12 novembre 2019

De l'inquiétante pédophilie des élites

Le suicide apparent du milliardaire pédophile dans la cellule d'une prison de New-York convainc de moins en moins. Jeffrey Epstein avait été retiré sans raison d'une cellule anti-suicide et transféré dans une cellule normale, où il résidait seul, pour des raisons encore non éclaircies. Alors que son moral était "bon", il y mourut officiellement en se pendant avec sa literie.

Epstein n'en finit pas de mourir...

Les caméras de surveillance opportunément en pannes, les hurlements rapportés par les locataires des cellules voisines la nuit de l'apparent suicide, les gardiens de prison censés faire des rondes toutes les demi-heures mais endormis pendant trois heures fatidiques et falsifiant des rapports tout en se montrant peu coopératifs avec les chargés de l'enquête, ne sont que de malheureuses coïncidences. Tiens, comme la photo du syndicat des gardiens posant avec Hillary Clinton.

L'examen du cadavre de M. Epstein par la médecin légiste Barbara Sampson révéla une brisure de l’os hyoïde (sous l’attache de la langue, seul os sans articulation avec un autre), typique d'une strangulation et non d'une pendaison - mais elle conclut à un suicide malgré tout. La légiste fut désavouée en direct à la télévision par une "légende" de la médecine légale, le Dr. Michael Baden, ancien légiste du centre médical de New York. L'expert de 85 ans qui examina pas moins de 20'000 cadavres lors de ses cinquante ans de carrière arriva à des conclusions opposées, notant, outre les fractures de cartilage de part et d'autre du larynx, d'autres détails comme ses yeux exorbités et injectés de sang. Ces éléments liés à la pression exercée sur le cou de la victime correspondent bien plus à un étranglement effectué par un tiers.

Le frère d'Epstein s'interrogea quant à lui sur la présence de marques sur ses bras, témoignage probable d'une lutte. Barbara Sampson rétorqua que c'était bien un suicide parce que... Parce qu'il le fallait bien, comprenez-vous.

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Le mème "Epstein didn't kill himself" se répand comme une traînée de poudre.
Ici, à la fin d'un concert à Orlando.

...Et Hillary Clinton plaisante (mais ne devrait pas)

Nous ne saurons probablement jamais la vérité ; mais ne pas croire au suicide de Jeffrey Epstein revient à être un nazi, minimum, puisque seul un nazi refuserait de croire en la Vérité Officielle.

Bien qu'elle n'emploie pas ces termes-là, c'est à peu près la ligne de défense d'Hillary Clinton lorsqu'un journaliste de divertissement, Trevor Noah, lui demanda de but en blanc "Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein?" dans son émission.

Trevor Noah - Je dois vous poser une question qui me taraude depuis un moment: Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein? (rires dans le public. Noah continue) Parce que vous n'êtes pas au pouvoir, mais vous avez tous les pouvoirs. J'ai vraiment besoin de comprendre comment vous parvenez à faire ce que vous faites, parce que vous semblez être derrière tout ce qui est néfaste, et cependant vous n'utilisez pas ce don pour devenir Présidente. (Après un silence) Franchement, qu'est-ce que ça fait d'être le croquemitaine de la droite?

Hillary Clinton - Cela me surprend constamment. Parce que les choses qu'ils disent, et maintenant que ça se retrouve en ligne c'est encore pire, sont tellement ridicules qu'elles sont au-delà de ce que je parviens à imaginer. Et malgré tout ils persistent tant à lancer ces idées et ces théories complètement dingues... Honnêtement, je ne sais pas ce que j'ai jamais fait qui puisse les irriter autant.


C'est bien enlevé. Hillary Clinton récite avec une belle assurance un script écrit de concert avec le commentateur (en fait le sujet aurait été abordé à la demande d'Hillary Clinton elle-même). Mais derrière le rideau de fumée cette séquence sous-entend malgré tout que Mme Clinton aurait des raisons personnelles de chercher à faire disparaître Jeffrey Epstein, et il y en a.

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Un des rares clichés de Jeffrey Epstein et Bill Clinton, malgré une amitié vieille de vingt-cinq ans.

Rappelons brièvement que selon les carnets de vol du Lolita Express, selon le surnom du Boeing privé du milliardaire qui servait de maison close volante avec son lit double et ses jeunes filles à disposition des invités, Bill Clinton fut à bord pas moins de 26 fois. Hillary Clinton fut aussi à bord au moins six fois. En 2008, une des accusatrices d'Epstein affirma avoir été utilisée comme esclave sexuelle sur l'île de Petit Saint-James des années plus tôt et d'avoir vu Bill Clinton là-bas, encore Président, lors d’une fête donnée en son honneur avant son départ de la Maison-Blanche.

Bill Clinton avait une relation si amicale avec le pédophile que celui-ci lui dédia un tableau bizarre, rappel de l'affaire Lewinski. Si le tableau ne fut pas créé sur demande par Epstein, il était bel et bien accroché dans l'entrée de sa propriété new-yorkaise, tirant sourires et remarques sarcastiques des nombreux invités du milliardaire.

Rappelons également qu'en 2013 Hillary Clinton fit clore une enquête sur la pédophilie au sein du Département d'État qu'elle dirigeait alors.

Les curieuses priorités rédactionnelles d'ABC News

Pourquoi ne parle-t-on d'Epstein que maintenant? À cause de sa nouvelle arrestation, puis de son suicide, bien entendu. Mais la vérité a déjà tenté de sortir.

Une vidéo explosive sur ABC News dévoilée par Project Veritas révèle que le grand média d'information américain disposait d'informations sur le réseau pédophile de Jeffrey Epstein depuis 2016, dont et y compris ses relations avec des grands noms de la bonne société.

(Project Veritas est un groupe d'activistes dévoilant à travers des confessions de lanceurs d'alertes et des caméras cachées le biais idéologique des médias et des réseaux sociaux. Autant dire qu'ils sont donc catalogués "nazis" par ces derniers, au minimum.)

Une ex-employée d'ABC News, Amy Robach, co-présentatrice du show Good Morning America et du journal, se confia "en off" à un réalisateur qui transmis la vidéo à Project Veritas. Dans ce monologue elle ressasse comment un témoin vint à elle des années plus tôt avec des informations liées à Epstein, mais que le réseau ABC News, entre les mains de Disney, refusa de diffuser le moindre matériau sur cette affaire pendant des années.

Robach exprime sa frustration à la façon dont ABC a tué cette affaire dans l’œuf:

"J'ai eu cette interview avec Virginia Roberts (maintenant Virginia Guiffre, une victime supposée d'Epstein). On ne va pas la diffuser. D'abord, en premier, on m'a répondu - Qui est ce Jeffrey Epstein. Personne ne sait qui c'est. C'est une histoire stupide. [Et ensuite] Le Palais [de Buckingham !] a su que nous avions ses allégations au sujet du Prince Andrew [un autre "bon ami" d'Epstein] et nous a menacé d'un million de façons différentes."


La victime s'était cachée pendant douze ans. "Elle avait des photos. Elle avait toutes les preuves." "C'était incroyable... Nous avions (Bill) Clinton, nous avions tout..." "Et maintenant les informations sortent... Alors que j'avais tout entre les mains."

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Amy Robach brise l'Omertà.

On peut comprendre la frustration de la journaliste à n'avoir pu dévoiler ce qui aurait été le plus grand succès de sa carrière.

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Le Prince Andrew, la victime Virginia Guiffre, 17 ans au moment des faits, et une des proxénètes d'Epstein, Ghislaine Maxwell, en fuite aujourd'hui

Pourquoi ABC News refusa de diffuser le dossier explosif dont disposait sa journaliste vedette? Face au incroyables révélations opérées par Project Veritas, la chaîne se fendit d'une rapide réponse taillée en langue de bois expliquant qu'à l'époque ce dossier "n'atteignait pas les standards de qualité que la chaîne attendait."

La même chaîne ABC qui diffusa en boucle les allégations grotesques de Christine Blasey-Ford accusant sans la moindre preuve le candidat à la cour suprême Brett Kavanaugh d'avoir été un violeur en série alors qu'il était encore mineur? La même chaîne qui détourna récemment la vidéo d'une explosion dans un stand de tir du Kentucky pour le faire passer pour un bombardement en Syrie ? Et ces gens osent parler de "standards de qualité" ?

Une histoire qui remonte à trois ans n'a rien d'anodin. Rappelons le timing: en 2016, les Américains étaient en pleine campagne présidentielle entre Hillary Clinton et Donald Trump. Faire éclater un nouveau scandale sexuel sur Bill Clinton à ce stade aurait immanquablement coulé la candidature d'Hillary. On peut donc justifier la décision de la rédaction d'ABC News par la volonté de protéger la candidate démocrate.

Mais il y n'y a pas que cela. ABC est possédée par Disney, vous vous rappelez ? La compagnie qui fait tant pour les enfants, et qui s'est elle-même retrouvée impliquée dans des scandales de pédophilie... Une "culture d'entreprise" atteignant jusqu'au sommet de l'édifice, si je puis dire. La volonté de la rédaction de ne pas diffuser la moindre information compromettante sur Epstein et donc Clinton aurait pu être motivée par autre chose que des intérêts politiques - des intérêts liés à la pédophilie elle-même.

Parmi ses bonnes relations, Jeffrey Epstein avait beaucoup de journalistes de renom.

Des pédophiles partout

Plus on cherche, plus on en trouve.

Il y a le réseau d'Epstein. Il y a le réseau de John Podesta, cheville du Parti Démocrate américain et ancien conseiller de Barack Obama. Il y a Cohn-Bendit ou des membres de la famille royale anglaise en Europe. Il y a ce politicien démocrate Joe Morrissey, pédophile condamné, sorti de prison en 2015 pour avoir couché avec sa secrétaire mineure, qui vient d'être élu Sénateur de Virginie avec 64% des votes. Comme quoi en Amérique on peut être pédophile et populaire! C'est le Rêve Américain!

Mais il y a aussi, et surtout, Hillary Clinton, on en revient toujours à elle.

En 2016, au cours d'une perquisition pour une affaire de mœurs, le département de police de New York (NYPD) s'empara d'un ordinateur portable appartement à Anthony Weiner, un politicien démocrate à tendances pédophiles et accessoirement mari de Huma Abedin, proche collaboratrice d'Hillary Clinton depuis vingt ans. Sur cet ordinateurs, les enquêteurs découvrirent plus de 500'000 e-mails appartenant à Hillary Clinton, Huma Abedin et d'autres proches de son mandat comme Secrétaire d'État. Le contenu de ces courriels incita le FBI à rouvrir son enquête.

Les enquêteurs trouvèrent bien pire que de simples secrets d'État.

Le 2 novembre, un article hallucinant fit son apparition sur True Pundit et d'autres sites d'information alternatifs. Le titre?

"Flash explosif: le NYPD lance l'alerte sur les nouveaux e-mails d'Hillary: Blanchiment d'argent, Crimes sexuels avec des enfants, Exploitation de mineurs, Corruption, Parjure".

L'article donnait la parole à des sources policières anonymes expliquant ce qu'ils avaient trouvé dans les e-mails stockés sur l'ordinateur d'Anthony Weiner:

Des détectives et des procureurs du Département de Police de New York qui ont travaillé sur une affaire présumée de "sexting de mineur" contre l'ancien député Anthony Weiner ont remis au FBI un ordinateur portable récemment retrouvé qu'il avait partagé avec sa femme Huma Abedin sur lequel se trouvaient assez de preuves pour "mettre Hillary et son équipe en prison à vie", ont déclaré des sources du département à True Pundit.

Les sources de NYPD ont indiqué que "l'équipe" en question incluait également plusieurs membres du Congrès sans préciser leur nom, en plus de ses assistant et autres initiés. (...)

Mais les nouvelles révélations sur le contenu de ce portable, selon des sources parmi les représentants de la loi, impliquent la candidate présidentielle démocrate, ses subordonnés, et même des élus dans des crimes bien plus graves que la mauvaise gestion de courriels classés top-secret. Les sources du NYPD indiquèrent que ces nouveaux courriels incluent des preuves liant Clinton elle-même et ses associés à divers crimes:

  • Blanchiment d'argent
  • Exploitation d'enfants
  • Crimes sexuels avec mineurs
  • Parjure
  • Corruption à travers la Fondation Clinton
  • Entrave à la justice


L'article expliquait que l'indignation était telle dans les rangs de la police que celle-ci mit en demeure le FBI de rouvrir son enquête, faute de quoi certains se débrouilleraient pour rendre ces messages publics. Voilà pourquoi le FBI a relancé en catastrophe l'enquête sur le serveur mail d'Hillary en 2016.

"Ce qui se trouve dans ces courriers électroniques est stupéfiant et en tant que père, cela m'a retourné l'estomac," expliqua un haut responsable du NYPD. "Il n'y aura pas d'évasion à la Houdini de ce que nous avons trouvé. Nous avons des copies de tout. Nous les expédierons à Wikileaks ou je tiendrai personnellement ma propre conférence de presse s'il le faut."

Les informations du True Pundit furent corroborées le 4 novembre par le site d'information conservateur Breitbart. Il mit en ligne l'interview d'Erik Prince, fondateur de Blackwater et ancien Navy SEAL. Selon ses "sources bien placées" au Département de la Police de New York, "le NYPD voulait faire une conférence de presse annonçant les mandats et les arrestations supplémentaires dans le cadre l'enquête sur Anthony Weiner" mais reçut "un énorme coup de frein" de la part du Ministère de la Justice.

Il n'y eut aucune conférence de presse. D'une façon ou d'une autre, l'explosion à venir fut contenue. Était-ce pour ne pas perturber la campagne en cours pour l'élection présidentielle? La réponse d'Erik Prince est admirable de simplicité:

"Sûr, c'est le bon argument pour ça", admit Prince. "Mais le fait est que, vous savez, si la gauche avait des e-mails montrant que Trump se soit rendu à de nombreuses reprises sur une île avec des esclaves sexuels mineurs, vous savez qu'ils en parleraient. Ils le hurleraient sur tous les toits."


Je dois faire ici mon mea culpa. J'avais connaissance de cet article de True Pundit en 2016. À l'époque, je n'en avais pas parlé. J'avais eu trop de peine à y croire - tout cela semblait énorme, démentiel. Il paraissait tout aussi impensable que le FBI dirigé par James Comey passe l'éponge sur des crimes aussi graves.

Aujourd'hui, au contraire, au vu de ce qui s'est passé depuis, tout semble parfaitement vraisemblable.

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En attendant les inculpations

Pour l'instant, les réseaux ne tombent pas.

Les optimistes pensent que les dossiers se construisent dans l'ombre et que des vagues d'inculpation stupéfiantes vont déferler par surprise au moment opportun. Il sera alors difficile pour les accusés de plaider des "manœuvres politiciennes" lorsque surgiront des vidéos de leurs ébats avec des enfants ou pire encore.

Les pessimistes pensent que les pédophiles étant également infiltrés au sein des échelons supérieurs de la justice et de la police, les uns et les autres se protègent et rien n'arrivera.

Le fait est que la pédophilie est répandue au sein des élites. De la même façon que les homosexuels sont surreprésentés au sein de l'Église catholique, les pédophiles semblent comme des poissons dans l'eau dans certains cercles, malgré le dégoût qu'ils suscitent au sein des gens normaux.

Je ne pense pas que Trump soit pédophile ; je pense que s'il y avait la moindre possibilité à ce sujet elle aurait été exploitée depuis longtemps. Je pense qu'Hillary Clinton est pédophile et son époux aussi, et qu'ils côtoient de nombreuses autres personnalités du show-business, de l'économie et de la politique avec les mêmes perversions.

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Le dernier venu dans la course politique côté démocrate, Michael Bloomberg, posant à côté de la proxénète d'Epstein, Ghislaine Maxwell (la même que dans la photo un peu plus haut)

Je pense que s'il y a une seule chance de pouvoir commencer à nettoyer les écuries d'Augias de la pédophilie, c'est maintenant que Trump est au pouvoir ; je pense que beaucoup de pédophile sont du même avis et trouvent ainsi une énergie insoupçonnée pour lutter contre Trump et essayer de lui barrer la route.

Nous verrons comment tout cela évolue. Mais de moins en moins de gens peuvent décemment prétendre qu'ils ne savaient pas.

06 octobre 2019

Quand l'État Français éprouve à son tour un "sentiment d'insécurité"

Dans l'affaire de "l'attaque au couteau à la Préfecture de Police" de Paris, tout a été tenté pour essayer d'étouffer dans l’œuf l'hypothèse de l'attaque terroriste islamique. Mais il suffit de lire Le Figaro du jeudi 3 octobre pour voir que la digue commençait déjà à se lézarder.

La préfecture de police reste extrêmement prudente sur la piste terroriste [pourquoi?]. Si cette hypothèse n’est pas écartée, la piste d’un différend d’ordre privé était aussi évoquée, sans qu’aucune source officielle ne le confirme. Dans une confusion totale, certains parlaient jeudi d’une «peine de cœur». D’autres affirmaient que l’attaquant, converti à l’islam il y a dix-huit mois, aurait été convoqué par sa responsable pour un entretien visant à savoir pourquoi il ne saluait plus les femmes. (...) Le procureur de Paris a indiqué avoir «ouvert une enquête (...) C'est bien pour le moment le parquet de Paris [Et non le parquet national antiterroriste] qui reste saisi», a-t-il ajouté.


À ce moment l'épouse de l'islamiste jouait déjà un double-jeu:

L'épouse de l'assaillant a été placée en garde à vue. Entendue par les enquêteurs, celle-ci a déclaré que son mari aurait eu des visions et entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l'acte, ont appris FranceInfo et BFMTV de sources proches de l'enquête. Toujours selon elle, son mari était alors incohérent. L'épouse de l'assaillant a également indiqué aux enquêteurs que son mari avait le sentiment de ne pas être reconnu par sa hiérarchie à sa juste valeur et n'avait pas eu, selon lui, la progression qu'il méritait, rapporte FranceInfo de source policière.


Las! Les menus détails s'accumulèrent assez vite. À Gonesse dans le Val d'Oise, un habitant vivant dans la résidence de l'assaillant assura aux enquêteurs qu'il aurait crié "Allah Akbar !" à deux reprises vers 3-4h du matin, la nuit précédant l’équipée meurtrière. Pas de chance, ce témoin était policier. Et l'information fut confirmée par un second voisin.

On apprit également, pêle-mêle:

  • que l'individu, Mickaël Harpon, était converti à l'islam depuis une dizaine d'années ;
  • qu'il avait été signalé à sa hiérarchie après avoir "célébré" l'attentat contre Charlie-Hebo en janvier 2015 ;
  • que ces quatre dernières années, le comportement de cet agent administratif avait plusieurs fois "attiré l'attention" ;
  • qu'il avait acheté, le jour même de son attentat un couteau de 33 cm de long avec une lame de céramique pour franchir les détecteurs de métaux des portiques (certains syndicalistes osèrent prétendre que c'était un couteau "pour son casse-croûte" !) ce qui implique la préméditation ;
  • qu'une des victimes, vraisemblablement la première, fut égorgée (des "blessures à la gorge" en novlangue) ;
  • qu'il se rendait régulièrement dans une mosquée du Val-d'Oise dont le prédicateur était connu de la DGSI ;
  • qu'il avait troqué depuis quelques mois ses tenues occidentales pour des habits musulmans traditionnels lorsqu'il se rendait dans cette même mosquée ;
  • que le matin de la tuerie il avait refusé de saluer les femmes, et que ses relations avec les femmes de son milieu professionnel s'étaient progressivement dégradées ;
  • qu'il avait fait l'objet d'une condamnation pour violences conjugales, avec dispense de peine, par le tribunal de Pontoise le 28 octobre 2009, suivie d'un blâme administratif ;
  • qu'il échangea 33 SMS "à connotation exclusivement religieuse" avec son épouse entre 11h21 et 11h50, moins d'une demi-heure avant l'acquisition des couteaux et une heure avant de passer à l'acte. Son dernier message: "Allah Ouakbar, suis notre Prophète et médite le coran".

C'est dans ces circonstances et après un examen "rigoureux et approfondi" que le Parquet national antiterroriste français décida que, oui, finalement, la piste terroriste islamique méritait bien d'être examinée...

Il n'est de pire aveugle...

Mis bout à bout, ces éléments - certains consécutifs au drame, mais bien d'autres, non - brossent un tel portrait de Mickaël Harpon qu'on se demande comment le service de Renseignement de la police a pu rester aveugle à ce qui se passait au sein de ses propres murs.

Paris-prefecture-de-police.jpg

Rappelons que M. Harpon travaillait depuis 2003 au service de maintenance informatique du département. Citant Le Point:

En charge de la maintenance des ordinateurs du millier de fonctionnaires du renseignement parisien, [le terroriste] avait accès à des informations ultrasensibles, entre autres celles en lien avec l'islam radical. Il disposait d'une habilitation secret-défense, situation qui impose une enquête administrative approfondie. « Il disposait notamment des adresses de chaque fonctionnaire », s'inquiète un policier. (...)


On devine que ces informations "ultrasensibles" ont dû être bien partagées au sein des milieux islamistes, permettant à beaucoup de gens de savoir à quoi s'attendre de la part de la police. L'attaque au couteau était meurtrière, mais que penser d'une faille de sécurité majeure, qui dure probablement depuis des années?

Les dénégations et les explications habituelles sur la base de l'incompétence et du manque de communication ne valent qu'un moment. Les journalistes du Point rapportent que des policiers auraient reçu des pressions pour ne pas dénoncer leur collègue:

Des policiers, sous couvert de l'anonymat, évoquent (...) des pressions sur des membres de la DRPP pour ne rien révéler des alertes passées sur le comportement de l'adjoint administratif. Quelques-uns en ont fait état à la Crim', refusant que leurs propos soient consignés sur procès-verbal.

Les autorités ont-elles cherché à minimiser la réalité ou, à tout le moins, retarder l'échéance de l'annonce d'un acte terroriste commis de l'intérieur ?


Quelle autre hypothèse, sinon? Tout le monde aurait évidemment préféré que cette tuerie soit l'œuvre d'un simple "dément", un "fou furieux" sans lien avec l'islam, qui, on le sait bien, "n'est pas ça". Un délégué syndical VIGI police confirma que "la Préfecture de police a essayé d’occulter la radicalisation. On a voulu nous orienter vers la piste de la démence."

Le sujet est éminemment politique.

FranceInfo révéla que la radicalisation au sein des forces de police concerne plusieurs dizaines de personnes:

"Le directeur général de la police nationale indiquait au mois de juin dernier que sur 150'000 fonctionnaires de la police nationale, 28 faisaient l'objet d'un suivi pour radicalisation" a précisé Jean-Charles Brisard [président du Centre d'Analyse du Terrorisme]. "S'agissant de la préfecture de police spécifiquement, l'ancien préfet de police, Michel Delpuech, indiquait quant à lui, que sur 43'000 agents, une quinzaine avaient fait l'objet d'un signalement, une dizaine pour suspicion de comportement radicalisé, et 5 cas de fonctionnaires en contact avec des milieux radicalisés."


Encore ne s'agit-il là que de la partie émergée de l'iceberg. Pour chaque individu fiché et surveillé, combien de Mickaël Harpon naviguent en eaux troubles?

castaner_sympa.jpgMais admettre cela, c'est admettre que les menaces viennent de l'islamisme et non des gilets jaunes ou de l'extrême-droite ; c'est admettre que les services de renseignement sont défaillants depuis des années ; c'est admettre que les politiciens le sont aussi (M. Castaner est assez symptomatique de cette caste où la morgue le dispute à la malhonnêteté, tant ces gens sont obnubilés par le fichage de leurs opposants politiques). Finalement, admettre cela, c'est reconnaître qu'il faut repartir à zéro, un chantier qui s'annonce immense et une remise en question qui laissera des traces.

Alors, sans surprise, on préfère mentir et privilégier, au forceps, la thèse de la démence. Comme c'est pratique!

Le déni n'offre aucune sécurité

Quelque chose me dit que les pouvoirs publics français vont se livrer à un profilage beaucoup plus poussé et beaucoup moins politiquement correct des personnes qui sont en mesure de côtoyer les puissants. Les chauffeurs, les cuisiniers, le personnel de chambre de l’Élysée et tutti quanti vont repasser au crible, et pas qu'un peu. Lorsque cela se saura, les accusations de racisme et les imprécations à base de Droits de l'Homme ne vont pas manquer, ce qui sera amusant à regarder.

Mais que vaut une vérification des antécédents faite par une organisation policière qui n'a même pas été capable de déceler un islamiste radicalisé au sein de son propre service de renseignement? Voilà la pensée qui va en empêcher plus d'un de trouver le sommeil. Et c'est salutaire. Les tours d'ivoire doivent être abattues, et leurs occupants redescendre sur terre. Il est temps pour certaines élites françaises de ressentir ce fameux "sentiment d'insécurité" dans lequel baignent les Français depuis des années.

03 octobre 2019

Trump et le piège ukrainien

Un vent de fureur semble s'être emparé des Démocrates américains, qui se sont désormais officiellement lancés dans la procédure d'Impeachment, une destitution légale du Président. Leurs motifs remontent au jour noir de l'élection de Trump, mais une goutte vient faire déborder le vase: l'affaire du coup de fil ukrainien.

Les médias (en Europe et aux États-Unis) oscillent entre l'hystérie et l'éructation dès que Trump est concerné. Comme il est difficile d'enquêter correctement au beau milieu des deux minutes de haine anti-Trump quotidiennes, faisons le travail dont aucun journaliste n'est plus capable...

Le Narrative ukrainien

Commençons par établir la version de l'histoire, un narrative comme disent les médias, comportant des faits suffisamment graves pour lancer une procédure de destitution d'un Président.

Les Démocrates présentent une histoire où Trump conspire avec un leader étranger dans le but d'interférer avec les élections présidentielles américaines de 2020, en salissant le principal adversaire de Trump d'après les sondages, c'est-à-dire Joe Biden, l'ancien Vice-Président d'Obama. Trump ferait donc exactement ce dont il accuse les Démocrates depuis 2016, lorsqu'il leur reproche d'avoir monté un faux "dossier russe" pour miner sa présidence ; au faux "dossier russe" du clan Clinton de 2016, il rétorquerait avec un faux "dossier ukrainien" visant cette fois-ci Joe Biden.

Le point d'orgue de ce crime est un coup de fil passé par Trump à son homologue ukrainien Volodomyr Zelensky, lorsque Trump l'appelle pour le féliciter de sa victoire électorale. Dans celle-ci, il demande carrément à M. Zelensky de trouver de quoi salir M. Biden.

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Lisons la façon Adam Schiff, ténor démocrate et Président de la Commission du Renseignement de la Chambre des Représentants, parle de cet appel devant les médias et les élus du peuple américain:

Et quelle est la réponse du Président? Eh bien, cela se lit comme un coup monté classique du crime organisé. En substance, le président Trump lance comme suit: "Nous avons été très bons avec votre pays. Très bons. Aucun autre pays n'a fait autant que nous. Mais vous savez quoi, je ne vois pas beaucoup de réciprocité ici. Vous savez ce que je veux dire? J'entends ce que vous voulez. J'ai une faveur que je veux de votre part cependant. Et je vais le dire seulement sept fois, alors vous feriez mieux de bien écouter. Je veux que vous traîniez dans la boue mon adversaire politique, vous comprenez? Beaucoup de saleté, sur ceci et sur cela. Je vais vous mettre en contact avec des gens, et pas n'importe qui. Je vais vous mettre en contact avec le procureur général des États-Unis - mon procureur général, Bill Barr -, il a tout le poids de la police américaine derrière lui. Et je vais vous mettre en contact avec Rudy, vous allez l’aimer. Croyez-moi. Vous savez ce que je vous demande, je ne vais donc le dire que quelques fois de plus, de plusieurs manières. Et ne m'appelez plus. Je vous appellerai quand vous aurez fait ce que je vous ai demandé."


Pire encore, préalablement à son appel, Trump aurait retenu le versement d'aide militaire américaine en Ukraine pour mieux faire pression sur M. Zelensky.

Par chance, l'appel aura été rapporté par un courageux lanceur d'alerte (et agent de la CIA), ce qui permit aux Démocrates de révéler à leur tour l'affaire aux médias et au peuple américain, lançant dans la foulée une procédure de destitution.

Un étrange coup de fil

Depuis sa présentation, le narrative ci-dessus n'en finit pas de prendre l'eau, tant et si bien qu'il coule auprès de tous ceux qui s'intéressent un tant soit peu à ce dossier.

Quelques détails mineurs: le récit du coup de fil relaté par Adam Schiff ci-dessus est entièrement inventé. Livré sans aucune mise en garde ni aucun filtre au Congrès et diffusé en boucle sur toutes les chaînes de télévision, il ne s'agit pas des propos tenus par Trump (dont Adam Schiff était au courant) mais seulement de l'interprétation d'Adam Schiff - lequel, coincé par la déclassification de la transcription de l'appel, fut bien obligé d'avouer, énervé et contrit, que son intervention n'était qu'une parodie et qu'il fallait la prendre comme telle. On ne rit pas. Au beau milieu d'une procédure aussi cruciale pour le Gouvernement américain, cela fait un peu tache.

Une fois rendu disponible, tous les médias se penchèrent donc sur le verbatim de l'appel entre Donald Trump et Volodomyr Zelensky. Certains, comme ABC, CNN, MSNBC, CBS, et NPR citèrent une partie de la conversation de cette façon:

"Je voudrais que vous nous fassiez une faveur (...) On parle beaucoup du fils de Biden et du fait que Biden ait arrêté l’enquête et beaucoup de gens veulent en savoir plus sur le sujet, donc cela serait formidable si vous pouviez vous pencher dessus."


Pour situer la bonne foi de ces médias, rien ne vaut une image qui montre ce qui est caché par l'ellipse "(...)":

ellipse_ukraine.jpg
Une ellipse bien calculée (cliquez pour agrandir)

Les médias ne rapportent pas non plus la phrase consécutive, pourtant très importante: "Biden s'est vanté un peu partout qu'il est parvenu à arrêter l'enquête donc si vous pouviez y jeter un œil... Cela semble horrible à mes yeux." Nous allons y revenir.

Trump a rendu publique la conversation qu'il a eu avec le Président ukrainien Volodomyr Zelensky parce qu'il savait qu'elle ne contenait absolument rien de pénalement répréhensible, loin des accusations démocrates virant à l'hystérie.

L'appel a depuis été jugé conforme par tous les juristes consultés. Il s'agit d'une conversation raisonnable et cordiale entre deux chefs d'États. À aucun moment Trump ne menace son homologue de quoi que ce soit. Il n'y a aucun chantage, à l'inverse de ce que rapportèrent initialement les médias.

Au cours de cette conversation, Trump demande au Président ukrainien de vérifier si tout est correct dans l'arrêt soudain de l'enquête (pour corruption) visant Hunter Biden. Il est parfaitement dans son droit, parce qu'il s'agit de vérifier si l'arrêt de cet enquête est régulier. Les États-Unis ont un accord d’entraide judiciaire avec l'Ukraine.

Au cours de l'appel, Trump ne fait que de rares mentions du nom de Biden, et il fait référence au fils, pas à son père. Lorsque Joe Biden proclame que "Trump a voulu s'en prendre à un adversaire politique", il extrapole sur les intentions de Trump et les dégâts d'image éventuels. À aucun moment Trump n'évoque Joe Biden comme cible de quoi que ce soit, ni qu'il souhaite que l'enquête ne permette de l'impliquer.

Les Démocrates étayèrent leur dossier en accusant Trump de retarder le versement d'une aide militaire américaine pour mieux influer sur le Président ukrainien, mais les Ukrainiens n'apprirent le retard dans le versement des fonds que plus d'un mois après le coup de fil...

Pour finir, et c'est sans doute le plus douloureux à admettre pour certains, Joe Biden n'est pas un "adversaire politique" de Trump. À l'heure actuelle, Joe Biden n'est rien de plus qu'un citoyen américain comme les autres. Il n'a pas de mandat depuis 2017 et la fin de sa vice-présidence. Il n'est pas le candidat démocrate faisant face à Trump - le processus d'investiture du parti démocrate a à peine commencé, et compte encore 18 prétendants.

En prétextant qu'on s'attaque au processus démocratique, M. Biden fait seulement référence à des sondages d'opinion dans lesquels il est bien placé, et rien de plus. Ses piètres prestations lors des débats montrent d'ailleurs que rien n'est joué.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la façon dont le scandale a éclaté - et dont certains démocrates semblent en avoir su plus que tout le monde avant même que le "lanceur d'alerte" de la Maison-Blanche ne trouve un écho dans les médias - mais le fait est que juridiquement, le dossier est vide.

Une petite enquête

Peut-être avez-vous remarqué que lorsqu'un "scandale dérangeant" éclate (un scandale dérangeant est un scandale qui pourrait impliquer une personnalité idéologiquement proche du journaliste) l'accent est toujours mis sur le cheminement du scandale, et jamais sur le scandale lui-même.

Transposé ici, cela revient à poser la question: que s'est-il passé avec Hunter Biden en Ukraine? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de procureur déposé et d'enquête annulée?

Hunter Biden eut en Ukraine une carrière pour le moins météorique. Deux mois après avoir été chassé de la Navy pour consommation de cocaïne, et après avoir rendu à Hertz Arizona une voiture de location en oubliant une pipe à crack dedans, Hunter Biden, qui n'avait pas la moindre expérience dans le secteur de l'énergie, fut nommé en mai 2014 au Conseil d'Administration de la société Burisma, en Ukraine, pour un salaire annuel de 600'000 dollars. Là-bas, il put siéger aux côtés d'un revenant de la CIA, Joseph Cofer Black.

Tous ceux qui pensent que sa nomination doit quelque chose à son père, alors Vice-Président des États-Unis d'Amérique, ne peuvent être que des cyniques se complaisant dans la médisance. Et lorsqu'une campagne anti-corruption fut lancée en Ukraine, visant notamment Burisma, le risque de conflit d'intérêt entre le père et le fils ne se posa pas davantage, puisque la Maison Blanche dirigée par Obama décréta qu'il en était ainsi.

Par un curieux hasard, l'enquête contre Burisma se termina abruptement avec le renvoi du Procureur général ukrainien Viktor Shokin, en charge des investigations, par le président ukrainien Poroshenko. La raison invoquée est officiellement que M. Shokin n'avait pas assez avancé dans ses enquêtes. Viktor Shokin a une autre explication et la livre dans un témoignage du 4 septembre 2019:

6. [Le Président] Poroshenko me demanda de démissionner à cause de la pression exercée par l'Administration US, en particulier de Joe Biden, qui était le Vice-Président des États-Unis. Biden menaçait de retenir le versement d'un milliard de dollars de subsides destinés à l'Ukraine jusqu'à ce que je perde ma charge.

8. La vérité est que j'ai été forcé de partir parce que je menais une enquête sur la corruption de grande ampleur sur Burisma Holdings ("Burisma"), une entreprise de gaz naturel active en Ukraine, et dont le fils de Joe Biden, Hunter Biden, occupait un siège au Conseil d'Administration.

9. À plusieurs occasions le Président Poroshenko me demanda de regarder où en était l'enquête sur cette société et de considérer la possibilité de diminuer les actions en rapport avec cette compagnie, mais je refusai de clore l'enquête. (...) [Poroshenko] parlait avec emphase de l'arrêt de mes investigations concernant Burisma. Quand je répondis par la négative, il dit que les USA (via Biden) refusaient de libérer un milliard de dollars promis à l'Ukraine. Il me dit qu'il n'avait pas d'autre choix que de me demander ma démission.

10. Quand Poroshenko [me] demanda de démissionner, il me présenta la chose comme une action faite pour le bien du pays, et avec laquelle je devrais être d'accord, et aussi comme un geste patriotique. J'acceptai de donner ma démission sur cette base.

11. Après ma démission Joe Biden fit une déclaration publique, affirmant - et même se vantant - de m'avoir fait licencier. C'est alors qu'il devint clair que la véritable raison de mon départ était mes actions en rapport avec Burisma et l'intérêt personnel de Biden dans cette société (...)


Peut-être est-ce là le témoignage d'un homme aigri, avide d'accuser un innocent comme Joe Biden. Peut-être. Mais ceux qui croient cela feraient mieux de changer d'avis rapidement, au risque de passer pour des imbéciles. Les faits ont été confirmés de façon décontractée par Joe Biden lui-même, le 23 janvier 2018, devant un parterre de journalistes. Et tout a été filmé.

Donnons une transcription des citations les plus significatives:

J'allais à Kiev pour, je pense, la douzième ou la treizième fois. Et j'étais supposer annoncer qu'il y aurait encore une garantie de prêt d'un milliard de dollars. Et j'avais obtenu la promesse de Poroshenko et de Yatsenyuk qu'ils prendraient les mesures contre le procureur du gouvernement. Et ils ne l'avaient pas fait.

Alors ils me dirent qu'ils l'avaient fait - ils ressortaient d'une conférence de presse. Et je dis "Non, je ne vais pas - nous n'allons pas vous donner ce milliard de dollars. Ils dirent, vous n'avez pas autorité. Vous n'êtes pas le Président. Le Président a dit - Je leur dis, appelez-le [rires dans le public]. Je dis, je vous l'affirme, vous n'allez pas avoir le milliard de dollars. Je vais partir d'ici dans, je pense que c'était dans cinq ou six heures. Je les ai regardés et je leur ai dit: Je m'en vais dans six heures. Si le procureur n'est pas viré, vous n'aurez pas l'argent." Bien, fils de pute [rires dans le public]. Il a été viré. Et ils mirent à sa place quelqu'un qui était sérieux à ce moment.


N'importe quel journaliste faisant un travail d'information pourrait facilement trouver et montrer les éléments rassemblés dans ce billet. Aucun ne le fera. Les journalistes ne font pas un travail d'information, mais de propagande.

La triste réalité est que, selon un schéma convenu, les Démocrates reprochent à Trump exactement ce qu'ils ont fait en Ukraine, et en pire. Joe Biden a utilisé l'argent des contribuables américains comme un moyen de chantage pour faire pression sur un gouvernement ami pour limoger un innocent, dans le but de faire cesser une enquête anti-corruption gênante parce qu'elle pouvait atteindre un membre de sa famille.

Tout cela est prouvé, étayé, documenté, et même filmé.

Les Démocrates américains et les médias semblent croire que le grand public est trop stupide pour se rendre compte par lui-même qu'on essaye de l'enfumer avec un dossier anti-Trump aussi minable. Le futur de la procédure de destitution du Président Trump, et la cote du Parti Démocrate américain aux prochaines élections, nous diront ce qu'il en est.

25 septembre 2019

Gretapocalypse

Elle est partout.

Et même en disant "elle", on sait déjà de qui il s'agit: Greta Thunberg, la méga-star planétaire, la nouvelle Kardashian, l'héroïne de politique-réalité, la vedette qui fait vibrer les foules sans avoir vendu un seul disque. "On ne sait pas trop si on a affaire à Fifi Brindacier ou à Mercredi de la Famille Addams", résume un Internaute. On lui accorde volontiers le sens des réalités de la première et la bonne humeur de la seconde.

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Peak Greta: Greta à l'ONU.

Selon l'hagiographie la page Wikipédia qui lui est dédiée, Greta Thunberg est une militante qui, à l'âge de 15 ans, proteste "devant le Parlement suédois contre l'inaction face au changement climatique malgré l'urgente nécessité d'agir (sic)".

Plus précisément, "le , jour de sa rentrée en neuvième année dans une école de Stockholm, Greta Thunberg fait le piquet de grève devant le Riksdag, et explique aux journalistes conviés (?) qu'elle n'ira pas à l'école jusqu'aux élections générales du . (...) Elle reste assise devant le Parlement suédois chaque jour durant les heures d'école."

Dans une société saine, l'adolescente mineure aurait été renvoyée à l'école (obligatoire en Suède de 7 à 16 ans), les parents réprimandés pour leur laxisme, et l'histoire aurait au mieux fait l'objet d'un entrefilet dans la rubrique insolite de la presse locale.

Mais ça, c'était avant.

Aujourd'hui, Greta est portée aux nues. Greta signe des articles dans les journaux. Greta va à Davos. Greta rencontre le Pape. Greta prend la parole devant le Parlement britannique, réclame devant le Parlement Européen, tance l'Assemblée nationale française, passe un savon aux chefs d'État devant l'ONU. On frise la Gretoverdose.

Il ne fait pas bon critiquer Greta. Celui qui s'y essaye ne peut être qu'un individu infect s'en prenant aux handicapés ; car Greta est autiste asperger, une forme d'autisme qui, entre autres, traduit un manque d'empathie et des obsessions passagères. Greta est parfaitement consciente de son état (autant que peut l'être une jeune fille de seize ans) mais décrit sa forme d'autisme comme un "super-pouvoir". Il est vrai que d'après sa mère Greta serait capable de voir le CO2. À l’œil nu.

Dans une curieuse asymétrie, si on ne peut pas critiquer Greta parce qu'elle est handicapée, on doit au contraire donner plus de poids à son message, et ce, exactement pour la même raison. Dans ce spectacle médiatique, le grand public assiste à une variante du mythe du Bon Sauvage de Rousseau. Ici, l'esprit différent du handicapé le rendrait plus proche de la nature, donc plus authentique, capable de saisir des subtilités échappant aux hommes communs avilis par la "normalité" de la civilisation.

La messagère autiste asperger a donc le double avantage d'être à l'abri de toute critique et d'avoir une parole supérieure à celle de n'importe qui ; nous contemplons le résultat.

La formule ne vaut que si elle va dans le sens de l'histoire, naturellement. Un trisomique annonçant que le Réchauffement climatique n'existe pas n'aurait aucun écho. Les médias y veillent.

Les médias veillent tant et plus sur Greta qu'elle est, littéralement, leur créature. Greta n'a pas la moindre formation scientifique. Elle n'a pas la moindre connaissance sur son sujet - et évite toute question à ce propos. Elle ne connaît le Réchauffement climatique qu'à travers les médias, qui rivalisent chaque jour d'hystérie sur le même thème sans jamais donner la parole à un avis contraire.

La propagande de masse lessive le cerveau de la jeunesse occidentale à une échelle qui n'est permise que par la prolifération d'écrans devant lesquels les adolescents s'abrutissent. Greta était particulièrement sujette à ce matraquage, elle qui finit par en pleurer devant sa télévision lorsqu'elle avait onze ans. Greta ressent, souffre, éprouve de la colère, mais serait bien incapable d'articuler le moindre raisonnement construit, la moindre démonstration. Elle pointe du doigt et condamne.

Pour tous ceux qui profitent d'elle, l'autisme dont souffre Greta a un avantage: il l'empêche de voir comment elle est instrumentalisée - par ses parents, par des militants extrémistes, par le capitalisme vert, par des antifas, par Georges Soros, et bien entendu par les médias. Greta est une icône publicitaire. Jamais ceux qui applaudissent Greta ne changeraient leur mode de vie, à commencer par les politiciens et leurs richissimes amis.

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Greta est innocente mais ses complices ne le sont pas. Quitte à admettre la réalité douteuse du Réchauffement climatique, aucun de ces gens ne souhaite que la planète aille mieux ; ils sont seulement motivés par leurs propres intérêts. Ils soufflent à Greta un texte qui ne mentionne jamais la Chine, qui est de loin le premier producteur mondial de CO2, ni l'Arabie Saoudite, qui émet le plus de CO2 par habitant.

Le jour où Greta commencera à parler de ces pays, cela montrera qu'elle en connaît un peu plus sur son sujet. Elle aura commencé à se renseigner par elle-même, ce que tout individu sensé devrait faire avant de brandir une pancarte. Et cela vaut aussi pour tous les adolescents de nos contrées, qui s'enflamment pour une icône fabriquée de toute pièce.

05 septembre 2019

Le Crédit Social, l'orwellien futur chinois

"Êtes-vous un type bien?"

Voilà une question bien personnelle. Nous sommes pour la plupart des gens bien, ou pensons l'être. Mais en fait le verdict appartient surtout aux autres, à ce qu'ils pensent de nous. Le sexe, l'appartenance politique, l'origine culturelle, la couleur de peau, le milieu socio-professionnel, le niveau d'instruction, la religion ou l'âge sont autant de facteurs parmi des milliers qui altèrent à priori notre jugement. Nos divers biais par rapport à ces facettes nous font plus facilement apprécier ou nous méfier d'autrui, avant même qu'il ne prononce un seul mot.

Chacun conviendra pourtant que tout cela est personnel ; les caractéristiques qui font que vous plaisez à votre mari ou à votre femme ne sont pas forcément celles qui emportent l'adhésion de votre belle-famille.

Mais se peut-il qu'il existe une échelle absolue de la qualité d'une personne? Et cette valeur hypothétique devrait-elle résider entre les mains de l'État? Les autorités communistes chinoises pensent que oui. Elles la calculent pour les 1.3 milliards de Chinois et lui ont donné un nom: le crédit social.

Bienvenue en enfer. Un enfer né en Chine - mais qui vous atteindra bien assez vite, n'en doutez pas une seconde.

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Souriez, vous êtes jugés

Lancé officiellement en 2018, le système attribue à chaque individu un score de crédit social qui évolue selon la récolte toujours plus large d'informations croisées (réseaux sociaux, habitudes de consommation, comportement en ligne, amendes de circulation, etc.) dans un Big Data analysant toujours plus finement les comportements "socialement acceptables", et pénalisant ceux qui ne s'y conforment pas.

Mieux encore, le système analyse vos relations: si vous fréquentez quelqu'un qui ne se comporte pas comme il faut - ou si c'est un membre de votre famille - votre propre score en souffrira.

Sur son blog, Paul Joseph Watson explique qu'une mauvaise note de crédit a des conséquences très concrètes: des millions de Chinois se voient ainsi interdit de prendre l'avion. "La Chine a empêché 2,56 millions d'entités discréditées (sic) d'acheter des billets d'avion au mois de juillet, et 90'000 d'acheter des billets de trains à grande vitesse", annonce fièrement le Global Times, un média à la solde du gouvernement chinois.

Depuis la mise en place du système en novembre 2018, 6,7 millions de Chinois ont ainsi rejoint la liste des personnes bannies. Les chiffres prennent l'ascenseur. Plus sympathique encore, les Chinois ne connaissent ni les règles établissant leur score de crédit social, ni leur propre score de crédit social. C'est au détour d'une réservation de billet d'avion annulée qu'ils apprennent qu'ils font désormais partie des parias!

Ne pas connaître les règles d'un système ni ne pouvoir en sortir sont deux traits caractéristiques d'un régime totalitaire. Sur son blog, Doug Casey relate le fonctionnement du crédit social dans le monde réel:

"[Une] étudiante de 16 ans de Jiangsu, en Chine, tenta de prendre le train. Elle n'arriva même pas à acheter un ticket. L'étudiante, Zhong Pei, essayait de s'inscrire à des cours de son université ; mais elle n'y parvint pas davantage. Zhong avait commis un crime grave: elle était coupable d'être en relation avec quelqu'un d'autre.

Son père avait tué deux personnes dans l'accident de voiture dans lequel il avait trouvé la mort. Le gouvernement chinois inscrit donc sa fille sur une liste de personnes "malhonnêtes".

Il lui fallut quatre mois de démarches pour annuler cette décision et pouvoir se rendre à son université."


L'anecdote remonte à 2015, aux prémices du mécanisme de crédit social actuel. Il n'est pas sûr qu'elle se serait aussi bien terminée aujourd'hui.

Dans une vidéo sur le crédit social, Paul Joseph Watson nous apprend que les citoyens sont punis d'un abaissement de leur score de crédit pour s'être adonné à des comportements socialement répréhensibles, notamment:

  • Être un mauvais conducteur de voiture ;
  • Fumer dans un train ;
  • Acheter trop de jeux vidéo ;
  • Acheter trop de Junk Food ;
  • Acheter trop d'alcool ;
  • Appeler un ami qui a un mauvais score de crédit social ;
  • Propager la diffusion de "fake news" en ligne [selon la définition du gouvernement, naturellement] ;
  • Critiquer le gouvernement ;
  • Aller sur des sites web non autorisés ;
  • Promener son chien sans lui mettre une laisse ;
  • Laisser son chien aboyer trop souvent.

Réjouissons-nous, la liste des mauvaises actions s'allonge chaque jour. On apprend ainsi que les étudiants chinois sont maintenant filmés pour leur comportement en classe - s'ils discutent, ou regardent trop leurs téléphones plutôt que le tableau...

Un futur de jugement permanent

La technologie en soi n'a rien de bien ou de mal ; elle n'est qu'un outil. Le reste dépend de ce que l'on veut en faire. Malheureusement, l'idée n'a rien de rassurant lorsque les progrès technologiques fulgurants entrent en ligne de compte. L'avancée de l'intelligence artificielle et de l'analyse de données permet aujourd'hui d'envisager un contrôle de la population que les auteurs de science-fiction du passé n'auraient même pas imaginé.

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Le plus effrayant est la ferveur avec laquelle les États du monde soi-disant libre s'empressent d'emboîter le pas à leurs homologues du régime collectiviste chinois. Ils ont toujours d'excellentes raisons: prévention du crime, surveillance contre le terrorisme, lutte contre les fake news ou la propagation de rumeurs...

Nul doute que les ingénieurs sociaux qui sommeillent - oh, si peu! - chez tous les politiciens appartenant à des partis collectivistes se féliciteront de cette évolution. En France, imagine-t-on la facilité de ficher et punir tout individu manifestant aux côtés des Gilets Jaunes? En Suisse, imagine-t-on l'envie de certains de pénaliser ceux qui trient mal leurs déchets ou achètent trop de produits emballés avec du plastique?

Aux États-Unis, on envisage le précrime de Philip K. Dick, basé là encore sur des comportements anormaux. Enfermer des gens pour des crimes qu'ils vont "probablement" commettre.

Et tout le monde sera d'accord - et en réalité, est déjà d'accord - avec l'idée d'interdire l'accès aux réseaux sociaux et de priver de liberté d'expression les gens dont l'opinion politique leur déplaît. Il y aurait directement matière à produire une série sur Netflix, mais personne ne produira cette série, parce que l'hypothèse séduit. La Silicon Valley est déjà en train d'implémenter son propre mécanisme de crédit social.

À moins d'une vigilance dont la classe politique occidentale semble singulièrement dépourvue, nous y passerons tous. Les promoteurs de ces systèmes seront les premiers à protester lorsqu'ils se feront pénaliser pour des histoires de selfies, des insultes à un policier ou un appétit sexuel mal maîtrisé ; le résultat sera là et il sera trop tard pour se plaindre - à supposer que leur nouveau statut de paria leur accorde encore le droit de s'exprimer.

"On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs", rétorquera-t-on sans doute. Pas fous, les politiciens seront les premiers à s'octroyer des passe-droits dans la notation du crédit social, ou à couler leurs adversaires politiques - des "dysfonctionnement" qui ne seront jamais vraiment corrigés. Quant aux plus riches, ils n'auront que faire des interdictions d'avion, ils disposent de leurs jets privés. Le reste de la population n'aura pas tous ces avantages, et devra accepter très vite sa nouvelle condition d'esclave.

Un like sur un post polémique sur Facebook fera reculer votre dossier de bail pour l'appartement que vous convoitez. La présence sur votre smartphone d'une application que le gouvernement déconseille nuira à vos chances de décrocher un emploi. Les déboires alcoolisés de votre frère mineront la perspective de trouver une place en crèche pour votre fille.

Bienvenue dans le futur.

28 août 2019

Trump et Obama ne croient pas au Réchauffement Climatique

À quelques jours d'intervalle, les deux présidents américains dirigeant les États-Unis d'Amérique depuis onze ans viennent de montrer de façon implacable leur rejet de la théorie du réchauffement climatique.

La première image nous vient du G7 qui s'est achevé il y a deux jours. Donald Trump a réussi son coup en faisant le buzz sans même apparaître sur la photo.

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Trump brille par son absence.

Il s'agissait de la rencontre entre les chefs d'état pour discuter du Réchauffement Climatique - sous l'étiquette consensuelle "climat, biodiversité et océans" - et elle fut boudée par Trump. L'information fut très peu diffusée dans les médias, qui préférèrent tresser les lauriers du président Macron tout au long du sommet ; on argumenta rapidement que si Trump était absent ce n'était pas grave. Pourtant, c'est une gifle, une gifle volontaire. Trump n'était pas seulement absent ; il s'est présenté au début du meeting puis l'a quitté pour ne plus y revenir, empêchant les autres membres d'annuler une réunion qui les place clairement en situation de faiblesse.

Trump a donc commis un crime de lèse-majesté, le genre de chose qui laisse un impact psychologique profond chez des êtres aussi imbus de leur personne que les participants du G7. Au sein de la "famille" de dirigeants amenés à discuter de la répartition d'une manne financière, le principal contributeur désigné explique par son absence qu'il ne la distribuera jamais.

Il faudra encore faire du chemin pour qu'ils comprennent, mais cela ne changera rien. Et pendant qu'ils tenaient conférence, Trump tenait la sienne en affirmant que les États-Unis devenaient le meilleur producteur d'énergie du monde. La manœuvre était donc parfaitement assumée, et les anti-Trump deviennent aphones à force de pousser des cris d'hystérie.

Mais bizarrement, par une coïncidence de l'actualité, on apprend que Barack Obama ne croit plus au réchauffement climatique non plus.

L'ancien président, jamais entré en retraite politique et toujours officiellement apôtre du réchauffisme, ne s'est certes pas fendu d'une déclaration foulant aux pieds toutes ses prises de position précédentes. Il a fait mieux: il s'est engagé financièrement contre la théorie controversée du réchauffement climatique.

Cela mérite quelques explications. Le couple Obama, séduit par sa demeure de vacances proposée par Martha's Vineyard en Nouvelle Angleterre, décida à la fin du séjour d'acheter la maison. La nouvelle tombe le 22 août, soit presque au même moment que le sommet du G7 à Biarritz.

La maison n'est pas un achat anodin: les Obama auraient payé un peu moins de 15 millions de dollars pour s'offrir l'ancienne propriété de Wyc Grousbeck, le propriétaire des Boston Celtics. Ils en ont eu pour leur argent:

Les Obama seront les nouveaux propriétaires d'un vaste manoir de près de 650 mètres carrés et de près de 12 hectares de propriété privée en bord de mer sur laquelle il repose. Conçue par les architectes Bradenburger Taylor Lombardo de San Francisco, la maison comprend sept chambres à coucher et huit salles de bain, ainsi que la cuisine du chef, de multiples espaces de détente et de divertissement, ainsi qu’une grande salle à manger circulaire. La propriété comprend également un jardin, une cheminée extérieure, une piscine et un jacuzzi.


Rien ne vous choque dans le paragraphe précédent? Non, je ne parle pas de l'étalage de richesse d'un ex-couple présidentiel qui a passé l'essentiel de sa carrière à dénigrer et mépriser les gens riches et leur réussite, ni du fait que Barack Obama a gagné toute cette fortune alors qu'il était Président, ce qui n'a évidemment rien à voir avec une quelconque corruption. Non, la séquence choquante est ce petit morceau de phrase: "...propriété privée en bord de mer..."

En bord de mer? Vraiment au bord de la mer, en vérité:

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Maintenant, qu'on m'explique: comment quelqu'un qui croit à la théorie du réchauffement climatique - qui implique que le niveau de l'eau va monter de plusieurs mètres - peut-il acheter une propriété en zone maritime inondable?

Je ne vois pas beaucoup d'explications:

  • Obama envisage de revendre la propriété très vite, mais c'est peu plausible car son ancien propriétaire essayait de s'en débarrasser depuis des années et en a même baissé le prix ;
  • Obama, indécrottable optimiste, pense que toutes les actions entreprises au G7 (voir plus haut) et ailleurs par les grands de ce monde feront en sorte que l'apocalypse climatique prévue soit déjouée ;
  • Obama est un hypocrite conscient que tout ceci est du flan, et passera ses vieux jours dans une splendide maison au bord de la mer en sachant pertinemment qu'à l'échelle humaine il ne se passera absolument rien.

Chacun se fera sa propre opinion.