29 mars 2016

Le dilemme de la Burqa ou la gauche face au réel

Le Matin Dimanche se fait l'écho des tourments de diverses élues de gauche face à l'initiative populaire "Oui à l'interdiction de se dissimuler le visage" lancée par le comité d'Egerkingen, proche de l'UDC et à l'origine du texte contre les minarets. Tourments suffisamment sévères pour être repris dans Le Temps du lendemain...

Sur la forme, toutes ces femmes de gauche affirment leur soutien aux droits des femmes et se positionnent comme des adversaires "déterminées" du port de la burqa. Toutes ne soutiendront pourtant pas le texte de l'initiative, car pour certaines d'entre elles, l'intérêt des femmes face au voile s'efface devant l'odieuse perspective d'offrir une victoire à un adversaire politique.

L'inénarrable Ada Marra alluma la mèche en début de semaine dernière sur les réseaux sociaux, expliquant à grand-peine qu'elle était contre la burqa mais qu'il n'était pas question pour elle de voter en faveur de l'interdiction de se dissimuler le visage.

socialisme,initiative,islamSoutenant sa consœur, Géraldine Savary se lança dans une autre laborieuse explication ce week-end. La conseillère aux États affirma qu'il faut "clairement condamner la burqa, manifester notre solidarité avec celles qui sont opprimées" mais qu'il n'était pas question pour elle de voter le texte!

Pour justifier son incohérence, quatre arguments "revinrent en boucle" dans son discours, pour reprendre les termes du journaliste, et seront probablement au cœur de la campagne politique des opposants à l'initiative:

  • "C'est de la récupération et de l'instrumentalisation politique pour stigmatiser la communauté musulmane". Les musulmanes non voilées apprécieront. Mme Savary tombe une fois de plus dans le piège islamiste visant à présenter les musulmanes voilées comme seules véritables pratiquantes de leur religion.
  • "Avec à peine un peu plus d'une centaine de cas, la burqa n'est pas un problème en Suisse." Donc, il faudrait attendre pour agir que la burqa "soit un problème" en Suisse? Laisser pourrir la situation? Attendre que le problème soit hors de contrôle? Quelle stratégie audacieuse!
  • "Une approche par le dialogue est préférable". On attend avec impatience un tel dialogue entre Mme Savary et une musulmane voilée "de son plein gré" ou son mari barbu, et ce qu'il en ressortira.
  • "Pas question de soutenir un texte lancé par des machos misogynes qui n'ont jamais soutenu un seul vote en faveur des femmes". En guise de machos misogynes, Mme Savary n'a sans doute pas encore rencontré les plus beaux spécimens de la communauté musulmane! Mais ce dernier argument illustre parfaitement l'intolérance forcenée de la gauche: la droite ne peut pas avoir raison, même ponctuellement, simplement parce que c'est la droite. Être de droite, c'est être en tort.

Mieux vaut avoir tort aux côtés de M. Ramadan que raison aux côtés de M. Freysinger, en quelque sorte...

Heureusement, toutes les femmes de gauche ne partagent pas le point de vue de nos fers de lance de la politique romande. On ne peut malgré tout s'empêcher de déceler une certaine forme d'amertume face à une lutte féministe finalement abandonnée à la droite. A qui la faute?

Depuis des décennies, les socialistes se proclament des gens ouverts à l'étranger et aux immigrés, prétendent que la réticence des autochtones vient de leur méconnaissance de l'Autre, un Autre qu'ils n'hésitent pas à idéaliser eux-mêmes. Ils ont donc posé les jalons d'un argumentaire qui leur revient aujourd'hui en pleine figure alors que le mythe du multiculturalisme paisible s'effondre partout en Europe. Comment ne pas avoir perçu depuis tout ce temps les prévisibles collisions entre l'islam et l'égalité hommes-femmes, la reconnaissance des homosexuels, la liberté de blasphémer, la tolérance entre toutes les religions?

Les atermoiements de nos élues romandes face au voile sont distrayants, mais assez représentatifs des débats qui attendent la gauche au tournant: une douloureuse confrontation avec le réel, qui ne fera que monter en puissance alors que les donneurs de leçons se retrouvent face à des contradictions aussi insolubles qu'inéluctables.

22 mars 2016

Bruxelles découvre le vivre-ensemble

Cela avait tout d'un mardi matin comme les autres.

A l'aéroport de Zaventem, vers 8 heures, les passagers en attente de leur départ déambulent calmement dans le grand hall lorsqu'une double explosion déchire l'espace. Les plaques du faux plafond tombent sur la foule. Pour des centaines de personnes le monde bascule en un instant dans le chaos, la poussière, les cris, le sang. Hagards et assourdis, certains se relèvent, se découvrant blessés au milieu de corps déchiquetés. Le bilan provisoire est d'au moins 11 morts et 35 blessés, certains grièvement.

Deux kamikazes se sont fait exploser et un troisième est, pour l'heure, en cavale. Il laisse derrière lui une kalachnikov et une ceinture explosive.

Dans le reportage de la RTS, quelques éléments-clé: il y aurait eu des rafales de tirs avant les explosions, et des cris de "Allah akbar".

Mais la matinée ne fait que commencer. Un peu plus tard, 9h 11, une nouvelle bombe explose dans une rame de métro dans un tunnel vers la station Maelbeek - dans le quartier des institutions européennes, "à cent mètres de la Commission Européenne", s'émeut un journaliste. Il y a les choses importantes, voyez-vous. Les simples quidams peuvent bien mourir, ils ne comptent pas, et d'ailleurs, ils meurent - 20 victimes, encore sous la forme d'un bilan provisoire. Le bourgmestre de Bruxelles évoque également 107 blessés dont 17 graves.

Un autre engin explosif est découvert et désamorcé par les autorités à Schaerbeek, une commune de Bruxelles, avec un drapeau de l’État islamique, lequel ne tarde d'ailleurs guère à revendiquer les attentats.

La journaliste Isabelle Ory de la RTS, qui n'imaginait pas qu'un poste à Bruxelles l'amènerait à considérer une prime de risque, explique que "les [politiciens européens] ont compris aujourd'hui que le terrorisme allait les concerner plus directement". En d'autres termes, les élites européennes, coincées comme tout le monde dans une ville de Bruxelles en état de siège, découvrent qu'elles ne sont pas à l'abri.

Le sentiment d'insécurité vient subitement de monter de quelques crans.

L'après-attentat se met en branle selon un rituel désormais convenu à force d'être répété: drapeaux en berne, déclarations solennelles, hashtag, illumination de bâtiments publics aux couleurs de la nation martyre du jour. Ne manquent que le slogan, les dessins de presse et le logo officiel ; ils viendront en leur temps.

Il n'y a encore personne pour oser affirmer qu'on a plus de chances de mourir foudroyé que dans un attentat terroriste, les traitant comme deux phénomènes naturels. Personne pour chanter que l'islam est une religion d'amour et de paix. Personne pour s'inquiéter d'une possible stigmatisation, du danger de l'amalgame, du risque que ces attentats fassent le jeu de l'extrême-droite. Parce que l'extrême-droite - vieux costume mal taillé dont on affuble tous ceux qui ont l'audace de ne pas adhérer au projet de libanisation à marche forcée du continent - est le seul vrai danger du moment, c'est évident.

Nous vivons pendant quelques heures un moment de flottement avant que les journalistes, les politiciens, les analystes ne se mettent en branle et ne commencent à vendre au public leur version des faits, les conclusions à tirer et celles qu'il ne faut surtout pas tirer. L'actualité suit son cycle digestif.

Un homme se pensant plus sage que les autres expliquera sans doute doctement que tout cela "n'a rien à voir avec les migrants" et que les crapules qui ont mis Bruxelles à feu et à sang sont en fait des gens très bien, installés là depuis longtemps, peut-être même des nationaux, qui ont malheureusement mal tourné. Et ce qu'il dira sera parfaitement vrai. Mais aura-t-il poussé son raisonnement assez loin?

Ceux qui s'intéressent à l'actualité ont encore en mémoire l'hostilité de la foule allochtone de Molenbeek alors que ses membres harcelaient et lançaient des pierres aux policiers venus perquisitionner pour retrouver Salah Abdeslam, co-organisateur des attentats de Paris, 130 morts. Un joli quartier calme, pas de doute ;  l'ennemi public numéro un réussit à s'y cacher pendant des mois. Molenbeek n'est jamais qu'une banlieue parmi des centaines d'autres du même genre partout en Europe.

Si des musulmans prétendument intégrés dans notre société occidentale depuis des années ont développé et mûri pour elle une haine si forte qu'ils lapident les forces de l'ordre et que certains considèrent comme acceptable de se faire exploser au milieu de la foule, que penser des millions d'immigrés clandestins qui inondent le continent et de ce qu'ils deviendront dans les prochaines décennies, eux ou leurs descendants, étant entendu que jamais ils ne repartiront?

Le vivre-ensemble que découvrent les Parisiens, les Bruxellois, et d'autres demain, c'est celui des attentats aveugles, de la boucherie aléatoire, de la haine incarnée dans l'autodestruction, le même vivre-ensemble que vivent depuis des décennies les communautés du Moyen-Orient en Syrie, en Irak, au Liban, et qu'on importe désormais à grands frais.

Mais il est toujours aussi mal vu de le dire.

21 janvier 2016

Le Plan de Retraite Mohammed

Alors que la crise migratoire continue de faire sombrer l'Europe, l'UBS affirme qu'il faut doubler le nombre de migrants sur l'ensemble du continent. Le décalage entre théorie et réalité semble effarant - on regrette encore la disparition d'Andreas Höfert - mais la grande banque suisse tient exactement le même discours que d'autres entités politico-économiques, à savoir, l'idée que les migrants colonisant actuellement l'Europe permettront de résoudre les problèmes des retraites par répartition et autres mécanismes sociaux de redistribution. Finalement, oubliant l'héritage culturel propre à chaque famille, ils compenseront la natalité défaillante des Européens étouffés par la social-démocratie.

Le rapport de la banque a été composé avant la vague d'agressions sexuelles de Cologne mais dès 2015 n'importe qui de sensé pouvait comprendre que ce plan ne promettait rien d'autre qu'un désastre à l'échelle continentale. La perception des migrants par les élites est en décalage total avec la façon dont ils apparaissent de plus en plus visiblement à ceux qui les côtoient. Loin des discours où chaque "Syrien" serait une riche ressource universitaire ou un expert en informatique, l'Europe voit défiler des hordes d'individus revendicatifs, illettrés et pour la plus grande part totalement inemployables dans des économies occidentales déjà en prise avec le chômage de masse. Et la facture de leur entretien ne cesse de s'alourdir.

Au-delà d'une situation de départ fort peu idéale, le problème pourrait être plus profond encore. Sont-ils seulement venu ici pour travailler? Contribueront-ils à nos retraites? Pour éclairer ces points, Daniel Greenfield, un journaliste du Freedom Center et spécialiste de l'islam radical, composa un article corrosif dont voici une traduction.

 


 

La Mort de l'Europe

Comment le plan de retraite Mohammed tuera l'Europe.

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Les dirigeants européens parlent de deux choses ces jours-ci; la préservation des valeurs européennes en accueillant des migrants musulmans et l'intégration des immigrés musulmans en Europe en les amenant à adopter les valeurs européennes.

Il ne leur vient pas à l'idée que leur plan visant à sauver les valeurs européennes revient à détruire ces valeurs européennes.

Les mêmes valeurs européennes, qui obligent la Suède, un pays de moins de 10 millions d'habitants, à accueillir 180'000 migrants musulmans en un an, demandent également à ces nouveaux "suédois" de célébrer la tolérance, le féminisme et le mariage homosexuel. Au lieu de cela les valeurs européennes ont rempli les villes d'Europe de patrouilles de la charia, de chômeurs en colère agitant des drapeaux de l'État Islamique et d'actes de terrorisme occasionnels en public.

Les pays européens qui refusent d'investir dans la sécurité de leurs frontières se voient à la place contraints de dépenser de l'argent dans des services de lutte contre le terrorisme. Et ceux-là sont tout aussi mauvais pour les valeurs européennes.

Mais, comme les pays d'Europe centrale le découvrent, les valeurs européennes n'ont pas grand-chose à voir avec la préservation d’États européens en mesure de fonctionner. Au contraire, elles sont basées sur une sorte de socialisme statique que Bernie Sanders [candidat démocrate opposé à Mme Clinton, NdT] admire depuis l'étranger. Mais même un État-providence socialiste force les gens à travailler pour vivre. Les politiques sociales généreuses de l'Etat du Maine ont commencé à s'écrouler lorsque les musulmans somaliens ont pullulé pour en profiter. Les voix du Danemark et des Pays-Bas, entre autres modèles pour Bernie Sanders, ont désormais davantage des accents de Reagan que de Bernie Sanders ou d'Elizabeth Warren.

En 2013, le roi néerlandais déclara que "l'État providence classique de la deuxième moitié du vingtième siècle est parvenu à des règlementations sur ces terrains qui sont devenues intenables dans leurs formes actuelles." Cette même année, le ministre danois des Finances appela à la "modernisation de l'État-providence."

Le problème est pourtant moins celui de la modernisation que d'une médiévalisation.

27% des Marocains et 21% des Turcs aux Pays-Bas sont au chômage. Le taux est de 27% au Danemark pour les Irakiens. Et même lorsqu'ils sont employés, leur revenu moyen est bien inférieur à la moyenne européenne.

De par le passé, les critiques soulignaient que l'Amérique multiculturelle ne pouvait se permettre l’État-providence dont disposent les pays européens. Maintenant que ces mêmes pays deviennent multiculturels, ils ne peuvent plus se le permettre non plus.

L'Europe a investi dans les valeurs de son État-providence. Le monde musulman a investi dans les familles nombreuses. L'Europe espère du monde musulman qu'il renfloue un taux de natalité qui s'étiole en travaillant et en contribuant au système, de sorte que sa population vieillissante puisse prendre sa retraite. Les migrants musulmans s'attendent cependant à ce que l'Europe subventionne leurs vastes familles avec son État-providence alors que comme à-coté certains vendent de la drogue et coupent quelques têtes.

Une fois de plus, les valeurs européennes entrent en conflit avec la survie européenne.

Les valeurs européennes qui impliquent le suicide de l'Europe portent sur l'idéologie, pas la langue, la culture ni la nation. Mais les migrants qui arrivent ne partagent pas cette idéologie. Ils ont leurs propres valeurs islamiques.

Pourquoi Mohammed, 23 ans, devrait-il s'échiner à travailler pendant quatre décennies pour que de l'autre côté Hans ou Fritz puissent prendre leur retraite à 61 ans et s'allonger sur une plage de Majorque? L'idée que Mohammed veuille jamais faire une telle chose par amour pour l'Europe est un fantasme idiot dont les gouvernements européens gavent leurs citoyens inquiets.

Mohammed ne partage pas les valeurs européennes. Elles ne sont pas davantage susceptibles de prendre racine en lui, peu importe combien de fois essayent de les lui implanter des enseignants vieillissants qui espèrent qu'il obtienne un emploi et subventionne leur retraite. Les Européens s'imaginent que Mohammed devienne un Suédois ou un Allemand, comme s'il avait été un enfant adopté dans un pays exotique et élevé comme le leur, et qu'il travaille à subventionner leurs valeurs européennes.

Les migrants musulmans sont censés être le plan de retraite d'une Europe vieillissante. Ils sont censés garder sa collection délabrée de politiques économiques, d'État-providence et de programmes sociaux liés les uns aux autres.

Mais ils représentent davantage une sorte de dénouement définitif.

Mohammed est le régime de retraite de Fritz. Mais Mohammed a un type de plan très différent. Fritz compte sur le travail de Mohammed alors qu'il se laisse vivre. Mohammed se laisse vivre et s'attend à ce que Fritz travaille. Fritz n'étant pas lié à lui, Mohammed ne voit pas pourquoi il devrait travailler pour l'entretenir.

La social-démocratie européenne réduit la société à une sorte de régime d'assurance géant dans lequel l'argent est mis dans un pot commun. Mais l'assurance est interdite dans l'islam, qui la considère comme un jeu de hasard. La social-démocratie européenne attend de lui qu'il la renfloue, mais pour Mohammed, les valeurs européennes sont un crime contre l'islam.

L'imam de Mohammed lui dira plutôt de travailler au noir parce que verser son écot au système revient à contribuer au jeu. Toutefois, extorquer de l'argent au système est conforme à la jizya, la taxe que les non-musulmans sont obligés de verser aux musulmans. Selon la loi islamique, mieux vaut que Mohammed deale de la drogue plutôt qu'il paye des impôts.

Voilà pourquoi le trafic de drogue et la délinquance sont des professions si populaires auprès des salafistes en Europe. Il est préférable de voler des infidèles que de participer au grand jeu d'argent de l'État-providence européen.

Mohammed n'inscrit pas son futur dans les retraites fragiles du socialisme européen. Il investit dans ce que les sociologues appellent le capital social. Il envisage sa retraite en ayant une douzaine d'enfants. Si ce mode de vie est subventionné par les services sociaux des infidèles, c'est encore mieux. Et quand les services sociaux fermeront boutique, ceux de ses enfants qui ne seront pas en prison ou dans les rangs de l’État Islamique seront là pour s'occuper de lui à l'âge d'or.

En termes de régimes de retraite, cette méthode est plus ancienne et plus robuste que le modèle européen.

Mohammed ne s'inquiète pas beaucoup pour son avenir. Même s'il ne parvient pas à faire plus de six enfants, à l'âge de la retraite du pays européen dans lequel il réside, il vivra probablement dans un État islamique. Et il est confiant dans le fait que quelles que soient les dispositions qui auront cours alors, elles seront préférables et plus justes que le système conçu par les infidèles.

La Suède reçut 180'000 migrants en 2015. L'Allemagne pourrait en avoir reçu dans les 1,5 millions. La plupart d'entre eux sont de jeunes hommes qui suivent le plan de retraite Mohammed.

Les Européens s'entendent dire que les Mohammed vont équilibrer la disparité démographique d'une population vieillissante avec trop de retraités et trop peu de jeunes travailleurs. Mais au lieu de cela les Mohammed mettront encore plus de pression sur les jeunes travailleurs autochtones qui devront non seulement subventionner leurs propres aînés, mais aussi les millions de Mohammed, leurs multiples épouses et les quatorze enfants de leur régime de retraite islamique.

L'âge de la retraite sera sans cesse reculé et les services sociaux pour personnes âgées seront sabrés. L'État-providence va s'effondrer, mais il devra être maintenu coûte que coûte parce que l'alternative suscitera des troubles sociaux majeurs.

La hausse des prix du blé et des réductions des subventions alimentaires sont parmi les causes premières à la base du Printemps arabe. Les prix ont augmenté et les gouvernements sont tombés alors que les émeutes de rue se transformaient en guerres civiles. Imaginez une Suède, où 50% de la population de jeunes hommes est musulmane, la plupart au chômage, se transformant en Syrie lorsque l'économie s'effondre et que la facture arrive. Imaginez les émeutes européennes de la rue musulmane où les gangs disposent d'artillerie lourde et où chaque calife de ghetto a ses propres imams et des fatwas pour appuyer ses revendications.

L'Europe se tue lentement au nom de valeurs européennes. Elle essaie de protéger sa configuration économique en choisissant la banqueroute. Les valeurs européennes sont devenues un pacte mortifère. Les discours de ses politiciens expliquant que les valeurs européennes nécessitent une immigration musulmane de masse ont aussi peu de sens que la note laissée par un fou suicidaire.

Les valeurs islamiques ne sont pas compatibles avec les valeurs occidentales. Non seulement la liberté d'expression et la liberté religieuse, mais l'État-providence européen même sont anti-islamiques. Les musulmans ont un taux de natalité élevé parce que leur approche de l'avenir est fondamentalement différente de celle de l'Europe. Les Européens choisissent d'avoir peu d'enfants et de nombreux organismes sociaux pour prendre soin d'eux. Les Musulmans choisissent d'avoir beaucoup d'enfants et peu d'organismes sociaux. Les valeurs européennes tant admirées par les gauchistes américains n'ont aucun avenir.

L'Europe prend de la mort-aux-rats pour soigner un rhume. Au lieu de réformer ses valeurs, elle essaie de les maintenir au prix de sa propre existence. Le régime de retraite Mohammed ne sauvera pas le socialisme européen. Il l'enterrera.

-- Daniel Greenfield, Octobre 2015

08 janvier 2016

La guerre Irano-Saoudienne n'aura pas lieu

Entre chiites et sunnites l'année a mal commencé. Le 2 janvier, l'Arabie saoudite annonce l'exécution de 47 personnes. Bon début face aux 90 mises à mort de 2014. Au milieu d'une quarantaine d'individus liés à divers mouvements terroristes, on compte également le cheikh chiite Al-Nimr, dans le collimateur de la dynastie des Saoud depuis le lancement d'un mouvement de protestation dans l'Est du pays en 2011. Fort logiquement au pays du sabre, un tribunal de Riyad le condamna à mort pour sédition, désobéissance au souverain et port d'armes.

Les Iraniens - chiites - protestent. Et manifestent. Et incendient la représentation diplomatique saoudienne à Téhéran, face à des forces de police locale aussi impuissantes que peu motivées. L'Arabie Saoudite proteste à son tour en rompant les relations diplomatiques avec l'Iran. Le Bahrein fait de même. L'escalade continue ces derniers jours - l'Arabie saoudite interrompt toutes ses liaisons aériennes avec Téhéran. L'ambassade iranienne à Saana au Yémen est touchée par un bombardement lors d'un raid aérien saoudien, provoquant un blessé. L'Iran interdit l'importation et le transit des produits saoudiens, ainsi que la participation de ses citoyens au petit pèlerinage de la Mecque...

Certains s'inquiètent ou s'effraient d'un futur affrontement entre les deux pôles de la région, les sunnites d'Arabie Saoudite contre les chiites d'Iran. Et comme toujours en pareil cas, on commence par compter les forces en présence. Des infographies informative circulent sur Internet, comme celle-ci issue du Figaro:

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Infographie Le Figaro (cliquez pour agrandir)

L'affrontement verbal entre deux régimes autoritaires ne peut mener qu'à une dangereuse surenchère. La région est en crise ; l'Iran à cause de son programme nucléaire qui le prive de l'accès au marché international, l'Arabie Saoudite à cause de l'effondrement des cours du pétrole. Les deux pays sont déjà en guerre - l'Iran contre l'Etat Islamique par le biais de son allié syrien et du Hezbollah libanais, l'Arabie contre la rébellion des Houthis qui secoue le Yémen.

Sur le papier, l'Arabie Saoudite semble plus vaste et avec plus d'alliés - de la Turquie au Maghreb, la plupart des pays musulmans se réclament du sunnisme. Mais combien d'entre eux prendraient effectivement les armes dans une coalition contre l'Iran? Considérée seule, l'Arabie Saoudite est une terre aride bien peu peuplée. Une part importante de la population saoudienne vit de la rente pétrolière, soutenue par une énorme population immigrée vivant dans des conditions proches de l'esclavage, et parfois au-delà. Ce n'est vraisemblablement pas un pays dont la population se lancerait volontiers dans une aventure militaire incertaine.

Bien que forte du nombre, l'Iran n'a pas davantage de raisons de franchir le détroit d'Ormuz. Le seul pays qui lui soit favorable est l'Irak où la population chiite est majoritaire, quoi que grandement mise à mal par l’État Islamique. Ne disposant pas encore d'un territoire sanctuarisé par l'arme nucléaire, la crise intervient trop tôt ; et une avancée sur le territoire inviolable du sanctuaire sunnite pourrait mobiliser l'entier du monde musulman contre le pays. Hormis la guerre des mots, l'Iran ne peut guère intervenir que dans les pays du croissant chiite - l'Irak, la Syrie, le Liban.

Alors, c'est vrai, les armes circulent et ne demandent qu'à parler. Les Russes sont alliés avec la Syrie et l'Iran, les Américains soutiennent les Saoud depuis des décennies contre vents et marées... La région ressemble à une poudrière qui n'est pas sans rappeler celle des Balkans à l'aube de la Première Guerre mondiale, provoquée par l'assassinat d'un prince héritier à Sarajevo. Mais même avec de nombreuses rancœurs et la volonté d'en découdre, il y a loin entre le cheikh chiite Al-Nimr et l'archiduc François-Ferdinand.

Malgré tous les discours vindicatifs prononcés de part et d'autre, chaque régime de la région vise avant tout sa propre survie. Les gardiens de la révolution iraniens ne veulent pas davantage la guerre que la dynastie affaiblie des Saoud. La guerre implique une débauche de moyens et des victimes innombrables. Celles-ci sont injustifiables sans la perspective de gains conséquents. Quels pourraient être ces gains? Toute capture de champs pétroliers pourrait être impossible à défendre et exposerait dangereusement l'entier des capacités de production de chaque belligérant - rien n'est plus facile à mettre hors-service qu'un pipeline ou une raffinerie - sans compter les mesures de rétorsion internationales. L'affrontement stérile Iran-Irak des années 80 est encore dans les mémoires.

L'éradication de l'ennemi ancestral sunnite ou chiite est tout aussi fantasmée. Les deux frères ennemis de l'islam comptent des centaines de millions de croyants chacun et se répartissent dans des dizaines de pays. Sur le plan gouvernemental, il ne reste guère que la perspective d'une victoire morale bien peu significative.

L'idée d'une guerre mondiale entre les deux principaux états chiites et sunnites ne me paraît pas pour demain. La perspective d'une guerre civile généralisée et de basse intensité, elle, semble bien plus probable.

En guerre depuis la succession du mythique Mahomet, chiites et sunnites représentent deux branches religieuses irréconciliables sur la nature de l'islam. Les sunnites voient la volonté divine dans l'autorité du "calife", qui est aussi le chef de L’État ; les chiites, eux, ne la reconnaissent que dans les descendants de la famille du prophète. Couplée à la modeste tolérance de l'islam face à toute divergence doctrinaire, l'histoire entre chiite et sunnites peut se résumer en une guerre civile quasiment continue, quoique d'intensité variable, interrompue seulement par des menaces plus urgentes.

L'intolérance intrinsèque de l'islam a amené une répartition hétérogène entre sunnites et chiites au sein d'un pays donné. S'il y a 10% de chiites, vous n'en trouverez pas au hasard dans une maison sur dix ; pareille situation aurait tôt fait de dégénérer. A la place on trouve des enclaves, des villages, des vallées exclusivement peuplées des uns ou des autres. Les 15% de chiites du "bastion sunnite" que représente l'Arabie Saoudite sont ainsi regroupés sur la zone côtière du Golfe Persique, et quasiment absents du reste du pays.

Si en temps de paix ces enclaves permettent à des populations qui ne se supportent pas de vivre côte-à-côte, en temps de crise leur existence facilite les massacres de masse: on sait où trouver l'ennemi. A l'inverse, lorsque les populations sont relativement mélangées comme en Irak, la suspicion est généralisée et les bombes humaines explosent un peu partout sans qu'on ne sache clairement quel camp en est à l'origine.

Les différents régimes de la région se répartissent entre chiites et sunnites mais les regrouper simplement en deux blocs est une erreur d'analyse. Nulle population n'est homogène, et là réside le danger de la surenchère à laquelle s'adonnent Saoudiens et Iraniens - le risque que des groupes radicalisés de chaque pays ne se sentent soudainement investis d'une mission divine et commencent à poser quelques bombes, provoquant immanquablement des mesures de riposte brutales contre les minorités et précipitant lentement mais sûrement le pays dans une guerre civile généralisée.

J'avais déjà décrit ce scénario ici même il y a trois ans:

De la Turquie au Yémen, du Sahelistan aux montagnes afghanes, le monde islamique bascule  progressivement - mais de plus en plus vite - dans le chaos généralisé. La Syrie n'en est que l'éruption la plus visible. Le concept de guerre contre l'Occident lancé par les théoricien du jihad a échappé à tout contrôle. Il devient peu à peu une guerre ouverte, totale, contre tous les ennemis que chacun se désigne en terre d'islam, et Dieu sait s'ils sont nombreux.


Alors que les dirigeants haranguent les foules et chauffent à blanc les manifestants, les exactions continuent de plus belle - contre les sunnites en Iran, contre les chiites en Arabie Saoudite. Croyant renforcer l'unité nationale autour de leur branche de l'islam, les régimes de la région ne font que souffler sur les braises d'une guerre civile qui risque bien de les emporter.

15 novembre 2015

Premier massacre à Paris

Vendredi soir, au beau milieu d'une rencontre de football France-Allemagne, les Parisiens ont été rattrapés par la réalité de la guerre contre l'islamisme. Trois équipes différentes ont ouvert le feu dans différents lieux de la capitale avant d'actionner leurs ceintures explosives. La salle de concert du Bataclan est le principal foyer de victimes alors que les 1'500 spectateurs seront massacrés puis pris en otage pendant deux heures avant l'assaut des forces spéciales de la police. Sur l'ensemble des sites, 129 personnes sont mortes et 352 sont hospitalisées, dont 99 encore en "urgence absolue" aujourd'hui.

Les élites du régime ont soudainement pris conscience de leur vulnérabilité, au premier rang desquelles M. Hollande soudainement exfiltré du Stade de France sous bonne garde de ses services de sécurité. En ce sens, la première intervention du chef de l’État français peu avant minuit, la voix tremblante d'émotion, était bien plus authentique que la version policée et maîtrisée qui lui fit place le lendemain matin.

padama10.jpgLe soir même des attaques, alors que la plupart des grandes chaînes françaises avaient interrompu leurs programmes pour des flashs spéciaux, France2 continuait à diffuser son débat "Réchauffement climatique: qu'allons-nous devoir sacrifier?" en toute insouciance. Même les meilleurs machines de propagande souffrent parfois d'inertie. Mais les médias se sont repris depuis. On analyse, on décortique, on place du contexte. Dans tous les pays l'opinion est malaxée comme la pâte à pain. En Suisse, il fallait un estomac solide pour assister sur la RTS à la danse du ventre des deux duettistes Jean-Philippe Schaller et Xavier Colin, le premier obnubilé par le futur score de Marine Le Pen aux élections régionales - la seule question importante à ses yeux - et le second récitant sans ciller l'homélie consacrée du Padamalgam.

Le drame suit désormais sa logique standardisée: nouveau logo, un nouveau slogan Pray for Paris, nouveau hashtag. Les journalistes sont invités à dénicher de nouveaux héros et de nouvelles initiatives citoyennes plutôt que de s'attarder sur les faiblesses de la sécurité intérieure et les errements géostratégiques de leurs gouvernements successifs. Pourtant, si l'impulsion est toujours la même, quelque chose s'est brisé. Le moteur tourne à vide. Exemple marquant, il n'y aura pas de rassemblement solennel façon Je Suis Charlie. D'une part, le danger est encore omniprésent, une manifestation étant l'endroit rêvé pour quelques nouvelles explosions de kamikazes dont certains courent certainement dans la nature ; d'autre part, la solidarité avec Charlie Hebdo s'expliquait par la volonté de s'associer avec une minorité menacée, les caricaturistes de presse. Cette fois-ci l'ensemble de la population française est visé. Une manifestation de solidarité serait donc vide de sens. On ne peut pas afficher de solidarité avec soi-même.

La légende du loup solitaire radicalisé - ou d'une meute, nous ne sommes plus à un oxymore près - ne tient plus. La France a bien eu affaire à une opération militaire professionnelle: un massacre organisé par des kamikazes équipés de bombes, d'armes de guerre et de gilets pare-balles, regroupés en équipes, suivant un timing défini; le tout dans la capitale d'un pays sûr de lui, confiant dans ses services de sécurité et surveillé au travers d'un plan Vigipirate en alerte maximum.

La vérité qui se fait jour peu à peu n'a rien de reluisant. Le passeport syrien d'un des kamikazes, retrouvé sur les lieux du massacre à deux pas de son propriétaire, a été enregistré à Lesbos en Grèce le 3 octobre de cette année. Tout porte à croire qu'une partie de l'équipe terroriste est venue en Europe au travers des flots de migrants. Ce n'est pas la première fois. En septembre, l'Etat Islamique revendiquait déjà 4'000 terroristes infiltrés dans toute l'Union Européenne...

Les Français aiment croire aux histoires que leurs racontent leurs médias, mais cette fois il y a trop de témoins pour livrer une vérité officielle. Des dizaines de familles sont endeuillées par les morts, certains égorgés. 99 personnes grièvement blessées donneront autant de vies à rebâtir après des mois de convalescence et de rééducation. D'innombrables individus directement impliqués mais physiquement indemnes resteront marqués par les horreurs dont ils ont été témoin cette nuit-là. Toute la population parisienne a été durablement traumatisée.

En quelques heures abominables la France a perdu une certaine forme d'insouciance, probablement pour toujours. Elle a compris que la menace islamique pèse directement sur elle. Le combat ne se déroule pas que dans les terres lointaines du Mali, sur les pistes poussiéreuses d'Afghanistan ou au sein des états-majors planifiant les prochains bombardements sur la Syrie ; elle se joue en Europe, au sein de ses banlieues, de ses populations immigrées, des convertis à l'islam, des prédicateurs et des fanatiques, et des flots continus de pseudo-réfugiés syriens.

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Bien sûr, les services gouvernementaux ne cessaient de mettre en garde contre une "attaque d'envergure", mais eux-mêmes n'imaginaient pas une offensive d'une telle ampleur. Et le peuple français se figurait peut-être qu'il serait sauvé in extremis par une nouvelle intervention miraculeuse dans le style de celle qui empêcha le massacre du Thalys.

Les Français ont compris que leur sécurité était une illusion. Les Suisses le croient-ils encore?

Que se passera-t-il pendant la COP21? Aura-t-elle seulement lieu comme prévu? Et l'Euro 2016 de football?

Électoralement, Marine Le Pen pourrait en profiter, c'est indéniable. Mais cela devrait surtout être le cadet des soucis d'une société menacée. Car les Français - et le reste des Européens - ont aussi compris, quelque part, que ces attentats ne seront pas les derniers.

26 juin 2015

Islamisme: le défi de l'apathie

islam,terrorisme,médiasReconnaissons aux agents de l'Etat Islamique une certaine recherche d'originalité: l'attentat simultané dans trois pays différents le même jour est une sorte de nouveauté. En France, un chef d'entreprise a été décapité et sa tête utilisée pour une mise en scène macabre alors que son meurtrier essayait ensuite (sans succès) de faire sauter une usine de traitement de gaz. En Tunisie, un "jeune étudiant" portant grenades et pistolet dans un parasol prit d'assaut une plage, faisant 37 victimes selon le dernier décompte en date, avant de se faire abattre. Au Koweit, un kamikaze déclencha une ceinture d'explosif dans une mosquée chiite bondée, provoquant au moins 25 morts.

Dure journée. Comme l'explique Hasni Abidi, Directeur du Centre d’études arabe et méditerranéen, la conjonction de plusieurs facteurs permettent d'expliquer cette bouffée de violence terroriste: le jour de prière du vendredi, pendant le mois sacré du ramadan au cours duquel il est "bien vu" de périr en faisant un attentat selon certains prédicateurs ; et enfin, la semaine de commémoration du premier anniversaire de l’État Islamique...

Comme d'habitude, la réaction politique consiste à se complaire dans l'immobilisme: on ne fera rien, en tout cas rien de concret. François Hollande se gargarise que la situation justifie pleinement la nouvelle loi sur la surveillance qui vient d'être votée alors même que l'histoire de Yassin Salhi, l'assassin terroriste, démontre l'incompétence totale des services de renseignement et de l'administration sur le sujet:

Cet homme âgé de 35 ans, né le 25 mars 1980, était bien connu des services antiterroristes et habitait dans l'agglomération lyonnaise, à Saint-Priest. (...) Selon des informations de l'Est Républicain, il est originaire de Pontarlier, dans le département du Doubs et se serait radicalisé au contact "d'un prêcheur très virulent" dans la mosquée de cette commune de Franche-Comté. (...)

Bernard Cazeneuve s'est également expliqué en conférence de presse sur la fiche S ("sûreté de l'Etat) dont Yassin Salhi faisait l'objet. Le ministre de l'Intérieur a expliqué que cette procédure, engagée en 2006 pour "radicalisation", prévoit une surveillance discrète.


Carrément discrète, même, au point qu'il soit impossible de la distinguer d'une non-surveillance. La fiche de Yassin Salhi ne fut pas renouvelée en 2008, nous explique-t-on, est-ce à dire qu'il s'était dé-radicalisé? Soit les services antiterroristes se sont largement trompés, soit il s'est encore re-radicalisé depuis (il a eu le temps...) Et au fait, personne ne se demande ce qu'est devenu le fameux "prêcheur très virulent" de Pontarlier? Œuvre-t-il encore? Combien de fidèles a-t-il pu endoctriner depuis dix ans?

Malgré le peu d'intérêt de la cible industrielle choisie en France, la démonstration est faite que les terroristes peuvent frapper partout - et il faut absolument que cette compréhension s'imprime enfin dans le cerveau des dirigeants et de l'opinion publique, car il est vain de combattre le terrorisme avec des mesures sécuritaires classiques. Il n'y a pas et il n'y aura jamais assez de policiers, de gendarmes et de soldats pour protéger tous les aéroports, toutes les manifestations, toutes les écoles juives ou non, tous les entrepôts de stockage de matières explosives. C'est impossible.

Il est tout aussi impossible de vouloir surveiller une population entière, au cas où quelqu'un ose sérieusement plaider une stratégie à ce point vouée à l'échec. Non seulement les islamistes se cachent de mieux en mieux dans la population (Yassin Salhi n'avait même pas de casier judiciaire) mais ils sont de moins en moins stupides lorsqu'ils préparent leurs attentats, une sélection naturelle en quelque sorte ; du coup, ils parviennent bien plus souvent à leurs fins. La France avait été saisie à froid par les attentats de Charlie Hebdo en janvier, mais pour Saint-Quentin-Fallavier elle n'avait aucune excuse.

Alors, comment lutter contre le terrorisme islamique, me demanderez-vous? Tentons une explication articulée autour de quelques points seulement, soit, par ordre décroissant d'importance:

1. Des frontières. Comme la peau pour un organisme, les frontières sont la première ligne de défense d'un territoire donné - choisir qui peut rentrer, qui ne peut pas, et qui doit être expulsé manu militari lorsque c'est possible. En l'occurrence, quiconque soutient et justifie le terrorisme islamique, défend la lapidation, l'établissement du califat, l'infériorité des lois civiles face à la charia, etc. doit être immédiatement expulsé du pays s'il n'en a pas la nationalité, et traité comme un ennemi intérieur -  ce qu'il est objectivement - le cas échéant.

En outre, tout immigrant devrait être clairement mis en face des valeurs du territoire dans lequel il entend pénétrer (par exemple: égalité homme-femme, religion limitée à la sphère privée, liberté d'expression incluant le blasphème etc.) et jurer de s'y soumettre, ou s'en voir refuser l'accès, sans discussion. Le principe de précaution doit primer sur toute autre considération pour garantir la sécurité des autochtones.

2. Le droit fondamental de l'apostasie. Nous ne sommes pas prisonniers de la religion qu'ont choisi pour nous nos parents, pas plus les musulmans que les catholiques, les protestants ou n'importe qui d'autre. Renier sa religion pour en choisir une autre ou aucune est un droit de l'homme absolument fondamental. Ce droit devrait être rappelé à tous en de multiples occasions et les gens qui le refuseraient à leur progéniture, par exemple, devraient être immédiatement expulsés selon le point 1 ci-dessus.

3. De la satire. Il faut se moquer de l'islam. Beaucoup. Non seulement parce que les barbus islamistes sont du plus grand ridicule, mais parce que toute cette religion repose sur des dogmes tellement absurdes qu'elle attire naturellement les moqueries de quiconque doté d'un peu de bon sens. Cela fait des siècles que les humoristes, artistes, intellectuels et autres esprits libres de l'Occident se font une joie de bouffer du curé et de se moquer des chrétiens, dont la construction intellectuelle est pourtant sans comparaison, alors pourquoi l'islam devrait-il être épargné par la critique? Nous en connaissons tous la raison - la lâcheté - mais cela n'empêche pas que tout doive être fait pour préserver au moins la liberté d'expression de ceux qui ont le courage de se livrer à cette critique nécessaire, comme Geert Wilders.

En outre, les réactions outrées et excessives de musulmans que cette liberté d'expression irrite, si elles dépassent elles-mêmes les bornes de cette liberté (incluant par exemple la destruction de propriété ou des menaces de mort lors de manifestations) sont un excellent moyen de trier le bon grain de l'ivraie et de renvoyer tous les incompatibles selon le point 1 ci-dessus.

Voilà.

Quelques mois de ce régime et l'Occident se purgerait assez vite de ses islamistes les plus furieux, sans obliger des centaines de fonctionnaires des services de renseignement à suivre des milliers de terroristes potentiels en essayant de les attraper avant qu'ils ne passent à l'acte (ou, comme nous le verrons de plus en plus souvent, juste un peu trop tard.)

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Il y aurait bien sûr d'autres aspects à traiter, comme la surabondance d'aides sociales mal ciblées ou les aventures militaires indéfinies et sans objectif de certaines puissances occidentales, mais ils sont à mon avis moins importants et susciteraient sans doute un débat politique encore plus incertain.

Évidemment, c'est dans ce dernier point que réside toute la difficulté: entre des Français dominés par une oligarchie politique aussi obèse qu'impuissante et des Suisses enfermés dans leurs habitudes électorales et endormis par la mélopée soporifique de leurs médias, le premier défi sera à relever sera celui de l'apathie des populations occidentales. La partie est loin d'être gagnée.

En attendant, il y aura encore des attentats et des morts. Beaucoup.