19 septembre 2016

Désunion Européenne

L'Union Européenne est en crise. Dans le théâtre de faux-semblants qui tient lieu d'organisation à la tête de l'UE, les dirigeants se réunissent pour multiplier d'hypocrites démonstrations d'unité.

mensonges,ue

Un reportage de la RTS résume la pièce jouée dans un luxueux château dominant le Danube:

À l'étranger, la mise en scène de la rencontre a été réglée dans les moindres détails. Les chefs d'État de l'Union Européenne s'étaient donné rendez-vous dans un château de Bratislava en Slovaquie ce vendredi. Première réunion sans le Royaume-Uni qui a choisi de quitter l'Union en juin et un seul objectif, raviver l'image d'une Europe unie malgré les crises successives.


Alors on affiche les symboles, tous dans le même bateau pour une croisière sur le fleuve... Mais la propagande ne prend plus. "L'esprit de Bratislava" est celui d'une Europe en bout de course, comme le rapporte Jean Quatremer, encore plein d'amertume d'avoir été parqué avec ses confrères journalistes dans un immense hangar de l'autre côté du Danube pendant que les 27 chefs d'État discutaient à huis clos.

François Hollande et Angela Merkel, la chancelière allemande, qui ont tenu, pour la première fois depuis l’élection du premier, conférence de presse commune (limitée à deux questions par pays…), ont essayé de vendre un « esprit de Bratislava », celui de la concorde retrouvée entre l’Est et l’Ouest, entre le sud et le nord, entre les riches et les pauvres, entre les démocraties autoritaires et les démocraties libérales (sic). Un beau conte de fées que Matteo Renzi, le Premier ministre italien, a fait immédiatement voler en éclats en déclinant toute conférence de presse commune avec le couple franco-allemand : «je refuse de suivre un scénario visant à faire croire aux citoyens que nous sommes d’accord sur tout»… Et d’énumérer, parmi les principaux points de désaccord, les réfugiés et la politique économique, notamment allemande, etc. Même écho de Viktor Orban, le chef du gouvernement hongrois.


Le journaliste pro-européen, fidèle croyant, livre sa martingale: en premier lieu, il faudrait briser la "règle de l'unanimité" qui enfonce selon lui chaque jour un peu plus l'Union dans la paralysie. Il y a du vrai dans ce diagnostic ; se mettre d'accord à 27 semble devenu mission impossible.

Mais à quels projets servirait donc un mode de décision plus souple? Obliger davantage de pays à accueillir des hordes de migrants dont ils ne veulent pas? Interdire l'attractivité fiscale de pays sans ressources? Imposer une rigueur infligée sélectivement à certains mauvais élèves budgétaires? Ou tout simplement permettre plus de procès politiques, comme lorsqu'un obscur Ministre du Luxembourg prétend carrément faire exclure la Hongrie de l'organisation?

L'Europe s'est agrandie avant de clarifier son projet. Chercher la réponse dans l'organisation des institutions ne suffit pas. La crise est d'ailleurs si profonde qu'elle rend toute réforme impossible. Trop de gouvernements savent de quel côté du manche ils se trouveraient si la règle de l'unanimité était remplacée. Certains ont beau être encore pro-européens, ils ne sont pas stupides à ce point-là.

En attendant, on communique donc, comme à la belle époque de l'URSS en crise et des démonstrations d'unité du Soviet Suprême. Les voix discordantes ne sont pas tolérées, les journalistes tenus à l'écart, les sujets qui fâchent balayés sous le tapis. Ne reste que la portion congrue de ceux qui font consensus - une soupe claire brandie comme la potion miracle.

L'illusion européenne a été déchirée par la lame de la démocratie. Le Brexit y a mis fin de façon inéluctable. Ce n'est pas une question de diplomatie, d'image ou même de gestion des dossiers chauds du moment ; l'Union Européenne est promise à l'effondrement à brève échéance à cause des mêmes raisons mesquines qui mettent un terme à bien des couples, l'argent.

On inflige une petite gifle au peuple anglais en n'invitant plus le Royaume-Uni aux réunions, mais lorsque les budgets européens devront être établis, son absence se fera ressentir bien plus cruellement. Bruxelles recevra alors un coup de poing.

L'Angleterre est la cinquième économie du monde, la deuxième en Europe après l'Allemagne et devant la France. En 2015, les sujets de Sa Majesté versèrent 13 milliards de livres à l'Union Européenne, dont 4,5 milliards revinrent au pays sous la forme de programmes et subventions diverses ; le Royaume-Uni était donc un contributeur net de 8,5 milliards de livres au budget européen.

Qui va le remplacer?

Empêtrées dans la crise des migrants et leur propre incompétence, l'Allemagne et la France ne semblent guère en mesure de débourser des milliards au nom d'un projet qui prend l'eau. Ne parlons pas du reste du groupe de tête - Italie, Pays-Bas, Suède, Autriche, Danemark ou Finlande - incapables d'assumer des montants pareils de par la taille de leurs économies, en prise avec leurs propres mouvements anti-UE, ou simplement en crise. Et les 19 pays suivants sont tous débiteurs nets de l'Union Européenne.

L'autre alternative est évidemment de réduire la voilure, ce qui ne manquera pas de provoquer d'intéressantes discussions à Bruxelles pour arbitrer les priorités des uns et des autres au milieu des nombreuses sangsues pompant l'argent en prise directe. Et si l'UE découvre elle-même tardivement la rigueur, elle risque de faire fuir de nombreux pays qui ne verront plus aucun intérêt à rester soumis à la clique de Bruxelles en échange, désormais, de bien peu de choses.

Les discussions budgétaires commencent traditionnellement à l'automne ; cette année, elles promettent d'être particulièrement intéressantes.

14:43 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : mensonges, ue |  Facebook

16 septembre 2016

Paris sera toujours Paris?

Une vidéo fait le buzz en ce moment - mise en ligne le 10 septembre, elle montre en caméra cachée l'état de certaines rues de la ville et des populations qui en ont désormais pris possession.

Sans commentaire.

05 septembre 2016

Test négatif pour Angela

En Allemagne, le renouvellement des autorités du Land du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord-est) a eu lieu ce week-end. La Chancelière Angela Merkel en ressort durablement affaiblie. Mais elle n'est de loin pas la seule.

Election-regionale-Pomeranie-occidentale.jpg

La débandade était annoncée depuis longtemps. Il y a quelques jours encore 24Heures se faisait l'écho de la préoccupation allemande dans un article dont le chapeau ressemblait à un exercice d'aveuglement volontaire:

Un an après l’arrivée d’un million de réfugiés, Angela Merkel affronte une flambée populiste, prête à se manifester dans les urnes.


Oui, on se demande bien quelle mouche a piqué les électeurs... D'autant plus que le scrutin tombait quasiment le jour de l'anniversaire du tristement célèbre "Wir schaffen das!" de la Chancelière, son invitation hallucinante à laisser l'Allemagne se faire envahir par des migrants économiques revendicatifs et illettrés - avec l'arrière-pensée totalement absurde qu'ils sauveraient le modèle social-démocrate allemand.

A la place, les Allemands sont atterrés par les attentats islamistes sur leur sol - dont un kamikaze, une première sur sol germanique - et l'explosion des violences faites aux femmes, dont la presse a le plus grand mal à cacher l'ampleur. Et la plupart de tous ces braves gens ne sont là que depuis un an! On se demande quel visage aura l'Allemagne dans une génération, et ce qu'il restera de la paix civile qui part déjà en lambeaux aujourd'hui.

Stupidité? Incompétence? En tout cas, faute politique gravissime. Le "On va y arriver" de Mme Merkel se transforma rapidement en "On va arriver à la virer" chez les citoyens, et ceux-ci pourraient avoir plus de chance de succès que celle-là.

Invités à analyser le résultat du scrutin, les journalistes sont nombreux à se faire l'écho d'experts perdus devant le résultat:

Malgré le taux d’étrangers le plus bas du pays (1,5%) et seulement quelques milliers de réfugiés [sic], les gens du Mecklembourg ont été séduits par la campagne populiste et xénophobe de l’AfD. Or, l’extrême droite n’a pas dénoncé la fermeture d’écoles ou de quelques lignes de bus mais bien la politique migratoire de la chancelière. «Nous nous battons pour que l’Allemagne reste aux Allemands et pour que l’Europe ne devienne pas un califat», a répété la tête de liste, Leif-Erik Holm.

Les électeurs de cette région côtière sur la Baltique, où la densité démographique est la plus faible d’Allemagne, n’avaient aucune raison de sanctionner leur gouvernement sortant, une alliance entre conservateurs de la CDU et sociaux-démocrates du SPD. En dix ans, le chômage a été divisé par deux et le tourisme est en plein développement.


Inexplicable, vous dis-je! Apparemment, avoir peu d'étrangers sur place et une économie tournant à peu près rond devrait rendre l'électeur apathique et aveugle à toute forme de projection dans l'avenir. Combien d'années d'études faut-il avoir au compteur pour ne pas parvenir à comprendre que les électeurs ont voté pour garder ce qu'ils avaient? Qu'ils se satisfaisaient grandement de leur existence avec un emploi décent, une faible densité de population, peu de criminalité et une composition ethnique viable? Qu'ils réalisaient très bien qu'il faudra dire adieu à tout cela, leur cadre de vie s'écroulant comme un château de cartes grâce à la généreuse politique d'accueil que Mme Merkel lança aux frais du contribuable allemand?

Dans quelques années, les Allemands de Bavière et d'autres régions exposée - en tout cas, ceux qui n'auront pas réussi à déménager - envieront avec amertume la vie paisible dont disposent aujourd'hui encore leurs concitoyens de Poméranie occidentale.

Le revirement de l'électorat est absolument colossal. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a gagné 21% des suffrages en étant parti de rien en 2011 - le parti n'existait même pas. L'érosion de toutes les autres formations politiques donne un aperçu tout à fait lisible de l'électorat votant désormais pour l'AfD:

  • -5,2% pour le SPD ;
  • -3,6% pour la CDU d'Angela "On va y arriver!" Merkel ;
  • -6,3% pour l'extrême-gauche Die Linke ;
  • -3,7% pour les écologistes, qui évitent leur élimination d'un cheveu ;
  • -3% pour les néo-nazis du NPD, qui, eux, sont éjectés du parlement du Land.

La somme fait 21,8%, soit à peu près le score de l'AfD (21,4%).

Les analystes sont nombreux à pointer du doigt "l'humiliation" d'Angela Merkel, non seulement parce que la CDU passe en troisième position, mais aussi parce que ces résultats sont obtenus dans un fief historique de la Chancelière, là où elle commença sa carrière politique.

L'histoire est belle, le symbole fort, mais le portrait simpliste: la CDU d'Angela Merkel est le parti qui a quasiment le mieux résisté à l'ascension de l'AfD. Pratiquement tous les partis ont perdu davantage de plumes, et si on représente ces variations en proportion de leur base électorale de 2011, l'effet est encore plus marqué: deux écologistes sur cinq ont viré de bord pour l'AfD, un extrémiste de gauche sur trois, et 14% des socialistes ; en face, 15% des chrétiens démocrates. Bien entendu, il s'agit d'une approximation, en particulier parce que la participation a été 10% plus élevée que lors du scrutin précédent, mais il serait absurde de supposer que cette variation justifie à elle seule la percée de l'AfD.

L'effet est d'autant plus spectaculaire qu'il affecte de petits partis ; on pourrait ainsi dire qu'un sympathisant du NPD sur deux a aussi voté pour l'AfD, et cette affirmation est sans doute correcte, mais sans pertinence pour expliquer le score de l'AfD dans sa globalité. Au vu du nombre d'électeurs concernés, la source du succès de l'AfD se trouve clairement dans une population qui votait à gauche en 2011.

L'AfD se construit sur les ruines de la gauche. Cela n'a rien de surprenant, considérant la façon dont elle a délaissé son électorat traditionnel en faveur de celui des immigrés musulmans, jugés plus prometteurs ; de là découlent d'ailleurs les innombrables compromissions de la gauche avec les migrants et leurs revendications (louvoiements auxquels nous assistons également en Suisse).

Sachant d'où viennent les électeurs de l'AfD, les dirigeants politiques allemands de gauche feraient bien de se livrer à un peu d'introspection au lieu de traiter "d'extrémistes de droite" et autres noms d'oiseaux des gens qui sont, selon toute vraisemblance, leur électorat historique.

29 août 2016

Les Accords Bilatéraux, l'invincible atout

Lorsqu'on joue au tarot, disposer du 21 d'atout est avantageux: c'est le plus puissant des atouts. En conséquence, la carte ne peut jamais être ramassée par l'adversaire. Quelles que soient les circonstances, les appels au roi et le contrat en cours, le joueur qui pose le 21 d'atout ramasse le pli en jouant sa carte, point.

tarot_le_21.jpgDisposer du 21 d'atout est, clairement, très confortable.

Dans le jeu politique suisse, les Accords Bilatéraux semblent jouer le même rôle. Une réforme pose problème? Le peuple gronde? "Attention, la refuser menace les Accords Bilatéraux!" crient à l'unisson journalistes et politiciens. Les contestataires grommellent et retournent dans leurs tanières en maugréant. Une initiative barre la route de la soumission de la Suisse à l'Union Européenne? "Votez comme vous voulez, mais si cette initiative passe, alors c'est la fin des Accords Bilatéraux!!" glapissent divers éditorialistes et experts judicieusement choisis. L'avertissement disperse le public rassemblé autour de l'initiative aussi vite qu'un compère au chapeau à la fin d'un spectacle de rue.

L'invocation des Accords Bilatéraux est le baiser de la mort du discours politique helvétique. Toutes proportions gardées, les Accords Bilatéraux ressemblent comme deux gouttes d'eau à la fameuse Loi de Godwin et son fameux "point Godwin". Il faudrait juste l'appeler différemment. Le "point Junker", par exemple.

Sa dernière utilisation en date remonte à quelques jours, lorsque l'Union Européenne révéla une nouvelle directive sur les armes à feu, la directive 91/477, obligeant tous leurs détenteurs à des tests psychologiques. Jusque-là, nous assistons juste à une démonstration supplémentaire et assez typique de l'incompétence de l'UE: bien que les attentats de masse soient actuellement en Europe le fait d'islamistes utilisant des bombes artisanales, des armes achetées au marché noir, des couteaux ou des poids lourds fonçant dans la foule, l'UE réagit donc au nom de la "sécurité" en tournant ses soupçons vers les individus honnêtes, chasseurs, tireurs sportifs et amateurs d'armes. Punissez les innocents, il en restera toujours quelque chose.

Dans un monde normal, cela ne devrait pas nous concerner - l'UE a ses délires, nous avons les nôtres. Malheureusement, la Suisse s'est engagée à reprendre automatiquement le droit européen en matière de sécurité en tant que membre de l'espace Schengen. Comment? Personne ne vous avait rien dit lors de la votation sur la libre-circulation? Un oubli, sans doute.

Mme Sommaruga s'en alla donc plaider à Bruxelles une "dérogation" concernant l'arme de service des anciens militaires suisses, qui sera peut-être accordée à titre temporaire, peut-être pas. Vous pouvez être certain que Mme Sommaruga n'a que faire de ces armes et les interdirait immédiatement si elle le pouvait ; mais dans le système politique suisse, certaines décisions doivent encore passer à travers une loi, qu'il s'agit de rendre digeste à la majorité (pro-Bruxelles et anti-armes) du Parlement. On travaille donc juste à des accommodements raisonnables pour éviter un référendum.

Car attention! Attention! Si d'aventure, le peuple suisse se réveillait un peu avant d'être désarmé, et osait convoquer un référendum contre la réforme de la loi sur les armes, et l'emporte, alors tout tomberait par terre! La Suisse ne respecterait plus le règlement interne de l'Espace Schengen! La libre-circulation tomberait! Et avec la fin de la libre-circulation, celle des Accords Bilatéraux! La fin de tout!

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La fin des Accords Bilatéraux (vue d'artiste)

Et qui pourrait vouloir la fin des Accords Bilatéraux? Personne - même pas l'UDC.

En définissant les Accords Bilatéraux comme la ligne rouge indépassable du débat politique, les Suisses se défendent contre Bruxelles avec une main attachée dans le dos. Eussent-ils sérieusement plaidé que la directive 91/477 amènerait à la résiliation des Accords Bilatéraux, elle serait peut-être retournée dans ce tiroir qu'elle n'aurait jamais dû quitter ; mais en réalité, à Bruxelles, les diplomates suisses ne plaident rien du tout. Ils prennent leurs ordres. Ce n'est que plus tard, à la maison, dans les couloirs du Parlement, qu'on essaye de voir comment assaisonner les textes, à la marge, pour les faire avaler aux élus et au peuple.

La situation est d'autant plus cocasse que toute cette bagarre vise à préserver un traité moribond. Les Accords Bilatéraux sont brisés depuis le vote du 9 février, précisément parce que le peuple suisse a mis fin à la libre-circulation en reprenant le contrôle de l'immigration. Mais dans les hautes sphères tout le monde continue à faire comme si. On se moque des derniers jours de Constantinople et des discussions sur le sexe des anges, mais à notre époque Berne a inventé la politique à titre posthume. Ce n'est pas tellement mieux.

Reste au peuple suisse à se débarrasser de la dernière illusion profondément martelée dans son esprit par les médias - le caractère avantageux qu'auraient eu les Accords Bilatéraux. Gageons que la bonne marche de l'économie anglaise après le Brexit suffira à convaincre les esprits les plus bornés. Il n'y a nul besoin d'accords bilatéraux avec l'ensemble de l'UE pour commercer avec les pays qui la composent, et encore moins en s'imposant une libre-circulation dont les Suisses ne veulent plus.

C'est une évidence, mais par les temps qui courent, même les évidences doivent être rappelées.

23 août 2016

Réflexions sur le Burkini

Période estivale oblige, le burkini est devenu le sujet de l'été. Ce vêtement, inventé il y a dix ans par une Australienne d'origine libanaise, a été prévu dès le départ "avec pour objectif de permettre aux musulmanes de profiter de la plage tout en respectant les préceptes de leur religion."

On notera comme d'habitude le joli double-discours qui, sous couvert de liberté, culpabilise des musulmanes en simple maillot de bain comme de mauvaises musulmanes. Nous sommes régulièrement spectateurs des mêmes manœuvres quant au port du voile.

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Mais dans la France meurtrie par les attentats de cette année et de ceux de l'an dernier (sans parler des prochains) cette ostensible démonstration religieuse sur le sable des plages ne passe plus. Loin d'abriter le corps des femmes du "regard concupiscent des hommes", le burkini attise les passions, parfois violemment.

Il faut dire que la démarche est aux antipodes de toute discrétion. Elle s'apparente au contraire à une énième revendication imposant l'islam dans de nouveaux espaces. Les familles dont les femmes portent le burkini ne font pas profil bas, mais revendiquent, marquent leur différence, s'approprient le domaine public.

Le burkini indique la couleur du drapeau.

Sisco-Story

C'est bien par cette appropriation, et non par un burkini, que démarra la rixe de Sisco en Corse. Comme l'expliqua ultérieurement le procureur de Bastia, Nicolas Bessone, l'affrontement procédait plus d'une "logique de caïdat" où des musulmans tentèrent carrément de s'emparer d'une plage pour leur usage propre:

"Il est établi comme évidence qu'à l'origine des incidents se trouvent les membres de la famille maghrébine qui ont manifesté une volonté de privatiser la plage et ont provoqué des incidents avec des personnes présentes, sous la forme d'insultes, de menaces et de jets de pierres."

 
Les journalistes s'engouffrèrent aussitôt dans la brèche: le burkini n'était pas directement responsable! Tout allait bien! Corse-Matin tenta de faire retomber le soufflé, mais rien n'y fit. Le malaise subsiste. Les gens saisissent très bien que la situation leur échappe. Le burkini n'est que le dernier symptôme en date d'un phénomène plus vaste.

france,islam,prosélytisme,guerre civileA Sisco, les Corses ne se firent pas prier - les familles musulmanes tentant une OPA hostile sur les plages de l'Île de Beauté trouvèrent sur leur chemin de nombreux jeunes du village et leurs familles, impliquant plusieurs dizaines de personnes dans une bagarre généralisée qui conduisit plusieurs blessés à l'hôpital et trois voitures à finir incendiées.

Aujourd'hui encore les détails de l'affaire restent flous, les témoignages contradictoires. Mais le déroulement exact des faits à Sisco n'a plus guère d'importance. L'onde de choc s'est propagée. Diverses communes ont lancé des arrêtés municipaux visant à bannir le burkini, avant peut-être une loi qui l'interdirait sur tout le territoire français.

Le burkini, l'islamisme en vacances

Le sujet ayant dépassé le fait divers pour devenir un thème politique, le débat s'engage. Faut-il interdire le burkini? Des esprits à la naïveté calculée proclament que non, invoquant un simple vêtement inoffensif. D'autres rappellent que les femmes portaient il y a un siècle des tenues de bain bien proches du fameux burkini - mais se défendent par ailleurs de prôner un retour à la condition féminine de l'époque.

La myopie volontaire a ses limites. Le burkini n'est pas un équipement sportif comme une tenue de plongée, ni une mode. C'est un vêtement religieux, adopté par une frange revendicative de la population musulmane. Le besoin de légiférer sur le burkini existe parce que le burkini apparaît. La marque du communautarisme est d'obliger à légiférer sur des comportements qui relevaient auparavant de l'évidence. La judiciarisation des rapports sociaux jusque sur une plage traduit la désintégration de la société en communautés antagonistes. Elles ne peuvent plus coexister pacifiquement que sous la férule d'un État régissant par voie légale leurs interactions.

En amenant le débat dans le domaine législatif, le risque est le même que pour le voile intégral: que l'interdiction ne se répercute pas sur le terrain. Que les baigneuses en burkini ne se fassent pas amender, et si elles le sont, qu'elles puissent rester en burkini sur la plage après coup. Comme pour toutes ces musulmanes en burqa sur le territoire de la République Française où pareille tenue est théoriquement interdite, ces lois ne servent plus que comme indicateur du recul de l'autorité de l'État sur son propre territoire.

Des juges livrent (enfin) une analyse correcte

Amenés à se prononcer sur la validité d'un arrêté municipal contesté par les protestataires habituels - "Ligue des droits de l'homme" et "Collectif contre l'islamophobie en France" - les juges du tribunal administratif de Nice validèrent ce lundi l'interdiction des burkinis, déboutant les plaignants.

Cette première victoire est assortie d'une seconde, car non seulement le burkini est interdit, mais son sens a été correctement interprété par les hommes de loi. Foin de prétendue sécurité ou du besoin d'identifier les gens pour lutter contre le terrorisme (cagoules, cache-nez, burqa, même combat!) les juges appellent un chat un chat:

Le tribunal administratif a estimé lundi que ce vêtement de bain féminin couvrant le corps et la tête était « de nature à porter à atteinte aux convictions ou l'absence de convictions religieuses des autres usagers de la plage » et pourrait « être ressenti comme une défiance ou une provocation exacerbant les tensions ressenties par la population (...)».

 
La conclusion est toute aussi directe:

« Quelle que soit la religion ou la croyance concernée les plages ne constituent pas un lieu adéquat pour exprimer de façon ostentatoire ses convictions religieuses. »


Rares sont les décisions de justice aussi limpides, en particulier lorsque l'islam est concerné. L'introduction du qualificatif d'ostentatoire est évidemment clé, et pourrait ouvrir tout un pan de jurisprudence permettant - avec la force adéquate - de mettre un terme à de nombreuses dérives ailleurs qu'à la plage, comme les prières de rue.

La laïcité française sera-t-elle un jour employée autrement que contre les catholiques?

Trop peu, trop tard?

La législation éventuelle sur le burkini sera peut-être un caillou symbolique sur le chemin de la radicalisation islamique en France, mais ne suffira évidemment pas à l'arrêter. En Corse, les esprits ne cessent de s'échauffer, comme en témoigne une vidéo qui fait le buzz sur Facebook:

Si ce ne sont là que des paroles - vindicatives certes - elles se rajoutent à de nombreux épisodes parfaitement concrets qui témoignent de la tension là-bas entre les autochtones et les musulmans qui auraient la mauvaise idée de la ramener un peu trop.

Frédéric Saint Clair livre dans les colonnes du Figaro une analyse virant au lyrique lorsqu'il parle de la Corse:

[La] Corse est l'âme de la France. En quel sens? Elle est le lieu où son esprit nationaliste et conservateur est demeuré intact. Elle est, en actes, ce que le reste du pays n'est qu'en pensée et en parole. Elle est la jeunesse de la France, sa fougue, sa folie, cette partie de soi-même que l'on sait devoir dompter, c'est à dire soumettre à la raison, sans pourtant se décider à le faire, peut-être à cause du bon sens qui émane bien souvent de cette folie, et dont notre raison moderne semble cruellement dépourvue.


Admiratif de la Corse "image exaltée d'une France fatiguée", il oublie que l'île endure une proportion de population musulmane trois fois plus élevée que sur le continent. L'irritation semble donc suivre le pourcentage, et plutôt qu'un témoignage de la vigueur de la Corse, nous pourrions simplement être en train de contempler notre propre avenir.

Entre une minorité musulmane revendicative, des habitants échaudés et un État encore plus faible que sur le reste du territoire français, la Corse semble une poudrière quasiment hors de contrôle. Si une guerre civile éclate un jour entre musulmans et infidèles en Europe occidentale, il se pourrait bien que l'Île de Beauté soit le théâtre des premières batailles.

Mise à jour (26 août): sans grande surprise, la décision du tribunal administratif de Nice a été cassée par le Conseil d’État: "La plus haute juridiction administrative a estimé que toute interdiction de ces tenues de bain islamiques très couvrantes devait s'appuyer sur des «risques avérés» pour l'ordre public."

01 août 2016

Premier août: célébrons le réveil des peuples

Ce jour de fête nationale helvétique est un jour d'espoir. Pour la première fois depuis des années, les peuples d'Europe peuvent regarder vers l'avenir avec un peu de baume au cœur. Bien entendu, la partie est loin d'être jouée ; les difficultés sont innombrables et les forces destructrices toujours à l’œuvre. Le destin réservera aux plus fervents défenseurs de l'Occident de nombreux motifs de découragement.

Mais le vent tourne.

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Ce qui importe vraiment

Dans la Grèce antique, lorsque des envahisseurs menaçaient une Cité, les citoyens organisaient la défense, mais invitaient en même temps les non-combattants, femmes, enfants et vieillards, à se mettre à l'abri dans les montagnes. Ils avaient à cœur de protéger ceux qui constituait leur véritable richesse - leurs familles, leurs amis et leurs voisins. Les citoyens éprouvaient peut-être un peu d'amertume en abandonnant temporairement aux barbares leurs demeures, leurs temples et les tombeaux de leurs ancêtres, mais comprenaient l'importance primordiale de sauver les vivants. Quelle valeur auraient pu garder ces lieux sans un peuple pour les comprendre, les honorer et les préserver? Abandonnés aux pillards, ils auraient perdu toute signification bien avant de finir en poussière.

Certains pensent que les peuples n'existent pas, que nous ne sommes que des amalgames aléatoires d'individus, de corps humains rassemblés par les hasards de l'existence ; ou, pire encore, que nous devrions être réduits à cela. Qu'il s'agisse de prétendus libéraux réduisant l'humain à un agent économique ou de communistes au simple membre d'une classe sociale, nous sommes pourtant à l'évidence davantage que des pions - les héritiers de notre culture, de notre langue, de nos coutumes, de nos croyances et de nos modes de vie. Des caractéristiques non quantifiables et pourtant porteuses d'infiniment plus de sens que notre niveau de formation, nos habitudes économiques ou notre niveau de richesse dans la société.

Tout cela est menacé aujourd'hui, par la guerre. Le mot est sale, choquant, mais bien réel. Le souvenir des vieilles guerres du passé ne nous est d'aucun secours, la guerre actuelle ayant pris une forme nouvelle ; mais il s'agit, indiscutablement, d'une guerre. Même nos dirigeants l'admettent et emploient le terme - bien que leurs paroles soient comme d'habitude vides de sens, ne servant pour l'essentiel qu'à cacher leur terrible responsabilité dans le déclenchement du conflit.

Le danger est grand. Un alignement inédit de mauvaise gestion politique, de crise économique, d'invasion migratoire, de terrorisme et de propagande étatique a porté de sérieux coups à de nombreux peuples d'Europe. Tous ne s'en relèveront pas. Une grande partie de la population occidentale a perdu toute capacité de raison, tout libre-arbitre, tout réflexe de survie. Une autre est maintenue inconsciente par des mensonges soporifiques, un rêve virant peu à peu au cauchemar, son sommeil perturbé par des explosions toujours plus proches. Mais une troisième prend conscience du danger et refuse de disparaître sans réagir. Peut-être détient-elle les clef de notre salut collectif.

Un réveil pan-européen

Comme je l'avais annoncé en analysant le résultat des élections présidentielles autrichiennes, les forces politiques européennes se recomposent progressivement autour d'une question essentielle, les frontières et la politique migratoire. De subtiles nuances persistent peut-être entre une gauche "réaliste" et une droite "progressiste", mais sur ce point-là les deux courants historiques se rejoignent et l'opinion publique les renvoie dos à dos. Elle est davantage obnubilée par l'immigration, les migrants, le danger islamique, le terrorisme - autant de sujets qui définissent désormais les nouvelles lignes de force de l'échiquier politique.

L'Allemagne, particulièrement frappée par le terrorisme, en est un parfait exemple. Quatre attentats ont eu lieu en juillet. Les modes opératoires diffèrent, de l'arme blanche - hache ou machette - à l'arme à feu en passant par le typique sac-à-dos bourré de clous et d'explosifs, mais ont de nombreux points en commun: tous ont été perpétrés par des gens d'origine étrangère (Afghanistan, Syrie et Iran) contre de parfaits inconnus, aux cris de "Allah akbar" et en tentant de faire un maximum de victimes. Deux attentats furent revendiqués par l'État Islamique, deux commis par des requérants d'asile.

Les médias déploient toute la panoplie des fausses pistes habituelles, allant de la fascination pour Breivik à une tentative de suicide particulièrement spectaculaire. Un article du Matin consécutif à un de ces attentats résume tout: "Un homme a attaqué des passants à la machette à Reutlingen. La police écarte la piste de l'attentat terroriste." Mais qui est dupe? Samedi, la Chancelière Angela Merkel clame encore "qu'on va y arriver" - on se demande à quoi - mais dimanche, une manifestation appelle à sa démission. Deux tiers des Allemands s'opposent à un nouveau mandat de Merkel. Elle ne convainc même plus ses alliés politiques de Bavière. Horst Seehofer de la CSU annonce qu'il ne la suit plus sur ce terrain.

Dans les hautes sphères, l'heure est comme toujours au déni. "Notre pays est fort, et le restera", prétend, bravache, le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière au lendemain d'un n-ième attentat, avant de lancer un cinglant "le Risque Zéro n'existe pas". Les Allemands apeurés confirment: le Risque Zéro est un lointain souvenir. Sous la direction résolue de ses élites pro-immigration, l'Allemagne se dirige résolument vers le Risque Un.

Des élections tests auront lieu à l'automne, et des élections générales en 2017. Les Allemands se réveillent, notamment à travers l'AfD (l'Alternative pour l'Allemagne) de Frauke Petry. Or, le vice-président du parti, Alexander Gauland, exige le 27 juillet 2016 à la suite des attentats récents d'interdire l’entrée du territoire allemand par le droit d'asile à tous les musulmans. Voilà qui risque de plaire aux électeurs.

L'Autriche revotera le 2 octobre pour élire son président, suite aux magouilles électorales autour des "votes par correspondance" propulsant en tête du scrutin au dernier moment le candidat pro-immigration. Si l'incertitude régnait en avril, le nouveau vote entre Norbert Hofer, candidat du FPÖ (Parti de la liberté d'Autriche) et l'ancien écologiste Alexander van der Bellen ne semble plus faire le moindre doute.

Le jour du vote autrichien, la Hongrie s'exprimera elle aussi pour répondre à un référendum portant sur une question simple: "Voulez-vous que l'Union Européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l'approbation du Parlement hongrois?" Viktor Orbán s'attend à un rejet massif de la politique bruxelloises inspirée par l'Allemagne - une crise de plus sur les bras des institutions européennes.

En France, les choses sont plus lisibles. François Hollande est en quête d'une réélection en 2017 depuis le premier jour de son mandat. Il ne cherche pas à résoudre quoi que ce soit, mais à se couvrir. Il n'est pas le seul. Au lendemain des 84 morts de Nice, les Français purent entendre, écœurés, M. Cazeneuve leur expliquer qu'il avait tout fait bien, suite à un attentat qui aurait provoqué sa démission et probablement celle de l'ensemble du gouvernement dans n'importe quel pays civilisé. Les magouilles se téléscopent: aux pressions contre une policière municipale niçoise pour faire un faux rapport sur l'attentat de Nice et d'effacer les images de vidéosurveillance de la Promenade des Anglais s'ajoutent des manœuvres de M. Estrosi, le président LR de la région.

Droite et gauche se renvoient la balle en rivalisant d'inaction, mais les Français ne sont plus dupes. Le sauvage assassinat en pleine messe du Père Jacques Hamel, 86 ans, à Saint-Etienne-du-Rouvray, choqua la France entière - mais les médias ne trouvèrent rien de mieux à faire dans les premières heures que de passer sous silence qu'il avait été forcé à s'agenouiller et à se soumettre avant d'être égorgé, le tout filmé par ses agresseurs. A Nice, 30'000 personnes assistèrent aux feux d'artifice du 14 juillet avant que la soirée ne vire au carnage. De proche en proche, cela représente des centaines de milliers de Français rendus définitivement hermétiques à la propagande officielle, pour avoir côtoyé de près la réalité d'un attentat islamique.

Il ne fait aucun doute que si les élections régionales de 2015 en France devaient se rejouer maintenant, aucune "alliance républicaine" ne permettrait plus d'endiguer la vague du Front National. Or, en 2017 le pays vote à la fois pour les législatives et les présidentielles. Tout le monde s'accordait à dire que Marine Le Pen serait au second tour en 2017, mais les éditorialistes se rassuraient en affirmant qu'elle serait forcément éliminée dans la phase finale de l'élection - une perspective qui semble nettement moins certaine aujourd'hui.

Un tour d'horizon effectué le premier août se devait évidemment de parler de la Suisse. Nulle élection d'ampleur nationale en vue l'année prochaine, si bien que les partis continuent leur petit bonhomme de chemin comme si de rien n'était. Les socialistes, fidèles à leur volonté de remplacement des autochtones, poussent les étrangers à acquérir la nationalité avant un durcissement de la loi en 2017. Mais là aussi la population se réveille. Il ne s'agit pas d'un sondage ou d'un référendum mais simplement d'une augmentation drastique du nombre de demandes de permis d'acquisition d'arme, +17% sur l'année 2016. Comme le dit simplement un armurier, "les gens veulent être maîtres de leur destin".

Avec 46 armes pour 100 habitants - et sans doute un peu plus à la fin de l'année - une grande proportion de la population suisse semble hors de portée des paroles apaisantes sans cesse servies par les médias.

D'ici un an, de nombreuses batailles attendent

Ce tour d'horizon est porteur d'espoir, mais toutes les batailles ne seront pas gagnées. Le chemin pour remplacer l'indéboulonnable Angela Merkel semble par exemple d'une lenteur infinie comparé au mal qu'elle a infligé à un continent entier. Mais l'important n'est pas de viser le Grand Chelem. Il suffit de remporter quelques victoires pour que le rapport de force change, que la parole se libère, que les gens comprennent que des sentences comme "c'est impossible" ou "c'est trop tard" ne visent qu'à maintenir le statu-quo en leur défaveur.

Toutes les batailles ne seront pas gagnées mais certaines le sont déjà - pensons au Brexit par exemple - et contribuent à évacuer des élites européennes devenues folles dans les poubelles de l'Histoire. Le réveil des peuples sera, hélas, également hâté par l'actualité. De nouveaux "déséquilibrés" commettront des crimes et des femmes se feront violer, sans-aucun-rapport-avec-l'islam. De nombreux méfaits ne franchiront pas l'épaisse ouate médiatique, mais les réseaux sociaux la contourneront comme ils le font aujourd'hui.

L’État Islamique recule. Les présidentielles américaines semblent bien engagées pour Donald Trump, au grand dam des élites corrompues de Washington. En Turquie, le masque de démocrate d'Erdogan est tombé, laissant chacun voir l'immonde visage du despote et la compromission de l'Union Européenne. En Amérique du Sud, Vénézuéliens et Brésiliens ne veulent plus du socialisme et de sa corruption. Partout dans le monde de nombreux changement sont à l’œuvre et vont dans la bonne direction.

La lutte principale aura malgré tout lieu en Europe, parce que le Vieux Continent se retrouve sur la ligne de front entre les Lumières et la Charia, entre l'Occident et la barbarie, entre l'assimilation et la guerre civile. Et nos élites jouent dans le camp d'en face. 2017 sera une année charnière, parce que si les choses n'évoluent pas rapidement dans le bon sens (le renvoi systématique et immédiat de tous les musulmans indésirables serait par exemple un bon début) c'est un scénario encore bien pire qui nous attend à court terme, celui de la guerre civile.

Alors, gardons espoir et rappelons-nous, le pire n'est pas toujours certain.