08 décembre 2016

Aylan et Maria

Il s'appelait Aylan Kurdi. En septembre 2015, son corps fut retrouvé noyé sur une plage de Turquie après le chavirage de l'embarcation qui devait le mener, lui et sa famille, jusqu'en Grèce. Les images du petit enfant noyé, le visage sans vie léché par les vagues, firent le tour du monde et la couverture de tous les journaux. Au 19h30 de la RTS, on relaya la séquence vidéo sans retenue, se délectant d'infliger tant de mauvaise conscience à tous ces Suisses mal-pensants.

Car voyez-vous, les gens qui s'opposaient aux migrants, faux réfugiés et passeurs, étaient complices de la mort du petit Aylan. On le leur fit bien comprendre. C'était eux qui devaient se livrer aux reproches et à l'introspection, et non son père au rôle trouble, envoyant sa famille en pleine tempête en rognant sur les gilets de sauvetage alors que pas un ne savait nager.

allemagne,médias,mensonge,criminalité,immigrationUn an plus tard, nous avons Maria.

Elle s'appelait Maria Ladenburger. En octobre 2016, son corps fut retrouvé noyé sur la berge du Dreisam à Fribourg-en-Brisgau (Baden-Württemberg) en Allemagne. Violée avant d'être noyée, Maria, dix-neuf ans, était étudiante en médecine et travaillait comme volontaire pour le centre des réfugiés locaux. Fille d'un haut-fonctionnaire de l'Union Européenne, Clemens Ladenburger, conseiller juridique de la Commission Européenne, elle militait comme son père pour un accueil plus grand encore des hordes d'immigrés clandestins qui prennent d'assaut le continent européen depuis un an et demi.

Son agresseur fut arrêté début décembre - Hussein Khavari, un demandeur d'asile théoriquement âgé de 17 ans, arrivé en provenance d'Afghanistan comme "mineur non accompagné" en 2015 et vivant depuis en famille d'accueil. Son ADN fut formellement identifié comme celui du violeur. Son vélo fut retrouvé à 500m du lieu de l'assassinat et des images de vidéosurveillance montrent qu'il tenta de changer son apparence après le meurtre.

La police soupçonne également Hussein Khavari du viol et du meurtre de Carolin G., assassinée près d'Endingen, à 30 kilomètres de Fribourg, trois semaines après la mort de Maria Ladenburger. Cependant, aucune trace d'ADN n'a été retrouvée sur cette scène de crime. Mais quels que soient les actes dont il est accusé, M. Khavari ne pourra subir de peine d'emprisonnement supérieure à dix ans, en vertu du droit pénal allemand envers les mineurs. Il faut préserver ses chances de réinsertion, voyez-vous.

Les médias allemands choisirent de ne pas parler du meurtre de Maria. Certains avancèrent qu'il s'agissait avant tout d'un fait-divers régional. D'autres, moins hypocrites quant à leurs motifs, expliquèrent qu'ils craignaient de donner des munitions aux adversaires de la politique d'accueil fermement tenue par la Chancelière allemande Angela Merkel. C'est une attitude tout à fait responsable: rien de plus odieux que d'exploiter la mort d'un(e) innocent(e) à des fins politiques. Aucun média digne de ce nom ne s'abaisserait à une telle félonie ; tous se contentent de seulement rapporter les faits lorsqu'ils le méritent, avec pudeur et sobriété, comme dans l'affaire Aylan Kurdi.

S'exprimant donc sur un simple fait-divers régional qui ne demandait aucune attention particulière, plusieurs responsables politiques allemands comme Sigmar Gabriel, ministre de l'économie, se sentirent malgré tout obligés de venir plaider que "de tels meurtres odieux existaient bien avant que le premier réfugié venu d'Afghanistan ou de Syrie n'arrive". Dont acte, même si des événements comme les attaques de Cologne de ce début d'année bousculent un peu les statistiques.

Au final, il est regrettable que les médias ne se soient pas étendus davantage sur l'assassinat de Maria car c'est une belle histoire de persévérance et de pardon. Pendant la messe d'enterrement de sa fille, M. Ladenburger organisa une petite quête pour aider à financer des associations d'accueil de migrants. Nul doute qu'un peu avant de se faire violer et noyer par un réfugié afghan, c'est sans doute ce qu'elle aurait voulu.

02 octobre 2016

98% de Non aux quotas de migrants en Hongrie

La méthode d'Angela - appeler les migrants à envahir l'Europe en direction de l'Allemagne puis réclamer ensuite que chaque pays de l'union "reçoive sa part" - n'a pas fait recette en Hongrie. Un référendum pour savoir si le pays devait accueillir des quotas de migrants selon la distribution concoctée par Bruxelles, contre l'avis du gouvernement hongrois, était tenu ce dimanche. Le Non l'emporte vraisemblablement à hauteur de 98,3%.

La participation n'atteint en revanche que 44,35% des inscrits, ce qui rend le résultat du référendum non contraignant aux yeux de la Constitution hongroise. Pour qu'il le soit, il faut qu'au moins la moitié du corps électoral se prononce. Cette étrange disposition légale - introduite par Orbán en 2011! - fut habilement exploitée par l'opposition, laquelle demanda à ses partisans de ne pas aller voter précisément pour obtenir ce résultat. Les médias pro-immigration jubilent: "En Hongrie, l'opposition fait échouer le référendum anti-réfugiés de Viktor Orban", titre ainsi le Huffington Post. Un résumé qui oublie largement l'essentiel.

Peut-on mettre à la poubelle 3,5 millions d'avis exprimés sur 8,3 millions d'électeurs potentiels simplement parce que pas suffisamment d'entre eux ne se sont rendus aux urnes? Il paraît très improbable que les millions de personnes qui ne se sont pas déplacées auraient été toutes en faveur des quotas de migrants, et si cela avait été le cas, il leur aurait suffi de s'exprimer dans les urnes pour balayer dans l'autre sens le résultat final.

En réalité, le mot d'ordre de l'opposition de gauche réussit à faire descendre de quelques pourcents la participation pour obtenir une annulation du référendum sur un point technique. Le gouvernement Orbán aurait eu beau jeu de poser la question différemment pour forcer les pro-migrants à se mobiliser ("souhaitez-vous que la Hongrie accepte les quotas de migrants contre l'avis du Parlement?") ou déclarer que les éventuels camps d'accueil finissent installés en priorité dans les zones avec les plus forts taux d'abstention... Mais Viktor Orbán ne versa pas dans ces astuces, et c'est tout à son honneur.

hongrie,immigration,viktor orban,référendum
Viktor Orbán et son épouse prirent la peine de se déplacer...

N'en déplaise à nos amis les journalistes, non, on ne peut pas considérer qu'une question rejetée à 98% soit complètement ignorée, sur la base d'un taux de participation qui ferait rêver bien des pays occidentaux (et en particulier la Suisse). Si cet épisode hongrois nous apprend quelque chose, c'est qu'il est urgent que le pays revoie sa loi électorale et cesse de se méfier de la démocratie. Un référendum est une question posée directement au peuple ; chacun peut y prendre part, et il ne devrait pas y avoir pour un camp en présence, quelle qu'il soit, une "deuxième façon de l'emporter" en jouant sur la participation.

Il est trop tôt pour deviner comment la Hongrie donnera suite à cette affaire, mais il semble peu probable que sa conclusion rejoigne celle des médias. La première communication du gouvernement hongrois ne laisse guère de doute:

Bruxelles ne pourra pas imposer sa volonté à la Hongrie, a estimé le dirigeant conservateur dans une allocution, soulignant vouloir faire comprendre à Bruxelles qu'ils ne peuvent pas ignorer la volonté de 99,2% des électeurs. (...)

Bruxelles ou Budapest, telle était la question, et nous avons dit Budapest. Nous avons décidé que la question (migratoire) relevait de la juridiction de la Hongrie, [ajouta] M. Orban, soulignant vouloir proposer un changement constitutionnel pour refléter la volonté du peuple.


L'UE de M. Junker avait quant à elle décrété avant la tenue du référendum que celui-ci ne compterait pas à ses yeux, quel qu'en soit le résultat. Nouvelle crise en vue, donc, entre Bruxelles et Budapest.

27 septembre 2016

L'hospitalité, sans limite

L'histoire du Sleep-In de Renens est celle d'une Suisse naïve qui découvre les premières vagues de la déferlante migratoire et des autorités qui gèrent le dossier de l'immigration illégale avec faiblesse et naïveté. Elle mérite d'autant plus d'être contée qu'elle n'est pas terminée.

sleep-in_renens.jpg
Le bâtiment du Sleep-in est désormais ceinturé de grillages, au grand dam des travailleurs sociaux qui y travaillent encore. (cliquez pour agrandir)

Installé dans une bâtisse historique, le Sleep-In de Renens est une structure d'accueil pour sans-abris, cogéré par les communes de Lausanne et Renens. Si ces lieux sont régulièrement surchargés l'hiver, c'est bien au cœur de l'été 2015 que le grand public apprit son existence. Son jardin fut envahi par des dizaines de migrants africains dans des conditions de salubrité déplorable ; le fait fut rapporté dans les médias.

Un budget de logement illimité

Le sujet préoccupa le Conseil Communal de Renens. Lors d'un rappel de la loi sur l'accueil des migrants donné par l'exécutif de la Ville, l'assemblée découvrit que la loi vaudoise oblige les autorités à trouver immédiatement un logement pour tout demandeur d'asile, le soir même et à l'hôtel au besoin - sans limite de budget.

Malgré tout, la généreuse loi vaudoise ne pouvait même pas être invoquée dans ce cas, les migrants principalement nigérians du Sleep-in refusant de décliner leur identité. Outre des demandes d'asile déjà rejetées, un bon nombre de ces messieurs était en effet en délicatesse avec la justice pour de menues histoires de trafic de drogue et soumis à des arrêtés d'expulsion.

Un gouvernement de gauche totalement inactif

Les occupants avertis qu'ils "s'exposaient désormais aux rigueurs de la loi" n'eurent pas trop à en souffrir. Il revient au Canton de renvoyer des requérants déboutés, mais Vaud et son gouvernement à majorité de gauche se démarquent depuis longtemps par le plus haut taux de renvois non exécutés de Suisse - au point que Mme Sommaruga elle-même exprima un rappel à l'ordre. Imagine-t-on les limites à franchir pour en arriver là?

Finalement chassés du Sleep-In, les immigrés illégaux investirent plusieurs squats successifs à Renens et Lausanne, ajoutant la violation de propriété à leurs méfaits. Le groupe initial s'éparpilla progressivement mais semble continue à graviter dans l'Ouest Lausannois.

On imagine mal que tous ces gens soient repartis en Afrique, et ce ne sont pas les autorités locales qui les mettront dans l'avion.

Première publication dans le numéro de septembre 2016 de Franc-Parler, le journal de l'UDC suisse.

23 septembre 2016

Le peuple suisse, cocu content ?

Après sept heures de débat mercredi le Conseil National a finalement entériné la loi d'application de l'initiative "Contre l'immigration de masse" - une loi tellement vide de contenu que personne, pas même les parlementaires qui l'ont votée, n'ose prétendre qu'elle respecte la Constitution.

Un tel aveu constitue une première. Comme le relevèrent certains UDC à Berne, pareille situation pose la question du serment que prêtent les parlementaires au début de leur mandat, lorsqu'ils jurent de la défendre.

immigration,démocratie,initiative

Selon l'article 121a de la Constitution, la Suisse doit gérer de façon autonome son immigration. Il instaure la préférence nationale en matière d'emploi et des plafonds annuels d'immigration toutes catégories confondues - dont l'asile et le regroupement familial - et enfin, empêche le pays de signer tout traité contraire à ces dispositions. Le peuple suisse connaît bien le texte suite à l'énorme campagne qui eut lieu en 2014 autour de l'initiative contre l'immigration de masse.

A contrario, la loi d'application qui sera prochainement sous toit demande que les offres d'emploi soient publiées aussi auprès des offices régionaux de placement. C'est à peu près tout.

La Constitution avait déjà été allègrement violée au mois de mai lorsque le Conseil Fédéral décida de voter l'extension de la libre-circulation à la Croatie. A cette occasion, il contrevint de façon flagrante et indiscutable à l'article constitutionnel, en plus de renier ses propres engagements du lendemain du 9 février.

L'UDC hurla son indignation dans l'indifférence générale. Avec leur profondeur de réflexion coutumière, les médias se réjouirent ce cette déconvenue. Le grand public, lui, resta parfaitement apathique. Il n'y avait donc aucun doute que cette entorse à la Constitution ne serait pas unique. Nous en avons un nouvel exemple aujourd'hui. Il sera suivi de beaucoup d'autres.

Écrivons-le en toutes lettres: la Constitution helvétique n'est plus qu'un morceau de papier sans valeur. Un texte inspirant l'action politique, mais de façon abstraite, sans contraintes. Une sorte de feuille de route purement symbolique dont chaque dépositaire de l'autorité - gouvernement, parlement, justice - pourra s'éloigner autant que nécessaire, selon ses objectifs idéologiques et politiques du moment.

Pour la classe politique, les avantages sont immédiats: les initiatives populaires relèvent désormais du folklore. Par exemple, la récente initiative pour la "primauté du droit suisse" sur le serpent de mer du droit international n'a plus aucune raison d'être. Qu'elle soit refusée et on s'en réjouira ; qu'elle soit acceptée et on l'inscrira dans la Constitution avant de l'ignorer royalement.

Les politiciens ne prennent même plus cet air contrit qu'ils arboraient au lendemain d'initiatives populaires gênantes, comme l'internement à vie des criminels dangereux ou l'interdiction pour les pédophiles de travailler avec des enfants. L'expression populaire n'est déjà plus qu'une démonstration d'humeur ponctuelle que seul un crétin, un politicien UDC par exemple, prendrait au sérieux.

Les faits donnent raison à ceux qui méprisent la démocratie directe. Le peuple vote pour des initiatives et élit ensuite des représentants qui les foulent aux pieds. La faute en revient évidemment à la classe politique et aux médias, mais la responsabilité finale incombe indiscutablement aux électeurs qui choisissent d'être cocus.

Les protestataires les plus lucides continueront bien évidemment à se tourner vers l'UDC, la gratifiant d'un ou deux pourcents supplémentaires tous les quatre ans, mais cela n'a guère d'importance. À ce rythme un basculement du rapport de force n'arrivera pas durant ce siècle, la majorité des deux tiers du centre-gauche du Parlement continuant entre-temps à faire comme bon lui semble.

Qui s'avoue réellement surpris par ce qui se passe à Berne? Les signes de cette dérive, nombreux et concordants, s'étalent devant nos yeux depuis des années. L'épisode de l'immigration de masse n'est qu'une étape supplémentaire, médiatiquement porteuse car concernant un sujet qui cristallisa le débat en son temps.

Ce mercredi, malgré un débat-fleuve, la partie était jouée depuis le début. Tous les partis politiques hormis l'UDC choisirent de ne pas prendre le risque de se fâcher avec Bruxelles, de ne pas renégocier le sujet de la libre-circulation avec l'UE, d'ériger les bilatérales en Veau d'or intouchable. L'Union Européenne n'a même pas eu à hausser le ton: les négociateurs helvétiques ont capitulé en rase campagne, avant que le moindre coup de feu ne soit tiré, avant même que l'étendard de l'adversaire ne soit aperçu. Cinglant contraste avec le courage anglais...

En 1992, les Suisses votèrent contre l'adhésion à l'Espace Économique Européen. Depuis ce fâcheux accident, la classe politique travaille à rendre le pays euro-compatible et à lier les mains de ce peuple revêche, redéfinissant la signification de la démocratie directe au besoin. Par habitude, naïveté et pusillanimité, la grande masse des citoyens laisse faire.

On a refusé à la classe politique l'honneur de devenir membre de l'Union Européenne ; elle choisit aujourd'hui d'en devenir l'esclave - et tant pis s'il faut jeter la Constitution aux orties pour cela.

02 septembre 2016

L'immigration selon Trump

Alors que la campagne présidentielle américaine se poursuit, Donald Trump marque sa différence en répondant à une invitation du président mexicain Enrique Peña Nieto. Ce dernier avait proposé aux deux candidats de les rencontrer, mais Hillary Clinton, qui prétend toujours ne pas avoir de problèmes de santé, déclina la proposition. Mal lui en pris. Le voyage du candidat républicain au Mexique pour y rencontrer un chef d’État lui confère exactement la stature présidentielle dont son adversaire l'estime incapable.

donald trump,usa,immigrationEn outre, le thème du voyage permit de recentrer la campagne sur la question de l'immigration. De retour sur le sol américain, Donald Trump livra à Phoenix un discours détaillant son plan sur la question.

Bien entendu, impossible d'espérer avoir un compte-rendu correct de cet épisode dans les médias romands - pensons à la RTS par exemple - tant la détestation de Trump est palpable. On trouvera un résumé un peu plus factuel des dix points présentés par Trump sur le Figaro français:

1/ "Nous allons construire un grand mur, élevé, impénétrable, magnifique", équipé de senseurs souterrains, de tours de surveillance, et "le Mexique va le payer à 100%."

2/ Les clandestins ne seront plus relâchés dans la nature, mais détenus jusqu'à leur renvoi dans leur pays d'origine. Et les expulsés ne seront plus reconduits juste de l'autre côté de la frontière, mais "à de grandes distances".

3/ Zéro tolérance pour les étrangers auteurs de crimes. C'est un gros volet du plan de Trump, qui estime leur nombre à 2 millions (...) Au-delà des criminels identifiés, "tout contrevenant arrêté sans papiers sera détenu". (...) Des lois seront passées pour durcir les peines minimales infligées aux illégaux récidivistes.

4/ Bloquer les fonds fédéraux aux "villes sanctuaires". Depuis le début des années 1980, une trentaine de grandes métropoles américaines ont pour politique de ne pas contrôler le statut légal de leurs résidents: "plus d'argent des contribuables pour celles qui refusent de coopérer", dit Trump.

5/ Appliquer toutes les lois sur l'immigration, annuler les décrets présidentiels de Barack Obama qui auraient permis l'amnistie de 5 millions de clandestins. "Ceux qui restent au-delà de la validité de leur visa ou qui vivent sur l'aide sociale" sont ajoutés à la liste des expulsables.

6/ Durcissement "extrême" de la politique des visas. Plus aucun permis d'entrer aux États-Unis ne sera délivré "dans les régions et les pays où un contrôle adéquat ne peut être mis en place", à commencer par la Syrie et la Libye. Une "certification idéologique" sera nécessaire pour obtenir un visa. Les États-Unis cesseront d'accueillir des réfugiés: "pour le prix de l'acheminement d'un réfugié ici on peut en installer douze dans des zones de sécurité payées par les pays du Golfe", tranche Trump.

7/ S'assurer que les pays d'origine reprennent leurs ressortissants : 23 États les refusent, dit le prétendant à la Maison-Blanche, conduisant au maintien aux États-Unis de 13'000 criminels étrangers entre 2008 et 2013.

8/ Achever le système de suivi biométrique des entrées et sorties du territoire, "sur terre, par mer et dans les airs." L'an dernier, 500'000 personnes seraient restées après l'expiration de leur visa. La moitié des illégaux s'installerait de cette façon.

9/ Désamorcer l'attraction des emplois et des avantages sociaux. Plus d'aide alimentaire ou d'aide au logement: ceux qui en bénéficient deviennent "prioritaires pour le départ".

10/ Une réforme de l'immigration légale "pour protéger les travailleurs américains". "Nous avons le droit de choisir les immigrants qui correspondent à nos intérêts nationaux, de les sélectionner soigneusement selon leurs mérites, leurs talents, leurs aptitudes et leur capacité à subvenir à leurs besoins".

 

Quant aux millions de sans-papiers réputés vivre dans le pays - Trump ironise sur l'incapacité de l'administration fédérale d'en évaluer le nombre, même à plusieurs millions près - toute amnistie est exclue.

Même si le sujet provoquera un haut-le-cœur chez tout partisan de l'immigration, il n'y a dans cette liste rien de choquant ni d'extrême. Il est par exemple tout à fait incroyable qu'en 2016 des pays puissent encore refuser l'accès sur leur sol de leurs propres ressortissants, fussent-ils des criminels. La Suisse rencontre régulièrement cette situation problématique, au plus grand plaisir des adversaires de tout renvoi.

La plupart des points présentés par Trump sont d'autant plus recevables qu'ils ont tous été abordés par divers pays en Europe même, à travers des référendums ou des gouvernements élus par voie démocratique - qu'il s'agisse de l'immigration choisie plaidée par Nicolas Sarkozy en France, du grillage érigé par les Hongrois ou, bien sûr, du renvoi des criminels étrangers plébiscité par les Suisses.

C'est sans doute parce que Trump est sérieux et cohérent que sa candidature fait si peur aux élites pro-immigration des deux côtés de l'Atlantique. S'il met en place ce programme dans un pays aussi important que les États-Unis, il changera le paradigme de l'immigration, en particulier en Europe. Trump brise le statu-quo. Il ne sera plus possible de se retrancher derrière des prétextes de mauvaise foi en jetant des "c'est trop compliqué", "on ne peut pas surveiller les frontières, voyons!" et "désolé mais ce violeur récidiviste doit absolument rester parmi nous, son pays d'origine n'en veut plus" - simplement parce que les États-Unis feront autrement. Ils prouveront par l'exemple qu'on peut faire autrement.

Les médias passent leur temps à vomir sur Trump et lorsqu'ils ne le font pas, ils n'en rapportent que des bribes biaisées. L'essentiel du discours de Phoenix de Trump n'est pas dans sa série de dix mesures (abondamment décortiquées ces prochains jours par des "experts" qui viendront expliquer qu'ils sont évidemment inapplicables, impensables etc.) mais dans l'introduction dudit discours, où il explique le pourquoi de sa réflexion politique en la matière. Voici quelques extraits de ce passage du discours, notez la différence avec la façon dont en parlent les médias officiels:

Je viens de rentrer d'une réunion très importante et particulière avec le président du Mexique, un homme que j'apprécie et que je respecte énormément. Et un homme qui aime vraiment son pays, le Mexique. (...) Nous sommes d'accord sur l'importance de mettre fin à la circulation illégale de drogues, d'argent, d'armes et de personnes à travers notre frontière, et de mettre les cartels hors d'état de nuire.

Nous avons également discuté des grandes contributions des citoyens américains d'origine mexicaine à nos deux pays, de mon affection pour le peuple du Mexique, et de la direction et de l'amitié entre le Mexique et les États-Unis. Ce fut une conversation de fond, réfléchie, elle va se poursuivre pendant un certain temps. Et, à la fin nous allons tous gagner. Nos deux pays, nous allons tous gagner. (...)

Le problème fondamental du système d'immigration de notre pays est qu'il répond aux besoins de riches donateurs, de militants politiques et de puissants, puissants politiciens. (...) Il ne sert pas le peuple américain. Il ne vous sert pas. Quand les hommes politiques parlent de "réforme de l'immigration", ils veulent habituellement dire amnistie, ouverture des frontières, baisse des salaires. La réforme de l'immigration devrait signifier toute autre chose. Elle devrait amener des améliorations à nos lois et à nos politiques pour rendre meilleure la vie des citoyens américains. (...)

Un rapport de 2011 du Government Accountability Office a constaté que les immigrants illégaux et autres non-citoyens, dans nos prisons et nos centres de détention, représentent environ 25'000 arrestations en leur nom pour homicide. 25'000.

En plus de cela, l'immigration clandestine coûte à notre pays plus de 113 milliards de dollars par année. Et voilà ce que nous en retirons. (...) Bien qu'il existe de nombreux immigrants clandestins dans notre pays qui soient de bonnes personnes, beaucoup, cela ne change pas le fait que la plupart des immigrants illégaux sont des travailleurs moins qualifiés avec moins d'éducation, qui contribuent directement aux difficultés des travailleurs américains vulnérables, et que ces travailleurs illégaux tirent bien plus du système qu'ils n'en rendront jamais. (...) Mais ces faits sont passés sous silence. Au lieu de cela, les médias et mon adversaire discutent d'une chose et une seule, les besoins des gens qui vivent ici illégalement. Dans de nombreux cas, d'ailleurs, ils sont mieux traités que nos anciens combattants. (...)

Quiconque vous dit que la question de base est les besoins de ceux qui vivent ici illégalement a tout simplement passé trop de temps à Washington. Seules les élites et les médias coupés du monde pensent que les plus grands problèmes auxquels sont confrontés l'Amérique (...) sont les besoins des "11 millions" d'immigrants illégaux qui ne disposent pas de statut juridique. Et ils pensent aussi que le problème le plus crucial n'est pas le nucléaire, n'est pas l'Etat Islamique, n'est pas la Russie, n'est pas la Chine, mais le réchauffement climatique. (...)

Rien ne vient en deuxième position. Hillary Clinton, par exemple, évoque constamment ses craintes que les familles soient séparées, mais elle ne parle jamais des familles américaines séparées de façon permanente d'un proche à cause d'un homicide évitable, d'un décès évitable, d'un assassinat.

Non, elle ne parle que des familles qui viennent ici en violation de la loi. Nous allons traiter tout le monde vivant ou résidant dans notre pays avec beaucoup de dignité. C'est tellement important.

Nous serons équitables, justes et compatissants envers tous, mais notre plus grande compassion doit être pour nos citoyens américains.


En fin de compte, la logique de Trump en matière d'immigration est à la fois claire et cohérente. Elle se résume en quelques points emprunts de bon sens:

  • Toute politique d'immigration digne de ce nom requiert un contrôle des frontières pour décider qui entre et qui n'entre pas.
  • L'immigration illégale est la source de nombreuses dérives, alimente réseaux de drogue et de passeurs, siphonne les mécanismes sociaux et fait pression sur les salaires des travailleurs les plus vulnérables.
  • Des milliers d'Américains meurent chaque année à cause de crimes commis par des immigrés illégaux.
  • L'intérêt des Américains prime, en Amérique, sur celui des non-Américains.

Donald Trump résume sa pensée en une seule phrase qui devrait être amplement méditée sur le Vieux Continent:

"C'est une priorité absolue: si nous n'avons plus de frontières, nous n'avons plus de pays."

On comprend mieux pourquoi la lutte contre les frontières est si grande ici.

03 juin 2016

De l'islamisation de la Suède

La Suède et la Suisse sont deux pays différents mais guère éloignés. Qu'il s'agisse de la taille de leur population ou de l'attitude de leurs autorités envers les migrants, les parallèles sont nombreux. Les Suédois ont l'avantage discutable d'avoir poussé plus avant la générosité social-démocrate et le concept d'un pays sans frontière, ce qui, associée à une naïveté soigneusement entretenue par le gouvernement et les médias, les a entraîné à accueillir beaucoup de migrants. Bien plus de migrants que la Suisse n'en accueille de son côté - pour l'instant.

L'expérience suédoise se poursuit donc, désormais animée d'une vie propre. Elle donne un bel aperçu de ce que devient une population exposée à un phénomène migratoire qui la dépasse. Pour en parler, je vous livre donc une traduction d'un article d'Ingrid Carlqvist, journaliste indépendante suédoise du Gatestone Institute.

 


 

  • Ce n'est pas un secret que la démocratie puisse être utilisée pour abolir la démocratie.
  • Les gens semblent enfin comprendre peu à peu que la Suède suédoise sera bientôt perdue pour toujours, remplacée dans de nombreux domaines par une situation plus proche de celle qui a court au Moyen-Orient où différents groupes d'immigrants (principalement musulmans) se font la guerre les uns aux autres, ainsi qu'aux Suédois.
  • Il n'y a pas de pays où l'islam soit dominant qui puisse être considéré comme une démocratie avec liberté d'expression et égalité devant la loi.

Lors du dernier recensement de Suède où les citoyens furent invités à évoquer leurs croyances religieuses, en 1930, quinze personnes répondirent qu'elles étaient musulmanes. Depuis 1975, lorsque la Suède a commencé sa mutation de pays homogène suédois vers un pays multiculturel et multi-religieux, le nombre de musulmans a explosé. Maintenant, environ un million de musulmans vivent ici - sunnites, chiites et ahmadis de tous les coins du monde - et des mosquées sont planifiées et construites dans tout le pays.

Personne, cependant, ne semble poser la question cruciale dont dépend le futur de la Suède: l'islam est-il compatible avec la démocratie?

Les élites suédoise n'ont pas compris que l'islam est plus qu'une foi privée, et défaussent donc toutes les interrogations sur l'islam en répondant que la Suède dispose de la liberté de religion.

Deux faits démontrent que l'islam n'est pas compatible avec la démocratie. Tout d'abord, il n'existe nul pays où l'islam est dominant et qui puisse être considéré comme une démocratie avec liberté d'expression et égalité devant la loi. Certains évoquent la Malaisie et l'Indonésie - deux pays où flagellation et autres châtiments corporels sont infligés, par exemple, à des femmes exposant trop de cheveux ou de peau, ainsi qu'à toute personne qui critiquerait ou se moquerait de l'islam. D'autres désignent la Turquie comme un exemple de "démocratie islamique" - un pays qui emprisonne régulièrement des journalistes, des dissidents politiques et des gens au hasard pour avoir prétendument "offensé" le président Erdogan, "l'islam" ou "la nation".

Deuxièmement, les musulmans en Europe votent à l'unisson. En France, 93% des musulmans votèrent pour l'actuel président, François Hollande, en 2012. En Suède, les sociaux-démocrates rapportent que 75% des musulmans suédois ont voté pour eux lors de l'élection générale de 2006; des études montrent que le bloc "rouge-vert" de l'échiquier politique obtient 80-90% du vote musulman.

Ce n'est pas un secret que la démocratie puisse être utilisée pour abolir la démocratie - pourtant, cette question cruciale est complètement taboue en Suède. Les politiciens, les autorités et les journalistes voient tous en l'islam une religion comme une autre. Ils ne semblent avoir aucune idée des autres aspects de l'islam - son idéologie politique, son système de justice (la charia) et une culture spécifique qui a des règles pour pratiquement chaque détail de l'existence de la vie d'une personne: comment s'habiller; qui vos amis devraient être; quel pied doit aller en premier quand vous entrez dans les toilettes. Certes, tous les musulmans ne suivent pas toutes ces règles, mais cela ne change pas le fait que l'islam aspire à contrôler tous les aspects de la vie humaine - la définition même d'une idéologie totalitaire.

Alors que les élites ferment leurs yeux sur les problèmes qui viennent avec une population musulmane en croissance rapide en Suède, les Suédois ordinaires semblent être de plus en plus bouleversés. Le Premier ministre Stefan Löfven, cependant, semble complètement perdu quant aux raisons qui suscitent ce sentiment. Il déclara récemment au journal britannique Financial Times:

"Mais le plus surréaliste est que si tous les chiffres vont dans la bonne direction, l'image du public est que le pays va maintenant dans la mauvaise direction. Il n'est pas seulement question de peur et de la crise des réfugiés; c'est comme si tout allait dans la mauvaise direction."


Ce commentaire en dit long sur la façon dont le Premier Ministre Löfven est déconnecté de la réalité à laquelle les Suédois ordinaires sont confrontés. Les grands médias passent sous silence les informations sur la plupart des violences qui ont lieu dans et autour des centres d'asile dans le pays, et il est peu probable que Stefan Löfven lise les sites des médias alternatifs; lui et les autres au pouvoir les surnomment, à l'unisson, les "sites haineux". Il n'a évidemment aucune idée de la colère et du désespoir que de nombreux Suédois ressentent désormais. Les gens semblent enfin comprendre peu à peu que la Suède suédoise sera bientôt perdue pour toujours, remplacée dans de nombreux domaines par une situation plus proche de celle qui a court au Moyen-Orient où différents groupes d'immigrants (principalement musulmans) se font la guerre les uns aux autres, ainsi qu'aux Suédois.

suède,islam,immigration,ingrid carlqvist

Les personnes qui souffrent le plus cruellement de cette "Nouvelle Suède" sont les personnes âgées. Les coûts de l'immigration supportés par l'État-providence ont conduit un quart de million de retraités à vivre en-dessous du seuil de pauvreté défini par l'Union Européenne. Pendant ce temps, le gouvernement a récemment ajouté 30 milliards de couronnes (environ 3,5 milliards de francs suisses) au budget de la migration. Les 70 milliards de couronnes (8,2 milliards de francs suisses) suédoises dépensées pour les demandeurs d'asile en 2016 dépassent le coût total des forces de police et du système judiciaire, celui de la défense nationale, et le double du montant des prestations familiales.

Les 9,5 millions d'habitants de la Suède sont donc obligés de dépenser 70 milliards de couronnes pour laisser entrer des citoyens d'autres pays. En comparaison, les États-Unis, avec leurs 320 millions d'habitants, ont dépensé en tout et pour tout 1,56 milliard de dollars pour les réfugiés en 2015. Le chroniqueur éditorial Peter Magnus Nilsson commenta dans le journal économique Dagens Industri:

"Pour comprendre la portée de l'augmentation des dépenses, une rétrospective historique peut être utile. Lorsque le bloc de droite arriva au pouvoir en 2006, le coût était de 8 milliards [de couronnes] par an. En 2014, il monta à 24 milliards. Cet été-là, le ministre des Finances d'alors Anders Borg parla de cette augmentation comme du changement le plus spectaculaire du budget de l’État qu'il avait jamais vu. L'année suivante, 2015, le coût passa à 35 milliards, et en 2016, il devrait augmenter à 70 milliards."


Pendant de nombreuses années, les politiciens ont réussi à berner le peuple suédois en lui faisant miroiter que même si l'immigration représente un coût initial élevé, les immigrés permettraient bientôt au pays de rentrer dans ses frais et de faire des profits. Maintenant, de plus en plus de travaux de chercheurs indiquent que les immigrés demandeurs d'asile trouvent rarement du travail, voire jamais. Le quotidien Sydsvenskan rapporta en février, par exemple, que 64% des immigrants de Malmö sont toujours au chômage après avoir vécu en Suède pendant dix ans. Le gouvernement calcule ouvertement dans son budget que dans les quatre ans qui viennent, 980'000 personnes vivront en tout ou en partie de prestations d'assurance maladie, de pensions d'invalidité, d'allocations-chômage, de "prestations d'intégration" ou d'assistance sociale.

Les Suédois, qui ont payé sans pleurnicher de nombreuses années durant les impôts les plus élevés du monde, expriment désormais au travers des réseaux sociaux leur colère de voir leur argent bénéficier aux citoyens d'autres pays. De plus en plus de Suédois choisissent d'émigrer de Suède, principalement pour d'autres pays nordiques, mais aussi vers l'Espagne, le Portugal et la Grande-Bretagne, où les taxes sur les pensions de retraite sont beaucoup moins élevées.

Mais il y a des problèmes plus graves que le seul aspect économique. Un sentiment d'insécurité et de peur a saisi les nombreux Suédois qui vivent près des centres d'asile. À un certain niveau, le gouvernement semble avoir compris le danger: dans une récente décision de continuer à maintenir les contrôles aux frontières, le Ministre de l'Intérieur Anders Ygeman écrit:

"L'Agence Suédoise pour les Urgences Civiles, le MSB (Myndigheten för samhällsskydd och Beredskab), relève que le flux des migrants représente encore des défis pour faire respecter la sécurité dans la société, pour maintenir certaines fonctions publiques importantes, entre autres choses. Plusieurs de ces défis devraient persister dans le temps. L'Autorité de police évalue toujours qu'il existe une menace grave pour l'ordre public et la sécurité intérieure. Le service de l'immigration préconise toujours des contrôles aux frontières."


En dépit de ces mots inquiétants, les politiciens ne semblent toujours pas comprendre que beaucoup de Suédois expérimentent déjà "une menace grave pour l'ordre public et la sécurité intérieure" au quotidien. Les nouveaux centres d'asile ouvrent à un rythme alarmant, contre la volonté des personnes qui vivent à proximité. Dans la banlieue de Stockholm de Spånga-Tensta, le 15 avril, les autorités locales tinrent une réunion publique dont le but était de permettre aux résidents locaux de poser des questions aux politiciens et aux fonctionnaires sur un projet de nouveau logement prévu pour 600 migrants - à côté d'une école. La réunion, qui a été filmée, montra un vent de rage dans l'assemblée, beaucoup criant qu'ils allaient se battre "jusqu'à leur dernier souffle" pour empêcher ces plans de se matérialiser.

Certains des commentaires et des questions étaient:

"Nous avons vu combien de problèmes il y a eu avec d'autres centres d'asile - des coups de couteau, des viols et du harcèlement. Comment pouvez-vous garantir la sécurité pour nous autres citoyens? Cela va créer un sentiment de division, qui va créer la haine! Pourquoi ces grandes maisons, pourquoi pas de plus petites avec dix personnes dans chaque? Pourquoi ne demandez-vous pas, à nous qui vivons ici, si nous voulons cela? Comment vivrons-nous en sécurité?"

"Nous avons déjà des problèmes au niveau des centres d'asile existants. Il est irresponsable de créer une situation mettant en péril la santé de nos propres enfants, avec des gens qui ne se sentent pas bien et sont dans le mauvais environnement. Pourquoi cette maison juste à côté d'une école? Quelle est votre analyse?"

"Est-ce que les Suédois sont autorisés à vivre dans ces centres? Nos jeunes n'ont nulle part où aller. Vous autres politiciens, vous devriez résoudre le problème du logement pour les gens qui vivent déjà ici, pas pour toutes les personnes dans le monde."


Lorsque le président de la réunion, le représentant du Parti écologiste Awad Hersi, d'origine somalienne, remercia le public pour ses questions sans donner la moindre réponse, l'ambiance vira quasiment à l'émeute. Les gens criaient: "Répondez! Répondez à nos questions! Nous exigeons des réponses!!"

Tout indique que les Suédois, dociles jusqu'à présent, semblent en avoir assez de la politique d'immigration irresponsable qui a été menée depuis de nombreuses années tant par des gouvernements socialistes que conservateurs.

Les gens sont furieux de la vague de viols qui a donné à la Suède le deuxième taux le plus élevé de viol au monde, seul le Lesotho faisant pire, et qui a récemment forcé la police d'Östersund à émettre un avertissement aux femmes et aux jeunes filles pour leur dire de ne pas aller à l'extérieur seules après la nuit tombée. Les gens ont peur: le nombre de meurtres et d'homicides a grimpé en flèche. Au cours des trois premiers mois de cette année, il y a eu 40 meurtres et 57 tentatives de meurtre, selon les statistiques compilées par la journaliste Elisabeth Höglund.

Les autorités ont longtemps affirmé que la violence létale en Suède est sur le déclin, mais en la comparant avec une année record, 1989, où l'immigration de masse vers la Suède était déjà en plein essor. Si quelqu'un essayait plutôt de comparer le présent aux années 1950 et 1960, alors que la Suède était encore un pays homogène, le taux de meurtres et homicides aurait doublé. Récemment, le Conseil national suédois pour la prévention du crime, le BRÅ (Brottsförebyggande de rådet), dut admettre que la violence meurtrière ne faisait en fait qu'augmenter en 2015, lorsque 112 personnes furent tuées - 25 de plus que l'année précédente. Il a également révélé que la seule catégorie de violence meurtrière à avoir baissé était celle des homicides commis par des Suédois ivres, tandis que le nombre d'assauts façon gangster effectués par des immigrants augmentait de façon spectaculaire. L'amélioration des soins de traumatologie aux blessés aide aussi à tirer vers le bas le décompte des meurtres et des homicides.

Un récent sondage montre que 53% des Suédois pensent que l'immigration est désormais le sujet le plus important pour le pays. L'évolution depuis 2015 est dramatique - l'année dernière, seulement 27% affirmaient que l'immigration était le point le plus important. Un autre sondage montre que 70% des Suédois estiment que le montant de l'immigration en Suède est trop élevé. C'est la quatrième année consécutive de hausse de ce scepticisme quant à l'ampleur de l'immigration.

De plus en plus de gens semblent aussi se soucier de l'avenir de la Suède en tant que démocratie avec le nombre croissant de musulmans - non seulement à cause de l'immigration continuelle, mais aussi à cause de la fécondité supérieure des femmes musulmanes comparée à celle des Suédoises.

Comme les statistiques sur les croyances religieuses ne sont plus maintenues, nul ne sait exactement combien de musulmans résident en Suède. L'année dernière, un sondage montra que les Suédois pensent que 17% de la population est musulmane, tandis que le nombre réel, selon l'institut de sondage Ipsos Mori, serait plus proche des 5%. La société n'explique pas la façon dont elle parvient à ce chiffre, et il est selon toute vraisemblance beaucoup trop faible. Ipsos Mori a probablement compté de combien de membres disposent les congrégations et organisations musulmanes, mais l'islam est aussi une culture, et le pays est également touché par des musulmans qui vivent selon la tradition islamique sans pratiquer leur foi au sein d'une organisation répertoriée.

En 2012, le journal alternatif suédois Dispatch International calcula combien de musulmans furent enregistrés comme résidents de la Suède sur la base du registre des noms suédois. Le nombre était d'environ 574'000, plus ou moins 20'000. Pour des raisons évidentes, les clandestins et les demandeurs d'asile n'étaient pas inclus. Le nombre réel pourrait donc avoir été beaucoup plus élevé.

Depuis lors, près de 300'000 personnes ont demandé l'asile en Suède. Tous n'ont pas vu leur demande approuvée, mais malgré cela, très peu quittent la Suède. Le Service de l'immigration a expliqué au Gatestone Institute que seules 9'700 personnes ont été expulsées l'année dernière. La plupart des demandeurs d'asile étant musulmans, cela signifie que le nombre de musulmans en Suède se rapproche rapidement d'un million, soit 10% de la population.

Selon le Dr Peter Hammond dans son livre Slavery, Terrorism and Islam: The Historical Roots and Contemporary Threat explique ce qui est toujours survenu à travers l'histoire lorsque le nombre de musulmans augmente dans un pays. Ce sont certes des généralités, mais Hammond décrit les paliers suivants:

  •  Tant que les musulmans ne représentent qu'environ 1% de la population, ils sont généralement considérés comme une minorité pacifique qui ne dérange personne.
  • A 2-3%, certains commencent à se livrer au prosélytisme auprès d'autres minorités et de groupes de mécontents, surtout en prison et parmi les gangs des rues.
  • A 5%, les musulmans acquièrent une influence déraisonnable par rapport à leur poids dans la population. Beaucoup demandent que la viande soit abattue selon le rite halal et font pression sur l'industrie alimentaire pour qu'elle la produise et la vende. Ils commencent également à travailler auprès du gouvernement pour qu'il leur accorde l'autonomie en vertu du droit de la charia. Hammond écrit que le but de l'islam n'est pas de convertir le monde entier, mais plutôt d'établir la charia partout dans le monde.
  • Quand les musulmans atteignent 10%, historiquement, le niveau d'anarchie augmente. Certains commencent à se plaindre de leur situation, déclenchent des émeutes et des incendies de voitures, et menacent les gens qu'ils estiment insulter l'islam.
  • A 20%, de violentes émeutes éclatent, des milices djihadistes sont formées, des gens sont assassinés, et des églises et des synagogues sont incendiées.
  • Quand les musulmans atteignent 40% de la population, les massacres sont généralisés, les attaques terroristes constantes et une guerre de milice s'installe.
  • A 60%, la persécution des non-musulmans est désinhibée, le nettoyage ethnique sporadique amène à de possibles génocides, la charia et la jizya (la taxe pour la "protection" que les incroyants doivent payer) sont mises en œuvre.
  • Quand il y a 80% de musulmans dans le pays, ils prennent le contrôle de l'appareil gouvernemental et engagent alors la violence au nom de l'islam ou du pouvoir politique, comme par exemple en Syrie, en Afghanistan, au Pakistan et en Irak.
  • Lorsque 100% des habitants sont musulmans, la paix est censée venir dans la maison de l'islam - d'où l'affirmation que l'islam est "religion de paix". [NdT: mais en fait les massacres continuent entre branches concurrentes de l'islam ou contre les musulmans trop "modérés"...]

Hammond écrit aussi que dans de nombreux pays, comme en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Suède, la plupart de la population musulmane vit dans des enclaves islamiques - et préfère apparemment ne pas être assimilée dans une société occidentale. Ce détachement renforce le groupe en interne, ce qui permet aux musulmans d'exercer une puissance plus grande que leur proportion au sein de la population pourrait laisser croire.

La description de Hammond de la limite de 10% décrit la Suède avec pertinence. Dans les zones dites d'exclusion, les incendies de véhicules sont quotidiens et des émeutes se produisent dans les villes. (Pour ne citer que quelques exemples, il y eut de graves émeutes à Malmö en 2008, à Göteborg en 2009, à Stockholm en 2013 et à Norrköping et Växjö en 2015.) Parfois, les troubles commencent après qu'un musulman local a été arrêté ou abattu par la police. Les dirigeants musulmans acquiescent alors immédiatement aux réactions de colère de leur peuple. Pendant les émeutes de Husby en 2013, Rami Al-Khamisi de l'organisation de la jeunesse Megafonen, écrivit: "Nous pouvons comprendre pourquoi les gens réagissent de cette façon."

L'artiste Lars Vilks, qui dessina le prophète Mahomet comme une statue de chien bricolée, a été la cible de plusieurs tentatives d'assassinat et vit désormais sous protection policière permanente.

Pourtant, quasiment personne en Suède ne semble prêt à évoquer ces problèmes et de la façon dont ils s'articulent. Pendant des mois, le Gatestone Institute appela des politiciens, des fonctionnaires, des organisations et divers groupes minoritaires, pour leur demander ce qu'ils pensaient de l'islam en Suède. Estimaient-ils que l'islam était compatible avec la démocratie, la liberté d'expression et l'égalité devant la loi - et que leur réponse soit oui ou non, de quelle manière?

Les questions semblèrent susciter colère et peur. Certaines des personnes que nous avons appelé répliquèrent que ces simples questions les offensaient, tout en assurant leurs interlocuteurs que l'islam ne posait aucun problème pour la Suède. D'autres semblèrent effrayés et refusèrent de parler. Dans l'espoir d'obtenir au moins quelques réponses honnêtes, nous nous présentâmes alors comme de simples citoyens suédois ordinaires et préoccupés. D'innombrables personnes raccrochèrent alors le téléphone, et en général, de nombreuses réponses illustrèrent une ignorance abyssale de l'islam, des conséquences de l'islamisation d'un pays, ou des difficultés auxquelles la Suède est confrontée.

Le pays ne semble absolument pas préparé à ce qui l'attend.

-- Ingrid Carlqvist

 


 

Et si vous voulez entendre Ingrid Carlqvist, rien de mieux qu'une vidéo qui explique également comment un pays calme et paisible a vu une augmentation annuelle de 1'472% des viols, devenant le deuxième pays du monde à en souffrir, juste derrière le Lesotho, donc.