12 février 2020

Coronavirus: l'urgent retour des frontières

Beaucoup de gens vont mourir du Coronavirus. Mais aussi de l'incompétence des politiciens.

La pandémie originaire de Wuhan effraie et se répand de jour en jour. Le virus est plus rapide que les bureaucrates en charge de l'endiguer.

Depuis le début de l'épidémie en décembre, le foyer infectieux a pris de l'ampleur, essentiellement à cause des mensonges des autorités de la région de Hubei quant à la nature du mal qui frappait les habitants. Le docteur Li Wenliang, ophtalmologue, fut un des premiers à s'alarmer d'une épidémie de pneumonie encore jamais vue, le SRAS pensait-il, et à prévenir les autorités début décembre. Il fut convoqué par la police et forcé à signer une lettre de réprimande dans laquelle il était accusé de "perturber l'ordre social":

"Votre action va au-delà de la loi. Vous envoyez des commentaires mensongers sur Internet. La police espère que vous allez collaborer. Serez-vous capable de cesser ces actions illégales ? Nous espérons que vous allez vous calmer, réfléchir, et nous vous mettons sévèrement en garde : si vous insistez et ne changez pas d’avis, si vous continuez vos activités illégales, vous allez être poursuivi par la loi. Comprenez-vous ?"

-- Rapport de police que le Dr. Li Wenliang fut forcé de signer

Il finit par contracter lui-même la maladie le 12 janvier et en mourut dans la nuit du 6 au 7 février.

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Le Dr. Li Wenliang, peu avant sa mort.

Depuis, les autorités chinoises forcent quatre cent millions de Chinois - pour l'instant - à vivre sous quarantaine. Dans des villes-fantômes, les morts s'accumulent, les malades sont renvoyés des hôpitaux et les citoyens cloitrés commencent à manquer de nourriture.

Les mesures sont-elles au moins efficaces? Il est permis d'en douter. Entre les témoignages de refus de comptabiliser les patients, de morts d'une "pneumonie" directement envoyés au four crématoire et des innombrables innocents qui périssent chez eux, les chiffres de la progression de la maladie pourraient être sous-évalués dans des proportions gigantesques.

Le gouvernement communiste chinois - à l'instar de tous les régimes communistes - n'est pas réputé pour sa transparence et son honnêteté dans l'établissement de statistiques, en particulier lorsque des potentats locaux essayent de préserver les apparences face à la capitale. L'affaire n'est pas sans rappeler la catastrophe de Tchernobyl en 1986, où l'accident fut décelé bien avant toute communication officielle du régime soviétique par les détecteurs de radiation installés en Europe de l'ouest.

Malheureusement, les politiciens occidentaux, dont un grand nombre éprouve bien de la sympathie pour l'idéologie communiste, ne semblent pas meilleurs.

Deux courbes permettent de constater ce qu'il en est.

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La première montre les cas (officiels) de Coronavirus en Chine. La seconde les cas officiels de Coronavirus dans le reste du monde. Les chiffres en valeur absolue sont très différents, mais dans les deux cas la maladie affiche une progression exponentielle.

En d'autres termes, le reste du monde, armé de ses certitudes, de sa médecine avancée et préservé de l'effet de surprise, ne semble pas faire mieux que les communistes chinois empêtrés dans leurs contradictions et leurs mensonges.

Ce n'est pas forcément étonnant.

Depuis le début de la crise, les gouvernements occidentaux, pour ne prendre qu'eux, ont rivalisé de mollesse et de minimisation dans l'ampleur de la maladie. Pendant des mois, les voyages en Chine étaient simplement "déconseillés". L'Iran - l'Iran! - a fermé son espace aérien aux liaisons régulières avec la Chine bien avant les États-Unis, qui les ont eux-mêmes fermées avant la France, et la Suisse. Mais aujourd'hui encore on trouve très facilement de nombreux vols de Pékin à Genève, par exemple - il suffit simplement de faire une correspondance dans un pays tiers.

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Chérie, où va-t-on ce week-end? (Photo d'écran du 12 février)

Comme le résuma un Internaute avec cynisme, "la quarantaine, c'est pour la plèbe."

Le fait que la quarantaine soit la seule stratégie viable face à un virus dangereux contre lequel aucun traitement ni vaccin n'existent n'effleure pas ces grands esprits qui nous dirigent. Le mépris des élites pour le reste de la société ouvre grande la porte à la transmission du virus, mais ce n'est pas vraiment un problème tant que le nombre de cas reste dans des limites "acceptables".

La solidarité des pays dans la maladie permet d'ailleurs de préserver un acquis essentiel du monde d'aujourd'hui, la disparition des frontières. La centaine de millions de mort potentiels d'une pandémie mondiale ne suffit pas à remettre l'idéologie en cause - comme l'histoire le montre amplement pour de nombreuses idéologies.

Comprendre cet état d'esprit permet de remettre dans leur contexte des stratégies en apparence aberrantes, comme la volonté de l'État français d'organiser à trois reprises le rapatriement de ressortissants européens potentiellement malades, directement des régions chinoises touchées jusqu'à la métropole. Certains invoquent en toute décontraction "l'esprit de solidarité" avec leurs ressortissants - un nationalisme mâtiné de racisme à un degré proprement vertigineux - mais d'autres s'inquiètent d'une décision qui, au prétexte de potentiellement mieux soigner une poignée de malades, met en danger une population de 60 millions d'habitants.

Le 30 janvier, la France procédait au rapatriement de 200 Français et d'autres ressortissants européens. 20 passagers présentaient des symptômes (on imagine l'ambiance pendant le vol) et furent dépistés à leur arrivée: tout allait bien! Mais seuls les passagers présentant des symptômes furent testés, alors qu'on sait depuis des semaines que l'incubation du coronavirus prend du temps, pendant lequel l'hôte asymptomatique est déjà contagieux. Et patatras! Quelques jours plus tard, on appris qu'un autre passager du vol, un Belge, était finalement porteur du virus. Mais qu'on ne s'inquiète pas, la Belgique importe d'autres malades de son côté...

Quand on sait que ce virus hautement contagieux se transmet aisément de personne à personne, a une période d'incubation allant jusqu'à 24 jours et peut survivre jusqu'à 9 jours déposé sur une surface, on imagine sans peine l'expansion possible de la maladie avec tous ces porteurs découverts trop tard. Imagine-t-on les bus, taxis, avions, poignées de porte que tous ces gens ont touchés?

L'idée que l'apparition du virus dans nos contrées soit le résultat d'une volonté est profondément choquante, mais peut-être faudrait-il plutôt parler d'absence de volonté, ou de sens des priorités. Ainsi, les éditorialistes, les administrateurs de grands groupes et les politiciens s'inquiètent aujourd'hui plutôt de l'effet de la pandémie sur la croissance, le tourisme ou les chaînes d'approvisionnement - les malades, les morts et la progression galopante des cas d'infection leur semblent des aspects très secondaires. Un responsable chinois invite par exemple les Occidentaux à rouvrir leurs liaisons aériennes (directes) avec la Chine...

Pour des raisons historiques autant que pratiques, les frontières sont les points de contrôle légitimes et efficaces. Pourtant, il semble que nos autorités aient déjà renoncé à s'en servir. Dans la course contre la montre pour trouver des traitements et enrayer la progression de la maladie, certaines méthodes sont devenues idéologiquement inacceptables, et tant pis pour les risques encourus par la population. Après tout, s'il y a des malades un peu partout, il n'y a plus de raison objective de se couper les uns des autres, n'est-ce pas?

Ceux qui espèrent que la crise du coronavirus sera jugulée par des mesures efficaces prises par les pouvoirs publics locaux doivent s'attendre à de grandes désillusions.

23:19 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : santé, chine, ue |  Facebook

02 février 2020

Le Cirque de la Destitution, Suite

En novembre dernier, j'évoquai le Cirque de la Destitution, un magnifique spectacle d'autodestruction organisé par les Démocrates américains dans la (vaine) tentative de retourner, encore une fois, l'élection de 2016. Le spectacle touche à sa fin.

Festival à la Chambre des Représentants

Rappelons-nous! Trump avait volé son élection, parce qu'il était, nous disait-on, une marionnette des Russes. Trois ans de faux dossiers, de barbouzes, de manipulations et de millions de dollars plus tard, le narrative vit sa conclusion dans un Rapport Mueller complètement creux. L'auteur de l'enquête à charge eut beau dire que le rapport "n'exonérait pas Trump", un principe de base du droit est qu'un accusé est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit prouvée. Autrement dit, on prouve la culpabilité, non l'innocence. Tous ces politiciens surpayés, ces juristes et ces éditorialistes devraient pourtant le savoir...

Forcer un accusé à prouver son innocence, c'est la façon de faire dans les républiques bananières et les États totalitaires. Les États-Unis sont-ils devenus l'un ou l'autre?

Le Rapport Mueller n'avait pas encore atteint le fond de la corbeille que les Démocrates trouvèrent un nouveau poulain: le coup de fil ukrainien. Trump, ce salaud, aurait forcé une enquête contre un rival politique et futur concurrent, Joe Biden, en marchandant l'aide militaire américaine en Ukraine... Le coup de fil le prouvait.

Depuis des mois l'eau a donc coulé sous les ponts. La nouvelle affaire - la dernière avant les élections de 2020, sans doute - fait long feu. Car, voyez-vous, la Destitution d'un Président en exercice est un processus qui ne laisse pas trop de part à l'improvisation. Il faut suivre quelques règles de base établies dans la Constitution... Règles que les Démocrates devraient bien connaître depuis le temps, eux qui ont lancé des procédures de Destitution contre cinq des six présidents républicains depuis Dwight Eisenhower.

Dans la Chambre des Représentants, les Démocrates majoritaires jouaient sur du velours ; pendant des semaines, les médias se firent complaisamment l'écho de toutes les horreurs racontées sur Trump. Il faut dire que les Démocrates usèrent et abusèrent de leur majorité. Dix-sept témoins à charge se succédèrent ainsi, déballant des heures durant leur fiel contre Trump. Contre combien de témoins de la défense, en face? Zéro. Les Démocrates écrasèrent toute velléité du locataire de la Maison Blanche de tenter de se défendre. Ils allèrent jusqu'à contrôler les questions que la minorité républicaine avait le droit de poser à leurs témoins.

Rien de remarquable pour nos médias, bien entendu. Ni même assez pour que les commentateurs de service qualifient le processus de "partisan". Non, tout était normal... Mais l'écrasant manque d'équité de cette parodie de procédure en destitution fut bel et bien perçu par le grand public.

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Adam Schiff, grimé avec son maquillage de scène (création d'un artiste de rue)

Les meilleures choses ayant une fin, les Démocrates furent contraints, de mauvaise grâce, d'arriver à une conclusion: la mise en accusation. Donald J. Trump fut accusé d'Abus de Pouvoir et d'Obstruction au Congrès. Après avoir clamé pendant des semaines que Trump était un "danger public", que la destitution était une "urgence absolue" et qu'il n'était pas question qu'il reste "un jour de plus" dans la Maison-Blanche, Nancy Pelosi fut soudainement bien moins empressée de passer la main au Sénat. Elle mit des semaines à transmettre le dossier, alors que le Sénat siège dans l'autre aile du même bâtiment du Capitole... Mais voilà, là-bas, les Démocrates ne sont plus majoritaires.

Les Numéros au Sénat

Les journalistes et la gauche américaine eurent beau gloser que Donald Trump était "destitué", il ne l'a jamais été. Selon la Constitution, la Chambre des Représentants a le pouvoir de mettre le Président en accusation, c'est-à-dire de l'inculper. Il revient au Sénat d'ordonner le procès. Celui-ci s'est donc finalement ouvert.

Plutôt que d'en rendre compte jour après jour, examinons les différents sujets qui y ont circulé.

La nature de l'infraction. Oublions un instant la nature des "preuves" plus que douteuses (témoignages de deuxième voire troisième main et aucun élément matériel) amenées par les Démocrates. Supposons que Trump soit bel et bien responsable d'Abus de Pouvoir et d'Obstruction au Congrès, comme le mentionne l'acte d'accusation transmis par Nancy Pelosi. Problème: il n'existe aucune définition juridique claire de ces notions. Deuxième problème: la Constitution des États-Unis définit explicitement les motifs pour lesquels un Président en exercice peut être destitué ("trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs"). Autrement dit, le motif d'accusation est irrecevable.
Détail d'importance, les Démocrates eux-mêmes ont renoncé au cours de la procédure à utiliser le motif initial, la corruption, qui aurait pourtant justifié une Destitution.

usa,trump,démocrates,justiceEric Ciaramella. Eric Ciaramella est le secret le moins bien gardé du monde. Eric Ciaramella est un démocrate engagé, analyste de la CIA et ex-membre du Conseil National de Sécurité (National Security Council, NSC), qui fit ses armes sous Obama et resta comme taupe gauchiste sous l'Administration Trump. Il participa à l'élaboration du faux dossier servant à lancer "l'affaire russe". Il serait le fameux "lanceur d'alerte" qui aurait dénoncé en premier l'appel ukrainien. Mais, bien que la loi sur les lanceurs d'alerte ne protège nullement leur identité, les Démocrates firent tout pour la garder secrète - allant jusqu'à menacer d'arrestation un Sénateur qui aurait mentionné son nom. Pourquoi? Parce qu'Eric Ciaramella s'est coordonné avec Adam Schiff, le meneur de toute la procédure d'impeachment, bien avant la naissance officielle de celle-ci, pour lui donner corps. Et non seulement c'est illégal, mais cela mettrait Adam Schiff en position de parjure devant le Congrès, puisque Schiff mentit à plusieurs reprises sur ses liens avec le "lanceur d'alerte". Il prétend encore à ce jour ne pas connaître son identité. Eric Ciaramella est donc devenu un nouveau Voldemort, celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. S'il est jamais interrogé, toute la procédure de destitution s'effondre et des gens haut placés pourraient bien finir en prison.

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Un des nombreux mèmes créés sur le thème du "lanceur d'alerte anonyme"

L'esprit partisan. Depuis le début du procès, les médias (et les Démocrates) accusent le Sénat d'être "partisan", c'est-à-dire, dans leur langue, contrôlé par la majorité républicaine. L'accusation est à hurler de rire compte tenu de la façon dont les Démocrates se sont comportés dans la Chambre des Représentants. La notion de vote bipartisan reste très importante dans la vie politique américaine. Elle signifie qu'un sujet réussit à rassembler au-delà des clivages partisans. Les Démocrates auraient ainsi apprécié, par exemple, que des Républicains de la Chambre des Représentants appuient leur mise en accusation de Trump, mais c'est exactement le contraire qui s'est produit. Des Démocrates de la Chambre des Représentants ont voté contre la mise en accusation de Trump. Et tout porte à croire que dans la chambre haute du Sénat, d'autres Démocrates voteront aussi pour l'acquittement de Trump. Autrement dit, le maintien de Trump à la Présidence est devenu bipartisan, alors que la volonté de le destituer est une affaire rassemblant uniquement les Démocrates les plus extrémistes.
Rappelons que selon la volonté des Pères Fondateurs des États-Unis, le vote aux 2/3 du Sénat pour prononcer la Destitution était explicitement prévu pour forcer le processus à être bipartisan. La culpabilité du Président devait être constatée jusque dans les rangs de son propre parti.

John Bolton, le bouquet final

Alors qu'à l'issue du vote de la Chambre des Représentants le dossier d'accusation était soi-disant "parfait", celui-ci s'est effondré devant le Sénat du fait de ses innombrables manquements. Les Démocrates se sont donc condamnés à jouer les pompiers et, aidés par les médias, à amener un flot ininterrompu de révélations fracassantes pour maintenir le processus en vie.

John Bolton fait partie de ce numéro. Malgré ses lunettes d'intellectuel et sa sympathique moustache de grand-père, Bolton est un va-t'en-guerre des plus radicaux. Son credo est qu'il vaut mieux faire la guerre sur le territoire ennemi que sur le territoire américain. Cette doctrine est à l'origine de l'invasion de l'Irak et de la déstabilisation du Moyen-Orient.

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La carrière de John Bolton est importante puisqu'elle permet de mieux comprendre comment les Démocrates en sont parvenus à s'allier avec ceux qu'ils considéraient hier comme la lie de l'humanité, pourvu qu'ils puissent les aider à faire tomber Trump aujourd'hui.

En guise d'apaisement envers certaines factions néo-conservatrices du Parti Républicain, Donald Trump nomma John Bolton conseiller en mars 2018, avant de se séparer de lui en septembre. Il affirme depuis que s'il l'avait écouté nous en serions "à la sixième guerre mondiale".

Trump utilise le "privilège exécutif" pour interdire à John Bolton de témoigner, si jamais le Sénat en arrivait à le convoquer. L'explication qu'il donne est que son rôle de conseiller du Président l'a amené à connaître "le véritable sentiment" de Trump sur nombre de chefs d'État avec lesquels il est en tractation aujourd'hui, et que le risque est grand que ces informations fuitent au cours de l'interrogatoire, ce qui mettrait toute la démocratie américaine en péril.

Alors que le processus de Destitution était en grande difficultés, le New York Times survint en affirmant que Bolton écrivait dans un livre à venir que Trump avait bien prévu un "donnant-donnant" avec l'Ukraine. Le manuscrit du livre fut bloqué par la Maison Blanche, trois jours avant l'article du NYT, parce qu'il révélait des secrets d'État. Et le responsable de la relecture du manuscrit au NSC n'était nul autre que le frère jumeau du colonel qui témoigna contre Trump devant la Chambre des Représentants!

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Qui pourrait croire que les deux jumeaux partagent le même biais anti-Trump et que le second fit fuiter des informations au New-York Times?

Même si ce scénario excite beaucoup les journalistes, la piste Bolton est aussi faible que les autres. D'abord, on peut se demander, si les assertions établies par M. Bolton sont exactes, pourquoi il a attendu fin janvier 2020 pour se manifester sur ce point. Il aurait pu le faire dès septembre 2018, libéré de son service à la Maison-Blanche. Il aurait pu le dire lorsqu'il fut interviewé en 2019 sur les relations entre les États-Unis et l'Ukraine...

Ensuite, le témoignage de John Bolton n'est rien de plus qu'une parole contre une autre. Pas de preuve matérielle, comme d'habitude. Or, la parole de Bolton est particulièrement suspecte. Il affirma lui-même dans une interview sur Fox News en 2010 qu'il n'avait "aucun problème à mentir sur les sujets de sécurité nationale". Mieux, il y a même la vidéo d'une interview d'Adam Schiff où ce dernier expliquait que John Bolton avait un problème de crédibilité...

Ceux qui espèrent que John Bolton sera celui-qui-fera-chuter-Trump raccrochent tous leurs espoirs à une branche bien moisie!

Ces sujets que nul n'aborde

La procédure de destitution de Trump va échouer, c'est évident. Pourtant, l'affaire aurait mérité d'aller au fond des choses, même pour les Républicains. Cela n'aurait pas gêné que le procès perce tant d'abcès de la politique étrangère américaine, éclaire toutes les zones d'ombres de la relation entre les Administrations américaines successives et les divers gouvernements étrangers.

Hunter Biden, par exemple, aurait touché un million de dollar de primes en plus de son mirobolant salaire après avoir été placé à Burisma, la société ukrainienne spécialisée dans l'exportation de gaz, par son père, alors vice-président. Et il est loin d'être le seul politicien "fils de" à profiter des largesses de l'influence de ses proches ; pensons à Chelsea Clinton, par exemple. Ou Neil Bush.

Compte tenu de l'historique de la corruption endémique en Ukraine, s'assurer que le versement d'aide militaire américaine ne finisse pas dans les poches d'oligarques corrompus n'aurait-il pas été tout simplement... La meilleure chose à faire? Mais pour les Démocrates, un Président s'inquiétant de la corruption, c'est un délit.

Les mêmes Démocrates qui s'inquiètent d'une possible enquête de corruption contre Hunter Biden, ne se sont jamais inquiétés de l'espionnage de la campagne de Trump par la CIA et le FBI.

Les mêmes Démocrates n'ont pas cligné d'un œil lorsque Obama a donné des milliards de dollars à l'Iran, en faisant livrer par avion une partie de la somme en billets de banque rassemblés en palettes.

La notion de "corruption" ou de "donnant-donnant" est décidément très souple selon le bord de l'échiquier politique.

Avec cette procédure de Destitution, les Démocrates montrent qu'ils sont en-dessous de tout, en attendant que cette expression trouve une signification littérale lors des élections générales d'automne, lorsque Trump sera réélu.

Mise à jour (5 février): Trump vient donc d'être acquitté des deux chefs d'accusation par le Sénat. 52 votes contre 48 l'acquittent pour "l'abus de pouvoir" (le Républicain Mitt Romney, anti-Trump notoire, s'est allié aux Démocrates contre Trump) et 53 votes contre 47 l'acquittent pour "l'obstruction au Congrès" (cette fois-ci il s'agit d'un vote en bloc des Républicains contre les Démocrates). Nous étions donc très loin du compte pour la majorité des deux tiers.

09 janvier 2020

Pour 2020, la fin du monde!

Bonne année - ce sera la dernière.

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2020, bien mieux que 2012 et les imbécilités du Calendrier Maya, sera la marque de grandes catastrophes dont certains esprits supérieurs ont déjà devinés l'imminence. Elles pourraient marquer la fin de la civilisation telle que nous la connaissions. Voilà donc une petite partie de ce qui nous attend cette année:

[Les] grandes villes européennes sont englouties sous la mer montante, alors que la Grande-Bretagne est plongée dans un climat «sibérien». Conflit nucléaire, méga-sécheresses, famine et émeutes généralisées éclatent à travers le monde.

Un changement climatique brutal peut amener la planète au bord de l'anarchie alors que les pays développent un arsenal nucléaire pour défendre et sécuriser un approvisionnement en déclin en nourriture, en eau et en énergie. La menace contre la stabilité mondiale éclipse largement celle du terrorisme, affirment les experts.

Les perturbations et les conflits seront des caractéristiques endémiques de la vie sur terre. [En 2020], Encore une fois, la guerre définit la vie humaine.


Vous n'avez pas les pieds mouillés? Vérifiez donc à deux fois.

Évidemment, vous pourriez croire, en regardant au dehors, où tout est calme, que le texte ci-dessus n'est qu'un ramassis d'âneries écrites par de mauvais auteurs de science-fiction.

Vous auriez tort.

Il s'agit d'un petit extrait d'un rapport "scientifique" (les guillemets sont de rigueur) émis par les plus brillants esprits de notre temps, des experts travaillant ou consultés par le Pentagone sur le sujet du réchauffement climatique. D'ailleurs, les rédacteurs finaux du rapport proprement dit, Peter Schwartz, consultant de la CIA et ancien chef de la planification au Royal Dutch / Shell Group, et Doug Randall du Global Business Network en Californie, déclarent que le changement climatique "devrait être élevé au-delà d'un débat scientifique pour devenir un problème de sécurité nationale américain".

Bon, allez, je vous donne la clef de l'énigme. Tout ceci est authentique, le document entier est disponible ici (en anglais), mais le rapport date de 2004.

Voilà tout simplement comment les auteurs et les experts consultés imaginaient de façon plausible l'évolution du monde pour les seize ans plus tard. Greta Thunberg venait à peine de souffler sa première bougie, mais le Monde était déjà promis à sa fin.

En 2004, 2020 semblait loin. Le rapport fut présenté à la Maison Blanche, occupée par un certain George W. Bush à l'époque, et eut même droit à son attention dans les médias. En février 2004, le quotidien anglais de gauche The Guardian et bien d'autres se firent l'écho de ce rapport secret du DoD (Department of Defense) prévoyant une catastrophe climatique seize ans plus tard.

Nous y sommes, et bien entendu la catastrophe n'est pas là. Le catastrophisme, lui, ne s'est jamais aussi bien porté.

C'est ainsi que fonctionne la magie du réchauffement climatique. La planète et l'humanité sont vouées à l'apocalypse "si on n'agit pas tout de suite", "si on ne fait pas plus" on se plaint sans cesse que "les mesures  prises sont clairement insuffisantes" ; et d'ailleurs "c'est maintenant le dernier moment pour agir"... Air connu, pour ceux qui connaissent la chanson.

Année après année, décennie après décennie, les mêmes phrases se répètent. Il n'y a que ceux qui les entendent pour la première fois pour ne pas comprendre qu'elles sont creuses.

N'excusons pas ce rapport comme un texte lancé à la va-vite promettant des catastrophes surgies de nulle part à dans un horizon perçu comme lointain. La catastrophe annoncée arrive année après année à un rythme soutenu:

La sécheresse persiste pendant toute la décennie dans les régions agricoles essentielles et dans les zones autour des principaux centres de population en Europe et dans l'est de l'Amérique du Nord. Les températures annuelles moyennes chutent jusqu'à 5° Fahrenheit en Asie et en Amérique du Nord et jusqu'à 6° Fahrenheit en Europe. Les températures augmentent jusqu'à 4° Fahrenheit dans des zones-clés de l'Australie, de l'Amérique du Sud et de l'Afrique australe. Les tempêtes et les vents d'hiver s'intensifient, amplifiant l'impact des changements. L'Europe de l'Ouest et le Pacifique Nord sont confrontés à des vents d'ouest renforcés (...)

2012: une sécheresse sévère et le froid poussent les populations scandinaves vers le sud, et sont repoussées par l'UE. Le sud-est des États-Unis et le Mexique sont envahis par un flot de réfugiés venus des Îles Caraïbes.

2015: Le conflit au sein de l'UE concernant l'approvisionnement en eau et en nourriture entraîne des escarmouches et des relations diplomatiques tendues.

2018: la Russie rejoint l'UE, fournissant des ressources énergétiques.

2020: Migration des pays du nord comme la Hollande et l'Allemagne vers l'Espagne et l'Italie. [Ne me demandez pas pourquoi...]


En fait, dans la droite ligne du film-catastrophe de propagande Le Jour d'Après de Roland Emmerich, le rapport prévoit dès 2004-2005 "des inondations généralisées dues à une élévation du niveau de la mer" qui "vont provoquer des bouleversements majeurs pour des millions de personnes"...

Le tout alors que le monde réel avait déjà commencé sa pause de 17 ans sans réchauffement, ce qui n'a jamais empêché les croyants (et les scientifiques malhonnêtes) d'en voir partout la marque.

Mais Internet n'oublie pas. L'eau a coulé sous les ponts depuis le Protocole de Kyoto en 1995. Le flot de prévisions alarmistes ne s'est jamais interrompu depuis vingt-cinq ans ; les spectateurs de la RTS ont droit à leur petit reportage de propagande quasiment tous les soirs. Il n'empêche: par la seule force du temps qui passe, les échéances des catastrophes prévues n'en finissent pas d'arriver et de montrer le ridicule de leurs auteurs et de tous ceux qui les ont suivis sans le moindre esprit critique.

La leçon a tout de même été apprise ; désormais, les "scientifiques" évoquent plus souvent des échéances plus lointaines encore pour leurs prédictions catastrophistes, jusqu'à 2100. Quitte à se couvrir de ridicule et devenir la risée de tous, autant que ce soit à titre posthume.

10 décembre 2019

Une histoire de banane...

La Banane collée au mur d'Art Basel à Miami Beach est devenue un phénomène mondial. Mais cette histoire recèle encore bien des surprises.

Marché de l'art devenu fou, gaspillage de nouveau riche, blanchiment d'argent devant tout le monde, les commentaires ont fusé lorsque la nouvelle "œuvre" de Maurizio Cattelan - une banane scotchée à un mur, intitulée "Comedian" - a trouvé preneur pour 120'000 dollars.

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Le buzz s'accentua encore dimanche lorsque la banane fut mangée. Comme le relate 20 Minutes:

[David Datuna], qui se décrit comme un artiste américain d'origine géorgienne installé à New York, décolle la banane du mur blanc, la pèle et la mange devant une foule de curieux. Il y voit une «performance artistique» qu'il intitule «Hungry Artist» («Artiste ayant faim»), avant de se faire escorter à l'abri des regards par la sécurité.

Le préjudice n'est que très relatif, selon la galerie Emmanuel Perrotin, qui a vendu "Comedian». «Il n'a pas détruit l’œuvre. La banane, c'est l'idée», a expliqué son directeur des relations avec les musées Lucien Terras, au quotidien «Miami Herald». (...) Toute la valeur réside en effet dans le certificat d'authenticité, le fruit étant censé se faire remplacer régulièrement plutôt que de pourrir. D'ailleurs, au bout d'un quart d'heure une nouvelle banane était scotchée au mur.


Tout est bien qui finit bien, on rigole (et on se demande pourquoi Maurizio Cattelan n'a pas directement vendu un certificat d'authenticité pour un mètre-cube d'air en suspension, s'épargnant ainsi la recherche d'un fruit et d'une section de ruban adhésif).

Quelle audace! Quelle folie! Quel homme!

Mais il y a davantage en termes de prise de risques.

Alors que la banane scotchée fut remplacée plusieurs fois et finit par quitter son emplacement, plus tard, un autre artiste, Rod Webber, vit une opportunité. Il traversa la foule jusqu'au mur blanc le plus célèbre de l'exposition, et commença à griffonner un message avec un doigt enduit de rouge à lèvres: "Epstien (sic) didn't kill himself" (Epstein ne s'est pas suicidé).

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Photo via Twitter/@GiancarloSopo | Capture d'écran via Facebook/Rod Webber

La réaction de la galerie fut immédiate: la sécurité s'empressa de couvrir le graffiti pour en cacher la vue au public, alors que Rod Webber fut arrêté. Voilà pour la liberté artistique! Voilà pour la liberté d'expression!

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Une réaction sur Twitter

La sécurité lui avait intimé d'arrêter mais il refusa de s'exécuter, arguant que David Datuna, le mangeur de banane, n'avait pas été puni pour son acte (Art Basel exprima dans un communiqué qu'il avait "violé le règlement du festival et fut escorté à l'extérieur" mais il ne fut pas autrement inquiété.)

Rod Webber fut accusé de vandalisme mineur mais passa tout de même la nuit de dimanche à lundi en prison. Il en fut libéré à cinq heures du matin. Il témoigna dans un des rares journaux à évoquer l'histoire qu'il avait été à son avis injustement traité, alors qu'il tentait seulement de "perpétuer l'esprit du week-end."

Pourquoi a-t-il été traité différemment? Selon lui, "c'est parce que je ne suis pas assez célèbre", explique-t-il, "ou je ne fais pas partie d'une opération de comm' planifiée d'avance, ce qui était probablement le cas, et je les ai mis en face de leurs foutaises."

Ironiquement, Webber n'a pas d'avis particulier sur la mort d'Epstein. Mais il défend une approche culturelle du pouvoir des mèmes, et reconnaît que celui d'Epstein est particulièrement saisissant. Il essaya même de se présenter comme candidat à une élection locale sous le nom de Rod "EspteinDidntKillHimself" Webber sur les bulletins de vote, mais sans succès.

Cette histoire de banane est finalement très instructive, puisqu'elle permet de situer le curseur sur ce qui constitue aujourd'hui une "transgression".

La transgression n'est pas dans la vente hors de prix d'une banane scotchée à un(e) parvenu(e) avec plus d'argent que de bon sens. Elle n'est pas dans la pseudo-destruction de cette œuvre par un autre "artiste". Elle l'est dans un message polémique griffonné sur un mur.

On peut mesurer la transgression au silence soudain des médias principaux sur ce qui s'est passé à Art Basel. Les reportages s'enchaînaient avec force envoyés spéciaux et sondages, et puis soudain, rideau. Notez par exemple que 20 Minutes accordait encore un article lundi - donc après cet épisode - au mangeur de banane, mais sans piper mot du slogan sur Epstein. Même Fox News botta en touche en évoquant une "foule incontrôlable" autour de la banane scotchée, et rien de plus.

Epstein s'est-il réellement suicidé? De nombreux indices tendent à faire penser que non (oh, j'oubliais, son banquier s'est aussi suicidé). En fait, il n'y a guère de faits prouvant la version officielle du suicide - seulement les conclusions contestées du médecin légiste qui examina le corps.

La mort d'Epstein est donc l'inverse d'une théorie du complot. Dans une théorie du complot, l'illuminé parvient à "croire" malgré tous les indices contraires ; mais dans le cas d'Epstein, c'est le grand public qui est invité à "croire" malgré tous les indices contraires. La version officielle est donc particulièrement fragile, et les médias deux fois plus vigilants - quelqu'un a-t-il dit irritables? - sur le sujet. Il est instructif de constater à quel point les autorités artistico-politico-médiatiques agissent de concert, sur un sujet aussi banal qu'un graffiti sur un mur dans une exposition d'art moderne, afin d'empêcher le grand public de voir un message discordant.

À la force de frappe des médias de masse s'oppose la guérilla des mèmes ; "Epstein ne s'est pas suicidé" se retrouve à la télévision, dans des arrangements de chaussettes, dans des panneaux de commerce ou sur des canettes de bière.

Epstein a beau s'être "suicidé", on ne parvient pas à le faire disparaître.

28 novembre 2019

Le Cirque de la Destitution

Suivant les recommandations de la frange la plus extrémiste de leur parti, les Démocrates ont finalement lancé une procédure de destitution - Impeachment en VO - de Donald Trump. Mal leur en a pris, semble-t-il. L'opération vire au désastre.

Pour en parler, rien de mieux que de citer un spécialiste ; voici donc un éditorial de Greg Jarrett sur ce cirque de la destitution, publié la semaine dernière sur FoxNews.

 


 

Trump devrait espérer que le Carnaval de Destitution d'Adam Schiff ne se termine jamais

Le Carnaval de Destitution du Représentant Adam Schiff, Démocrate de Californie, entre dans une nouvelle semaine avec une parade de témoins qui n'ont à offrir que leurs opinions sans fin et des ouï-dire sur un cas de corruption "donnant-donnant" [Quid Pro Quo] d'où la corruption est absente.

Tout comme le titre de la farce comique d'Herman Wouk en 1965, La Fête Continue, le Président Trump peut espérer que cette idiotie de destitution se poursuive éternellement. Ou du moins jusqu'à ce que la saison des élections présidentielles soit bien avancée l'an prochain. Le maintien de sa résidence au 1600 Pennsylvania Avenue lui sera assuré.

Schiff, qui préside le comité du renseignement de la Chambre, représente le Grand Manitou du cirque de destitution, rappelant de manière frappante Norman Paperman, le personnage principal de Wouk. Ses singeries malheureuses sont le matériau du burlesque et de la bouffonnerie. Si quelque chose peut aller mal, ça ira mal. Personne ne semble prendre le pauvre Norman au sérieux. Sauf Norman.

Ainsi en est-il avec Schiff. Il est obsédé, sévère, égocentrique et si puissamment aveuglé qu'il ne semble pas pouvoir reconnaître le lent effondrement de son rêve de destituer Trump de ses fonctions. Les Américains prêtent attention à ses audiences pour la même raison que nous avons tendance à être captivés par des vidéos montrant des bâtiments en train d'imploser. Ou des accidents ferroviaires. Il y a quelque chose d'irrésistiblement attrayant à contempler des catastrophes en gestation.

Il n'y a aucune chance que le Président soit expulsé du bureau ovale par le Sénat. Pourtant, il est presque certain que la Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et son bedeau de carnaval, Schiff, rassemblent leurs forces partisanes pour destituer Trump. Après tout, cette destitution fut préconçue et préprogrammée au moment même de l'élection de Trump. Il ne fallait plus qu'un prétexte. Toute excuse, même fausse, ferait l'affaire.

Pendant très longtemps, les Démocrates et les médias complices dans leur haine de Trump étaient convaincus que le Procureur spécial Robert Mueller les délivrerait de leur mal fantasmé. Ils ont attendu avec impatience pendant 22 mois, tout en condamnant presque quotidiennement le Président dans le tribunal de l'opinion publique, portant contre lui des accusations fabriquées de toute pièce et des récits non vérifiés.

Qu'importe qu'il n'y ait jamais eu aucune preuve crédible d'un complot criminel de "collusion" échafaudé par Trump et le Président russe Vladimir Poutine dans les entrailles du Kremlin. La piste russe de la "chasse aux sorcières" perdura jusqu'au jour où le rapport Mueller confirma qu'il s'agissait d'un canular. Les Démocrates et les médias eurent une crise d'apoplexie, terrassés par le chagrin et l'incrédulité. Ils le sont toujours.

Depuis lors, la cabale de recherche et de destruction de Trump s'est efforcée d'inventer une autre ruse ou un artifice pour se débarrasser de son ennemi politique. La "chasse aux sorcières" de l'Ukraine en est la suite inévitable, bien qu'elle soit deux fois plus ridicule. Les preuves prétendument incriminantes ne sont aucunement des preuves.

Café à thème

La semaine dernière, la caste bavarde des diplomates a pris une place centrale dans le Carnaval. Comme un «klatch» [une réunion à thème] chez Starbuck, ils ont diffusé toutes sortes de rumeurs et d'indices basés sur des ragots de troisième et quatrième main - un type a raconté à un gars, qui me l'a confié ensuite, que le type d'origine "présumait" qu'il y avait un "donnant-donnant". C'était mercredi.

Vendredi, l'abrutissante absurdité évolua en spéculation de degré encore supérieur alors qu'une nouvelle diplomate, qui avoua ne pas avoir de connaissance directe sur la question centrale, raconta en pleurnichant son histoire selon laquelle elle aurait été limogée en tant qu'ambassadrice en Ukraine. Si elle avait un motif sérieux de plainte, elle aurait dû se tourner vers les ressources humaines, non pas s'épancher devant une procédure d'enquête en destitution menée par le Congrès. Elle avoua finalement qu'elle ne savait rien de la corruption ni d'une "quelconque activité criminelle".

Le républicain Devin Nunes, de Californie, se contenta de formuler l'évidence en déclarant: "Je ne suis pas tout à fait sûr de ce que l'ambassadrice fait ici aujourd'hui." C'est un bon résumé.

Il s'avère que Marie Yovanovitch fut renvoyée à Washington deux mois entiers avant la conversation téléphonique de Trump avec le Président ukrainien Volodymyr Zelensky au centre du prétendu "donnant-donnant". Cela n'a pas empêché le conseil juridique des Démocrates de superposer sur écran vidéo géant la transcription de l'appel et de demander à Yovanovitch son interprétation du contenu et des intentions du Président.

Yovanovitch est typique des personnes imbues d'elles-mêmes qui garnissent le service des Affaires Étrangères de notre pays. Par exemple, elle déclara: "La relation étrangère des États-Unis avec l'Ukraine est la plus importante de toutes".

Sérieusement? Ces diplomates sont convaincus que l'univers tourne autour d'eux. Ils se trompent en croyant que ce sont eux qui dictent la politique étrangère, et non pas le Président.

Si Trump ose faire quelque chose qui ne leur plaît pas, ils cherchent à le saper. Ils sont la force maligne qui hante notre gouvernement.

Cette semaine, huit autres "témoins" présumés monteront au manège du Carnaval Schiff. Eux aussi vont faire tourner des conjectures et des opinions fondées sur du ouï-dire. En tant que témoins, ils sont en grande partie superflus.

La conversation Trump-Zelensky n'a pas besoin d'interprétation. Avec une transcription accessible à tous, elle parle d'elle-même. Nulle part il n'y fait mention d'exigence, de menace, de condition ou de pression sur des "contreparties" liant l'aide militaire américaine à une enquête sur Joe Biden et son fils. Cela a été corroboré par des déclarations de Zelensky.

Un diplomate, Bill Taylor, réussit à offrir quelque chose de pertinent et de concret lorsqu'il déclara au comité qu'il avait eu trois réunions avec le Président ukrainien à la suite de l'appel téléphonique et que le sujet du "donnant-donnant" n'avait jamais été abordé. Cela constitue la preuve la plus solide qu'il n'y ait jamais eu jusqu'ici.

Trump taquine

La semaine dernière, Pelosi demanda à Trump de témoigner dans ce carnaval. Peut-être pensait-elle que cela faisait une bonne phrase toute faite.

Lundi, Trump tweeta une réponse à "Nancy la nerveuse" qu'il pourrait accepter son offre de témoigner "à propos de cette chasse aux sorcières de Destitution".

Les médias partirent instantanément en vrille et commencèrent à saliver de cette perspective. Ils tombèrent dans le piège. Ou dans le panneau.

Trump n'a aucune intention d'accorder ainsi de la dignité à un processus indigne. Il ne faisait que taquiner ou piéger Pelosi, comme il a l'habitude de le faire.

Mais vous pouvez probablement vous attendre à un autre tweet dans lequel le Président proposera de témoigner si Schiff transforme son enquête en débat contradictoire respectant à la fois l'équité fondamentale entre l'accusation et la défense et le respect de la légalité en permettant aux Républicans d'appeler leurs propres témoins et de permettre un contre-interrogatoire des témoins démocrates, sans les coups de marteau [de Schiff].

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"COUPABLE! Et Maintenant le Procès..."
La couverture du New York Post du 13 novembre illustre sans doute le sentiment général.
(Cliquez pour agrandir)

Trump sait qu'une telle offre sera rapidement rejetée par Schiff. Cela démolirait le Carnaval. Les Républicans appellent le faux "lanceur d'alerte" à témoigner, ainsi que Schiff lui-même. Leur "complicité" présumée dans la composition de la plainte de dénonciateur (qui ne représente pas une plainte légitime au regard de la loi) pourrait bien impliquer Schiff en tant que force motrice qui conçut le canular de l'Ukraine comme prétexte pour attaquer Trump. Le président des débats ne prendrait jamais le risque d'être exposé ainsi à la vérité.

Voyez-vous, Schiff est un homme désespéré. C'est à la mesure de son désespoir qu'il a lu à Yovanovitch un tweet de Trump la critiquant publiquement, puis lui a presque demandé si elle se sentait intimidée. La réponse était prévisible.

Schiff a alors laissé entendre que le tweet pourrait constituer un motif d'inculpation pour "intimidation de témoin". Oubliez le fait que Schiff a lui-même créé l'incident en informant le témoin du tweet, qui ne répond toujours pas aux critères légaux "d'intimidation de témoin", lesquels impliquent des menaces physiques, de la corruption ou l'emploi d'une contrainte pour le forcer à mentir. Mais ni les faits ni la loi n'ont jamais empêché Schiff d'inventer une bonne histoire.

Comme Brad Blakeman l'a noté dans un récent éditorial de Fox News Opinion, "Les Démocrates cherchent déjà un moyen de sortir de la procédure de destitution". Le représentant Jeff Van Drew, DN.Y., l'un des deux Démocrates à avoir voté contre l'enquête en cours, a déploré que "c'est censé être bipartisan… c'est censé être juste". Lui et d'autres membres de son parti savent que les manigances de Schiff ont démoli le processus.

Cependant, il est peut-être trop tard pour inverser le cap et aménager l'arrêt du Manège de la Destitution. Le chef de la majorité [au Sénat] Mitch McConnell, Républicain du Kentucky, a déclaré à la presse que le Sénat ne condamnerait jamais Trump pour sur des pseudo-preuves aussi fragiles, mais qu'un procès complet semblait inexorable si la Chambre des Représentants votait en faveur de la destitution.

Les Américains ont un sens aigu de l'équité. Ils commencent de plus en plus à se rendre compte que le spectacle de clown de Schiff est l'antithèse d'une procédure juste, équitable et impartiale. Plus il durera longtemps, plus les Démocrates seront susceptibles de subir de graves réactions politiques qui profiteront finalement au Président en exercice.

Pour cette raison, Trump peut espérer que le carnaval ne s'arrête jamais.

 


 

Cet éditorial est intéressant parce qu'il tombe juste, et se retrouve corroboré par les sondages. Les Américains trouvent terriblement ennuyeuses les auditions publiques menées par la Chambre des Représentants.

En Suisse, les médias rapportent fidèlement le point de vue exclusif de la gauche, comme la groupie Valérie de Graffenried pour Le Temps qui évoque des "auditions publiques dévorantes" et ose même prétendre que les  auditions publiques sont "passionnantes" alors que les chiffres d'audience montrent clairement le contraire. Alors que l'enjeu est bien plus important, elles sont encore moins suivies que le processus de nomination du juge Kavanaugh. La journaliste désinforme effrontément en affirmant de l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union Européenne Gordon Sondland qu'il "accuse" Trump, omettant par exemple ce petit échange:

Turner - C'est selon votre témoignage ici aujourd'hui, Ambassadeur Sondland, que vous avez des preuves que Donald Trump a lié la demande d'enquête [contre Burisma] à l'aide [militaire américaine]? Parce que je ne pense pas que vous disiez cela.

Sondland - Je l'ai répété à plusieurs reprises, Monsieur le membre du Congrès, je le présumais.

Turner - Donc personne ne vous l'a dit. Giuliani ne vous l'a pas dit. Mulvaney ne vous l'a pas dit. Personne. Pompeo. Personne d'autre sur cette planète ne vous a dit que Donald Trump liait l'aide à cette enquête?

Sondland - Je pense que j'ai déjà témoigné.

Turner - Répondez à la question. Est-ce correct? Personne sur cette planète ne vous a dit que Donald Trump liait l'aide à cette enquête - parce que si la réponse est oui, alors le président de la commission a tort et les gros titres de CNN sont faux. Personne sur cette planète ne vous a dit que Donald Trump liait l'aide à cette enquête. Oui ou non?

Sondland - Oui.


Il ne fait aucun doute que les témoins - uniquement à charge puisque imposés exclusivement par les Démocrates - ont tous en commun de détester Trump. Ils pensent qu'il a organisé un marchandage donnant-donnant avec l'Ukraine, mais, à moins de renverser quelques siècles de tradition juridique, une opinion n'est pas une preuve. Un témoin se doit de rapporter des faits observés. Ses sentiments, pour sincères qu'ils soient, n'ont pas de valeur dans un procès.

Alors que les Démocrates ne font défiler que des témoins acquis à leur cause, mènent les débats, contrôlent les questions que la minorité républicaine a le droit de poser et disposent d'une confortable majorité dans les votes, ils n'arrivent même pas à convaincre le grand public de la culpabilité de Trump. Non seulement l'opinion publique est de plus en plus convaincue de l'innocence du Président, mais ce changement de cap de l'opinion affecte principalement les "indépendants", la grande masse des citoyens qui ne sont affiliés ni aux Démocrates ni aux Républicans.

(Pour ceux qui se demandent comment les médias peuvent affirmer continuellement le contraire, voilà comment: les instituts de sondage "engagés" ont l'habitude de manipuler leurs résultats en y incluant une proportion exagérée de sondés d'obédience démocrate, ce qui permet d'affecter "favorablement" le résultat final.)

Pire, l'ampleur de ce changement pourrait précipiter le basculement de swing states en 2020, ces fameux états fédéraux où ni les Démocrates ni les Républicans ne disposent d'une majorité solide. Et cette perspective inquiète de plus en plus les politiciens démocrates. Brenda Lawrence du Michigan est ainsi la première Démocrate de la Chambre des Représentants à annoncer publiquement le retrait de son soutien à la procédure de destitution, et tout indique qu'elle ne sera pas la dernière.

Les Démocrates sont coincés. Engagés à ce point dans l'hyperbole, renoncer à prononcer la destitution serait une explosion en plein vol du narrative dont ils gavent l'opinion publique depuis des mois. Jouer la montre lasserait encore plus le public qu'il ne l'est déjà aujourd'hui. Mais poursuivre pourrait être encore pire. L'inculpation de Trump par Adam Schiff dans la Chambre des Représentants amènerait le dossier à se poursuivre au Sénat.

Là-bas, les Républicans pourraient se livrer à un procès contradictoire en bonne et due forme - en convoquant des témoins impliqués comme Joe et Hunter Biden, Eric Ciaramella, le pseudo-lanceur d'alerte originel, Devon Archer, le beau-fils de John Kerry et des officiels ukrainiens à des heures de grande écoute. Ils pourraient les amener à discuter du donnant-donnant qui eut lieu sous Obama lorsque Joe Biden fit lui-même un chantage pour faire virer le procureur ukrainien inquiétant son fiston. Tout ça sous l’œil des caméras pendant une année d'élection présidentielle.

Le Cirque de la Destitution est en train de virer au cauchemar pour la gauche américaine, et nous n'en sommes qu'au début.

12 novembre 2019

De l'inquiétante pédophilie des élites

Le suicide apparent du milliardaire pédophile dans la cellule d'une prison de New-York convainc de moins en moins. Jeffrey Epstein avait été retiré sans raison d'une cellule anti-suicide et transféré dans une cellule normale, où il résidait seul, pour des raisons encore non éclaircies. Alors que son moral était "bon", il y mourut officiellement en se pendant avec sa literie.

Epstein n'en finit pas de mourir...

Les caméras de surveillance opportunément en pannes, les hurlements rapportés par les locataires des cellules voisines la nuit de l'apparent suicide, les gardiens de prison censés faire des rondes toutes les demi-heures mais endormis pendant trois heures fatidiques et falsifiant des rapports tout en se montrant peu coopératifs avec les chargés de l'enquête, ne sont que de malheureuses coïncidences. Tiens, comme la photo du syndicat des gardiens posant avec Hillary Clinton.

L'examen du cadavre de M. Epstein par la médecin légiste Barbara Sampson révéla une brisure de l’os hyoïde (sous l’attache de la langue, seul os sans articulation avec un autre), typique d'une strangulation et non d'une pendaison - mais elle conclut à un suicide malgré tout. La légiste fut désavouée en direct à la télévision par une "légende" de la médecine légale, le Dr. Michael Baden, ancien légiste du centre médical de New York. L'expert de 85 ans qui examina pas moins de 20'000 cadavres lors de ses cinquante ans de carrière arriva à des conclusions opposées, notant, outre les fractures de cartilage de part et d'autre du larynx, d'autres détails comme ses yeux exorbités et injectés de sang. Ces éléments liés à la pression exercée sur le cou de la victime correspondent bien plus à un étranglement effectué par un tiers.

Le frère d'Epstein s'interrogea quant à lui sur la présence de marques sur ses bras, témoignage probable d'une lutte. Barbara Sampson rétorqua que c'était bien un suicide parce que... Parce qu'il le fallait bien, comprenez-vous.

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Le mème "Epstein didn't kill himself" se répand comme une traînée de poudre.
Ici, à la fin d'un concert à Orlando.

...Et Hillary Clinton plaisante (mais ne devrait pas)

Nous ne saurons probablement jamais la vérité ; mais ne pas croire au suicide de Jeffrey Epstein revient à être un nazi, minimum, puisque seul un nazi refuserait de croire en la Vérité Officielle.

Bien qu'elle n'emploie pas ces termes-là, c'est à peu près la ligne de défense d'Hillary Clinton lorsqu'un journaliste de divertissement, Trevor Noah, lui demanda de but en blanc "Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein?" dans son émission.

Trevor Noah - Je dois vous poser une question qui me taraude depuis un moment: Comment avez-vous tué Jeffrey Epstein? (rires dans le public. Noah continue) Parce que vous n'êtes pas au pouvoir, mais vous avez tous les pouvoirs. J'ai vraiment besoin de comprendre comment vous parvenez à faire ce que vous faites, parce que vous semblez être derrière tout ce qui est néfaste, et cependant vous n'utilisez pas ce don pour devenir Présidente. (Après un silence) Franchement, qu'est-ce que ça fait d'être le croquemitaine de la droite?

Hillary Clinton - Cela me surprend constamment. Parce que les choses qu'ils disent, et maintenant que ça se retrouve en ligne c'est encore pire, sont tellement ridicules qu'elles sont au-delà de ce que je parviens à imaginer. Et malgré tout ils persistent tant à lancer ces idées et ces théories complètement dingues... Honnêtement, je ne sais pas ce que j'ai jamais fait qui puisse les irriter autant.


C'est bien enlevé. Hillary Clinton récite avec une belle assurance un script écrit de concert avec le commentateur (en fait le sujet aurait été abordé à la demande d'Hillary Clinton elle-même). Mais derrière le rideau de fumée cette séquence sous-entend malgré tout que Mme Clinton aurait des raisons personnelles de chercher à faire disparaître Jeffrey Epstein, et il y en a.

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Un des rares clichés de Jeffrey Epstein et Bill Clinton, malgré une amitié vieille de vingt-cinq ans.

Rappelons brièvement que selon les carnets de vol du Lolita Express, selon le surnom du Boeing privé du milliardaire qui servait de maison close volante avec son lit double et ses jeunes filles à disposition des invités, Bill Clinton fut à bord pas moins de 26 fois. Hillary Clinton fut aussi à bord au moins six fois. En 2008, une des accusatrices d'Epstein affirma avoir été utilisée comme esclave sexuelle sur l'île de Petit Saint-James des années plus tôt et d'avoir vu Bill Clinton là-bas, encore Président, lors d’une fête donnée en son honneur avant son départ de la Maison-Blanche.

Bill Clinton avait une relation si amicale avec le pédophile que celui-ci lui dédia un tableau bizarre, rappel de l'affaire Lewinski. Si le tableau ne fut pas créé sur demande par Epstein, il était bel et bien accroché dans l'entrée de sa propriété new-yorkaise, tirant sourires et remarques sarcastiques des nombreux invités du milliardaire.

Rappelons également qu'en 2013 Hillary Clinton fit clore une enquête sur la pédophilie au sein du Département d'État qu'elle dirigeait alors.

Les curieuses priorités rédactionnelles d'ABC News

Pourquoi ne parle-t-on d'Epstein que maintenant? À cause de sa nouvelle arrestation, puis de son suicide, bien entendu. Mais la vérité a déjà tenté de sortir.

Une vidéo explosive sur ABC News dévoilée par Project Veritas révèle que le grand média d'information américain disposait d'informations sur le réseau pédophile de Jeffrey Epstein depuis 2016, dont et y compris ses relations avec des grands noms de la bonne société.

(Project Veritas est un groupe d'activistes dévoilant à travers des confessions de lanceurs d'alertes et des caméras cachées le biais idéologique des médias et des réseaux sociaux. Autant dire qu'ils sont donc catalogués "nazis" par ces derniers, au minimum.)

Une ex-employée d'ABC News, Amy Robach, co-présentatrice du show Good Morning America et du journal, se confia "en off" à un réalisateur qui transmis la vidéo à Project Veritas. Dans ce monologue elle ressasse comment un témoin vint à elle des années plus tôt avec des informations liées à Epstein, mais que le réseau ABC News, entre les mains de Disney, refusa de diffuser le moindre matériau sur cette affaire pendant des années.

Robach exprime sa frustration à la façon dont ABC a tué cette affaire dans l’œuf:

"J'ai eu cette interview avec Virginia Roberts (maintenant Virginia Guiffre, une victime supposée d'Epstein). On ne va pas la diffuser. D'abord, en premier, on m'a répondu - Qui est ce Jeffrey Epstein. Personne ne sait qui c'est. C'est une histoire stupide. [Et ensuite] Le Palais [de Buckingham !] a su que nous avions ses allégations au sujet du Prince Andrew [un autre "bon ami" d'Epstein] et nous a menacé d'un million de façons différentes."


La victime s'était cachée pendant douze ans. "Elle avait des photos. Elle avait toutes les preuves." "C'était incroyable... Nous avions (Bill) Clinton, nous avions tout..." "Et maintenant les informations sortent... Alors que j'avais tout entre les mains."

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Amy Robach brise l'Omertà.

On peut comprendre la frustration de la journaliste à n'avoir pu dévoiler ce qui aurait été le plus grand succès de sa carrière.

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Le Prince Andrew, la victime Virginia Guiffre, 17 ans au moment des faits, et une des proxénètes d'Epstein, Ghislaine Maxwell, en fuite aujourd'hui

Pourquoi ABC News refusa de diffuser le dossier explosif dont disposait sa journaliste vedette? Face au incroyables révélations opérées par Project Veritas, la chaîne se fendit d'une rapide réponse taillée en langue de bois expliquant qu'à l'époque ce dossier "n'atteignait pas les standards de qualité que la chaîne attendait."

La même chaîne ABC qui diffusa en boucle les allégations grotesques de Christine Blasey-Ford accusant sans la moindre preuve le candidat à la cour suprême Brett Kavanaugh d'avoir été un violeur en série alors qu'il était encore mineur? La même chaîne qui détourna récemment la vidéo d'une explosion dans un stand de tir du Kentucky pour le faire passer pour un bombardement en Syrie ? Et ces gens osent parler de "standards de qualité" ?

Une histoire qui remonte à trois ans n'a rien d'anodin. Rappelons le timing: en 2016, les Américains étaient en pleine campagne présidentielle entre Hillary Clinton et Donald Trump. Faire éclater un nouveau scandale sexuel sur Bill Clinton à ce stade aurait immanquablement coulé la candidature d'Hillary. On peut donc justifier la décision de la rédaction d'ABC News par la volonté de protéger la candidate démocrate.

Mais il y n'y a pas que cela. ABC est possédée par Disney, vous vous rappelez ? La compagnie qui fait tant pour les enfants, et qui s'est elle-même retrouvée impliquée dans des scandales de pédophilie... Une "culture d'entreprise" atteignant jusqu'au sommet de l'édifice, si je puis dire. La volonté de la rédaction de ne pas diffuser la moindre information compromettante sur Epstein et donc Clinton aurait pu être motivée par autre chose que des intérêts politiques - des intérêts liés à la pédophilie elle-même.

Parmi ses bonnes relations, Jeffrey Epstein avait beaucoup de journalistes de renom.

Des pédophiles partout

Plus on cherche, plus on en trouve.

Il y a le réseau d'Epstein. Il y a le réseau de John Podesta, cheville du Parti Démocrate américain et ancien conseiller de Barack Obama. Il y a Cohn-Bendit ou des membres de la famille royale anglaise en Europe. Il y a ce politicien démocrate Joe Morrissey, pédophile condamné, sorti de prison en 2015 pour avoir couché avec sa secrétaire mineure, qui vient d'être élu Sénateur de Virginie avec 64% des votes. Comme quoi en Amérique on peut être pédophile et populaire! C'est le Rêve Américain!

Mais il y a aussi, et surtout, Hillary Clinton, on en revient toujours à elle.

En 2016, au cours d'une perquisition pour une affaire de mœurs, le département de police de New York (NYPD) s'empara d'un ordinateur portable appartement à Anthony Weiner, un politicien démocrate à tendances pédophiles et accessoirement mari de Huma Abedin, proche collaboratrice d'Hillary Clinton depuis vingt ans. Sur cet ordinateurs, les enquêteurs découvrirent plus de 500'000 e-mails appartenant à Hillary Clinton, Huma Abedin et d'autres proches de son mandat comme Secrétaire d'État. Le contenu de ces courriels incita le FBI à rouvrir son enquête.

Les enquêteurs trouvèrent bien pire que de simples secrets d'État.

Le 2 novembre, un article hallucinant fit son apparition sur True Pundit et d'autres sites d'information alternatifs. Le titre?

"Flash explosif: le NYPD lance l'alerte sur les nouveaux e-mails d'Hillary: Blanchiment d'argent, Crimes sexuels avec des enfants, Exploitation de mineurs, Corruption, Parjure".

L'article donnait la parole à des sources policières anonymes expliquant ce qu'ils avaient trouvé dans les e-mails stockés sur l'ordinateur d'Anthony Weiner:

Des détectives et des procureurs du Département de Police de New York qui ont travaillé sur une affaire présumée de "sexting de mineur" contre l'ancien député Anthony Weiner ont remis au FBI un ordinateur portable récemment retrouvé qu'il avait partagé avec sa femme Huma Abedin sur lequel se trouvaient assez de preuves pour "mettre Hillary et son équipe en prison à vie", ont déclaré des sources du département à True Pundit.

Les sources de NYPD ont indiqué que "l'équipe" en question incluait également plusieurs membres du Congrès sans préciser leur nom, en plus de ses assistant et autres initiés. (...)

Mais les nouvelles révélations sur le contenu de ce portable, selon des sources parmi les représentants de la loi, impliquent la candidate présidentielle démocrate, ses subordonnés, et même des élus dans des crimes bien plus graves que la mauvaise gestion de courriels classés top-secret. Les sources du NYPD indiquèrent que ces nouveaux courriels incluent des preuves liant Clinton elle-même et ses associés à divers crimes:

  • Blanchiment d'argent
  • Exploitation d'enfants
  • Crimes sexuels avec mineurs
  • Parjure
  • Corruption à travers la Fondation Clinton
  • Entrave à la justice


L'article expliquait que l'indignation était telle dans les rangs de la police que celle-ci mit en demeure le FBI de rouvrir son enquête, faute de quoi certains se débrouilleraient pour rendre ces messages publics. Voilà pourquoi le FBI a relancé en catastrophe l'enquête sur le serveur mail d'Hillary en 2016.

"Ce qui se trouve dans ces courriers électroniques est stupéfiant et en tant que père, cela m'a retourné l'estomac," expliqua un haut responsable du NYPD. "Il n'y aura pas d'évasion à la Houdini de ce que nous avons trouvé. Nous avons des copies de tout. Nous les expédierons à Wikileaks ou je tiendrai personnellement ma propre conférence de presse s'il le faut."

Les informations du True Pundit furent corroborées le 4 novembre par le site d'information conservateur Breitbart. Il mit en ligne l'interview d'Erik Prince, fondateur de Blackwater et ancien Navy SEAL. Selon ses "sources bien placées" au Département de la Police de New York, "le NYPD voulait faire une conférence de presse annonçant les mandats et les arrestations supplémentaires dans le cadre l'enquête sur Anthony Weiner" mais reçut "un énorme coup de frein" de la part du Ministère de la Justice.

Il n'y eut aucune conférence de presse. D'une façon ou d'une autre, l'explosion à venir fut contenue. Était-ce pour ne pas perturber la campagne en cours pour l'élection présidentielle? La réponse d'Erik Prince est admirable de simplicité:

"Sûr, c'est le bon argument pour ça", admit Prince. "Mais le fait est que, vous savez, si la gauche avait des e-mails montrant que Trump se soit rendu à de nombreuses reprises sur une île avec des esclaves sexuels mineurs, vous savez qu'ils en parleraient. Ils le hurleraient sur tous les toits."


Je dois faire ici mon mea culpa. J'avais connaissance de cet article de True Pundit en 2016. À l'époque, je n'en avais pas parlé. J'avais eu trop de peine à y croire - tout cela semblait énorme, démentiel. Il paraissait tout aussi impensable que le FBI dirigé par James Comey passe l'éponge sur des crimes aussi graves.

Aujourd'hui, au contraire, au vu de ce qui s'est passé depuis, tout semble parfaitement vraisemblable.

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En attendant les inculpations

Pour l'instant, les réseaux ne tombent pas.

Les optimistes pensent que les dossiers se construisent dans l'ombre et que des vagues d'inculpation stupéfiantes vont déferler par surprise au moment opportun. Il sera alors difficile pour les accusés de plaider des "manœuvres politiciennes" lorsque surgiront des vidéos de leurs ébats avec des enfants ou pire encore.

Les pessimistes pensent que les pédophiles étant également infiltrés au sein des échelons supérieurs de la justice et de la police, les uns et les autres se protègent et rien n'arrivera.

Le fait est que la pédophilie est répandue au sein des élites. De la même façon que les homosexuels sont surreprésentés au sein de l'Église catholique, les pédophiles semblent comme des poissons dans l'eau dans certains cercles, malgré le dégoût qu'ils suscitent au sein des gens normaux.

Je ne pense pas que Trump soit pédophile ; je pense que s'il y avait la moindre possibilité à ce sujet elle aurait été exploitée depuis longtemps. Je pense qu'Hillary Clinton est pédophile et son époux aussi, et qu'ils côtoient de nombreuses autres personnalités du show-business, de l'économie et de la politique avec les mêmes perversions.

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Le dernier venu dans la course politique côté démocrate, Michael Bloomberg, posant à côté de la proxénète d'Epstein, Ghislaine Maxwell (la même que dans la photo un peu plus haut)

Je pense que s'il y a une seule chance de pouvoir commencer à nettoyer les écuries d'Augias de la pédophilie, c'est maintenant que Trump est au pouvoir ; je pense que beaucoup de pédophile sont du même avis et trouvent ainsi une énergie insoupçonnée pour lutter contre Trump et essayer de lui barrer la route.

Nous verrons comment tout cela évolue. Mais de moins en moins de gens peuvent décemment prétendre qu'ils ne savaient pas.