sont prompts à prêter d'inavouables visées électoralistes à MM. Johnson ou Davis. Ces pronostics sont prématurés. Le gouvernement May est dans la tourmente, mais pas encore menacé d'effondrement:

Les statuts du parti conservateur réclament un minimum de 48 députés pour déclencher un tel vote. Il faudrait ensuite qu'au moins 159 députés conservateurs (sur 316) se prononcent contre elle pour faire tomber la cheffe du gouvernement. (...) Mais dans les faits, on est encore loin d'une telle issue. "Malgré le brouhaha, l'arithmétique au Parlement n'a pas changé. Pour l'instant, les Brexiters purs et durs ne sont pas assez nombreux pour chasser May du pouvoir et ne peuvent pas imposer leur version préférée du Brexit à la Chambre des communes", soulignait mardi le site Politico.


Une surprise n'est bien sûr jamais exclue, mais le problème est moins dans la stabilité du pouvoir de Theresa May que dans la survie du parti conservateur, déjà étrillé lors des dernières élections alors que les électeurs se lassent de lui faire confiance pour de bien maigres résultats.

Suivant leur précédent leader David Cameron, la plupart des élus conservateurs se sont opposés au Brexit, affichant au final leur rupture avec la base du parti et la majorité du peuple britannique. Cette fracture entre la base et les élites épuise le peuple anglais, qui estimait dans un sondage effectué la semaine dernière, donc avant les démissions évoquées ici, que le Brexit se passait "mal" ou "très mal" à 64%, et à 68% que le gouvernement de Londres était à blâmer pour cette situation - bien loin des 37% allouant la responsabilité à l'UE, aux politiciens pro- ou anti- Brexit, ou aux médias.

Les atermoiements stratégiques de Theresa May, la valse-hésitation sur la conduite à tenir face à Bruxelles et les divisions internes du gouvernement laissent présager du pire pour le au camp conservateur - pendant qu'avec le soft Brexit, au lieu d'indépendance, le Royaume-Uni s'apprête résolument à n'être qu'un vassal de l'Union Européenne.

07 juillet 2018

Bébé décapité en public en Allemagne

L'histoire remonte au mois d'avril, mais la vérité n'émerge que maintenant.

Allemagne – Jeudi, sur le quai du RER de la gare Jungfernstieg à Hambourg, Mourtala M., un « réfugié » nigérien, a mortellement poignardé son épouse, une Allemande de 34 ans, et leur enfant âgé d’un an à peine.

Cet immigré africain serait arrivé en Allemagne en 2013, après avoir débarqué à Lampedusa. Il avait été accueilli dans l’église Saint-Paul de Hambourg où l’on suit à la lettre les directives immigrationnistes du pape François.

L’immigré infanticide a été arrêté par la police et incarcéré.

 
Voilà comment l'information fut présentée en France. Elle fut aussi transmise en Suisse, en Inde, au Pakistan, en Afrique du Sud et naturellement aux États-Unis. En Français, seule une publication moins "mainstream" se permit de rentrer dans quelques détails du mode opératoire:

Jeudi 12 avril à Hambourg en Allemagne. Plusieurs dizaines de passagers attendent leur train à Jungfernstieg, une station de métro du centre-ville, quand soudain vers 10h30, une scène d’horreur se déroule sous leurs yeux. Un homme d’une trentaine d’années s’approche d’une mère de famille et de sa fille de 1 an. Il sort un énorme couteau de cuisine puis les poignarde toutes les deux. Sauvagement.

La police et les pompiers arrivent sur place très rapidement. Pour la petite fille, hélas, il est déjà trop tard. Elle succombe à ses blessures sur le quai de la gare. La mère, quant à elle, parvient à être réanimée mais elle mourra finalement à l’hôpital…

“Il les a clairement visées et ne leur a laissé aucune chance”, précise aujourd’hui Timo Zill, porte-parole de la police de Hambourg. D’après les déclarations de cet officier, le tueur, originaire du Niger en Afrique, était l’ex-mari de la jeune femme, une allemande de 34 ans. Il était aussi le père de l’enfant. (...)


Quelques termes manquent de ces descriptions:

  • "Bébé". Les médias préfèrent pudiquement évoquer un "enfant âgé d'un an" pour diminuer la perception d'horreur par le public, mais on parle d'une fille de un an, c'est-à-dire d'un bébé.
  • "Décapitation". Parce que l'assassin a bel et bien décapité l'enfant et ne l'a pas seulement poignardé.

Nous le savons à travers des témoignages concordants et parce que désormais des images du crime, commis en plein jour et en pleine foule, circulent. Un citoyen ghanéen, Daniel J., chanteur de gospel dans une église évangélique de Hambourg présent sur le quai à ce moment-là eut la présence d'esprit de filmer. Je vous déconseille d'aller voir.

Mourtala Madou, immigrant illégal du Niger âgé de 33 ans, n'a laissé aucune chance à son ex-petite amie, Sandra P, et leur fille Miriam âgée d'un an. Les médias ne rapportent pas que le premier enfant de la victime, âgé de 3 ans, était lui aussi sur les lieux et vit sa mère et sa sœur assassinées juste devant lui. Ils précisent pudiquement que les coups de couteau étaient "précis". L'assassin a commencé par s'enfuir de la scène de crime ; il n'appela la police pour se rendre que plus tard. Il aurait agi "par colère et esprit de revanche" car une cour de justice lui aurait dénié la veille la garde jointe de sa fille.

En réalité, Madou aurait menacé de s'en prendre à Sandra P. et au bébé depuis des mois. Un inspecteur expliqua aux journalistes que la police avait lancé une enquête mais avait conclu que les "menaces n'étaient pas crédibles" et abandonna les charges. Un an et demi plus tôt, en Octobre 2017, un juge mit fin à une ordonnance restrictive que Sandra P. avait obtenue deux mois auparavant en estimant qu'il ne voyait "aucune preuve" que Madou la menaçait. C'est en même temps que les menaces de Madou se firent plus précises et qu'il annonça clairement: "je vais tuer notre fille, et après ce sera ton tour!"

Or, et c'est là que les choses deviennent instructives, les autorités allemandes font de gros efforts pour supprimer toute trace de cette vidéo du témoin et tous les articles qui l'évoquent, ou qui évoquent le crime lui-même.allemagne,immigration,islam,violence

Voilà pourquoi de nombreux liens fournis dans ce billet pointent vers des archives plutôt que les sites eux-mêmes, où l'information est rapidement purgée. On ne s'étonnera pas que les autorités allemandes essayent de taire la vérité, comme en Suisse d'ailleurs, mais les moyens déployés pour atteindre l'objectif montrent les priorités des pouvoirs publics:

Heinrich Kordewiner, un blogueur de Hambourg qui découvrit la vidéo de Daniel J. sur sa page Facebook, la mit en ligne sur YouTube. Quelques jours plus tard, une équipe d'inspecteurs et d'officier de la cyber-police de Hambourg arriva à l'appartement de Kordewiner avec un mandat de perquisition. Les agents confisquèrent son ordinateur, son téléphone mobile et d'autres appareils électroniques, dans le but avoué de trouver des "preuves" de son "crime". Celui dont il était et dont il est toujours accusé: avoir mis en ligne la vidéo.

Kordewiner et son colocataire racontèrent le raid à Gatestone, qui eut lieu à 6h45 du matin. Alors qu'ils refusèrent d'ouvrir la porte, la police l'enfonça - et lança ses recherches jusque dans la chambre du colocataire, qui n'était même pas concerné par le mandat de perquisition. "L'officier de police dit qu'il pouvaient aussi chercher des cartes SD", raconte le colocataire. "Alors qu'il renversait mes livres des étagères, il sous-entendit qu'il avait le droit de mettre sens dessus dessous l'appartement tout entier. Il m'intima de rester tranquille."


Comme toujours et partout dans les affaires de censure, celle-ci finit par avoir un effet complètement opposé à son objectif initial.

Kordewiner fut mis en accusation pour avoir "envahi la sphère privée" de la victime de l'assassin, en vertu du paragraphe 201a du code pénal allemand, voté en 2015. La législation de censure d'Internet fut poussée par le Ministre de la Justice d'alors, le social-démocrate Heiko Maas - aujourd'hui Ministre des Affaires Étrangères dans le gouvernement Merkel - soi-disant au nom de la protection des victimes d'accident de la route contre d'éventuels voyeurs.

Même alors, la loi controversée fut longuement débattue en 2014 et dénoncée par des associations de journalistes comme mettant en danger la liberté de la presse. Le raid contre Kordewiner fut justifié par une "atteinte à la vie privée" mais cet angle d'attaque est extrêmement faible. Seul le pied de la victime peut être aperçu dans la vidéo, et seulement pendant un bref instant. Comme le quotidien Hamburger Abendblatt le fit remarquer, la prise de vue est "floue, prise à distance et ne permet pas l'identification de qui que ce soit." Pendant ce temps, le journal Die Welt mit en ligne une vidéo montrant un gros plan du corps de la victime - sans rencontrer la moindre réaction des pouvoirs publics. La seule différence entre les deux vidéos est l'évocation d'une décapitation en commentaire sur celle de Daniel J.

De ce point de vue, la prétendue "atteinte à la vie privée" résonne comme un prétexte.

Les pouvoirs publics allemands font de leur mieux pour cacher la décapitation du bébé au grand public. La procureure d'État Nana Frombach évoque une simple "rumeur". Tout au plus admit-elle que le bébé avait subi "de graves blessures au cou". Nana Frombach dépend de l'autorité du gouvernement de Hambourg, une coalition d'écologistes alliés à des socio-démocrates. Le Ministre de la Justice local, Till Steffen, est membre des Verts. En 2016, il empêcha la police de diffuser des photos d'Anis Amri, conducteur responsable de l'attentat au camion de Berlin, alors qu'il était en fuite, craignant que la diffusion des images du suspect n'alimente des "réactions racistes."

Malheureusement pour ces gens, le récit de ce qui s'est passé est dans un document officiel public - le mandat de perquisition utilisé pour forcer et fouiller l'appartement d'Heinrich Kordewiner. Le document, dont Kordewiner reçut une copie, mentionne que Madou "voulait punir la mère de l'enfant" et "faire respecter ses prétentions de pouvoir et de possession." Avec "l'intention de tuer", Madou prit "soudainement" un couteau du sac-à-dos qu'il transportait, puis "poignarda l'enfant dans le ventre et ensuite trancha presque entièrement son cou." Et depuis quelques jours, cette affaire - qui remonte à avril de cette année - est en train de devenir virale.

Pourquoi ne pas mentionner la décapitation? Chacun aura sa propre idée des raisons de cette censure. Mais il est clair que les autorités allemandes disposent désormais d'un vaste arsenal de mesures juridiques pour empêcher toute diffusion d'une vérité dérangeante et n'hésitent pas à s'en servir - au point que certains se demandent s'il est encore possible de rendre compte correctement du prochain attentat islamiste commis en Allemagne. Comment publier la moindre image des victimes, même impossibles à identifier, si ces diffusions suffisent à constituer autant "d'atteintes à la vie privée" ?

Pour le quotidien régional Hamburger Abendblatt, ce double meurtre est un crime passionnel qui n'a pas le moindre intérêt particulier pour le grand public.

Dans la future Allemagne radieuse d'Angela Wir schaffen das! Merkel, il ne faudra pas longtemps avant que les témoins d'une décapitation publique ne soient tous déportés, hurlants, dans les geôles du Ministère de l'Amour de 1984.