11 avril 2019

Un rejet total de la théorie du Réchauffement climatique (deuxième partie)

Un mois après un premier épisode fort bien reçu au Conseil Communal de Renens (les hurlements et la bronca de la gauche lors de mon intervention prouvent que mes flèches atteignirent leur but) il était temps d'en remettre une couche. Car ce n'est pas tout de pointer du doigt l'absurdité du deux-poids-deux-mesures des Accords de Paris ou l'hypocrisie des élites vis-à-vis de la pollution ; il faut désormais s'attaquer à la Théorie elle-même, et démontrer qu'elle est fausse.

Heureusement, rien de plus facile!

Le texte suivant, sacrilège au plus haut point, aura donc été lu jeudi 11 avril à la tribune du Conseil Communal de Renens. Là encore, cette intervention est agrémentée de liens et même d'un graphique dans sa version écrite, donc n'hésitez pas à vous documenter davantage.

 


 

Mesdames et Messieurs,

Il y a un mois, je démontrais ici-même à quel point l'idée d'un Plan Climat pour Renens était dérisoire au-delà du ridicule, tout en sachant très bien qu'il sera adopté ce soir. Einstein avait une citation sur l'infini qui me paraît appropriée, si vous la connaissez.

Je comprends bien la peur panique et le besoin d'agir de tous ceux qui vivent dans la terreur climatique distillée à longueur de journée par des médias avides de sensationnel, et exploitée par des politiciens pétris de collectivisme. Pourtant la réalité scientifique, la vraie, est parfaitement limpide: il n'y a aucune preuve d'un réchauffement climatique d'origine humaine. Il n'y a même pas de preuve d'un réchauffement climatique mondial, tout court.

Maintenant que la bronca s'est apaisée, laissez-moi poursuivre. Pour vous exprimer, votre tour viendra.

J'imagine la douleur qui est la vôtre d'entendre quelque chose d'aussi… Blasphématoire. Pourtant, c'est vrai. Parce que, pour parler d'un réchauffement, il faut être en mesure de connaître les températures du passé, n'est-ce-pas? Et nous ne connaissons que très peu, et très mal, les températures du lointain passé. Les récits historiques? La mesure de cernes de troncs d'arbre? Les carottages de glace, alors qu'il n'y avait pas de glace sur Terre pendant 80% du temps géologique? Quelques morceaux incertains d'un puzzle en millions de pièces.

Peut-être pensez-vous que nous connaissons mieux les températures du passé récent, disons, les cent dernières années? Il y a un siècle, la plupart des gens en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud n'avaient jamais vu un scientifique européen de leur vie. Imaginer qu'il y ait eu hors d'Europe (et même dans certaines zones d'Europe) un maillage de stations météorologiques dûment étalonnées et relevées quotidiennement, le minimum pour essayer de comprendre quoi que ce soit à l'histoire climatique, tient du doux rêve.

Les températures du présent, alors? Peine perdue! En 2016, hier quasiment, et plusieurs décennies après le début de l'hystérie climatique, il n'y a toujours pas de station météorologique permanente dans un tiers de l'Amérique du Sud et les deux tiers de l'Afrique. La couverture des océans - 70% de la surface de la Terre - est totalement dérisoire. Aujourd'hui encore, nous ne connaissons pas la température à l'échelle du globe. Alors que font les pseudo-scientifiques qui veulent "montrer" un réchauffement planétaire? Ils inventent les valeurs manquantes! Ce n'est qu'une fraude parmi tant d'autres dans ce dossier.

Les températures du futur, alors? Notre ultime planche de salut? Même pas. Car voyez-vous, depuis les quelques trente ans que la théorie du réchauffement climatique existe, chaque année voit fleurir ses nouveaux modèles, qui prédisent invariablement l'apocalypse climatique en 2050, puis maintenant 2100 puisqu'il s'agit de toujours trouver une date suffisamment éloignée pour que plus personne ne soit là à l'heure de rendre des comptes. Or, tous ces modèles ont un problème: ils prévoient des évolutions de la température complètement erronées par rapport à ce qui est mesuré dès l'année suivante.

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90 modèles face à la réalité mesurée… Conclusion: la réalité a tort!
(cliquez sur l'image pour agrandir)

Expliquez-moi. Comment un modèle incapable de prédire la température moyenne dès l'année suivante serait en mesure de prédire une température moyenne exacte, au dixième de degré près, à quasiment un siècle de là?

Je vous laisse méditer là-dessus une seconde.

Résumons: nous ne connaissons pas les températures du passé, nous ne connaissons pas les températures du présent, et nous ne connaissons pas les températures de l'avenir. Et encore ne parlons-nous ici que des températures, même pas de l'influence de l'homme dans celle-ci. Il existe bien d'autres domaines de la climatologie, de la dynamique atmosphérique à l'effet du cycle de l'eau, où nous en connaissons encore moins.

Pour déplaisant soit l'argument pour vos croyances, dire qu'en matière de climat nous ne savons quasiment rien est scientifiquement irréprochable, et malheureusement, la seule vérité.

Dans ces circonstances, décréter des taxes "climatiques" pour essayer de modifier le comportement de nos concitoyens dans la production de CO2 et prétendre que cela aura un effet sur la température en 2100 s'apparente à du grand n'importe quoi.

Mais l'idéologie n'a que faire du doute, aussi je m'attends à quelques protestations. En général, la dernière cartouche tirée, le dernier argument de ceux qui n'en ont aucun, consiste à se retrancher derrière le fameux consensus de 97% de scientifiques qui soutiendraient certains aspects de la thèse du réchauffement climatique. Cet argument n'en a jamais été un. La démarche scientifique consiste à émettre des hypothèses et à les prouver à l'aide de modèles ; et si la preuve échoue, la théorie doit retourner en cuisine. C'est aussi simple que ça.

Si la science était affaire de consensus, Galilée aurait tort et nous estimerions encore que la Terre est le centre de l'univers. Heureusement, ce consensus de 97% est aussi un mensonge, ou plus exactement, une fraude scientifique, une de plus, basée sur l'interprétation biaisée d'articles de recherche soigneusement sélectionnés. Cela n'empêche pas certains de s'en servir car "un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité" disait quelqu'un qui inspire peut-être ces gens.

Je m'en excuse par avance auprès de ceux qui pourraient en être dérangés, je n'ai pas fini d'intervenir sur le sujet controversé du Réchauffement Climatique d'Origine Humaine, même si je dois ainsi contribuer à échauffer cette salle.

Je vous remercie.

03 avril 2019

Comment tuer deux fois un cétacé

Souhaitant sans doute surfer sur la vague écolo-revendicative de son jeune lectorat, le 20 Minutes de mercredi se fait l'écho d'une manipulation assez infâme sur la base de la mort d'un cachalot en Italie.

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Photo d'écran 20 Minutes

"Portante, elle avait 22 kg de plastique dans le ventre", s'émeut l'article. L'indignation est grande en Italie de cette triste scène découverte sur une plage de Porto Cervo, au nord de la Sardaigne. Elle est d'ailleurs de plus en plus fréquente, relate le journaliste, et on lui accorde raison - bien qu'il puisse aussi s'agir d'une sensibilité plus grande des médias face à ce genre d'information.

Sur cette base factuelle, l'article prend vite une tournure politique en reprenant les propos du Ministre italien Sergio Casta (sic, il s'agit en fait de Sergio Costa mais on ne va pas chipoter). En bon politicien le Ministre de l'environnement, proche du mouvement 5 étoiles, profite de la mort du cétacé pour relancer des politiques pour limiter l'usage massif des plastiques.

Usant de la même stratégie pour en rajouter une louche, le journaliste rappelle que l'Union Européenne, la séduisante organisation supranationale, agit pour sauver la planète:

Cotons-tiges, pailles, touillettes à café: le Parlement européen a entériné mercredi dernier à une large majorité la fin dans l'Union européenne, à partir de 2021, de ces produits en plastique à usage unique qui polluent les océans.


Bien entendu, les commentaires abondent dans le sens de l'article - "Qui après ça osera encore prétendre que la protection de l'environnement n'est pas une priorité absolue?", déplore le plus populaire d'entre eux. Mais ceci n'est qu'une manipulation de plus, comme nous allons voir.

La mise en contexte qui n'aura pas lieu

La construction de l'article est assez classique de ce qui tient actuellement lieu de journalisme: un titre choquant (on ne sait même pas alors qu'il s'agit d'un animal!) conçu pour "chasser les clics", une photo spectaculaire, un tiers de l'article factuel et deux tiers de mise en contexte difficile à distinguer de la pure propagande.

La femelle cachalot échouée avait-elle vraiment vingt-deux kilos de cotons-tiges, pailles, touillettes à café, ces produits en plastique à usage unique qui polluent les océans? Une masse de vingt-deux kilos de ce genre d'objet semble invraisemblable quand on voit la quantité d'autres déchets en plastique flottant dans les mers - des bouteilles, des sacs et autres morceaux de bâche. Mais aller dans cette direction ne permet pas d'aller dans la bonne direction.

Pourtant, si le but est bien de sauver les cachalots et la vie marine, il faut se donner la peine, même si le chemin n'est pas agréable. La vérité déplaisante a été révélée il y a peu: 95% du plastique des océans provient des pays du tiers-monde ou des pays émergents. 19 kilos sur 20.

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La (non) gestion des déchets plastiques le long du fleuve Niger

Il serait facile de défausser l'information comme un nouveau délire complotiste de tel ou tel groupuscule mais c'est le résultat d'une étude scientifique sérieuse dont les vrais médias, ceux qui informent, ont rendu compte.

N'espérez pas voir ce genre de nouvelle circuler sur la RTS ou dans la presse romande, jamais.

Des scientifiques ont simplement analysé sur 79 sites les débris plastiques charriés par 57 cours d'eau, y compris les microplastiques de moins de 5 mm. Leur conclusion est sans appel: 95% de la pollution plastique qui se déverse dans les océans à travers les fleuves vient de seulement dix d'entre eux: deux en Afrique (le Nil et le Niger) et huit en Asie (le Gange, l'Indus, le Mékong, le Fleuve Jaune, le Fleuve Bleu, la Rivière des Perles, l'Amour et le Hai He).

Bien avant l'étude scientifique qui le prouve, cet état de fait aurait pu être confirmé visuellement par quiconque a voyagé dans ces pays, comme moi. Le concept même de préservation de l'environnement à grande échelle est une invention occidentale, une singularité dont le reste du monde ne se préoccupe guère. Et je ne suis pas loin de penser que cette approche "culturelle" de la non-gestion des déchets perdure lorsque ces gens émigrent, et pourrait expliquer une bonne partie de la pollution plastique qu'on retrouve dans la nature au sein des pays occidentaux. Je ne dis pas que les Occidentaux sont parfaitement propres, loin s'en faut, mais il faut bien reconnaître que l'idée de ne pas balancer ses ordures n'importe où n'a pas fait son chemin dans tous les pays de la même façon.

Mais voilà, admettre cela, c'est admettre beaucoup de choses, un véritable bouleversement intellectuel qui ravagerait l'esprit engagé de beaucoup d'écologistes, surtout les plus jeunes. Mieux vaut donc leur cacher la vérité.

Sauver les baleines ou sauver les apparences pour des gains électoraux?

Plusieurs lecteurs (dont votre serviteur) firent remarquer que les pays du Tiers-Monde sont responsables de l'écrasante majorité de la pollution plastique des océans, mais les modérateurs de 20 Minutes ont un moyen simple de neutraliser les commentaires contradictoires: ils en retardent la publication de quelques heures afin que les commentaires les plus "convenablement indignés" disposent d'un avantage de vote conséquent, et l'affaire est dans le sac.

Si l'Italie, l'UE ou même tous les pays occidentaux avaient banni les cotons-tiges, pailles et touillettes à café, et même tout le plastique possible et imaginable, la femelle cachalot de Porto Cervo aurait eu 5% de plastique en moins dans l'estomac, soit encore 20,5 kilos, et serait morte quand même.

Les écologistes européens le savent et se gardent bien de le dire. Ils comptent culpabiliser le grand public pour se faire élire. Ils votent ensuite de nouvelles taxes et des lois permettant d'offrir des prébendes à des lobbys de certification écologique. Ils s'évertuent en paroles à rendre plus propre encore des pays où il n'y a aucun problème sérieux de pollution, tandis que le reste du monde vire peu à peu au cloaque et que les océans s'empoisonnent de plastique, une réalité bien plus concrète que le prétendu réchauffement climatique.

La femelle cachalot échouée en Italie est morte deux fois ; la première du plastique ingéré, la seconde des mensonges bâtis sur son triste destin pour de lamentables objectifs politiques.

Tant que nous refusons d'ouvrir les yeux sur l'origine de la pollution plastique des océans, il n'y a aucune chance d'arranger la situation. Aucune.

24 mars 2019

Donald Trump blanchi de l'accusation de collusion avec la Russie

L'affaire traînait comme une douleur lancinante de l'élection de Trump: le Président des États-Unis n'avait pas remporté l'élection présidentielle de façon honnête mais en la manipulant, grâce à l'aide de désinformation en provenance de la Russie.

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Beaucoup de mensonges ont été proférés depuis le début de cette chasse aux sorcières commencée il y a plus de deux ans, et comme celle-ci vire désormais à l'eau de boudin pour les Démocrates qui en sont à l'origine, on peut s'attendre dès lundi à un nouveau narrative visant à donner de nouveaux angles d'attaque à l'opposition. Une archive de la page Wikipédia en rapport avec cette affaire permettra de voir "l'évolution de la vérité" officielle... En attendant, faisons le point de la situation.

L'enquête

Robert Mueller, nommé le 17 mai 2017 par le Procureur Général Adjoint Rod Rosenstein (voir ici pour les liens entre les deux personnages) dispose de moyens immenses pour enquêter sur la "possible collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump dans le cadre de l'élection de 2016".

La Croix nous donne un aperçu des moyens dont disposait en 2018 le Procureur Spécial:

Robert Mueller (...) dirige une équipe de 16 permanents, des spécialistes de la Russie, de la criminalité organisée, de la fraude fiscale et du blanchiment d’argent, du contre-espionnage, du piratage informatique et de la cybercriminalité, issus du FBI ou recrutés à l’extérieur pour leurs compétences particulières. Le procureur et ses collaborateurs travaillent avec l’appui des services du FBI.


Leur cible?

Le champ d’investigation de l’enquête couvre cinq domaines : les transactions financières de l’entourage de Donald Trump, en particulier les activités de consultant en Ukraine de son ancien directeur de campagne Paul Manafort et les pratiques commerciales de son avocat personnel Michael Cohen ; l’interférence russe dans la campagne de 2016, à travers notamment la diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, le piratage des boîtes mails du parti démocrate et du directeur de campagne d’Hillary Clinton et leur publication ; les contacts et la coordination éventuelle entre l’entourage de Donald Trump et des personnes travaillant pour la Russie pendant la campagne électorale ; les contacts entre les Russes et des représentants de Donald Trump pendant la période de transition entre son élection et son entrée en fonction ; l’entrave à la justice, c’est-à-dire les éventuelles actions de Donald Trump et de son entourage pour entraver l’enquête, comme le limogeage du directeur du FBI James Comey en mai 2017.


Des moyens immenses donc, mais pour parvenir à quoi?

Beaucoup de filets, peu de prises

Les résultats concrets de l'enquête de Robert Mueller sont maigres, pour ne pas dire inexistants. Quatre collaborateurs de la campagne de Trump sont formellement inculpés, principalement pour fraude fiscale, blanchiment d’argent et fausses déclarations au FBI, mais aucun pour des activités ayant trait à la raison pour laquelle l'enquête a été ouverte, c'est-à-dire une collusion avec la Russie.

George Papadopoulos, un collaborateur mineur, est condamné à quatorze jours (!) de prison. Alex van der Zwaan, un avocat néerlandais, à trente jours de prison. Michael Flynn, bref conseiller à la sécurité du gouvernement Trump et unique affilié démocrate de son équipe, et Rick Gates, collaborateur de Paul Manafort, sont en attente de jugement, pour des délits de parjure pour le premier et de la fraude fiscale pour le second. Michaël Cohen, ancien avocat de Trump, retourne sa veste et témoigne devant le Congrès - alors même qu'il est mis sous accusation de parjure - pour charger son ancien patron, le traitant désormais de "tricheur", de "raciste" et de "menteur", des termes repris comme du petit lait par les médias. Même lui, pourtant, admet ne pas avoir de "preuves concrètes" d'une collusion avec les Russes.

Le plus gros poisson pêché - et le plus lourdement puni - est Paul Manafort, directeur de campagne de Trump pendant la première moitié de l'année 2016. Il est condamné à travers plusieurs chefs d'accusation à plus de sept ans de prison. Mais, là encore, les faits qui lui valent l'incarcération ont trait à de la fraude fiscale et des délits sans rapport avec l'ingérence russe. En outre, ils sont antérieurs à sa collaboration avec le magnat de l'immobilier.

Sur le plan des chiffres, l'enquête de Robert Mueller semble impressionnante: plus de 200 poursuites pénales et l'inculpation de 34 individus, dont 29 agents russes et trois entreprises. Ces chiffres ont été et seront encore repris par les Démocrates et les médias pour la présenter comme un succès. Malheureusement pour un public avide de sensations, poursuite pénale et inculpation ne veulent pas forcément dire condamnation ; et surtout, rien n'a été jusqu'ici trouvé qui confirme la raison pour laquelle le Procureur Spécial a été nommé, c'est-à-dire, rappelons-le encore, la moindre trace de collusion entre la Russie et l'équipe de Donald Trump ou Donald Trump lui-même.

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On peut penser que Mueller ait été juste à deux doigts de trouver quelque chose de vraiment juteux, un bon gros scandale reliant Trump à Moscou, ou pourquoi pas, pire encore. L'hypothèse fera les délices de tous les amateurs de théories du complot ; comptons bien sur les nombreux "experts" invités sur les plateaux de télévision pour orienter la pensée du grand public en ce sens.

Malheureusement, cette analyse ne tient pas debout. D'une part, Robert Mueller enquête pratiquement sans limite depuis presque deux ans et dispose d'une quantité d'information immense ; rappelons qu'Obama espionna toute la campagne Trump (sur la base de faux documents) bien avant que celui-ci ne soit élu. Si ces archives avaient produit quoi que ce soit d'utile contre Trump, le filon aurait été exploité depuis longtemps. De plus, la grande porosité entretenue à dessein entre l'équipe de Mueller et les médias - certains furent carrément avertis à l'avance de cibles d'arrestations pour venir préparer leurs caméras - laisse à penser que si la fameuse piste prometteuse avait existé, le grand public en aurait déjà entendu parler. Mueller en aurait eu besoin pour relancer son enquête.

L'hypothèse la plus vraisemblable est que Mueller n'a rien trouvé. Nous aurons le fin mot de l'histoire lorsque le rapport sera rendu public, ce qui se produira rapidement. Mais même en attendant ce moment, nous savons déjà que le Procureur Spécial a capitulé. Deux faits indiscutables nous le prouvent.

Premièrement, Robert Mueller a affirmé qu'il n'y aura pas de nouvelles inculpations, c'est-à-dire que son enquête n'a pas produit d'éléments suffisants pour inquiéter qui que ce soit de plus que les gens déjà poursuivis. Ni Trump, ni les membres de sa famille, ni les membres de son gouvernement, ni ses proches collaborateurs ne sont donc soupçonnés de quoi que ce soit de crédible.

Deuxièmement, dans une lettre envoyée aux membres du Congrès, le Procureur Général William Barr, première personne à lire le rapport, précise qu'il n'y a pas eu d'obstruction à la justice de la part du Président Trump. Le principal argument que les Démocrates pensaient employer pour poursuivre leur guérilla judiciaire vient de faire long feu.

On peut toujours chanter que la vérité est ailleurs, mais il est de plus en plus difficile de ne pas passer pour un illuminé...

Deux ans de mensonges et un retour de bâton bien mérité

Depuis le lendemain de l'élection de Trump et l'émergence de ce soi-disant "complot russe", les médias américains alignés sur les Démocrates (et les médias internationaux reprenant le tout avec empressement) ont bâti de toute pièce un mensonge colossal et s'en sont servi pour créer une atmosphère détestable. Trump n'était pas le Président légitime des États-Unis. Il avait volé son élection. Chaque jour apportait son lot de nouvelles révélations. Chaque jour, l'étau se resserrait. Chaque jour était un pas de plus vers la destitution de l'imposteur.

Au-delà des mensonges, ces assertions contribuèrent à diviser la société américaine comme jamais. Il y avait d'un côté "ceux qui savaient", appuyés par les médias, cultivant leur haine de Trump et pensant que sa destitution était imminente, et de l'autre les "naïfs" ou les "croyants", supporters de Trump évidemment en faute, accusés non seulement de soutenir un Président illégitime mais en plus d'être devenus les alliés de fait d'intérêts étrangers. Finalement, ces accusations de "complot russe" mirent à mal les relations entre deux puissances nucléaires.

Pour un bon compte-rendu de cette situation et de l'importance des conclusions du rapport Mueller, le présentateur vedette Tucker Carlson de Fox News fit un résumé remarquable des enjeux.

Voici une traduction des meilleurs passages de la vidéo, dont on peut trouver une transcription complète.

Pour le moment, nous aimerions prendre un instant pour mettre en perspective cette histoire tentaculaire. Notre travail dans cette émission est de nous rappeler les choses, de créer un enregistrement de ce qui s'est passé dans ce pays au cours des dernières années et de ce qui lui est arrivé. Nos petits-enfants voudront savoir. Si la gauche l'emporte, ils ne verront jamais ces détails. Tout sera blanchi à la chaux, comme beaucoup d'autres passages de notre histoire. Alors rappelons-nous, pour mémoire, des buts de l'enquête de Robert Mueller, pourquoi un Procureur Spécial a été nommé au départ. Il ne s'agissait pas de savoir si le Président avait trafiqué des abattements d'impôts sur ses déclarations de revenus d'il y a trente ans. Il ne s'agissait pas de savoir s'il voulait construire un autre hôtel dans un pays étranger. Dès le premier jour, l'enquête de Mueller se justifiait par une seule question: Donald Trump a-t-il commis une collusion avec le gouvernement russe pour voler l'élection présidentielle de 2016? Le Président a-t-il trahi son pays? Pendant près de trois ans, les Démocrates nous ont dit qu'il l'avait effectivement fait.

Beto O'Rourke: "Il ne fait aucun doute que même s'il n'y avait pas collusion, il y avait au moins une tentative de collusion."

Adam Schiff: "Je pense qu'il existe de nombreuses preuves de collusion ou de complot exposées à la vue de tous."

Maxine Waters: "Il y a encore beaucoup à apprendre à ce sujet. Je crois qu'il y a eu collusion."

John Podesta : "Ça sent de plus en plus une odeur de collusion."

Nancy Pelosi: "Nous avons vu des preuves irréfutables de la campagne Trump: la famille Trump avait bien l'intention de s'entendre avec la Russie en fin de compte."

Si vous avez vécu dans ce pays, il est difficile d'avoir manqué les accusations comme celles que vous venez d'entendre. Maxine Waters est une personne inconséquente, un festival sur pieds. Mais Nancy Pelosi n'est pas du même calibre. Elle préside la Chambre des Représentants. Elle est troisième dans l'ordre de succession de la Présidence. Adam Schiff est Président du comité du renseignement de la Chambre. Il est au courant des informations les plus secrètes que possède notre gouvernement. John Podesta a été le chef d'état-major d'une Maison Blanche et le conseiller principal d'une autre. Beto O'Rourke a collecté plus d'argent que tous les autres candidats à la présidence en 2020. Ces gens ne sont pas des personnages périphériques. Ce sont les membres les plus éminentes du parti démocrate actuel . Nous les avons pris au sérieux. Nous nous sommes sentis obligés de comprendre pourquoi ils traitaient le Président des États-Unis de traître.


Il y a encore bien davantage dans la séquence de 11 minutes, y compris une couverture médiatique stupéfiante incluant des commentateurs comparant Trump à Benedict Arnold et suggérant ouvertement qu'il soit pendu.

Rien de tout cela n'était accidentel ni ne survint par erreur. Dès l'instant où Donald Trump prit ses fonctions, les Démocrates et les médias mirent en branle un récit qu'ils souhaitaient désespérément voir devenir vrai. Ils ne furent jamais réellement préoccupés par l'état du pays. À la place, ils cherchaient simplement une excuse pour destituer Trump de ses fonctions car ils n'aimaient pas le résultat des élections de 2016.

Le plan était d'une simplicité extrême: creuser jusqu'à trouver quelque chose. Piéger des collaborateurs sur des accusations de parjure ou des faits sans rapport avec une collusion, puis leur faire miroiter une amnistie et les faire chanter pour atteindre le domino suivant, et ainsi de suite jusqu'à Trump. Tout le monde étant corrompu à New York, le magnat de l'immobilier devait bien avoir quelque chose à cacher. Au pire, si vraiment aucun lien avec la Russie n'était déterré, on pourrait toujours l'accuser d'obstruction à la justice. Mais malgré deux ans d'enquête, rien n'y fit.

Maintenant que le pseudo-récit est en train de s'effondrer, il devrait y avoir des répercussions. Tucker poursuit sur cette voie:

Tout ceci doit avoir des conséquences. Une fois le rapport Mueller publié et qu'il devient incontestable que, quels que soient ses défauts, Donald Trump n’a pas collaboré avec les Russes, les nombreuses personnes qui ont prétendu de manière persistante et sans la moindre preuve qu’il avait collaboré avec les Russes doivent être punies. Non pas inculpées ni emprisonnées, mais obligées de s'excuser et de porter un regard critique quant à leur propre comportement.

Si des Républicains avaient passé trois années entières à prétendre de façon erronée que Barack Obama agisse en collusion avec le gouvernement iranien, ceux qui l'auraient prétendu pourraient-ils continuer à travailler dans la politique ou dans les médias? C’est une question rhétorique.


Que ces gens soient licenciés ou non, ils ne devraient plus avoir la moindre crédibilité après un tel fiasco. Tout journaliste, homme politique démocrate ou ancien responsable de la CIA perpétuant ce mensonge et refusant un mea culpa sincère ne devrait plus jamais être pris au sérieux. Il devrait également y avoir une véritable enquête sur la légalité de ce qui s'est passé et les personnes qui ont divulgué des informations classifiées pour nourrir cette farce. Si John Brennan et Adam Schiff organisaient des fuites vers CNN, comme on le soupçonne depuis longtemps, ils devraient être tenus pour responsables devant la loi. Si des responsables de l'Administration Obama ont utilisé de faux prétextes et révélés des individus de façon sélectives pour forcer une enquête partisane, cela devrait entraîner des conséquences réelles. Si les responsables du FBI ont menti à un tribunal, cela ne peut pas être simplement écarté d'un revers de la main.

Rien de tout cela n'est une vengeance judiciaire contre des ennemis politiques. C'est le besoin essentiel d'un système de justice fonctionnant de façon équitable et impartiale. Ce triste épisode de l'histoire américaine a été profondément préjudiciable, entraînant des disputes et des violences publiques alors que les membres du mouvement #resistTrump se déchaînaient, poussés par un récit qui n’avait jamais eu de fondement factuel. 67% des Démocrates pensent aujourd'hui encore que Trump a non seulement collaboré avec la Russie, mais que celle-ci a changé le résultat des votes. C'est complètement fou et le résultat direct de mensonges quotidiens sur des faits avancés sans la moindre preuve.

Crédibilité en miettes

Nous ne devons jamais oublier ce qui vient de se passer. Alors même que le Rapport Mueller est remis au Gouvernement des États-Unis, les médias commencent à en diminuer l'importance ou à passer gentiment à autre chose. C'est trop facile.

Pendant deux ans, ils ont surfé sur la vague du complot russe, ils ont érigé des autels à Robert Mueller et lui ont brûlé des cierges. Ils ont menti continuellement au grand public comme des arracheurs de dents, sans retenue et sans remords.

Tous les politiciens, tous les médias, tous les éditorialistes, tous les experts, tous les leaders d'opinion sur Twitter et tous les membres du grand public qui ont gobé sans hésitation cette fable débile de complot russe se sont officiellement discrédités à vie. L'autorité et la crédibilité restent uniquement entre les mains de la minorité qui avait gardé assez de sang-froid pendant ce tsunami de propagande sans précédent.

Et il est temps pour la justice américaine de se remettre au travail et de déterminer les responsabilités de ce qu'il faut bien appeler, comme Trump le fait depuis deux ans, une chasse aux sorcières.

14 mars 2019

Un rejet total de la théorie du Réchauffement climatique (première partie)

Ce 14 mars le Conseil Communal de Renens examine un postulat décrétant à Renens la mise en place d'un plan climat. Ce genre de texte - dans la continuité d'un texte similaire adopté au niveau du Canton, on a les élus qu'on mérite - réclame un état des lieux des émissions de CO2 et un plan, avec objectifs chiffrés et méthodes de mise en œuvre pour réduire nos émissions.

Le totalitarisme écologique est en marche. Au vu de l'énergie déployée pour le matraquer dans tous les esprits helvétiques, les fruits de cette fuite en avant seront certainement récoltés lors des élections fédérales de l'automne.

Mais, échaudé par plusieurs interventions visant à préparer le terrain, je me suis dit qu'il fallait protester. Fut-ce seul, et même le dernier, je serais l'homme qui dit Non. Gageure: essayer de désamorcer l'hystérie climatique dans le temps imparti pour l'intervention à la tribune d'un Conseiller Communal.

Voici donc mon humble tentative, qui suscita de nombreux remous. Le texte prononcé ne contenait évidemment pas de liens mais puisque Internet le permet, autant s'en servir!

 


 

Mesdames et Messieurs,

Le Réchauffement Climatique - Pardon, le Changement Climatique - Pardon, le Dérèglement Climatique, est à nos portes. Sonnez le tocsin! Réclamez l'état d'urgence! "La maison brûle et nous regardons ailleurs", déclamait le Président français Jacques Chirac au Sommet de Johannesburg en 2002, il y a à peine dix-sept ans, sous la plume d'un certain Nicolas Hulot.

Dix-sept ans. M. Chirac faisait référence au bon vieux Protocole de Kyoto signé cinq ans plus tôt dans la foulée du premier rapport alarmiste du GIEC, l'organisation politique, et surtout pas scientifique, en charge du climat au sein de l'ONU.

L'hystérie climatique fêtera bientôt ses trente ans. Elle est plus ancienne que la chair à canon écolière que les enseignants envoient dans les rues. Mais elle marche! Elle marche comme jamais! Et je comprends qu'on l'aime et qu'on en redemande. Voir tous ces pauvres gens militer et scander pour réclamer qu'on leur inflige plus d'interdictions et de taxes, pour un politicien de gauche, une réussite pareille doit mettre la larme à l’œil! Tout cela pendant qu'à Davos on vient en jet privé pleurer à chaudes larmes sur la planète. 1500 vols de jets privés lors de l'édition 2019 du Forum de Davos, qui durait une semaine. Un nombre en hausse de 15% par rapport à l'année précédente! Oui, l'inquiétude climatique atteint tous les records.

J'espère que de nombreux élèves se délecteront de leurs voyages d'étude en train pour que des gens plus importants qu'eux puissent continuer à vivre dans un confort digne de leur statut. Voilà l'essence même du combat climatique.

Pour combattre le méchant climat, il est essentiel que chacun sache où est sa place. La place de la Suisse est facile à deviner: le bon élève sacrificiel, comme d'habitude. Alors que notre pays est l'un des plus propres du monde, il faut se saigner aux quatre veines pour faire encore mieux - réduire de moitié d'ici 2030 nos émissions de CO2 par rapport à 1990. Nous nous y sommes engagés, paraît-il.

À quoi cela sert-il ? Strictement à rien. Le monde entier s'en fiche. Quant aux effets sur le climat, c'est encore pire. Thomas Matter, Conseiller National, rappela à Berne que si la Suisse réduisait ses émissions de CO2 à zéro, "la température du globe n’en serait pas modifiée d’un millionième de degré." La Chine, de son côté, "émet une telle quantité de CO2 que le 1er janvier à midi déjà, ce pays atteint le taux d'émissions annuel de la Suisse."

L'individu doté d'un zeste d'esprit critique, s'il en existe encore, pourrait penser que réduire la pollution chinoise pourrait avoir plus d'effet que de s'acharner inutilement ici. Mais non. Les fameux Accords de Paris érigés en texte sacré de la nouvelle religion réclament des sacrifices de notre part, mais aucun de la Chine. La Chine, elle, n'a qu'à "stabiliser ses émissions de CO2", quelque part vers 2035. Une injustice dont les défenseurs de l'environnement s'accommodent décidément fort bien.

Mais tout cela n'a aucune importance, et je vous l'expliquerai dans une prochaine intervention. Pour conclure, quelques chiffres: notre pays représente 0,03% de la superficie mondiale et 0,11% de sa population. Renens représente 0,0071% de la superficie de la Suisse, et 0,24% de sa population.

Je suis sûr que Gaïa attend le Plan Climat de Renens avec impatience.

Oh, je sais, "les petits ruisseaux font les grandes rivières", "il n'y a que le premier pas qui coûte", les proverbes ne coûtent pas cher lorsqu'il s'agit de faire passer le suppositoire. On n'emploiera pas en revanche "un sou est un sou" ou "je ne crois que ce que je vois", parce que l'apocalypse se fait attendre. En attendant, l'argent des indulgences climatiques n'est pas perdu pour tout le monde.

Je vous remercie.

21 février 2019

Confessions d'un Internaute corrompu

"Gagnez de l'argent sans vous fatiguer! Aucune qualification requise!" Ces "offres d'emploi" pour du travail à domicile ou non se retrouvent régulièrement dans les boîtes aux lettres de tout un chacun, mais à quoi correspondent-elles?

Une Internaute se présentant le pseudo de princessarista nous livre son témoignage sur Reddit. Il est assez instructif de la façon dont l'opinion semble de plus en plus manipulée sur Internet.

 


 

Je suis payée pour poster sur Reddit

Je pourrais avoir des ennuis en racontant tout cela, mais je suis sur le point de décrocher un meilleur job de toute façon. Je pense que les gens devraient savoir avec qui ils discutent.

Avez-vous déjà répondu à une de ces offres de "travail en ligne"? Quelquefois, les compagnies de relations publiques embauchent bon marché de jeunes travailleurs comme moi pour créer en ligne un faux sentiment de consensus. On appelle ça le marketing camouflé, mais à mes yeux c'est juste du mensonge. J'ai été payée pour le faire ici et dans les commentaires d'un certain site d'information pour le public féminin.

Simplement, je vais dans un petit bureau six jours par semaine, travaillant juste ce qu'il faut pour que mon activité ne soit pas qualifiée de travail à temps plein. Il y a environ vingt d'entre nous là-bas un jour donné, des gens différents chaque jour. Ils continuent à faire tourner les gens et à embaucher des extras pour que personne n'arrive à quarante heures [hebdomadaires].

Certains d'entre nous ne font même pas du marketing pour le même client, mais nous travaillons clairement pour la même firme de relations publiques. Je viens de dire "travaillons pour"? Nous sommes tous des "employés à titre temporaire", pour sûr.

Je navigue dans les sections de commentaires à la recherche du politicien dont je dois m'occuper. On nous donne un script. Si un commentateur mentionne A, alors nous devons répondre avec B. Si un commentateur mentionne "un quelconque point négatif X", nous devons répondre avec un vague contrepoint, comme considérer notre candidat comme "authentique" ou affirmer "regarde ce qu'il a accompli" mais sans rentrer dans rien de plus spécifique.

Il y a même un script pour quand l'autre commentateur est en train de remporter la discussion. Nous avons spécifiquement pour instruction de faire dérailler la discussion. On balance de la boue, et à la fin, on accuse l'autre commentateur d'être un adepte de théories du complot/un taré à chapeau en feuille d'alu. De cette façon, quiconque lisant la discussion verra ces points négatifs associés à des gens bizarres.

Je suis entrée en discussion aujourd'hui avec quelqu'un qui était, à mon avis, membre de l'équipe d'un politicien adverse. J'utilisais mon script, et je pense qu'il devait lui aussi utiliser un script de son côté. Des réponses toutes faites qui s'enchaînaient. L'impression était étrange, une joute futile entre deux menteurs. Je me demandais, qu'est-ce que cette personne pense vraiment?

Quoi qu'il en soit, je pense que les gens devraient savoir qu'il ne faut pas prendre trop au sérieux les discussions politiques qu'ils lisent [sur les réseaux sociaux]. Si vous voulez avoir un échange sincère sur le sujet, faites-le en personne ou dans un groupe Facebook au sein duquel vous connaissez vraiment les personnes qui interviennent. Si vous discutez de politique sur n'importe quel forum anonyme, il y a des chances que vous soyez juste en train de vous prendre le bec avec un employé d'une société de marketing.

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Triste, mais très vraisemblable. Et on peut parier que d'ici quelques temps, si ce n'est déjà fait, les IA remplaceront ces petites mains pour se livrer à leur sinistre besogne de manipulation, 24 heures sur 24, sans rien laisser passer.

Jamais dans notre société le rapport signal/bruit n'a été aussi défavorable à l'émergence d'opinions construites sur de la véritable information.

16 septembre 2018

Bonne santé de l'économie américaine: merci Obama?

Le dernier débat économico-politique du moment: la bonne santé de l'économie américaine serait à mettre au crédit du Président sortant, Barack Obama, et non à celle de son Président actuel, Donald Trump. La polémique surgit avec un timing tout à fait judicieux alors que se profilent les élections de mi-mandat.

barack-obama-11530968525cgpqnawypv.pngPour découvrir ce dernier narrative venu d'outre-atlantique, il suffit de lire la presse francophone, laquelle reprend sans retenue les médias américains pourvu qu'ils fussent marqués à gauche. Ainsi, dans Le Devoir, on lit en toute objectivité que Barack Obama, "relativement discret depuis son départ de la Maison-Blanche", est "sorti de sa réserve (...) pour mettre les points sur les i."

Il faut avoir le cœur bien accroché pour lire pareil panégyrique sans s'étrangler. Notez comme le journaliste présente Barack Obama, quelqu'un qui se sent "obligé de réagir" face aux mensonges de Trump. Au nom de la Vérité, le vieux guerrier pétri de sagesse sort bien malgré lui de sa paisible retraite... Retraite dans laquelle, il faut bien le dire, l'ex-président n'est jamais rentré. Et qu'annonce le 44e président des États-Unis depuis l'Illinois?

Barack Obama a d’abord rappelé le contexte : lorsqu’il avait pris ses fonctions en 2009, l’économie américaine perdait 800 000 emplois chaque mois. C’était la crise mondiale, avec des effets inédits depuis la Seconde Guerre mondiale. Donald Trump est, lui, arrivé dans une économie assainie. « Quand j’ai quitté mes fonctions, le revenu des ménages était proche d’un record […] et les salaires augmentaient », a fait valoir Obama. « Quand j’entends combien l’économie se porte bien, je dis : rappelons-nous quand la reprise a commencé. Je suis heureux que cela se poursuive, mais quand on entend parler de miracle économique […], je dois leur rappeler que les chiffres relatifs à l’emploi sont assez proches de ce qu’ils étaient en 2015 et 2016. »


On enchaîne avec les prétendus "experts" qui tentent de donner vie à cette version des faits:

« Il n’y a aucun doute que le crédit est à mettre au compte d’un mélange » des deux présidences, estime Douglas Holtz-Eakin, ancien directeur du Bureau du budget du Congrès. (...)

« Les chiffres montrent clairement que l’expansion a démarré sous le président Obama […] et Trump surfe sur les tendances dont il a hérité », a, de son côté, avancé Jared Bernstein, l’ancien conseiller économique du vice-président d’Obama, Joseph Biden.


Je suis le premier à admettre que Barack Obama accéda à la présidence dans une économie en crise, et dont il ne portait personnellement aucune responsabilité. Son idéologie, en revanche, était largement partie prenante dans le désastre, notamment à cause de l'octroi forcé de crédits immobiliers, pour des raisons raciales ou politiques, à des personnes manifestement insolvables. Et tout cela remonte à dix ans aujourd'hui.

Comme d'habitude, le New York Times est le fer de lance de la réécriture historique du moment, écrivant que "la reprise économique commencée sous Obama est maintenant présentée comme celle de Trump". L'article commence par admettre que sur pratiquement chaque critère mesurable l'économie américaine se porte bien, et passe les 1'400 mots suivants à expliquer que cette embellie n'a rien à voir avec l'agenda économique de Trump.

Que le New York Times présente une opinion politiquement marquée comme une vérité est son droit le plus strict, mais cela n'a rien à voir avec de l'information. Les propres archives du journal sont disponibles et abondantes pour se rappeler, il n'y a pas si longtemps, quelles étaient les perspectives économiques alors que Barack Obama s'apprêtait à transmettre le flambeau de la présidence à son successeur démocrate Hillary Clinton - un travail de vérification dont l'Investor's Business Daily se donne la peine.

La crise des subprimes survint au début du premier des deux mandats de Barack Obama. Il disposa de huit ans pour essayer de redresser la barre. Or en 2016 l'économie était encore en stagnation. La reprise après la crise était la plus faible depuis la Grande Dépression de 1929.

En fait, le New York Times lui-même décrivit l'économie sous Obama de cette façon en 2016:

"Pendant trois trimestres de suite, le taux de croissance de l'économie a oscillé autour d'un maigre 1%. Lors du dernier trimestre 2015 et du premier trimestre 2016, l'économie a cru à un faible taux de 0,9% et 0,8% respectivement, en rythme annuel. Les premières estimations pour le deuxième trimestre de cette année, annoncées vendredi, présagent d'un décevant 1,2%."


Le taux de croissance ne fit guère mieux pendant les trois derniers trimestres de 2016. Et le 27 janvier 2017, après que le gouvernement annonce que la croissance pour l'ensemble de 2016 atteignait un piètre 1,6% - le taux le plus faible depuis 5 ans - le New York Times rendit compte que "le Président Trump visait un taux de croissance juste un peu plus élevé." Le bureau bipartisan du Congrès sur le budget prévoyait une croissance de 1,9%.

La croissance fut d'une faiblesse si persistante pendant les deux mandats d'Obama que les journalistes commencèrent à préparer le grand public en évoquant une "stagnation permanente". Ils disaient que l'Amérique entrait dans une longue période de croissance faible et stable, résultante d'une lente hausse de la population et de la productivité. En août 2016, le New York Times déclara que "la réalité sous-jacente de la croissance faible hantera quiconque remporte la Maison Blanche."

Le mois suivant, CBS News annonça "qu'avec la croissance américaine en berne pendant plusieurs années, de nombreux économistes en viennent à penser que le pays est entré dans une période prolongée où toute croissance sera plus faible qu'elle ne fut par le passé."

En d'autres termes, il n'y avait aucune prédiction d'envolée de l'économie sur le radar de quiconque lorsque Trump prit place dans le Bureau Ovale. Maintenant que l'économie dépasse les attentes de tout le monde, les critiques de Trump prétendent que les ingrédients étaient déjà dans le gâteau, et le gâteau déjà dans le four.

donald_trump_PNG29.pngC'est vrai, l'activité économique dépend de paramètres mondiaux sur lesquels même le Président des États-Unis n'a pas prise. Mais l'Amérique va plutôt mieux que le reste du monde aujourd'hui.

Un mauvais Président peut ralentir, voire définitivement oblitérer l'activité économique de son pays en empilant des lois destructrices les unes après les autres - voyez le Venezuela pour la feuille de route. Un bon Président ne peut pas créer la croissance par sa seule volonté, mais peut faire en sorte que le cadre légal, fiscal et juridique devienne favorable à la création d'entreprises et aux profits. L'activité économique croît alors, et avec elle l'emploi et les salaires ; et à terme, même les rentrées fiscales augmentent.

C'est l'éternelle division entre les socialistes qui veulent changer la façon dont on distribue les parts de gâteau, et les libéraux qui font augmenter la taille du gâteau - pour tout le monde.

Quoi qu'en disent les acrimonieux médias occidentaux, les Américains se reconnaissent bien davantage dans la seconde catégorie que la première. Ainsi, l'optimisme grandit à travers la société américaine lorsque Trump remporta l'élection face à son adversaire Hillary Clinton et ses "enthousiasmantes" perspectives de stagnation. Maintenant que Trump a mis en place de nombreuses dérégulations et que la baisse de la fiscalité est sous toit, nous devrions continuer à voir une croissance américaine solide.

Les médias travaillent sans cesse à faire rentrer leur narrative dans les esprits, mais pour l'instant ils échouent. Les sondages montrent clairement que le grand public donne crédit à Trump pour l'embellie économique que traversent les États-Unis. Ils ont raison, et les médias ont tort.