11 mai 2019

Fraude électorale: le ver est dans le fruit

La Cité de Calvin fait à nouveau parler d'elle, et pas en bien. Cette fois-ci, l'actualité se concentre sur une affaire de fraude électorale, dévoilée jeudi sur le site web du quotidien 20 Minutes.

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Depuis l'enquête avance à grands pas. Une perquisition a été menée dans les locaux du Service des votations. La RTS dévoile pour une fois davantage d'information que la presse:

Le témoignage de ces employées, qui vivent dans la peur depuis plusieurs années, fait état d’un procédé élaboré qui aurait été utilisé par le suspect. Selon les informations de la RTS, il possédait les clés des locaux où se trouvaient les bulletins reçus et les enveloppes vierges.

L’homme aurait détruit certains bulletins pour les remplacer par d’autres, modifiés par ses soins. Il en aurait également ajouté aux urnes, aurait fait disparaître des cartes de vote, et aurait gardé pour lui certains bulletins vides et non conformes qui auraient dû être retournés à leur expéditeur.

Plusieurs centaines de voix au total auraient été concernées et des écarts auraient été régulièrement constatés entre le nombre de cartes de vote et les bulletins comptabilisés. Ne sachant plus quoi faire, les employées du service disent avoir alors détruit des bulletins au hasard, pour équilibrer le tout.

Une ancienne employée qui aurait participé à la fraude parle d'une rémunération de 50 francs par vote, et aurait même reçu une offre de 1000 francs pour 100 bulletins.


"Impossible de dire si cela est vrai et qui était le ou les commanditaire(s) éventuel(s)", poursuit le journaliste qui se veut rassurant. Le lecteur reste inquiet. Comme souvent, il faut recouper les informations parcellaires distillées dans différents médias pour se faire une idée. Si la RTS prétend que "les enquêteurs n'ont trouvé aucun élément accablant" au domicile du collaborateur de 33 ans soupçonné de fraude électorale, l'histoire ne s'arrête pas là. Les policiers ont bien déniché des enveloppes de vote concernant le scrutin du 19 mai dans un tiroir du collaborateur dans les locaux du Service des Votations.

Contrairement aux dénégations initiales, le scrutin du 19 mai est donc d'ores et déjà compromis à Genève. Précisons que si les objets fédéraux sont à ce stade relativement épargnés, Genève ne suffisant que rarement à faire pencher la balance à l'échelle suisse, le sujet reste d'importance à l'échelle locale. Les Genevois votent sur pas moins de 7 objets cantonaux dimanche prochain, plus deux questions subsidiaires destinée à départager des doubles approbations.

Il n'y a pas besoin de bourrer les urnes pour faire pencher la balance ; sous le régime démocratique, quelques dixièmes de pourcent suffisent parfois à changer le résultat d'un vote. En l'espèce, le suspect a bien un historique fourni de manipulations:

[Selon deux employées du Service des Votations] au moins quatre scrutins cantonaux et communaux auraient été manipulés: d’abord, l'élection de Pierre Maudet l'an dernier, lors de laquelle le conseiller d'Etat PLR avait été élu dès le premier tour. L'une des collaboratrices dit avoir vu une succession de 30 bulletins identiques avec le seul nom de l'édile dans un tas de 50.

Il y a ensuite la loi sur la police, acceptée à 50 voix près en 2015. Dans ce cas, des bulletins auraient été jetés par l'homme interpellé jeudi. L'une des auxiliaires assure que cela a changé le résultat du vote.

Les derniers exemples cités par les témoins sont l'initiative pour le remboursement des soins dentaires, refusée à 54% en février dernier, et des votes à Chêne-Bougeries, en mars 2018. Selon les deux employées, tout cela durerait depuis 2011 au moins.

Il semblerait que très peu de personnes en interne aient été au courant de ces agissements. Par ailleurs, le suspect n'hésitait pas à intimider ceux qui mettaient le nez dans ses affaires et il jouissait de protection en haut lieu, affirment les deux employées.


Des manipulations de vote affectant les résultats de scrutins disputés, une élection faussée, des témoignages de votes moyennant paiement, un manipulateur malhonnête au Service des Votations bénéficiant de protection en haut lieu… Les médias se veulent rassurants, mais peut-on se le permettre?

Un système vulnérable

Genève recule sur le vote électronique, qui inquiète le grand public à cause de son manque de sécurité et de l'absence de possibilités de recomptage ; mais ces inquiétudes ne sont rien face à celles qui se concrétisent depuis longtemps autour du vote par correspondance.

Il y a des années de cela, lorsque je découvrais "l'envers du décor" de la démocratie helvétique dans ma ville de Renens (où certaine affaires ont eu lieu), je me souviens avoir jeté un œil critique sur le dépouillement. Le processus allant de la collecte des enveloppes à la saisie des résultats globaux dans le système informatique cantonal me paraissait vulnérable en de nombreux points.

Les recomptages de bout en bout sont possibles, mais quand sont-ils effectués? Jamais, ou seulement en cas de soupçons de fraude. Il n'y a aucun échantillonnage aléatoire à l'échelle d'un bureau de vote. Cela signifie que si les manipulateurs restent suffisamment discrets - ce qui n'a pas été le cas à Genève - ils ne sont jamais inquiétés.

"Ce qui compte ce n'est pas le vote, c'est comment on compte les votes." -- Joseph Staline, Communiste, Criminel contre l'humanité, Homme d'état (1879 - 1953)


Interrogeant une employée du Greffe communal de Renens sur la possibilité de manipuler les enveloppes avant le jour du dépouillement, la brave femme fut interloquée par mon inquiétude. Elle me répondit que toute manipulation de ce genre était impensable puisque les personnes ayant accès aux urnes étaient assermentées. On voit désormais la naïveté d'une telle posture - une naïveté typiquement suisse, ajouterais-je. L'idée que les gens soient d'une honnêteté sans faille et résistent à toute volonté de manipulation des votes simplement parce qu'ils l'ont promis.

On roule des yeux devant une conception aussi candide de la nature humaine.

Un tel monde serait assurément agréable à vivre, je n'en doute pas, mais il n'existe pas. Les gens mentent, même quand ils ont prêté serment. Ceux qui acquièrent des positions de pouvoir en abusent. Les humains cèdent à la tentation. La respectabilité durement acquise sert ensuite, parfois, aux comportements les plus vils.

Triste tableau, je le concède, et heureusement atténué par quelques exceptions. Mais un homme averti en vaut deux: on peut se prémunir contre la plupart des manipulations. Mettre des mécanismes de pesée électronique dans les urnes pour déceler toute altération du contenu. Installer des caméras dans les locaux et vérifier les accès. Obliger les opérations à être effectuées sous surveillance, avec "quatre yeux".

L'enquête n'en est qu'à ses débuts et j'espère bien que des gens finiront par se mettre à table, car je doute que ce ne soit, comme on tente de nous le présenter, que le fait d'un "loup solitaire" aux motivations troubles. Plusieurs témoignages cités plus haut font mention de complicités dans une organisation pensée pour altérer les résultats des votes. Rappelons-nous le commerce des enveloppes, à Genève aussi.

La confiance dans la démocratie est quelque peu érodée au bout du lac. Mais croire qu'il n'y avait dans toute la Suisse qu'un seul et unique manipulateur au Service des Votations de tous les Cantons et Communes du pays et qu'il vient d'être mis hors d'état de nuire, n'est-ce pas aussi un peu naïf?

05 mai 2019

Imposition des entreprises: la Solution Bof-Bof

"Consolider l'AVS" et "Résoudre le problème fiscal": c'est en ces termes que le peuple suisse est amené à se prononcer le 19 mai, une nouvelle fois, sur le texte de la réforme fiscale des entreprises.

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Sauvés. Nous sommes sauvés.

À lire le site des partisans du texte, la RFFA (selon sa dénomination officielle) serait "un bon compromis": elle permettrait avant tout de "sortir des blocages" - un euphémisme pour dire que la mouture précédente de la réforme de la fiscalité des entreprises, combattue par la gauche, a échoué devant le peuple à l'échelle fédérale.

Pour assurer une chance de succès à cette nouvelle variante, le Parlement a travaillé afin que les partis du centre et de la gauche (PS, PDC, PBD, PLR) se mettent d'accord. On a donné des gages à chacun sous la forme d'une rallonge à destination de l'AVS, une limitation des "outils" d'optimisation fiscale laissés aux entreprises lors de la tentative précédente, et évidemment une carotte à destination des Cantons et des Communes en échange des pertes fiscales que le taux unique d'imposition des entreprises entraînera.

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Perdus. Nous sommes perdus.

Du côté des adversaires, principalement l'extrême-gauche, il faut respecter le vote démocratique, le texte précédent ayant été rejeté avec presque 60% de Non il y a deux ans. L'argument est recevable puisque selon la jurisprudence politique actuelle seules les décisions populaires ayant trait à l'immigration peuvent être librement ignorées…

Plus sérieusement, les adversaires du texte dénoncent une "arnaque fiscale" puisqu'en valeurs nettes les prélèvements fiscaux devraient diminuer, ce qui représente un chiffon rouge pour la gauche. Les arguments en faveur de l'harmonisation du taux d'imposition des entreprises et les versements en faveur du fonds de l'AVS laissent ces messieurs totalement froids.

Le faux bâton du Taux Unique

Prenons un peu de recul. Pourquoi la RFFA, pour commencer? Pourquoi un taux unique d'imposition des entreprises? La raison en est due aux pressions extérieures exercées sur la Suisse par l'OCDE et l'Union Européenne. Elles ne tolèrent plus que des sociétés étrangères installées en Suisse bénéficient d'un tarif fiscal avantageux. Pour éviter de figurer sur différentes listes noires, le Conseil Fédéral s'est empressé depuis plusieurs années de se plier à ce diktat, sans y parvenir jusqu'ici. Fichue démocratie directe!

On peut discuter de l'injustice fiscale actuelle. Les sociétés étrangères implantées en Suisse sont moins taxées que les PME helvétiques. C'est évidemment curieux, mais cela correspond à une réalité historique: la Suisse - à l'instar de nombreux autres pays - a cherché à attirer de telles entreprises sur son sol, pour bénéficier de la manne de l'imposition (fut-ce à taux réduit). Avec son cadre fiscal stable, sa position idéale au cœur de l'Europe et un climat propice aux affaires, la petite Suisse a pendant longtemps été une destination de choix pour le siège des entreprises multinationales.

Cette façon de faire est peu à peu en train de disparaître. Les conditions-cadre d'imposition se durcissent partout dans le monde sous la pression de la gauche financière internationale, même s'il reste quelques exceptions notables. Mais le modèle entier est à revoir. La voie choisie par la France pour la taxation des GAFA semble montrer le nouveau chemin à suivre: taxer non pas les bénéfices mondiaux d'un groupe, mais son chiffre d'affaires au sein de chaque pays.

La Suisse a choisi un taux unifié très bas pour continuer malgré tout à garder une attractivité économique, au grand dam de la gauche. Celle-ci a toujours voulu simplement ajuster les taux d'imposition au plus haut, selon son idéologie ; le choix du Parlement d'opter pour un taux moyen a été une pilule difficile à avaler pour les socialistes, et totalement inacceptable pour la gauche de la gauche.

Le débat sur la taxation des entreprises est encore ouvert et le restera longtemps. La seule chose à retenir pour les votations du 19 mai est que l'adoption de la RFFA ne correspond pas à une décision sereinement prise par la classe politique, mais à un chantage international auquel les autorités ont décidé de se plier. Autrement dit, la RFFA, dictée par l'étranger, est avant tout un abandon de souveraineté.

La fausse carotte de l'AVS

De tous les arguments employés pour convaincre, celui selon lequel approuver le texte reviendrait à "consolider l'AVS" est sans doute le plus mensonger. Citons directement le matériel de campagne des partisans:

"L'AVS est en déficit, en raison de l'augmentation du nombre des rentiers et de l'allongement de l'espérance de vie. Si rien n'est fait, elle sera à sec d'ici 10 ans. La réforme apporte deux milliards de francs supplémentaires par an pour sécuriser les rentes."


Malheureusement, deux graphiques viennent immédiatement contredire cette affirmation…

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La "bonne santé" de l'AVS (cliquez pour agrandir)

En 2017 déjà, l'AVS perd plus d'un milliard de francs par an. En 2035 - ce n'est pas loin - ses réserves seront passées de +45 milliards à -51 milliards, soit une perte vertigineuse de 96 milliards, qui continuera de s'aggraver.

Si la RFFA est acceptée, l'AVS recevra 2 milliards par an pendant le même intervalle. Grâce à ces milliards, les pertes de l'AVS ne seront "que" de 60 milliards entre 2017 et 2035... Et c'est ainsi que l'on prétend que l'AVS serait "consolidé"?

Si le sujet n'était pas si dramatique pour des millions de retraités, présents et futurs, cela serait presque drôle. La "carotte" de la RFFA pour l'AVS est une cautère sur une jambe de bois. Elle ne fera que repousser l'effondrement du système de quelques années - bien trop peu pour la plupart de ceux qui voteront dans l'espoir que cela fasse une différence. Je le redis encore une fois, en guise de retraite, la plupart des Suisses n'auront rien.

Le système des trois piliers helvétique va dans le mur à vitesse grand V, et pas un de ces petits esprits à Berne n'a la carrure pour proposer une refonte du système qui tienne la route. Alors que la catastrophe est encore évitable, on préfère procrastiner jusqu'à ce qu'il soit trop tard. L'attitude qui prévaut chez nos élites s'apparente clairement à de la négligence criminelle, à mille lieues du fameux "gouverner c'est prévoir".

Les Suisses les ont élus et les éliront encore ; qu'ils paient donc l'addition.

Conclusion

Je ne sais pas si cet humble billet aura la moindre influence sur qui que ce soit, mais cela n'a aucune importance: la RFFA sera adoptée au soir du 19 mai avec une marge confortable. Les autorités, les partis et les médias travaillent main dans la main en ce sens, et les arguments déployés par les opposants pour la refuser sont cousus de fil blanc. Les campagnes d'affichage de ces derniers - "haro sur les actionnaires!" - ne servent qu'à mobiliser leur électorat en vue des élections fédérales de l'automne. Ils ne cherchent même pas à remporter le référendum.

Le consensus helvétique est souvent étouffant. Les citoyens vont encore une fois être amenés à s'exprimer sur un "paquet" conçu précisément pour que chacun y trouve du pour et du contre. Mais ce paquet est loin d'être un cadeau. Il ne résout rien. L'attractivité économique de la Suisse diminue en même temps que ses futures recettes fiscales, ce qui est pour le moins paradoxal. Le "geste" en direction de l'AVS est une incitation à laisser s'aggraver des problèmes auxquels il est plus que temps de s'atteler.

En fin de compte, "la RFFA ++" est plutôt une "RFFA bof-bof"!

Pour ces raisons, devinant que le Oui l'emportera largement et sachant qu'un vote Non sera immanquablement récupéré par l'extrême-gauche, je pense que je voterai blanc le 19 mai.

28 avril 2019

Avengers: Social Justice Warriors Endgame

Le dernier volet des aventures des Avengers est sorti sur les écrans romands ces jours. Voilà donc une petite critique que ceux qui souhaitent découvrir le film devraient éviter le lire. Non pas que j'y dévoile massivement l'intrigue, mais parce que je n'en dis pas que du bien…

Les Avengers? Une assemblée de super-héros de l'univers des Comics Marvel, réunis comme il se doit pour sauver le monde. En fait Avengers:Endgame est la suite de Avengers:Infinity War de 2018 qui voyait le méchant Thanos tenter de récupérer les Pierres d'Infinités pour détruire la moitié, littéralement, des formes de vies de l'univers. La triste fin de l'épisode précédent ne laissait aucun doute sur l'existence d'une suite, qui clôt d'ailleurs ce cycle du MCU (l'Univers Cinématographique de Marvel). Parce que la transposition des héros au cinéma est un constant renouvellement: les acteurs vieillissent ou se lassent et doivent être remplacés, ce qui donne lieu à autant de remake et de reboot avec de nouveaux interprètes pour nos héros favoris, ou ici, des passages de témoin sur lesquels je reviendrai.

cinéma
Une partie de l'affiche du film. La surface prise par chaque personnage
est-elle proportionnelle à sa présence à l'écran? Mystère…

Alors, Avengers:Endgame est-il un bon film? En quelques mot: non, c'est une distraction qui ne restera pas dans les mémoires (en tout cas bien moins que son prédécesseur). Si le film est spectaculaire dans ses scènes d'action et réussit la prouesse de laisser se développer l'intrigue en impliquant une dizaine de personnages principaux sans donner trop l'impression de calculer le temps d'antenne façon CSA, il pèche par quelques aspects pas complètement anecdotiques, comme le scénario, le placement de produits, et surtout les SJW.

Les placements de produits ont étés repérés depuis longtemps mais en l'espèce certains sont aussi subtils qu'un Hulk dans un magasin de porcelaine. Impossible de ressortir d'Avengers:Endgame sans comprendre que les super-héros badass roulent en Audi et que Fortnite est le jeu à la mode, c'en est presque gênant.

Pourtant, ces placements commerciaux ne sont que péchés véniels comparés à un scénario plus troué qu'un emmental. La faute à la "solution ultime" de toutes les intrigues inextricables: le voyage dans le temps, bien sûr! Tout le monde avait compris bien avant le début du film qu'on passerait probablement par là (seul cheminement praticable pour sauver tous les héros morts lors de l'opus précédent) et si les protagonistes d'Avengers:Endgame font mine de s'inquiéter des conséquences de leurs sauts temporels, l'intrigue déraille suffisamment vite et suffisamment profondément pour que le résultat final n'ait plus le moindre sens. Ceux qui ont vu le film confirmeront. Dans la ligne temporelle "reconstruite", Thanos n'a même plus mis la main sur une seule Pierre d'Infinité! Toute l'intrigue en devient parfaitement absurde.

Arrivent les Social Justice Warriors

Mais qu'en est-il finalement des Social Justice Warriors évoqués plus haut? Et qu'est-ce qu'un Social Justice Warrior (SJW pour les intimes) pour commencer? Le qualificatif désigne les "héros de la justice sociale", un terme moqueur inventé pour dénigrer les militants défendant toutes les causes à la mode du moment. On comptera pêle-mêle dans les rangs des SJW:

  • des végans ;
  • des pro-LGBT ;
  • des féministes pro-islam (ou des gays pro-islam ou toute autre combinaison improbable) ;
  • des hystériques du réchauffement climatique (qui prennent l'avion pour leurs loisirs) ;
  • des adeptes de la sexualité alternative et de ses innombrables variantes (asexué, intersexe, sexe fluide etc.) ;
  • des partisans du changement de sexe des enfants ;
  • des défenseurs des droits de "minorités opprimées" uniquement dans les pays occidentaux…

La liste n'est pas exhaustive. On ne s'étonnera pas que ces SJW se retrouvent massivement à gauche et à l'extrême-gauche.

cinéma

Notez bien qu'il n'y a rien de mal à "défendre" et à "lutter" en faveur de telles causes. Ce qui distingue un SJW d'un individu normal est, outre une perception totalement sélective de la réalité, sa propension à s'offenser de tout et ses réactions hystériques. Pour résumer, les SJW sont l'incarnation la plus extrémiste qui soit du politiquement correct, ce qui en fait des absurdités vivantes. Incapables de tolérer l'existence d'une opinion contraire et emportés dans leur indignation, ils sont aussi incapables d'argumenter.

Naturellement, leurs accoutrements souvent caractéristiques (bijoux "ethniques", couleurs de cheveux surnaturelles, style vestimentaire étrange, etc.) et leur comportement en font une cible de choix dans les mèmes, la guerre de la culture que la gauche a perdue.

cinéma,sjw

Rien de cela ne porterait à conséquence si, par un mélange de fascination et d'entrisme, les SJW ne se retrouvaient aux plus hauts niveaux de certaines entreprises comme les GAFA, les éditeurs de jeux vidéo ou les studios de cinéma… Comme ceux de Marvel.

Séquences SJW

Des thèmes de prédilection des SJW se retrouvent ainsi insérés de force dans Avengers:Endgame, d'une façon si peu subtile qu'elle ne laisse aucun doute, même auprès de spectateurs peu au courant du phénomène.

L'icône super-héroïque de ce mouvement est évidemment Capitaine Marvel, une super-héroïne portée à l'écran précisément pour être la championne de tous les SJW. Arrivée tardivement (l'unique film qui l'introduit dans l'univers Marvel est sorti un mois avant Avengers:Endgame), Capitaine Marvel a une relation distante avec le noyau des Avengers mais ses apparitions ne laissent aucun doute: elle est la plus puissante de tous les super-héros du plateau. Son super-pouvoir est en quelque sorte d'être supérieure à tout le monde.

Évidemment, Capitaine Marvel n'a pas de faiblesse (comme l'alcoolisme de Thor ou la colère de Hulk) puisque l'imperfection est anathème à la définition d'un super-héros SJW. A l'instar de Rey dans Star Wars, elle se révèle parfaite en tout, et peu importe que cela en fasse un personnage peu sympathique auquel il soit difficile de s'identifier.

Bien que d'une puissance décisive, elle intervient tardivement dans le combat contre Thanos - parce qu'elle "n'a pas que ça à faire", étant donnée qu'elle est chargée de l'univers entier et pas de la petite Terre, comprenez-vous. La réplique a si peu de sens que même nos super-héros ne trouvent rien à répondre. 

Capitaine Marvel se retrouve également à lancer une réplique "on va s'en occuper!" en parlant du méchant, suivie d'un plan large où se retrouvent une dizaine de super-héros et de combattants… Uniquement féminins, au beau milieu d'un champ de bataille. La scène "Girl Power" est par trop incongrue et irréaliste pour ne pas avoir été pensée dans les moindres détails par un scénariste SJW lui-même.

Le féminisme n'est pas le seul thème des SWJ. Le Grand Remplacement en fait aussi partie et le film en est l'illustration parfaite, Avengers:Endgame étant aussi l'occasion d'un passage de témoins entre une ancienne et une nouvelle génération de héros. Le prochain Capitaine America est un noir. Le prochain Iron Man est une noire. Le prochain Thor est une femme noire (étant entendu que dans la mythologie nordique sauce Hollywood les Walkyries sont incarnées par des femmes noires).

On n'ose imaginer l'outrage cinématographique mondial si Black Panther avait cédé le trône du Wakanda à un blanc…

Fin de Cycle

Après un blackout médiatique de 48 heures les médias parlent d'Avengers:Endgame et si le jugement des critiques est globalement bon, celui du public est plus mitigé. Il est difficile de juger le film comme pleinement réussi - les carences scénaristiques fragilisent ce qui aurait pu et dû être la conclusion satisfaisante d'une vingtaine de films.

Toutes proportions gardées, les séquences SJW qui donnent leur titre à ce billet ne sont qu'une partie mineure de l'œuvre ; mais il suffit d'un plan ou d'une réplique ratée dans un film où chaque seconde d'image a été pleinement réfléchie pour briser l'immersion du spectateur, et son sentiment d'évasion.

Rien ne dit que les films suivants seront des échecs commerciaux ; mais si la trajectoire entamée avec Captain Marvel se poursuit, il est probable que le grand public se lasse et que le prochain cycle du MCU fasse mourir peu à peu la franchise à la façon de Star Wars, elle aussi rachetée par Disney. Mais dans ce cas Disney n'est pas la seule société à blâmer ; l'éditeur de Comics Marvel est lui-même responsable du virage féministe/raciste donné à ses personnages, qui ont contribué au déclin des Comics avant que le cinéma ne leur donne un second souffle.

Les super-héros ne se sont pas réinventés dans la bonne direction.

20:40 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, sjw |  Facebook

24 avril 2019

La Suisse se réchauffe deux fois plus vite!

La Suisse se réchauffe à grande vitesse, avertit 24 Heures dans un article fleurant bon l'hystérie. Le réchauffement y serait encore plus rapide qu'ailleurs:

«En Suisse, le réchauffement est nettement plus élevé que la moyenne mondiale», a souligné [Sonia Seneviratne, chercheuse en science du climat à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ)], qui a effectué une évaluation sur la base des données de MétéoSuisse entre 1864 et 2017. Comparant un réchauffement à 2 degrés par rapport à 1,5 degré, elle a calculé que l'évolution en Suisse serait deux fois plus rapide qu'en moyenne globale.


réchauffement climatique,mensonges,médiasAprès ce paragraphe encore plus alarmiste dans un article déjà truffé de glapissements, l'avertissement est immédiat:

Tout retard dans l'adoption de mesures augmente non seulement les risques qui en découlent mais limite aussi la marge de manoeuvre pour la politique et la société.


Donc voilà, je réécris pour les mous du bulbe: vous avez bien compris comment il faut voter en octobre! C'est important! L'avenir de la Suisse, de l'Europe et du monde est en jeu! Pas moins! Et je ne plaisante même pas:

Une fois qu'un certain niveau de température a été atteint, celui-ci persiste pendant des siècles, voire des millénaires. 


Il faut avoir une imperméabilité au doute qu'on ne trouve que chez les esprits les plus fanatiques pour énoncer de telles énormités sans tousser. Sur quelles preuves reposent des déclarations aussi extrémistes? Sur la base des modèles climatiques défaillants? Car ce n'est pas tout que d'échouer à prévoir chaque année la température moyenne jusqu'à 2050 ou 2100, il faut aussi prétendre prévoir la suite sur des siècles, voire des millénaires! Et si ce n'est pas cela que reposent ces déclarations outrancières, on aimerait bien savoir quoi alors, mais ne comptons pas sur le journaliste pour poser la question.

Ensuite, il nous reste les méthodes d'apprenti-sorcier:

Le seul remède restant (sic) réside alors dans les émissions dites négatives qui peuvent être réalisées à l'aide de systèmes techniques et biologiques qui éliminent le CO2 déjà émis dans l'air.


Entre spécialistes, on appelle ces systèmes la "végétation" et elle fait très bien son boulot depuis quelques milliards d'années. Mais les écologistes de combat qui sévissent désormais dans les universités et les rédactions travaillent sans doute à préparer le public aux prochaines étapes, les projets aussi délirants que gigantesques destinés à modifier artificiellement la composition de l'atmosphère terrestre...

Pendant que les Helvètes sont amenés à contempler leur nombril en se fouettant de leurs péchés climatiques, un petit zoom arrière sur la presse internationale (merci à rjb77ca) nous permet de comprendre un peu mieux ce qu'il se passe à l'échelle mondiale:

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Ça chauffe de partout plus que la moyenne! (cliquez pour agrandir)

C'est assez incroyable quand on y pense: où sont ces endroits où le réchauffement climatique est plus faible que la moyenne? Ils n'existent pas. La température moyenne semble monter plus vite que la moyenne partout - en tout cas, surtout là où l'on vote.

Mère Nature fait décidément bien les choses.

19 avril 2019

Les faillites de Notre-Dame

La destruction par le feu de Notre-Dame de Paris, le poumon culturel et historique qui subsistait au cœur de la capitale française, marque incontestablement la fin d'un cycle.

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Depuis l'incendie, les hommages rendus par les politiciens semblent sincère - de la même façon qu'on ne réalise la valeur d'une chose qu'une fois qu'on l'a perdue. Mais le sont-ils vraiment? Et comment en est-on arrivé là?

Faillite de l'État Français

"Les millions affluent pour reconstruire la cathédrale, mais lorsqu'il s'agissait simplement de financer les travaux de réfection, il n'y avait personne", se plaignit sur les ondes un fonctionnaire français du Patrimoine. La remarque est typique de ce qui tient lieu de réflexion à tous les niveaux de la société française: avec plus d'argent, tout irait drôlement mieux.

Avec plus d'argent, Notre-Dame n'aurait pas pris feu? Curieuse défense pour un chantier de réfection transpirant l'incompétence dès le premier jour.

Pourquoi collecter des millions pour rebâtir la cathédrale alors que le versement de l'assurance aurait suffi? Mais pour toucher une assurance, il aurait fallu que le chantier soit assuré en premier lieu (des économies de bout de chandelle pour lesquelles nos Vaudois n'ont pas été meilleurs). Ne pas assurer un chantier revient à s'exposer à un risque inqualifiable.

Bien entendu, une compagnie d'assurance aurait pu refuser le mandat ou, plus probablement, poser des exigences aussi élevées que ses primes. Ce n'est que justice: une assurance n'est pas là pour éponger la bêtise et l'inconséquence, mais pour se prémunir contre un risque. Rétorquer que Notre-Dame était "inestimable" n'est pas un argument recevable. Tous les jours, des œuvres d'art tout aussi "inestimables" voyagent à travers le monde, parfaitement assurées. Et là encore, les assurances jouent parfaitement leur rôle de prévention: l'emballage, les vibrations et le taux d'humidité sont vérifiés en permanence pour les tableaux anciens, en plus d'une expertise scrupuleuse au départ et à l'arrivée.

Si l'État français n'avait pas failli dans sa mission de sauvegarde du patrimoine, il aurait assuré le chantier de réfection de la toiture de Notre-Dame. Il aurait signé un contrat d'assurance de chantier. Il se serait plié aux exigences du contrat, comme un stockage approprié des matériaux inflammables, un système de détection d'incendie digne de ce nom, une vérification du personnel et une certification des systèmes électriques des échafaudages, des rondes… Autant de choses qui auraient pu éloigner le risque d'un sinistre comme celui qui emporta la cathédrale cette semaine.

À la place, l'État français choisit de s'affranchir des règles de bonne gestion qu'il n'hésite pas à imposer au secteur privé. Des fonctionnaires - qui ne seront pas limogés - firent "des économies" de moyens et de contrôle des risques en renonçant à contracter une assurance. Ils mirent en place un ensemble de précautions de chantier qui n'étaient visiblement pas à la hauteur. Le résultat s'étale depuis plusieurs jours en une de tous les journaux du monde.

Il faut l'écrire: il n'y a aucune fatalité là-dedans. La destruction de Notre-Dame est la responsabilité de l'État français. La cathédrale était le monument le plus fréquenté d'Europe avec 13 millions de visiteurs l'an dernier. Sa toiture avait survécu à plus de 700 ans d'histoire et deux Guerres Mondiales. Il aura suffi de quelques années de social-démocratie française pour que tout parte en fumée.

Faillite du Vivre-ensemble

L'incendie de Notre-Dame est-il volontaire? Dans les médias, la question est taboue. Aucun article francophone sur le drame ne mentionne des mots comme "islam", "attentat" ou "terrorisme". Dès les premières minutes (!) de l'incendie la police présentait l'événement comme un "incendie accidentel". Établir les conclusions de l'enquête avant même qu'elle ne débute, voilà un bon moyen de gagner du temps.

D'une certaine façon, le porte-parole qui lança cet énorme bobard n'avait pas tort: l'incendie de Notre-Dame sera accidentel. Pour la simple et bonne raison que l'enquête lancée sur le sinistre, la vraie, a déjà limité son champ d'investigation aux "causes accidentelles", et nulle autre.

Les Internautes furent nombreux à mentionner l'incongruité d'un visiteur dans les tours le soir du sinistre - un ouvrier, explique-t-on. Le départ et la rapidité du feu suscitèrent l'incrédulité jusque chez l'ancien architecte en charge de l'édifice - en direct sur le plateau de France 2. De lourdes poutres de bois de chêne massif qui s'embrasent comme des allumettes? Le doute s'immisce malgré le bétonnage de la vérité officielle…

"On n’est pas responsable politique quand on se complaît dans le complotisme", rétorqua, avec la subtilité qui le caractérise, le nervis Christophe Castaner, dont on raconte qu'il serait ministre de l'Intérieur. En revanche, l'incompétence et l'hypocrisie se conjuguent parfaitement avec la charge politique. Car si on ne sait pas quelles sont les causes du sinistre de Notre-Dame, ce n'est que le brasier qui cache l'incendie de forêt. 875 églises ont été vandalisées en France, rien que l'an dernier.

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La carte 2018 des attaques christianophobes (attaques d'églises et attaques dans des églises)

Les médias ne parlent du sujet que du bout des lèvres. Une tache aveugle tellement béante face à l'ampleur des faits qu'elle attire l'attention de médias étrangers, quelques jours avant l'incendie de Notre-Dame...

La célèbre cathédrale n'est pourtant même pas la seule église de Paris à brûler cette année. La deuxième plus grande église de Paris, l'église Saint-Sulpice, a fait l'objet d'un incendie volontaire le 17 mars, il y a tout juste un mois. En aviez-vous entendu parler?

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Incendie criminel à Paris - mais à l’église Saint-Sulpice plutôt que Notre-Dame. Tout va bien.

Quant à Notre-Dame, le hasard est taquin: la cathédrale est en feu la semaine même le la condamnation d'une certaine Inès Madani… Pour avoir tenté de faire sauter Notre-Dame avec des bonbonnes de gaz en 2016.

Oui, les églises de France sont sous pression. Et la destruction de Notre-Dame fait des heureux - je vous laisse deviner qui. Des gens qui laissent éclater leur joie dans les rues et sur les réseaux sociaux.

Faillite des élites

Notre-Dame a brûlé. Vous savez, l'œuvre d'art. Le monument historique. Les réactions de certains hauts responsables démocrates américains ont un point en commun:

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...Vous n'y trouverez ni le mot "église", ni le mot "catholique". Un problème de saisie au niveau du clavier, sans doute.

Notre-Dame était certes un joyau architectural de l'art gothique, une mémoire du passé, un symbole de Paris, une attraction touristique majeure, tout ce que vous voudrez, mais c'était aussi, et surtout, une église. Une véritable église, ouverte au public, à la prière et au culte. Pas une ex-église, une église reconvertie en musée ou quoi que ce soit d'autre. Une église catholique.

Et ça, il leur est impossible de l'écrire!

Le virus mental qui affecte la gauche américaine a traversé l'Atlantique depuis longtemps. La nouvelle polémique qui enfle désormais en France concerne la reconstruction de Notre-Dame. Rien n'oblige à reconstruire la toiture à l'identique, rappellent avec empressement les serviteurs de la France de Macron. État entendu que la réalité d'une "éventuelle contrainte" ne peut aller se chercher que dans l'examen de traités internationaux ; le peuple français n'a pas, et ne doit jamais, avoir son mot à dire!

Alors qu'Emmanuel Macron lance un programme "ambitieux" de reconstruction en cinq ans (rappelons que Notre-Dame fut construite entièrement en 60 ans, avec la technologie disponible au XIIIe siècle…) quelques personnes en viennent à se poser la question: si le but est de reconstruire ce qui a été détruit par le feu, pourquoi l'Elysée souhaite-t-il lancer un concours ouvert "aux plus grands architectes internationaux"? Mais s'inquiéter de cela, c'est probablement être "d'extrême-droite"…

Sur France-Info, un architecte interviewé se lâche: bien sûr qu'il faut profiter de l'occasion pour faire quelque chose de différent! Et utiliser les matériaux modernes d'aujourd'hui, l'acier, le béton! Tant pis si ça choque! Les générations futures pardonneront volontiers, comme elles pardonnent aujourd'hui des merveilles architecturales parisiennes comme le Palais Beaubourg, la Tour Montparnasse, les Colonnes de Buren ou l'Opéra Bastille…

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Notre-Dame 2.0 va avoir de l'allure.

Par une inconséquence coupable, la toiture de Notre-Dame a été détruite sous l'égide du Président Macron. Tout porte à croire que l'homme-enfant parvenu, désespéré de laisser une trace dans l'histoire, trouvera dans la réfection de la toiture de la cathédrale le moyen d'en faire le symbole de son passage au pouvoir.

Avec une inauguration prévue en 2024, nous saurons assez vite ce qu'il en est. En attendant, beaucoup d'autres églises brûleront en France d'ici la fin de l'année et lors des suivantes, dans des incendies forcément accidentels et le plus grand silence médiatique.

11 avril 2019

Un rejet total de la théorie du Réchauffement climatique (deuxième partie)

Un mois après un premier épisode fort bien reçu au Conseil Communal de Renens (les hurlements et la bronca de la gauche lors de mon intervention prouvent que mes flèches atteignirent leur but) il était temps d'en remettre une couche. Car ce n'est pas tout de pointer du doigt l'absurdité du deux-poids-deux-mesures des Accords de Paris ou l'hypocrisie des élites vis-à-vis de la pollution ; il faut désormais s'attaquer à la Théorie elle-même, et démontrer qu'elle est fausse.

Heureusement, rien de plus facile!

Le texte suivant, sacrilège au plus haut point, aura donc été lu jeudi 11 avril à la tribune du Conseil Communal de Renens. Là encore, cette intervention est agrémentée de liens et même d'un graphique dans sa version écrite, donc n'hésitez pas à vous documenter davantage.

 


 

Mesdames et Messieurs,

Il y a un mois, je démontrais ici-même à quel point l'idée d'un Plan Climat pour Renens était dérisoire au-delà du ridicule, tout en sachant très bien qu'il sera adopté ce soir. Einstein avait une citation sur l'infini qui me paraît appropriée, si vous la connaissez.

Je comprends bien la peur panique et le besoin d'agir de tous ceux qui vivent dans la terreur climatique distillée à longueur de journée par des médias avides de sensationnel, et exploitée par des politiciens pétris de collectivisme. Pourtant la réalité scientifique, la vraie, est parfaitement limpide: il n'y a aucune preuve d'un réchauffement climatique d'origine humaine. Il n'y a même pas de preuve d'un réchauffement climatique mondial, tout court.

Maintenant que la bronca s'est apaisée, laissez-moi poursuivre. Pour vous exprimer, votre tour viendra.

J'imagine la douleur qui est la vôtre d'entendre quelque chose d'aussi… Blasphématoire. Pourtant, c'est vrai. Parce que, pour parler d'un réchauffement, il faut être en mesure de connaître les températures du passé, n'est-ce-pas? Et nous ne connaissons que très peu, et très mal, les températures du lointain passé. Les récits historiques? La mesure de cernes de troncs d'arbre? Les carottages de glace, alors qu'il n'y avait pas de glace sur Terre pendant 80% du temps géologique? Quelques morceaux incertains d'un puzzle en millions de pièces.

Peut-être pensez-vous que nous connaissons mieux les températures du passé récent, disons, les cent dernières années? Il y a un siècle, la plupart des gens en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud n'avaient jamais vu un scientifique européen de leur vie. Imaginer qu'il y ait eu hors d'Europe (et même dans certaines zones d'Europe) un maillage de stations météorologiques dûment étalonnées et relevées quotidiennement, le minimum pour essayer de comprendre quoi que ce soit à l'histoire climatique, tient du doux rêve.

Les températures du présent, alors? Peine perdue! En 2016, hier quasiment, et plusieurs décennies après le début de l'hystérie climatique, il n'y a toujours pas de station météorologique permanente dans un tiers de l'Amérique du Sud et les deux tiers de l'Afrique. La couverture des océans - 70% de la surface de la Terre - est totalement dérisoire. Aujourd'hui encore, nous ne connaissons pas la température à l'échelle du globe. Alors que font les pseudo-scientifiques qui veulent "montrer" un réchauffement planétaire? Ils inventent les valeurs manquantes! Ce n'est qu'une fraude parmi tant d'autres dans ce dossier.

Les températures du futur, alors? Notre ultime planche de salut? Même pas. Car voyez-vous, depuis les quelques trente ans que la théorie du réchauffement climatique existe, chaque année voit fleurir ses nouveaux modèles, qui prédisent invariablement l'apocalypse climatique en 2050, puis maintenant 2100 puisqu'il s'agit de toujours trouver une date suffisamment éloignée pour que plus personne ne soit là à l'heure de rendre des comptes. Or, tous ces modèles ont un problème: ils prévoient des évolutions de la température complètement erronées par rapport à ce qui est mesuré dès l'année suivante.

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90 modèles face à la réalité mesurée… Conclusion: la réalité a tort!
(cliquez sur l'image pour agrandir)

Expliquez-moi. Comment un modèle incapable de prédire la température moyenne dès l'année suivante serait en mesure de prédire une température moyenne exacte, au dixième de degré près, à quasiment un siècle de là?

Je vous laisse méditer là-dessus une seconde.

Résumons: nous ne connaissons pas les températures du passé, nous ne connaissons pas les températures du présent, et nous ne connaissons pas les températures de l'avenir. Et encore ne parlons-nous ici que des températures, même pas de l'influence de l'homme dans celle-ci. Il existe bien d'autres domaines de la climatologie, de la dynamique atmosphérique à l'effet du cycle de l'eau, où nous en connaissons encore moins.

Pour déplaisant soit l'argument pour vos croyances, dire qu'en matière de climat nous ne savons quasiment rien est scientifiquement irréprochable, et malheureusement, la seule vérité.

Dans ces circonstances, décréter des taxes "climatiques" pour essayer de modifier le comportement de nos concitoyens dans la production de CO2 et prétendre que cela aura un effet sur la température en 2100 s'apparente à du grand n'importe quoi.

Mais l'idéologie n'a que faire du doute, aussi je m'attends à quelques protestations. En général, la dernière cartouche tirée, le dernier argument de ceux qui n'en ont aucun, consiste à se retrancher derrière le fameux consensus de 97% de scientifiques qui soutiendraient certains aspects de la thèse du réchauffement climatique. Cet argument n'en a jamais été un. La démarche scientifique consiste à émettre des hypothèses et à les prouver à l'aide de modèles ; et si la preuve échoue, la théorie doit retourner en cuisine. C'est aussi simple que ça.

Si la science était affaire de consensus, Galilée aurait tort et nous estimerions encore que la Terre est le centre de l'univers. Heureusement, ce consensus de 97% est aussi un mensonge, ou plus exactement, une fraude scientifique, une de plus, basée sur l'interprétation biaisée d'articles de recherche soigneusement sélectionnés. Cela n'empêche pas certains de s'en servir car "un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité" disait quelqu'un qui inspire peut-être ces gens.

Je m'en excuse par avance auprès de ceux qui pourraient en être dérangés, je n'ai pas fini d'intervenir sur le sujet controversé du Réchauffement Climatique d'Origine Humaine, même si je dois ainsi contribuer à échauffer cette salle.

Je vous remercie.