26 juin 2013

L'Europe, vue de l'intérieur

Félicitations au Matin: une fois n'est pas coutume, le quotidien s'est fait l'écho du buzz de l'une des dernières vidéos de Tom Staal, animateur néerlandais, montrant de l'intérieur la gabegie européenne. Je me devais de faire relai moi-même, pour mémoire.

L'épisode nous dévoile les coulisses du Parlement Européen.

Un job de rêve pour politicien sans scrupules.
(activez les sous-titres en anglais)

Comme l'explique le Matin:

Outre l'absentéisme des députés européens, [Tom Staal] dénonce dans son sujet le faste et les privilèges entourant l'activité des politiciens, à la manière d'un Michael Moore dans ses domaines d'investigations. On le voit ainsi interroger les élus durant une verrée pour le lancement d'une exposition artistique à 20'000 euros. Et là, surprise, nombreux sont ceux qui se montrent bien incapables de donner le nom du peintre. "L'artiste est un mec d'Italie…", "On passait juste par là", lui lâchent ses interlocuteurs. Tous en revanche, savent bien où trouver des verres de champagnes bien frais, et servis à volonté.

Le clou du spectacle ? Dès la cinquième minute du reportage, l'animateur va s'intéresser à deux cas de députés européens venant, comme bien d'autres, signer un document leur permettant de recevoir une indemnité journalière de 300 euros, cinq minutes après leur arrivée (aux environs de 18 heures, quand même) et cinq minutes avant de partir. Un job en or, décidemment ! Pris en flagrant délit, le communiste tchèque Miroslav Ransdorf finit par s'en prendre physiquement au journaliste quand ce dernier lui demande s'il ne serait pas en train de profiter de privilèges scandaleux. L'ultime victime du reportage, Raffaele Baldassarre, membre du parti italien du Peuple de la liberté (centre droit), fait d'abord semblant de ne rien comprendre [personne ne parle anglais au parlement, c'est bien connu...] avant de s'emporter, et de s'attaquer à son tour au reporter, totalement furieux.

Heureusement, toutes ces émotions prennent fin lorsque Tom Staal et Daniël van der Stoep se retrouvent autour d'une bonne bière. Aux frais du président du Parlement Européen bien sûr !

 

Mais en fin de compte, ce sont bien les contribuables qui payent la facture. On comprend l'attachement des élites des pays membres à vouloir entrer dans ce paradis.

Si vous avez huit minutes devant vous, prenez le temps de contempler le grand-oeuvre bruxellois. Votre vision du projet européen risque de souffrir autant que votre pression artérielle.