10 septembre 2013

Puis Vint Le Refroidissement Climatique.

Les miracles existent. L'un d'eux vient de surgir dans les colonnes du Matin en ce mardi de septembre de l'an de grâce 2013. Le titre de l'article? Le climat serait en train de se refroidir.

Le premier avril, on aurait pu s'attendre à un gag de ce genre, se finissant avec une réplique amusante style "désolé les gars, en fait on avait bêtement tenu le thermomètre à l'envers!" mais nous ne sommes pas le premier avril et l'information n'a rien d'une plaisanterie:

La glace a augmenté de 60% sur les océans cette année par rapport à 2012, ceci en raison d'un été arctique particulièrement froid.


60% de glace en plus. En une seule année. C'est énorme. Tant pis pour la Route de l'Arctique.

En plus d'employer le conditionnel, Le Matin se contente d'une photo-alibi, sans oser aller jusqu'à mettre l'image d'illustration de l'article original du Daily Mail, la voici donc:

médias,réchauffement climatique
Non non, on n'a pas mélangé les images avant-après...

Avant que les hystériques ne viennent crier à la manipulation, précisons que les données viennent de la NASA. Mais puisqu'il y a visiblement des pertes en ligne entre la version originale et sa reprise dans le quotidien romand, traduisons quelques passages:

Cette révélation survient 11 mois après que le Daily Mail Dimanche a déclenché un débat politique et scientifique intense en révélant que le réchauffement climatique a "fait une pause" depuis début 1997 - un évènement que les modèles informatiques utilisés par les experts du climat ont échoué à prévoir.

En mars, ce journal avait en outre révélé que les températures sont sur le point de tomber en-dessous de ce que prévoient les modèles avec "90% de certitude".

Cette pause - maintenant considérée comme vraie par la plupart des centres majeurs de la recherche climatique - est importante, parce que les modèles prédisant des températures globales toujours plus élevées ont amené de nombreux pays du monde à engloutir des milliards dans des règlementations "vertes" pour contrer le changement climatique.

Ces prédictions paraissent maintenant terriblement erronées. (...)

La fureur publique suscitée par d'édition dominicale du Daily Mail - que le retour de la banquise arctique va amplifier - a forcé [les experts en climat du GIEC] à tenir une réunion de crise.


Au lieu de se réunir en grande pompe en octobre pour publier la cinquième édition de la bible des connaissances sur le changement climatique, un ensemble de trois volumes établi tous les six ou sept ans et sensé montrer l'état de l'art de la recherche, les climatologues sont contraints de se replier dans un pré-sommet à Stockholm pour apporter des révisions de dernière minute.

Des documents révélés par les journalistes indiquent que le GIEC demande 1500 changements (!) au "résumé pour les décideurs", le chapitre sur lequel se basent les politiciens pour décréter leurs taxes anti-réchauffement. "La publication actuelle n'explique pas convenablement la pause", explique pudiquement le Daily Mail.

Dans le brouillon du rapport, le GIEC affirme "avec 95% de certitude" que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine, en hausse d'un modeste "90% de certitude" pour l'édition 2007 du rapport. Au vu du manque de coopération de l'arctique, il faudra peut-être revoir ces certitudes à la baisse et introduire un peu d'humilité dans les prévisions de température à l'horizon 2100.

Bien sûr, il n'y aura là rien de nouveau pour les habitués de ce site et de beaucoup d'autres qui n'ont de cesse de dénoncer les mensonges et les manipulations autour d'un réchauffement climatique introuvable depuis quinze ans, mais prétexte à d'innombrables politiques interventionnistes. On comprend la panique s'emparant du milieu: la réalité, cette garce, n'est guère conciliante avec la théorie. Mais si nouveauté il y a, elle est dans le traitement de l'information.

Il y a quelques mois de cela, voir apparaître un article aussi contraire au dogme dans la presse romande aurait été impensable. Lisez ce qu'ils en disaient en juillet! La chape de plomb médiatique se fissure ; reste à savoir cette humble dépêche de l'édition web du Matin fera son chemin dans la version papier du lendemain. Vu son importance elle devrait faire la couverture, mais qui sait ce qui se dira en salle de rédaction?

Le barrage ne cèdera pour de bon que lorsque des nouvelles de ce genre seront relayées par des citadelles réchauffistes comme la RTS, touchant enfin le grand public. Cela finira fatalement par arriver. Les citoyens songeront peut-être alors à demander des comptes pour ces années de panique organisée, et le retrait de taxes bien réelles sur des responsabilités imaginaires.

Voyons le bon côté des choses: en ressortant tous les reportages apocalyptiques servis avec aplomb au grand public depuis des années, il y a de quoi se monter une jolie soirée bêtisier.

13 avril 2013

Rions un peu avec le réchauffement climatique

Il y a quelques jours je faisais état de quelques petits soucis dans la théorie controversée du Réchauffement Climatique d'Origine Humaine, notamment que ledit réchauffement était en panne depuis un moment. Crispation, toussotement, voyons-vous-n'y-pensez-pas-madame, la nouvelle était reçue avec un mélange d'incrédulité et d'indignation. Mais petit à petit, l'information fait son trou médiatique pendant que la "science" s'évertue à trouver de nouveaux moyens d'expliquer l'inexplicable.

Décortiquons donc ensemble une petite dépêche de l'AFP apparue sur le portail Romandie.com. Rien qu'avec le titre, le ton est donné:

La hausse du thermomètre fait une pause, pas le dérèglement climatique


Voilà, le thermomètre, tout essouflé de sa course vers l'ébullition, fait une petite halte. Personnellement, jamais vu un thermomètre faire une pause, mais admettons: pour quoi, vers quoi, combien de temps, la sieste? Aucune idée. Mais attention, le réchauffement changement dérèglement climatique continue, n'allez pas vous croire sorti d'affaire:

réchauffement climatique,mensonges,médiasLa dernière décennie a été la plus chaude jamais enregistrée mais la hausse du thermomètre semble marquer une pause (...) sans toutefois remettre en cause les projections de réchauffement à long terme.


Donc ça va mieux mais tant pis, on est fichus quand même! Vient ensuite l'inévitable "mise en contexte" de notre petite affaire, convenablement présentée comme il se doit avec d'effrayantes intonations de fin du monde:

La planète vient de vivre, en moyenne, sa décennie la plus chaude depuis le début des relevés de températures en 1880: la température moyenne mondiale, dopée aux émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine humaine, a grimpé de près d'un degré depuis la fin du XIXe siècle.


Bien entendu, 130 ans d'historique est un intervalle absolument risible pour déduire quoi que ce soit à l'échelle des températures terrestres, d'autant plus que si on connait très approximativement celles d'il y a un siècle, et encore, la population humaine de 1880 et son mode de vie n'ont absolument rien à voir avec celle d'aujourd'hui en termes d'émission de gaz. En fait, toute construction théorique impliquant l'homme sans faire exactement coïncider le réchauffement climatique avec le boom de l'activité industrielle mondiale (après la seconde guerre mondiale, en gros) est une escroquerie qui n'a même pas l'apparence de la vraisemblance. Mais peu importe: la théorie est en marche!

Les deux phrases suivantes valent à elles seule leur pesant de CO2 tant elle sont des bijoux "d'information". Commençons par la première:

Cette réalité du réchauffement global sera confirmée en septembre par le prochain état des lieux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).


Les experts du Giec ne se réunissent pas pour débattre, mais pour confirmer. On imagine la haute tenue des échanges entre des gens tous d'accord entre eux. Mais c'est aussi sans compter avec un détail, une broutille, un tout petit rien, un incident, une bêtise...

Mais elle s'accompagne aujourd'hui d'une petite anomalie: bien que la concentration en CO2 ne cesse de croître dans l'atmosphère, la température moyenne, elle, se stabilise à la surface du globe depuis une dizaine d'années.

 
Une petite anomalie, soit en gros juste l'exact contraire de la théorie! Pas de quoi s'énerver! Pendant la décennie écoulée, où notre civilisation a envoyé dans l'atmosphère environ un quart des émissions de CO2 jamais produites par l'humanité depuis 1750, la température est restée stable.

Le Réchauffement Climatique d'Origine Humaine est K.O. debout.

Bien entendu, les climatologues étant doté d'une incroyable propension à tout expliquer à postériori, le rétropédalage est en marche. On peut même dire que ça rétropédale dans toutes les directions:

Différentes hypothèses ont été suggérées pour expliquer un tel plateau, mis en avant par ceux qui contestent le réchauffement: éventuelle baisse d'activité solaire, ou encore quantité plus importante dans l'atmosphère d'aérosols d'origine volcanique ou fossile, qui réfléchissent les rayons du soleil. Deux publications récentes tendent elles à attribuer le premier rôle aux océans. (...)

 
Le soleil se refroidit, la composition atmosphérique et ses effets sont différents de ce qu'on pensait, les océans stockent de la chaleur... Voire, tout en même temps! Que de champs de recherche défrichés à point nommé pour venir au secours d'une théorie battant de l'aile!

D'ailleurs, le réchauffement est sauf, car même une petite pause de plus de dix ans - une paille - ne remet pas en cause l'édifice théorique. C'est un peu la version réchauffiste du "à long terme, nous sommes tous morts" de Keynes. Le réchauffement doit avoir lieu, il aura lieu:

Plus important, pour les climatologues, ce phénomène ne remet pas en cause les projections à long terme établies par la science: Cela n'a presque aucun sens de parler de pause alors que le concept de climat a toujours été défini sur une période de 30 ans, dit à l'AFP Jean-Pascal van Ypersele, professeur de climatologie à l'Université de Louvain (Belgique). (...)


Qui a décrété que la période de validité devait être de trente ans, et pas dix, ou au contraire cinquante? Est-ce le onzième commandement rapporté par Moïse du Mont Sinaï? Ou serait-ce que parce qu'un intervalle plus petit donne aujourd'hui une tendance peu favorable au dogme?

L'écran de fumée est d'autant plus amusant que, régulièrement, des articles sont publiés faisant état de catastrophes dues au réchauffement sur des intervalles bien plus courts, voire d'une année à l'autre. Mais peu importe, rappelons les tendances lourdes (et de moins en moins vérifiées):

Au rythme actuel des émission de GES, la planète pourrait se réchauffer de 3 à 5°C d'ici quelques décennies, rappellent les estimations les plus récentes. Et même si le climat s'avérait un peu moins sensible que prévu aux concentrations de CO2, il va rester très difficile de contenir la hausse à 2°C, soit le niveau maximum recommandé par la science pour éviter un emballement du climat, souligne aussi Jean Jouzel.


3 à 5°C, ce n'est jamais qu'une estimation quasiment du simple au double. Et selon un Jean Jouzel accroché à sa théorie comme une palourde à son rocher, il est "très difficile" de contenir la hausse à 2°C - ce, bien que la hausse fasse du sur-place depuis dix ans sans guère d'efforts de la part de l'humanité! Mais M. Jouzel est aussi vice-président du Giec. La définition du poste implique d'être imperméable aux vents contraires.

Allez, une dernière tranche d'apocalypse pour la route:

D'autant que d'autres indicateurs du dérèglement climatique sont bien loin de marquer une pause, comme la hausse du niveau de la mer, la fonte des glaces arctiques ou les événements météorologiques extrêmes comme les tempêtes ou les sécheresses.


La température n'étant plus un indicateur fiable du réchauffement climatique (!) il faut désormais en trouver d'autres, encore moins pertinents. Guettons encore une variation du niveau de la mer qui ne soit pas inférieure au degré d'incetitude de la mesure ; peut-être que d'ici 2100 quelques militants engagés scientifiques parviendront à cette prouesse.

Parée de tous les critères internes de la pseudo-science, la théorie du Réchauffement Climatique d'Origine Humaine continue son petit bonhomme de chemin. J'espère que dans vos chaumières, profitant enfin de ce printemps tardif, vous claquez encore des dents de peur face au Croquemitaine ; il tire son pouvoir de votre culpabilité. Reconnaissons-le, lui et ses alliés de la presse ne ménagent pas leurs efforts face à une réalité de moins en moins coopérative.

réchauffement climatique,mensonges,médias

09 mars 2013

Les bouffées de chaleur du Réchauffement Climatique

réchauffement climatique,mensonges"La Terre est en passe de devenir plus chaude que lors des 11300 dernières années", clame une étude soigneusement relayée sur le site d'information Romandie.com.

Bien entendu, sitôt la manchette passée (mais combien de gens lisent-ils encore les articles?) le soufflé se dégonfle assez vite:

Se fondant sur des analyses effectuées sur 73 sites autour du globe, des scientifiques ont pu reconstituer l'histoire des températures terrestres depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 11.000 ans.

Ils ont constaté que ces dix dernières années ont été les plus chaudes, comparé à 80% des 11.300 années passées.

Virtuellement, tous les modèles climatiques évalués par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) montrent que la Terre sera plus chaude d'ici la fin du siècle qu'à n'importe quel moment durant les 11.300 dernières années et ce, selon tous les scénarios plausibles d'émissions de gaz à effet de serre.


Après l'affirmation d'une caution scientifique à toute épreuve, on apprend donc incidemment que les dix dernières années auraient été les plus chaudes que quatre-vingt pour-cents des 11'300 dernières années, ce qui laisse tout de même plus de 2'000 années plus chaudes qu'aujourd'hui. Expliqué de cette façon, c'est un peu moins effrayant et beaucoup moins spectaculaire.

Oubliant que toutes les températures du passées sont basées sur des estimations hasardeuses et imprécises voire manipulées (sans parler d'une notion de "température moyenne mondiale" extrêmement douteuse), l'article reprend vite le laïus habituel sur la Terre-condamnée-à-se-réchauffer sur la base des modèles climatiques évalués par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le fameux GIEC.

Vu de Suisse, ce genre de dépêche sensationnaliste ne provoque même plus de réaction. Le public est blasé, mais aussi, hélas, convaincu. A en croire les reportages de la télévision publique helvétique impeccablement alignés sur les thèses réchauffistes, le climat ne se réchauffe nulle part plus vite qu'en Suisse.

Les médias prennent un soin particulier à occulter tout débat. Science is settled, comme disent les inquisiteurs en dressant le bûcher. Il y aurait pourtant un intérêt public prépondérant à relayer les nombreuses polémiques faisant rage sur ce dossier, certaines impliquant des factions à l'intérieur même du camp des partisans du réchauffement climatique.

L'une d'elle a a trait à l'utilisation de modèles par le GIEC. Les températures étant très complexes à extrapoler, il faut "simplifier" les mécanismes climatiques selon divers axes, étudier quelques phénomènes aux dépens du reste et ajouter un zeste de poudre de perlimpinpin.

Déjà, le GIEC emploie plusieurs modèles - FAR, SAR ou AR4 pour citer quelques acronymes aussi engageant qu'une marque de chewing-gum d'Allemagne de l'Est - et ces modèles livrent des résultats incompatibles entre eux. Comment proclamer que la Terre se réchauffe de façon "rapide" voire "catastrophique" lorsque cinq thermomètres statistiques n'arrivent pas à faire mieux que livrer cinq températures différentes?

Certes, on répondra que si les tous indiquent de la fièvre, il y a peut-être des raisons de s'inquiéter. L'argument semble tenir la route, à ceci près que le monde politique (et en son sein les écologistes les plus extrémistes) fait preuve de bien peu de modération dans ses analyses en prenant systématiquement pour argent comptant les chiffres les plus dramatiques. Le bon sens ne réclamerait-il pas plutôt de choisir enfin un seul thermomètre - le meilleur, le plus juste - et de s'y tenir? Mais aborder le problème sous cet angle soulève encore plus de questions sur la pertinence de ces fameux modèles...

En effet, le monde s'inflige la théorie du réchauffement climatique depuis maintenant suffisamment longtemps pour que les mesures actuelles examinant la Terre sous toutes les coutures, même depuis l'espace, soient confrontées aux prédictions des modèles.

Et le moins que l'on puisse dire est que ça ne colle pas:

réchauffement climatique,mensonges
Graphique extrait du rapport préliminaire AR5 du GIEC, décembre 2012

Il suffit d'avoir des yeux ouverts et un peu de matière grise entre les oreilles pour constater que les températures réelles mesurées (en noir) sont, qu'on le veuille ou non, bien en-deçà de l'apocalypse réchauffiste (surfaces d'incertitudes de chaque modèle colorées de diverses teintes) que nous servent en choeur avocats de la cause et journalistes. Et encore, par pudeur, le graphique ne montre pas les tendances de ces modèles jusqu'en 2100.

Ne comptez pas trop sur les médias helvétiques pour vous rapporter ce genre d'information.

Ne croyez pas non plus que ce modeste graphique soit un instant d'égarement ou une erreur de publication ; les choses deviennent vraiment intéressantes quand M. Pachauri, le président du GIEC en personne, admet publiquement le mois dernier qu'il n'y a pas eu de réchauffement climatique mondial au cours des dix-sept dernières années.

Pas de réchauffement climatique.

Dans les dix-sept dernières années.

Relisez, encore et encore.

Combien de reportages et de documentaires sur la réalité-du-réchauffement-climatique-ici-et-maintenant avez-vous vu sur la même période?

réchauffement climatique,mensongesVenant de n'importe quel climato-sceptique forcément aux ordres des multinationales pétrolières, l'affirmation ferait sourire et serait immédiatement défausée. Mais de la part du directeur du GIEC lui-même, il y a de quoi douter. C'est un peu comme si le Pape affirmait à un journaliste que cette histoire de Jésus et de résurrection n'est finalement qu'un gros malentendu.

Science is settled, vous disait-on?

Mais au fait, quelle mouche a piqué M. Pachauri? Tout simplement l'écart de plus en plus net entre le réchauffement hystérique proclamé par les modèles du GIEC et la réalité, rendant intenable les cris de panique habituels. Certains avancent l'hypothèse que M. Pachauri se lance dans un modeste mea culpa pour restaurer une crédibilité en miettes et pouvoir proclamer quelque chose comme "le temps nous aura donné raison" des fois que les températures augmentent réellement d'ici quelques années ; le pari est audacieux, mais le GIEC est si mal en point qu'il n'a plus guère le choix.

Le plus terrible est que tout cela aurait pu être évité simplement en abordant dès le départ une attitude précisément scientifique. Comme l'explique le professeur Robert Carter:

Compte tenu de la grande variabilité naturelle manifestée par les données climatiques, et l'incapacité à ce jour d'y sélectionner ou d'y identifier un signal anthropique [c'est-à-dire provoqué par l'Homme], la bonne hypothèse de départ est l'hypothèse nulle, parce qu'elle est la plus simple qui soit compatible avec les faits connus, et qui peut  être formulée ainsi : les changements climatiques globaux sont présumés être d'origine naturelle, au moins jusqu'à ce que des preuves spécifiques parviennent à démontrer la causalité anthropique.

C'est une des caractéristiques les plus extraordinaires du GIEC que les études qui y sont menées procèdent d'une inversion (injustifiée) de l'hypothèse nulle, à savoir: les changements climatiques globaux sont présumés résulter des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, au moins jusqu'à ce qu'une preuve spécifique n'indique le contraire.


Evidemment, une posture aussi biaisée scientifiquement ne pouvait que faillir sur le long terme:

La réalité scientifique actuelle est que l'hypothèse du GIEC sur le réchauffement climatique dangereux a été testée à plusieurs reprises, et que ces tests ont échoué. Malgré l'investissement d'importantes sommes d'argent au cours des 25 dernières années (plus de 100 milliards de dollars), et l'immense effort de recherche effectué par les scientifiques liés au GIEC et par des scientifiques indépendants, à ce jour, aucune étude scientifique n'a établi un lien avéré entre les changements d'un quelconque paramètre environnemental significatif et l'origine humaine des émissions de dioxyde de carbone.


Sans parler du fait que la planète ne se réchauffe même pas...

Mais peu importe! Dans la sphère médiatique européenne le combat continue, même contre des moulins à vent. On joue sur les mots ; on ne parle plus de réchauffement climatique, mais dérèglement climatique, ce qui induit l'idée que le climat a été réglé un jour, une parfaite hérésie ; ou encore de changement climatique, ce qui induit que précédemment le climat ne changeait pas, une autre excellente plaisanterie!

Le débat autour du réchauffement climatique d'origine humaine "indiscutable" a dépassé les frontières de l'absurde au point d'en devenir comique. Il sera intéressant d'examiner pendant combien d'années les médias, et en particulier les médias suisses, continueront sur leur lancée avec le même cap idéologique, éloignés d'une réalité qui a réussi à s'imposer même au directeur du GIEC.

10 décembre 2012

Kyoto II, impossible mission

Réunis à Doha, les délégués de 190 pays se sont mis d'accord samedi pour prolonger jusqu'en 2020 la durée de vie du protocole de Kyoto, et poursuivre à travers lui la lutte contre le réchauffement climatique.

protocole de kyoto,diplomatieC'est en tous cas la façon dont la conclusion de la XVIIIe session de la Convention cadres des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été rapportée par les médias. La réalité est un peu plus compliquée. Dire que les discussions ont été difficiles relève de l'euphémisme ; il n'y avait pas le moindre début de commencement de consensus sur un texte final vendredi, alors même que la durée prévue des négociations touchait à sa fin. La nuit de vendredi à samedi, puis la matinée, n'y suffirent pas.

L'accord "final" fut en fait un coup de force du Qatar, pays organisateur, et de son vice-premier ministre Abdallah al-Attiya, lequel se contenta d'annoncer un compromis au nom de l'ensemble des délégués - bien qu'il n'ait eu l'assentiment que d'une partie d'entre eux. La déclaration abusive de M. al-Attiya sauvant in extremis la convention est d'autant plus surprenante que le Qatar est un des pays avec le pire bilan carbone mondial, loin devant les Etats-Unis, mais peut-être était-ce là un moyen d'éviter l'opprobre internationale...

La "prolongation des accords de Kyoto jusqu'en 2020" est donc une entourloupe, car les accords ne concernent finalement pratiquement plus personne, et certainement pas une population significative à l'échelle du globe. Outre les Etats-Unis qui ne les ont jamais ratifiés, la Chine et l'Inde qui n'y étaient pas soumis au nom de leur économie en "développement", la Russie, le Japon et le Canada viennent de s'en retirer. De fait, les signataires concernés par cette fameuse prolongation ne représentent plus que 15% des émissions mondiales à effet de serre.

Parmi eux ne restent que l'Union européenne, l’Australie et une dizaine d’autres pays industrialisés, dont la Suisse, toujours aux premières loges lorsqu'il s'agit de pénaliser son économie pour des chimères!

Le Kyoto allégé issue de Doha n'est pas assorti de contraintes ni même de mesures chiffrées. Coquille vide de sens, son seul mérite est de promouvoir un sentiment de continuité avant un éventuel accord négocié en 2015 et entrant en vigueur en 2020. Il est vrai qu'il faut préparer soigneusement le terrain pour réussir à amener annuellement des milliers de délégués de la planète entière par avion dans les conventions de la CCNUCC et les loger dans des palaces, le tout pour évoquer le gaspillage des ressources... La machinerie bien huilée de ces cycles de rencontres diplomatiques n'aurait peut-être pas survécu à un échec.

La "prolongation" des accords de Kyoto sert donc avant tout à sauver la face et les intérêts du CCNUCC lui-même.

Alors que l'Europe s'enfonce dans la pauvreté et que le protocole de Kyoto se dissipe dans le folklore, la lutte contre un réchauffement climatique d'origine humaine très controversé semble plus que jamais un luxe inabordable.

17 décembre 2011

La fin sans gloire de l'urgence climatique

Peut-être avez-vous suivi en début de semaine la conclusion des pérégrinations tragico-comiques des délégations diplomatiques internationales réunies à Durban, Afrique du Sud? Elles essayaient de donner un second souffle à la Lutte Contre le Réchauffement Climatique d'Origine Anthropique à travers un nouveau traité international remplaçant le Protocole de Kyoto.

Ou peut-être pas.

Entre la guerre civile en Syrie, lDurban.jpges gesticulations en vue des élections présidentielles françaises (ou celle du conseil fédéral ici-bas) ou la crise de la dette publique en zone euro, les négociations très difficiles menées par les délégués dans les salles de congrès des hôtels de luxe de la station balnéaire sud-africaine sont passées au second plan. Les reportages n'ont guère suscités l'empathie, coincés comme ils étaient entre la chronique sportive et la météo.

Cela vaut peut-être mieux, dans la mesure où le réchauffement climatique a officiellement cessé d'être un problème.

Ce n'est pas exactement de cette façon que l'information a été rapportée, c'est vrai. Le sommet de Durban s'est naturellement soldé par un "succès", comme tous les sommets avant lui - guillemets inclus. Il en va de la flamme de l'alarmisme militant: si elle n'est pas convenablement entretenue avec un zeste d'optimisme, elle risque de s'éteindre. Mais en réalité, trois jours de discussions non-stop n'ont permis d'aboutir sur rien. L'accord semble être sur la table...

Tous les pays, c'est-à-dire aussi la Chine et l'Inde, qui, après les Etats-Unis, ont donc fini par se rallier à la feuille de route défendue par l'Union européenne. Les trois principales « puissances émettrices » de gaz à effet de serre vont s'asseoir à la même table de négociation que les autres pays pour tenter de s'entendre en 2015 sur un accord global de réduction.

 

...Mais il est vide de sens:

Le futur traité global de réduction doit en effet entrer en vigueur « à partir de 2020 ». Une formulation qui exclut toute date ferme et ne revêt pas une réalité très contraignante (...) Il s'agira d'ici à 2020 de parvenir à « un protocole, un autre instrument légal ou une solution légale ayant une force légale ».

Durban se solde enfin par la mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert. Annoncé l'an dernier à la conférence de Cancun, cet instrument doit aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique. Il doit être alimenté de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Pour l'instant il reste une coquille vide.

 

En 2020, on reviendra à la table des négociations et on signera quelque chose. Eventuellement. Et il faudra le ratifier après. Si on a envie.

Signe des temps, les ONG présentes sur place sont loin de partager le sentiment de succès propagé par les médias: "Les pollueurs ont gagné, les peuples ont perdu", s'indigne Greenpeace Africa. Oxfam regrette que "les décisions prises dimanche matin [soient] bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique..."

Ah, oui, l'urgence climatique. On a failli l'oublier. Oxfam prévoit que le monde avance "comme un somnambule" vers un réchauffement de +4° à l'horizon 2100. D'autres annoncent entre +3,5° et +6°, à la louche. Toujours la même précision millimétrique. Alors que si les textes avaient été approuvés et signés, comme par magie la température mondiale n'aurait augmenté que de 2° en 2100, promis, juré!

Ces gens-là ne doutent de rien. Ils ignorent que la science progresse lentement et que les incertitudes sur les modèles climatiques sont abyssales. Enfermés dans leur délire, ils sont prêts à croire que la signature d'un diplomate au bas d'une feuille de papier aura une influence sur la température du monde. A moins qu'il ne s'agisse d'autre chose?

Luboš Motl, physicien tchèque, nous rapporte un éclairage particulier sur les valeurs de la "lutte contre le réchauffement" au travers de son examen d'un brouillon envoyé par Marc Morano, en discussion pour la dix-septième session de négociations:

Le document entier est une sorte de plaidoyer pro-marxiste. Tout ce qui est important dans ce document concerne la lutte des classes. Le monde entier est divisé entre [pays] riches et pauvres. Ces deux groupes sont traités de façon totalement opposée: le CO2 est un composé chimique différent dans différentes parties du monde. Le mot "développé" apparaît 236 fois (!) dans le document. Vous trouverez aussi quatre références à la "dette climatique". Quelle construction théorique! Vous pourriez aussi en apprendre sur les "Droits de la Terre-Mère", les "Droits de la Nature", et les "Droits des Peuples Indigènes" (cinq fois dans le texte.) Les droits de l'homme sont "en particulier" les droits des femmes, des enfants, des immigrés, et des peuples indigènes. Désolé les hommes!

 

Luboš Motl explique que Richard Feynman aurait pu participer à Durban 2011, tant ses écrits rappellent les problèmes fondamentaux inhérents à ces conférences:

J'ai commencé par dire que l'idée de tout distribuer équitablement est basé sur une théorie où il n'y a qu'une quantité fixe de ressources dans le monde, qu'en premier lieu nous l'aurions d'une façon ou d'une autre dérobé aux pays les plus pauvres, et que nous devrions leur rendre. Mais cette théorie ne prend pas en compte les raisons réelles des différences entre les pays - c'est-à-dire, la mise au point de nouvelles techniques d'agriculture, l'utilisation de machines pour l'agriculture et pour faire d'autres choses, et le fait que cette mécanisation requiert la concentration de capital. Ce n'est pas la ressource qui est importante, mais la capacité d'en produire. Mais je réalise maintenant que ces gens n'étaient pas dans la science; ils ne la comprenaient pas. Ils ne comprenaient pas la notion de technologie; ils ne comprenaient pas leur époque.

 

La lutte contre le réchauffement climatique d'origine humaine, nouvelle réincarnation de la doctrine tiers-mondiste? Cette vision expliquerait bien des choses; notamment, pourquoi le cycle des traités internationaux sauce Kyoto est arrivé à son terme.

En 2007, la Chine est devenue le premier pollueur mondial en valeur absolue, devant les Etats-Unis. Les autres pays en développement n'en sont pas encore là, mais l'accroissement rapide de leur niveau de richesse s'accompagne d'une augmentation de la production de CO2, assimilé à un polluant selon la vulgate réchauffiste.

Ces pays devraient logiquement passer de "victimes" à "coupables", mais n'en ont nullement envie. A l'inverse des Européens, ils ne veulent pas compromettre leur prospérité pour des chimères comme un prétendu réchauffement climatique à l'horizon 2100, soit quatre générations, selon des modèles climatiques incomplets et une science pétrie de mauvaise foi.

Le réalisme aura enterré le processus international, et aucune négociation-marathon ne le ressuscitera.

La prolongation du protocole de Kyoto en est paradoxalement la preuve la plus éclatante. Le Canada l'a officiellement abandonné il y a quelques jours. Les Etats-Unis ne l'ont jamais ratifié. La Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et toute une ribambelle de pays en voie de développement ne sont tout simplement pas concernés par la restriction des émissions. Leur adhésion au protocole est donc aussi enthousiaste que dénuée de responsabilités.

Seule l'Europe, enferrée dans les pires délires idéologiques, subit Kyoto de plein fouet. Mais le protocole de Kyoto proprement dit n'encadre plus que 15% des émissions de CO2 à l'échelle mondiale.

Quelle efficacité a un barrage obstruant 15% d'une rivière?

L'Europe fait cavalier seul, lancée telle Don Quichotte contre les moulins du réchauffement climatique d'origine humaine, persuadée que le monde entier charge avec elle.

Les délégués européens qui ont vanté la "réussite" de Durban croient-ils vraiment que les efforts européens en matière d'émission vont changer quoi que ce soit pour la planète Terre? On ne peut pas l'exclure entièrement, aussi grotesque l'hypothèse soit-elle. Mais je pense plutôt que la prolongation du protocole de Kyoto est une excuse pour perpétuer en Europe même la débauche de dirigisme et de clientélisme qu'implique la lutte bureaucratique contre le réchauffement climatique - un ensemble pléthorique de subventions pour des sources d'énergie non rentables, d'emplois verts dont chacun coûte en moyenne 3.7 postes dans l'économie privée, de taxes sur l'énergie, ou de cohortes de fonctionnaires chargés de toutes ces réglementations.

La gabegie continuera tant que les dirigeants européens auront assez de ressources à sacrifier à cette cause illusoire. La crise de la dette publique européenne mettra un terme au spectacle ; le dénouement surviendra bien avant 2020 et le nouveau traité.

Le soutien populaire à une cause martelée par les médias n'y change strictement rien et s'évanouira rapidement, si ce n'est déjà fait. Lorsque le chômage tutoie allègrement les 20%, que votre frigo est vide, que votre gouvernement vous écrase chaque semaine sous de nouveaux plans de rigueur et que l'économie entre en récession, la perspective de la température du globe en 2100 vous paraît lointaine, très lointaine. Les Espagnols se sentent-ils concernés par le réchauffement climatique? Les Grecs? Même la Suisse n'a pas les moyens.

A chaque génération son combat. Le nôtre n'est pas la température terrestre dans 90 ans, mais la faillite du modèle social-démocrate. Le défi nous occupera bien assez longtemps - et il est loin d'être gagné.

09 mars 2011

La fuite en avant

Un flux continu de nouvelles vont dans le même sens: toujours moins de liberté, toujours plus d'interdictions, de limites, de restrictions, le tout habillé d'une guimauve sucrée et collante de bons sentiments. De quoi avoir franchement la nausée.

Grand écart. "J'aime la voiture, pourvu qu'elle soit verte", a dit la Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey lors de sa visite en territoire ennemi, au Salon de l'Automobile de Genève. Elle a annoncé la couleur - et ainsi officialisé le divorce entre la population et la classe politique, résumée dans le titre d'un article de 24Heures, les Suisses se ruent sur les 4x4, les élus les pénalisent, dont je conseille vivement la lecture.

Range-Rover-Evoque-Geneva-front.jpgEh oui, les 4x4 sont populaires. Et en plus ils peuvent être tout à fait propres! Les constructeurs ont fait de gros efforts. Comme l'écrit le journaliste:

Land Rover remporte la palme du 4x4 pollueur… et celle du plus écolo! Son modèle Range Rover Sport à essence rejette 348 grammes de CO2 (l’Union européenne ambitionne de ne plus dépasser les 130 g dès 2015), par contre sa Range Rover Evoque, un diesel, se situe parmi les meilleurs élèves: elle rejette moins de 130 g. Enfin, le prototype Range e, un hybride diesel rechargeable, émettrait moins de 90 g.

 

On s'éloigne à grand pas de l'initiative anti-4x4 des écologistes, visant à interdire les véhicules qui émettent plus de 250 grammes de CO2 par kilomètre. Il suffirait en définitive d'attendre (et de laisser le peuple rejeter l'initiative) pour que, sans rien faire, la pollution diminue nettement. Mais c'est tout le contraire qui arrive! Les élus suisses suivent tellement la ligne écologiste que ceux-ci n'ont plus guère de raisons de maintenir leur projet:

Le parlement a privilégié l’instauration d’une moyenne d’émission de 130 g par importateur. Si cette valeur limite est dépassée, une amende est prévue. En clair, les voitures polluantes pourraient toujours rouler en Suisse. Mais leur prix d’achat ne manquera pas d’augmenter de manière sensible, puisqu’il y a fort à parier que les importateurs répercuteront les amendes sur le prix des 4x4.

 

Faut-il être naïf pour croire que c'est l'importateur, et non le consommateur, qui payera la moindre amende! Même le journaliste a compris l'arnaque. Voilà où nous arrivons au bout du compte: le consommateur aura le choix entre une voiture haut de gamme hybride ou autre, peu polluante et très chère, ou une voiture classique mais surtaxée par des amendes, donc chère elle aussi. Résultat: voiture plus chère pour tout le monde. Donc, un renouvellement plus lent du parc automobile. Donc, des Suisses conservant plus longtemps leur vieilles guimbardes. Donc plus de véhicules anciens sur les routes. Donc plus de pollution.

Encore une belle victoire de l'étatisme!

En attendant la zone 30 sur autoroute? Pauvres Espagnols! Ecrasés par un gouvernement socialiste jamais à court d'arguments fallacieux, les automobilistes de la péninsule ibérique subiront désormais une limite à 110 km/h sur autoroute, une information également reprise au journal de la TSR. Mais le scandale vient surtout de la tentative de justification: la mesure serait décidée par le gouvernement pour limiter la consommation de carburant face à l'envolée des prix du pétrole, découlant de la crise en Libye!

Aberrant!

Les gens payent de leur poche chaque goutte d'essence qu'ils consomment. L'offre et la demande suffisent à réguler la consommation. Si les Espagnols estiment que de rouler vite leur coûte trop cher, ils lèveront le pied d'eux-mêmes sans que personne n'ait à les forcer à quoi que ce soit.

aaaa.jpg

Les premières limitations de vitesse en France dans les années 70 ont été instaurées au prétexte du prix du pétrole. Dans les années 80, les chocs pétroliers étant passée, on les a maintenues au nom de la sécurité routière (et qu'importe que les accidents mortels aient lieu en ville!). Les années 90 ont vu l'arrivée de l'écologisme triomphant et les limitations de vitesse justifiées par la pollution. En 2011, en Espagne, on en revient au prix du pétrole: la boucle est bouclée. Qu'importe la raison pourvu qu'on ait la limitation de vitesse!

Du point de vue purement financier, c'est carrément contre-productif. Si l'économie était vraiment l'équivalent de 28,6 millions de barils de pétrole par an, comme le prétend le ministère de l'Industrie, il faudrait aussi mettre en rapport la baisse des rentrées fiscale conséquente à une moindre consommation d'essence, car c'est aussi ça de moins en taxes sur l'essence, ce qui me fait douter de la sincérité du discours... D'autant plus qu'on sait incidemment que 117 radars gérés par l'Etat espagnol ont été "actualisés" avec la nouvelle limite de vitesse.

Quelque chose me dit que c'est par ce biais que le gouvernement de M. Zapatero va vraiment profiter de rentrées d'argent frais!

Pour un climat étouffant. Cette fois-ci, encore en "réponse" à une initiative des écologistes qui boivent décidément du petit lait, la Chambre Haute du Parlement helvétique a choisi de s'attaquer aux émissions de CO2. Objectifs "ambitieux": une réduction de 20% les émissions de CO2 d'ici à 2020 par rapport à 1990. L'initiative prévoyait 30%, on voit la grande résistance de nos autorités face à ce projet funeste! Evidemment, avec de telles complicités le peuple pourrait ne même pas avoir son mot à dire.

Alors, pour atteindre ce chiffre, je vous le donne en mille, on va taxer à mort. Original, non? 28 centimes de taxes de plus par litre d'essence. 36 francs par tonne de CO2 pour le mazout de chauffage, que le gouvernement pourra augmenter jusqu'à 120 francs si les objectifs intermédiaires ne sont pas atteints (on parie qu'ils ne le seront pas?)

C'est du pur délire.

Au vote d'ensemble, la révision de la loi a passé la rampe par 28 voix pour, 6 voix contre et 5 abstentions.

Voilà la triste situation au Conseil des Etats - et ce n'est guère mieux au National. 71% des Sénateurs prêts à démolir la prospérité suisse en sacrifice aux dieux absurdes d'un réchauffement climatique inventé. Peu importe que le protocole de Kyoto soit mort et enterré, que le CO2 ne soit ni un polluant ni un gaz avec un quelconque effet mesurable sur un prétendu réchauffement, ni qu'il soit totalement absurde de chercher à réduire une éventuelle pollution en Suisse, alors que le pays est déjà un modèle étouffant de protection de l'environnement. Non, le Conseil des Etats veut réduire de 20% les émissions de CO2 d'ici à 2020 par rapport à 1990, et ce uniquement en Suisse voyez-vous: là où c'est le plus difficile, le plus inefficace et le plus cher.

Il faut boire le calice jusqu'à la lie, livrer jusqu'au dernier homme un combat d'arrière-garde contre des chimères.

La Suisse se distingue une fois de plus par son empressement à avancer le long de la Route de la Servitude. C'est comme si les politiciens, sentant vaguement l'heure de leur non-réélection arriver, s'empressaient de commettre le plus de dégâts possible à la société avant que les électeurs ne se rappellent à leur bon souvenir. Vivement qu'ils s'en aillent! J'en viens à envier la Belgique, à l'abri de telles décisions grâce à la crise qui paralysie sa classe politique alors que sa croissance est au beau fixe. S'il fallait une démonstration que la société civile se porte très bien sans politiciens, la voilà!

La Suisse n'a nullement besoin d'une catastrophe naturelle pour se ruiner: l'oreille bienveillante des parlementaires aux thèses millénaristes des écologistes suffit largement.